numéro 230 / numéro 231 / numéro 232

Volume V, Numéro 232 Vendredi, 28 avril 2006
COMMUNIQUÉ ISRANET
Un service de L’I.C.R.J.
L’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme
Professeur Frederick Krantz, Directeur
B.P. 175, succursale H
Montréal, Québec H3G 2K7
Courriel : cijr@isranet.org
Internet : http://www.isranet.org
___________________________________________
Prof. Frederick
Krantz, Editeur (Concordia Univ.)
Prof. Julien Bauer (Univ. du Québec
à Montréal)
Ori Bauer (Chercheur Associé,
ICRJ)
Baruch Cohen (Directeur de
recherches, ICRJ)
Jacqueline Douek (Assistante
Directrice, ICRJ)
Jean-Claude Léon (Communauté
Sépharade du Québec)
David Ouellette (Chercheur
Associé; Journaliste, ICRJ)
Prof. Jean Ouellette (Univ. de
Montréal)
Prof. Annette Paquot (Univ.
Laval)
Edmond Silber (Chercheur Associé,ICRJ)
Encouragez vos collègues, amis et parents à consulter notre
site Web pour obtenir de plus amples informations sur le Communiqué
Isranet. Pour vous joindre à notre liste d’envoi ou pour
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Volume V, Numéro 231 Vendredi, 21 avril 2006
COMMUNIQUÉ ISRANET
Un service de L’I.C.R.J.
L’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme
Professeur Frederick Krantz, Directeur
Les
nazis voulaient étendre l'holocauste aux juifs en Palestine
B.P. 175, succursale H
Montréal, Québec H3G 2K7
Courriel : cijr@isranet.org
Internet : http://www.isranet.org
___________________________________________
Alexandre
Yudkewicz
Arouts
7,18 avril 2006
Le Monde (AFP), 12
avril 2006
Prof. Frederick
Krantz, Editeur (Concordia Univ.)
Prof. Julien Bauer (Univ. du Québec
à Montréal)
Ori Bauer (Chercheur Associé,
ICRJ)
Baruch Cohen (Directeur de
recherches, ICRJ)
Jacqueline Douek (Assistante
Directrice, ICRJ)
Jean-Claude Léon (Communauté
Sépharade du Québec)
David Ouellette (Chercheur
Associé; Journaliste, ICRJ)
Prof. Jean Ouellette (Univ. de
Montréal)
Prof. Annette Paquot (Univ.
Laval)
Edmond Silber (Chercheur Associé,ICRJ)
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Volume V, Numéro 230 Vendredi, 7 avril 2006
COMMUNIQUÉ ISRANET
Un service de L’I.C.R.J.
L’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme
Professeur Frederick Krantz, Directeur José-Marie
Aznar : Ugo
Rankl Guysen
Israël News, 3 mars 2006
De passage à Jérusalem, Jose Maria Aznar, l’ancien
Premier Ministre espagnol, est venu exposer aux journalistes et
aux diplomates réunis par le Jerusalem Center for Public Affairs
sa vision de l’Otan et des réformes indispensables à conduire
au sein de l’Alliance Atlantique.
Jose Marie Aznar s’est mis en retrait de la vie politique
après les terribles attentats de Madrid du 11 mars 2004 avec 191
morts et 1500 blessés.
Cette attaque contre la population madrilène a été menée
trois jours avant les élections générales. Jose Maria Aznar ne
briguait pas un nouveau mandat. Il dirigeait les affaires
espagnoles depuis 1996 et souhaitait tourner la page. Mais le
Premier Ministre s’était désigné un successeur en la personne
de Marianno Rajoy. Juste avant les attentats, les sondages donnent
ce dernier largement gagnant. Mais
alors que l’Espagne est encore sous le choc, le cours prévisible
des choses dérape. Jose Maria Aznar fait l’erreur d’accuser
trop vite l’organisation basque ETA d’avoir organisé la
tuerie de Madrid. Le 17 mars 2004, un scandale éclate. Aznar est
accuse d’avoir tenté de faire pression sur les groupes de
presse espagnols pour accréditer la thèse de l’attentat basque.
L’opposition espagnole tire à boulets rouges sur le Premier
ministre que l’on rend directement responsable des attentats. Pour
les socialistes, menés par Jose Luis Zapaterro, les organisateurs
des attentats sont des islamistes et rien ne se serait produit si
Aznar ne s’était pas aligné sur Georges Bush et avait refusé
d’envoyer des troupes en Irak. L’argument porte. Le candidat
soutenu par Jose Maria Aznar est battu aux élections. Jose Luis
Zapaterro devient Premier ministre et décide de conduire une
politique strictement pacifiste. Les
forces espagnoles déployées en Irak sont rapatriées. Les
attentats de Madrid ont prouvé que les islamistes pouvaient faire
influer directement sur les choix électoraux dans une démocratie
en faisant exploser leurs bombes dans la foule. A
Jérusalem, Jose Maria Aznar est venu rappeler qu’il était une
victime et un survivant du terrorisme. Le 19 avril 1995, il a échappé
de justesse à un attentat de l’ETA. Touché à titre personnel
et en tant qu’homme politique, Aznar est convaincu que
l’Occident est en guerre contre un ennemi sans pitié qui veut
restaurer « le califat mondial » et détruire toutes les valeurs
de la civilisation occidentale. Avec
l’Otan, l’Occident a les moyens de se défendre. L’alliance
atlantique, a rappelé Jose Maria Aznar, a réussi à contrer la
menace communiste jusqu’à l’effondrement de l’URSS. Mais
face à la menace islamiste, l’organisation de la défense
occidentale doit se réformer pour mettre en échec un ennemi qui
ne ressemble plus du tout au rouleau compresseur soviétique. Les
islamistes sont incapables d’aligner des divisions de chars et
d’infanterie Ils ont choisi la stratégie de l’infiltration
dans les démocraties qu’ils frappent durement dès que
l’occasion adéquate se présente. Mais
la menace militaire qui émane du monde musulman, avec les efforts
que l’Iran consent pour acquérir un arsenal nucléaire, se
précise.
Jose Maria Aznar voit un autre péril dramatique avec la fusion du
nationalisme palestinien et de l’islamisme. Le « vernis »
palestinien va justifier l’agressivité des musulmans extrémistes
et la rendre politiquement correcte. Les Palestiniens, qui ont
construit leur identité nationale sur la guerre et le terrorisme,
ont déjà fourni des cadres au mouvement jihadiste mondial. Après
la victoire du Hamas aux élections palestiniennes, les forces
anti-occidentales pourraient disposer d’une tête de pont sur la
Méditerranée ou l’Iran, et tous les pays qui soutiennent le
terrorisme pourraient rassembler des hommes et stocker des armes. Pour
contrer un ennemi qui refuse pour le moment l’affrontement
direct et « se cache dans les mosquées et les cafés Internet »
depuis les Philippines jusqu’à l’Europe, l’Otan doit se déployer
sur tous les continents. Jose Maria Aznar fait donc campagne dans
les capitales occidentales pour que l’Australie et le Japon
deviennent membres de l’Alliance Atlantique. Israël doit également
intégrer au plus l’Otan. L’ancien Premier ministre espagnol
estime que l’Etat hébreu est un pays occidental qui partage le
même héritage culturel, politique et spirituel que les nations
occidentales et les Etats-Unis. Il faut donc que l’Occident
oublie sa prudence et demande sans tarder à Israël de se ranger
dans son camp. Les protestations et les menaces du monde arabe ne
doivent pas empêcher les pays libres de se rassembler pour
opposer un front commun à l’islamisme. Jose
Maria Aznar dit qu’il demande souvent aux Européens hostiles à
Israël d’imaginer la situation et l’avenir de leur continent
si jamais les Palestiniens et l’islam finissaient par triompher
: ce serait la pire des hypothèses pour les nations occidentales
qui porteraient le fardeau moral d’avoir abandonné une démocratie
face à un «tsunami » totalitaire. En outre, si l’islamisme
faisait sauter le verrou israélien, l’Europe serait immédiatement
la seconde étape vers la constitution du califat mondial. Pour
qu’Israël rejoigne l’Otan, il faut apaiser les craintes des
Européens qui préfèrent considérer, contre toute évidence,
que le problème d’Israël n’est pas le même que celui des démocraties
occidentales confrontées au totalitarisme islamique. Mais
il faut également triompher de la méfiance des Israéliens. Ces
derniers, en effet, sont farouchement attachés à leur liberté
d’action, et ils imaginent mal se ranger aux côtés de nations
certes officiellement amies et alliées, mais qui n’ont jamais hésité
à condamner l’Etat juif chaque fois qu’il prend
l’initiative contre les Palestiniens. www.liberation.fr,
23
mars 2006 Le
joyau de l'économie israélienne, le Matam, centre des industries
scientifiques, s'est ciselé un écrin à la mesure de son succès.
Au pied du mont Carmel, en bordure de Méditerranée, un
incroyable «parc de haute technologie» s'élève désormais sur
une ancienne friche de 20 hectares en lieu et place de vieux
hangars portuaires. Coulés dans la verdure, temples modernes entièrement
dédiés à la recherche de pointe, deux dizaines d'immeubles en béton
brut et verre fumé abritent les laboratoires de tous les
principaux acteurs du secteur informatique mondial. Les géants du
marché international, Intel, Microsoft, Philips, Motorola ou
Hewlett Packard, côtoient ici les jeunes entreprises les plus
dynamiques du pays, Elbit Syste s, ChipX, Zoran, Zim Ofer. Dans
cette pépinière à idées neuves, pas moins de 6 000 chercheurs,
des ingénieurs, des techniciens, pionniers dans leur domaine,
travaillent à développer aujourd'hui la trouvaille géniale qui
fera l'ordinaire de demain. Et ce filon de matière grise attire
en Israël une ruée d'investisseurs, spécialistes en capital-risque,
en quête de la prochaine pépite électronique. Une source de
revenus inestimable pour un pays lourdement handicapé par le coût
d'un interminable conflit. Petits
génies embauchés à bon prix Les
rares pauses que s'accordent les informaticiens se prennent sur le
pouce au Machinetta Coffee Shop. Ce bar aux allures de cafétéria
est situé dans le hall de la Matam Towers 1, un immeuble de
bureaux aux grands espaces traversés de passerelles reliées
entre elles par des ascenseurs intérieurs en acier gris. Les murs
s'élèvent en abruptes parois chaulées d'ocre rouge. Dans cette
ambiance, un poil Star Trek, des haut-parleurs, que dissimulent
des palmiers cultivés en bacs, diffusent des chansons de Brassens
et d'Edith Piaf. Aux tables alentour, personne ne s'en étonne.
L'anglais domine dans des conversations mâtinées de tous les
accents concevables, hébreu, américain, russe ou français. Les
tenues sont décontractées, mais chacun porte, passé autour du
cou, un badge plastifié indispensable pour circuler entre les
divers contrôles de sécurité. Bienvenue sur la planète
high-tech, berceau de la mondialisation, laboratoire de notre
futur, où l'expresso se boit avec sucrettes, coupé de lait crémeux. «Monde
à part» Avi
connaît son affaire. Ce spécialiste en architecture des
microprocesseurs a atterri à Haïfa il y a douze ans. Le numéro
1 mondial de la puce informatique avait des besoins énormes. 2000
employés travaillent à Haïfa dans son centre de développement
spécialisé dans les unités centrales pour ordinateurs. «Le
processeur Centrino a été dév loppé ici, souligne Avi, et nous
mettons la touche finale au projet qui va remplacer le Pentium»,
le processeur qui équipe la très grande majorité des
ordinateurs dans le monde. D'ici quelques mois, l'essentiel de la
production d'Intel sortira de ses chaînes israéliennes.
L'entreprise américaine possède déjà deux usines dans le pays.
Celle de Kiryat Gat fabrique des cartes de mémoire flash. Une
nouvelle ligne est en cours d'achèvement; elle traitera les
applications issues de la nanotechnologie et produira de
minuscules transistors bien plus fins qu'une feuille de papier à
cigarette. Prévue
pour ouvrir au second semestre 2008, cette usine emploiera 2 000
techniciens à la fabrication de plaques de silicium. Intel aura
alors déboursé la somme astronomique de 3,5 milliards de
dollars, faisant du projet Fab-28 le plus important investissement
industriel de l'histoire de l'Etat hébreu. Lors de la signature,
en décembre dernier, le gouvernement israélien a annoncé
l'octroi de 525 millions de doll rs en crédits pour financer
l'achat du terrain et une aide de 600 millions de dollars pour la
modernisation de l'usine existante. Un effort considérable pour
le budget du pays. «Nous avons eu un débat très intense sur la
question de savoir si nous devions apporter à Intel l'aide nécessaire
à son investissement», reconnaît Ehud Olmert, qui assure l'intérim
du Premier ministre Ariel Sharon, mais qui a soutenu à bout de
bras ce projet au cours des deux dernières années à la tête du
ministère de l'Industrie puis de celui des Finances. «Le
fait que l'on puisse, aujourd'hui, investir 5 milliards de dollars
en Israël, c'est aussi affirmer que le Hamas ne nous fait pas
peur, que le terrorisme ne nous effraie pas et que l'on a
confiance dans l'Etat d'Israël, son gouvernement, son peuple et
sa stabilité économique, souligne-t-il. Intel a été la première
compagnie à y investir, il y a plus de trente ans, ouvrant la
voie à IBM, Motorola ainsi qu'à d'autres entreprises venues du
monde entier. Et a cune d'elle n'a jamais eu à le regretter.» L'économie
locale n'a pas eu plus à s'en plaindre. Ses partenaires
internationaux se sont révélés d'une grande fidélité lors de
la récession qui a frappé le pays de 2000 à 2003, conjugaison
d'une reprise de l'Intifada palestinienne et de l'éclatement de
la bulle spéculative dans les start-up du high-tech. La
croissance est repartie depuis 2004, avec un taux supérieur à 4
%. Et la reprise s'est confirmée avec une croissance de 5,2 % en
2005, selon le Bureau central des statistiques. Plus
de 100 sociétés israéliennes sont cotées au Nasdaq, ce qui
place Israël en troisième position derrière les Etats-Unis et
le Canada. Les investissements étrangers se sont élevés à 9,7
milliards de dollars l'an dernier, en hausse de 67 %. Cet afflux a
dopé la Bourse dont les principaux indices ont progressé de
quelque 30 % en 2005. Et Israël talonne désormais les Etats-Unis
pour l'importance du capital-risque. Cet
exceptionnel dynamisme de la haute technologie israélie ne creuse
aussi sûrement le fossé avec une société palestinienne rendue
exsangue par l'Intifada que le mur de sécurité érigé autour
des territoires occupés. D'autant que le conflit ne semble pas
totalement étranger à ce nouvel élan économique. La perméabilité
entre recherche militaire et applications civiles compte au nombre
des raisons qui contribuent au succès du high-tech israélien.
Ainsi les cartes de mémoire flash produites à Kiryat Gat sont
une invention conçue au départ par l'armée de l'air pour équiper
ses avions de chasse avec une base de données mécanique et
compacte qui résiste aux conditions extrêmes du pilotage de
combat. «Une solution technique développée pour les militaires
finit toujours par trouver un débouché dans le civil», souligne
Amit Mendelsohn, concepteur de logiciels passé lui-même de l'armée
au civil, et rédacteur de Chief, une newsletter en hébreu. Expérience
acquise à l'armée «Prenons
l'exemple de la sécurité des données et de leur transmission
C'est un secteur dans lequel les Israéliens sont leaders à
travers une entreprise comme Check Point, explique Amit Mendelsohn.
L'un de ses trois fondateurs, Gil Shwed, a conçu le premier pare-feu
en 1993. Il a entamé des études à l'université de Jérusalem,
mais a acquis toute son expérience au cours de ses trois années
passées sous les drapeaux. Chaque année, des dizaines de jeunes
arrivent sur le marché de la recherche, munis de leur diplôme
militaire et d'une solide expérience dans les domaines de pointe.» «J'ai
commencé l'informatique lorsque j'avais 15 ans, car mon lycée
avait signé une convention avec l'université de Tel-Aviv,
raconte un spécialiste des logiciels de télésurveillance sans
fil. A 18 ans, j'ai rejoint une unité des renseignements
militaires chargée de la récolte des données électroniques.
C'est là que j'ai acquis mon expérience de recherche. En fait,
quand un problème pratique se pose, nous apprenons à chercher
des solutions qui ne soient pas conventionnelles o auxquelles
l'adversaire ne va pas penser. Les chefs vont alors mettre en
place de petites équipes pluridisciplinaires en fonction des
besoins. Ils peuvent également mettre plusieurs équipes en
concurrence. Ce type de fonctionnement très souple, autour de la
recherche d'une idée et de son application, est en fait très
proche du mode de fonctionnement d'une start-up.» L'arrivée
massive d'immigrants quittant l'ancienne Union soviétique, à
partir de 1990, a considérablement renforcé le potentiel de
recherche d'Israël. «Les Russes devaient faire face au même
problème que les Israéliens, souligne Avi Ohana, dû à leur
manque chronique de moyens, il leur fallait se démener pour
trouver des solutions technologiques originales et peu coûteuses.
Elle est là notre force. En Israël, on a la hutzpa, le toupet
qui manque aux Américains. Les jeunes ici veulent réussir. Et
les Israéliens veulent toujours faire mieux que les Américains.
Le high-tech, ici, c'est une sorte de fierté nationale.»
B.P. 175, succursale H
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"Israël
doit faire partie de l’Alliance Atlantique."
Israël
avant les élections du 28 mars
Bulle
d'air high-tech
Didier
FRANCOIS
Dans le cocon du Matam de Haïfa, les échos des
accrochages dans les Territoires palestiniens occupés arrivent
tout aussi étouffés que sur les postes de télévision
californiens de la Silicon Valley. A l'image de son modèle américain,
le monde du high-tech israélien vit dans une bulle confortable où
les soucis du quotidien sont réduits à leur plus simple
expression. L'attention des employeurs semble sans limites pour
que leurs petits génies, embauchés à bon pri , puissent se
concentrer sur l'accomplissement de leurs rêves numériques.
Aucun détail n'a été laissé au hasard. Chacun dispose d'une
place de stationnement nominative. Le Matam réserve à l'usage de
ses hôtes une station-service et un garage, une clinique, une
banque, un bureau de poste et une agence de voyages. Cerise sur le
gâteau, une crèche de onze classes peut accueillir jusqu'à 350
chérubins âgés de 3 mois à 6 ans. Bezeq, la compagnie israélienne
de téléphone cellulaire, gère un central de communication à très
haut débit quand la municipalité affecte, en permanence, deux
transformateurs électriques aux seuls besoins en énergie du parc.
A Matam, tu te sens quelqu'un de spécial vivant dans un
monde à part, admet bien volontiers Avi Ohana, embauché par
Intel sur un salon d'informatique à Paris dès la fin de ses études.
Tu trouves ici toutes les nationalités possibles, des Indiens,
des Argentins. Pour communiquer, on utilise comme des fous
Babylon, un logiciel de tr duction simultanée inventé en Israël.
Les boîtes multinationales sont totalement ouvertes. A Intel, on
travaille même avec des Arabes. Les sociétés israéliennes en
revanche leur refusent tout accès. Elles ont toujours un lien
avec la Défense. A table, lors des gros événements, on parle de
politique, ce qui serait impensable dans les laboratoires aux
Etats-Unis. Ça ne pose aucun problème, le milieu du high-tech
israélien tend plutôt vers le centre, c'est une sorte de miroir
de la société israélienne mais sans ses extrêmes et beaucoup
plus libéral d'un point de vue économique. Dans l'ensemble, on
discute bien plus de nos salaires ou de football que de politique.»
Prof. Frederick
Krantz, Editeur (Concordia Univ.)
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ICRJ)
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David Ouellette (Chercheur
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