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GRANDEUR ET DÉCADENCE D'AL JAZEERA

Volume no. VIII, No. 788 • 11 aout, 2017 • 25 août 2017

Jewish World

  

    

 

 


 

ISRAËL ANNONCE SON INTENTION DE FERMER LES

BUREAUX D'AL-JAZEERA (MINISTÈRE)

I24, 6 aout 2017

          

Israël a annoncé dimanche son intention de fermer le bureau de la chaîne d'information qatarie Al-Jazeera accusée par les autorités de se livrer à des incitations à la violence, a annoncé le ministère israélien des Communications.

 

Le ministère va notamment demander l'annulation des accréditations des journalistes ainsi qu'un arrêt des liaisons par câbles et satellitaires de la chaîne, a-t-il précisé dans un communiqué.

 

"Ces derniers temps, presque tous les pays de la région notamment l'Arabie Saoudite, l'Egypte et la Jordanie sont parvenus à la conclusion qu'Al-Jazeera incite au terrorisme et à l'extrémisme religieux, il était aberrant dans ces conditions que cette chaîne continue à émettre" à partir d'Israël, a-t-il ajouté.

 

Une procédure va être également engagée par le ministre de la Sécurité intérieure en vue de la fermeture des bureaux de la chaîne.

 

La semaine dernière, le ministre israélien des Communications, Ayoub Kara, avait déjà annoncé son intention - sur la demande du Premier ministre Benyamin Netanyahou - de faire fermer la chaîne qatarie, accusée depuis plusieurs années de partialité dans sa couverture du conflit israélo-palestinien.

 

Le Premier ministre israélien avait également fustigé la chaîne lors de la crise du Mont du Temple, pour avoir attisé les tensions autour des lieux saints de Jérusalem.

 

Al-Jazeera a immédiatement dénoncé la décision du gouvernement israélien, et a annoncé vouloir contester cette mesure en justice, selon un responsable de la chaîne.

 

"Al-Jazeera suivra le dossier via des procédures légales et judiciaires appropriées", a-t-il dit, critiquant une décision comparable aux "pays dictatoriaux qui ne reconnaissent pas la liberté d'expression".

 

Le responsable d'Al-Jazeera a également contesté les accusations israéliennes de partialité dans la couverture des évènements autour des lieux saints de Jérusalem.

 

"Notre couverture des évènements dans les territoires palestiniens est professionnelle et objective et les Israéliens l'ont reconnu plus d'une fois car nous sommes soucieux de présenter les opinions et leurs contraires", a-t-il estimé.

 

 

 

ABOU DHABI ACCUSE AL JAZEERA D’ANTISÉMITISME

ET D’APPELS À LA HAINE

Times of Israel, 12 juillet, 2017

 

 

Un haut responsable d’Abou Dhabi a accusé la télévision du Qatar Al Jazeera, dont la fermeture est demandée par l’Arabie saoudite et ses alliés arabes, d’antisémitisme et d’appels à la discrimination et à la haine.

 

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Dans une lettre publiée mercredi, le ministre d’Etat aux Affaires étrangères des Emirats Anwar Gargash répond à l’ONU, qui s’était inquiétée fin juin des appels à la fermeture d’Al Jazeera, y voyant une atteinte à la liberté de la presse.

 

« Al Jazeera a fait la promotion d’un antisémitisme violent en diffusant le prêche du chef spirituel des Frères musulmans Youssef al-Qaradoui dans lequel il a rendu hommage à Hitler, qualifié l’holocauste de ‘punition divine’ et demandé à Allah de prendre la bande du peuple juif et des sionistes (…) et de les tuer jusqu’au dernier », écrit M. Gargash.

 

La lettre, datée du 9 juillet et diffusée mercredi par le Conseil national des médias des Emirats arabes, accuse également Al Jazeera à travers d’autres exemples d’avoir « incité à la violence et à discrimination », comme en donnant la parole à l’ancien chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden.

 

Le 30 juin, le Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Zeid Ra’ad Al Hussein avait jugé « inacceptable » la demande de fermeture d’Al Jazeera.

 

« L’exigence d’une fermeture (…) est, à notre avis, une attaque inacceptable du droit à la liberté d’expression et d’opinion », avait-il affirmé.

 

Cette fermeture fait partie d’une liste de 13 demandes formulées par les adversaires du Qatar –l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes et l’Egypte. Ces pays ont rompu le 5 juin avec Doha, en l’accusant notamment de « soutenir le terrorisme » et lui ont imposé des sanctions économiques.

 

Le Qatar nie ces accusations

 

 

LA CHAÎNE DE TV AL-JAZEERA ACCUSÉE DE FLIRTER AVEC LES IDÉES DE DAECH

RTS, 30 juin 2017

 

 

Al-Jazeera est opposée au régime irakien et aux milices chiites alliées de Bagdad, et la chaîne du Qatar, pays sunnite conservateur, le fait savoir. Dans le monde arabe, on l'accuse carrément de flirter avec les idées des djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

 

Les forces irakiennes ont annoncé il y a trois jours avoir repris Falloujah à l'EI. Et pendant les affrontements, les journalistes de la plus grande chaîne d'information en langue arabe ont ainsi utilisé sur les réseaux sociaux un vocabulaire très proche de celui du groupe terroriste, employant des termes très agressifs et dénigrants contre les ennemis de Daech.

 

Par exemple, les membres des forces irakiennes sont qualifiées de "safavides" par un reporter, un terme insultant qui renvoie à une dynastie perse du 16e siècle et au conflit religieux. Dans le même esprit, sur Al-Jazeera, on parle parfois de croisés pour nommer la coalition occidentale contre l'EI, référence là aussi aux guerres de religion.

 

Le Printemps arabe a tout changé

 

Pour Yves Gonzalez, spécialiste du monde arabe, ce ne sont pas des dérapages isolés de journalistes. "Al-Jazeera est le révélateur de la décadence - ou en tout cas de la mauvais santé - des médias arabes qui sont en train de sombrer dans un langage sectaire au lieu d'informer la société, d'être un contre-pouvoir", estime-t-il dans l'émission Tout un monde.

 

Les médias arabes "sont en train d'allumer des incendies qu'on voit éclater dans toute la région et dont on se demande comment et quand ils pourront s'éteindre", regrette le chercheur à l'Université de Lyon II et animateur du blog "Culture et politique arabes". Et pour Al-Jazeera, "tout a basculé grosso modo avec le Printemps arabe", juge-t-il.

 

Un modèle devenu porte-parole du Qatar

 

Auparavant, la chaîne qatarie était en effet un modèle respecté dans le monde arabe et au-delà. Sa ligne éditoriale reflétait la diversité de la région, notamment au niveau idéologique. A partir de 2011 toutefois, "elle est devenue une chaîne comme il y en a beaucoup dans la région, une chaîne qui en fait est le porte-parole des intérêts de la diplomatie du Qatar."

 

Cette dernière est fortement engagée dans les événements en Egypte, en Syrie, au Bahreïn, au Yémen, en soutien aux opposants de ces régimes, en particulier les courants islamistes. Même si elle n'a bien évidemment pas inventé le sectarisme au Moyen-Orient, la chaîne relaie voire encourage ses pires manifestations, estiment les voix critiques.

Le double discours d'Al-Jazeera

 

Al-Jazeera est un important groupe médiatique qui vise aussi à s'adresser à l'extérieur du monde arabe, et en ce sens tous les canaux n'ont pas la même ligne éditoriale. La plateforme numérique AJ+, qui produit des formats courts pour les réseaux sociaux, axe ainsi ses thématiques sur les droits de l'homme, les réfugiés, le racisme.

 

Cela montre que le "soft power" du Qatar passe par un double discours selon les canaux d'Al-Jazeera, l'un populiste à destination d'une opinion arabe sunnite chauffée à blanc, l'autre qui vise le public occidental. Pour autant, affirme Yves Gonzales, il faut relativiser les ambitions actuelles du Qatar dans sa communication extérieure, ambitions largement revues à la baisse.

 

"Même si c'est moins visible que pour l'Arabie saoudite, le Qatar souffre de la baisse des prix du pétrole", remarque Yves Gonzalez. Le chercheur note par ailleurs qu'Al-Jazeera America a été un "fiasco retentissant" et que les tentatives d'ouvrir des canaux ailleurs dans le monde sont selon lui "au point mort".

 

 

 

 

AL-JAZEERA: UNE OBJECTIVITÉ MISE EN CAUSE

i24NEWS, Aug. 8, 2017

 

 

Alors que la guerre civile fait rage en Syrie entre les loyalistes du régime et les myriades de factions rebelles, une autre bataille est en train de se jouer dans le monde des médias. En prenant des mesures pour contrer la propagande du régime syrien, Al Arabiya et Al Jazeera, les deux chaînes basées dans le golfe qui dominent la sphère de l’actualité arabe, ont fini par déformer l’actualité presque aussi gravement que leurs opposants.

 

Ces géants des médias ont baissé leurs standards journalistiques, jeté les vérifications les plus rudimentaires aux orties et s’appuient sur des interlocuteurs anonymes et des vidéos non-vérifiées en lieu et place de reportages solides dans leur tentative de soutenir la cause des rebelles syriens.

Des chaînes arabes partisanes et à gros budget

Al Jazeera et Al Arabiya ont été fondées respectivement par des membres des familles royales qataries et saoudiennes, et leur couverture des événements syriens reflète fidèlement la position politique de leurs commanditaires. Il y a beaucoup d’argent derrière ces deux réseaux: Al Jazeera a été créée grâce à une allocation de 150 millions de dollars del’émir du Qatar en 1996, et les dépenses annuelles de ses multiples chaînes atteignaient presque 650 millions de dollars en 2010 selon l’entreprise de recherche marketing Ipsos.

 

L’histoire est sensiblement la même pour Al Arabiya, lancée en 2003 avec une mise initiale de 300 millions de dollars par un groupe d’investisseurs libanais et du Golfe dirigé par l’homme d’affaires saoudien Waleed al-Ibrahim, beau-frère de feu le roi saoudien Fahd. On ne connaît pas les chiffres exacts des budgets de fonctionnement de ces chaînes, mais il est fort probable qu’ils approchent les centaines de millions de dollars. À titre de comparaison, la gestion de la bien plus petite chaîne Alhurra, financée par le gouvernement américain, coûte autour de 90 millions de dollars par an.

La couverture du soulèvement syrien a épuisé les ressources de ces chaînes. Les publicités en prime-time ont été réduites ou carrément annulées, faisant chuter les revenus. À la place des reportages soigneusement travaillés, certains journaux télévisés ne s’appuient presque exclusivement plus que sur les récits de «témoins oculaires» de journalistes-citoyens et sur des séquences vidéos téléchargées sur Youtube.

 

 Pour le spectateur non-arabophone, la couverture de l’actualité sur ces chaînes s’apparente à l’iReport de CNN—la demi-heure mensuelle de journalisme-citoyen interactif, mais plusieurs heures par jour. Il n’est pas rare d’allumer une des deux chaînes et de constater que les 20 premières minutes du journal sont accaparées par des activistes syriens, dont certains ont des passés louches, basés soit hors de Syrie, soit à l’intérieur, en train de faire un reportage par Skype sur des événements qui se sont déroulés à des centaines voire des milliers de kilomètres de là.

 

La voix des rebelles syriens d'ici et d'ailleurs

 

Quand Al Arabiya et Al Jazeera commentent directement les affaires syriennes, elles ont tendance à passer sur les défauts des rebelles et à accentuer les lignes de faille religieuses du conflit. Les deux chaînes ont peut-être touché le fond dans leur couverture du soulèvement syrien en accordant une tribune au religieux extrémiste sunnite Adnan al-Arour, qui a dit un jour de la minorité alaouite syrienne que les Sunnites «les hacheraient dans des hachoirs à viande et donneraient leur chair à manger aux chiens» pour leur soutien au président Bachar al-Assad.

 

Tandis qu’Al Arabiya se référait au «cheikh» comme à un «symbole de la révolution,» Al Jazeera le présentait comme le «le plus grand instigateur non-violent opposé au régime syrien.»

 

Ces chaînes arabophones ont donné le pire d’elles-mêmes au moment où les enjeux politiques de la couverture médiatique qu’elles offraient étaient au plus haut. Début juillet, le brigadier général Manaf Tlass, ami proche de la famille Assad et fils d’un ancien ministre de la Défense syrien, s’est enfui en France.

 

Plusieurs semaines plus tard, il a rompu son silence sur les médias saoudiens et s’est embarqué dans un pèlerinage religieux vers le royaume, s’offrant à devenir une personnalité unificatrice pour diriger l’opposition syrienne dysfonctionnelle en exil. L’idée que les Syriens, qui ont sacrifié le sang de milliers d’entre eux pour faire chuter la dictature baasiste, puissent laisser un ancien du régime succéder à Assad relève du plus pur fantasme.

 

Des chaînes qui donnent leur version des évènements

 

On dirait bien pourtant qu’Al Jazeera et Al Arabiya prennent non seulement ce scénario au sérieux, mais même qu’elles le soutiennent. Les deux chaînes ont commencé par couvrir abondamment la défection de Tlass, mais lorsque ce dernier a choisi de ne parler qu’aux médias saoudiens, à Al Arabiya et au journal Asharq al-Awsat, Al Jazeera s’est mise à l’éviter. Al Arabiya a qualifié la défection de Tlass, qui ne détenait pas le moindre pouvoir à l’époque de son départ, de «coup sévère» porté à la puissance militaire syrienne. La chaîne a également rapporté que plusieurs membres de sa famille s’étaient opposés au régime, mais sans mentionner son oncle Talal, qui remplit aujourd'hui les fonctions de ministre adjoint à la Défense.

 

Il est vrai qu’il est périlleux de faire du journalisme depuis l’intérieur de la Syrie. Le pays est d’ailleurs l'endroit le plus dangereux du monde pour les reporters, à en croire le Comité pour la protection des journalistes. Bloggeurs et journalistes ont été régulièrement emprisonnés par le régime depuis le début du conflit, et au moins 18 journalistes ont perdu la vie en Syrie depuis le mois de novembre. En outre, ceux qui reçoivent l’autorisation d’entrer dans le pays sont escortés 24 heures sur 24 par des gardes du gouvernement.

 

 

 

Actualité 

 

 

 

"L'IRAN CHERCHE À 'LIBANISER' LA SYRIE EN Y IMPLANTANT UNE ARMÉE" (NETANYAHOU)

I24, 23 aout 2017

 

 

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a estimé mercredi que l'Iran cherche à "libaniser" la Syrie en y installant une véritable armée, lors d'une conférence de presse téléphonique qui a suivi sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, station balnéaire sur les rives de la mer Noire.

 

"L'Iran n'essaie plus d’ouvrir un front terroriste en Syrie, mais plutôt d'établir une force militaire", a-t-il souligné.

 

"(L'Iran) cherche à créer un lien territorial entre l'Iran et la Méditerranée, renforcer sa présence militaire dans la mer, sur terre et dans les airs, avec notamment des dizaines de milliers de soldats des milices chiites", a-t-il ajouté.

 

"Ce changement de statut est crucial pour nous : l'entrée des forces chiites dans une région sunnite a plusieurs conséquences (les réfugiés, le terrorisme), mais elle est également dirigée contre nous et nous ne resterons pas inertes. C'est le message que j'ai transmis au président Poutine", a-t-il encore dit.

Plus tôt, devant Poutine, Netanyahou a dénoncé le renforcement de la présence iranienne en Syrie, la qualifiant de "menace" pour "le monde entier".

 

"L'Iran fait d'énormes efforts pour renforcer sa présence en Syrie", a assuré M. Netanyahou.

"Cela représente une menace pour Israël, pour le Moyen-Orient et pour le monde entier", a-t-il souligné lors de cette rencontre.

 

La Russie est, avec l'Iran, l'un des principaux alliés du régime de Damas, et a déclenché en septembre 2015 une intervention militaire en soutien aux forces du président Bachar al-Assad.

 

Benyamin Netanyahou a jugé "très importants" les efforts internationaux visant à combattre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

 

"Mais ce qui est négatif, c'est que l'Iran s'implante là où on a vaincu l'EI", a estimé le Premier ministre israélien.

 

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation chez son voisin, veillant à ne pas être aspiré dans le conflit tout en frappant ponctuellement des convois d'armes à destination du groupe terroriste libanais Hezbollah combattant aux côtés de l'Iran, ou des positions des forces régulières syriennes.

 

En juillet, M. Netanyahou a ainsi exprimé son opposition à une trêve initiée par les Etats-Unis et la Russie dans le sud de la Syrie, estimant qu'elle renforce la présence de l'Iran dans le pays.

Un cessez-le-feu initié par les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie est entré en vigueur le 9 juillet dans les provinces de Soueida, Deraa et Qouneitra. Il est globalement respecté.

 

Israël a frappé à plusieurs reprises des positions de l'armée syrienne -- notamment dans la localité de Qouneitra, théâtre de combats entre le régime et les rebelles -- après des tirs sur des positions israéliennes dans le plateau du Golan.

 

 

 

MORDECHAI SE MOQUE D’ABBAS QUI ENVOIE DE L’AIDE MÉDICALE AU VENEZUELA ET PAS À GAZA

Dov Lieber

Times of Israel, 21 aout, 2017

 

 

Un général israélien a sèchement critiqué le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lundi après que celui-ci a envoyé de l’aide médicale au Venezuela alors qu’il a réduit drastiquement son assistance à la bande de Gaza assiégée.

 

« Nous attirons l’attention de l’Autorité palestinienne sur le fait qu’aller de Ramallah à Gaza ne prend qu’une heure tandis que la distance entre le Venezuela et Ramallah est de plus de 10 000 kilomètres », a écrit le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) Yoav Mordechai sur sa page Facebook officielle.

 

Le COGAT est le département du ministère de la Défense qui a la charge des affaires civiles palestiniennes.

 

Dimanche, le ministre des Affaires étrangères de l’AP, Riyad al-Maliki, et le ministre de la Santé Jawad Awwad ont annoncé qu’ils allaient faire parvenir trois cargaisons d’aide médicale au Venezuela, notamment des antibiotiques, des médicaments pour soigner les maladies chroniques et « tout ce qui est nécessaire pour les cas urgences ». Ces cargaisons devaient faire le voyage dimanche vers le port israélien d’Ashdod, puis partiront de là au Venezuela.

 

Le post de Mordechai paru sur les réseaux sociaux incluait une image de Awwad et Maliki épinglant des messages sur l’un des containers avec la légende « Abbas aide le Venezuela en lui donnant des fournitures médicales. Mais que deviennent les Palestiniens ? »

 

Maliki a expliqué qu’il avait reçu l’ordre d’Abbas d’envoyer ces dons et a qualifié le Venezuela « d’ami qui s’est tenu aux côtés du peuple palestinien à de multiples reprises dans l’épreuve qu’il a traversée et dans celle qu’il traverse encore ».

 

Maliki a noté le don de 15 millions de dollars opéré par le Venezuela et qui est actuellement utilisé pour construire un hôpital spécialisé dans l’ophtalmologie dans le village de Turmus Ayya, à proximité de Ramallah.

 

Le Venezuela souffre actuellement d’une pénurie alimentaire et de médicaments, renforcée par les répercussions d’une bataille politique sur l’avenir du pays.

 

La bande de Gaza souffre d’un grave manque d’approvisionnement médical depuis plusieurs mois. Le Hamas et les ONG internationales ont accusé l’AP d’avoir drastiquement réduit l’aide traditionnelle amenée à la Bande dans le cadre d’une série de mesures punitives qui ont pour objectif de contraindre le groupe terroriste à abandonner le contrôle sur l’enclave palestinienne.

 

Selon des informations données à l’organisation PHRI (Physicians for Human Rights Israel) par le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza au mois de juin, « un tiers des médicaments essentiels et plus de 270 objets d’équipement médical pour les salles d’opération et les unités de soins intensifs ne peuvent plus être obtenus dans les réserves du ministère de la Santé et dans les hôpitaux de Gaza ».

 

Le PHRI, citant les statistiques du ministère dirigé par le Hamas, a fait savoir que la majorité des malades du cancer à Gaza ne sont plus en mesure de recevoir un traitement approprié en raison de la pénurie.

 

L’un des groupes les plus durement touchés par ces manques sont les malades, majoritairement des enfants, souffrant de mucoviscidose chronique qui ne peuvent plus bénéficier des pilules et des vitamines dont ils ont besoin, a ajouté le PHRI.

 

L’Autorité palestinienne a également coupé les paiements versés aux Palestiniens qui doivent quitter la bande de Gaza pour se faire soigner en Israël et à l’étranger.

 

 

LE COMIQUE JUIF JERRY LEWIS, 91 ANS, EST MORT, LAISSANT SON RIRE EN HÉRITAGE

Jordan Hoffman

Times of Israel, 21 août 2017

 

 L’acteur, comédien, réalisateur, inventeur, philanthrope juif américain et l’un des derniers liens au vaudeville Jerry Lewis est décédé dimanche à l’âge de 91 ans. Et c’est le monde entier qui aura perdu un peu de sa drôlerie.

 

 

Lewis, né Joseph Levitch à Newark dans le New Jersey, a grandi dans une famille du show-business. Son père, Daniel Levitch, travaillait dans le vaudeville et sa mère, Rae, était pianiste pour la station de radio WOR, qui existe encore de nos jours. Comme le veut la légende, il est monté pour la toute première fois sur une scène à l’âge de cinq ans, entonnant la chanson « Brother, Can You Spare a Dime? » et a accidentellement fait tomber une rampe lumineuse. Sa réaction de surprise a fait rire le public et ouvert la voie à une carrière de comique exceptionnelle.

 

Il a abandonné le lycée à l’âge de 15 ans et aiguisé ses talents d’acteur. Son jeu le plus connu ? Il mettait un électrophone et faisait un play-back exagéré. Cela paraît simple mais en voyant la manière dont Jerry Lewis pouvait tordre les traits de son visage, la raison de son extrême popularité devient compréhensible. Il travaillait dans le « Borscht Belt » juif, dans les montagnes de Catskills (il s’est longtemps arrêté à l’hôtel Brown de Lake Sheldrake) et, en 1945, à l’âge de 15 ans, il a commencé à fréquenter Dean Martin.

 

Le beau chanteur italo-américain (né Dino Crocetti) était le pendant parfait au personnage farfelu, anarchique et gamin de Lewis. Leur spectacle sur scène s’est construit sur l’improvisation, dans laquelle Lewis apportait un aimable désordre dans les performances vocales plutôt élégantes de Martin. Martin et Lewis ont connu rapidement le succès comme duo se présentant dans des spectacles organisés dans les discothèques, à la radio, lors des premiers jours de la télévision et finalement à Hollywood, dans des films de fiction. Si leurs premières apparitions au cinéma ont fait partie d’un ensemble (avec « Ma bonne amie Irma », en 1949), ils sont rapidement devenus, par eux-mêmes, des stars.

 

Ils ont fait 15 films dans les années 1950 et sont devenus les acteurs les plus rentables de Hollywood. Ils ont même eu l’honneur d’être les personnages principaux d’une BD de super-héros. Mais les singeries de Lewis volaient tellement la vedette à Dean Martin qu’une séparation du couple est devenue inévitable (quelle que soit la « vraie » raison à l’origine de la séparation, aucune des deux parties ne l’a jamais divulguée). Mais avant que le partenariat ne s’achève au mois de juin 1956, ils ont fait ensemble « Artistes et modèles » et « Un vrai cinglé de cinéma » et c’est là que Jerry Lewis a rencontré celui qui allait devenir son deuxième grand collaborateur, Frank Tashlin.

 

Tashlin était un ancien animateur de Looney Toons et était lui aussi originaire du New Jersey, monté à Hollywood. Lorsque Dean Martin s’est retiré du duo pour continuer sa carrière de chanteur et de star dans des films tels que « Comme un torrent » et « Rio Bravo » en s’immergeant davantage dans la culture du ‘rat pack’ aux côtés de Frank Sinatra et de Sammy Davis, Jr., Lewis et Tashlin ont inventé les films en technicolor – plus élaborés et hautement mis en scène – qui avaient bien plus de style que les comédies de studio habituelles réalisées à l’époque.

 

Le cliché entretenu par certains est qu’il suffisait à Jerry Lewis de courir en hurlant pour que les critiques français le qualifient de génie. Mais une fois qu’il a commencé à travailler avec Tashlin, il a alors véritablement commencé à créer des films de cinéma extraordinaires, qui n’avaient plus rien à voir avec le baratin sorti dans les night-clubs : Regardez – pour le plaisir – la scène de danse de « Cendrillon aux grands pieds » (en 1960) ou le gag de la machine à écrire dans « Un chef de rayon explosif » (1963).

 

Après un certain nombre de films avec Tashlin, et même s’il a continué à travailler à ses côtés de temps en temps, Lewis a commencé à réaliser ses propres oeuvres. Le premier, « Le dingue du palace », tourné à l’hôtel Fontainblue de Miami, était d’abord un projet parallèle (Il avait donné des spectacles dans le night-club de l’établissement). Au cours des jours de tournage, il a principalement assemblé des sketchs dans lequel son personnage (un groom niais) n’avait pratiquement aucun dialogue.

 

Peu de choses importantes sont survenues à ce moment-là. Lorsque le studio avec lequel il travaillait depuis des années, Paramount, s’est lassé de financer un film en noir et blanc majoritairement muet, Lewis a avancé l’argent qui manquait lui-même (et a fait des bénéfices énormes). Et, puisqu’il jouait tout en réalisant, il a créé un système de play-back en vidéo grâce auquel il pouvait voir ce qui venait d’être filmé, sans attendre, sur le plateau. A cette époque-là, les réalisateurs devaient attendre le développement du film et voir les « rushes » de ce qui avait été tourné. Mais pour les sketchs exubérants de Lewis (particulièrement de la danse), cela ne fonctionnait pas. Personne n’avait imaginé faire cela auparavant et cette technique est devenue rapidement une composante essentielle de la réalisation de films qui aura perduré jusqu’à l’émergence du numérique.

 

Après « Le dingue du palace », a été tourné le premier chef d’oeuvre de Lewis : « Le tombeur de ces dames ». Film aux couleurs fortes et brillantes, le personnage enfantin de Lewis se trouve opposé à une maison-close remplie de jeunes femmes. (Ce n’est pas trop lubrique et Lewis maintient dans l’ensemble une attitude façon « Beurk, c’est dégoûtant, les filles ! »).

 

Un grand nombre des influences de Lewis sont manifestes comme l’était la comédie chaotique et perçante d’Adam Sandler. Mais « le tombeur de ces dames » et son énorme maison de poupée ouverte ont directement inspiré « La vie aquatique » de Wes Anderson. Les performances de Lewis, admettons, ne sont pas pour tout le monde mais sa technique cinématique est véritablement extraordinaire.

 

En 1963 est sorti le plus grand carton de Lewis, « Docteur Jerry and mister love ». Ce conte relevant du Docteur Jekyll et mister Hyde (qui sera repris plus tard par Eddie Murphy) a été notable parce qu’en plus d’interpréter le scientifique planant et maladroit, il jouait aussi le débonnaire Buddy Love, prouvant que Lewis pouvait jouer comme un adulte et même se révéler assez… bel homme ?

 

Lewis a enseigné dans des écoles de cinéma à la fin des années 1960 et ses élèves de l’Université de Californie comptaient dans leurs rangs George Lucas et Steven Spielberg. Son livre sorti en 1971, « The Total Film-Maker », pouvait présenter un titre un peu pompeux mais s’est révélé très utile pour les jeunes réalisateurs à un moment où il y avait finalement peu de textes mis à leur disposition.

 

A travers les années 1960, Lewis est constamment apparu dans des talk-shows à la télévision et a organisé le téléthon au nom de l’Association de lutte contre la dystrophie musculaire, devenu une tradition du week-end de la fête du Travail à partir de 1966 jusqu’en 2010. Avant la télévision par câble, cette émission, qui durait toute la nuit, mélangeant une diffusion nationale émise depuis Las Vegas et des interventions locales, était très populaire. Le terme « les gosses de Jerry » était utilisé pour décrire les enfants aidés par le programme (il était devenu également une insulte banale dans les cours d’école).

 

Malgré sa philanthropie, Lewis est devenu, aux yeux du public, plus qu’un perfectionniste : Un râleur. Personne ne savait combien cette attitude était surjouée au nom de la comédie, mais il s’est penché sur ce phénomène en 1983 avec une performance étonnante dans le film de Martin Scorsese « le roi de la comédie ». Où, il jouait un animateur las et inamical de talk-show kidnappé par deux fans déments (Robert DeNiro et Sandra Bernhard.)

 

Lewis le grincheux a atteint le summum de son personnage lors d’une interview accordée au Hollywood Reporter en décembre 2016. Qu’il ait plaisanté ou non au cours de cet entretien est encore âprement débattu (et si c’était les deux ?…)

 

Lewis a réalisé treize films comme réalisateur, même si un n’a jamais été découvert par le public – une comédie mal conçue sur l’Holocauste. « The Day The Clown Cried » est l’un des projets les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Dans la mesure où Lewis travaillait en indépendant, il a pu estimer que le film qu’il était en train de réaliser ne fonctionnait tout simplement pas. Même s’il ne se distinguait pas dans son approche du film de 1998 « La vie est belle » (qui avait remporté deux Oscars à sa star et réalisateur Roberto Begnini), « The Day The Clown Cried » raconte l’histoire d’un artiste de cirque qui tente d’arracher un sourire aux enfants d’Auschwitz. Pendant des décennies, les journalistes ont demandé à Lewis s’il sortirait un jour le film, et la réponse a toujours été « non ».

 

Lewis a visité Israël pour la première fois en 1981, même s’il a affirmé avoir acheté un billet d’avion en 1967 au moment où la guerre des Six Jours avait éclaté. Son oeuvre a rarement été explicitement juive mais, comme les Marx Brothers, elle peut se lire facilement de cette façon.

 

Parmi les distinctions qu’il aura reçues, un Oscar honoraire, la légion d’honneur en France et le Hall of Fame du New Jersey. Il laisse derrière lui son épouse, SanDee, et une fille, Danielle, ainsi que cinq fils (dont Gary Lewis de Gary Lewis and the Playboys) d’un précédent mariage. Ce soir, poussons un cri perçant, cognons-nous : Ce sera la plus belle manière de lui rendre hommage.

 

 

 

Nous vous souhaitons Shabat Shalom!
 

 

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