Communiqué Isranet
mars 2006
Un service de l’I.C.R.J.
l ’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme

Prof. Frederick Krantz, Directeur

Volume V, Numéro 229 • Vendredi, 31 mars 2006

Israël renonce à la victoire
Daniel Pipes
The New York Sun, 28 mars 2006

Traduction française : Menahem Macina pour le site upjf.org.

Alors que les Israéliens vont aux urnes, aucun des partis majoritaires ne propose l’option de gagner la guerre contre les Arabes palestiniens. C’est une lacune frappante et dangereuse.

Jetons tout d’abord, un bref regard sur l’arrière-fond historique. Comme le démontre l’expérience, on gagne les guerres quand l’un des protagonistes est contraint de renoncer à ses objectifs. Ce n’est que logique, car, tant que les deux adversaires espèrent réaliser leurs ambitions guerrières, soit le combat continue, soit il peut toujours reprendre. Par exemple, bien que vaincus, lors de la Première Guerre Mondiale, les Allemands n’ont pas renoncé à leur but de dominer l’Europe, et se sont rapidement tournés vers Hitler pour tenter à nouveau l’aventure. La Guerre de Corée s’est achevée il y a moins d’un demi-siècle, mais le fait que ni le Nord, ni le Sud n’aient renoncé à leurs aspirations, signifie que la guerre peut éclater à tout moment. De même, au long des nombreux affrontements du conflit arabo-israélien (guerres de 1948-49, 1956, 1967, 1973, et 1982), les deux belligérants ont gardé leurs objectifs.

Ces objectifs sont simples, statiques et binaires. Les Arabes luttent pour éliminer Israël ; Israël lutte pour être accepté par ses voisins. Le combat des premiers est offensif ; celui du second est défensif. Le premier est barbare, le second, civilisé. Durant près de 60 ans, les tenants du front du refus ont cherché à éliminer Israël en recourant à toutes sortes de stratégies : en sapant sa légitimité par la propagande, en causant des dommages à son économie par le biais d’un boycott commercial, en le démoralisant par le terrorisme, et en menaçant ses populations d’armes de destruction massive.

Bien que l’effort arabe ait été patient, intense et tenace, il a échoué. Les Israéliens ont édifié un pays moderne, riche et fort, mais qui est encore largement rejeté par les Arabes. Ce résultat mitigé a engendré deux développements politiques : un sentiment d’assurance chez les Israéliens politiquement modérés, et un sentiment de culpabilité et d’autocritique chez les Israéliens de gauche. Très peu d’Israéliens se préoccupent encore de ce que la tâche consistant à amener les Arabes à accepter la permanence de l’état juif, n’est toujours pas encore achevée. Appelons cela l’objectif invisible de la guerre d’Israël.

Plutôt que de chercher la victoire, les Israéliens ont élaboré une longue liste d’approches de gestion du conflit. Elles incluent :

  • Attitude unilatéraliste (construction d’un mur, retraits partiels) : c’est la politique actuelle, qu’ont choisie Ariel Sharon, Ehoud Olmert et le parti Kadima.
  • Bail de 99 ans pour les terres sur lesquelles sont bâties des villes israéliennes de Cisjordanie : c’est l’option du parti Avodah, de Amir Peretz.
  • Développement économique palestino-arabe : c’est l’option de Shimon Peres.
  • Compromis territorial : c’est l’hypothèse de la diplomatie, telle qu’initiée par Ytzhak Rabin.
  • Financement extérieur des Arabes palestiniens (au modèle du Plan Marshall) : c’est l’option du représentant américain, Henry Hyde.
  • Repli sur les frontières de 1967 : option de l’extrême gauche israélienne.
    Pression sur les Palestiniens pour les amener à se doter d’un bon gouvernement : option de Natan Sharansky (et du président Bush).
  • Insistance sur le fait que la Jordanie est la Palestine : opinion de la droite israélienne.
  • Evacuation des Arabes palestiniens de Cisjordanie : option de l’extrême droite israélienne.

Ces nombreuses approches sont d’un esprit très différent et s’excluent mutuellement. Mais elles ont un élément-clé en commun. Toutes gèrent le conflit sans le résoudre. Toutes ignorent la nécessité de vaincre le refus palestinien. Toutes cherchent à ruser avec la guerre, plutôt que de la gagner.

Pour un observateur extérieur qui aspire à une reconnaissance arabe aussi proche que possible, le fait de négliger la seule stratégie gagnante est quelque peu frustrant, à plus forte raison quand on se rappelle de quelle manière brillante les Israéliens, dans un premier stade, ont compris leurs objectifs de guerre.

Heureusement, au moins un important politicien israélien défend la thèse d’une victoire israélienne sur les Arabes palestiniens. Uzi Landau remarque simplement que, « quand on est en guerre, on veut gagner la guerre ». Il espérait être en tête du Likoud pour les élections en cours, mais il n’a même pas atteint un rang lui permettant d’accéder à une majorité dans son parti, et il est classé 14ème dans la liste du [Likoud], cette semaine, ce qui ne lui garantit même pas un siège à l’assemblée. Alors qu’on s’attend à ce que le Likoud lui-même obtienne moins de 15% du vote populaire, on voit clairement à quel point, actuellement, les Israéliens trouvent impopulaire l’idée de gagner leur guerre.

Et c’est pourquoi ils s’essaient au compromis, à l’unilatéralisme, à l’enrichissement de leurs ennemis, et à d’autres plans. Mais, comme l’a fait remarquer Douglas MacArthur, « A la guerre, il n’y a d’autre alternative que de vaincre ». La diplomatie d’Oslo s’est soldée par un échec déprimant, et tel sera le sort des autres plans qui éludent la difficile tâche de remporter la victoire. En fin de compte, les Israéliens doivent se préparer à reprendre l’effort ardu, amer, long et coûteux, qui est nécessaire pour convaincre les Palestiniens et d’autres que leur rêve d’éliminer Israël est mort.

Si les Israéliens échouent à ce faire, c’est Israël lui-même qui mourra.

Des nouvelles de Jérusalem
Christian Rioux
Le Devoir, 31 mars 2006

Jérusalem - J’avais visité Israël il y a trois ans alors que le pays vivait des heures sombres. Au coeur de la seconde intifada, Ariel Sharon, alors chef du Likoud, avait été porté au pouvoir sans la moindre hésitation.

Le pays était sous le choc de ces jeunes kamikazes palestiniens qui venaient se faire sauter par un après-midi ensoleillé dans un restaurant, un autobus ou un supermarché. Les habitants de Jérusalem marchaient dans les rues en jetant des regards suspects derrière eux. Au luxuriant marché de Makhane Yehuda, les femmes se dépêchaient d’acheter de la purée de pois chiches et des oranges pour vite rentrer chez elles. Pas un habitant qui ne connaissait pas un membre de sa famille ou un ami ayant assisté à une explosion. En Israël, tout le monde a un fils, une fille ou un neveu dans l’armée.

Trois ans plus tard, sans avoir changé radicalement, l’atmosphère de Jérusalem n’est plus tout à fait la même. Quelques jours avant le scrutin législatif de mardi, les policiers ont bien arrêté sur l’autoroute en direction de Tel-Aviv des Palestiniens transportant suffisamment d’explosifs pour assassiner des dizaines d’innocents. Pourtant, les rues de la capitale ont retrouvé leur animation. Ce n’est pas le bonheur, mais chacun veut croire que cette trêve qui ne dit pas son nom est là pour durer.

Derrière cette apparence de normalité, la société israélienne ne s’est pourtant jamais complètement remise du choc provoqué par la seconde intifada. La première, lors de laquelle de jeunes Palestiniens avaient courageusement affronté l’armée avec des pierres, avait recueilli le soutien du monde entier. La seconde a été une horreur sans nom dont le souvenir n’est pas près de s’effacer. Les Israéliens n’ont toujours pas compris pourquoi les Palestiniens (ceux du Hamas comme ceux de l’OLP) ont eu recours à des moyens d’une sauvagerie que ni les résistants à l’invasion nazie en Europe ni ceux qui ont combattu la dictature soviétique n’avaient osé utiliser.

Ce faisant, les Palestiniens ont fait à leur cause un tort incalculable. Ils se sont aliéné les secteurs les plus progressistes de la société israélienne, sur l’appui desquels ils ne pourront plus compter avant des lustres. À Ramallah, j’ai eu beau tenter d’expliquer à mes interlocuteurs palestiniens le tremblement de terre moral qu’avaient provoqué en Israël ces jeunes kamikazes entrant dans un restaurant de la rue de Jaffa et tuant sur le coup 40 innocents. «C’est la guerre», m’a-t-on répondu simplement. Comme si la guerre justifiait tous les moyens...

Les Israéliens ont beau comprendre les causes internes qui ont mené à l’élection du Hamas, ils ne peuvent évidemment pas accepter de voir récompensé le principal porte-étendard de ce terrorisme aveugle. On comprend dès lors pourquoi la société israélienne semble se résigner à n’avoir plus d’interlocuteur. Du moins pas avant un certain temps.

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Volume V, Numéro 228 • Vendredi, 24 mars 2006

L'épouse du chef incarcéré du parti égyptien Al-Ghad :
la dictature mène à l'extrémisme et au terrorisme

MEMRI, 20 mars 2006, No. 1115

Gamila Ismaïl, l'épouse d'Ayman Nour, chef du parti égyptien réformateur Al-Ghad condamné à cinq ans de prison, a été empêchée par les Autorités égyptiennes de participer à la conférence sur les femmes et la démocratie qui s'est tenue les 5-7 mars 2006 à Washington. Le tribunal civil du Caire enquête actuellement sur Gamila Ismaïl et son mari. [1] Ayman Nour est accusé d'avoir "diffamé et maudit" le président Hosni Moubarak et son régime et d'avoir agressé un membre du NPD (Parti démocratique national) au pouvoir. Gamila Ismaïl est pour sa part accusée d'avoir agressé un officier de police et de monter la population contre le régime de Moubarak. Selon elle, ces accusations ont pour seul but de la diffamer, ainsi que son mari.

Le message de Gamila Ismaïl à la conférence, affiché sur le site du parti Al-Ghad (www.elghad.org ), évoque le statut de la femme égyptienne. En voici des extraits:

Le problème des femmes égyptiennes est lié au problème de la nation égyptienne dans son ensemble.

Je crois en toute sincérité que le problème de la femme égyptienne n'est pas distinct de celui de la nation égyptienne: tous ont besoin de liberté et d'une constitution démocratique nouvelle et moderne qui établirait un mécanisme souple permettant le changement de gouvernement.

Nous croyons que la liberté des femmes participe de la liberté de la patrie (…) La femme égyptienne ne peut garantir sa propre liberté et celle de sa famille sans un minimum de liberté politique et l'abolition des lois d'urgence… Elle ne réclame pas la liberté que pour elle, accordant (la priorité) aux droits de sa nation: (le droit à) la dignité, à la liberté, à la croissance, à la justice et à un gouvernement digne de ce nom. Elle estime que par le biais de la nation, elle pourra recouvrer les droits qui lui font défaut, aussi bien en termes de représentation politique qu'en termes d'égalité économique et sociale.

Le femme égyptienne croit que les dictatures tyranniques mènent nécessairement à l'extrémisme, produisent le terrorisme, (qui est une réaction de) désespoir des peuples sans espoir. Nous tenons compte de la menace de la violence, mais nous pensons que la seule façon de la contrer est d'en éliminer les causes. La cause première est l'absence de liberté, l'absence de mécanismes pouvant réellement permettre un changement de gouvernement, et la confiscation du droit du peuple à élire librement son gouvernement!"

Le fait de laisser les femmes dans l'ignorance et les enchaîner affecte toute nation qui lutte pour le progrès et la liberté.

"La confiscation des droits et des libertés de la femme dans les sociétés qui progressent vers plus de démocratie est une atteinte non seulement à la vie et à l'avenir de la moitié de la société, mais à la société dans son ensemble. (La politique qui consiste à) laisser les femmes dans l'ignorance et à les enchaîner affecte toute nation qui se bat pour le progrès et la liberté…

S'agissant du statut de la femme en Egypte, nous devons souligner qu'à ses débuts, notre culture islamique, et avant elle la culture pharaonique - une culture des plus anciennes et des plus distinguées, avaient toutes deux instauré l'égalité des sexes et amélioré le statut social des femmes. Il suffit de dire que les anciens Egyptiens, avant (l'avènement du) monothéisme, considéraient comme féminins les dieux de la justice, de l'agriculture et des cieux. En outre, les femmes (dans l'Egypte ancienne) arrivaient au pouvoir grâce aux mêmes mécanismes que les hommes (…)

Un régime tyrannique détruit la dignité des hommes et des femmes, vu qu'il ne respecte que le pouvoir.

L'Egyptien Qassem Amin est écrivain, philosophe et juge ; il a pris position pour la libération des femmes. Ses déclarations sur les femmes, publiées au début du 20ème siècle, ont attiré mon attention quand je me suis mise à enquêter sur les racines de la crise que traversent les Egyptiennes, et peut-être toutes les femmes en Orient.

Qassem Amin estime que (les difficultés rencontrées par) les femmes en Orient proviennent de l'absence de démocratie. Un régime tyrannique soutient toutes les formes de tyrannie et encourage la violence et la discrimination à l'encontre des femmes (…) Qassem a en outre déclaré que la relation hommes-femmes se base sur le modèle de la relation entre le régime et les individus dans une société. Un régime tyrannique détruit la dignité des hommes et des femmes, vu qu'il ne respecte que le pouvoir. Quand le pouvoir devient une valeur sociale, la société valorise le pouvoir sous toutes ses formes ; c'est ce qui permet aux hommes de traiter les femmes de façon tyrannique. [2]

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[1] Voir la Dépêche spéciale n° 1075 de MEMRI: Réactions des médias arabes à l’emprisonnement d’Ayman Nour, leader du parti libéral égyptien Al-Ghad, http://memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP107506

[2] www.elghad.org, le 8 mars 2006

Oumm Nidal, membre du Conseil législatif palestinien... « Une mère musulmane doit éduquer ses enfants au djihad… Des millions de jeunes aspirent à mourir pour Allah. »
MEMRI, 17 mars, 2006, No. 1111

Ce qui suit est tiré d’une interview de Madame Oumm Nidal Farhat, membre du Conseil législatif palestinien, diffusée sur la chaîne saoudienne Iqra le 19 février 2006.

VISIONNER LES EXTRAITS VIDEO SUR http://www.memritv.org/search.asp?ACT=S9&P1=1066

Nabil Hammad (directeur général d'Iqra): « Hier, j’ai vu sur certaines chaînes de télévision - des chaînes arabes, malheureusement - des programmes traduits qui dépeignent les moudjahidine palestiniens comme étant motivés par les vierges aux yeux noirs dans leurs missions d'élimination d'Israéliens - comme s’ils se réjouissaient de tuer ces pauvres Juifs israéliens. Ils renversent complètement la situation. Une nation entière souffre, ses maisons sont occupées et toutes ses capacités sont anéanties. Pourtant cette nation doit faire face à des demandes de ne pas combattre. Nous parlons de résistance à l’occupant. »

« Continuez.»

Oumm Nidal: « Il s'agit de résistance - nul ne peut prétendre le contraire -, quelles que soient les méthodes utilisées. Toutes les méthodes sont légitimes pour résister à l’occupant. »

Nabil Hammad: « Comme vous savez, il existe des plans pour dépouiller la résistance de sa signification, en prétendant que c'est du terrorisme. Même la résistance est maintenant appelée 'terrorisme'. On en apprend tous les jours... »

(…)

Oumm Nidal: « Dès le plus jeune âge, mon fils Mohammed portait une arme et s'en servait. C’était naturel pour lui. Il n’a pas eu un beau jour envie de prendre une arme, de remplir des missions, et ainsi de suite. C’est venu petit à petit.

Il y a eu une mission qui devait avoir lieu - celle qu'il a ensuite remplie. Mon fils aîné Nidal, qu’il repose en paix, m’a dit: ‘Je veux confier cette mission à mon frère Mohammed’. Il a insisté car il aimait beaucoup Mohammed. Il l’avait choisi. Il l’avait choisi pour cette mission parmi tous. Certains étaient même un peu en colère de n’avoir pas été désignés, mais il a dit: ‘Par Allah, cette mission conduit au Paradis, et je ne choisirai personne d’autre que mon frère’.

Qu’Allah soit Loué, nous avons des milliers de jeunes hommes. Ils aspirent tous au martyre pour l’amour d’Allah. Il y en a même qui se mettent à pleurer quand on ne leur donne pas la chance de devenir martyr. Tant que nous conserverons cette détermination, nous serons les plus forts, avec la volonté d’Allah ! »

Nabil Hammad: « Oumm Nidal, nous entendons toujours les mères palestiniennes dire: ‘Nous donnons naissance à des martyrs'. Pouvez-vous expliquer cela ? »

Oumm Nidal: « La réalité [dans laquelle nous vivons] nous l’impose. Nous croyons à la foi tracée pour nous par Allah, et nous croyons que si quelqu’un doit mourir, il mourra - même s’il se cache dans une caisse. Mais pourquoi ne pas prendre l’initiative et mourir en martyrs ? Il existe un immense abîme entre telle mort et telle autre mort. Aussi, pourquoi ne pourrions-nous pas choisir le martyr ? Allah nous a choisis, parmi tous les peuples, nous conférant l’honneur du djihad sur le front palestinien. Prendre l'initiative du martyre nous correspond d'autant mieux, bien mieux que d’attendre que la mort vienne nous chercher dans notre lit. »

Nabil Hammad: « Vous avez un magnifique dicton qui dit: ‘Que vaut la vie lorsqu’on accepte l’humiliation ? »

Oumm Nidal: « C’est vrai ».

(…)

Nabil Hammad: « Quel message souhaitez-vous transmettre aux mères musulmanes qui veulent éduquer [bien] leurs fils, leur souhaitant une réussite matérielle, l'obtention de diplômes universitaires, des palaces et des voitures de luxe ? »

(…)

Oumm Nidal: « Une mère musulmane doit élever ses enfants dans la prière, les bonnes actions, et bien évidemment, le djihad, qui est l’un des devoirs que nous devons inculquer à nos enfants. »

(…)

« Le djihad est pour l’Islam un devoir auquel nul ne peut échapper, semblable à tout autre devoir religieux. Pour comprendre le vrai sens de l’Islam, il faut inclure la notion de djihad aux devoirs islamiques, et en Palestine, c’est un devoir individuel. Si nous sommes négligents vis-à-vis de ce devoir, nous commettons un péché. »

Pour en savoir plus sur Oumm Nidal:

Voir le clip n° 980 de MEMRI TV, Dream 2 TV (Egypte), 21 décembre 2005: http://www.memritv.org/search.asp?ACT=S9&P1=980.

Dépêche spéciale - No. 1063

Oumm Nidal, candidate aux élections palestiniennes: ‘Je suis fière et honorée d'être une terroriste pour Allah’
URL:http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP106306
32k - Le 06 Janvier 2006

Dépêche spéciale - No. 673

Oumm Nidal: « la mère des shahids »
URL:http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP67304
22k - Le 09 Mars 2004

Dépêche spéciale - No. 391

Entretien avec la mère d'un kamikaze
URL:http://memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP39102
24k - Le 19 Juin 2002

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Volume V, Numéro 227 • Vendredi, 17 mars 2006

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Pourquoi Israël a-t-il été obligé d’agir à Jéricho?
l'Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg, 17 mars 2006

A l’origine de l’opération de Jéricho, on trouve le non respect des accords signés par l’Autorité Palestinienne non seulement avec Israël mais aussi avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, membre de l’Union européenne.

Tsahal a mené à bien une opération délicate en faisant tout son possible pour éviter des pertes humaines. Plus qu’une attaque contre une prison, il s’agissait d’une attaque contre un repaire de terroristes qui pouvaient coordonner des opérations en toute impunité en raison du laxisme des surveillants. Pour lire sur les conditions de vie des détenus dans la prison de Jéricho, un article du Times on line "Cigares, oiseaux, fleurs et domestiques – la vie dans la prison de Jéricho" (en anglais)

Israël aurait pu bombarder la prison, mais a préféré mettre ses soldats en danger pour qu’il n’y ait pas des dommages collatéraux. Il n’y a pas eu ni maltraitances, ni sévices. Il a été demandé aux Palestiniens d’enlever leurs vêtements pour vérifier qu’ils ne cachent ni armes, ni explosifs.

Israël se bat pour que des accords soient respectés et que des terroristes ne soient pas libérés.

Malheureusement, cette action a eu pour conséquence l’enlèvement de citoyens européens révélant plus encore l’état de non droit dans lequel se trouve les Territoires palestiniens.

Certains ont invoqué un motif électoral à cette action. C’est un argument des plus faibles étant donné qu’il y a en Israël un consensus de tous les partis sur cette opération.

Rappelons les faits :

En octobre 2001, des terroristes du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) ont assassiné le Ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi alors qu’il sortait de sa chambre d’hôtel à Jérusalem. Yasser Arafat avait alors accueilli les meurtriers dans son quartier-général de Ramallah. (la Moukata).

En avril 2002, durant l’opération Rempart, l’armée israélienne avait assiégé la Moukata et avait exigé que les assassins soient jugés.

Suite à la médiation du Président américain Georges Bush, un accord avait été obtenu :

des surveillants anglais et américains seraient responsables des détenus incarcérés dans une prison palestinienne. Cet accord a été approuvé par le gouvernement israélien le 28 avril 2002. Les terroristes ont alors été emprisonnés à Jéricho.

Israël aurait préféré le maintien de cet accord mais les agents britanniques et américains ont été obligés de quitter la prison car ils ne pouvaient plus remplir leurs fonctions à cause d’un manque de sécurité et suite à des violations répétées de l’accord par les Palestiniens.

Le 8 mars, une lettre a été envoyée à Mahmoud Abbas par les consuls des Etats-Unis et de Grande-Bretagne sur le sujet de la non application de l’accord de Ramallah.

Quelques extraits de cette lettre :

« L’Autorité palestinienne n’a jamais respecté les dispositions de l’accord sur la Mission anglo-américaine de surveillance de la prison de Jéricho. Alors que les six détenus –Fuad Shobaki, Ahmad Sa’adat, Iyad Gholmi, Hamdi Qu’ran, Madj Rmawi, et Basel al-Asmar sont incarcérés dans la Prison de Jéricho, l’Autorité Palestinienne a constamment failli à l’application du règlement défini dans la mission de surveillance de Jéricho, tant au niveau des visites, des inspections de cellules, des téléphones et de la correspondance. De plus, l’Autorité Palestinienne n’a pu garantir au personnel britannique et américain de la prison des conditions de travail sûres. Les démarches répétées de nos gouvernements auprès des échelons les plus élevés de l’Autorité palestinienne n’ont pas abouti à une meilleure application de ces accords. Le transfert en cours des instances gouvernementales palestiniennes à un parti politique qui appelle à la libération des détenus de Jéricho remet en question la durabilité de la mission de surveillance (…)

Malheureusement, si l’Autorité palestinienne n’applique pas toutes les dispositions de l’accord de surveillance de Jéricho et ne réalise pas des améliorations substantielles quant à la sécurité du personnel britannique et américain de la prison, ou établit un nouvel accord avec le Gouvernement d’Israël, nous serons dans l’obligation de mettre un terme à notre implication dans ces accords et de retirer nos agents avec un effet immédiat. »

Lettre signée par Jakes Walles, Consul général des Etats-Unis et par John Jenkins, Consul général de Grande-Bretagne

Pour lire toute la lettre en anglais…

D’autre part, des déclarations récentes du leader du Hamas Khaled Meshaal et du Président de l’Autorité Palestinienne Abbas ne laissaient aucun doute sur la libération imminente de ces terroristes.

Depuis les élections palestiniennes en janvier 2006, Meshaal a, à plusieurs reprises, exigé leur libération. Le 24 février, Mahmoud Abbas a annoncé n’y voir aucune objection. Les déclarations de la majorité des hauts officiels palestiniens ont clairement indiqué que la libération des assassins du Ministre Zeevi était sur le point d’être réalisée

Lors des dernières élections palestiniennes du 25 janvier 2006, Ahmed Sa’adate ayant été élu au parlement en tant que tête de liste du FPLP, le Hamas envisageait de l’associer au nouveau gouvernement.

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Conseil editorial
Prof. Frederick Krantz, Editeur (Concordia Univ.)
Prof. Julien Bauer (Univ. du Québec à Montréal)
Ori Bauer (Chercheur Associé, ICRJ)
Baruch Cohen (Directeur de recherches, ICRJ)
Jacqueline Douek (Assistante Directrice, ICRJ)
Jean-Claude Léon (Communauté Sépharade du Québec)
Prof. Jean Ouellette (Univ. de Montréal)
Prof. Annette Paquot (Univ. Laval)
Edmond Silber (Chercheur Associé,ICRJ)

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