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L’AUTORITÉ PALESTINIENNE VEUT-ELLE VRAIMENT LA PAIX?

Volume no. VIII, No. 803 • 24 nov., 2017 • 24 novembre 2017

Jewish World

  

    

 

 

DONALD TRUMP LANCE UN

AVERTISSEMENT À L’AUTORITÉ PALESTINIENNE

Shraga Blum

LPHinfo, 18 nov. 2017

  

Sur directive du président Donald Trump, l’Administration américaine a lancé un avertissement à l’Autorité Palestinienne. Les Etats-Unis menacent de fermer les bureaux de l’OLP à Washington si l’AP refuse de reprendre les pourparlers directs avec Israël et si elle ne renonce pas à ses démarches entreprises pour traîner des responsables israéliens devant la Cour pénale internationale de La Haye.

 

Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a précisé que la loi américaine autorise la fermeture des bureaux de l’OLP au cas où les dirigeants de l’AP continuent à vouloir poursuivre des responsables politiques ou militaires israéliens.

 

Nabil Abou-Roudeineh, le porte-parole du chef terroriste a réagi à cet avertissement en déclarant que « Donald Trump a perdu son statut de médiateur honnête pour la paix au Proche-Orient ». Il a accusé cet ultimatum de « chantage américain ».

 

De son côté, Saeb Arekat, secrétaire-général du comité exécutif de l’OLP a menacé les Etats-Unis (sic) de « geler le dialogue avec Washington si l’autorisation d’ouverture des bureaux de l’OLP n’est pas reconduite ».

 

En Israël, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a félicité l’Administration américaine pour sa fermeté et a indiqué qu’Israël est prêt à revenir sans délai ni conditions préalables à la table des négociations. Il a toutefois interdit à ses ministres de s’exprimer sur ce sujet du fait de « son aspect délicat et crucial ».

Cet avertissement américain intervient quelques jours à peine après que le Congrès US ait entériné la loi Taylor Force  qui autorisera les Etats-Unis à déduire de l’aide versée à l’AP les sommes que cette dernière verse aux terroristes détenus en Israël sous forme de salaires.

 

Au nom de Mahmoud Abbas, son conseiller Nabil Shaat a prévenu que l’AP ne cessera pas cette pratique en faveur de ceux qu’il a qualifiés de « héros ».

 

 

 

LES PALESTINIENS GÈLENT LES RENCONTRES AVEC LES AMÉRICAINS

Times of Israel, 21 nov., 2017

 

 

Les Palestiniens ont décidé de geler les rencontres avec les officiels américains après l’annonce par l’administration Trump de la fermeture à venir de la représentation palestinienne à Washington, ont indiqué mardi des responsables.

 

« A quoi bon les rencontrer alors qu’ils ferment notre bureau », a dit le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad al-Malki dans un message à l’AFP. « En fermant le bureau (de l’Organisation de libération de la Palestine – OLP) ils gèlent eux-mêmes toutes les rencontres. Nous ne faisons qu’officialiser cet état de fait », a-t-il ajouté.

 

« Nous continuons d’être en contact avec les responsables palestiniens sur le statut du bureau de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington ainsi que sur nos efforts plus larges pour promouvoir une paix globale et durable », a déclaré un responsable américain sous couvert d’anonymat. « Ces discussions sont en cours ».

 

A l’instant même où ce gel était annoncé par le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki, le président Mahmoud Abbas évoquait en Espagne sur un ton plus conciliant les « efforts américains continus » en faveur de la paix et affirmait sa volonté de parvenir à un accord avec Israël « sous les auspices du président Donald Trump ».

 

Un porte-parole de l’OLP, Achraf Khatib, a indiqué à l’AFP que le président de l’OLP Mahmoud Abbas avait donné pour instructions de « couper les lignes de communication avec les Américains ». Les Palestiniens mettent à exécution les menaces proférées en fin de semaine passée, après que l’administration Trump les eut informés de son intention de fermer le bureau de représentation de l’OLP, sorte d’ambassade de l’organisation reconnue par l’ONU comme la représentante des Palestiniens.

 

Les responsables palestiniens ont ouvertement exprimé leur colère après cette annonce de l’administration américaine. Les Etats-Unis ont refusé de renouveler l’autorisation permettant à l’OLP d’avoir une représentation à Washington, une première depuis les années 1980, avait auparavant dénoncé le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

 

Le secrétaire général de l’OLP, Saeb Erekat, avait ainsi affirmé vendredi sur une vidéo publiée sur Twitter que les Etats-Unis avaient été officiellement informés que si la mission palestinienne est fermée « nous suspendrons toutes nos communications avec l’administration américaine. »

 

Saeb Erekat avait qualifié la décision américaine de « très regrettable et inacceptable », l’imputant à des pressions exercées par le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

 

« A un moment où nous nous efforçons de coopérer pour parvenir à un accord (de paix avec les Israéliens), ils décident de telles démarches qui sont à même de saper la totalité du processus de paix », a déploré M. Erekat. « L’Autorité palestinienne a reçu il y a deux jours une lettre du département d’Etat (américain) indiquant que le secrétaire d’Etat n’avait pas trouvé suffisamment de raisons de garder ce bureau ouvert », a affirmé M. Malki.

 

« Ceci ne s’est jamais produit dans le passé et nous avons demandé des clarifications au département d’Etat et à la Maison Blanche », a-t-il ajouté. « Ils nous ont répondu qu’il y aurait une réunion d’experts de haut niveau lundi et ils nous donneront alors une réponse claire », a ajouté le ministre palestinien.

 

Un responsable du département d’Etat avait expliqué que « certaines déclarations faites par les dirigeants palestiniens sur la Cour pénale internationale (CPI) » étaient à l’origine de cette décision. Il avait également lié la poursuite des activités de l’OLP à la relance des négociations de paix avec Israël.

 

Lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, M. Abbas avait appelé la CPI « à ouvrir une enquête et à poursuivre les responsables israéliens pour leur implication dans la colonisation et les agressions contre » la population palestinienne.

 

Un article de loi voté en 2015 par le Congrès interdit au gouvernement d’autoriser la mission de l’OLP si les Palestiniens « influencent » l’ouverture une enquête de la CPI sur des crimes israéliens présumés. Les Etats-Unis, comme Israël, ne reconnaissent pas la CPI, premier tribunal permanent chargé de juger les génocides, crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.

 

La présidence américaine qui avait appelé à la fermeture de ce bureau, avait décidé dans un premier temps de conditionner son maintien à une autorisation renouvelable tous les six mois auprès du département d’Etat. « C’est la première fois depuis les années 1980 qu’il y a un retard pour obtenir cette autorisation nécessaire au fonctionnement du bureau », a souligné M. Malki.

 

Selon M. Maliki, le bureau de l’OLP peut continuer à fonctionner « de manière réduite » encore 90 jours. C’est le délai maximum pour que le président Donald Trump détermine si les Palestiniens « se sont engagés dans des négociations directes et sérieuses avec Israël », avait expliqué le responsable du département d’Etat.

 

Les Etats-Unis « ne rompent pas les relations avec l’OLP, ni n’ont l’intention d’arrêter de travailler avec l’Autorité palestinienne », avait souligné le responsable. « Nous restons concentrés sur une paix globale entre Israéliens et Palestiniens qui résoudra les problèmes essentiels entre les deux parties ».

 

En septembre, M. Trump avait assuré qu’un accord de paix israélo-palestinien était « possible ». Il a chargé son gendre et conseiller Jared Kushner de relancer le processus de paix. Mais l’administration Trump s’est gardée jusqu’ici de soutenir la solution à deux Etats, suscitant la frustration des dirigeants palestiniens.

 

 

 

 

LES GRANDES LIGNES DU « PLAN TRUMP » RÉVÉLÉES

Shraga Blum      

LPHinfo, 18 nov., 2017

 

 

La chaîne de télévision Aroutz 2 a révélé les grandes lignes du « Plan Trump » pour une solution du conflit israélo-palestinien. Ce plan se base sur les nombreuses discussions qu’ont tenues les émissaires américains Jason Greenblatt et Jared Kushner à Jérusalem, Ramallah et Riyad.

 

Elles sont les suivantes:

 

    Acceptation par l’AP d’une relance des négociations sous 90 jours sous peine de fermeture des bureaux de l’OLP à Washington.

    Reconnaissance par Israël d’un Etat arabe palestinien en Judée-Samarie mais non basé sur les lignes d’avant le 4 juin 1967.

    Prise en compte des besoins sécuritaires d’Israël avec notamment maintien de Tsahal dans la Vallée du Jourdain

    Aucune localité juive ne sera évacuée.

    Jérusalem restera indivise et capitale d’Israël avec transfert ultérieur de l’ambassade américaine.

    Echanges de territoires.

    Aide financière de centaines de millions de dollars des pays sunnites à l’Etat « palestinien ».

    Plan régional incluant un rapprochement des pays sunnites avec Israël avec l’Arabie saoudite comme axe central

    Le plan ne fait pas mention d’un « droit de retour » pour les « réfugiés » arabes palestiniens.

 

Des sources en provenance de l’Administration américaine ont tenu à préciser qu’il s’agit encore « d’idées » et non d’un plan définitif. A Jérusalem, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a réagi positivement en indiquant qu’Israël n’obtiendra jamais une proposition aussi avantageuse de la part d’une administration américaine.

 

Aucune réaction encore à Ramallah ou à Gaza bien qu’il est évident que les Arabes palestiniens n’accepteront jamais une telle formule.

 

En Israël, quelques réactions, négatives elles-aussi ont été entendues, à droite comme à gauche. Zehava Gal-On (Meretz) plus royaliste que le roi, estime que « ce plan est fantaisiste car le conflit ne sera jamais résolu tant que l’occupation israélienne n’aura pas entièrement cessé ». « Il faut démanteler les localités juives et diviser Jérusalem pour qu’une paix réelle puisse s’installer » rajoute Zehava Gal-On qui pour l’occasion se prend pour le porte-parole de l’Autorité Palestinienne.

 

Même son de cloche chez la députée arabe israélienne Aïda Toumah-Suleiman qui dénonce un plan… »pro-israélien ». Elle accuse le président américain de « profiter de la situation régionale chaotique pour imposer aux Palestiniens un plan qui va à l’encontre de leurs besoins nationaux et porte gravement atteinte à leur droit à la liberté, à l’indépendance et à l’autodétermination ».

 

Pour la députée de la cinquième colonne, « tout accord de paix devra se baser sur un retrait israélien total sur les lignes d’avant 1967, le démantèlement de toutes les localités juives, la partition de Jérusalem en deux capitales et une ‘solution honnête’ à la question des réfugiés… ».

 

A droite, c’est également l’opposition, pour des raisons inverses. Les coprésidents du Lobby parlementaire pour Erets Israël, Betzalel Smotrich (Habayit Hayehoudi) et Yoav Kich (Likoud) ont fait savoir: « Nous n’accepterons jamais la création d’un Etat palestinien à l’ouest du Jourdain ou la cessions de terres d’Erets Israël à l’Autorité Palestinienne. Ce plan est un Oslo 3 qui se heurtera à une opposition déterminée ».

 

De son côté, le ministre de l’Agriculture Ouri Ariel (Habayit Hayehoudi) a prévenu que son courant du Ihoud Haleoumi ne siègera pas dans un gouvernement qui reconnaîtrait de quelque manière que ce soit un Etat de Palestine en Judée-Samarie ».

 

Sur le plan tactique, le Premier ministre israélien a joué un excellent coup en se disant à-priori favorable à une telle solution car la partie réfractaire sera à n’en pas douter l’Autorité Palestinienne. La centrale terroriste ne peut souscrire à un plan qui mettrait fin au conflit et ne constituerait pas un tremplin vers la fin de l’Etat d’Israël. Contraitement à ce qui se passait sous l’Administration Obama, ce n’est pas Israël qui sera accusé de traîner les pieds.

 

 

 

40 ans après Sadat, Netanyahu dit ne pas avoir rencontré le « Sadat palestinien »

Times of Israel, 21 nov., 2017

 

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi aux membres de la Knesset ne pas avoir « encore rencontré le Sadat palestinien, qui proclamera son désir de mettre fin au conflit ».

 

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Lors d’une session extraordinaire en l’honneur des 40 ans de la visite du président égyptien Anwar Sadat en Israël, en 1977, pour lancer les négociations de paix, Netanyahu a déclaré : « Nous devons toujours être assez forts, pour nous assurer que l’existence d’Israël ne soit pas remise en question ».

 

« Nos voisins palestiniens refusent de reconnaître le droit d’Israël à exister », a réaffirmé le Premier ministre.

 

« Je n’ai pas encore rencontré le Sadat palestinien, qui proclamera son désir de mettre fin au conflit, qui reconnaîtra l’État d’Israël quelles que soient ses frontières, et notre droit à la sécurité et à la paix », a-t-il ajouté.

 

 

 

 

Actualité 

 

 

 

LE LIBAN EST SOUS LE « CONTRÔLE TOTAL » DU HEZBOLLAH, SELON BAHREÏN

Times of Israel, 19 nov. 2017

 

 

Le Liban est sous le « contrôle total » du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pro-iranien, a accusé dimanche le chef de la diplomatie de Bahreïn, pays allié de l’Arabie saoudite, lors d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe au Caire.

 

Cheikh Khaled ben Ahmad Al-Khalifa a également accusé le Hezbollah d’être une organisation terroriste, dans son discours à la réunion organisée à la demande de l’Arabie saoudite pour discuter des « atteintes » du rival iranien à la sécurité régionale.

 

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a accusé vendredi à Madrid le Hezbollah de prendre le Liban en otage, utilisant ses ports pour le trafic de drogue et ses banques pour blanchir l’argent.

 

« Il n’est pas possible qu’une milice armée opère en dehors du contrôle du gouvernement », a déclaré le ministre saoudien Adel al-Jubeir après une rencontre avec son homologue espagnol Alfonso Dastis.

 

« Nous voyons le Hezbollah utiliser le système bancaire libanais pour blanchir de l’argent, les ports du pays pour le trafic de drogue, nous le voyons mener des activités terroristes et s’ingérer en Syrie, à Bahreïn et au Yémen », a-t-il affirmé.

 

« Si le Hezbollah ne désarme pas et ne devient pas un parti (purement) politique, le Liban sera l’otage du Hezbollah et par extension de l’Iran. Ce n’est pas acceptable pour nous ni pour les Libanais », a ajouté le chef de la diplomatie saoudienne.

 

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa démission surprise le 4 novembre dernier à la télévision saoudienne, dénonçant la mainmise de cette milice, qui fait partie du gouvernement, sur la vie politique au Liban.

 

Ryad ne restera pas « les bras croisés » face aux « agressions » de l’Iran

 

Le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir a affirmé que son pays ne resterait pas « les bras croisés » face à la politique « agressive » de l’Iran, lors d’une réunion extraordinaire dimanche de la Ligue arabe au Caire.

 

« Garder le silence face aux agressions iraniennes à travers ses agents dans la région ne rendra aucune capitale arabe à l’abri des missiles balistiques », a dit M. Jubeir.

 

Les tensions se sont exacerbées ces derniers mois entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, les deux poids lourds rivaux du Moyen-Orient qui s’opposent sur plusieurs conflits dans la région, dont les guerres au Yémen et en Syrie, ainsi que sur le dossier libanais.

 

Dans un communiqué final au terme de la réunion, la Ligue arabe a condamné le « tir de missile balistique de fabrication iranienne depuis le Yémen », et dénoncé une « agression flagrante ».

 

La Ligue arabe rejoint ainsi la position de Ryad, comme l’avait dit plus tôt son secrétaire général Ahmed Aboul Gheit: « les capitales arabes sont dans la ligne de mire des missiles balistiques de Téhéran ».

 

Le communiqué final affirme aussi le droit de Ryad et de Manama à la « légitime défense » de leurs territoires.

 

Il accuse en outre « le Hezbollah et les Gardiens de la révolution iraniens de financer et d’entraîner des groupes terroristes à Bahreïn » et « fait assumer au Hezbollah, un partenaire dans le gouvernement libanais, la responsabilité de fournir aux groupes terroristes dans les pays arabes des armes sophistiquées et des missiles balistiques ».

 

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit prononcer lundi un discours sur la crise politique libanaise et les tensions irano-saoudiennes.

 

Le 4 novembre, l’armée saoudienne a intercepté au-dessus de l’aéroport de Ryad un missile tiré par les rebelles du Yémen. Les autorités saoudiennes affirment que ce missile est de fabrication iranienne, ce que Téhéran a démenti.

 

Après le tir du missile le 4 novembre, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a accusé Téhéran d’être derrière cette « agression militaire directe », qui « pourrait être considérée comme un acte de guerre contre le royaume ». L’Iran a ensuite appelé Ryad à ne pas jouer avec le feu.

 

De leur côté, les autorités de Bahreïn ont accusé l’Iran d’être responsable de l’incendie qui a interrompu momentanément le 11 novembre l’approvisionnement de ce royaume du Golfe en pétrole saoudien. Là aussi, Téhéran a démenti toute implication.

 

Bahreïn, dirigé par une dynastie sunnite, accuse régulièrement l’Iran de liens avec des Bahreïnis chiites poursuivis par les autorités pour des « violences ». Ce petit royaume est secoué par des troubles depuis 2011, la majorité chiite réclamant des réformes.

 

Outre les dossiers yéménite et syrien, les deux rivaux se sont livrés à de vifs échanges doublés d’une dispute sur le Liban où Ryad accuse l’Iran de visées hégémoniques. La démission surprise du Premier ministre Saad Hariri le 4 novembre et son séjour prolongé à Ryad ont plongé le Liban dans la crise.

 

La classe politique libanaise est divisée entre le Hezbollah et ses alliés d’une part, et une coalition appuyée par les Saoudiens, dirigée par M. Hariri d’autre part. Le chef de la diplomatie libanaise, Gebrane Bassil, n’a pas participé à la réunion du Caire. Le Liban n’a pas endossé les points du communiqué de la ligue arabe concernant le Hezbollah.

 

 

 

STEINITZ : ISRAËL A DES LIENS SECRETS AVEC PLUSIEURS PAYS ARABES

Times of Israel, 20 nov., 2017

 

Israël a des liens secrets avec « plusieurs » pays arabes mais ne dit pas lesquels à la demande de ces derniers, a affirmé dimanche le ministre de l’Energie Yuval Steinitz sur la radio militaire.

 

Cette déclaration intervient quelques jours après un rare entretien accordé par le chef d’état-major israélien à un site d’information, Elaph, fondé par un homme d’affaires saoudien et basé en Grande-Bretagne, qui avait alimenté les spéculations sur un rapprochement entre l’Etat hébreu et l’Arabie saoudite contre leur ennemi commun, l’Iran.

 

« Nous avons des liens, certains secrets, avec plusieurs pays arabes et musulmans », a déclaré le ministre israélien.

 

Interrogé sur d’éventuels contacts avec l’Arabie saoudite, il a répondu que son pays respectait « les souhaits de l’autre partie ».

 

Bien qu’ils n’aient pas de relations diplomatiques, les Saoudiens et les Israéliens cherchent à contrer l’influence de l’Iran au Moyen-Orient.

 

Les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite se sont exacerbées au cours des dernières semaines, notamment après la démission surprise, annoncée depuis Ryad du Premier ministre libanais Saad Hariri.

 

M. Hariri, qui est soutenu par Ryad, a accusé l’Iran de « mainmise » sur son pays au travers de son allié du Hezbollah.

 

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah est aussi un ennemi juré d’Israël. Son chef Hassan Nasrallah a affirmé le 10 novembre détenir « des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite a demandé à Israël d’attaquer le Liban », une accusation reprise par le président iranien Hassan Rohani.

 

 

 

LE ROCKEUR AUSTRALIEN NICK CAVE EN ISRAËL « À CAUSE DU BDS »

 

Jessica Steinberg

19 nov., 2017

 

Le chanteur de rock australien Nick Cave a évoqué son amour pour Israël et sa décision de prendre position contre le BDS lors d’une conférence de presse qui a eu lieu avant les deux concerts qu’il donnera à Tel Aviv dimanche et lundi soirs.

 

Cave a expliqué que son lien avec Israël a commencé il y a des années lors d’une visite.

« On parle d’aimer une nation – mais j’ai véritablement ressenti une connexion que je n’ai pas été en mesure de véritablement décrire », a fait savoir Ynet.

 

Cave s’est souvenu que son album sorti en 1997 « The Boatman’s Call » n’avait pas véritablement fonctionné au sein de l’Etat juif et qu’il n’avait pas, en conséquence, inclus Israël dans la tournée – parce qu’il pensait que sa musique n’y était pas populaire et en raison des complications logistiques entraînées par une tournée dans le pays.

 

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« Et si vous venez ici », a-t-il ajouté, « vous devez vivre une humiliation publique à travers Roger Waters et ses partenaires et personne n’a envie de se faire humilier publiquement comme ça ».

Le chanteur australien a subi les foudres des militants en faveur du boycott d’Israël pour les deux concerts de cette semaine. L’organisation Artists for Palestine au Royaume-Uni a demandé au leader des Bad Seeds d’annuler ses spectacles pour protester contre le traitement par Israël des Palestiniens.

 

« Pendant vingt ans, je me suis dit ‘on laisse tomber’ », a expliqué Cave en évoquant ses plans de venir en Israël.

 

« Il y a quelques années, Brian Eno m’a envoyé une lettre et m’a demandé de la signer pour exclure Israël, et j’ai renvoyé un courrier en disant que je ne la signerais pas. J’ai compris que je ne la signerais pas mais également que je ne jouerais pas en Israël – et il m’a semblé que j’agissais ainsi par peur. Alors, j’ai appelé mon équipe et j’ai demandé qu’on monte sur scène en Israël. Je suis là parce que j’aime Israël et qu’il est important de prendre position contre ceux qui veulent exercer des contraintes contre des musiciens. Alors, d’une certaine manière, je suis là à cause du BDS ».

 

 

 

Shabbat Shalom!

 

 

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