COMMUNIQUÉ ISRANET
L’Institut canadien de recherches sur le judaïsme (I.C.R.J.), situé à Montréal, est un groupe indépendant formé d’universitaires dédiés à la recherche et à la diffusion d’informations sur Israël, le Judaïsme et le Moyen-Orient ciblant les médias, les campus universitaires et le grand public.
Notre communiqué est constitué de billets d’opinions stimulants, d’articles et de documents qui éclairent l’actualité au Moyen-Orient.
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Communiqué
de la Semaine
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(2 novembre 2001 - présent)
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"Obamarafat"
Laurent Murawiec Il m’arrive rarement d’être estomaqué par un article, ou par son contenu. Il n’est pas besoin d’être blasé pour ça, mais seulement d’avoir une certaine expérience des choses. Mais j’avoue avoir été soufflé par un article tout récent, Barack Obama’s Middle East ‘Expert’ (L’ « expert » ès-Moyen Orient de Barack Obama), paru dans la revue The American Thinker. On y parle du conseiller de notre fringant candidat à la candidature présidentielle Démocrate en matière de Moyen Orient. Il s’agit d’un homme qui ne fait pas la Une, mais qui fait partie des éminences grises. Il s’appelle Robert Malley. Je le connaissais de nom, pour avoir vu sa signature ici et là, en haut ou au bas d’articles pro-palestiniens en diable et anti-israéliens sans modération, avec un talent tout particulier pour la contre-vérité et l’affabulation. Je savais qu’il avait fait partie de la délégation américaine aux pourparlers de Camp David en 2000, quoiqu’à un rang très subalterne. Je savais, en outre, qu’il était l’inventeur d’une légende, reprise avec avidité par tout ce que la planète compte d’Arafatophiles, à savoir que l’échec de ces pourparlers était au moins partagé, à parts égales, par Ehud Barack, présenté comme rigide et intransigeant, alors que ce brave M. Arafat n’avait fait que défendre son bout de gras. Que Bill Clinton et son super négociateur sur le Moyen-Orient, Dennis Ross, aient, sans la moindre équivoque, accusé Arafat d’avoir torpillé toute l’affaire, n’empêcha pas ce frimeur d’inventer pour les besoins de la Cause (palestinienne) une légende urbaine bien utile, ni de la répéter comme il sied à un officier de l’agit-prop, afin que les autres menteurs, la Propagandastaffel du Monde ou de France 2 puissent se fournir en viandes faisandées. Ce que j’ignorais, et que m’apprend l’article cité, c’est que notre homme a un pedigree, et ce qui m’interloque, c’est la nature de cet arbre généalogique : Simon Malley, son père, de famille syrienne, né au Caire, « journaliste » et agent de Nasser, fut le fondateur d’Afrique-Asie, le journal gaucho tiers-mondiste qui se « battait » pour la « libération » des z’opprimés. Il adorait Fidel Castro, le héros massacreur, qu’il interviewa avec amour. Maman, américaine, travaillait à la délégation du FLN algérien aux Nations Unies, ce qui, je vous le concède, vous prédispose au mensonge systématique. Ami d’Arafat et de tout ce que la planète comptait de dictateurs « progressistes », il poussa le bouchon si loin qu’il finit par être expulsé de France – ce qui, avouons-le aussi, n’arrivait pas à tout le monde, tant la République était, à l’époque, accueillante pour tout ce qui était anti-américain, anti-israélien, anti-occidental, prosoviétique, etc. – souvenons-nous de Khomeiny ! On se demande bien ce que la France giscardienne, qui n’en finissait jamais de faire des risettes obséquieuses au monde arabe - voir le ridicule « dialogue Nord-Sud », qui permit à Giscard de se faire mousser - et au monde soviétique - voir l’épisode du « petit télégraphiste de Varsovie » -, possédait dans ses dossiers pour éjecter ce monsieur. On se demande même s’il n’était pas copain avec Henri Curiel, l’homme clé du KGB dans les réseaux tiers-mondistes. Il faudra se renseigner. Quant au fils de son père, le petit Robert, il a construit tout une carrière de propagandiste anti-israélien. Un cursus qui l’a fait directeur du Moyen-Orient à l’International Crisis Group, le « think tank » snobinard de l’establishment diplomatique international, dont l’objet principal est le billet d’avion de première classe, et la conformité la plus conforme aux idées reçues du status quo. J’oubliais la présence au Conseil de l’ICG de l’épouvantable milliardaire d’extrême gauche, George Soros, l’un des hommes les plus dangereux de la planète, auquel rien de ce qui est anti-américain n’est étranger. Robert Malley se répand depuis des années dans les médias, écrit avec son compère, Hussein Agha, ancien conseiller d’Arafat, des articles d’opinion dans lesquels le mensonge coule à flot, jusqu’à en mouiller le journal sur lequel il est imprimé. Malley est favorable à une politique d’ « engagement » avec le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran, avec Muqtada al-Sadr, l’assassin hirsute des faubourgs chiites de Bagdad. Seul Israël, surprenez-vous, ne mérite aucun « engagement » mais uniquement d’être forcé de faire ceci ou cela. Robert Malley, hagiographe d’Arafat et de l’extrémisme arabo-musulman, menteur de première classe. Eh bien, Robert Malley est conseiller d’Obama pour le Moyen-Orient. Voilà qui est révélateur et inquiétant tout à la fois. Ces choix ne sont jamais innocents. Parmi ses collègues conseillers de la campagne d’Obama, on trouve Zbigniew Brzezinski, l’appariteur qui ouvrit la porte aux ayatollahs iraniens, encore tout auréolé de la gloire acquise comme Conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, il y a trente ans ; Richard A. Clarke, dont c’était la responsabilité de coincer al-Qaeda, mais qui loupa le coche de main de maître ; Lawrence J. Korb, mouche du coche depuis trente ans et gauchiste façon establishment des affaires de défense ; Anthony Lake, qui , Conseiller à la sécurité nationale de Clinton, dut renoncer à présenter sa candidature à la direction de la CIA, pour cause d’actions passées du côté des ennemis du renseignement américain ; l’abominable Bruce O. Riedel, analyste CIA, dont j’avais disséqué naguère, dans ces pages, le congénital crétinisme politique… Quelle équipe ! Soyons juste, on y trouve aussi des gens honorables, comme l’ambassadeur susmentionné, Dennis Ross. La brochette de ces conseillers est néanmoins inquiétante, car elle permet de voir, par anticipation, ce que pourrait être la politique internationale d’Obama : une « quaidorsite » suraiguë (c’est la maladie qui consiste à ne marcher que sur un pied en terrain miné, celui de la diplomatie, en s’amputant du second, le militaire). On négocierait à perte de vue. Pire, la composition de la brochette montre à quel point le banditisme politico-djhadi est bienvenu dans la Gauche américaine. C’est ce que représente Malley. Ce qui m’estomaque, c’est la « Longue Marche » dans l’Establishment, du banditisme politique gauchiste, marxo-guévariste et assimilé.
Voila pourquoi le rapport Winograd a
tellement d’importance
La question de fond qui est posée est de savoir si le gouvernement est prêt à assumer sa responsabilité dans la gestion de la deuxième guerre libanaise, en particulier pour ses conséquences sur une fraction importante de la population civile qui a été soumise à l’épreuve de bombardements quotidiens. Si le gouvernement accepte la responsabilité de ses échecs, aussi douloureux soit-il, il renforcera le principe de responsabilité dans les affaires publiques en Israël. S’il ne le fait pas, il perdra le respect des citoyens, et dans ce cas, l’impératif de "gagner du temps" deviendra l'un de ses objectifs principaux de politique intérieure, et il s’ajoutera à ses difficultés quotidiennes pour gagner aussi du temps en politique étrangère. Ce serait déplorable car si la volonté de conserver le pouvoir prend le pas sur une bonne gouvernance, la poursuite de l’intérêt général passe au second plan. Au delà de la question de la bonne gouvernance et de la démocratie en Israël, un intérêt national de premier ordre est en jeu. Pour aller de l’avant et construire une société forte et saine, il est nécessaire de reconnaître nos erreurs et d’en tirer les leçons. La vie est ordinairement remplie de succès, de reculs et d'échecs. On peut tirer beaucoup de leçons intéressantes d'un revers, et si nos dirigeants pouvaient analyser honnêtement ces erreurs et leur porter remède, toute la société en tirerait avantage. A l’inverse, une société qui refuse de tirer les leçons de ses erreurs est condamnée à les répéter. C’est ce qui est arrivé la semaine dernière. Le Hamas, jouant sur la victimisation de sa population civile, a utilisé des méthodes de propagande mensongères, comme des défilés avec des bougies pour dramatiser une panne d’électricité qui n'a pas eu lieu. Il s’est attiré la sympathie générale pour les souffrances endurées du fait d’un siège qui était la conséquence de ses tirs sur Sdérot. Dans cette circonstance, le Hamas a fait un excellent usage des méthodes de propagande que le Hezbollah avait mises en oeuvre contre Israël pendant la deuxième guerre du Liban, reproduisant les bénéfices que l’on pouvait en tirer. Pour sa part, Israël est demeuré aussi vulnérable à cette forme de guerre politique qu'il l’était à l’époque.
Le barrage contre Israël Robin Shepherd The Times-UK, 31 janvier 2008 La publication, hier, du rapport Winograd sur la manière dont Israël a mené la campagne de 2006 contre le Hezbollah au Liban offre aux commentateurs une nouvelle occasion de démontrer leur capacité d’analyser de manière sobre et équilibrée. Ils noteront les critiques adressées à Ehoud Olmert, le premier ministre d’Israël, tout en célébrant le rapport comme une manifestation d’imputabilité démocratique impensable dans tout autre pays du Moyen-Orient. Ne perdant jamais la vue d’ensemble, ils pèseront soigneusement les options qui s’offrent à une démocratie sous le feu de certaines des personnes les plus dangereuses sur la planète. N’y comptez pas. La plupart des commentateurs, naturellement, ne feront rien de la sorte. Le désir obsédant de taper sur l’État juif avec le premier bâton venu est tel que nous devrions nous attendre à une autre fournée d’inversion morale et de déformation entêtée. Pour prendre la mesure de l’irrationalité absolue des polémistes anti-israéliens, il vaut la peine d’examiner les événements récents à Gaza. Les apologistes de l’extrémisme ont longtemps soutenu que l’occupation, plutôt que l’idéologie, est la « cause principale » du terrorisme. Une fois l’occupation levée, le terrorisme prendrait donc fin. Cet argument a désormais été défait de manière décisive. Depuis le retrait d’Israël, les militants palestiniens ont tiré depuis Gaza plus de 4.000 roquettes sur des cibles civiles israéliennes. Or aucun État au monde ne pourrait ignorer ce genre de barrage. Ainsi, quelles étaient les options ? La réoccupation en était une. Le bombardement intense des zones de lancement de roquettes en était une autre. Plusieurs États auraient exécuté les deux options. Israël n’a exécuté aucune des deux. Qu’est-ce qu’Israël a réellement fait ? Premièrement, il a établi une barrière autour de Gaza pour limiter la capacité des terroristes suicidaires de tuer des civils. Deuxièmement, Israël effectue des incursions visant les infrastructures terroristes. Troisièmement, Israël a limité les importations à Gaza pour empêcher que le matériel de fabrication de bombes n’arrive aux terroristes sous forme de paquets d’aide et de nourriture. Quatrièmement, il a appliqué des sanctions économiques contre le régime du Hamas. Israël, en d’autres termes, a choisi la stratégie la moins susceptible de provoquer de lourdes pertes de vie, tout en exerçant son droit à l’auto-défense. Les conditions de vie des habitants de Gaza sont dures. Mais le blâme ultime revient sûrement au Hamas, aux autres militants et à la culture de violence dans la société palestinienne qui les soutient. En l’absence de tout ceci, il n’y aurait naturellement aucune barrière de sécurité, aucunes incursions militaires, aucunes restrictions commerciales et aucunes sanctions. Dans le monde confus du commentaire britannique et européen, toutefois, l’argumentation raisonnée est mise à l’écart. Dans le meilleur des cas, les frénétiques attaques rhétoriques contre l’État juif relèvent de la paresse intellectuelle. Dans le pire des cas, elles font partie d’un ordre du jour odieux qui fait honte à ceux qui s’y livrent. L’auteur est chercheur au Royal
Institute of International Affairs (Royaume-Uni). Il rédige actuellement
un ouvrage sur les attitudes européennes envers Israël. |
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