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Communiqué Isranet
Volume VII, Numéro 324 • vendredi le 29 février 2008 L'ONU contre
les droits de l'homme L'année 2008 verra-t-elle
simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l'homme par l'ONU et la destruction de ses
principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter,
tant depuis un certain nombre d'années, par ses dérives,
l'ONU s'est caricaturée. Coup
de projecteur sur l’affaire Al-Dura Traduction française
: Menahem Macina Lors de la dernière audience,
en novembre [2007], France 2 avait dû produire les rushes du
film "Al-Dura", dont la chaîne avait dit auparavant
qu’il durait 27 minutes. Mais devant le tribunal, Enderlin n’en
a montré que 18 minutes, c’est-à-dire seulement
les deux tiers du film. Le juge en a été plutôt
surpris. Pour toute excuse, Enderlin a marmonné qu’il
n’avait pas l’entièreté du film et avait
perdu [la partie manquante] ; ce qui n’aura pas manqué
de donner lieu à de sérieux soupçons. Et dans
le film qui fut projeté, on voit Al-Dura bouger le bras après
avoir été "mortellement touché", puis
ouvrir encore les yeux. Au lieu de cela, il a enflammé
la population, ce que souhaitait probablement l’Autorité
Palestinienne en diffusant à plusieurs reprises le film à
la Télévision. Quelques semaines plus tard, deux réservistes
israéliens furent lynchés à Ramallah par une
foule scandant le nom de Al-Dura. On se souvient sans doute de l’un
des Palestiniens brandissant à la fenêtre [du poste de
police] ses mains dégoulinantes de sang. L’Intifada ne
tarda pas à monter en puissance et à échapper
à tout contrôle. Volume VII, Numéro 323 • vendredi le 22 février 2008 A beau mentir
qui vient de loin La presse française ment avec effronterie, avec un aplomb d’autant plus interminable qu’elle est sûre de l’impunité que lui confère l’absence presque complète de concurrence : dans la profession, tout le monde ou presque pense « bien ». Tout le monde, et en particulier Le Monde. Chaque fois qu’il m’arrive de jeter un œil sur la chronique américaine, que donne régulièrement au quotidien du soir Corinne Lesnes, je me frotte l’autre œil avec vigueur : ce n’est pas tant d’Amérique qu’elle parle, c’est de la planète Mars, de son imaginaire. Comme elle s’en auto félicite avec un rien de niaiserie dans son billet du 13 février, « c'est le privilège de cette "Lettre d'Amérique" d'échapper aux contraintes de l'objectivité ». En effet, elle a raison, le mensonge y est impudent, la manipulation grossière, le parti pris pathologique. Mon animosité bien connue m’emporte-t-elle ? Lisons ensemble ce billet, intitulé « Le culte d'Obama, superstar ». On sait que le personnage ne m’emballe pas, mais tout de même… « Même les républicains n'ont que des louanges. Ne parlons pas des néoconservateurs, qui semblent voir dans les déclarations internationalistes d'Obama une revalidation de leurs théories sur la démocratie dans le monde », affirme Madame Lesnes, avec quelque intrépidité dans le traitement des faits: mais elle a donne son coup de Jarnac: quel crime pourrait-il être plus hideux que d'être en accord avec les néo-conservateur? . La critique d’Obama, rassurons-nous, on la trouve, mais « dans les écrits des intellectuels noirs qui reprochent à Barack Obama d'accréditer l'idée que le racisme n'est plus qu'un problème individuel dans une société qui l'aurait dépassé sur le plan collectif ». Ouf, on craignait pour nos idées recues! Et qui donc s’emporte de la sorte contre ce noir trop blanc ? – C’est « Glen Ford, le cofondateur de Black Commentator », qui « n'en revient pas que Barack Obama ait pu dire que les Noirs ont déjà fait "90 % du chemin qui conduit à l'égalité", quand le revenu moyen d'une famille noire est le dixième de celui d'une famille blanche. "Il y a deux endroits où l'on trouve une égalité à 90 % : dans le championnat de basket et dans les prisons" », affirme notre hardie exploratrice. Elle ne dira pas au lecteur que le Commentateur noir est un journal d’extrême-gauche tres marginal; c’est comme si un institut de sondage interviewait un postier pris au hasard, tiens, M. Besancenot, ou un campagnard adventice, M. Bové. Quelle intégrité ! Mais le pire de cet extrait de la campagne menée par la chronique qui “échappe aux contraintes de l’objectivité” (je m’en bats encore les côtes) contre le nègre-blanc, qui ne ferait pas assez vibrer la corde de la victimitude du pôv z’exploité, c’est quand la Corinne reprend as is l’énormité de M. Ford : « le revenu moyen d'une famille noire est un dixième de celui d'une famille blanche ». Notre « intellectuel noir » raconte n’importe quoi, ou alors il ment comme un arracheur de dents. Madame Lesnes, qui compte, peut-être, se recycler dans la dentisterie, accrédite le n’importe quoi, elle le fait sien en le citant sans le moindre éclairage. Pourquoi permettre à un tout petit fait de rien du tout de gâcher une édifiante calembredaine idéôlogique ? Il aurait tout de même fallu citer un chiffre ou deux, pour montrer que le digne M. Glen Ford déraillait. D’après le Bureau du recensement (Census Bureau) des Etats-Unis, le revenu moyen annuel d’une famille américaine s’établissait, en 2006, tous groupes confondus, à 48 201 dollars. Le revenu moyen d’une famille blanche se montait à 50 673 dollars. D’après M. Ford, le revenu moyen d’une famille noire devrait donc se monter à 5 000 dollars environ. Or il s’établit, d’après la même source, à 31 969 dollars [1]. On est dans le baratin dans une proportion de 600 pour cent… Au fil des années, il m’est arrivé ça et là d’appeler tel ou tel rédacteur du Monde, que j’avais pris en flagrant délit de dérapage. J’ai souvent reçu la même et impayable réponse : « Mais je n’ai fait que citer… je n’endosse pas, je rapporte ». Un jour, je m’en rappelle, ledit journal avait publié une courte interview du terroriste palestinien Marwan Barghouti, le chef du groupe Tanzim, lequel affirmait, impavide, « le Tanzim n’existe pas, c’est une invention des Israéliens ». L’idée ne serait pas venue à l’intervieweur d’ « éclairer » le lecteur en ajoutant trois mots sur la réalité de l’organisation terroriste qu’il dirigeait. Mais puisqu’on était dans la propagande, pourquoi se soucier des faits, ou du lecteur ? Que nul ne croie que je souffre de parti pris, et que je ne casse du sucre que sur le dos du Monde. Le 23 janvier dernier, le Figaro publiait à la Une électronique un article intitulé « Les 935 mensonges de l’administration Bush », sous la plume de « C.M., avec AFP ». Avec, en sous-titre, « Une étude indépendante a comptabilisé les fausses déclarations du président américain et de son équipe sur l'Irak entre 2001 et 2003 ». Les deux organismes responsables de l’ « étude » citée avec fracas par Le Figaro étaient le Center for Public Integrity (le Centre pour l’intégrité publique) et le Fund for Independence in Journalism (le Fond pour l’indépendance dans le journalisme). Pas un instant ne voyait-on l’auteur de l’article en question émettre le plus petit soupçon de doute sur l’impartialité et l’objectivité des deux organismes. Il était donc évident, pour le lecteur, que l’administration Bush avait tissé un grand mensonge systématique – pensez : 935 mensonges, pas 934 ni 936, 935 ! On n’est pas loin du millier de mensonges ! Mais, mais, mais, « C.M. » et l’AFP avaient juste un peu oublié de mentionner que les deux organismes cités font partie, l’un et l’autre, de l’appareil de propagande d’extrême-gauche que fournit en fonds quasi illimités M. George Soros, un milliardaire gauchiste, pas qu’un peu mégalomane et Bushophobe. Le rôle propagandiste des deux officines est bien connu à Washington. Il ne l’est cependant pas du lecteur français. Voilà : on ment avec le toupet de l’habitude, sans respect pour le lecteur, pour servir la fonction idéologique de cette presse bien-pensante et mal-sentante qui est la nôtre. Le portrait au vitriol que traçait Balzac de la vénalité et de la canaillerie de la presse parisienne, en 160 ans, n’a pas pris une seule ride. Note : Le
virage à 180 degrés de Bush au Moyen-Orient Adaptation française
de Sentinelle 5768 L’un de nous est un ancien dissident soviétique qui a passé neuf ans au Goulag et qui, après avoir rejoint son peuple à Jérusalem, a été impliqué durant une dizaine d’années dans la vie politique israélienne et occupé un poste de ministre du gouvernement pendant la plus grande partie de cette période. L’autre est un Palestinien qui a consacré sa vie à dénoncer les violations des droits de l’homme, perpétrées contre son peuple, tant par le gouvernement israélien que par le gouvernement palestinien. L’un est un Juif convaincu du bien fondé du droit de son peuple à la Terre d’Israël. L’autre est un Arabe convaincu du bien fondé du droit de son peuple à la même terre. Pourtant, alors que nous avons de vrais désaccords qui rendront un compromis historique très difficile et douloureux, nous sommes pleinement d’accord sur le fait que la seule voie vers la paix repose sur la construction d’une société palestinienne libre – une voie que M. Bush a tracée audacieusement dans son discours historique. Hélas, encouragée par des dirigeants israéliens et palestiniens à courte vue, l’administration Bush, qui entame maintenant sa dernière année de mandat, a remis en vigueur la politique qui a échoué dans le passé, qui n’a rien apporté d’autre que la tragédie, le terrorisme et la guerre, et n’a fait qu’éloigner davantage les perspectives de paix. La véritable percée à laquelle a donné lieu la vision de M. Bush, il y a cinq ans et demi, n’était pas son appel à une solution à deux Etats, ni même l’invitation adressée aux Palestiniens à « choisir des dirigeants non compromis avec le terrorisme ». La véritable révolution a consisté à poser comme condition de la paix une transformation fondamentale de la société palestinienne.
Beaucoup de critiques ont soutenu, à l’époque, que lier le processus de paix à une transformation de la société palestinienne était une innovation radicale en matière de réconciliation. Ce l’était. Et elle était attendue depuis longtemps. Ce qui a guidé les décideurs politiques, au cours des décennies passées, fut l’idée qu’un dirigeant palestinien "modéré" qui combattrait le terrorisme pour faire la paix avec Israël avait besoin d’être « conforté » à tout prix. Yasser Arafat était leur modéré. On lui a donné un territoire, des armes, de l’argent et une chaleureuse accolade diplomatique. On a fait une impasse totale sur ce qui se passait dans la société palestinienne. Alors qu’Arafat vidait la société civile palestinienne de son contenu, en donnant le contrôle de l’économie à des "potes" corrompus, en détournant des milliards de dollars vers ses comptes privés, en foulant aux pieds les droits de son peuple, et en utilisant les médias et les écoles contrôlés par l’Autorité Palestinienne pour endoctriner une génération à une culture de haine, la longue étreinte de la communauté internationale se faisait de plus en plus chaleureuse. En fait, la dictature émergente d’Arafat était considérée comme un atout dans le processus de paix. Voilà, disait-on, le dirigeant « fort », susceptible de conclure un accord. Il ne fallait rien faire pour l’affaiblir. Le discours de M. Bush était censé changer tout cela. Il était censé mettre l’accent là où il aurait toujours dû être : aider les Palestiniens à construire une société convenable, qui protégerait les droits de leur peuple et favoriserait la paix avec ses voisins. Il était censé entamer la dure tâche d’aider les Palestiniens à reconstruire leur société civile, à construire une économie libre, mettre en place de vrais tribunaux, réformer leurs services de sécurité et réorganiser leur système éducatif. Le Président a eu le grand mérite de mettre l’accent sur les problèmes de démocratie et de droits de l’homme, et d’avoir cru fermement que le progrès en matière de liberté est essentiel pour la paix et la stabilité internationales. Il a fait de cette idée le point central de son second discours inaugural, et il l’a réitérée en juin dernier, à Prague, lors d’une conférence des dissidents du monde entier. Le mois dernier, le Président Bush n’a pas hésité à parler de liberté et de droits de l’homme en plein cœur de l’Arabie. Mais les quelques années écoulées ont montré que, quand il s’agit de traiter avec les Israéliens et les Palestiniens, le lien vital entre la liberté et la paix est presque totalement passé sous silence. C’est vrai, l’administration ne fait rien contre la volonté des dirigeants israéliens et palestiniens actuels. Mais de même que le processus de paix d’Oslo des années 1990 a été un désastre auquel les dirigeants israéliens et palestiniens ont adhéré de tout cœur, la phase actuelle du processus de paix s’avérera tout aussi désastreuse parce qu’elle néglige ce qui est le plus important. Plutôt que d’entamer le long et difficile processus de transformation de la société palestinienne, et d’ouvrir finalement la voie à la paix, l’administration américaine a systématiquement soutenu des solutions rapides et absurdes : depuis la conception d’une « feuille de route » qui se contentait de mots en matière de réforme, en passant par le soutien au désengagement unilatéral qui, de par sa nature même, ne tenait pas compte de la société palestinienne, et jusqu’à faire pression pour qu’aient lieu des élections hâtives qui précédaient plutôt qu’elles ne suivaient une réforme, ce qui amena le Hamas au pouvoir. Lorsque Arafat eut disparu de la scène, nous avons espéré qu’on donnerait sa chance à la vision de Bush. Mais tout ce qui s’est produit, c’est que le président Mahmoud Abbas (aussi appelé Abou Mazen) et le premier ministre Salam Fayad, sont devenus les nouveaux "modérés" qu’il faut renforcer à tout prix. Plutôt que d’établir un lien clair entre le soutien à l’AP et la réforme, et de choisir ouvertement des réformateurs palestiniens sincères qui sont de vrais alliés du monde démocratique, on a promis des milliards à Abou Mazen, bien qu’il n’ait rien fait. Alors que les médias sont entièrement sous son contrôle, la provocation à la haine continue, et personne ne soulève des objections sérieuses à ce propos. Il est, nous dit-on, trop "faible" pour intervenir. Il y a quelques semaines, lors d’une réunion avec un haut fonctionnaire en charge de la politique étrangère européenne, l’un d’entre nous (M. Sharansky) parla de la nécessité de soutenir l’action de l’autre (M. Eid) dans la promotion de la démocratie et des droits de l’homme dans les territoires palestiniens. Après avoir exprimé son profond engagement pour la paix, la démocratie et les droits de l’homme, le dirigeant européen posa la question cruciale : « Quelle est la relation de M. Eid avec Abou Mazen ? » Ayant entendu qu’elle était tendue, à cause de critiques constantes dues au fait qu’Abou Mazen s’abstient de réformes, l’enthousiasme du haut fonctionnaire s’évapora brusquement.
Cette remise en course d’une ancienne attitude rappelle l’absurdité de ceux qui refusaient de soutenir les dissidents démocrates de derrière le Rideau de Fer, parce qu’ils affaiblissaient leurs dirigeants. Le Président Bush devrait consacrer la dernière année de son mandat à aider les Palestiniens à entreprendre la transformation de leur société, afin que la vision dont il a parlé naguère avec tant d’éloquence ait une chance de porter des fruits un jour. Nous avons perdu trop de temps à renforcer des dirigeants et à vouloir décrocher la lune. Commençons par renforcer la société palestinienne, et lançons un vrai processus de paix, une fois pour toutes. (M. Eid est directeur Général du Groupe Palestinien d’Observation des Droits de l’Homme. M. Sharansky est Président de l’Institut Adelson d’Etudes Stratégiques.) Volume VII, Numéro 322 • Vendredi le 15 février 2008 Le préjugé pro-palestinien
de Radio-Canada Il m’arrive souvent de constater que Radio-Canada est affligé d’une inclination idéologique qui a pour effet d’occulter où de déformer des éléments essentiels de la réalité. On pourrait définir cette idéologie radio-canadienne comme étant de gauche--une gauche de style caviar --, anti-américaine -- ce qui se traduit dans les reportages par un évident parti pris pour les Démocrates--, écolo bien-pensant -- on y fait la promotion de la thèse de la responsabilité humaine du réchauffement climatique -- et pro-palestinienne. C’est d’ailleurs ce dernier aspect de l’idéologie radio-canadienne qui m’intéresse ici. Et c’est l’émission Une Heure Sur Terre, animée par Jean-François Lépine, qui a récemment fort bien illustré et mis en relief le préjugé pro-palestinien de Radio-Canada …mais aussi des médias québécois en général. Il y avait sur le plateau un diplomate onusien, Alvaro de Soto, un écrivain français, Marek Halter, et deux porte-parole d’un groupe dont j’ignorais l’existence appelé PAJU ( Palestiniens et Juifs Unis ). Ce fut une belle cérémonie de désinformation et de dénigrement d’Israël. Et sans la moindre perspective historique. C’est ainsi qu’on laissait croire que les litiges portaient essentiellement sur la délimitation des frontières de l’État d’Israël et d’un futur État palestinien. Partant de là, si la paix n’est pas au rendez-vous depuis tant d’années, c’est forcément à cause de l’intransigeance d’Israël. Alors qu’en réalité, la querelle ne porte pas surtout sur la dimension territoriale de l’État d’Israël, mais sur son existence même. « Sans une acceptation sincère et authentique du droit à l’existence d’un État Juif, écrit Bernard Lewis, un grand spécialiste de l’Islam, comme il existe 22 États arabes dans la Ligue Arabe et 53 États musulmans dans l’Organisation de la Conférence Islamique, aucune paix ne peut être négociée. » Et que dit l’onusien De Soto sur cette question capitale? Il affirme que la reconnaissance préalable du droit à l’existence d’Israël est une condition excessive et insoutenable et que, par conséquent, le gouvernement israélien devrait envisager de consentir toutes sortes de concessions à des ennemis dont l’objectif affiché est de « rayer Israël de la carte ». Soulignons que la réponse de M. de Soto illustre bien l’hostilité permanente de l’ONU envers Israël. En moyenne, 19 résolutions anti-Israël sont adoptées annuellement par l’Assemblée Générale de l’ONU. Ce parti pris pro palestinien se manifeste de façon exemplaire dans le dossier des réfugiés. Cette question a d’ailleurs été soulevée par le porte-parole palestinien du PAJU. Qu’est-il important de connaître à ce sujet? Au moment des combats de 1947-48, plus de 700,000 arabes ont été incités à fuir Israël, le temps, disaient les dirigeants égyptiens, jordaniens et Syriens, d’anéantir l’État Juif naissant. On omet toutefois d’ajouter que 800,000 Juifs ont été chassés des pays arabes. Les Juifs expulsés sont devenus en très grande majorité des citoyens d’Israël alors que les Arabes ayant quitté Israël sont devenus des réfugiés permanents. Dans les pays arabes encerclant Israël, nous en sommes aujourd’hui à la 4e et à la 5e générations de réfugiés. Alors que partout à travers le monde, les réfugiés s’intègrent à leurs pays d’accueil, au Moyen-Orient, les réfugiés arabes ( métamorphosés à partir de 1967 en Peuple Palestinien ) ont un statut immuable, protégé et financé par un Office spécial de l’ONU. Pourquoi ce statut privilégié et unique? Pourquoi cette exception? « La raison de cette anomalie, nous dit Bernard Lewis, a été donnée par divers porte-parole arabes. Il fallait absolument garder les Palestiniens comme une entité séparée, jusqu’au jour du retour dans leurs foyers, afin de réclamer la totalité de la Palestine, Israël, la Cisjordanie et Gaza. La demande continue du « retour des réfugiés » signifie clairement la destruction d’Israël.» Cette réalité historique n’a jamais été mise en lumière par Jean-François Lépine et ses invités. Au contraire, nous avons eu droit à des inepties, comme celle de « la belle jeunesse de Gaza », objet d’admiration de Marek Halter, alors qu’il est de notoriété publique que la jeunesse palestinienne est endoctrinée, fanatisée, qu’elle carbure à la haine du Juif et qu’elle voue un culte démentiel à la violence terroriste. Et nous avons eu droit à l’apitoiement théâtral sur l’horrible « prison » de Gaza, alors que l’on sait fort bien que c’est le Hamas et les autres hordes terroristes qui sont l’unique responsable de l’enfermement des Palestiniens dans la bande de Gaza. Nous avons eu droit enfin à de l’indignation pompeuse au sujet de la clôture de sécurité mise en place par Israël, en omettant toutefois de mentionner son efficacité à protéger les citoyens contre les attentats terroristes. À quand un reportage sur les villes israéliennes de Sderot et d’Ashkelon soumises à des bombardements quotidiens en provenance de Gaza depuis des années? Ce pourrait être le premier balbutiement d’une remise en question de la désinformation systématique sur Israël. Vivre
sous les roquettes, pour la cause de Dieu Volets baissés, jardins envahis par les mauvaises herbes: les villas abandonnées se comptent par dizaines à Sdérot, qui prend par endroits des allures de ville fantôme. Depuis deux ans, depuis que les tirs de roquettes en provenance de Gaza se sont intensifiés, un quart des habitants auraient déserté cette ville, campée dans le sud désertique d'Israël, pour se réfugier plus au nord.
déplore Amihaï Cohen, 21 ans, habitant de Sdérot.
Amihaï Cohen n'est pas originaire de cette cité déshéritée, peuplée majoritairement d'Israéliens venus du Maroc, de Russie ou d'Éthiopie. Lui a grandi à Jérusalem, mais immédiatement après son mariage, il y a deux ans, il s'est installé ici avec son épouse, Dina. Ce ne sont pas des perspectives d'emploi alléchantes, ou les prix dérisoires de l'immobilier qui ont attiré le jeune couple à Sdérot. Ce sont les roquettes, précisément.
indique Amihaï. Car le jeune homme, comme un millier d'autres résidants fraîchement installés à Sdérot, se réclame du sionisme religieux, un courant du judaïsme prônant l'établissement du grand Israël, de la mer Méditerranée jusqu'au Jourdain. Une petite kippa tricotée sur la tête, Amihaï étudie les textes bibliques plusieurs heures par jour dans l'académie talmudique de Sdérot. Autour de lui, dans l'immense salle de cours, plus de 300 hommes venus des quatre coins du pays sont absorbés dans l'étude des saintes Écritures. Le rabbin Fendel, le directeur de l'académie talmudique, se félicite de cet afflux d'étudiants défiant les roquettes du Hamas. Pour lui, l'affrontement entre Israël et le mouvement islamiste palestinien relève purement et simplement d'une guerre de religion.
affirme le rabbin.
Des hauteurs de Sdérot, on aperçoit nettement les faubourgs de Gaza, situés à moins de cinq kilomètres. Les deux villes, qui entretenaient autrefois d'intenses relations commerciales, sont aujourd'hui séparées par une infranchissable barrière de sécurité. Seules les roquettes artisanales palestiniennes se jouent de cette frontière ultrasophistiquée. Plusieurs fois par jour, retentit dans les rues de Sdérot cette désormais fameuse "alerte rouge", qui signale la chute imminente d'une roquette. Elle a notamment retenti, à plusieurs reprises, vendredi, quand le Hamas a lancé 17 roquettes contre le sud d'Israël. Chez les Charor, quand cette sirène se fait entendre, toute la famille se précipite dans la chambre blindée de l'appartement. Le père, Haïm, récite alors des psaumes pour rassurer ses cinq enfants. Avant d'habiter Sdérot, les Charor vivaient à Névé Dékalim, une colonie juive de la bande de Gaza, évacuée en 2005. Leur installation dans cette ville sous les roquettes relève d'un choix idéologique assumé.
estime Hadas Charor, institutrice.
L'objectif est clairement énoncé: en plus d'apporter une aide sociale et un soutien moral aux habitants de Sdérot, les familles religieuses s'efforcent de diffuser la parole divine.
confie Noam Badine, journaliste dans la presse locale.
Une guerre de religion? Vainqueur des élections législatives palestiniennes de janvier 2006, le Hamas prône, dans sa charte, la destruction de l'État d'Israël.
disent les fondateurs du mouvement islamique, qui considèrent que «sortir du cercle du conflit avec le sionisme constitue une haute trahison. Violemment antisémite, le Hamas affirme qu'Israël, par sa judéité et ses Juifs, constitue un défi pour l'islam et les musulmans». Récemment, certains dirigeants du Hamas ont toutefois émis l'hypothèse d'une trêve de 10 ans avec Israël, en échange d'un retour aux frontières de 1967. De son côté, Israël considère le Hamas comme une «organisation terroriste», à l'instar de la plupart des pays occidentaux dont le Canada. En septembre dernier, à la suite de l'intensification des tirs de roquettes, la bande de Gaza a été déclarée «entité hostile» par Israël et soumise à un blocus partiel. Dans la déclaration d'indépendance du 14 mai 1948, Israël se définit comme un «État juif» établi dans le «pays d'Israël», décrit comme le berceau du peuple juif. Le document affirme «le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre État souverain». Cependant, les frontières de l'État n'ont jamais été définitivement fixées et le gouvernement israélien se dit favorable à la création d'un État palestinien dans la bande de Gaza et dans une partie de la Cisjordanie. Hormis le parti sioniste religieux, les partis politiques israéliens ne se réfèrent pas à la Bible dans le conflit avec les Palestiniens. Volume VII, Numéro 321 • vendredi le 8 février 2008 La Journée
internationale dédiée Monsieur le Président,
nous soulignons cette semaine la Journée internationale dédiée
à la mémoire des victimes de l'Holocauste, à l'occasion
du 63e anniversaire de la libération des camps de la mort, où
se trouvaient quelques pauvres survivants de la « planète
Auschwitz », le laboratoire de meurtres en série le plus
horrible de l'histoire. Nous nous rappelons le danger de la culture
de la haine entretenue par des États, de l'incitation au génocide
et de l'indifférence ou du silence devant le mal absolu. L’évasion
de Gaza Traduction française
: Albert Soued. Voir aussi les 50 derniers articles ; les archives gratuites
et Infos sur l'Autorité Palestinienne -------------------------------------
Des
Palestiniens qui préfèrent Israël Adaptation française:
Alain Jean-Mairet Volume VII, Numéro 320 • vendredi le 1 février 2008 "Obamarafat" Il m’arrive rarement d’être estomaqué par un article, ou par son contenu. Il n’est pas besoin d’être blasé pour ça, mais seulement d’avoir une certaine expérience des choses. Mais j’avoue avoir été soufflé par un article tout récent, Barack Obama’s Middle East ‘Expert’ (L’ « expert » ès-Moyen Orient de Barack Obama), paru dans la revue The American Thinker. On y parle du conseiller de notre fringant candidat à la candidature présidentielle Démocrate en matière de Moyen Orient. Il s’agit d’un homme qui ne fait pas la Une, mais qui fait partie des éminences grises. Il s’appelle Robert Malley. Je le connaissais de nom, pour avoir vu sa signature ici et là, en haut ou au bas d’articles pro-palestiniens en diable et anti-israéliens sans modération, avec un talent tout particulier pour la contre-vérité et l’affabulation. Je savais qu’il avait fait partie de la délégation américaine aux pourparlers de Camp David en 2000, quoiqu’à un rang très subalterne. Je savais, en outre, qu’il était l’inventeur d’une légende, reprise avec avidité par tout ce que la planète compte d’Arafatophiles, à savoir que l’échec de ces pourparlers était au moins partagé, à parts égales, par Ehud Barack, présenté comme rigide et intransigeant, alors que ce brave M. Arafat n’avait fait que défendre son bout de gras. Que Bill Clinton et son super négociateur sur le Moyen-Orient, Dennis Ross, aient, sans la moindre équivoque, accusé Arafat d’avoir torpillé toute l’affaire, n’empêcha pas ce frimeur d’inventer pour les besoins de la Cause (palestinienne) une légende urbaine bien utile, ni de la répéter comme il sied à un officier de l’agit-prop, afin que les autres menteurs, la Propagandastaffel du Monde ou de France 2 puissent se fournir en viandes faisandées. Ce que j’ignorais, et que m’apprend l’article cité, c’est que notre homme a un pedigree, et ce qui m’interloque, c’est la nature de cet arbre généalogique : Simon Malley, son père, de famille syrienne, né au Caire, « journaliste » et agent de Nasser, fut le fondateur d’Afrique-Asie, le journal gaucho tiers-mondiste qui se « battait » pour la « libération » des z’opprimés. Il adorait Fidel Castro, le héros massacreur, qu’il interviewa avec amour. Maman, américaine, travaillait à la délégation du FLN algérien aux Nations Unies, ce qui, je vous le concède, vous prédispose au mensonge systématique. Ami d’Arafat et de tout ce que la planète comptait de dictateurs « progressistes », il poussa le bouchon si loin qu’il finit par être expulsé de France – ce qui, avouons-le aussi, n’arrivait pas à tout le monde, tant la République était, à l’époque, accueillante pour tout ce qui était anti-américain, anti-israélien, anti-occidental, prosoviétique, etc. – souvenons-nous de Khomeiny ! On se demande bien ce que la France giscardienne, qui n’en finissait jamais de faire des risettes obséquieuses au monde arabe - voir le ridicule « dialogue Nord-Sud », qui permit à Giscard de se faire mousser - et au monde soviétique - voir l’épisode du « petit télégraphiste de Varsovie » -, possédait dans ses dossiers pour éjecter ce monsieur. On se demande même s’il n’était pas copain avec Henri Curiel, l’homme clé du KGB dans les réseaux tiers-mondistes. Il faudra se renseigner. Quant au fils de son père, le petit Robert, il a construit tout une carrière de propagandiste anti-israélien. Un cursus qui l’a fait directeur du Moyen-Orient à l’International Crisis Group, le « think tank » snobinard de l’establishment diplomatique international, dont l’objet principal est le billet d’avion de première classe, et la conformité la plus conforme aux idées reçues du status quo. J’oubliais la présence au Conseil de l’ICG de l’épouvantable milliardaire d’extrême gauche, George Soros, l’un des hommes les plus dangereux de la planète, auquel rien de ce qui est anti-américain n’est étranger. Robert Malley se répand depuis des années dans les médias, écrit avec son compère, Hussein Agha, ancien conseiller d’Arafat, des articles d’opinion dans lesquels le mensonge coule à flot, jusqu’à en mouiller le journal sur lequel il est imprimé. Malley est favorable à une politique d’ « engagement » avec le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran, avec Muqtada al-Sadr, l’assassin hirsute des faubourgs chiites de Bagdad. Seul Israël, surprenez-vous, ne mérite aucun « engagement » mais uniquement d’être forcé de faire ceci ou cela. Robert Malley, hagiographe d’Arafat et de l’extrémisme arabo-musulman, menteur de première classe. Eh bien, Robert Malley est conseiller d’Obama pour le Moyen-Orient. Voilà qui est révélateur et inquiétant tout à la fois. Ces choix ne sont jamais innocents. Parmi ses collègues conseillers de la campagne d’Obama, on trouve Zbigniew Brzezinski, l’appariteur qui ouvrit la porte aux ayatollahs iraniens, encore tout auréolé de la gloire acquise comme Conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, il y a trente ans ; Richard A. Clarke, dont c’était la responsabilité de coincer al-Qaeda, mais qui loupa le coche de main de maître ; Lawrence J. Korb, mouche du coche depuis trente ans et gauchiste façon establishment des affaires de défense ; Anthony Lake, qui , Conseiller à la sécurité nationale de Clinton, dut renoncer à présenter sa candidature à la direction de la CIA, pour cause d’actions passées du côté des ennemis du renseignement américain ; l’abominable Bruce O. Riedel, analyste CIA, dont j’avais disséqué naguère, dans ces pages, le congénital crétinisme politique… Quelle équipe ! Soyons juste, on y trouve aussi des gens honorables, comme l’ambassadeur susmentionné, Dennis Ross. La brochette de ces conseillers est néanmoins inquiétante, car elle permet de voir, par anticipation, ce que pourrait être la politique internationale d’Obama : une « quaidorsite » suraiguë (c’est la maladie qui consiste à ne marcher que sur un pied en terrain miné, celui de la diplomatie, en s’amputant du second, le militaire). On négocierait à perte de vue. Pire, la composition de la brochette montre à quel point le banditisme politico-djhadi est bienvenu dans la Gauche américaine. C’est ce que représente Malley. Ce qui m’estomaque, c’est la « Longue Marche » dans l’Establishment, du banditisme politique gauchiste, marxo-guévariste et assimilé. Voila pourquoi
le rapport Winograd a tellement d’importance
Après beaucoup de spéculations dans les médias, le rapport de la Commission Winograd sur la conduite de la seconde guerre israélienne du Liban par le gouvernement, en août 2006, sera rendu public au plus tard aujourd'hui. Au delà des informations particulières que contient le rapport, il est important de comprendre le but de ce genre de publication dans une démocratie moderne. Les gouvernements demandent habituellement de rapports de cette nature à la suite d'une catastrophe ou d'un grave échec politique. Leur but est de mettre à la disposition du grand public et des spécialistes de la politique une information impartiale, et d’identifier les responsabilités. Parmi les rapports israéliens les plus fameux figurent celui de la Commission Agranat de 1974 qui suivait la guerre de Yom Kippour, le rapport de la Commission Kahane (établi en septembre 1982) suite aux massacres de Sabra et Chatila, et le rapport sur l'autobus 300 (1984) qui portait sur la mort en captivité de deux terroristes arabes qui avaient commis un meurtre et avaient pu survivre en détournant un autobus. Deux des meilleurs rapports américains furent celui de la Commission Warren qui date de novembre 1963 après l'assassinat de JFK, et plus récemment celui de la Commission sur le 11 septembre qui rendit ses conclusions en juillet 2004. En livrant au grand public une information de qualité ce genre de commission lui donne le moyen d’exercer son jugement sur ses représentants en charge des responsabilités. Dans cette démarche, la mise à la disposition du grand public d’une information pertinente est une question de la plus haute importance. Par exemple, le rapport intérimaire de la Commission Agranat paru en avril 1974 a produit un choc sur l’opinion en faisant porter la responsabilité des évènements sur le chef d’état-major David Elazar, le chef des renseignements militaires le général Eli Zeira, et le chef du commandement Sud, le général Shmuel Gonen. La Commission Kahane a fait endosser une responsabilité indirecte aux Forces armées israéliennes pour les massacres de Sabra et Chatila, mais il a engagé la responsabilité personnelle du ministre de la défense Ariel Sharon pour n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour empêcher cette tragédie. Il est dans la nature des choses que l'échelon politique ne fasse pas un bon accueil à ces enquêtes, parce que leurs conclusions peuvent aboutir à l’interruption de certaines carrières politiques. Après les massacres de Sabra et Chatila, le premier ministre Begin s'est opposé à création d'une commission d’enquête, et au moment des investigations sur l’incident de l'autobus 300, le Shabak a fait, sans succès, de grands efforts pour éviter un blâme pour le décès des deux terroristes aux mains de l'armée. Plus récemment, l’ancien ministre de la défense Amir Peretz, a essayé, sans succès non plus, de lancer sa propre commission d’enquête sur la deuxième guerre du Liban sous la houlette du chef d’état-major retraité Amnon Lipkin Shachak, qui avait été son conseiller lors de ce récent conflit. De son coté, le premier ministre Olmert a fait tout ce qu’il a pu pour empêcher la désignation d'une commission d'état. La façon dont la pièce
se jouera au cours des jours et les semaines à venir nous en
apprendra beaucoup sur le principe de responsabilité dans le
système politique d'Israël. Après la publication
le 30 avril 2007du rapport intérimaire de la commission Winograd
qui a heurté l’opinion par ses révélations,
la surprise et la déception ont été considérables
quand on a vu que le gouvernement Olmert ne démissionnait pas
sur le champ. Plus récemment, le premier ministre Olmert, dans
son récent discours à la conférence d’Herzlia
a affirmé que, quelles que soient les conclusions de la Commission
Winograd, il ne prévoyait pas à démissionner. Au delà de la question de la bonne gouvernance et de la démocratie en Israël, un intérêt national de premier ordre est en jeu. Pour aller de l’avant et construire une société forte et saine, il est nécessaire de reconnaître nos erreurs et d’en tirer les leçons. La vie est ordinairement remplie de succès, de reculs et d'échecs. On peut tirer beaucoup de leçons intéressantes d'un revers, et si nos dirigeants pouvaient analyser honnêtement ces erreurs et leur porter remède, toute la société en tirerait avantage. A l’inverse, une société qui refuse de tirer les leçons de ses erreurs est condamnée à les répéter. C’est ce qui est arrivé la semaine dernière. Le Hamas, jouant sur la victimisation de sa population civile, a utilisé des méthodes de propagande mensongères, comme des défilés avec des bougies pour dramatiser une panne d’électricité qui n'a pas eu lieu. Il s’est attiré la sympathie générale pour les souffrances endurées du fait d’un siège |