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Communiqué Isranet
Volume VI, Numéro 287 • vendredi le 25 mai 2007 Bernard Kouchner aux affaires
étrangères On pense, d'abord, à la France, à l'image d'elle qu'elle se donne et qu'elle projette dans le monde : la nomination, à ce poste, de l'inventeur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, l'arrivée au Quai d'Orsay de ce grand Français, partout respecté, est évidemment une bonne nouvelle - seuls les esprits chagrins la bouderont ; seuls les mauvais perdants parleront de trahison et crieront, tel Harpagon, « ma cassette ! mon Kouchner ! » ; ce n'est pas seulement, en d'autres termes, ce « beau coup » dont on nous rebat les oreilles quand on confond la politique et le football - c'est un geste éclatant, un vrai déplacement des lignes et un déplacement qui, pour l'instant, fait plutôt honneur à chacun. On pense ensuite au Darfour, à ce qui reste de la Tché-tchénie, à tous les peuples martyrs dont nous sommes quelques-uns (et lui, Bernard, au premier chef) à plaider la cause depuis trente ans : et c'est, encore, le mieux qui pouvait arriver ; et c'est, sans le moindre doute, la meilleure nouvelle que pouvaient attendre les avocats, en France et ailleurs, de ces grandes et terribles causes - qui peut honnêtement prétendre que, pour mettre fin, par exemple, aux exactions des Janjawids au Darfour, il eût mieux valu un M. de Norpois, rompu à la langue de bois diplomatique et rompu, d'avance, par elle ? qui peut nier que l'arrivée aux commandes de l'homme de tous les combats antitotalitaires des quarante dernières années, l'homme du Biafra, l'ami des Kurdes et d'Israël, sera perçue, s'il reste fidèle à lui-même et à la foi de sa jeunesse, comme une vraie bouffée d'espoir pour tous les rescapés des massacres récents, pour tous les morts en sursis des génocides annoncés ? ne réussirait-il qu'une chose, ne parviendrait-il qu'à faire entendre raison aux islamistes de Khartoum et à faire plier leurs alliés chinois en brandissant la menace, à laquelle on le sait favorable, d'un boycott des Jeux olympiques de 2008, qu'il aurait déjà gagné... Mais on pense à lui, enfin, Kouchner, vraiment lui, et au type de rapport de forces - car c'est bien ainsi, forcément, qu'il convient de voir aussi les choses - qu'il aura ou pas su installer avec, non seulement la machine d'Etat, non seulement le monstre froid qu'il lui faudra apprivoiser puis dompter, mais avec l'homme, Nicolas Sarkozy, qui l'a convaincu de franchir le pas et dont la politique étrangère restera, que cela plaise ou non, conformément à l'esprit des institutions, le « domaine réservé » : c'est là, on le sent et le sait bien, que, quelles que soient les bonnes intentions de chacun, quelle que soit la part de sincérité et de ruse des protagonistes de cette incroyable histoire, les problèmes vont se poser. Car de deux choses l'une.
Ou bien mon ami réussit. Il injecte dans l'univers des relations internationales un peu plus de morale, d'hommage aux droits de l'homme et de souci du droit des victimes. Il grave, dans le marbre d'une politique, les principes du devoir d'ingérence et, pour la première fois dans l'histoire de la République, parvient à les conjoindre à ceux, vieux comme le monde, de la diplomatie d'Etat. Et, alors, quelle victoire ! Quelle révolution ! Et, pour tous ceux que de prétendus experts tentent, depuis la Bosnie et même avant, de faire taire au nom de la realpolitik et de ses prétendus impératifs, quelle revanche ! Ou bien il n'y parvient pas. Il est vaincu par les automatismes, les bureaucraties, les petits calculs de tel voisin de table au conseil des ministres, la force et l'inertie des choses, la ruse d'un président dont la volonté d'ouverture n'irait pas au-delà du présent état de grâce ou de la volonté, à peine déguisée, de se servir de cette « prise de guerre » pour achever de mettre à genoux, à quelques semaines des législatives, ses adversaires centristes et socialistes. Et alors, quelle tristesse ! Quelle déception ! Et une déception qui, prenons-y garde, serait à la mesure du vent d'optimisme que la nomination d'aujourd'hui a fait lever : il en irait, dans ce cas, et toutes proportions gardées, de Bernard Kouchner comme de ces néoconservateurs américains qui, venus de la gauche, parfois de l'extrême gauche, ont rejoint George W. Bush dans la louable intention de promouvoir, partout dans le monde, les idéaux démocratiques et dont l'échec, notamment en Irak, a été aussi, hélas, celui des idéaux qu'ils incarnaient et dont on commence de constater, aux Etats-Unis, le franc recul - un retour de flamme isolationniste après l'embellie wilsonienne ; le bébé des droits de l'homme emporté avec l'eau du bain de la débâcle irakienne ; une défaite pour eux, un désastre pour tous... Pour l'heure, c'est la première hypothèse que l'on retiendra ici. Parce que le pire n'est jamais sûr. Parce que le French doctor est un homme de convictions, intraitable sur l'essentiel et doublé, je peux en témoigner, d'un excellent joueur d'échecs. Et parce que, enfin, je suis républicain et que, par principe, même et surtout si je n'ai pas voté pour lui, je souhaite sincèrement bonne chance au nouveau président, à l'équipe qu'il a choisie et aux individus qui ont pris le pari, donc, de faire ce bout de chemin avec lui. Le
«tout sauf Sarkozy» a justifié trop de dérapages
à gauche. C'est fait. J'ai voté Ségolène Royal. Et je l'ai fait en souhaitant qu'elle gagne. C'était un voeu tardif, mais raisonné, et un pari. Voeu non exaucé. Pari perdu. J'ai voté Royal. Pas à cause d'elle. Pas à cause de son programme, qui changeait au fil des jours, et des publics. Pas à cause de ceux et celles parfois vous, mes ami(e)s de longue date qui la soutenaient. J'ai voté Ségolène Royal malgré vous, malgré vos arguments, vos justifications, vos injonctions, et vos lyriques incantations. Il aurait fallu, à vous écouter, que je vote pour elle parce qu'elle est une femme, et que j'en suis une autre. Mais je ne sais toujours pas ce qu'est une «femme» c'est sur cette incertitude que s'est bâti, en grande partie, le MLF, et que j'y ai, avec vous, passionnément participé. Il aurait fallu que je vote pour elle afin que toutes les femmes de ce pays, que dis-je, de la planète, à la minute même de son élection, relèvent la tête, se redressent et se sentent, enfin , lavées des «siècles d'infini servage» qu'elles eurent à subir. Je crois aux symboles, mais pas à la caricature que vous en donniez. Il aurait fallu que je vote pour elle parce qu'elle était une victime, victime d'innombrables attaques, insultes et humiliations misogynes. Comme vous, je hais le sexisme et, avec certain(e)s d'entre vous, j'ai passé des années à le traquer dans tous ses états, le débusquer dans ses plus infimes manifestations, ses avatars les plus imperceptibles y compris lorsqu'il s'attaquait aux hommes : aux mecs qui «n'en avaient pas». Mais ce sexisme-là, c'était vraiment le dernier de vous soucis : avoir raillé la jupe de Ségolène Royal était un crime de lèse-humanité, avoir traité son adversaire de «cocu», ou de «nabot» toutes épithètes venues elles aussi du plus vieux fonds machiste du monde ne vous gênait en rien. Le sexisme c'est mal quand ça s'attaque aux femmes, s'il atteint par ricochet les hommes, c'est bien fait pour leur poire. Z'avaient qu'à pas naître du mauvais côté du genre. Et il en fut de même pour l'injure xénophobe ou raciste. Il fut dit que l'adversaire de Royal était un «néoconservateur américain avec un passeport français». Et aussi qu'il était inconvenant de voir l'Elysée brigué par un homme qui n'a «qu'un seul grand-parent français», mais qui «aurait pu faire une très belle carrière en Hongrie» : Sarkozy était expéditivement dénaturalisé par un homme, de gauche (à l'époque !), tout aussi expéditivement reconduit à la frontière par un autre, d'extrême droite. Qui a réagi ? Qui s'est indigné ? Qui a protesté ? Lanzmann oui, Finkielkraut aussi, mais pas vous. Vous, vous riiez, vous disiez : il «l'a bien cherché, avec son ministère de l'identité nationale» ! Vous disiez : «On ne va quand même défendre Sarko !» ; et vous disiez encore : « Tout sauf Sarkozy !» Avez-vous seulement regardé qui vous côtoyiez dans vos réunions, vos écrits, vos blogs ? Avez-vous entendu les arguments de ceux qui, pour mieux soutenir Ségolène Royal, avaient entrepris de diaboliser Sarkozy ? D'en faire un émule de Pétain, voire de Hitler ? Ou pire. TSS, «tout sauf Sarkozy», votre cri de ralliement était aussi le nom d'un site où cohabitent harmonieusement des intellectuels d'extrême gauche et des militants de droite extrême, des penseurs anticolonialistes, des philosophes hédonistes, et des négationnistes patentés. Sarkozy y est vilipendé comme «agent sioniste», représenté au centre d'une étoile à six branches, dont deux se nomment Washington et Tel-Aviv. Le soutien à Ségolène réussissait, en un seul mouvement, ce tour de force : tout à la fois hitlériser Sarkozy et le judaïser. Nul parmi les thuriféraires de «la France présidente», nul correspondant des «désirs d'avenir», nul parmi vous ne jugea utile de protester, de se démarquer de ces propos, de les désavouer, de dire «nous n'accepterons jamais de ces discours-là, nous ne voulons pas de ces voix-là» . Non. Les antisémites et les racistes les plus abjects étaient à vos côtés, mais c'est à Sarkozy que vous dessiniez la petite moustache d'Adolf. TSS promettait de «faire ravaler sa kippa» au juif Sarkozy, mais c'est ce «juif» qui pour vous était la réincarnation de Hitler. Tout cela vous ne pouviez pas l'ignorer. Pas un mot pourtant de votre part, pas une protestation : l'union sacrée contre Sarko-Hitler, Sarko-le-Juif devait être sans faille . Pensiez-vous aux voix de ceux qui, stupéfaits, lisaient déclarations, tracts et blogs immondes et espéraient, en vain, que, du côté de la France présidente, quelque chose en soit dit ? Aujourd'hui les jeux sont faits. On parle partout de résistance, et un blog s'intitule «Ici Londres». Le front uni, le TSS prospèrent, allégrement c'est même pour l'éviter que je souhaitais la victoire de la gauche : une gauche victorieuse sait se débarrasser de ses alliés les plus compromettants, pas une gauche affaiblie. Et vous, mes ami(e)s de longue date, prolongerez-vous l'union sacrée ? Continuerez-vous à côtoyer, en sifflotant d'un air absent, des alliés racistes et négationnistes ? Direz-vous encore mais j'oublie, vous l'aviez déjà dit : «L'ennui avec Sarko, c'est qu'il va suscitere l'antisémitisme.» «Susciter» ! Volume VI, Numéro 286 • vendredi le 18 mai 2007 Le Hamas revendique
l’attaque massive de roquettes Qassam sur le Sud d’Israël L’attaque du Hamas contre
Israël continue. Elle a débuté le 15 mai, par le
lancement de roquettes contre la ville de Sdérot et les villages
du Néguev. Pas moins de 74 impacts ont été relevés
à ce jour, blessant des civils, dont un enfant. Le Hamas s’est
vanté d’avoir réussi à broyer le peuple israélien
et sérieusement perturbé la vie quotidienne de la population.
La
télévision du Hamas persiste à diffuser un programme
Extraits d'un rapport concernant la diffusion d'un programme pour enfants incitant à la haine sur la chaîne Al-Aqsa, suivi d'extraits de l'émission du 11 mai 2007: Reporter: La chaîne satellitaire Al-Aqsa a dénoncé la campagne malveillante menée contre elle et contre son émission pour enfants, "Les pionniers de demain", diffusée le vendredi. [La télévision Al-Aqsa] persiste [à diffuser] son noble message, qui entend produire une génération de croyants porteurs de valeurs nobles et s'efforçant de propager le bien et la justice en Palestine et dans le monde. La télévision Al-Aqsa a indiqué à ses téléspectateurs que la diffusion de l'émission se poursuivrait, rappelant que celle-ci passe tous les vendredi à 16h00, heure de la Jérusalem occupée. Les responsables d'Al-Aqsa se sont entretenus au téléphone avec Fathi Hammad, directeur du réseau de médias Al-Aqsa. Fathi Hammad, directeur du réseau de médias Al-Aqsa: "La [campagne] malveillante menée par les ennemis, et en particulier l'ennemi sioniste et l'impérialisme américain, ne date pas d'hier. C'est une composante de la campagne malveillante menée contre notre peuple palestinien, en plus du siège qui lui est imposé. C'est pourquoi nous ne sommes pas surpris. Ils veulent que le peuple palestinien renonce à sa foi et à sa religion islamique. Nous répondons qu'à chaque fois que notre peuple palestinien a fait appel à sa religion, Allah l'a soutenu. C'est pourquoi nous ne renoncerons pas à notre foi et à nos croyances et nous irons de l'avant pour Allah. Nous nous rattachons à cette religion car elle est le secret de notre victoire. Ils essaient, autant qu'ils le peuvent […] Non seulement de mener leur offensive contre la religion dans ce contexte, afin d'empêcher les enfants palestiniens de recevoir une éducation islamique, mais aussi de pousser le peuple à renoncer à tous ses fondements islamiques. Ce sont eux qui ont appelé à ôter les versets du djihad qui apparaissent dans le programme scolaire palestinien. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter cela. Extrait de l'émission "Les pionniers de demain": Hazem: "Pas seulement l'enfant palestinien, mais également l'enfant irakien, comme vous pouvez constater. Ils tuent et massacrent les enfants et les femmes. Tous ceux qui ont suivi les nouvelles hier ont pu voir le fœtus et sa mère… Je suis sûr que tu l'as vu, Saraa." Saraa: "Oui, c'était très émouvant." Hazem: "Ils agissent de la sorte en Irak, en Afghanistan et en Palestine, et ont fait la même chose il n'y a pas très longtemps au Liban. C'est une situation très difficile. Toutefois, Hadil, avec la volonté d'Allah, le jour où l'islam dominera le monde, la justice, l'amour et la paix règneront, et les gens s'aimeront les uns les autres. C'est l'histoire que veut ça." Farfour, un Mickey en costume: "Hazem…" Hazem: "Oui, mon ami…" Farfour: "Qui est cet islam: est-ce l'oncle du côté de mon père ou du côté de ma mère ?" Hazem: "L'islam est notre religion, une religion d'amour, de bien et de paix." Volume VI, Numéro 285 • vendredi le 11 mai 2007 Des manuels scolaires
tunisiens d'instruction religieuse Contrairement aux manuels d'instruction religieuse (islamique) de certains Etats arabes, les manuels tunisiens d'instruction religieuse sont des compilations d'articles et d'extraits d'ouvrages divers et variés. A titre d'exemple, le Livre de pensée islamique de Première [1] est une compilation d'articles de 29 auteurs: il inclut des extraits d'ouvrages de savants renommés comme le grand historien nord-africain du XIVème siècle Ibn Khaldun, le théologien irakien des IX-Xème siècle Abou Al-Hassan Al-Ash'ari, et le grand théologien Abou Hamid Al-Ghazali, ainsi que des extraits d'ouvrages modernes signés par des réformistes musulmans comme Rifa'a al-Tahtawi, Jamal Al-Din Al-Afghani, Muhammad Abdu', Ali Abdel Razeq, Abdel Rahman Al-Kawakibi, Muhammad Rashid Rida et Saadeddine Ibrahim [2]. Un examen attentif des manuels scolaires tunisiens d'instruction religieuse des classes de Première et de Terminale révèle le rôle déterminant que joue l'Etat tunisien dans trois domaines: la séparation des pouvoirs, la liberté individuelle et la tolérance vis-à-vis d'autrui. En outre, ces manuels ne se limitent pas à un seul courant religieux, mais prennent en considération les différents courants de l'islam. Ainsi, bien que la Tunisie soit majoritairement sunnite, elle accorde une place au chiisme dans ses manuels religieux. Le rapport qui suit porte sur les manuels d'instruction religieuse des classes de Première et de Terminale ("deuxième et troisième années secondaires") et plus particulièrement sur certains de leurs grands thèmes de prédilection: la laïcité au regard de la religion, la nécessité d'éviter les conflits d'ordre religieux, l'éducation comme facteur de liberté et d'harmonisation entre religion et modernité, le siècle des Lumières en Europe, l'importance de la concertation, de la tolérance et du dialogue. Il s'avère que le programme des manuels scolaires tunisiens d'éducation religieuse est fidèle à l'esprit de la salafiyya (ancien courant réformiste musulman). Bien qu'aujourd'hui le terme "salafiste" ne soit pas loin de signifier "extrémiste", les premiers salafistes, dont certains écrits ont été repris dans ces manuels, encourageaient un islam modéré, l'ouverture et la modernité. Ce mouvement d'origine a par la suite été récupéré par le nationalisme et l'islamisme arabes, ce qui a progressivement contribué à marginaliser le progressisme musulman. La Tunisie a toutefois échappé à cette tendance, ainsi que le révèle la lecture des manuels scolaires. Certains chapitres semblent toutefois entrer en contradiction avec la réalité politique de la Tunisie contemporaine de Ben Ali, comme par exemple celui sur la "connaissance, remède du despotisme" ou sur la "liberté comme fondement du pouvoir." Voilà qui laisse perplexe quant à l'usage toujours actuel de ces manuels. Il convient ainsi de noter que ces derniers ont été rédigés sous le règne de Habib Bourguiba, fondateur de la Tunisie moderne, dont le gouvernement était plus populaire et plus libéral, bien que pas tout à fait démocratique, et dont l'orientation réformiste demeure l'idéologie officielle du régime actuel. L'Etat laïque et les réformes institutionnelles Dans un chapitre intitulé "Le renouveau et les mouvements de réforme", le manuel de Première souligne la nécessité d'institutions étatiques laïques pour un bon fonctionnement de la société arabe: "L'une des causes de l'anarchie, des complots et de l'effritement dans les rangs de la nation [arabe], ainsi que de la faiblesse et de la colonisation qui s'ensuivent, est l'absence d'institutions constitutionnelles (...), de pouvoir législatif représentant le peuple et promulguant des lois qui le protègent et assurent la stabilité [de la nation arabe]." [3] La religion comme source de dissensions Le manuel d'instruction religieuse de la classe de Première va jusqu'à présenter la religion comme une source possible de conflits. Un article [4] évoque le conflit qui a jadis opposé les mutazilites [5] à l'orthodoxie islamique, notamment hanbalite [6], au sujet de la "création du Coran". Pour les mutazilites, le Coran aurait été "créé" au moment de l'avènement de Mahomet tandis que pour les théologiens officiels, le Coran aurait été rédigé par Allah avant la création du monde. Il serait "descendu" au moment de l'avènement du Prophète de l'islam. "Cette controverse est à l'origine d'une épreuve cruelle (.) qui équivaut à l'Inquisition pour l'Europe chrétienne. A notre époque, les différences d'opinions sur ce sujet purement théorique peuvent surprendre (.) ainsi que la violence, l'amertume, la jalousie, voire les meurtres qu'elles peuvent entraîner. Ces répercussions sont la meilleure preuve que le conflit entre les mutazilites affirmant que le Coran est une création humaine d'une part, et les hanbalites et les autres [musulmans] pour qui il est antérieur [à la création du monde], n'était pas un conflit purement théorique, mais (.) religieux." [7] En outre, un article du cheikh réformiste Mohammad 'Abdu [8] dénonce ce qu'il qualifie d'"immobilisme des théologiens": "Quelqu'un peut-il nier l'immobilisme des docteurs de la charia et demeurer avec les expressions des auteurs, malgré leurs divergences d'opinions et leurs incompréhensions ? Dans les cas où nulle opinion n'a été exprimée, ils évitent de trancher et cherchent à pervertir le sens [du texte] afin de le rendre conforme aux affirmations de tel ou tel ouvrage. [9] Dans un texte intitulé "Le lien entre la science et la religion, et la contagion du fanatisme chez les musulmans" [10], le manuel s'attaque aussi aux pratiques obsolètes attribuées à l'islam: "D'où vient ce grand nombre de religieux que nous trouvons aujourd'hui dans les pays de l'islam, chargés de veiller sur l'observance de cérémonies religieuses que le Coran n'a jamais mentionnées, comme les enterrements et autres cérémonies liés aux différents aspects de la vie publique - les naissances, les mariages, les intronisations, etc. ? Et comment voyons-nous aujourd'hui chez les musulmans - et c'est une chose qui peut être associée à l'idolâtrie - le grand nombre de saints, de justes et de chefs religieux qui ont fondé des courants diffusés aux quatre coins du monde musulman ? Et comment est-il possible que les croyants implorent ces saints, ces justes et ces chefs religieux sans doute plus qu'ils n'implorent Dieu ? [11] " "Seul le savoir. permet de dépasser des moeurs obsolètes" ; l'instruction est l'ennemi des dictatures Le manuel explique, dans un passage extrait d'un ouvrage intitulé "La parole utile dans la démonstration de l'effort et de l'imitation" [12], que toute tentative de réforme dans le monde arabe provoque des réactions négatives, la population étant très attachée aux traditions locales. Cet état de fait est si fort que si une tradition venait à être présentée comme une innovation (condamnable dans l'islam), la population se rebellerait: "Tout [homme] raisonnable sait que si un docteur de l'islam déclarait dans une ville musulmane, en n'importe quelle circonstance, que l'imitation est une innovation interdite [sans fondement dans l'islam] (.), il serait attaqué par la majorité de ses habitants, soit par des injures, soit par la violation de ses biens, de son corps et de son honneur." [13] Un article présente l'instruction comme l'ennemi de la dictature. Sous le thème "Le despotisme et la science" [14]: "La liberté politique responsable et organisée garantit le dialogue entre la nation et le pouvoir", l'auteur pose la question: "Qu'est-ce qui ressemble plus au despotisme que la tutelle d'un traître puissant et infidèle sur les orphelins de riches, qui utilise leurs biens et leurs âmes comme bon lui semble tant qu'ils sont mineurs ? De même que le tuteur n'a pas intérêt à ce que les orphelins atteignent leur majorité, le despote n'a pas intérêt à ce que le peuple soit éclairé par la connaissance. Ce n'est pas un secret pour l'autocrate qu'il ne peut y avoir de coercition et d'esclavage si les sujets demeurent dans l'obscurité de l'ignorance (.) Le despote ne craint pas l'étude de la philologie destinée à corriger la langue tant que celle-ci n'inclut pas de maximes susceptibles de soulever le peuple (contre le dirigeant) ou de rhétorique génératrice d'engouement [contre le pouvoir] qui affaiblit les armées. "On peut dire de façon générale que le despote ne craint pas toutes les sciences mais seulement celles qui ouvrent l'esprit et éveillent en l'homme la conscience de ses droits et de son absence de droits, ainsi que des moyens d'acquérir et de préserver ses droits. Le despote est un usurpateur et un fourbe, tandis que les savants éveillent la conscience et mettent en garde. Le despote a des affaires et des intérêts que seul le savant est en mesure de gâter." [15] Le même manuel fait en particulier l'éloge du savoir profane. Un article de Muhammad 'Abdu dénonce la "contagion du fanatisme" en ces termes: "Le savoir élève les nations, tandis que l'ignorance les affaiblit et en fait la proie des errances du fanatisme, que ce [fanatisme] soit d'ordre idéologique, clanique ou confessionnel." [16] L'Europe, source des Lumières S'agissant du savoir comme rempart contre le fanatisme, le manuel mentionne notamment le côté positif de la campagne napoléonienne en Egypte, qui a apporté les sciences en Egypte. Un passage extrait d'un livre intitulé "La pensée réformiste chez les Arabes à l'époque de la renaissance [arabe]" [17] souligne que la campagne napoléonienne a élevé le niveau d'instruction générale en Egypte: "La campagne [française] [18] n'était pas une simple opération militaire, mais comportait un aspect scientifique et culturel qui a eu le mérite d'allumer l'étincelle de la renaissance arabe moderne. Car cette campagne a fait venir de nombreux chercheurs français bien équipés en Egypte, qui ont initié des recherches dans les domaines des mathématiques, de l'ingénierie, de la géographie, de l'astronomie, de la mécanique, de la géologie, de la métallurgie, de la médecine, de l'archéologie, de la littérature et des arts. Une revue était éditée tous les trois mois pour présenter les résultats de ces recherches. Ils [les scientifiques français] ont également diffusé un précieux ouvrage descriptif de l'Egypte [Ketab Wasf Misr], auquel ils ont incorporé des photos, des cartes et des tableaux. Ces connaissances qui étaient nouvelles pour les Egyptiens ont suscité tout leur étonnement !" "Cette campagne a développé l'imprimerie ; Napoléon a amené une imprimerie dont il s'est servi pour [diffuser] son appel au peuple égyptien. (.) Et la première imprimerie arabe que l'Egypte a connue est l'Imprimerie orientale française. Parmi ses publications se trouvaient un livre de phonétique, un livre de lecture et un dictionnaire français-arabe. Une autre imprimerie a ensuite été créée, qui a publié Barid Misr [19]. Voilà qui révèle l'intérêt que portait la campagne [française] pour le journalisme, dans la mesure où elle a également donné naissance à un deuxième journal, Al-Ashriya al-Misriya [qui sortait tous les dix jours]." "En examinant les débuts de la renaissance en Egypte, on constate que sa source est unique: c'est l'Europe, grâce à son fort développement dans les différents domaines." Le manuel ne prend toutefois pas partie pour la France : "Si Napoléon s'est appuyé sur la science moderne durant sa campagne, son but n'était pas d'instruire le peuple [égyptien], mais de rallier les élites pour étendre son pouvoir. Aussi, la campagne, de courte durée, et les difficultés encourues, n'ont pas permis aux Egyptiens de participer à cette campagne." [20] "La réflexion est un commandement religieux." L'auteur définit comme suit la liberté de pensée: "La liberté de pensée, c'est le respect de l'esprit, le fait de lui donner une place honorable et de lui permettre de s'exprimer dans tous les domaines, aussi bien politique, scientifique que culturel. Le développement culturel dans tous les domaines est révélateur de la bonne santé de la société. Et la liberté de pensée est une composante - voire même le fondement - de la liberté d'opinion et d'expression. La réflexion est un commandement religieux." [21] Le manuel fait l'éloge de la liberté individuelle comme étant la condition de toute connaissance. Dans une partie intitulée "Des causes du retard des musulmans", il présente un extrait d'une lettre adressée au sultan ottoman par Moustafa Fadel Pacha [22]: "La liberté est l'enseignant n°1 des nations ; c'est elle qui forme les enseignants. Nul autre ne peut la remplacer. La nation opprimée méprise le savoir car il ne lui est pas utile. Les nations désirent le savoir quand elles jouissent des droits auxquels elles croient ; l'instruction leur permet de mieux profiter de leurs droits, et toute nation ignorante opprimée est soit lâche soit traître." La liberté individuelle et le progrès Le manuel de Première insiste le droit inné à la liberté individuelle [23] dans un passage intitulé "La liberté est la base du pouvoir": "Certains besoins vitaux dépassent l'alimentation et l'habillement, même s'ils sont la condition première de la vie. Parmi les besoins essentiels se trouve la liberté. L'homme naît libre, il n'a d'autre seigneur que Dieu ; c'est pourquoi il doit vivre libre et mourir libre. La liberté inclut la liberté politique, la liberté de pensée, voire même la liberté religieuse." Il développe en particulier le concept de liberté politique, ramification naturelle de la liberté individuelle. L'individu avait le droit de critiquer le pouvoir: "La liberté politique signifie en premier lieu la liberté d'opinion et d'expression. Aux tous débuts de l'Etat islamique avaient été établies des libertés politiques ne muselant pas l'individu, même si ce dernier critiquait le gouverneur. L'Etat islamique autorisait même la formation de groupes et de partis aux opinions et aux principes différents [de ceux du gouverneur], que ces derniers défendaient franchement et explicitement." [24] La Shura (principe de consultation dans l'islam) Un autre article [25] souligne la nécessité d'une diversité d'avis antérieure à la prise de décision par le dirigeant. La "Shura" (principe de consultation dans l'islam) est considérée comme "faisant partie des valeurs morales relatives à l'exercice du pouvoir qui permettent à la concertation d'aboutir à un point de vue commun utile à la collectivité, que ce soit au sein de la pyramide du pouvoir politique, de la tribu, du clan ou même de la famille où les époux se concertent. Nous avons toujours besoin d'un minimum de concertation pour arriver à une direction qui garantisse la participation de tous ou [au moins] de la majorité." [26] En outre, les décisions déterminantes devaient être prises en accord avec l'avis du peuple: "La liberté politique inclut aussi la consultation [des gouvernés par les gouverneurs] comme il est écrit dans le Coran: "[Qu'ils] se consultent entre eux à propos de leurs affaires." (Sourate Al-Shura, verset 38). La Shura [consultation] suppose [l'existence de] la liberté d'expression et la garantit. S'il n'y a pas eu dans [l'historie de] l'islam d'institutions officielles chargées de veiller à la pluralité des opinions relatives à la politique de l'Etat, comme le Parlement ou les assemblées consultatives, l'islam approuve toutefois le principe [de consultation], voire l'ordonne (.). La pluralité des opinions nécessite - surtout à une époque où l'espace de l'Etat s'est élargi et où les problèmes de gouvernance se sont multipliés - la reconnaissance de l'opinion inverse dans un esprit de liberté et de tolérance totale." [27] La tolérance et le dialogue A travers ses manuels scolaires, la Tunisie - majoritairement sunnite - fait preuve d'une grande tolérance à l'égard des chiites [28]. Le manuel d'instruction islamique de Seconde se réfère au texte [29] d'un éminent théologien réformiste du XIXe siècle, Jamal Al-Din al-Afghani (1839-1897). Ce dernier évoque le pluralisme religieux qui a toujours existé en islam et cite parmi les grandes écoles "les chiites qui imitent l'imam Jaafar al-Sadeq [30] ", un des plus grands théologiens des Ahl al-Bayit [31], précisant que "leur préférence pour l'imam Ali [32] ne doit pas les exclure de la communauté des musulmans". Le texte du manuel souligne l'inutilité des opinions revanchardes entre sunnites et chiites: "Si les sunnites se mettaient d'accord aujourd'hui et approuvaient le choix des chiites, des Arabes et des Perses, et admettaient qu'Ali ibn Abi-Talib était plus apte à assurer la [fonction] califale que [son prédécesseur] Abou-Bakr [33], est-ce que les Perses [chiites] s'en trouveraient valorisés ? Ou la condition des chiites s'améliorerait-elle ? Et si [au contraire] les chiites approuvaient [le choix] des sunnites [et admettaient] qu'Abou-Bakr avait eu raison d'assurer la [fonction] califale d'Ali, cela valoriserait-il les musulmans sunnites et les sauverait-il de la servitude, de l'humiliation et de l'insécurité où ils sont tombés aujourd'hui ?" [34] Annexe Ci-dessous la liste des textes des manuels scolaires: Manuel de pensée islamique de Première Auteurs: Al-Saddiq Al-Khawni, Salim Al-Masahli, Zuhayr Al-Juwayni, Rashid Al-Qanuni, 'Izz Al-Din Al-Juwali. Sous la direction du Professeur Kamal 'Amran. Première partie - Les fondements de l'islam - Extrait de L'aube de l'islam, Ahmed Amin, Dar Al-Kitab Al-'Arabi, Beyrouth, pp.1-9. - Extrait de L'épître de l'unicité d'Allah, Muhammad 'Abdu, Beyrouth, 1982, pp. 43-45. - "Les limites de l'esprit et l'unicité d'Allah", Ibn Khaldun, Al-Muqaddima (Introduction à l'Histoire), Tunis, 1989, pp. 557-559. - "Les racines et les branches de la religion", Abu Al-Fath Al-Shahrastani, Le livre des religions et des sectes (Al-Milal w'Al-Nihal), pp. 19-20. - "Les convictions fondamentales des sunnites", Abu Al-Hassan 'Ali ibn Ismail Al-Ash'ari, La clarification des principes de la religion (Al-Ibana 'an Usul Al-Diyana), Dar Al-Bayan, Damas. - "Les erreurs dans [l'interprétation de] la révélation," Al-Qadi 'Abd Al-Jabbar, L'explication des cinq principes (Sharh Al-Usul Al-Khamsa), Maktabat Wahba, Le Caire, 1965, pp. 226-230. - "L'historicité de l'étude de la prédestination", Dr. Muhammad Abd Al-Rahman Marhaba, De la philosophie grecque à la philosophie islamique (Min Al-Falsafa Al-Yunaniyya ila Al-Falsafa Al-Islamiyya), pp. 282-285. - "La position des mutazilites par rapport à l'unicité d'Allah", Al-Ash'ari, Les opinions des [penseurs] islamiques et les différentes points de vue des croyants (Maqalat Al-Islamiyin wa-Ikhtilaf Al-Musallin), Tahqiq Writer, pp. 155-156. - "L'émergence du débat théologique sur la prédestination", Ibn Al-Qayyim, La guérison du patient et la question de la prédestination (Shifaa Al-'Alil fi Masa'il Al-Qada' wa-Al-Qadar), Beyrouth, 1978, pp. 3-4. Deuxième partie - Le Renouveau et les mouvements de réforme - Textes introductifs incluant: "L'effondrement [de la société]", Fahmi Jid'an, Les fondements de l'évolution des penseurs musulmans dans le Monde arabe moderne (Bawakir Al-Nahda), p. 15. - "Les réformes dans les temps anciens et dans les temps modernes", Ali Umalil, Le réformisme arabe et l'Etat-nation (Al-Islah Qadiman wa-Hadithan), pp. 18-21. - "Des causes du retard des musulmans", Mustafa Fadel Pasha, Lettre au sultan Abd Al-Aziz (Risala ila Al-Sultan 'Abd Al-'Aziz), Kararis Tunis, Tunis, No. 95-96, pp. 332-335. - "La protection de l'intérêt public", Najm Al-Din Al-Tufi, L'intérêt public dans la législation islamique (Al-Maslaha fi Al-Tashri' Al-Islami), Mustafa Zayd, Supplément, pp. 35-41. - "Deux types de théologiens: le Mujtahid (innovateur) et l'imitateur", Muhammad ibn 'Ali Al-Shawkani, L'opinion utile sur l'évidence de l'ijtihad et l'imitation (Al-Qawl Al-Mufid fi Adillat Al-Ijtihad wa Al-Taqlid), Dar Al-Qalam, Koweït City, pp. 46-51. - "L'effet du contact avec l'Europe sur la Nahda [renaissance arabe]," Muhammad Al-Qadi and 'Abdallah Sulah, La pensée réformiste arabe dans l'Age de la Nahda (Al-Fikr Al-Islahi 'inda Al-'Arab fi 'Asr Al-Nahda), éditions Dar Al-Janoub, Tunis, 1992, pp. 15-24. - "Un azharite dans la ville des Lumières [Paris]", Muhammad 'Ammara, Travaux complets (Al-A'mal Al-Kamila), pp. 11-12. - "Atteindre les objectifs par les réformes administratives", Khayr Al-Din Al-Tunsi, Les meilleures voies dans la connaissance des Etats (Aqwam Al-Masalik fi Ma'rifat Ahwal Al-Mamalik), pp. 92-98. - "L'unification des écoles religieuses [islamiques]", Jamal Al-Din Al-Afghani, Travaux complets (Al-A'mal Al-Kamila), pp. 324-325. - "Despotisme et savoir", 'Abd Al-Rahman Al-Kawakibi, La nature du despotisme et l'élimination de la servitude (Taba'i' Al-Istibdad wa Masari' Al-Isti'bad), pp. 28-33. - "La réforme de l'éducation", Muhammad 'Abdu, Travaux complets (Al-A'mal Al-Kamila), pp. 113-114. - "L'identité culturelle et le colonialisme", 'Ammar Al-Talbi, Les travaux de Ben Badis (Athar Ben Badis), Alger, 1968, pp. 309-310. - "La raison de la charia dans l'établissement du système de la nation islamique", Muhammad Al-Taher ibn 'Ashur, Les raisons de la charia (Maqasid Al-Shari'a), p. 139. - "L'islam aujourd'hui: une nouvelle prise de conscience", Dr Muhammad 'Aziz Al-Hababi, L'individualisme dans l'islam (Al-Shakhsaniyya Al-Islamiyya), pp. 141-142. - "L'intérêt commun est lié aux raisons [de la Loi ]," 'Allal Al-Fasi, Les raisons de la loi islamique et ses vertus (Maqasid Al-Shari'a Al-Islamiyya wa Makarimiha), pp. 177-179. - "[A propos de] la monarchie limitée par le droit", Ibn Abi Al-Diaf, L'action des gens de notre époque dans l'information des rois de Tunisie et la promesse de sûreté (Ithaf Ahl Al-Zaman bi Ikhbar Muluk Tunis wa 'Ahd Al-Aman), Tunis, 1989, pp. 58-59. - "L'appel à la création d'un conseil national représentatif ", Général Hussein, Parmi les lettres du General Hussein (Min Rasa'il Hussein), Al-'Ahd Al-Rutbi l'il-Risala, p. 146. - "Critique de la pensée réformiste", Kamal 'Abd Al-Latif, Interprétation allégorique et paradoxe (Al-Ta'wil wa Al-Mufaraqa), p. 17. - "Evaluation du mouvement réformiste", 'Abd Al-Samad Belkabir, Etudes sur le mouvement salafiste (Durus fi Al-Haraka Al-Salafiyya), pp. 122-123. Troisième partie - Tradition: Présentation de Muhammad 'Abdu Extraits du livre Islam etchrétienté dans la relation entre la science et la civilisation (Al-Islam wa Al-Nasraniyya ma'a Al-'Ilm wa Al-Madaniyya), Muhammad 'Abdu, Le Caire, 1938: - "La stagnation des juristes islamiques" (Jumud Al-Fuqaha'), pp. 107-108. - "La relation étroite entre la science et la religion et la contagion du fanatisme parmi les musulmans" (Mulazamat Al-'Ilm l'il-Din wa 'Aswa Al-Ta'assub fi Al-Muslimin), pp. 150-151. - "L'état de la théologie" (Hal 'Ulum Al-Din), pp. 152-153. - "Al-Taqlid" [L'imitation des autorités religieuses], pp. 157-158. Quatrième partie - Coran: Sourate Al-Hujurat (49) Manuel de pensée islamique de Terminale Auteurs: 'Abd Al-Jalil Al-Missawi, Al-Hadi Al-Khudri, Ahmed Al-Mushriqi, 'Abd Al-Razeq Al-'Iyyari. Sous la direction du Professeur 'Ali 'Abd Al-Jalil. Révisions finales: 'Abd Al-Majid Al-Sharfi. Première partie - Inspiration: entre interprétation et explication - "L'interprétation courante", Muhammad Rashid Rida, Le phare de l'exégèse (Tafsir Al-Manar), pp. 24-26. - "Les textes et la réalité", Nasr Hamed Abu-Zayd, La notion du texte (Mafhoum Al-Nass), Al-Markaz Al-Thiqafi Al-'Arabi, Beyrouth, 1990, pp. 8-9. - "Le sens de la révélation", Muhammad Rashid Rida, La révélation de Mahomet (Al-Wahy Al-Muhammadi), Dar Al-Maktab Al-Islami, Beyrouth et Damas, 1985, p. 44. - "La signification de la révélation et son rapport à la prise de conscience", Khalil Ahmed Khalil, La dialectique du Coran (Jadaliyat Al-Quran), Beyrouth, 1997. - "La création du Coran: de l'idée à l'épreuve", Ahmed Mahmoud Subhi, La science du Kalam [i.e. Théologie islamique] (Fi 'Ilm Al-Kalam), Mu'assasat Al-Thaqafa Al-Jami'iyya, Alexandrie, pp. 127-129. - "La signification philosophique de la question de la création du Coran", Hussein Ahmed Amin, Le guide du musulman triste (Dalil Al-Muslim Al-Hazin), Dar Al-Janoub l'il-Nashr, Tunis, 1993, pp. 133-134. - "L'inimitabilité du Coran", Muhammad 'Ali Al-Sabouni, L'exposition des sciences du Coran (Al-Tibyan fi 'Ulum Al-Quran), Le Caire, 1980, pp. 86-125. - "L'esprit et la tradition", Abu-Hamid Al-Ghazali, Le renouveau de la théologie (Ma'arij Al-Quds fi Madarij Ma'rifat Al-Nafs), Le Caire, 1927, p. 59. - "Exégèse et interprétation allégorique", Muhammad Al-Tahir Ben 'Ashur, L'exégèse de l'écriture et de l'instruction (Tafsir Al-Tahrir wa Al-Ta'wil), Al-Dar Al-Tunisiyya l'il-Nashr, Tunis, 1984, p. 12. - "Le sens de l'interprétation allégorique", 'Ali Harb, Innovation et interprétation allégorique (Al-Tajdid wa Al-Ta'wil), Majalat Dirasat 'Arabiyya, 1982, No. 8-12. - "Les étapes progressives de [l'évolution de] la religion et de son interprétation", Al-Sayyed Ahmed Khalil, L'évolution de l'exégèse des livres saints et du Coran (Nasha't Al-Tafsir fi Al-Kutub Al-Muqadassa wa Al-Quran), Al-Wikala Al-Sharqiyya l'il-Thaqafa, Alexandrie, 1954, pp. 69-83. - "L'esprit et le poids de la tradition", Fu'ad Zakaria, La pensée scientifique (Al-Tafkir Al-'Ilmi), Silsalat 'Alam Al-Ma'aref, Koweït, 1988, pp. 83-85. - "Entre interprétation allégorique et Fiqh," Nasr Hamed Abu-Zayd, La notion de texte [sacré] (Mafhum Al-Nass), pp. 237-240. Deuxième partie - Civilisation: La question politique dans la pensée islamique - "L'historicité de l'Etat dans la civilisation islamique", Ahmed Amin, L'aube de l'islam (Doha Al-Islam), Dar Al-Kitab Al-'Arabi, Beyrouth, pp. 4-6. - "La liberté comme fondement du pouvoir", Kamal 'Abdallah Al-Mahdi, La religion et la vie (Al-Din wa Al-Hayat), Dar Al-Jil, Beyrouth, 1988, pp. 291-293. - " La Shura [consultation dans l'islam]", Muhammad Al-Talbi, Les enfants d'Allah ('Iyyal Allah), Dar Siras lil-Nashr, 1992, pp. 90-93. - "Egalité et justice", Kamal 'Abdallah Al-Mahdi, La religion et la vie (Al-Din wa Al-Hayat), pp. 293-295. - "L'Etat et les valeurs", Muhammad Iqbal, Le renouveau de la pensée religieuse (Tajdid Al-Tafkir Al-Dini), Le Caire, 1968, pp. 177-179. - "Le califat et l'imamat", Ibn Khaldun, Introduction à l'Histoire (Al-Muqaddima), Tunis, 1989, pp. 1-244. - "Le califat et l'institution civile", 'Ali Harb, La laïcité de l'Etat dans l'islam ('Ilmaniyyat Al-Dawla), Majalat Al-Naqid. - "Les principes de l'islam concernant l'imamat", Abu Al-Hassan Al-'Ash'ari, Les fondements de l'islam et les différences d'opinion parmi les croyants (Maqalat Al-Islamiyin wa Ikhtilaf Al-Musallin), Maktabat Al-Nahda Al-Misriyya, Le Caire, 1954, pp. 132-136. - "La question du califat et de la gouvernance dans les temps modernes", 'Abd Al-Majid Al-Sharafi, L'islam et la modernité (Al-Islam wa Al-Hidatha), pp. 189-223. - "L'islam est une religion qui apporte le savoir", 'Ali 'Abd Al-Razeq, L'islam et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 143-153. - "Le Prophète était-il un dirigeant politique ?", Muhammad Al-Khidr Hussein, Critique de l'islam et fondements de la gouvernance [de 'Abd Al-Razeq] (Naqd Kitab Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Al-Matba'a Al-Salafiyya, Le Caire, 1923, pp. 135-137. - "Les constances et les variables dans la relation entre religion et politique", 'Abd Al-Hamid Mutawalli, Législation islamique et législation [séculière] (Al-Tashri' Al-Islami wa Al-Nuzum Al-Qanunia), Al-Hay'a Al-Misriyya Al-'Amma l'il-Kitab, Le Caire, 1978, pp. 85-86. - "L'interaction entre les principes islamiques et le savoir des temps modernes", Muhammad Rida Muharram, La modernisation de la pensée politique islamique (Tahdith Al-'Aql Al-Siyasi Al-Islami), Dar Al-Fikr lil-Dirasat wa Al-Nashr wa Al-Tawzi', Le Caire, 1986, pp. 155-159. - "L'islam respecte le droit de propriété", Ali 'Abd Al-Wahed Wafi, L'islam protège la vie et l'honneur (Himayat Al-Islam l'il-Anfas wa Al-A'rad), Matba'a Al-Sha'b, Le Caire, pp. 44-46. - "Le prophète de la compassion et de la guerre", Hassan Sa'b, L'islam et les défis de l'époque [moderne] (Al-Islam wa Tahadiyyat Al-'Asr), Dar Al-'Ilm lil-Malayin, Beyrouth, pp. 39-41. - "La solidarité sociale", Saadedine Ibrahim, Majallat Al-Mustaqbal Al-'Arabi. - "L'imamat selon les Kharijites", Abu-Said Al-Qalhati, Exposition et clarification (Al-Kashf wa Al-Bayan), Tunis, 1984, pp. 151-152. - "L'imamat selon les mutazilites", Muhammad Hamud, La pensée politique mutazilite (Al-Fikr Al-Siyasi 'inda Al-Mu'tazala), Dirasa min Majallat Al-Fikr Al-'Arabi, 1981, p. 344. - "L'imamat selon les Ash'arites", Ahmed Mahmud Subhi, La science du Kalam [i.e., Théologie islamique] (Fi 'Ilm Al-Kalam), Alexandrie, 1982, p. 90. - "L'islam respecte le droit du propriétaire d'utiliser sa propriété comme bon lui semble", Ali 'Abd Al-Wahed Wafi, L'islam protège la vie et l'honneur (Himayat Al-Islam l'il-Anfas wa Al-A'rad), Matba'a Al-Sha'b, Le Caire, pp. 48-58. - "Activité économique et valeur du travail humain", Ibn Khaldun, Introduction à l'histoire (Al-Muqaddima), Dar Al-Kitab Al-Lubnani, Beyrouth, 1967, pp. 678-681. Troisième partie - La tradition: L'islam et les fondements de la gouvernance (par 'Ali 'Abd Al-Razeq) - Biographie du cheikh 'Ali 'Abd Al-Razeq's [par le ministère de l'Education]. - "Les responsables", Ali 'Abd Al-Razeq, L'islam et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 122-123. - "Le califat et la force", Ali 'Abd Al-Razeq, L'islam et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 73-75. - "Le prophète et le pouvoir politique", Ali 'Abd Al-Razeq, L'islam et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 151-154. - "Le califat n'est pas une institution politique", Ali 'Abd Al-Razeq, L'islam et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 181-182. - "Les besoins du gouvernement diffèrent de ceux du califat", Ali 'Abd Al-Razeq, L'islam et les fondements de la gouvernance (Al-Islam wa Usul Al-Hukm), Dar Maktabat Al-Hayat, Beyrouth, pp. 80-83. *M. Feki et N. Maruani sont chercheurs à l'Institut MEMRI. -------------------------------------------------------------------------------- [1] Deuxième année
secondaire en Tunisie. Volume VI, Numéro 284 • vendredi le 4 mai 2007 La motion exigeant
que les incitations au génocide par le président iranien
Ottawa - La motion présentée par Irwin Cotler, député et porte-parole libéral chargé des droits de la personne, a été adoptée par le sous-comité des affaires étrangères chargé des droits de la personne. Cette motion demande au gouvernement de rapporter aux Nations unies les incitations au génocide directes et publiques contenues dans les appels répétés du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à « rayer Israël de la carte ». La résolution demande aussi au gouvernement canadien de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU du dossier des incitations au génocide par des personnalités haut placées du gouvernement iranien, et ce, afin d’établir les bases d’une enquête et de futures poursuites. « Nous assistons dans l’Iran d’Ahmadinejad à une propagande empoisonnée qui fait l’apologie du pire crime qui soit : le génocide. Cette propagande est ancrée dans la haine la plus virulente qui soit, l’antisémitisme, motivée par l’intention avouée d’acquérir des armes nucléaires, et théâtralisée par la parade, dans les rues de Téhéran, d’un missile Shihab-3 recouvert d’un slogan "rayez Israël de la carte" », a déclaré M. Cotler. Le député libéral a ajouté qu’il était tout simplement normal que ces incitations au génocide choquantes, et qui contreviennent de façon flagrante à la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, soient rapportées aux Nations unies et à la Cour pénale internationale. M. Cotler a également déploré le fait que deux membres conservateurs du sous-comité ont voté contre sa motion. Il a souligné que la déclaration du Premier ministre Stephen Harper condamnant les propos du président Ahmadinejad n’était pas suffisante, que son gouvernement devait joindre le geste à la parole en prenant des mesures claires et fermes et que continuer de ne rien faire serait à la fois irresponsable et honteux. Voici le texte intégral de la résolution, telle qu’adoptée : Considérant que des personnalités haut placées du gouvernement iranien n’ont cessé de contrevenir à l’interdiction, formulée dans l’article trois (c) de la Convention sur le génocide, de toute incitation directe et publique au génocide, par leurs appels fréquents et sans ambigüité à l’ « annihilation » d’Israël et à « rayer Israël de la carte » ; Considérant que ces appels directs et publics au génocide violent également l’interdiction, formulée dans l’article 25(3) (e) du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, des incitations publiques et directes au génocide ; Considérant que ces incitations directes et publiques au génocide s’accompagnent de déclarations d’intention par l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies ; Considérant, enfin, que les États signataires de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide ont la responsabilité d’en faire appliquer les principes et d’empêcher les incitations directes et publiques au génocide ; En conséquence, nous déclarons : 1. Que le Canada, en tant que signataire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, appelle les autorités compétentes aux Nations unies à prendre les mesures qui s’imposent en vertu de la Charte des Nations unies, selon leur bon jugement, pour prévenir et réprimer les incitations au génocide publiques et directes de la part de personnalités haut placées du gouvernement iranien, en conformité avec l’article trois (c) de la Convention susmentionnée ; 2 .Que le Canada appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir le Poursuivant spécial de la Cour pénale internationale du dossier des incitations au génocide par des personnalités haut placées du gouvernement iranien, et ce, afin d’établir les bases d’une enquête et de futures poursuites. Israël
- 150 000 opposants à Olmert manifestent à Tel-Aviv Plus de 150 000 Israéliens se sont rassemblés hier soir à Tel-Aviv pour réclamer la démission du premier ministre Éhoud Olmert, mis en cause par la commission Winograd chargée de tirer les leçons de la guerre menée l'été dernier au Liban. Le premier ministre israélien Éhoud Olmert, parvenu à endiguer pour le moment la fronde au sein de son parti, doit maintenant faire face à la pression de la rue. À la tombée de la nuit, 150 000 personnes de droite comme de gauche, religieux ou laïcs, répondant à l'appel de vétérans, de réservistes et de parents de soldats tués au Liban, se trouvaient réunies place Yitzhak-Rabin, selon les estimations avancées par les chaînes de télévision. «M. le premier ministre, vous dites que vous êtes notre serviteur, eh bien vous êtes viré!», leur a lancé l'écrivain Meir Shalev. «Vous avez échoué, rentrez chez vous!», pouvait-on lire sur une immense banderole. Toutes voix confondues, juifs religieux, colons, laïcs des mouvements de jeunesse de gauche, représentants de familles endeuillées par la guerre et d'associations de soldats réservistes ont repris en choeur ce mort d'ordre: «Démission, démission!» «Cette manifestation est une occasion pour le peuple de sortir le carton rouge en disant à Éhoud Olmert et à Amir Peretz qu'ils doivent partir sur-le-champ», a expliqué Uzi Dayan, un des organisateurs. «Il y a des moments dans l'histoire où le peuple doit dire: ça suffit», a ajouté ce général, ex-chef d'état-major adjoint. De l'avis de la plupart des commentateurs, la deuxième bataille du premier ministre se déroule désormais dans la rue. Les deux quotidiens israéliens les plus vendus, le Yediot Aharonot et le Maariv, avaient d'ailleurs choisi hier le même gros titre de une: «Le test de la place», en allusion à la place Yitzhak-Rabin au centre de Tel-Aviv, lieu traditionnel des grands rassemblements. Soucieux de ratisser le plus largement possible, les organisateurs ont refusé d'inviter des dirigeants de partis politiques à prendre la parole pour éviter de donner le sentiment d'une possible récupération. Selon les sondages, plus des deux tiers des Israéliens estiment qu'Éhoud Olmert et Amir Peretz devraient se démettre. En dépit d'une cote de popularité étale, Olmert s'est dit déterminé à rester à son poste pour «réparer les erreurs» qu'il reconnaît avoir commises pendant les 34 jours de l'offensive menée contre le Hezbollah libanais. Tal Zilberstein, un conseiller d'Olmert, a estimé que ce rassemblement ne remettra pas en cause la détermination du premier ministre à tirer lui-même les leçons du rapport Winograd. Dans la journée, un débat à la Knesset sur les conclusions de ce rapport d'étape avait donné à ses détracteurs l'occasion de renouveler leurs appels à la démission, mais aucune motion de censure n'avait été déposée. «Nous devons revenir devant le peuple et le laisser donner son opinion», a déclaré le chef de file de l'opposition et ancien premier ministre Benjamin Nétanyahou, réclamant la tenue d'élections anticipées. Plusieurs sondages pronostiquent une victoire du Likoud si un tel scrutin était organisé. Olmert et la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui entretiennent des rapports tendus depuis plusieurs mois, se sont assis côte à côte à leur place respective au parlement et se sont largement ignorés pendant toute la séance. «Dans n'importe quel autre pays, le gouvernement aurait démissionné», a déclaré Danny Yatom, député du Parti travailliste, principal partenaire de Kadima au sein de la coalition gouvernementale. Les travaillistes doivent désigner leur nouveau dirigeant le 28 mai lors d'une élection qui déterminera si le parti reste ou non au sein de la coalition.
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