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Communiqué
Isranet Souligner
le 60e anniversaire de l'État d'Israël M. Bergman: M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin que soit présentée, conjointement avec les députés de Marguerite-D'Youville et de Richelieu, la motion suivante: «...l'Assemblée nationale du Québec salue le 60e anniversaire de la fondation de l'État d'Israël; «...les soixante ans d'Israël [sont] l'occasion de célébrer le retour du peuple juif au sein du concert des nations, les nombreuses réalisations culturelles, économiques et scientifiques d'une société libre, démocratique et épanouie, ainsi que les relations privilégiées entretenues par les gouvernements québécois et israélien; «[Par la même occasion, il convient de réaffirmer] le soutien indéfectible des Québécoises et des Québécois aux efforts de paix du gouvernement d'Israël et de l'Autorité palestinienne, ainsi qu'à la création future d'un État palestinien démocratique en paix avec son voisin israélien.... «Merci, M. le Président. Le Vice-Président (M. Chagnon): Je vous remercie, M. le député de D'Arcy-McGee. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? M. Fournier: Il y a consentement pour l'adopter sans débat, M. le Président. Mise aux voix Le Vice-Président (M. Chagnon): Consentement pour l'adopter sans débat. Alors, est-ce qu'elle est adoptée? Des voix: Adopté. Le Vice-Président (M. Chagnon): La motion est adoptée. (M. Lawrence Bergman est
député du Parti libéral du Québec; M. Simon-Pierre
Diamond est député de l’Action démocratique
du Québec; M. Sylvain Simard est député du Parti
Québécois) Ce
jour-là, 14 mai 1948, à Tel Aviv... A partir du vote du plan de partage de la Palestine à l’assemblée générale de l’ONU, le 29 novembre 1947, les Juifs sont confiants. Ils savent qu’ils auront un pays et que les Anglais mettront fin à leur mandat sur la Palestine le 15 mai (qui tombe cette année un shabbat). Ce plan est rejeté par les Britanniques et les Arabes. Les heurts et les émeutes se multiplient. Dès la fin du mois d’avril 1948, la Hagana permet la levée du siège de Jérusalem, prend Haïfa et Safed, reliant ainsi les localités juives. Dans ce même temps les Britanniques accélèrent le rythme de leur évacuation, supprimant ainsi les services comme la poste, les transports ferroviaires et le téléphone. C’est alors que l’Assemblée générale sioniste établit un Conseil national de 37 membres, formé de tous les partis, dirigé par David Ben Gourion. Un comité exécutif de 13 membres est mis en place. Ce sera le premier gouvernement provisoire après la proclamation de l’Indépendance. Le 11 mai, Moshé Sharet revient des Etats-Unis où il vient de rencontrer Georges Marshall, le ministre américain des Affaires étrangères. Marshall lui avait dit : « Ne créez pas d’Etat, on vous égorgerait et nous ne pourrions pas vous aider. » Le comité central du Mapaï était réuni à Tel Aviv et attendait la venue de Sharet. Reuven Shiloah, qui sera le premier patron du Mossad, était venu attendre Moshé Sharet, en jeep, à l’aéroport. Shiloah lui explique que Ben Gourion veut le voir immédiatement. Sharet refuse. Il doit parler au comité central du Mapaï et rapporter les propos de Marshall. Shiloah ne lui laisse pas le choix et Sharet se retrouve au deuxième étage de la maison du dirigeant. Il transmet les paroles du chef de la diplomatie américaine et ajoute : « Je pense que Marshall a raison ». Ben Gourion se lève, ferme la porte à clé et se tourne vers son futur ministre des Affaires étrangères : « En partant d’ici, tu iras rapporter les propos de Marshall au comité central du Mapaï, mais les quatre derniers mots que tu viens de dire, tu ne les prononcera pas, sinon tu ne sortira pas d’ici. » Sharet s’exécuta et, le soir même, il se prononça publiquement pour la proclamation de l’Indépendance. Le 12 mai, le comité exécutif décide que l’Indépendance sera proclamée deux jours plus tard. La discussion a duré 13 heures, de midi à une heure du matin. Les nouvelles militaires du Goush Etsion qui viennent de tomber sont alarmantes. Lorsque Haïm Weizmann est contacté à New York pour en recevoir l’annonce [celle de l’Indépendance], il répond, en yiddish : « Qu’attendent-ils, ces idiots ! » Puis, rencontrant le Président Truman, il déclare : « Monsieur le Président, notre peuple a le choix entre l’établissement d’un Etat indépendant, ou l’extermination. Je suis convaincu que votre décision sera inspirée par des raisons morales ». Il reste 48 heures pour les préparatifs : la rédaction de la déclaration, la cérémonie et les invitations. La proclamation aura lieu le vendredi à 16 heures, avant l’entrée du shabbat. Pour le lieu, on choisit le Musée de Tel Aviv, l’une des premières maisons juives de la ville, qui appartenait, depuis 1910, à Meïr Diezengoff, futur maire de Tel Aviv, et qui était devenue le lieu de rendez-vous des écrivains et artistes. W. Churchill et A. Einstein y avaient été reçus. Zeev Sharef, plus tard secrétaire
du cabinet de Ben-Gourion, est nommé responsable de la préparation
de la cérémonie. Dans la salle, il ne devait y avoir que
des ornementations juives : un portrait de Herzl et un tableau de Chagall
représentant un juif portant un rouleau de la Tora. Tout se précipite
: un menuisier construit une estrade, on emprunte des chaises dépareillées
dans un café proche, un tapis chez un marchand, un micro d’un
magasin de musique, et les deux drapeaux, de chaque côté
du portrait de Herzl, sont lavés. Sur l’estrade, siègent onze membres du Gouvernement Provisoire, avec Ben Gourion au centre, et, plus bas, 14 membres du Conseil national. Deux membres du Gouvernement Provisoire et 10 du Conseil sont absents. A 16 heures, Ben Gourion frappe la table de son marteau, on entonne le chant de la HaTikva. Après la lecture de la déclaration, Ben Gourion lit le dernier paragraphe : « Confiants dans le Tsour (roc) d’Israël, nous signons cette déclaration sur le sol de la patrie, dans la ville de Tel Aviv, en cette séance de l’Assemblée provisoire de l’Etat, tenue la veille du shabbat, 14 mai 1948. » Le moment de signer arrivé, Moshe Sharet aide à maintenir le parchemin, le texte tapé à la machine étant attaché avec une agrafe. Au nouveau rouleau calligraphié plus tard, les signatures seront attachées au fil et à l’aiguille ! 37 personnalités, représentant toutes les composantes du peuple en Israël, ont signé cette déclaration. On peut ainsi voir la signature de rabbins orthodoxes, à côté de celles de communistes athées. Seules deux femmes (Golda Meïr et Rachel Cohen, représentante de l’organisation Wizo) ont signé le précieux document. Certains ne le paraferont que quelques jours après la cérémonie, à laquelle ils n’ont pu participer. La cérémonie a duré 32 minutes. Dans tout le pays, les danses et les pleurs de joie éclatent. Yediot Aharonot et Maariv décident d’une édition spéciale conjointe, pour l’occasion. Le journal titre: « Dernier jour du gouvernement étranger ». Les enfants le vendront dans les rues de Tel Aviv, mais sans succès. Les nouveaux Israéliens sont occupés à faire la fête et à se préparer à la guerre... Israël/
Un livre qui balaie les mythes « Le Roman d'Israël » (Editions du Rocher). 307 pages, 19,90 euros. S'il ne faut lire qu'un seul livre à l'occasion du 60e anniversaire de l'Etat hébreu, c'est assurément celui-ci. Dans son "Roman d'Israël", Michel Gurfinkiel résume quatre mille ans d'histoire juive et deux cents ans de sionisme - et renverse les uns après les autres tous les mythes de la propagande totalitaire arabe. Ce qui me frappe le plus dans la « couverture » médiatique d'Israël et du conflit arabo-israélien, tout comme dans les vues qu'expriment sans cesse les hommes politiques et les intellectuels européens sur ce sujet, c'est un extraordinaire degré d'ignorance. En règle générale, les soi disant « experts » n'ont lu que deux ou trois livres, qui leur ont livré un « background » vite bâclé. L'histoire du Proche-Orient moderne, à leurs yeux, commence en 1948, sinon même en 1967. Ils ne savent rien du judaïsme, de l'histoire du peuple juif, et s'en fichent royalement : les pires, à cet égard, étant ceux qui, d'origine juive proche ou lointaine, mettent un malin plaisir à mépriser la culture ou la religion de leurs parents et grands-parents. Ils ne savent rien non plus de la théologie et de la jurisprudence musulmanes, de l'histoire de l'Orient depuis l'Hégire, des géopolitiques des Empires islamiques, et préfèrent s'en tenir à des clichés : la splendeur de l'Espagne musulmane - al-Andalus ! - ou la tolérance extrême que l'islam aurait constamment manifestée envers les autres « religions du Livre »… Cet analphabétisme mène, fatalement, à des analyses sans relief ou des « décryptages » qui tournent à vide. Ils ont cru successivement à la modernisation de l'Egypte sous Nasser et à la symbiose islamo-chrétienne au Liban, au caractère laïque de l'Irak baathiste et à l'élan démocratique de l'Iran khomeiniste, à l'ancrage pro-américain du wahhabisme saoudien ou à la volonté de paix de Yasser Arafat. Ils ont été sincèrement surpris par l'effondrement de leurs rêves. Ce qui ne les a nullement empêchés de continuer à vaticiner, en termes toujours plus tranchants. A contrario , ce qui fait le prix de l'ouvrage de Michel Gurfinkiel, Le Roman d'Israel, c'est le souci de la profondeur historique, de la longue durée, de la perspective, de l'aventure humaine. Le lecteur y découvre successivement les itinéraires des Hébreux, des Judéens, des Juifs, du judaïsme, de l'Israël ancien et de l'Israël moderne. Il rencontre les Juifs de Babylone, d'Alexandrie, les Ladinos expulsés d'Espagne, les foules du Yiddishland, la Palestine véritable – la juive et non celle qui fut inventée pour les besoins de la cause soviéto-arabe. Il y trouvera de grands éléments de la théologie qui éclaire cette longue saga, une histoire rapide du sionisme – ce pelé, de galeux, d'où venait tout le mal - et l'histoire en miroir déformé de la haine arabo-musulmane envers les dhimmi , les inférieurs, les tributaires, les « protégés ». Il y trouvera que l'origine exclusive et unique du « conflit israélo-palestinien » est arabo-musulmane. J'exagère ? Lisez. Le lecteur y trouvera également des indices, des traces, des développements qui permettront à qui est pourvu d'imagination et de curiosité de reconstituer en plus large l'immense histoire du est celle des Juifs, tant Michel Gurfinkiel s'est plongé avec bonheur chez les grands historiens et en a souvent tiré la substantificque moelle. Reprenons, donc : apprenez ce qu'est Amalek, l'empire du Mal absolu, tiré des mystérieux Amalékites de la Bible, et pourvu de ces incarnations vouées à la destruction totale du peuple d'Israel ; que c'est l'Islam d'Espagne qui inventa le rouelle jaune, signe distinctif obligatoire, que les Nazis reprirent après divers tueurs de Juifs du Moyen Age ; que Friedrich Nietzsche, auquel on fait souvent une mauvaise réputation, fit de l'antisémitisme un cas d'exclusion de l'intelligentsia européenne, alors que le libertaire de gauche Proudhon écumait de rage antijuive permanente, comme d'ailleurs Blanqui, Fourier, Jules Guesde, la fine fleur du socialisme français. Découvrez comment au Moyen Orient, les Jordaniens firent sauter à la dynamite le vieux quartier juif (« Jérusalem-Est ») et même la vieille synagogue – ce qui permet aujourd'hui aux imbéciles de parler de la « Jérusalem arabe » et de s'insurger contre les « implantations » ; qu'en 1939, les 450 000 Juifs de Palestine représentaient le tiers des habitant, alors même que l'infâme gouvernment britannique, qui violait ainsi tous ses engagements internationaux, restreignait massivement l'immigration depuis des années , alors que cette population avait crü de 600 pour cent au cours du XIXe siècle, de 500 pour cent entre 1914 et 1939, et que c'est elle, et l'intense activité économique qui était sienne, qui attira une grande partie de la populations arabe venue de Syrie, du Liban et de « Jordanie » ; que les Mamelouks d'Egypte avaient antérieurement conduit une politique systématique de destruction de la côte méditerranénne pour dissuader de futurs Croisés, ce qui ruina le « pays du miel et du lait » , en faisant ce paysage lunaire que décrivent les voyageurs du XIXème siècle. Apprenez que c'est Yehudah Alkalaï, né en 1798 à Sarajevo, qui le premier énonça le besoin et l'idée d'un Etat juif en Terre promise, suivi de son tout juste senior Zvi Hirsch Kalischer, né en 1795, de Moses Hess dont le livre de 1862 Rome et Jérusalem fit date, puis de Leo Pinsker. La ruée des Juifs vers la Terre promise précède d'un siècle la Shoah ! Et Lord Shaftesbury, homme d'Etat anglais, qui se fit l'infatigable partisan du retour d'Israël dans sa patrie, d'écrire en 1853, « La Grande Syrie [Liban, Syrie, Israel, Jordanie d'aujourd'hui] est une terre dépourvue de NATION, qui a grand besoin d'une nation sans terre », ce que confirment les données démographiques d'alors. La judéophobie contemporaine, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, et ses « décrypteurs », journalistes, pseudo-historiens et idéologues, attribuent cette citation à David Ben Gourion, en y voyant d'ailleurs un appel à l'éviction des Arabes, alors qu'il plaidait précisément pour la coexistence. L'auteur fait également justice de la fable d'une continuité historique ininterrompue de la présence arabe en Palestine. Les villages « palestiniens » qui font tant pleurnicher les bonnes âmes, avec leurs vergers et leurs oliviers souillés par les vilains soldats israéliens, furent créés ou recréés au XVI ou XVIIème siècle par les Ottomans en important des Yéménites ou en fixant les clans bédouins. Ce n'est pas négligeable, mais on est fort loin des Cananéens, des Philistins… ou des Chrétiens et des Juifs qui en furent les habitants historiques. Les Arabes de Terre sainte – que nul n'appelait alors Palestiniens, appellation réservée aux Juifs – ne manquaient pas au début du XXème siècle de nationalistes qui préconisaient une alliance anti-ottomane avec les Juifs de l'Empire, comme Salim Nadjar en 1908 ou en 1913 Daoud Barakat, rédacteur en chef d'al-Ahram, le grand quotidien égyptien. Successeur de Shaftesbury, Lord Balfour émit la fameuse déclaration de 1917 en faveur du « Foyer National Juif ». Ce que le lecteur ne sait pas, c'est que la Société des Nations lui emboîta le pas, et les deux chambres réunies du Congrès des Etats-Unis, conduits par le sénateur républicain Henry Cabot Lodge. Il ne sait rien non plus de la constitutions d'une manière de société secrète anglo-arabe qui se chargea de mettre sur pieds et de mobiliser une milice armée arabe afin de conduire les pogroms, dans le but de démanteler l'organisation juive de la Palestine, tant la haine des Juifs , le mort n'est pas trop fort, animait une grande partie de l'Establishment britannique. A lire le livre de Michel Gurfinkiel, on assistera en effet aux violents pogromes déchaînés par le Mufti Hadj Amin al-Husseini, l'Amalécite arabe du siècle passé, en 1920, en 1929, et les massacres d'Arabes (2 000 morts au bas mot dont une moitié de civils) qu'il déclencha contre ses coreligionnaires pour gagner un pouvoir total, à la manière hier d'Arafat ou aujourd'hui du Hamas si cher au cœur de Jimmy Carter, et des éditoriaux du Monde . On sera témoin des faits et gestes d'Ezzedine al-Qassam, soufi syrien proche des Frères musulmans de l'Egyptien Hassan al-Banna, proche du Mufti, et d'après lequel sont nommés, aujourd'hui, les missiles lancés sur le sud d'Israël. On observera également comment le monde, après une révulsion initiale devant les lois raciales nazies, s'habitua tout proprement à l'horrible persécution, au point qu'en 1939, la Terre entière était une « planète interdite aux Juifs » – le moindre des complices n'étant pas Franklin Roosevelt. « Surtout, Mein Führer, il ne faut pas qu'un seul Juifs survive », dit al-Husseini, et Hitler de répondre : « Pas un seul ». Ah ! l'innocence arabo-musulmane dans le Crime de l'Holocauste ! Leur coup réussit presque en Europe ; si Rommel avait pris Le Caire, il aurait réussi au Moyen Orient. Faute de cela, les pays arabes et islamiques expulsèrent 900 000 juifs dont les communautés prédataient souvent l'Hégire et les premiers califes. Et on nous parle des « réfugiés » palestiniens, dont, Gurfinkiel le note, la « condition » est devenue « héréditaire et inextinguible ». En 1949, Mohammed Salah ed-Din, ministre égyptien des Affaires étrangères, déclara, résumé et symbole : « Quand nous demandons le retour des réfugiés arabes en Palestine, nous entendons par là un retour en tant que maîtres et non en tant qu'esclaves [sic]. Le but de ce retour est de détruire Israël. » Voilà ce qu'apprendra le lecteur, et bien plus. Voilà un livre qui a la richesse modeste et abondante. Voilà un balayeur de clichés. Lecteur, s'il vous plaît, lisez !
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