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Communiqué Isranet Volume VII, Numéro 336 • vendredi le 30 mai 2008 À la recherche de l'impossible
paix Le 15 mai 1948, l'indépendance de l'État d'Israël était officiellement proclamée. Encore aujourd'hui, 60 ans plus tard, dans bien des milieux, de l'extrême gauche à l'extrême droite, au sein même de l'ONU et au coeur de plusieurs officines diplomatiques d'Occident, la remise en cause et la mise en doute (qui va jusqu'à la négation ) de la légitimité et du droit à l'existence de l'État d'Israël sont toujours très vivaces. Pourtant, ce peuple indestructible, dont les racines en terre de Palestine sont millénaires, qui a subi conquêtes et déportations à travers les siècles et qui a été constamment l'objet de discriminations et de persécutions, a pleinement le droit, imprescriptible pourrait-on dire, de vivre sur cette minuscule portion du monde. Un peu d'histoire 'Que sont devenus, écrit Daniel-Rops, les Hittites, les Hyksos, les Assyriens, les Parthes? Pourtant, tous ces peuples ont possédé de grands empires, dominé des territoires immenses. Il est arrivé qu'Israël fut réduit à une poignée d'hommes, mais ni l'Égypte, ni l'Assyrie, ni les coups de Babylone, ni les séductions grecques, n'ont pu faire disparaître cette semence, toujours prête pour de nouvelles germinations.' La dernière de ces germinations, c'est la création, en mai 1948, de l'État d'Israël. Dès lors, des milliers de Juifs, venant du monde entier, ont retrouvé leur antique patrie. Mettons au rancart le mythe trop tenace de la spoliation des terres aux Arabes. 'Quiconque connaît l'histoire, écrit Guy Millière, dans 'Qui a peur de l'Islam', sait que les achats de terre se sont faits de façon contractuelle et que les terres désertiques vendues n'étaient pas mises en culture avant que les Juifs ne les cultivent.' Israël a donc le droit fondamental d'exister, d'autant plus, ajouterais-je, qu'il ne fut constitué que du quart du territoire palestinien sous mandat britannique, les trois autres quarts ayant servi à la création de la Transjordanie, un autre État arabe et, en réalité, un véritable État palestinien. L'époque d'après-guerre Dès 1948, les États Arabes (Égypte, Syrie, Liban, Jordanie, Irak ) auraient pu cohabiter pacifiquement avec celui d'Israël, dans le respect mutuel et la reconnaissance réciproque. Malheureusement, les peuples arabes se sont abîmés dans un antisémitisme aussi virulent que celui des Nazis; ils ont été hantés par une seule et unique obsession, une idée fixe pathologique: détruire Israël et liquider les Juifs du Proche-Orient. Soixante ans plus tard, la situation, loin de s'améliorer, s'est gravement détériorée. À la guerre de 1948, au cours de laquelle les armées de cinq États arabes se sont ruées sur Israël pour l'anéantir dès sa naissance, se sont succédées trois autres guerres (1956, 1967, 1973) , impliquant les mêmes armées et poursuivant le même objectif, soit la destruction de l'État hébreu. C'est par suite de ces défaites humiliantes que les États arabes vaincus ont littéralement 'inventé' le peuple palestinien. Avant, écrit Guy Millière, la 'Cisjordanie était une part de la Jordanie, Gaza une part de l'Égypte, les pays arabo-musulmans étaient en guerre contre Israël, non pour 'libérer le peuple palestinien' (on n'y avait pas encore pensé), mais pour jeter les Juifs à la mer et effacer Israël.' Terrorisme C'est alors que le terrorisme et les attentats-suicides ont succédé à la guerre classique. Nous avons assisté à un étrange renversement des rôles dans une large partie de l'opinion occidentale: l'agressé, c'est-à-dire Israël, se transfigurant en agresseur par la magie de la propagande palestinienne. La paix est-elle possible dans un horizon prévisible? Oubliez cela et pour un bon moment! D'abord parce que la haine des Juifs est à son comble. Un sondage récent révélait que 84 % des Palestiniens approuvaient l'ignoble assassinat de 8 adolescents israéliens. Quatre-vingt quatre pour cent! Comment peut-on envisager la paix lorsque l'immense majorité du peuple en face de vous applaudit et se réjouit du meurtre de vos enfants? Des négociations comme celles prévues par les Grands de ce Monde (Accord d'Annapolis) ne peuvent être, dans un tel climat, que de vains palabres. Israël ne doit pas perdre temps et énergie dans des pourparlers avec des terroristes. Israël doit se défendre avec vigueur et fermeté. Nous, les Occidentaux, devons le soutenir par tous les moyens. D'abord, parce que nous partageons avec Israël les mêmes valeurs civilisationnelles (liberté, démocratie, État de droit, égalité homme-femme, pluralisme politique). Mais, aussi, parce que, pour les Chrétiens, selon Jean-Paul II: 'Loin d'être une branche morte, les Juifs sont les frères aînés des Chrétiens. La foi juive est intrinsèque au christianisme'. Volume VII, Numéro 335 • vendredi le 23 mai 2008 Un tribunal français reconnaît
le bien-fondé de la critique d’une mystification Traduction française
: Menahem Macina [1] J’ai transcrit l’intégralité
de ce documentaire ; voir "Canal+: Le Bon, la Brute et les Truands,
panégyrique d'Enderlin et diabolisation de ses critiques".
Le hasard des calendriers fait
bien les choses: ces jours derniers, dans nos journaux, il a été
question de deux fêtes, l'une à La Rochelle autour d'un
«400e», l'autre à Montréal, autour du «60e»
d'Israël. Volume VII, Numéro 334 • vendredi le 16 mai 2008 L'autre Nakba Il est d'usage pour les rhéteurs
de la cause palestinienne de parler de la Nakba, c'est-à-dire
la «catastrophe» en arabe, soit, selon eux, la création
d'Israël et l'exil des Palestiniens. Cet exil aurait été
causé par les violences faites aux Palestiniens dans la guerre
qui opposa cinq armées arabes à un embryon d'armée
israélienne et qui finit par l'établissement de lignes
de cessez-le-feu de Rhodes en 1949. (Pierre Lévy est Professeur à l'Université d'Ottawa; Jean-Charles Chebat est Professeur à HEC-Montréal ) Volume VII, Numéro 333 • vendredi le 9 mai 2008 Souligner
le 60e anniversaire de l'État d'Israël M. Bergman: M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin que soit présentée, conjointement avec les députés de Marguerite-D'Youville et de Richelieu, la motion suivante: «...l'Assemblée nationale du Québec salue le 60e anniversaire de la fondation de l'État d'Israël; «...les soixante ans d'Israël [sont] l'occasion de célébrer le retour du peuple juif au sein du concert des nations, les nombreuses réalisations culturelles, économiques et scientifiques d'une société libre, démocratique et épanouie, ainsi que les relations privilégiées entretenues par les gouvernements québécois et israélien; «[Par la même occasion, il convient de réaffirmer] le soutien indéfectible des Québécoises et des Québécois aux efforts de paix du gouvernement d'Israël et de l'Autorité palestinienne, ainsi qu'à la création future d'un État palestinien démocratique en paix avec son voisin israélien.... «Merci, M. le Président. Le Vice-Président (M. Chagnon): Je vous remercie, M. le député de D'Arcy-McGee. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? M. Fournier: Il y a consentement pour l'adopter sans débat, M. le Président. Mise aux voix Le Vice-Président (M. Chagnon): Consentement pour l'adopter sans débat. Alors, est-ce qu'elle est adoptée? Des voix: Adopté. Le Vice-Président (M. Chagnon): La motion est adoptée. (M. Lawrence Bergman est
député du Parti libéral du Québec; M.
Simon-Pierre Diamond est député de l’Action démocratique
du Québec; M. Sylvain Simard est député du Parti
Québécois) Ce
jour-là, 14 mai 1948, à Tel Aviv... A partir du vote du plan de partage de la Palestine à l’assemblée générale de l’ONU, le 29 novembre 1947, les Juifs sont confiants. Ils savent qu’ils auront un pays et que les Anglais mettront fin à leur mandat sur la Palestine le 15 mai (qui tombe cette année un shabbat). Ce plan est rejeté par les Britanniques et les Arabes. Les heurts et les émeutes se multiplient. Dès la fin du mois d’avril 1948, la Hagana permet la levée du siège de Jérusalem, prend Haïfa et Safed, reliant ainsi les localités juives. Dans ce même temps les Britanniques accélèrent le rythme de leur évacuation, supprimant ainsi les services comme la poste, les transports ferroviaires et le téléphone. C’est alors que l’Assemblée générale sioniste établit un Conseil national de 37 membres, formé de tous les partis, dirigé par David Ben Gourion. Un comité exécutif de 13 membres est mis en place. Ce sera le premier gouvernement provisoire après la proclamation de l’Indépendance. Le 11 mai, Moshé Sharet revient des Etats-Unis où il vient de rencontrer Georges Marshall, le ministre américain des Affaires étrangères. Marshall lui avait dit : « Ne créez pas d’Etat, on vous égorgerait et nous ne pourrions pas vous aider. » Le comité central du Mapaï était réuni à Tel Aviv et attendait la venue de Sharet. Reuven Shiloah, qui sera le premier patron du Mossad, était venu attendre Moshé Sharet, en jeep, à l’aéroport. Shiloah lui explique que Ben Gourion veut le voir immédiatement. Sharet refuse. Il doit parler au comité central du Mapaï et rapporter les propos de Marshall. Shiloah ne lui laisse pas le choix et Sharet se retrouve au deuxième étage de la maison du dirigeant. Il transmet les paroles du chef de la diplomatie américaine et ajoute : « Je pense que Marshall a raison ». Ben Gourion se lève, ferme la porte à clé et se tourne vers son futur ministre des Affaires étrangères : « En partant d’ici, tu iras rapporter les propos de Marshall au comité central du Mapaï, mais les quatre derniers mots que tu viens de dire, tu ne les prononcera pas, sinon tu ne sortira pas d’ici. » Sharet s’exécuta et, le soir même, il se prononça publiquement pour la proclamation de l’Indépendance. Le 12 mai, le comité exécutif décide que l’Indépendance sera proclamée deux jours plus tard. La discussion a duré 13 heures, de midi à une heure du matin. Les nouvelles militaires du Goush Etsion qui viennent de tomber sont alarmantes. Lorsque Haïm Weizmann est contacté à New York pour en recevoir l’annonce [celle de l’Indépendance], il répond, en yiddish : « Qu’attendent-ils, ces idiots ! » Puis, rencontrant le Président Truman, il déclare : « Monsieur le Président, notre peuple a le choix entre l’établissement d’un Etat indépendant, ou l’extermination. Je suis convaincu que votre décision sera inspirée par des raisons morales ». Il reste 48 heures pour les préparatifs : la rédaction de la déclaration, la cérémonie et les invitations. La proclamation aura lieu le vendredi à 16 heures, avant l’entrée du shabbat. Pour le lieu, on choisit le Musée de Tel Aviv, l’une des premières maisons juives de la ville, qui appartenait, depuis 1910, à Meïr Diezengoff, futur maire de Tel Aviv, et qui était devenue le lieu de rendez-vous des écrivains et artistes. W. Churchill et A. Einstein y avaient été reçus. Zeev Sharef, plus tard secrétaire
du cabinet de Ben-Gourion, est nommé responsable de la préparation
de la cérémonie. Dans la salle, il ne devait y avoir
que des ornementations juives : un portrait de Herzl et un tableau
de Chagall représentant un juif portant un rouleau de la Tora.
Tout se précipite : un menuisier construit une estrade, on
emprunte des chaises dépareillées dans un café
proche, un tapis chez un marchand, un micro d’un magasin de
musique, et les deux drapeaux, de chaque côté du portrait
de Herzl, sont lavés. Sur l’estrade, siègent onze membres du Gouvernement Provisoire, avec Ben Gourion au centre, et, plus bas, 14 membres du Conseil national. Deux membres du Gouvernement Provisoire et 10 du Conseil sont absents. A 16 heures, Ben Gourion frappe la table de son marteau, on entonne le chant de la HaTikva. Après la lecture de la déclaration, Ben Gourion lit le dernier paragraphe : « Confiants dans le Tsour (roc) d’Israël, nous signons cette déclaration sur le sol de la patrie, dans la ville de Tel Aviv, en cette séance de l’Assemblée provisoire de l’Etat, tenue la veille du shabbat, 14 mai 1948. » Le moment de signer arrivé, Moshe Sharet aide à maintenir le parchemin, le texte tapé à la machine étant attaché avec une agrafe. Au nouveau rouleau calligraphié plus tard, les signatures seront attachées au fil et à l’aiguille ! 37 personnalités, représentant toutes les composantes du peuple en Israël, ont signé cette déclaration. On peut ainsi voir la signature de rabbins orthodoxes, à côté de celles de communistes athées. Seules deux femmes (Golda Meïr et Rachel Cohen, représentante de l’organisation Wizo) ont signé le précieux document. Certains ne le paraferont que quelques jours après la cérémonie, à laquelle ils n’ont pu participer. La cérémonie a duré 32 minutes. Dans tout le pays, les danses et les pleurs de joie éclatent. Yediot Aharonot et Maariv décident d’une édition spéciale conjointe, pour l’occasion. Le journal titre: « Dernier jour du gouvernement étranger ». Les enfants le vendront dans les rues de Tel Aviv, mais sans succès. Les nouveaux Israéliens sont occupés à faire la fête et à se préparer à la guerre... Israël/
Un livre qui balaie les mythes « Le Roman d'Israël » (Editions du Rocher). 307 pages, 19,90 euros. S'il ne faut lire qu'un seul livre à l'occasion du 60e anniversaire de l'Etat hébreu, c'est assurément celui-ci. Dans son "Roman d'Israël", Michel Gurfinkiel résume quatre mille ans d'histoire juive et deux cents ans de sionisme - et renverse les uns après les autres tous les mythes de la propagande totalitaire arabe. Ce qui me frappe le plus dans la « couverture » médiatique d'Israël et du conflit arabo-israélien, tout comme dans les vues qu'expriment sans cesse les hommes politiques et les intellectuels européens sur ce sujet, c'est un extraordinaire degré d'ignorance. En règle générale, les soi disant « experts » n'ont lu que deux ou trois livres, qui leur ont livré un « background » vite bâclé. L'histoire du Proche-Orient moderne, à leurs yeux, commence en 1948, sinon même en 1967. Ils ne savent rien du judaïsme, de l'histoire du peuple juif, et s'en fichent royalement : les pires, à cet égard, étant ceux qui, d'origine juive proche ou lointaine, mettent un malin plaisir à mépriser la culture ou la religion de leurs parents et grands-parents. Ils ne savent rien non plus de la théologie et de la jurisprudence musulmanes, de l'histoire de l'Orient depuis l'Hégire, des géopolitiques des Empires islamiques, et préfèrent s'en tenir à des clichés : la splendeur de l'Espagne musulmane - al-Andalus ! - ou la tolérance extrême que l'islam aurait constamment manifestée envers les autres « religions du Livre »… Cet analphabétisme mène, fatalement, à des analyses sans relief ou des « décryptages » qui tournent à vide. Ils ont cru successivement à la modernisation de l'Egypte sous Nasser et à la symbiose islamo-chrétienne au Liban, au caractère laïque de l'Irak baathiste et à l'élan démocratique de l'Iran khomeiniste, à l'ancrage pro-américain du wahhabisme saoudien ou à la volonté de paix de Yasser Arafat. Ils ont été sincèrement surpris par l'effondrement de leurs rêves. Ce qui ne les a nullement empêchés de continuer à vaticiner, en termes toujours plus tranchants. A contrario , ce qui fait le prix de l'ouvrage de Michel Gurfinkiel, Le Roman d'Israel, c'est le souci de la profondeur historique, de la longue durée, de la perspective, de l'aventure humaine. Le lecteur y découvre successivement les itinéraires des Hébreux, des Judéens, des Juifs, du judaïsme, de l'Israël ancien et de l'Israël moderne. Il rencontre les Juifs de Babylone, d'Alexandrie, les Ladinos expulsés d'Espagne, les foules du Yiddishland, la Palestine véritable – la juive et non celle qui fut inventée pour les besoins de la cause soviéto-arabe. Il y trouvera de grands éléments de la théologie qui éclaire cette longue saga, une histoire rapide du sionisme – ce pelé, de galeux, d'où venait tout le mal - et l'histoire en miroir déformé de la haine arabo-musulmane envers les dhimmi , les inférieurs, les tributaires, les « protégés ». Il y trouvera que l'origine exclusive et unique du « conflit israélo-palestinien » est arabo-musulmane. J'exagère ? Lisez. Le lecteur y trouvera également des indices, des traces, des développements qui permettront à qui est pourvu d'imagination et de curiosité de reconstituer en plus large l'immense histoire du est celle des Juifs, tant Michel Gurfinkiel s'est plongé avec bonheur chez les grands historiens et en a souvent tiré la substantificque moelle. Reprenons, donc : apprenez ce qu'est Amalek, l'empire du Mal absolu, tiré des mystérieux Amalékites de la Bible, et pourvu de ces incarnations vouées à la destruction totale du peuple d'Israel ; que c'est l'Islam d'Espagne qui inventa le rouelle jaune, signe distinctif obligatoire, que les Nazis reprirent après divers tueurs de Juifs du Moyen Age ; que Friedrich Nietzsche, auquel on fait souvent une mauvaise réputation, fit de l'antisémitisme un cas d'exclusion de l'intelligentsia européenne, alors que le libertaire de gauche Proudhon écumait de rage antijuive permanente, comme d'ailleurs Blanqui, Fourier, Jules Guesde, la fine fleur du socialisme français. Découvrez comment au Moyen Orient, les Jordaniens firent sauter à la dynamite le vieux quartier juif (« Jérusalem-Est ») et même la vieille synagogue – ce qui permet aujourd'hui aux imbéciles de parler de la « Jérusalem arabe » et de s'insurger contre les « implantations » ; qu'en 1939, les 450 000 Juifs de Palestine représentaient le tiers des habitant, alors même que l'infâme gouvernment britannique, qui violait ainsi tous ses engagements internationaux, restreignait massivement l'immigration depuis des années , alors que cette population avait crü de 600 pour cent au cours du XIXe siècle, de 500 pour cent entre 1914 et 1939, et que c'est elle, et l'intense activité économique qui était sienne, qui attira une grande partie de la populations arabe venue de Syrie, du Liban et de « Jordanie » ; que les Mamelouks d'Egypte avaient antérieurement conduit une politique systématique de destruction de la côte méditerranénne pour dissuader de futurs Croisés, ce qui ruina le « pays du miel et du lait » , en faisant ce paysage lunaire que décrivent les voyageurs du XIXème siècle. Apprenez que c'est Yehudah Alkalaï, né en 1798 à Sarajevo, qui le premier énonça le besoin et l'idée d'un Etat juif en Terre promise, suivi de son tout juste senior Zvi Hirsch Kalischer, né en 1795, de Moses Hess dont le livre de 1862 Rome et Jérusalem fit date, puis de Leo Pinsker. La ruée des Juifs vers la Terre promise précède d'un siècle la Shoah ! Et Lord Shaftesbury, homme d'Etat anglais, qui se fit l'infatigable partisan du retour d'Israël dans sa patrie, d'écrire en 1853, « La Grande Syrie [Liban, Syrie, Israel, Jordanie d'aujourd'hui] est une terre dépourvue de NATION, qui a grand besoin d'une nation sans terre », ce que confirment les données démographiques d'alors. La judéophobie contemporaine, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, et ses « décrypteurs », journalistes, pseudo-historiens et idéologues, attribuent cette citation à David Ben Gourion, en y voyant d'ailleurs un appel à l'éviction des Arabes, alors qu'il plaidait précisément pour la coexistence. L'auteur fait également justice de la fable d'une continuité historique ininterrompue de la présence arabe en Palestine. Les villages « palestiniens » qui font tant pleurnicher les bonnes âmes, avec leurs vergers et leurs oliviers souillés par les vilains soldats israéliens, furent créés ou recréés au XVI ou XVIIème siècle par les Ottomans en important des Yéménites ou en fixant les clans bédouins. Ce n'est pas négligeable, mais on est fort loin des Cananéens, des Philistins… ou des Chrétiens et des Juifs qui en furent les habitants historiques. Les Arabes de Terre sainte – que nul n'appelait alors Palestiniens, appellation réservée aux Juifs – ne manquaient pas au début du XXème siècle de nationalistes qui préconisaient une alliance anti-ottomane avec les Juifs de l'Empire, comme Salim Nadjar en 1908 ou en 1913 Daoud Barakat, rédacteur en chef d'al-Ahram, le grand quotidien égyptien. Successeur de Shaftesbury, Lord Balfour émit la fameuse déclaration de 1917 en faveur du « Foyer National Juif ». Ce que le lecteur ne sait pas, c'est que la Société des Nations lui emboîta le pas, et les deux chambres réunies du Congrès des Etats-Unis, conduits par le sénateur républicain Henry Cabot Lodge. Il ne sait rien non plus de la constitutions d'une manière de société secrète anglo-arabe qui se chargea de mettre sur pieds et de mobiliser une milice armée arabe afin de conduire les pogroms, dans le but de démanteler l'organisation juive de la Palestine, tant la haine des Juifs , le mort n'est pas trop fort, animait une grande partie de l'Establishment britannique. A lire le livre de Michel Gurfinkiel, on assistera en effet aux violents pogromes déchaînés par le Mufti Hadj Amin al-Husseini, l'Amalécite arabe du siècle passé, en 1920, en 1929, et les massacres d'Arabes (2 000 morts au bas mot dont une moitié de civils) qu'il déclencha contre ses coreligionnaires pour gagner un pouvoir total, à la manière hier d'Arafat ou aujourd'hui du Hamas si cher au cœur de Jimmy Carter, et des éditoriaux du Monde . On sera témoin des faits et gestes d'Ezzedine al-Qassam, soufi syrien proche des Frères musulmans de l'Egyptien Hassan al-Banna, proche du Mufti, et d'après lequel sont nommés, aujourd'hui, les missiles lancés sur le sud d'Israël. On observera également comment le monde, après une révulsion initiale devant les lois raciales nazies, s'habitua tout proprement à l'horrible persécution, au point qu'en 1939, la Terre entière était une « planète interdite aux Juifs » – le moindre des complices n'étant pas Franklin Roosevelt. « Surtout, Mein Führer, il ne faut pas qu'un seul Juifs survive », dit al-Husseini, et Hitler de répondre : « Pas un seul ». Ah ! l'innocence arabo-musulmane dans le Crime de l'Holocauste ! Leur coup réussit presque en Europe ; si Rommel avait pris Le Caire, il aurait réussi au Moyen Orient. Faute de cela, les pays arabes et islamiques expulsèrent 900 000 juifs dont les communautés prédataient souvent l'Hégire et les premiers califes. Et on nous parle des « réfugiés » palestiniens, dont, Gurfinkiel le note, la « condition » est devenue « héréditaire et inextinguible ». En 1949, Mohammed Salah ed-Din, ministre égyptien des Affaires étrangères, déclara, résumé et symbole : « Quand nous demandons le retour des réfugiés arabes en Palestine, nous entendons par là un retour en tant que maîtres et non en tant qu'esclaves [sic]. Le but de ce retour est de détruire Israël. » Voilà ce qu'apprendra le lecteur, et bien plus. Voilà un livre qui a la richesse modeste et abondante. Voilà un balayeur de clichés. Lecteur, s'il vous plaît, lisez ! Volume VII, Numéro 332 • vendredi le 2 mai 2008 Première
historique: le Chef d'Etat-major israélien en tête de
la marche d'Auschwitz
Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org Une grande première, une initiative unique et sans précédent : pour la première fois dans l'histoire, un représentant d'un pays arabe prendra part à une conférence internationale sur l'Holocauste à Jérusalem. Le 28 avril, Ahmed el-Abassi,
représentant de la Tunisie dans l'Autorité Palestinienne,
interviendra lors de l'ouverture de la conférence qui se tiendra
pendant trois jours à l'Institut Yad Ben Zvi à Jérusalem,
et qui aura pour thème « le sort des Juifs d'Afrique
du Nord pendant la Deuxième Guerre Mondiale. » En tout,
21 chercheurs d'Israël, d'Europe et des Etats-Unis participeront
à la Conférence. C'est la première fois dans
l'histoire, qu'un diplomate tunisien prend part à un tel événement
(1). La Tunisie, à l'époque du protectorat français, est le seul pays d'Afrique du Nord à avoir connu l'Occupation. Les lois de Vichy étaient en vigueur depuis 1940 ; mais c'est en 1942 que les troupes allemandes font leur arrivée brutale en Tunisie. Comme l'écrira Albert Memmi, l'histoire du monde rattrape violemment les Juifs de Tunisie. Tout juste arrivé à
Tunis (2), les nazis appliquèrent le même système
qu'en Europe : rationnements, port de l'étoile jaune dans les
villes , réquisitions, spoliations, numerus clausus, amendes
infligées aux communautés, le tout sous les bombardements
intensifs des forces alliées. Le jour de la rafle, 2 000 hommes
furent arrêtés, que les allemands iront parfois ramasser
jusque dans les synagogues (3). Bien que les Nazis n'avaient pas le temps nécessaire d'exterminer la population juive locale et d'appliquer la "Solution finale" en Tunisie, grâce essentiellement à la résistance de la communauté locale et du gouvernement tunisien indépendant, des milliers de Juifs ont été arrêtés et contraints de porter l'Etoile jaune. Les Juifs tunisiens furent également contraints de payer des amendes et ils étaient systématiquement maltraités physiquement. En Tunisie il y'avait des justes parmi les nations qui ont sauvés des juifs (le règne du roi Moncef Bey) durant l'occupation allemande. Tous les hommes de 18 ans et plus de confessions juifs, furent contraints, raflés et expédiées dans des camps pour l'accomplissement du « travail obligatoire » avec les conséquences quand pourraient imaginées ! Mais dans la ville de Grombalia, (à 40 kilomètres au sud de la capitale Tunis) certains ont pu être sauvé par des habitants loyaux qui leur offraient un logement et de la nourriture, jusqu à la libération. Les justes sont effectivement des braves et le temps qui passe valorisera leurs actions d'avantage avec un réel espoir de servir d'exemple et de modèle pour un avenir de paix et d'entente entre tous les hommes (4). Le Bey de Tunis avait aussi une attitude courageuse dans cette période sombre de l'histoire de notre pays. Moncef Bey n'a pas favorisé la moindre propagande antijuive comme le firent les autorités de Vichy. Le souverain tunisien, Moncef Bey, monté depuis peu sur le trône avait assuré que les juifs étaient des tunisiens comme les autres. A la période de l'occupation nazie, il n'avait certes aucune possibilité d'empêcher les Allemands de se prendre à la Communauté Juive. Malgré l'antisémitisme de certains de ses sujets, il n'eut jamais une attitude hostile à l'égard des juifs tunisiens et, très habilement, il refusa de collaborer avec l'occupant allemand. Aujourd'hui, nous tenons à rendre hommage à ce prince, dont les juifs de Tunisie ont honoré la mémoire après son décès, parce que son comportement contrastait avec celui de la quasi-totalité des gouvernements Vichystes des pays occupés. Pendant que le maréchal Pétain et son administration favorisaient la chasse aux juifs, un prince musulman témoigna sa sympathie envers ses sujets juifs. En cette période où
des campagnes haineuses envers les juifs se développent dans
des pays musulmans, il est bon de rappeler que, si le judaïsme
tunisien a survécu à l'un des plus grands dangers de
son histoire, c'est en partie au moins à un prince musulman
qu'il le doit. Durant trois jours, la conférence qui s'ouvrira le 28 avril à l'institut Yad Ben Zvi, abordera le sort des Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde guerre mondiale. Ahmed el-Abassi, représentant de la Tunisie auprès de l'autorité palestinienne, apportera lors de cette conférence internationale sur l'Holocauste un témoignage édifiant sur le sort des Juifs tunisiens, sous l'occupation allemande, qui reste un drame inestimable pour ce pays. Il sera ainsi le premier représentant d'un pays arabe et musulman à évoquer la Shoah (5). Si les allemands ont échoué , en quelques mois d'occupations, à effacer des siècles de présence juive en Tunisie, aujourd'hui l'attachement des juifs tunisiens à cette terre fait qu'ils ne peuvent rester indifférents devant cette première participation tunisienne à une conférence internationale sur l'Holocauste. Le président Ben Ali, qui contrairement à tant d'autres, s'est toujours montré bienveillant et amical vis à vis de la communauté juive, témoigne aujourd'hui de sa solidarité pour le sujet et sa reconnaissance des peines et souffrances qu'a endurées la communauté juive tunisienne sous l'occupation allemande. La participation tunisienne, à cette conférence internationale, est à inscrire dans les annales: Elle montre que la Tunisie s'est engagée, comme l'ensemble des pays civilisés, à s'assurer que le monde n'oubliera jamais l'horreur de l'Holocauste. Nous Tunisiens, avions et possédons
toujours cet esprit de tolérance et d'amitié pour tous,
c'est pourquoi, nous nous souvenons toujours des peines et souffrances
qu'a endurées la Communauté juive tunisienne sous l'occupation
allemande. Il faut garder l'espoir que d'autres pays s'inspireront
de la politique de la Tunisie pour faire rayonner la paix dans le
monde. ------------------------------------------------------------------------------------- Le
mythe de la modération palestinienne Traduction française: Menahem Macina George W. Bush est bien connu pour maltraiter la langue anglaise, mais il s’est surpassé, la semaine dernière. Assis à côté de Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, Bush s’est répandu et pâmé à propos du dirigeant palestinien qu’il accueillait, le décrivant en des termes habituellement réservés aux héros et aux saints.
a assuré Bush au troupeau de journalistes présents.
Faut-il encore évoquer le refus du président palestinien, l’an dernier, de reconnaître Israël comme un « Etat juif » ?
Toute cette honteuse flagornerie du gangster en chef palestinien pose une simple question, rarement soulevée : pourquoi y a-t-il une insistance aussi généralisée à faire croire faussement au public qu’Abbas est un dirigeant "modéré", qui incarne la majorité des Palestiniens ? La question n’a rien d’académique. En fait, elle va directement au cœur de la politique des gouvernements américain et israélien. En fin de compte, tout le fondement intellectuel de l’idée d’accorder un Etat aux Palestiniens repose sur l’hypothèse douteuse qu’une majorité d’entre eux sont des gens réellement raisonnables et épris de paix. Il est dommage que toutes les preuves disponibles semblent indiquer le contraire. La semaine dernière, par exemple, le Centre de Jérusalem pour les Médias et les Communications, d’obédience palestinienne, a publié les résultats d’une enquête qui révèle qu’une majorité de Palestiniens (50,7%), approuvent les attentats-suicide à l’explosif contre des civils israéliens. Ce résultat corrobore les précédents sondages, qui ont toujours démontré que les Palestiniens soutenaient massivement le terrorisme anti-israélien. En effet, le mois dernier, le Centre Palestinien de Recherches et d’Enquêtes Politiques, dont le siège est à Ramallah, a constaté qu’un pourcentage étonnant de 84% des Palestiniens, approuvaient l’affreux assassinat, en forme d’exécution, de 8 adolescents israéliens par un terroriste palestinien, dans la Yeshiva Mercaz HaRav de Jérusalem. Et [toujours selon ces sondages] avec un écart de 64% contre 33, soit près de deux contre un, les Palestiniens étaient favorables aux attaques incessantes de roquettes contre les villes et les agglomérations israéliennes. Ces faits bruts, dans leur froideur, constituent un grave problème pour les partisans du processus de paix, ne serait-ce que parce qu’ils confirment que l’idée même de la modération palestinienne est un mythe. C’est un fruit de l’imagination, une quête d’un mirage qui ressemble peu à la réalité. En fin de compte, ce n’est pas comme si une infime minorité de Palestiniens approuvaient le meurtre de Juifs. La plupart d’entre eux l’approuvent. Et vouloir que ce ne soit pas le cas ne fait pas qu’il en soit ainsi. Alors, cessons de nous faire des illusions. Donner un Etat aux Palestiniens, alors qu’une majorité d’entre eux veulent notre mort, est à la fois dangereux et irresponsable. C’est une recette pour la catastrophe, et cela ne servira qu’à créer encore un autre Etat radical et parrainant la terreur dans la région. Et cessons d’appeler Mahmoud Abbas un "modéré". Quiconque refuse de reconnaître Israël comme un "Etat juif", tourne l’Holocauste en dérision, et menace de revenir à la violence, ne mérite certainement pas un tel qualificatif. Au contraire, appelons Abbas pour ce qu’il est réellement. Car
Et plus important encore : commençons à le traiter comme tel. |
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