LA RÉCONCILIATION PALESTINIENNE ACCROÎT LA MARGE DE MANOEUVRE DU HAMAS

Volume no. VIII, No. 799 • 27 oct, 2017 • 27 octobre 2017

Jewish World

  

    

 

 


 

LE FATAH ET LE HAMAS PALESTINIENS

SIGNENT UN ACCORD DE RÉCONCILIATION

Le Devoir, 13 Oct. 2016

  

Le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont signé jeudi au Caire un accord de réconciliation destiné à mettre fin à une décennie de déchirements, en se laissant deux mois pour résoudre les problèmes les plus épineux.

 

Mais Israël a rapidement signifié qu’il ne traiterait pas avec un gouvernement d’unité palestinien si celui-ci ne reconnaissait pas Israël et ne désarmait pas le Hamas. Une réconciliation avec le Hamas « ne fait que compliquer » la recherche de la paix avec Israël, a estimé le premier ministre Benjamin Nétanyahou. Le Hamas et le Fatah, encore à couteaux tirés il y a quelques semaines, ont annoncé leur accord après deux jours de négociations tenues dans le plus grand secret au Caire.

 

L’Autorité palestinienne (AP), entité internationalement reconnue censée préfigurer un État palestinien indépendant, assumera d’ici au 1er décembre « toutes les responsabilités » dans la bande de Gaza, actuellement gouvernée sans partage par le Hamas, ont indiqué les Renseignements égyptiens, qui ont parrainé les négociations.

 

Les deux camps se donnent jusqu’à cette date pour régler tous leurs différends. Une nouvelle réunion est prévue au Caire le 21 novembre pour discuter de la formation d’un gouvernement d’unité. Les termes de l’accord ont été divulgués de manière fragmentaire et des questions essentielles semblent rester en suspens.L’accord a suscité des scènes de joie dans la bande de Gaza, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue, certaines chantant des chansons célébrant l’unité palestinienne et distribuant des confiseries.

 

Dans ce qui serait une manifestation spectaculaire de ce rapprochement, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devrait se rendre prochainement à Gaza, pour la première fois depuis au moins dix ans. Autre avancée de la réconciliation, 3000 policiers de l’Autorité vont être déployés dans l’enclave palestinienne.

 

Les forces de l’Autorité vont reprendre d’ici au 1er novembre le contrôle des points de passage entre Gaza et Israël, selon le chef de la délégation du Fatah, Azzam al-Ahmed. Le Hamas avait évincé l’Autorité palestinienne et ses forces de sécurité de Gaza en 2007, au prix d’une quasi-guerre civile avec le Fatah. Des questions aussi cruciales et compliquées que le contrôle de la sécurité à Gaza et le sort des 25 000 hommes du bras armé du Hamas semblent avoir été remises à plus tard.

 

Évoquant la possibilité que le Hamas reste en charge de la sécurité, M. Abbas avait prévenu qu’il n’accepterait pas « qu’on clone l’expérience du [mouvement chiite] Hezbollah au Liban ». Le Hamas a signifié de son côté que la question de ses armes n’était pas négociable.

 

Aucune date n’a par ailleurs été fixée pour la levée des sanctions imposées ces derniers mois par M. Abbas pour faire fléchir le Hamas. Or les conditions de vie à Gaza, encore aggravées par ces mesures, sont un enjeu immédiat de la réconciliation.

 

 

 

LE BUT DE L’ACCORD D’UNITÉ EST DE « TRAVAILLER ENSEMBLE CONTRE L’ENTREPRISE SIONISTE »

Times of Israel, 12 oct., 2017

 

 

Le Hamas a signé un accord de réconciliation avec le Fatah, le parti du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, afin que toutes les forces palestiniennes puissent « travailler ensemble contre l’entreprise sioniste », a déclaré Saleh al-Arouri, le leader politique adjoint du Hamas.

 

Arouri, qui a dirigé la délégation du Hamas qui a négocié l’accord, a déclaré que l’unité palestinienne était essentielle « pour que nous puissions tous travailler ensemble contre l’entreprise sioniste qui cherche à anéantir et à piétiner les droits de notre peuple. »

 

« Nous, au Hamas, sommes déterminés, sérieux et sincères cette fois et, comme chaque fois, pour mettre fin à la division », a déclaré Arouri. « Nous avons adopté la stratégie d’une étape à la fois afin que la réconciliation réussisse. » Assis à ses côtés, Azzam al-Ahmad, chef de la délégation du Fatah lors des pourparlers, a déclaré qu’il avait été chargé par Abbas de mettre fin à la fracture entre les factions rivales afin que toutes les forces du peuple palestinien puissent être unifiées et « dirigées par le Fatah et Hamas ».

 

Le groupe terroriste islamiste Hamas a pris le contrôle de Gaza des mains du Fatah d’Abbas lors d’un violent coup d’État en 2007. Il a depuis été confronté à trois conflits contre Israël qu’il cherche ouvertement à éliminer. Israël s’est toujours opposé à tout gouvernement palestinien « unifié » où le Hamas joue un rôle.

 

Tout comme une grande partie de la communauté internationale, Israël a exigé, comme conditions préalables pour accorder de la légitimité au Hamas, que le groupe renonce au terrorisme, accepte le droit d’Israël à exister et accepte les précédents accords israélo-palestiniens.

 

Les médias égyptiens, cité par la radio israélienne, ont indiqué jeudi que le Hamas n’était pas prêt à se désarmer. Le groupe terroriste islamiste aurait plutôt accepté, en vertu de l’accord de réconciliation, de ne pas utiliser ses armes à moins qu’un recours à la force n’ait été approuvé par une commission mixte. Il n’y avait aucune confirmation officielle immédiate de cette information.

 

On ne sait pas non plus ce que deviendrait l’aile militaire du Hamas, et les 25 000 hommes des Brigades Ezzedin al-Qassam. Abbas avait déjà exigé que le Hamas se désarme. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a félicité jeudi, lors d’un entretien téléphonique, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour l’accord de réconciliation palestinien signé au Caire, a indiqué son service de communication.

 

Antonio Guterres s’est dit « encouragé par les progrès récents qui permettent au gouvernement palestinien de prendre ses responsabilités à Gaza » et « salue les efforts de l’Egypte pour atteindre cet objectif », précise un communiqué de l’ONU. Pour le secrétaire général, « il reste urgent de s’occuper de la crise humanitaire » dans la bande de Gaza, notamment dans le domaine de l’électricité et pour améliorer les possibilités d’entrée et de sortir de ce territoire, ajoute le texte.

 

Arouri, qui, au cours des dernières années, a été chef des opérations de la Cisjordanie, a été nommé leader politique adjoint de l’organisation. Arouri sert donc sous Ismail Haniyeh, qui a lui-même remplacé Khaled Meshaal à la tête du bureau politique du groupe en mai.

 

Israël soupçonne Arouri d’avoir planifié de nombreuses attaques terroristes, y compris l’enlèvement et le meurtre en 2013 de trois adolescents israéliens en Cisjordanie — Gilad Shaar, Eyal Yifrach et Naftali Fraenkel — qui ont conduit à la guerre entre Israël et le Hamas. Il a été expulsé de Doha en juin avec d’autres responsables du Hamas en raison des pressions exercées par d’autres États arabes du Golfe. Il se serait installé au Liban. Il a été vu publiquement à Beyrouth en août. Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a déclaré qu’Arouri continue de planifier des attaques terroristes contre Israël et qu’il a tenté de « renforcer les relations entre le Hamas et le Hezbollah » avec le soutien iranien.

 

Arouri a purgé plusieurs peines de prison dans les prisons israéliennes et a été libéré en mars 2010 dans le cadre de l’échange de prisonniers pour la libération de Gilad Shalit, un caporal de l’armée israélienne enlevé par le Hamas en 2006. Arouri a été impliqué dans la négociation de l’accord qui a permis la libération de plus de 1 000 prisonniers palestiniens des prisons israéliennes en échange de la libération de Shalit.

 

Il a opéré pendant plusieurs années depuis la Turquie à l’époque où les relations diplomatiques entre Jérusalem et Ankara étaient au plus bas, mais il a été obligé de partir lorsque les deux Etats se sont réconciliés en 2016. Il a ensuite déménagé au Qatar avant d’être expulsé en juin de cette année. La Dixième chaîne a précisé la semaine dernière que les responsables israéliens craignaient que la position puissante d’Arouri au sein du Hamas ne provoque une recrudescence de la terreur si la réconciliation Fatah-Hamas avait lieu car le Fatah pouvait donner au Hamas une plus grande flexibilité et plus de liberté en Cisjordanie.

 

Les célébrations ont commencé dans la bande de Gaza après l’annonce de l’accord jeudi, avec des habitants brandissant des drapeaux de l’Egypte, de la Palestine, du Fatah et du Hamas. Les négociations devraient maintenant débuter sur la formation d’un gouvernement d’unité, avec les divers mouvements politiques palestiniens invités à une autre réunion au Caire le 21 novembre.

 

 

AVEC LA RÉCONCILIATION PALESTINIENNE,

QUELLE RELATION AVEC LE HAMAS ?

Times of Israel, 13 oct., 2017

 

 

Les progrès de la réconciliation entre les deux principales factions palestiniennes incitent le reste du monde à se demander quelle place serait faite au groupe terroriste palestinien du Hamas, qui refuse l’existence d’Israël.

 

Israéliens, Américains et Européens ainsi que l’ONU suivent attentivement les discussions entre le Hamas et le Fatah, conscients des implications d’un rapprochement, qui dépasseraient largement le cadre palestinien.

 

Après dix années de déchirements et maintes tentatives avortées de réconciliation, la prudence est de mise. Cela n’empêche pas de commencer à envisager le jour d’après, indique-t-on de sources diplomatiques.

 

Tout en saluant les avancées enregistrées, plusieurs diplomates occidentaux expriment leur préoccupation devant l’éventualité que le Hamas, considéré comme terroriste par Israël, les Etats-Unis ou l’Union européenne, entre dans un gouvernement d’union.

 

Le Fatah et le Hamas se sont entendus au Caire pour que la formation terroriste, qui dirige sans partage la bande de Gaza depuis dix ans, transfère d’ici au 1er décembre « toutes les responsabilités » à l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, à la tête du Fatah.

 

Des discussions vont s’engager en vue de former un gouvernement d’union. Le retour effectif de l’Autorité, évincée de Gaza en 2007 par le Hamas qui s’était vu privé de sa victoire électorale aux législatives de 2006, constituerait un développement attendu de longue date par la communauté internationale.

 

L’Autorité, entité intérimaire internationalement reconnue et censée préfigurer un Etat indépendant, n’exerce son contrôle que sur des fragments de la Cisjordanie, distante de Gaza de quelques dizaines de kilomètres. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a salué les progrès du Caire en insistant sur leurs retombées humaines et la « nécessité de répondre urgemment à la crise humanitaire à Gaza ».

 

Le retour de l’Autorité à la bande de Gaza permettrait en particulier une ouverture plus constante du poste de Rafah vers l’Egypte, soulageant les Gazaouis, éprouvés par les guerres israéliennes, l’enfermement dû aux blocus israélien et égyptien, le chômage et les pénuries.

 

Pour l’ONU et les autres, instruits par les déconvenues antérieures, il est trop tôt pour préjuger de la réussite de la réconciliation et pour en anticiper toutes les conséquences, notamment la formation d’un gouvernement d’union.

 

Mais, les analystes palestiniens conviennent que le Fatah et le Hamas n’ont plus guère d’options. Le Hamas a pris conscience qu’il valait mieux ne pas assumer l’impopularité liée à la gestion des affaires courantes, disent-ils.

 

Cependant, les annonces du Caire laissent en suspens des questions épineuses, à commencer par celle consistant à savoir si le Hamas est disposé à céder le contrôle de la sécurité. Le Hamas, avec une aile armée forte de 25 000 hommes, des milliers de roquettes et un réseau de tunnels à vocation militaire, a prévenu que la question des armes n’était pas négociable.

 

Un diplomate européen dit se méfier d’une situation à la libanaise, où le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dispose d’une branche armée indépendante du gouvernement. Les Européens voudront voir le Hamas renoncer ostensiblement au contrôle quotidien de la sécurité avant de financer d’importants projets de développement, dit-il.

 

La formation d’un gouvernement d’union pose aussi la question du maintien de l’aide américaine, capitale pour l’Autorité. La loi américaine interdit tout soutien matériel ou financier aux organisations terroristes.

 

Des diplomates évoquent des arrangements possibles : un peu comme en 2014, on pourrait travailler avec un gouvernement incluant des membres du Hamas ayant quitté le mouvement, reconnu Israël et renoncé à la lutte armée.

 

L’un des grands enjeux demeure l’entreprise de paix avec Israël, moribonde. Les dissensions palestiniennes passent pour un obstacle majeur à un règlement, tant les positions du Fatah et du Hamas divergent.

 

Le Hamas a présenté en mai une plate-forme cherchant à atténuer le ton belliqueux de sa charte fondatrice. Mais Israël reste une « entité usurpatrice » et « illégale », le but du Hamas reste « de libérer la Palestine », et « la résistance et le Jihad » demeurent « un droit légitime, un devoir et un honneur ».

 

Aussi la réconciliation Fatah/Hamas ne fait-elle « que compliquer encore davantage la recherche de la paix », a réagi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Se réconcilier avec des meurtriers en série fait partie du problème, pas de la solution », a-t-il dit.

 

 

 

 

NE VOUS LAISSEZ PAS TROMPER PAR LA

« RÉCONCILIATION » DU HAMAS ET DU FATAH

Dreuz, 4 oct., 2017

 

 

Ne vous laisser pas tromper par ce geste. Le Hamas a fait ce geste sous condition qu’il maintienne le contrôle de la «sécurité» à Gaza. Cela signifie que son infrastructure terroriste, son recrutement, son entraînement et son budget terroriste resteront en place.

 

Sinwar, en réalité, copie l’exemple du Liban où le Hezbollah est la puissante influence, mettant en danger les civils libanais avec leurs activités terroristes anti-israéliennes. À Gaza, l’Autorité palestinienne va balayer les rues et s’occuper des problèmes d’eau et d’électricité, tandis que le Hamas sera libre de continuer à accumuler des armes avec l’aide de l’Iran qui fournit à cette organisation terroriste près de 70 millions de dollars par an, ce qui en fait le plus important fournisseur financier et d’armes, avec les régimes du Qatar et de Turquie, qui soutiennent également le Hamas.

 

Le Hamas continue de développer son infrastructure terroriste de tunnels avec un immense réseau souterrain servant de centres de commandement, d’entreposage d’armes, de tunnels défensifs pour permettre à leurs terroristes de se déplacer d’un endroit à l’autre sans être détectés, de tunnels de contrebande pour fournir des armes, des explosifs et des terroristes dans le Sinaï pour commettre des attentats en Egypte, et des tunnels d’attaque pour frapper des cibles civiles israéliennes.

 

Israël a une frontière de 240 km avec le Sinaï. Alors que la dissuasion qu’Israël a créée au cours de la guerre du Hamas en 2014 fonctionne, le Hamas envoie des terroristes dans le Sinaï pour aider la présence croissante de l’Etat islamique. Bien que le Hamas considère l’ISIS comme un danger pour son contrôle au sein de la bande de Gaza, il utilise le Sinaï comme une valve d’évacuation en permettant à ces terroristes palestiniens rivaux d’exprimer leur idéologie islamiste au Sinaï, qui est un territoire égyptien.

 

Si ISIS perd du terrain en Irak et en Syrie, ils créeront sans doute de nouvelles bases dans le Sinaï. Israël construit une barrière massive contre les tunnels avec des dispositifs de capteurs et de surveillance, sous et au-dessus du sol le long de la frontière avec la bande de Gaza. Ce projet prendra encore deux ans pour être terminé et sera étendu à la Méditerranée pour empêcher les incursions terroristes et les infiltrations de Gaza en Israël par voie maritime.

 

 

 

LES NON-DITS FONDAMENTAUX DE L’ACCORD PALESTINIEN

Jacques Benillouche

Times of Israel, 22 oct., 2017

 

 

Sur le papier, il est certain que la signature de l’accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas constitue une avancée dans leurs relations mais encore faut-il être sûr que les deux parties iront jusqu’au bout de leurs engagements.

 

Les non-dits risquent au final de faire capoter la bonne volonté réciproque. Le scepticisme persiste car il s’agit du troisième accord intervenant en six ans entre les deux clans irréductibles. Jusqu’à présent, les signataires n’ont jamais honoré leurs paraphes sans compter qu’aujourd’hui, ce qui n’est pas écrit pèse lourd dans la balance.

 

L’accord porte sur des éléments consensuels qui ne prêtent pas à contestation. Les hommes de l’Autorité palestinienne pendront le contrôle de la bande de Gaza au plus tard le 1er décembre ce qui implique qu’à compter de cette date, ils auront la responsabilité de l’éducation, des services sociaux, du tourisme, de l’électricité, de la construction des logements et des routes et du traitement des eaux usées. Sur ce plan, leurs divergences s’estompent face à l’intérêt de la population civile prime.

 

Le seul point d’achoppement pourrait concerner le contrôle non armé des points de passage de Erez et de Kerem Shalom confié à l’Autorité palestinienne. En fait, il s’agit d’une formalité puisque l’Autorité est déjà responsable de ces points de passage, souvent doublés par des avant-postes tenus par des fonctionnaires du Hamas. La nouveauté reste la prise de contrôle par le Fatah du passage de Rafah avec l’Égypte.

 

C’est une décision importante car il s’agit de la seule ouverture vers l’extérieur pour les habitants de Gaza. Sur ce point, le Hamas semble encore réticent et c’est pourquoi les négociateurs ont accepté de ne pas mentionner par écrit la date du transfert de responsabilité qui a cependant été envisagée pour le 21 novembre.

 

Mahmoud Abbas avait bien précisé qu’il ne voulait en aucun cas une «libanisation» de Gaza avec des milices armées omniprésentes et omnipuissantes. Alors pour éviter un blocage au Caire, rien n’a été signé sur la destination des armes de Gaza, sur l’avenir des brigades Ezzedine al-Kassem, sur les fusées stockées dans les bunkers souterrains et enfin sur les tunnels qui continuent à être creusés. Or, c’est sur ces questions fondamentales que l’accord peut exploser.

 

Le problème des forces de sécurité du Hamas n’a pas été abordé. L’Autorité palestinienne souhaiterait les faire fusionner avec les forces nationales. Mais on voit mal comment ces troupes aguerries, qui ont fait de leur combat contre Israël leur raison d’être, pourraient accepter de disparaître ou de se fondre au sein d’une entité qui n’a pas leur réputation dans la guerre.

 

Par ailleurs, sur le plan parlementaire, aucune date n’a été arrêtée pour la tenue d’élections législatives et présidentielles. Mahmoud Abbas n’a, depuis plusieurs années, aucune légitimité à son poste qu’il n’est pas prêt de quitter. En fait, le parrain de la réunion, le président égyptien Al-Sissi, expert en négociations, voulait adopter la politique des petits pas en laissant les questions critiques pour des négociations ultérieures.

 

Il voulait marquer une première étape symbolique avec la signature d’un accord, certes bancal, mais qui ouvre des perspectives pour l’avenir. Il voulait bannir le tout ou rien en misant sur une nouvelle cohabitation des deux clans qui favoriserait à long terme la résolution des questions difficiles.

 

Alors dans l’immédiat, l’accord peut paraître satisfaisant mais encore faut-il que l’administration du Hamas accepte d’être mise à l’écart et de confier ses postes principaux à ses rivaux de toujours. Israël a son mot à dire dans cette affaire. Il semble pour l’instant vouloir temporiser pour jauger comment les choses évoluent à Gaza sans indisposer l’allié égyptien.

 

Mais les dirigeants israéliens sont intransigeants sur plusieurs points : «Toute réconciliation entre l’Autorité palestinienne et le Hamas doit inclure le respect des accords internationaux et le respect des conditions du Quatuor, principalement la reconnaissance d’Israël et le désarmement du Hamas.

 

Continuer à creuser des tunnels, fabriquer des fusées et lancer des attaques terroristes contre Israël sont contraires aux conditions du Quatuor et aux efforts américains pour renouveler le processus politique. Israël exige l’accomplissement de ces conditions, ainsi que la libération immédiate des soldats de Tsahal Oron Shaoul et Hadar Goldin, ainsi que des civils Ibrahim Mengistu et Hicham al-Sayed, qui sont détenus par le Hamas.

 

Tant que le Hamas ne désarme pas et continue d’appeler à la destruction d’Israël, Israël le considère comme responsable de tous les actes de terrorisme émanant de Gaza. Israël examinera les développements sur le terrain et agira en conséquence». Les responsables israéliens insistent sur le fait que l’Autorité Palestinienne ne doit autoriser aucune activité terroriste du Hamas à partir de ses territoires en Cisjordanie et à Gaza.

 

La question ouverte reste de savoir si ce troisième accord entre les deux clans aura le même avenir que les précédents qui ont été jetés dans la poubelle de l’Histoire. Mais en cas de nouvel échec, Al-Sissi a promis de mettre en œuvre son plan B en favorisant la prise de pouvoir de Mohamed Dahlan, l’ennemi juré de Mahmoud Abbas.

 

Mais sous la pression égyptienne, Fatah et Hamas semblent vouloir trouver un symbole fort pour prouver que les bonnes volontés existent. Un voyage de Mahmoud Abbas à Gaza dans le cadre de sa première visite sur place en plus de dix ans est prévu.

 

Il devra résoudre le dilemme d’un Hamas qui a choisi la résistance armée et d’un Fatah ouvert à la paix des braves. Pour laisser l’accord décanter, l’Égypte appelle à une nouvelle rencontre de tous les partis le mois prochain au Caire pour résoudre les points litigieux restants.

 

Tout est donc repoussé à la prochaine réunion bloquant ainsi toute nouvelle avancée concrète. Israël examinera les développements et agira en conséquence.

 

 

 

 

Actualité 

 

 

 

MALGRÉ L’OPPOSITION ARABE, ISRAËL A ÉTÉ ÉLU AU COMITÉ DE L’ESPACE DE L’ONU

Times of Israel, 18 oct. 2017

 

 

Surmontant l’opposition des diplomates palestiniens et de plusieurs états arabes, un représentant israélien a été élu mardi par l’Assemblée générale des Nations unies pour siéger au Comité des Nations unies pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique (COPUOS).

 

Keren Shahar, qui dirige le département des traités du ministère des Affaires étrangères sera le représentant d’Israël au bureau du comité, ce qui fera de l’Etat juif l’un des six pays à diriger l’organisation de 84 membres. En plus d’Israël, le Brésil, le Mexique, la Pologne, l’Afrique du Sud et l’Indonésie ont aussi été élus mardi au bureau du COPUOS. Israël a d’abord rejoint l’organisation spatiale en 2015.

 

Le COPUOS est chargé par les Nations unies de « gouverner l’exploration et d’utilisation de l’espace pour le bénéfice de toute l’humanité, d’examiner la coopération internationale de l’usage pacifique de l’espace extra-atmosphérique, d’encourager la recherche spatiale, et d’étudier les problèmes juridiques provenant de l’exploration de l’espace extra-atmosphérique », selon la charte de l’organisation.

 

Selon la mission d’Israël aux Nations unies, « nos adversaires ont mené des efforts pour empêcher l’élection malgré le fait qu’elle avait été choisie par le groupe régional d’Europe de l’Ouest et autres en tant que candidate pour le poste. »

 

L’ambassadeur israélien Danny Danon a salué l’élection. « Nous avons prouvé une fois encore qu’Israël peut réussir à tous les postes puisque nous menons de nouvelles initiatives positives en tant que partenaire égal des Nations unies. Nous continuerons à nous opposer à toute tentative de nuire à Israël sur la scène internationale », a-t-il dit.

 

En juin 2016, Israël a été élu pour la première fois à la tête d’une commission permanente de l’Assemblée générale des Nations unies, malgré des efforts intenses des pays arabes et musulmans pour empêcher cette nomination.

 

 

 

 

ISRAËL: LES IMPLANTATIONS SONT LE

"BEAU VISAGE DU SIONISME", ESTIME AVI GABBAY

I24, 20 oct., 2017

 

 

Le chef du parti travailliste israélien, Avi Gabbay, a qualifié jeudi les implantations israéliennes en Cisjordanie de "visage beau et dévoué du sionisme" et a déclaré qu'Israël doit garder le contrôle sur la vallée du Jourdain dans tout accord de paix avec les Palestiniens. "Le mouvement des implantations reste le visage beau et dévoué du sionisme", a-t-il souligné dans une vidéo à l’occasion d’un évènement célébrant les 50 de retour d’Israël dans la vallée du Jourdain.

 

"Au fil des années, peu importe le parti au pouvoir, le mouvement des implantations a toujours fait la démonstration de l'engagement, de la détermination et de l'amour du pays. Vous, les résidents des implantations, êtes les pionniers de nos générations futures. Des personnes qui agissent face à l'adversité, qui font fleurir le désert et qui réalisent l'impossible", a-t-il ajouté.

 

Les remarques de Gabbay, à gauche dans l’échiquier politique israélien, interviennent quelques jours après que ce dernier a déclaré qu'il serait opposé à l’évacuation des implantations en Cisjordanie dans tout accord de paix avec les Palestiniens, marquant une rupture dramatique par rapport à la position historique du parti travailliste.

 

Au cours de la semaine dernière, Gabbay a également fait savoir que s’il devait diriger une coalition dans le gouvernement, il n’inclurait en aucun cas dedans la Liste arabe unie. Il a par ailleurs indiqué qu'il n'était pas sûr qu'Israël dispose d'un partenaire viable du côté palestinien pour un accord de paix.

 

Les commentaires de M. Gabbay plus tôt cette semaine ont été perçus par beaucoup comme une preuve supplémentaire du virage à droite du parti travailliste depuis qu'il a été élu président en juillet dernier.

 

Jeudi, M. Gabbay a également déclaré dans sa vidéo qu'Israël devait maintenir le contrôle de la Vallée du Jourdain en tant que zone "tampon orientale de sécurité d'Israël" dans le cadre d'un futur accord de paix, faisant écho à un sentiment exprimé par les précédents dirigeants travaillistes, notamment Yitzhak Rabin.

 

"Pour nous, la vallée du Jourdain était et restera le tampon oriental de sécurité d'Israël", a-t-il déclaré ajoutant que "la sécurité du peuple juif sur son territoire exige non seulement des tanks et des clôtures, mais aussi l'unité nationale".

 

"Sans unité, il n'y a pas de nation et pas d'Etat", a conclu le chef du parti travailliste. S'exprimant jeudi lors de l'événement marquant les 50 ans du retour d’Israël dans la vallée du Jourdain, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a qualifié la région de "ceinture défensive stratégique" pour Israël et a déclaré que l'Etat juif ne renoncerait jamais à son contrôle.

 

"La vallée du Jourdain joue un rôle majeur dans la sécurité de l'État d'Israël. Le Moyen-Orient est instable et violent. La vallée du Jourdain est une ceinture défensive stratégique pour notre État", a déclaré Netanyahou.

 

"Si nous ne sommes pas ici, ce sera Téhéran et le Hamastan qui y seront à notre place. Nous ne permettrons pas que cela arrive ", a-t-il ajouté. "La Vallée du Jourdain fera toujours partie de l'Etat d'Israël."

 

 

 

 

GROSSE « GAFFE » RÉVÉLATRICE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE

Shraga Blum

LPH, 20 oct., 2017

 

 

La représentation de l’Autorité Palestinienne en Colombie a publié jeudi soir un tweet sur son site officiel citant Yasser Arafat déclarant: « L’objectif final auquel aspirent les Palestiniens est la fin de l’Etat d’Israël. Il n’y aura pas de compromis. Nous ne voulons pas la paix, nous voulons la guerre jusqu’à la victoire« .

 

Curieusement, le tweet a été retiré quelques heures plus tard, après que la chaîne israélienne Aroutz 1 ait révélé l’affaire. Le ministère israélien des Affaires étrangères a vivement dénoncé ce tweet qui « illustre parfaitement le testament de haine et de mort laissé par Yasser Arafat à ses successeurs ». De son côté, l’ambassadeur d’Israël à Bogota, Marco Sermoneta a contacté les autorités colombiennes pour attirer leur attention sur cette publication et leur faire prendre conscience qu’il faut croire les Arabes palestiniens lorsqu’ils s’expriment de la sorte.

 

 

 

 

NETANYAHU : LE MONDE DOIT SE SOUCIER DE L’AVENIR DES KURDES

Times of Israel, 25 oct., 2017

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi que le monde devait se préoccuper de l’avenir des Kurdes d’Irak, qui ont organisé un référendum d’indépendance dans leur région autonome malgré l’opposition de Bagdad.

 

Israël avait été le seul pays à soutenir publiquement cette consultation initiée par le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, dont la tenue le 25 septembre a déclenché une crise sans précédent avec le pouvoir central.

 

« Les Kurdes font montre d’une maturité à la fois nationale et internationale », a déclaré M. Netanyahu, cité dans un communiqué de son bureau. « Nous sympathisons avec leurs désirs et le monde doit se préoccuper de leur sécurité et de leur avenir ».

 

Il s’exprimait dans le cadre d’une cérémonie en souvenir d’un ancien ministre israélien d’extrême droite, Rehavam Zeevi, assassiné par des Palestiniens en 2001 et qui était allé en mission secrète dans la partie kurde de l’Irak dans les années 1960. « Cette visite avait eu un profond impact sur (Rehavam Zeevi) », a ajouté M. Netanyahu. « Il avait perçu (là-bas) des manifestations chaleureuses de soutien à Israël qui s’expriment encore aujourd’hui ».

 

Le mois dernier, M. Netanyahu s’était prononcé en faveur des « efforts légitimes du peuple kurde pour atteindre son propre Etat », prenant le contre-pied de la quasi-totalité des dirigeants internationaux.

 

Selon des experts, le soutien d’Israël à la cause kurde est motivée par l’espoir d’endiguer l’influence de l’Iran et de l’islam radical.

 

Depuis le référendum au Kurdistan irakien, Bagdad a envoyé ses troupes reprendre le contrôle de zones du nord du pays dont les combattants kurdes s’étaient emparés ces dernières années, bien qu’elles étaient situées en dehors des frontières administratives de la région autonome.

 

 

 

JUDO: L'ISRAÉLIEN TAL FLICKER

REMPORTE LA MÉDAILLE D'OR À ABU DHABI

I24, 26 oct. 2017

 

 

 

Le judoka israélien Tal Flicker a remporté jeudi la médaille d'or au tournoi du Grand Chelem d'Abu Dhabi dans la catégorie des moins de 66 kg, après que la judokate Gili Cohen remporte celle de bronze, dans le tournoi féminin 52 kg.

 

Il avait déjà remporté en août une médaille de bronze aux Championnats du monde de judo, battant l’un des judokas les mieux classés lors du match pour la troisième place. Chez les femmes, l’Israélienne Gili Cohen terminait alors à la 5e place du classement dans la catégorie des moins de 52 kg.

 

Flicker a cependant dû célébrer sa victoire sous le drapeau de la Fédération Internationale de Judo (IJF), et se priver de l'hymne israélien, en raison de l'interdiction des symboles israéliens par l'émirat. Le judoka avait posté lundi sur sa page Facebook qu'"il n'y avait rien de plus doux que le moment de la victoire".

 

"Avec ou sans drapeau je ferai face à tout adversaire", avait-il assuré. "Tout le monde sait d'où nous venons et le pays que nous représentons", avait-il poursuivi. "Je suis le plus fier du monde à être Israélien", avait-il ajouté.

 

Les concurrents israéliens n'ont pas non plus été autorisés à porter des symboles israéliens sur leurs tenues lors de la compétition, et ont été inscrits au tournoi comme représentants de la Fédération Internationale de Judo.

 

Shabbat Shalom!

 

Le “Communiqué Isranet” est également disponible via courriel.


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Le « Communiqué Isranet » tente de transmettre une grande variété d'opinions sur Israël, le Proche-Orient et le monde juif à des fins d’enseignement et de recherche. Les articles reproduits et documents expriment les opinions de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de l'Institut Canadien de Recherches sur le Judaïsme.

 

COMITÉ D'ÉDITION

Prof. Julien Bauer, Éditeur Prof. Julien Bauer, Éditeur (L'institut Canadien de Recherches sur le Judaïsme)

Prof. Frederick Krantz, Director Prof. Frederick Krantz, Director (L'institut Canadien de Recherches sur le Judaïsme)

Student Intern, Assistant Editor Student Intern, Assistant Editor (The L'institut Canadien de Recherches sur le Judaïsme)

Rob Coles (Canadian Institute for Jewish Research) Rob Coles (Canadian Institute for Jewish Research)

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