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Communiqué Isranet
Numéro 85 • vendredi le 27 juin 2003 La symétrie injurieuse
L'antijudaïsme qui se déchaîne depuis des années en milieu arabo-musulman, spécialement au Proche-Orient, plus particulièrement dans les territoires sous autorité palestinienne, est sans conteste le plus virulent que le monde ait connu depuis l'antijudaïsme de l'Allemagne hitlérienne dans les années qui ont précédé l'extermination des juifs. Il le dépasse même par son caractère obsessionnel comme si les dirigeants en cause, les médias, les enseignants n'avaient pas de messages plus importants que la haine d'Israël et des juifs dans leur ensemble à adresser à leur peuple, enfants compris. Effectivement, ils n'en ont pas d'autres. Aujourd'hui comme hier, il s'agit pour ces dirigeants de détourner sur les juifs et sur Israël la colère des populations qu'ils oppriment et maintiennent dans la misère. Quand le discours public, des émissions de télévision aux manuels scolaires, incite à tuer les juifs, ce sont des générations d'adultes barbares, terroristes en puissance, que façonnent les dictatures arabo-islamiques. Cet antijudaïsme meurtrier est une donnée majeure de la situation au Proche-Orient. Autre donnée majeure, bien plus grave : les grandes consciences politiques et morales du monde libre ne le condamnent pas haut et fort. Les diplomaties européennes, et particulièrement la nôtre, déculpabilisent même les coupables en invoquant de prétendues frustrations et humiliations des masses arabes. Une façon de faire retomber sur Israël (dont ces masses arabes ignorent en général tout) la responsabilité du conflit israélo-arabe. En cultivant les délires arabes au lieu de les calmer, l'Europe est un des principaux agents de conflictualisation et d'instabilité au Proche-Orient. Elle ne peut s'étonner d'avoir été tenue à l'écart du sommet de Charm-el-Cheikh le 3 juin. Dans cette Europe comme au Proche-Orient, les forces ne manquent pas qui ont pour objectif la disparition de l'État d'Israël et, pour le moins, la fin de la souveraineté israélienne sur Jérusalem. Selon l'aveu même de dirigeants arabes, à commencer par Arafat quand il s'exprime dans sa langue, le conflit israélo-arabe (et non seulement israélo-palestinien) ne repose pas sur des problèmes de frontières, ni sur les présences juives en Cisjordanie. Le refus d'Israël est d'ordre existentiel. Henry Kissinger, grand connaisseur en géopolitique du Proche-Orient, vient d'écrire : «... les Palestiniens ne se divisent pas en de prétendus extrémistes et ceux qui aspirent à la paix... Au contraire, le clivage fondamental oppose ceux qui veulent aboutir à la destruction d'Israël en poursuivant la lutte actuelle et ceux qui estiment que, dans l'immédiat, la conclusion d'un accord est la meilleure stratégie pour rallier les forces nécessaires à cette fin». A quoi peut conduire dans ces
conditions un plan de paix conçu dans les bureaux des grandes
administrations du Quartette (États-Unis, Union européenne,
Fédération de Russie, Nations unies), dès lors
qu'elles ignorent le constat d'un Kissinger ou feignent de l'ignorer
? Il y a dans la fameuse «feuille de route» des mots qui
invitent «toutes les institutions officielles palestiniennes à
mettre fin à l'incitation à la violence contre Israël».
Le mot officielles, mis ici en gras, est fondamental, car il reconnaît
le fait que l'enseignement de la haine a constitué un choix politique
officiel de l'Autorité palestinienne. Mais la «feuille
de route» comporte aussi une invitation exactement symétrique
à l'intention d'Israël. Cette symétrie fait injure
à la vérité. Elle fait injure à Israël
qui n'a jamais pratiqué une politique d'État enseignant
la haine à qui que ce fût. C'est pourquoi il importait Cette symétrie abusive a des raisons : il ne faut faire aux dirigeants arabes aucun reproche qu'on ne fasse aussi à Israël ; il faut faire oublier leurs guerres d'agression, leur recours ou leur soutien au terrorisme, leur propagande fondée sur la haine ; il faut symétriser à tout prix les positions au départ des négociations, quitte à les fausser dans l'oeuf. Il faut prendre au sérieux les pions que les Arabes n'avancent que pour des raisons tactiques, les sachant a priori inacceptables pour Israël, le retour (qui n'en est pas un) de 3,7 millions de réfugiés par exemple. Les diplomates pensent peut-être que l'intérêt de la paix dans le monde passe par des malices de ce niveau et c'est ainsi que, trop souvent, ils mettent les peuples en péril. Sans surprise, cette clause des réfugiés, radicalement mortifère pour Israël, a été massivement repoussée le 25 mai par le gouvernement israélien auquel il a fallu six heures de réunion pour accepter, avec quatorze réserves «constituant une ligne infranchissable», a dit Sharon, de jouer le jeu de la «feuille de route». Quoi qu'en ait dit le président Bush à Charm-el-Cheikh, rien, absolument rien, n'autorise à penser que la création d'un État palestinien mettra fin en profondeur à la haine et au terrorisme. Il est facile d'imaginer qu'un gouvernement palestinien ne s'interdira pas, quelles que soient ses promesses, de déclencher des hystéries revendicatives portant sur les dimensions de son État, sur l'absence de ressources, sur un problème d'eau, sur une communication Gaza-Cisjordanie ou autre couloir vers la mer ... Alors découvrira-t-on peut-être que la solution d'une fédération avec la Jordanie n'était pas absurde au point d'avoir dû disparaître, de façon d'ailleurs suspecte, de la table des négociateurs. Mais elle aurait privé la région d'un abcès de fixation qui, il faut le reconnaître, a bien servi les chantages politiques de la Ligue arabe au prix des souffrances si largement instrumentalisées de la population palestinienne. Les diplomates font aussi preuve
de beaucoup de prétention en annonçant que «le but
est un règlement définitif et complet du conflit israélo-palestinien
d'ici à 2005». On voudrait y croire, mais dès lors
qu'il faut du temps pour que passent ou évoluent des générations
barbarisées, on peut craindre que la «feuille de route»
rejoigne dans la Entorse à la fausse symétrie déjà dénoncée, l'Autorité palestinienne doit, aux termes de la «feuille de route», «réitérer le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité», un droit qui n'est contesté à aucun autre État du monde. C'est une concession aussi forte que de reconnaître à un homme le droit de respirer. «Les États arabes, écrit Henry Kissinger, demandent à Israël de céder un territoire conquis, quelque chose de tangible donc, en échange de son droit même à l'existence, c'est-à-dire d'un acte révocable » (La Nouvelle Puissance américaine, Henry Kissinger, Fayard, 2003). Le voeu le plus ardent que l'on puisse former est qu'on se soit ici trompé et, sait-on jamais, qu'il sorte du bon, du juste et du vrai, du courage aussi, d'un plan qui en contient si peu. Encore faudrait-il que les Palestiniens mettent un terme aux attentats comme ceux qui viennent encore de frapper à Hébron, à Jérusalem, à Afoula ... Il doit finir le temps où Israël doit payer pour vivre.
(Michel Darmon, ingénieur général du Génie
maritime [Cr], Numéro 84 • vendredi le 20 juin 2003 MOUDJAHIDIN L'organisation de ces opposants "islamo-marxistes" à l'Iran, créée au milieu des années 60, est issue du Mouvement de Libération iranienne dirigé alors par Mehdi Bazargan qui allait devenir le premier Premier ministre de la République islamique. Pour améliorer ses relations avec l'Iran, au moment où Iran-Irak se livraient une guerre sans pitié - le gouvernement français avait fortement encouragé certains des membres de l'organisation terroriste à quitter le territoire français où ils étaient implantés. Certains sont partis pour Bagdad, d'autres sont restés en France et en Europe. Human Rights Watch les a notamment accusés de faire du trafic humain. Récit. Pendant que le président
iranien, Mohammad Khatami, se dirige vers le podium pour prononcer son
discours au sommet du millénium de l'ONU, ce 6 septembre 2000,
un groupe d'Iraniens manifestent contre lui devant l'immeuble new-yorkais
des Nations unies. Ces Iraniens sont des membres de l'Organisation des
Moudjahidin du Peuple Iranien (OMPI), un groupe placé par Madeleine
Albright dans la première liste d'organisations terroristes du
département d'État américain en 1997, puis en 1999.
En dépit de ce fait, l'OMPI bénéficie du soutien
d'une bonne partie du Congrès américain. En témoigne
le message signé par les deux sénateurs républicains
du Missouri qui a été lu devant la foule de manifestants
en délire. Le nom d'un des sénateurs ? John Ashcroft,
qui, en tant que ministre de la Justice, va devenir un des pilliers
de la lutte anti-terroriste de l'administration Bush. L'OMPI s'engage de son côté
dans des actions avec des victimes bien réelles. En deux attentats
à la bombe au QG du Parti de la République islamique et
au bureau du Premier ministre en 1981, l'organisation a tué le
président de la plus haute instance juridique du pays, l'Ayatollah
Mohammad Behechti, le Président Mohammad Ali Rajai et le Premier
ministre, Mohammad Javad Bahonar. Le gouvernement français, cherchant à améliorer ses relations avec l'Iran, a fortement encouragé l'OMPI à quitter le pays. Les Rajavi et certains supporters sont partis pour Bagdad au moment où l'Irak et l'Iran se livraient une guerre sans pitié. L'OMPI a formé son aile militaire, l'Armée Nationale de la Libération (ANL) en 1987 et Maryam Rajavi est devenu son commandant en chef adjoint. L'ANL compte entre 5.000 et 10.000 partisans aujourd'hui. L'aile militaire de
l'OMPI, 5.000 à 10.000 personnes, L'ANL a décidé de
combattre les forces iraniennes aux côtés de l'armée
irakienne. Pour les familles impuissantes qui regardaient partir leurs
fils au front, cette décision de l'OMPI était insoutenable
et impardonnable. Cette erreur a probablement éliminé
toutes les chances de l'OMPI d'obtenir un soutien populaire en Iran.
Il y a beaucoup d'autres indications que l'OMPI et le régime irakien travaillaient en symbiose. Des rapports perturbants montrent que Rajavi a fait emprisonner des membres mécontents de son organisation à la célèbre prison de Abu Gharib et les a parfois renvoyés vers l'Iran. L'association Iran-Interlink basée en Grande Bretagne a enregistré l'histoire de Mohammad Hossein Sobhani, un ancien membre de l'OMPI qui dit avoir été détenu dans les prisons de Saddam et renvoyé en Iran dans des échanges de prisonniers de guerre . Il donne les noms de 33 Mujahedin qui étaient avec lui à Abu Gharib et de 48 camarades qui sont retournés en Iran. En 1991, l'OMPI aide l'Irak à supprimer les Chiites et les révoltes kurdes Un article de Charles Recknagel
de RFE/RL cite un rapport du Département d'État américain,
« Le Terrorisme mondial en 2001 » qui affirme que «
en 1991 l'OMPI a aidé le gouvernement irakien à supprimer
les Chiites et les révoltes kurdes dans le Nord et le Sud de
l'Irak. Depuis, l'OMPI a continué à opérer des
actions de sécurité intérieure pour l'Irak ».
Kamran al-Karadaghi, le directeur adjoint de « Radio Free Irak
», se souvient de discussions avec des commandants kurdes en 1993
disant qu'ils avaient combattu contre des membres de l'OMPI. (« Proche-Orient » est une association française à but non lucratif. Son but est d'éditer une information exclusivement professionnelle, complète, exacte et rigoureuse sur le Proche-Orient, ainsi que sur les retombées de la situation régionale, en particulier du conflit israélo-palestinien. Son objectif général est d'aider à une meilleure compréhension du Proche-Orient et de ses enjeux. Pour plus d'information, adressez demandes et questions à contact@proche-orient.info.) Numéro 83 • vendredi le 13 juin 2003 Lettre
d'information de l'Ambassade d'Israel en France Le 11 juin dans l'après-midi, le terrorisme a une nouvelle fois frappé les citoyens israéliens en plein coeur de Jérusalem. Un terroriste, déguisé en Juif orthodoxe, s'est fait exploser dans un autobus de la ligne 14 en plein centre ville de Jérusalem. 16 personnes ont trouvé la mort dans cet attentat et plus de 100 personnes ont été blessées dont 27 grièvement. Sur les 16 victimes, 11 seulement ont pu être identifiées pour le moment. Il s'agit de Tamar Ben Eliyahu, 20 ans, Alexander Kazaris, 77 ans, Roi Eliraz, 22 ans, Tzipora Pasakovich, 54 ans, Sultan Rene Malka, 67 ans, Elsa Cohen, 70 ans, Zvi Cohen, 39 ans, Yaffa Mualem, 65 ans, Alan Bir, 47 ans, Martin Tita, 75 ans et Ogania Berman, 50 ans. Affirmer que cet attentat n'a eu lieu qu'en réaction à la tentative d'élimination du n°2 du Hamas, Abdelaziz Rantissi revient à se méprendre sur la réalité des faits sur le terrain. C'est ignorer les deux attentats commis le 8 juin dernier à Hébron et Erez, dans lesquels 5 israéliens ont été tués, ainsi que les nombreuses tentatives d'attentats déjouées quotidiennement par les forces de sécurité israéliennes. Pour la seule journée du 9 juin, soit la veille de la tentative d'élimination de Rantissi, Israël a du faire face à 53 alertes terroristes simultanément, dont la moitié émanant du Hamas. Depuis le sommet d'Akaba, le 4 juin dernier, Israël a intercepté 10 terroristes suicide, dont un garçon de 16 ans. Le 11 juin, dans un entretien accordé au quotidien Al-Arham, Rantissi a notamment affirmé : « « La Palestine s'étend de la mer Méditerranée au Jourdain et il n'y a pas de place pour des non-Palestiniens. Nous ne pouvons libérer toute la Palestine à présent et c'est pourquoi nous acceptons les « étapes de libération », mais ceci ne signifie pas que nous renonçons à la Palestine de la Méditerranée au Jourdain. Nous accepterons l'Etat selon les frontières de 1967 ou même moins que 1967, si ce n'est pas au détriment du reste de la Palestine. Si ça devait l'être, nous le refuserions. » -------------------------------------------------------------------------------- Un
responsable de l'Autorité palestinienne: Dans
sa chronique au quotidien de l'Autorité palestinienne Al-Hayat
Al-Jadida L'arrivée de la tête du serpent «Le sommet arabo-américain se réunit aujourd'hui avec la participation de la tête du serpent de l'invasion américaine de l'Irak, et la tête du serpent de l'oppression américaine des Palestiniens et des Arabes. Il se pourrait que l'arrivée de la tête du serpent devienne une nouvelle occasion pour les représentants des régimes arabes présents au sommet de comprendre qu'ils n'arriveront à rien en cherchant à apaiser les Etats-Unis et à consentir [à leurs exigences] (…) Ce Bush atterrit à Charm El-Cheikh avec une arrogance affichée, comme s'il avait réalisé la ‘victoire des braves' en Irak. Mais la logique et la raison nous disent qu'il n'est pas un héros et qu'il ne fait pas partie des courageux vainqueurs qui remportent les vraies batailles, livrées à armes égales. Face à lui, de simples Irakiens se sont battus dans des villages reculés, aux portes de leurs villes et de leurs déserts, pour défendre leur pays, sans tenir compte de l'oppression, de la tyrannie et de la souffrance endurées entre les mains d'un régime ‘familial' arriéré et répressif [en référence à Saddam et son fils], ni de l'inégalité des forces, des quantités de munitions tirées sur leurs villes et leurs centres de population.» Les Etats-Unis ne sont sortis sains et saufs d'Irak que grâce à la trahison des militaires irakiens «Ces Irakiens auraient pu être à l'origine d'une crise majeure pour Bush, son Administration et son commandement militaire (…) ces derniers se sont sortis sains et saufs d'une telle crise que grâce à la trahison (…) de ceux que Saddam a autorisés à gouverner d'une main de fer (…) Ce Bush n'a pas remporté une impressionnante victoire. Il ne s'est pas montré sincère dans ses promesses d'un Irak démocratique gouverné par son propre peuple. En outre, il ne s'est pas comporté en digne homme de confiance avec ses histoires d'armes de destruction massive. Il est peu probable que W. Bush entendra s'exprimer des opinions claires et courageuses à Charm El-Cheikh, qu'ilentendra dire que les Arabes ont encore quelques comptes à régler (…), [des forces] de résistance cachées au cœur de la société irakienne dont le but est d'expulser les envahisseurs vaincus (…)» La construction d'un empire américain aux objectifs impérialistes, déguisé en guerre contre le terrorisme «Le paradoxe est que Bush se présentera au sommet de Charm El-Cheikh comme quelqu'un dont le but ultime est de combattre le terrorisme, et que tous [les représentants arabes] se diront en leur for intérieur que leurs stratégies n'ont pas été conçues pour servir la création d'un empire américain aux buts impérialistes, déguisé en guerre contre le terrorisme (…) Bush ne trouvera personne pour lui dire franchement que la politique américaine mène au désastre et que c'est par vengeance que certains jeunes Arabes et musulmans se sont fait sauter. Tant que les régimes arabes obéiront à Washington sans raison valable, et tant que Washington appuiera les actes criminels et l'agression exercés contre l'honneur et les ressources des [autres] nations, la terreur continuera sans que l'Amérique sache comment l'éliminer (…)» Nous envions le cran de Bush, qui atterrit avec arrogance en terre arabe «Nous envions la capacité de Bush à atterrir avec arrogance en terre arabe, lui qui est la tête du serpent de la méprisable invasion de l'Irak (…) Il n'a triomphé que grâce aux trahisons internes du commandement [militaire] de Saddam (…) et après deux semaines de forte résistance de la part d'Irakiens qui ne détenaient que des armes rouillées.» L'Amérique continue de s'enfoncer (…) dans un marécage putride «Nous sommes sûrs que Bush usera de tactiques d'intimidation contre les régimes arabes et que face aux problèmes, il pèsera de tout son poids pour toujours faire adopter la solution la plus répressive qui soit. Il vaudrait mieux, et il serait plus rationnel pour les représentants arabes à Charm El-Cheikh, de tenter de le convaincre que c'est lui qui devrait avoir peur, que ce sont eux qui pourraient se montrer effrayants. C'est lui qui devrait avoir peur de l'avenir, parce que son expérience en Irak n'est pas brillante et que l'Amérique continue de s'enfoncer dans un marécage putride, d'où elle ne se sortira que vaincue et mauvaise perdante» -------------------------------------------------------------------------------- La
presse égyptienne officielle sur les Etats-Unis A la veille de l'arrivée du président américain George W. Bush au Moyen-Orient à l'occasion des sommets de Charm El-Cheikh et Aqaba, les journaux égyptiens officiels ont redoublé de critiques à l'égard des Etats-Unis et du président Bush. Voici quelques extraits de ces articles: Bush est comme Saddam: un meurtrier, un tyran et un oppresseur Mohammed Nafie écrit dans Al-Gumhuriya: «Il a été prouvé que Bush et Saddam sont les deux faces d'une même pièce: ce sont tous deux des meurtriers, des oppresseurs et des tyrans, des dictateurs qui tournent le dos au droit international et à ses normes. Mais Saddam Hussein est plus courageux que le président américain dans la mesure où il a montré au monde son affreux visage sans le maquiller, tandis que Bush change de masque à chaque heure de la journée, avec le savoir-faire d'une star hollywoodienne. Il passe son temps à jouer sur la scène internationale le rôle du bon ange envoyé sur terre pour faire régner la paix, la sécurité et l'amour jusqu'aux confins les plus reculés du globe, pour conquérir Bagdad et remplacer ses nuits obscures (…) par un lumineux matin, sur lequel rayonne le soleil de la liberté. Le choc a été rude quand il est devenu clair que l'enfer de Saddam est le paradis promis par Bush. Celui qui avait coutume d'abattre des dizaines de personnes de son pistolet a fait place à celui qui étrangle des centaines de personnes à l'aide d'une corde de soie! Saddam décapitait les personnes alors que Bush 'décapite' leurs moyens de subsistance. L'Administration américaine a décidé de dissoudre l'armée irakienne et le système de sécurité, contribuant ainsi à licencier 400 milles employés. Elle a dissout les ministères de l'Information et de la Défense, les tribunaux militaires et la Sécurité nationale, qui comptaient cent milles employés. Cela signifie que le responsable de l'Administration civile [Paul Bremer] a signé le décret d'affamer un demi-million de familles!! Le monde était remonté contre Saddam parce qu'il ne respectait pas la loi et ne se pliait pas aux règles internationales, mais la communauté internationale n'a rien dit quand Bush a défié les Nations unies - ses lois et ses normes -, frappant l'Irak avant même l'épuisement de toutes les options pacifiques. Saddam a volé le Koweït, mais Bush vole actuellement l'Irak (…) Nous languissons déjà l'époque de Saddam, quand nous la comparons à celle de Bush. Saddam s'est révélé à tous comme un despote malveillant et sanguinaire, tandis que Bush s'est habillé en ange blanc, convainquant tout le monde qu'il est bon et investi d'une mission angélique, que son but est de les sauver du mal, de mettre fin à leur humiliation et de les nourrir. Et puisqu'il s'agit là d'une bonne action divine, il n'a besoin ni de remerciements, ni de récompense! Ils se sont aperçus à temps que l'ange et le diable sont une seule et même personne accomplissant une double tâche: Saddam les nourrissait de poison dont les ingrédients figuraient clairement sur le flacon, alors que Bush leur administre le poison mélangé à du miel!!» [1] .... L'annulation des sanctions imposées à l'Irak doit pousser le peuple irakien à se battre contre les Américains Un éditorial d'Al-Ahram, premier quotidien égyptien, financé par le gouvernement, explique que les Irakiens «n'ont d'autre choix» que de se battre pour expulser les forces américaines, précisant que le parti Baath irakien ne devrait pas se soustraire au combat: «(…) Vu la situation, le peuple irakien n'a d'autre choix que de se battre pour son indépendance, plutôt que d'attendre le soutien international, dont on peut raisonnablement penser qu'il ne se concrétisera pas. Le pas essentiel pour les forces
politiques irakiennes doit être la création d'un corps
national incluant toutes les factions politiques irakiennes, sans exclure
aucun groupe politique [en référence au parti Baath] afin
d'expulser les colonisateurs (…) Si les forces irakiennes nationales
réussissent à mettre en place une organisation de ce type,
celle-ci pourrait faire office de gouvernement provisoire, remplaçant
les forces de l'occupation. Elle pourrait aussi devenir un véritable
corps dirigeant pour le peuple irakien dans sa lutte pour la liberté
et l'indépendance (…) Voilà [quel devrait être]
le principal objectif des forces nationales irakiennes, lesquelles devraient
manifester la plus grande sagesse et la plus grande aptitude au pardon
(…) plutôt que [le désir] de vengeance (…)»
[2] ... Numéro 82 • vendredi le 6 juin 2003 LE SOMMET D'AKABA (4 juin 2003) Le sommet réunissant
les Premier ministre israélien et palestinien s'est tenu le 4
juin à Akaba. En clôture, le roi Abdallah, l'hôte
de cette conférence, a affirmé que « Tous les efforts
que nous déploierons seront bénéfiques mais seuls
les deux peuples pourront réellement régler le conflit
qui les oppose et mettre fin à l'effusion de sang». Mahmoud
Abbas a quant à lui affirmé qu'une nouvelle occasion se
présentait, grâce à l'initiative des Américains
et du Quartet, et qu'elle permettrait «aux deux Etats de coexister».
Il a poursuivi : «Il faut faire cesser l'Intifada armée
et utiliser des moyens pacifiques pour atteindre notre objectif... ».
Il s'est enfin engagé à interrompre l'incitation à
la haine et à appliquer des réformes au sein de l'Autorité
Palestinienne. -------------------------------------------------------------------------------- J'aimerais remercier sa Majesté le roi Abdallah, qui a organisé cette réunion, et exprimer la reconnaissance d'Israël envers le président Bush pour sa présence ici avec le Premier ministre Abbas et moi-même. Merci. En tant que Premier ministre
d'Israël, berceau du peuple juif, ma responsabilité suprême
est la sécurité du peuple et de l'État d'Israël.
On ne peut pas faire de compromis avec la terreur, et Israël, avec
toutes les nations libres, continuera de combattre le terrorisme jusqu'à
sa défaite finale. (Diffusé par Dina
Sorek, Ministre-conseiller -------------------------------------------------------------------------------- Discours du Premier Ministre Palestinien Mahmoud Abbas J'aimerais
remercier le roi Abdullah qui est notre hôte aujourd'hui. Je remercie
pour leur déclaration de soutien le président Moubarak,
le roi Abdullah, le roi Hamad et le prince royal Abdullah qui se sont
rencontrés hier en Egypte. Merci aussi au Premier Ministre Sharon
pour sa présence parmi nous en Jordanie. Et mes remerciements
les plus sincères au président Bush, qui est venu d'encore
plus loin pour notre paix à tous. Au même titre qu'Israël
doit assumer ses responsabilités, nous, Palestiniens, remplirons
nos obligations afin que cette entreprise réussisse. Nous sommes
prêts à faire notre part et allons commencer dès
maintenant. (Copyright Proche-orient.info
pour la traduction.
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