Communiqué Isranet
février
2002
Un service de l’I.C.R.J.
l ’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme
Prof. Frederick Krantz,
Directeur
Numéro 17 •
vendredi le 22 février, 2002
Un intellectuel égyptien
en soutien à la paix
Institut de Recherche Médiatique
du Proche-Orient (MEMRI)
Dépêche spéciale--N° . 169, 29 décembre,
2000
Depuis l'irruption de la violence
israélo-palestinienne en septembre 2000, les voix soutenant les
négociations avec Israël dans le camp de la paix égyptien
ont diminué significativement, alors que les déclarations
anti-israéliennes dans les media égyptiens ont augmenté.
L'avocat de la paix Amin-Al Mahdi est un des très rares journalistes
à continuer à prôner la négociation avec
Israël. Voici des extraits d'un article récent d’Al-Mahdi,
publié dans le quotidien londonien de langue arabe Al-Hayat.[1]
L'Extrémisme Arabe
Empêche une Paix Réelle
"...Arafat avait besoin
d'un paravent arabe [pour pouvoir accepter les propositions de Camp
David]. Mais ce paravent fut lent à venir-- et Arafat commença,
une fois de plus, à parler d'une guerre d'indépendance,
comme quelqu'un se tirant une balle dans le pied."
"Ce fut la dernière
version de [nombreuses] occasions de paix manquées dans [l'histoire
du] problème palestinien. Il était clair dès le
début que les manifestations qui ont éclaté dans
le monde arabe ne contrariaient pas outre mesure les gouvernements arabes.
Dans certains pays arabes, les manifestants qui dévastèrent
et incendièrent des biens publics et blessèrent grièvement
des dizaines d'agents des forces de l'ordre n'encoururent même
pas de poursuites."
"Dans cette atmosphère,
les slogans fondamentalistes champignonnèrent, alors que la justice,
l'humanisme et les droits de l'homme étaient abandonnés.
Le président d'un pays arabe [Iraq] exigeait des terres adjacentes
à Israël afin de pouvoir prendre le commandement de la guerre
pour la libération de la Palestine; le président d'un
autre pays arabe [Syrie] demanda que soient annulés tous les
accords arabes avec Israël; un troisième président
[du Yémen] demanda qu'un djihad soit lancé pour libérer
Jérusalem et les terres palestiniennes de la rivière [le
Jourdain] jusqu'à la mer [Méditerranée]. Le chef
d'un certain parti politique égyptien déclara qu' ‘Israël
doit être jeté à la mer’ -- une déclaration
qui fut retouchée par la presse égyptienne pour donner
: ‘le sionisme doit être jeté à la mer’;
un des chefs du Fatah déclara même : ‘L'Intifada
doit être exportée partout à travers le monde arabe
afin de renverser les dirigeants traîtres, de telle sorte que
la Palestine puisse être libérée.’ En effet,
ils sont arabes."
"Ainsi, soumis à un inimaginable cercle vicieux, les Arabes
reproduisent infatigablement et désespérément le
même moment historique depuis cinquante ans. La première
fois fut le 14 mai 1948, quand ils rejetèrent le plan de partage
de la Résolution 181, qui conduisit le jour suivant à
la guerre [de 1948], et nous connaissons le reste de l'histoire. La
seconde fois fut le 4 juin 1967, quand l'Egypte ferma le golfe d'Aqaba
aux bateaux [israéliens]-- un acte qui se termina par la guerre
des 6 jours, et nous connaissons aussi le reste de l'histoire. La troisième
fois, ce furent les opérations suicides de mai 1996 en Israël,
après lesquelles Natanyahou arriva au pouvoir. Après chacun
de ces moments historiques, les gémissements arabes suivirent
rapidement."
Intifada 87 contre Intifada 2000
Al-Mahdi critique la croyance
répandue selon laquelle le combat d'aujourd'hui est similaire
à l'Intifada de 1987. Il met en évidence les différences
existant entre "l'Intifada" de 1987 et "la guerre"
de l'an 2000 :
1. "L'Intifada de 1987 aida
à diviser le public israélien entre camp de la paix et
camp de la guerre. La guerre de l'an 2000, au contraire, a unifié
la société israélienne.
2. L'Intifada de 1987 se focalisa sur les droits de citoyenneté,
sur la justice et l'humanisme; la plupart des slogans de la guerre de
l'an 2000, au contraire, sont religieux et confus.
3. L'Intifada de 1987 rassembla
d'écrasants soutiens internationaux alors que la guerre de l'an
2000 est conduite au milieu d'une sorte d'isolement [international].
4. Au cours de l'Intifada de 1987, Israël était perçu
comme seule partie coupable et les Palestiniens comme seule victime;
dans le portrait médiatique de la guerre actuelle, au contraire,
les deux parties sont coupables, même si c'est à des degrés
différents.
5. L'Intifada de 1987 éclata
en réaction au contexte de l'occupation, alors que la guerre
de l'an 2000 éclata dans des territoires sous contrôle
palestinien, après plusieurs accords de paix, et en pleine époque
de négociations sur le statut permanent.
6. Comme résultat de l'Intifada de 1987, l'OLP entra dans les
territoires occupés : la guerre de l'an 2000, au contraire, a
dépouillé l'entité palestinienne. Les infrastructures,
les institutions et les symboles de l'Autorité Palestinienne
ont été détruits, et l'existence même d'Arafat
a été compromise. La guerre a ouvert la porte à
la désintégration de la société palestinienne
et du gouvernement, en faisant des entités locales, tribales
et fondamentalistes.
7. L'Intifada de 1987 était
un combat populaire dans tous les sens du terme. Les opérations
militaires étaient réduites au minimum. Dans la guerre
actuelle se trouvent au contraire de nombreuses forces armées
et organisées comme la police, l'appareil de sécurité
préventive, les appareils de sécurité et de renseignement,
les Tanzim et les milices armées du Fatah.
8. Le caractère civil de l'Intifada de 1987 plaça sur
le devant de la scène l'élite culturelle et politique
qui menait le public; dans la guerre actuelle, au contraire, le statut
de personnalités militaires ou sécuritaires comme Muhammad
Dahlan, Marwan Bargouti, Hajj Isma'il Nasser et Tawfiq Tirawi a été
promu...
9. Le nombre de morts et de blessés
en cinq ans d'Intifada est égal au nombre de pertes des six [premières]
semaines de la guerre de l'an 2000."
Le Fascisme Mène le Conflit
Al-Mahdi fait plusieurs observations
à propos du rôle de la culture politique arabe dans les
violences actuelles :
a. "La raison principale
de la visite de Sharon à Al-Aqsa était son désir
de saper l'accord de paix avec les Palestiniens. Les Arabes, cependant,
sont allés dans le sens de Sharon. Ainsi, ils adhérèrent
à l’une des règles primordiales du conflit au Moyen-Orient
: l'alliance indirecte entre forces d'expansion sioniste et fascisme
arabe...
b. Il existe une autre alliance entre régimes politiques autoritaires
et forces fascistes représentant à la fois l’idéologie
pan-arabe et l’idéologie religieuse [islamiste].
c. L'histoire nous enseigne que
l'objectif des accords de paix arabes avec Israël n'a jamais été
d'atteindre une paix véritable menant à la démocratie,
la modernisation, le développement et la coopération régionale.
Le véritable objectif a été et continue d’être
de résoudre les crises [internes]-- de camoufler l'incapacité
des régimes arabes à s'adapter à la vie moderne
et de justifier les ambitions territoriales dans la région...
d. Le leadership palestinien a démontré qu'il faisait
peu de cas d'un fait historique de base : les accords de paix avec Israël
ont toujours tourné à l'avantage des Arabes-- les guerres
ont conduit les Arabes à des pertes et des défaites, alors
que tous les gains [arabes] ont été atteints par des négociations.
e. Le sommet arabe tenu au Caire
a délivré un important message de paix. [2] Cependant,
au même moment, les media arabes lancèrent une guerre et
créèrent une atmosphère de violence en utilisant
des slogans fondamentalistes...
f. Il est temps de passer en revue le comportement du leadership palestinien
en temps de crise, des événements de septembre 1970 [en
Jordanie], à ceux du Liban, sa position dans la guerre du golfe,
et finalement l'établissement de 11 appareils de sécurité
sur 450 kilomètres carrés [de territoires palestiniens]
au cours de la première étape de la mise en place de l'entité
palestinienne. En d'autres termes, un autre état policier arabe
a été fondé, avec ses habituelles bandes mafieuses...
g. Les politiciens et media arabes
ont exagéré l'ampleur de la réussite et la victoire
de la résistance libanaise[Hezbollah]... venant d’un simple
succès tactique sur un front de petite taille, et qui n’eut
aucune espèce d’influence sur l'équilibre des forces
dans la région. Cette exagération fut la raison de la
reviviscence de la mentalité guerrière dans les esprits
arabes.
h. Alors que le monde devient unipolaire et que les USA remplissent
les rôles diplomatiques, politiques et économiques dans
tout le monde arabe, des voix s'élèvent, appelant au boycott
des marchandises américaines, à la rupture des relations
avec Washington, et même au déclenchement d'une guerre
contre les Etats-Unis. [Ces cris] sont devenus un rituel folklorique
rappelant l'usage du Tam-Tam en Afrique..."
La Paix a Besoin de la
Démocratie Arabe
"L'esprit arabe s'est
révélé maintes fois comme étant simplement
un esprit religieux. Ainsi, d'une action rationnelle, [le combat pour]
les droits des Palestiniens s'est mué en une expression de haine
et de violence. Les émotions politiques ont pris la place de
la raison; la glorification du suicide, du meurtre et l'absence de respect
pour la vie humaine sont devenus [des valeurs] primordiales...La mentalité
arabe n'a pas réalisé que même des accords de paix
imparfaits sont préférables à la guerre. En effet,
de tels accords n'octroient pas tous les droits ou une paix parfaite
: la vraie paix, c’est la démocratie, la coexistence, le
développement et la modernisation-- autant de choses auxquelles
les régimes autoritaires arabes ne sont pas prêts...."
___________________________________________
[1] Al-Hayat
(London- Beyrouth), le 6 décembre 2000.
[2] Référence aux résolutions du sommet arabe qui
ignorent les appels à la guerre des facteurs extrémistes
du monde arabe, et à une prise de position claire du président
égyptien contre la guerre avec Israël.
_________________________________________
Le Communiqué
Isranet essaie de diffuser une grande variété d’opinions
sur Israël, le Judaïsme et le Moyen-Orient. Les articles et
documents reproduits expriment l’opinion de leurs auteurs et ne
représentent pas nécessairement au point de vue de l’Institut.
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Numéro
16 • vendredi le 15 février, 2002
Rencontres
Bush-Sharon: La visite clé fut la première
John Podhoretz
The Weekly Standard, 18 février 2002
Le premier ministre Ariel Sharon
a rendu visite à la maison Blanche de Bush pour la quatrième
fois la semaine dernière. Le premier sujet de la visite de Sharon
était le sort et l'avenir du patron de l' autorité palestinienne,
Yasser Arafat. Arafat est sous arrestation virtuelle dans la bande de
Gaza depuis décembre. Un acte d' humiliation calculé qu'Israël
a entrepris avec l'accord de l'administration Bush. Arafat n' a plus
été à la Maison Blanche depuis le départ
du président Clinton, un changement drastique pour le leader
étranger qui fit plus d'apparitions au 1600 Pennsylvania avenue
[adresse de la Maison Blanche] durant l'administration précédente
que sous toutes les autres.
Les relations entre les USA et Israël ont connu un profond changement
depuis les deux derniers mois. Le Département d'État ne
restreint plus Israël dans la foulée des attaques terroristes
palestiniennes sur des civils. Le blâme sur l'état désastreux
des relations israélo-palestiniennes est placé fermement
sur le dos de l'Autorité Palestinienne et de Yasser Arafat. Durant
son discours sur l'État de l'Union, le président a ajouté
les groupes de terreur palestiniennes, le Hezbollah et le Hamas sur
la liste des organisations terroristes considérées comme
ennemies des USA. La cause ostensible de la nouvelle ligne dure américaine
a été la tentative des palestiniens de faire entrer en
fraude 50 tonnes d'armement depuis l' Iran, incluant des missiles qui
pouvaient bombarder les villes israéliennes, à bord du
navire Karine A. Mais durant les mois qui précédèrent
la saisie du navire en janvier, Arafat avait déjà empoisonné
les relations entre Colin Powell et son envoyé personnel, Anthony
Zinni en mentant sur les arrestations de terroristes palestiniens qui
furent tués subséquemment alors qu'ils roulaient en liberté
sur les routes de Gaza ou de Cisjordanie.
Le tournant en ce qui concerne Arafat a été si brusque,
et le ton du gouvernement des USA a été si blessé,
qu'il y a certainement d'autres trahisons que nous ne connaissons pas.
Cependant le changement opéré en faveur d'Israël
ne peut encore être un simple résultat d'une pique ou d'un
choc à la vision des autorités palestiniennes s'armant
jusqu'aux dents. Ce changement peut aussi être vu comme le sens
propre de la mission de Bush qu' il assume à la suite du 11 Septembre.
Les Palestiniens ont engagé une guerre de basse intensité
contre Israël depuis presque un an quand Al Quaeda frappa les USA.
La conviction profonde de Bush que le terrorisme pose une menace à
l'ordre civilisé autour du monde ne peut coexister avec une politique
rhétorique traitant des rapports entre une démocratie
occidentale et une organisation terroriste déguisée en
légitime autorité politique.
Mais les racines de la détermination de Georges W Bush de se
tenir aux côtés d'Israël ont été plantées
le 1er décembre 1998 quand le gouverneur du Texas était
en Israël lors de sa première visite. Ariel Sharon était
alors le ministre des affaires étrangères du gouvernement
de Benjamin Netanyahu ,et ce jour là il emmena Bush et trois
autres gouverneurs républicains en hélicoptère.
Le haut point de la visite d'un dignitaire étranger en Israël
consiste en un long tour de Yad Vashem, le mémorial de l'Holocauste
de Jérusalem. Les hommes politiques israéliens ont toujours
cru au pouvoir magique de la visite de Yad Vashem et de son pouvoir
à convaincre les ignorants ou les américains ne connaissant
pas de la grandeur de la souffrance des Juifs au cours du siècle
passé, et de là, de la nécessité d'un État
Juif.
Mais le moments le plus éclairant du voyage de Bush fut son vol
en hélicoptère avec Sharon. Sharon n'essaya à aucun
moment de mettre en valeur le rôle de victime des Juifs. A la
place il montra à George W. Bush et aux autres gouverneurs les
simples faits géographiques d'Israël et en fit un argument
au sujet des menaces stratégiques et tactiques pesant sur les
Juifs à ce moment et dans le futur.
Depuis les airs, une leçon puissante fut donnée au sujet
de la géographie implacable du moyen orient et cela ne dura que
des minutes. L'État Juif est si petit qu'à certain points
il n'y a que 9 miles entre la mer Méditerranée et la Cisjordanie.
Il est souvent difficile pour les Américains de comprendre qu'Israël
est si petit en regard de la place qu'il prend dans l'actualité
internationale. Mais Bush le Texan l'a bien compris. Il a une fois plaisanté
dans un discours à l'AIPAC (Comité des Affaires Publiques
Amérique-Israël) en disant que certaines chemins privatifs
dans les jardins de maisons au Texas sont plus grands.
Les frontières israéliennes avec le Liban au nord sont
sous la menace constantes du groupe terroriste Hezbollah. Au nord-est
on trouve la frontière avec la Syrie Juste en dessous, la Jordanie,
étroite et faible et au delà l'Iran et l'Iraq, grandes
et aventureuses. L'Iran paie les Hezbollah pour menacer Israël.
Les missiles Scud irakiens tirés sur Israël mettaient 12
minutes pour atteindre leur cible durant la guerre du Golfe.
La proximité de centres de peuplement arabes et juifs rend clairement
insoutenable l'idée d'une pure séparation entre les deux
peuples. La majeure partie de l'eau qui alimente Israël provient
du territoire qui selon la logique des accords d'Oslo deviendrait l'État
Palestinien.
Et les arguments selon lesquels Jérusalem pourrait être
facilement divisée est un non sens quand vous voyez des quartiers
juifs comme Gilo et Maale Adumim depuis les airs. Ils furent construits
sur des territoires jordaniens avant 1967 et les Palestiniens les appellent
des colonies, mais les comparer à des redoutes constituées
de quelques maisons au sommet d'une colline judéenne est ridicule.
Ces quartiers sont tellement imbriqués dans la Jérusalem
juive qu'il est presque inconcevable de considérer qu'ils puissent
être rétrocédés aux Palestiniens.
Bush refusa de répondre aux journalistes durant ce voyage mais
ses compagnons de voyage, le futur président du Comité
républicain Marc Racicot, et le futur ambassadeur au Canada,
Paul Celluci, le firent. Ils déclarèrent qu'ils étaient
stupéfaits de voir comme Israël était petit et combien
grand était le monde arabe et la population arabe entourant Israël.
La relation soudée entre Bush et Sharon ce jour là peut
être une des amitiés les plus inattendues de notre époque,
particulièrement si on considère l'attitude de la première
Administration Bush envers le sionisme musclé représenté
aujourd'hui par Sharon. Mais il n'est pas exagéré de penser
que la réaction de Bush aux événements du 11 septembre
fut aussi influencée par ce qu'il vit depuis l'hélicoptère
de Sharon ce jour là.
L'Amérique a appris le 11 septembre qu 'il n'existe pas de forteresse
protégée dans un monde dangereux, même pour une
nation entourée de deux océans. C'était tout le
message de Sharon sur la position d'Israël trois ans auparavant.
Il n'est pas étonnant qu'il résonne particulièrement
pour une Amérique, et pour une Administration, plus triste, mais
plus avertie que celles qui l'ont précédée.
--Traduit de l'anglais par Marc Delcour spécialement pour
"Reponses-Israel" (http://fr.groups.yahoo.com/group/Reponses-Israel).
(John Podhoretz est éditorialiste
pour le New York Post.)
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Quelle
Autorité Palestinienne?
Editorial
The New Republic, 18 février
2002
Yasser Arafat est l'un des derniers
grands survivants de son époque, mais il a peut-être survécu
à son propre symbole. Politiquement parlant, il se survit à
lui-même. Il est le simple gardien d'un lieu où la politique
palestinienne n'a pas encore émergé. Il tient sa marginalisation,
son impuissance historique, non simplement des tanks israéliens
qui l'entourent à Ramallah, mais en ne méritant pas de
contreparties, à cause de son échec à livrer à
la justice les Palestiniens qui ont assassiné un ministre israélien
en exercice, et pas simplement à la rancune tenace d'Ariel Sharon
contre lui. Il doit son impuissance à l'échec de n'avoir
délivré à son peuple qu'un sens putride de l'injustice,
un apitoiement de soi-même grand comme la Palestine.
Arafat a été condamné à être un marginal
de l'histoire contemporaine, de par son propre parcours. Sa condamnation
n'est pas le seul fait de l'état d'Israël. La chose réellement
remarquable au sujet de l'isolement physique et diplomatique de Yasser
Arafat, c'est le soutien qu'il obtient de la part du gouvernement des
États-Unis et le fait que les gouvernements de la plupart des
pays arabes n'expriment pas d'oppositions ni de colère. L'homme
semble avoir atteint les limites de sa flexibilité maximum. Il
est très satisfaisant d'observer ce spécialiste de l'esquive,
un homme qui exploite les faiblesses de chacun, ne plus réussir
à fuir, et ne plus trouver aucune indulgence. Lors de la réunion
de l'an 2000 à Camp David, et ensuite en 2001 à Taba,
il s'est vu offrir presque tout, et le refusa. Peut-être comptait-il
sur la faculté d'oubli du monde, mais étrangement, personne
n'a oublié.
Et cependant il est important de penser au delà de la diabolisation
de Yasser Arafat, car ce n'est pas la fin de l'histoire. L'histoire
est plus impitoyable que ça. Car il y a Arafat, et il y a le
peuple palestinien. La déconsidération d'Arafat est justifiée,
mais elle entraîne le danger de réduire l'analyse du conflit
israélo-palestinien à une différence de perception
d'un seul homme. Ce qui est réellement inquiétant dans
ce conflit n'est pas de savoir si Arafat est sur le chemin de la paix.
Ce qui est réellement inquiétant, c'est que la persistance
du conflit entraînera l'impossibilité d'une réconciliation
israélo-palestinienne.
La controverse concernant Arafat ne doit pas faire oublier la réalité,
qui est la proximité d'une guerre civile dans la communauté
palestinienne. Au cours de la dernière décennie, la culture
politique des Palestiniens a subi une transformation spectaculaire.
La suprématie du nationalisme palestinien laïc n'est plus.
Les laïques ont été submergés par les tenants
du jihad islamique, et par les intoxiqués d'Allah, qui haïssent
Israël ; et il n'a pas aidé les laïcs, qui ne virent
en Oslo, qu'une occasion de s'enrichir eux-mêmes. Ils échouèrent
dans leur but d'être une opposition au Hamas, au Djihad islamique,
pour lesquels le Hezbollah représente le brillant modèle
de la manière de penser et d'agir contre l'État juif.
Qui sont les Palestiniens? Sont-ils des nationalistes en quête
de garanties et de dignité, ou sont-ils des millénaristes
qui recherche vengeance et délivrance? Aspirent-ils à
la sainteté ou au statut d'État? Désirent-ils aller
au paradis ou à l'Organisation Mondiale du Commerce? On se rappellera
les dernières années de gouvernement de Yasser Arafat
comme la période pendant laquelle la direction palestinienne
essaya d'esquiver ces questions. La stérilité de la situation
actuelle des Palestiniens est la conséquence directe d'une direction
qui pense pouvoir prêcher la modération le matin et le
martyr le soir, une direction qui a transmis un désordre redoutable
de la pensée morale et politique de la rue palestinienne.
Israël peut faire la paix avec les Palestiniens, Israël doit
faire la paix avec les Palestiniens, mais pas avant que les Palestiniens
ne décident de leur identité. S'identifient-ils à
Abou Mazen et à sa logique diplomatique, ou sont-ils partisans
de Wafa Idris et de sa bombe suicidaire? (suicidaire mais aussi meurtrière
: l'auto-immolation de ces zélotes palestiniens fascinent tellement
les médias que ces médias oublient quelquefois d'indiquer
que ces gens sont aussi des meurtriers.) Yasser Arafat aime à
croire qu'il est le symbole de tous les palestiniens, mais il ne peut
les représenter tous avec cohérence. Et c'est l'incohérence
de sa politique qui l'a conduit à Ramallah où il subit
un petit siège. Il y a une guerre - quelquefois armée
- entre Palestiniens, et cette guerre ne peut-être dissimulée
par la guerre entre Israéliens et Palestiniens. Arafat refuse
de prendre parti dans ce conflit interne, et ainsi il n'a aucun projet
à offrir aux Palestiniens, ce qui revient à dire qu'il
n'a aucun projet pour le futur des relations israélo-palestiniennes.
Il est fini, mais la lutte pour une identité palestinienne n'est
pas terminé ; et c'est cette lutte qui impose à Israël
moins un engagement de paix qu'une obligation de vigilance.
--Traduit de l'anglais par Maurice Zajdenweber spécialement pour
"Reponses-Israel" (http://fr.groups.yahoo.com/group/Reponses-Israel)
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Powell
dit qu'Arafat assume la responsabilité du Karine-A
Centre d'Information et de Documentation
sur Israël
et le Moyen-Orient (CID), 15 février 2002
(Reuters)
- Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a déclaré
que Yasser Arafat avait assumé la responsabilité, au nom
de son gouvernement, d'une livraison d'armes interceptée par
Israël en janvier.
"Il m'a adressé une lettre voici trois jours au sujet de
Karine-A, en assumant la responsabilité, non une responsabilité
personnelle mais en tant que président de l'Autorité palestinienne",
a dit Powell à une sous-commission de la Chambre des Représentants.
Washington presse Arafat de faire la chasse aux militants et de découvrir
celui ou ceux qui sont derrière l'affaire Karine-A, un bâtiment
intercepté en Mer Rouge et qui transportait 50 tonnes d'armement,
dont des roquettes Katioucha et des explosifs...
Powell a ajouté qu'Arafat
élaborait "quelques listes" de personnes que les Etats-Unis
et Israël voulaient voir derrière les barreaux. "Nous
voulons en voir certains en prison, et vraiment en prison et non pas
de retour dans la rue trois jours plus tard".
La violence doit diminuer, a affirmé Powell, montrant une certaine
compréhension vis-à-vis de la position israélienne
qui en fait un préliminaire à la reprise du dialogue.
"Il [le Premier ministre israélien Ariel Sharon] doit la
sécurité à son peuple et jusqu'à ce qu'il
obtienne un certain degré de sécurité, à
savoir que des bombes n'explosent plus et qu'on ne passe pas son temps
dans les cortèges funéraires, il ne peut ni ne veut, et
c'est compréhensible, poursuivre des négociations de nature
politique", a expliqué Powell.
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Le Communiqué
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sur Israël, le Judaïsme et le Moyen-Orient. Les articles et
documents reproduits expriment l’opinion de leurs auteurs et ne
représentent pas nécessairement au point de vue de l’Institut.
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Numéro
15 • vendredi le 8 février, 2002
Le
nouveau fascisme islamiste
Robert Wistrich
Arutz-7 News Service, 3 février
2002
Les positions du fondamentalisme
musulman à l’égard du judaïsme sont de plus
en plus radicales, racistes et même fascistes, par exemple le
Mouvement islamique en Israël, qui nie tout lien entre le peuple
juif et le Mont du Temple.
Depuis la Guerre des Six Jours, on assiste à une montée
de l’intégrisme islamiste ayant pour but la transformation
radicale du monde musulman et le Djihad global. Son ambition est de
transformer le monde à l’image de l’Islam. Cet Islam
est avant tout conçu contre l’Occident et les Juifs jouent
un rôle assez diabolique et maléfique dans la vision d’ensemble
des intégristes musulmans. Cette vision apocalyptique se traduit
dans les faits par la violence et la terreur. La religion, et plus particulièrement
l’Islam, est aujourd’hui annexée par un excès
totalitaire et par une volonté d’atteindre une utopie par
la force et la terreur. Ce terrorisme est centré sur la foi,
qu’il manipule jusqu’au cynisme, et sacrifie des enfants
et des jeunes au martyre et à la mission sacrée en promettant
le paradis de l’au-delà.
Pour le peuple palestinien, le fait d’avoir un leader comme Arafat
est une véritable tragédie. Depuis le début de
sa carrière, Arafat n’a eu qu’un seul rêve,
celui de détruire l’État d’Israël et
de créer sur ses ruines un État qui ne serait qu’un
État policier, dominé par une clique qui exploite son
propre peuple. Il a mené son propre peuple à la ruine
et tous ceux qui, en Israël, ont voulu voir en lui un partenaire
ont commis une des plus lourdes erreurs de l’histoire.
Il y a quelques jours, Arafat déclarait aspirer à mourir
en Shaïd. Il y a chez lui un symbolisme profondément islamiste,
même s’il s’exprime essentiellement dans les moments
de crise où il se trouve le dos au mur. Dans le mouvement palestinien
national, la coopération entre le Fatah et le Hamas a toujours
existé malgré une certaine divergence de vues. L’ennemi
reste commun et il y a des symboles islamiques, il y a la culture populaire
de l’Islam, qui est bien enracinée dans les masses, et
il y a toute cette terminologie de Shaïd, de martyre, qui doit
libérer Jérusalem. Les Palestiniens partagent également
l’idéal, qui est plutôt celui du Hamas, selon lequel
toute la terre de Palestine est une terre sacrée, qu’on
ne peut en aucun cas compromettre.
D’après les sondages, une grande majorité de Palestiniens
soutiennent les missions suicides et peu d’Arabes sont prêts
à accepter un pacte avec Israël. Tout le monde a aujourd’hui
connaissance de ce qui est enseigné au sujet d’Israël
et des Juifs dans les écoles et les Arabes ne se cachent pas
du message prêché dans les mosquées. C’est
cet endoctrinement qui produit les missions suicides, les dévastations
et les tragédies auxquelles nous assistons.
D’autre part, je ne crois pas que les intellectuels musulmans
d’Occident aient progressé dans leur prise de conscience.
De manière plus générale, il est évident
que la classe intellectuelle d’Europe a une part de responsabilité
très lourde dans la façon dont elle a banalisé
le sujet du terrorisme. En ce qui nous concerne, nous les Juifs, le
plus grave est que nous ayons totalement occulté le sujet de
l’antisémitisme islamiste comme s’il n’était
pas important. Ces derniers temps seulement, il refait surface, mais
la tendance à nier la réalité persiste. En France,
par exemple, le gouvernement et les médias contestent la présence
d’antisémitisme même quand des agressions sont commises
contre des synagogues et contre des Juifs.
Les discours anti-mondialistes d’une certaine gauche européenne
fusionnent en quelque sorte avec l’islamisme radical dans leur
critique de l’Occident, des États-Unis, du monde capitaliste
et impérialiste. Une partie du soutien apporté aux Palestiniens
provient d’images très simplistes (comme, par exemple,
les pierres face aux fusils ou des jeunes qui, dans leur lutte pour
leur émancipation et leur indépendance, font face à
des hélicoptères tirant des missiles) rapportées
sans explication par les médias, qui éliminent toujours
le contexte et qui ne rappellent jamais les agressions provenant des
Palestiniens . Dans ce contexte, de nombreuses personnes peuvent imaginer
que les Palestiniens sont les victimes innocentes de « l’agression
», de l’oppression et de « la tyrannie » israéliennes.
Durant des années, on a entendu que l’extrémisme
islamiste et l’antisémitisme ne sont que la conséquence
du conflit, alors que même si l’État d’Israël
n’existait pas, on constaterait les mêmes éléments
de radicalisme islamiste et de terrorisme. Mais ce n’est pas par
hasard s’ils s’en prennent aux Juifs, c’est parce
qu’il y a des sources coraniques, religieuses islamistes et racistes,
où le Juif est totalement méprisé et déshumanisé.
L’État d’Israël et le peuple juif y sont véritablement
diabolisés.
Dans le modèle européen du fascisme des années
1930-40, on retrouve le culte de la virilité et du machisme,
qui sont très forts chez les islamistes. La divinisation de la
mort et de la violence des fascistes et des islamistes est identique.
Leur antisémitisme se base de la même manière sur
des théories du complot de Juifs maléfiques et sataniques,
qui veulent dominer le monde. Les islamistes radicaux sont également
portés par une sorte de modernisme réactionnaire où
ils adoptent et emploient la technologie moderne pour leurs projets
de violence et où, dans un même temps, leur idéal
utopique est tout à fait réactionnaire. Ils veulent revenir
au VIIe siècle (premier siècle de l’Islam), aux
temps où l’Islam dominait le monde. Le militantisme composé
de guerre et de politique, le plaisir de détruire et le côté
suicidaire de leurs actes de terrorisme sont des éléments
très fascistes.
La seule solution à cette radicalisation ne peut venir que du
monde musulman, dans lequel les éléments modérés
et rationnels sont plutôt faibles. Les Européens, les Israéliens
et même les États-Unis, qui ont écrasé les
Talibans, ne peuvent anéantir le courant fanatique islamiste
dans tout le monde arabe. La mutation qui s’est produite à
l’intérieur du monde musulman doit se régler à
l’intérieur de ce monde et ce sera sans doute très
long.
(Robert Wistrich, professeur
d’histoire juive à l’Université Hébraïque
de Jérusalem, est spécialiste de l’antisémitisme
et de l’Holocauste)
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Les
médias arabes à propos du discours sur « l'état
de l'Union »:
Bush rappelle Hitler, Ben Laden et Shylock
L'Institut de Recherche Médiatique
du Proche-Orient (MEMRI)
Dépêche Spéciale, No. 341, 5 février 2002
Le discours sur « l'état
de l'Union » prononcé par le président des Etats-Unis
George W. Bush le 29 janvier 2002 a suscité de vives réactions
de la part des médias arabes, (...) en particulier son affirmation
selon laquelle l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord représentent
"l'axe du mal" dans le monde. Salameh Ahmad Salameh, chroniqueur
pour le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram, déclare
: "Le président Bush a tenu des propos en tout similaires
à ceux de Ben Laden dans ses cassettes vidéo" (1)
tandis que Galal Duweidar, directeur du quotidien gouvernemental égyptien
Al-Akhbar, compare le président des Etats-Unis à Shylock.
(2).
Abd Al-Bari 'Atwan, directeur
du quotidien londonien de langue arabe Al-Qods al-Arabi, a réagi
encore plus durement, comparant le président Bush à Hitler.
Dans un article intitulé "Un Président Impétueux
et Vulgaire," 'Atwan écrit :
"Le président américain George Bush, dont tout le
monde connaît la témérité et l'inexpérience,
est apparu dans son 'Discours sur l'Etat de l'Union' (...) comme un
leader assoiffé de sang et rongé par l’envie de
déclarer la guerre à la moitié du monde pour satisfaire
son besoin de vengeance et obéir entièrement à
l'écœurante incitation [à la violence] israélienne
qui découle des intérêts de l'Etat hébreu
- même si [pour satisfaire] ces intérêts, il faut
détruire le monde entier."
"Le triangle du mal
évoqué par le président américain ne représente
pas une menace véritable pour la sécurité et les
intérêts des Etats-Unis - alors que les côtés
de ce triangle, principalement irakiens et iraniens, compromettent les
aspirations expansionnistes d'Israël (...)."
"Le président
Bush voudrait déclarer la guerre à l'Irak et l'Iran parce
que ces derniers cherchent à obtenir des armes de destruction
de masse. Ce faisant, il ne voit pas les armes qui s'accumulent dans
l'arsenal israélien (...). Il ne voit pas non plus [les ADM]
des arsenaux chinois, russes et indiens (...)."
"Le discours enflammé
du président Bush nous rappelle les discours du Nazi Adolf Hitler.
Ses menaces adressées à l'Iran et l'Irak nous rappellent
celles qu'Hitler a adressées à la Pologne et à
la Tchécoslovaquie. C’est pourquoi le monde entier doit
se mobiliser pour l'arrêter et stopper ses actions téméraires
avant qu'il ne sombre dans des guerres destructrices qui feront de la
première et de la deuxième guerre mondiales des petites
batailles."
"C'est le discours
d'un président battu qui joue au président triomphant.
La guerre américaine contre le terrorisme en Afghanistan n'a,
jusqu'ici, remporté que des victoires mineures sans rapport avec
le prix élevé que les Etats-Unis ont eu à payer,
et auront peut-être encore à payer pour atteindre leurs
objectifs (...)."
"Le président
Bush profère des menaces pour dissimuler cette réalité,
passer sur les pertes politiques et les pertes en vies humaines qui
n'ont pas été rendues publiques en Afghanistan (...)."
"Il a essayé
de terrifier les pays arabes et islamiques, insistant sur l'Iran qui
arrive mieux que quiconque à contrecarrer ses conspirations en
Afghanistan. Mais Ali Khamenei, le dirigeant suprême d'Iran, a
ridiculisé ces menaces, rappelant au président américain
les pertes humiliantes que son pays a essuyées après s’être
essayé au complot contre l'Iran."
"Avec ces menaces
idiotes, le président Bush a accompli le miracle de rapprocher
l'Iran et l'Irak – ce que beaucoup avant lui avaient tenté
de faire sans y parvenir. Il a créé un front global contre
la politique de terreur injustifiée qu'il mène."
"L'Irak et l'Iran
ne sont pas les talibans, pas plus que la Corée du Nord. Ils
ont un armement de pointe, une expérience culturelle vielle de
milliers d'années qui trouve ses racines dans les profondeurs
de l’histoire. Si ces deux pays étaient attaqués,
leur destin serait différent de celui des talibans."
"Si le président
américain a perdu l'esprit à cause des actes d'un seul
homme comme Ben Laden - le leader d'une organisation dont les membres
sont au plus quelques centaines, dans quel état serait-t-il s'il
devait faire face à une alliance de l'Iran, l'Irak, la Corée
du Nord, la Syrie, le Hamas, le Djihad [islamique] et le Hezbollah -
qui ont tous une histoire riche en combats et en guerres (...) et une
expérience 'effrayante' des opérations accomplies à
l'étranger ?"
"Le président
américain joue avec le feu. Il est comme un déséquilibré
à qui ont aurait donné un fusil et qui se trouverait sur
le point de sortir dans la rue pour tirer à vue sur les passants.
C’est pourquoi les personnes avisées de ce monde doivent
l'arrêter sans attendre et lui reprendre son arme avant qu'il
ne soit trop tard."
"J'admets avoir ressenti
de la douleur et de la déception en voyant les représentants
du peuple américain [le Congrès] applaudir le président
Bush et soutenir ses menaces. Cela causera sans aucun doute beaucoup
de tort aux intérêts de leur électorat et conduira
leur pays à la faillite, si ce n’est à l'effondrement.
L'axe du mal dans le monde n'est pas l'Iran, l'Irak et la Corée
du Nord ; c'est l'Amérique et Israël (...)". (3)
____________________________________
(1) Al-Ahram (Egypte), 2 février 2002.
(2) Al-Akhbar (Egypte), 1er février 2002. Anis Mansour,
chroniqueur d'Al-Ahram, avait qualifié la semaine précédente
le traitement américain des prisonniers en provenance des talibans
à Guantanamo Bay de « pire que le traitement des Juifs
et des opposants chrétiens par Hitler ». Voir la Dépêche
Spéciale 340 de MEMRI.
(3) Al-Qods al-Arabi (Londres), 1er février 2002.
________________________________________
Le Communiqué
Isranet essaie de diffuser une grande variété d’opinions
sur Israël, le Judaïsme et le Moyen-Orient. Les articles et
documents reproduits expriment l’opinion de leurs auteurs et ne
représentent pas nécessairement au point de vue de l’Institut.
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Numéro
14 • vendredi le 1 février, 2002
La
notion de "cycle de la violence" est un mensonge moyen-oriental
Yossi Klein Halevi
Los Angeles Times, January 23, 2002
Il n'y a pas de "cycle de
la violence".
D'un côté il y a
des fanatiques religieux qui sont violents et odieux mais sont discrédités
par le grand public et répudiés par la plupart des dirigeants
religieux. De l'autre, il y a des fanatiques religieux qui sont violents
et odieux et sont célébrés par le grand public
comme des saints.
Un côté est prêt
à un compromis pour la paix et a abandonné son rêve
de posséder entièrement la terre contestée. L'autre
côté insiste sur la propriété absolue de
toute la terre. Un côté est prêt à ne plus
se disputer sur l'histoire pour donner la priorité à l'avenir.
L'autre côté continue à mener des guerres médiévales
contre des infidèles.
Un côté est arrivé
à la conclusion difficile que les deux côtés dans
ce conflit qui dure depuis des décennies ont infligé et
souffert des injustices. L'autre côté maintient qu'il est
seul a avoir souffert l'injustice et attribue tous les torts à
son ennemi.
Un côté croit qu'il
s'agit d'un conflit tragique entre deux mouvements nationaux légitimes.
L'autre côté maintient que c'est un conflit entre des indigènes
et des intrus étrangers.
Un côté avait tellement
assez d'être un "occupant" qu'il a donné le pouvoir
à son ennemi mortel, a armé ses forces terroristes et
lui a offert une souveraineté partagée sur sa ville capitale.
L'autre côté râle contre l'injustice d'une occupation
à laquelle l'occupant a proposé de mettre fin.
Un côté a accepté
des compromis internationaux pour une solution paisible au conflit du
Proche Orient, à commencer par la Commission Peel en 1937, en
passant par le Plan de partage de l'ONU en 1947, par Camp David en 2000
et Taba en 2001. L'autre côté a répondu à
chacun de ces compromis par le terrorisme et la guerre, puis se plaint
au monde de l'injustice de ses défaites.
Un côté s'est tourné
vers son dirigeant dur actuel seulement après que son dirigeant
pour la paix est revenu des négociations avec la guerre comme
contre proposition. L'autre côté n'a jamais produit une
direction engagée au compromis.
Un côté enseigne
des chants de paix à ses enfants. L'autre côté enseigne
des chants de sang et de feu à ses enfants.
Un côté maintient
des média libres qui critiquent leur propre gouvernement et armée
et relate les souffrances de l'autre côté. L'autre côté
maintient des média contrôlés qui dit à son
peuple que l'Holocauste n'a jamais eu lieu et que le 11 septembre était
un coup bien mérité contre les États Unis.
Un côté s'angoisse
et débat quand son armée commet un acte immoral. L'autre
côté danse dans la rue quand on commet des atrocités
en son nom.
Un côté tente d'empêcher
des morts civils pendant les batailles. L'autre côté définit
la bataille comme une guerre contre des civils.
Un côté produit
des mères qui protestent contre l'envoi de leurs fils à
la guerre. L'autre côté produit des mères qui vantent
les morts par suicide de leurs fils terroristes et déclarent
leur accord pour sacrifier encore davantage de fils pour la cause.
Cela ne s'appelle pas un cycle
de violence.
--Traduction de Bernice Dubois
spécialement pour "Reponses Israel" (http://fr.groups.yahoo.com/group/Reponses-Israel).
(Yossi Klein Halevi est
le correspondant en Israel de The New Republic
et fait partie de l'équipe de rédaction du Jerusalem Report.
Son dernier
livre est "At the Entrance to the Garden of Eden: A Jew's Search
for G-d
with Christians and Muslims in the Holy Land".)
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Le Communiqué
Isranet essaie de diffuser une grande variété d’opinions
sur Israël, le Judaïsme et le Moyen-Orient. Les articles et
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