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PESSAH, LA FÊTE DE PÂQUE

Volume no. VIII, No. 774 • 7 avril., 2017 • 7 avril 2017

Jewish World

  

    

 

 

 

 

  LE SEDER DE PESSA'H

                                                         

Philippe Haddad                                            

 

mars, 2013

 

          

Chacun sait que l'événement fondateur du peuple juif est la sortie d'Egypte, ce passage de la servitude à l'état d'homme libre, préalable indispensable à la réception de la Tora, la Loi. C'est cet événement majeur que célèbrent les Juifs à Pessa'h, la Pâque juive et plus particulièrement lors de la soirée du Seder.

 

Vous l’avez peut être remarqué… nos clips Alef Bet commencent souvent par cette formule….

"Nous allons mettre un peu d'ordre dans tout cela…"

 

Eh bien aujourd’hui c’est encore plus vrai que jamais car…c'est justement de mise en ordre que je vais vous parler. Je vais vous entretenir du Seder de Pessa'h. Le seder qui signifie justement "ordre" ou "mise en ordre". Plus précisément qu’est-ce que le seder ?

 

 Il s’agit de la cérémonie familiale, éventuellement communautaire qui célèbre cet événement majeur. Pourquoi s’appelle-t-elle ainsi ? Eh bien parce que nous devons nous conformer à un rituel parfaitement ordonnancé. Soit 15 étapes, méticuleusement établies par la hala’ha, la loi juive, depuis la récitation du kidouch, la sanctification de la fête, jusqu’à la clôture du seder. Même le menu est strictement fixé… nous allons le voir. L’origine de cette cérémonie remonte à la naissance du peuple d’Israël lui-même, au moment de la dernière des dix plaies d’Egypte, la célèbre mort des premiers-nés.

 

Moïse, sur l'injonction de Dieu, demande au peuple d’Israël de consommer un agneau grillé après avoir enduits les montants et les linteaux des maisons, du sang de cet animal. Ce sang doit constituer un signe distinctif afin que la mort "saute" au dessus des maisons de nos pères, pour ne frapper que les premiers-nés égyptiens.

 

C’est d’ailleurs ce saut qui a donné son nom à la fête : le verbe Pessa'h signifie "sauter au dessus" en hébreu. Pass-over en anglais.

 

Par cette immolation et ce sang aspergé, les Hébreux expriment leur foi en Dieu, refusant l’idolâtrie des animaux qui se pratiquait en Egypte. L'agneau étant l'un des animaux sacrés de cette civilisation. Cette cérémonie fut renouvelée la seconde année de la sortie d’Egypte, puis de nouveau lorsque le peuple d’Israël entra en terre promise sous la conduite de Josué.

 

A l’époque du Temple, cette cérémonie consistait, à l’instar des ancêtres, à se rendre à Jérusalem, d'où son nom de fête de pèlerinage, pour y manger l’agneau pascal, toujours accompagné de matsa, le pain azyme, et du maror, les herbes amères. C’était là un grand moment de ferveur populaire puisque les familles juives venaient de tout le pays.

 

 

 

La Haggada

 

Après la destruction du second Temple en 70, les Juifs ne sont plus en mesure de procéder à des sacrifices. Les rabbins instaurent donc le "Seder de Pessa’h" comme substitut. Les détails de cette cérémonie, cet ordonnancement, ont été compilés dans un livre nommé la Haggada, et qui veut dire "le récit". C’est cette haggada que nous utilisons encore aujourd’hui comme support et guide du seder de Pessa’h. Concrètement, la Haggada est un recueil de textes bibliques, talmudiques et midrachiques, ainsi que des psaumes et de prières plus tardives. Le thème central du récit est bien sûr celui de la yétsiat Mitsrayim, la sortie d’Egypte.

 

La place des enfants

 

 Le soir de Pessa'h les enfants sont particulièrement à l'honneur. Si la Haggada se nomme ainsi c’est que le seder de Pessa’h se fonde sur une injonction biblique qui dit vé-higadta lévine’ha "tu raconteras à ton enfant".

 

 Ce verset souligne le caractère pédagogique du Seder.

 

 S’il est certain que les enfants occupent une place importante lors des fêtes, le seder de Pessa’h se veut en effet tout particulièrement centré sur le dialogue entre les parents et les enfants. D’ailleurs la Haggada commence pratiquement par les quatre questions que le plus jeune de la tablée doit poser.

 

 Ma nichtana halaïla hazé mikol halélot "en quoi cette nuit se distingue-t-elle des autres nuits ?" Qui vous rappelle j'en suis sûr quelques souvenirs émus…

Suivent d'autres interrogations de l'enfant, pourquoi cette nourriture, pourquoi cette obligation de boire accoudé…

 

Toute la gestuelle de la soirée, comme faire tourner le plateau au-dessus de la tête des convives, présenter l’os grillé ou la matsa à chaque convive répond à ce souci : éveiller l'étonnement des enfants (ou de l’enfant qui sommeille en chacun de nous).

 

 Car il ne s’agit pas de raconter mécaniquement la sortie d’Egypte comme une histoire ancienne figée dans le passé mais de susciter des interrogations et d’interpeller chacun dans ce que ce récit peut évoquer pour lui aujourd’hui. C’est là la garantie que les enfants transmettront à leur tour cet éveil à leur propre progéniture et que le message de la tradition d’Israël se perpétuera et se renouvellera de génération en génération.

 

L’éloge de la discussion

 

 Par-delà la réponse aux questions des enfants, la Haggada traduit vraiment l’éloge de la discussion, qui est devenu un art dans le judaïsme. C’est le texte de la Haggada qui le stipule: kol hamarbé biyetsiat Mitsrayim haré zé méchouba’h "plus on s’entretient de la sortie d’Egypte et plus on a de mérite".

 

 Par ces discussions, ces débats, ces interprétations que nous trouvons au cœur même de la Haggada nous interpellons nos textes et nous tentons de les actualiser. L'interactivité avant l'heure en quelques sortes…Les rabbins qui aiment jouer sur les mots déconstruisent dans cette logique le mot Pessa'h en Pé-sah. Pé: la bouche/ Sa'h: qui parle".

 

 

Faire parler les aliments

 

On fait parler les enfants, on fait parler les textes mais on fait également parler les aliments. Eh oui ces aliments de Pessa’h ne sont pas anodins, ils constituent le cœur du rituel du seder de Pessa’h. Comme le dit le texte de la Haggada :

 "Quiconque n’a pas mentionné Pessah, matsa et maror au cours du seder n'a pas accompli son devoir religieux".

 

 Il ne s’agit donc pas simplement de les manger mais aussi d’en parler. Mais de quoi s’agit-il au juste ? Pessah désigne l’agneau pascal, cet agneau que l’on consommait autrefois au Temple de Jérusalem. Sur le plateau qui se trouve au milieu de la table, on aura placé un os d’agneau ou une épaule d’agneau, zé’her lékorban pessa'h "en souvenir du sacrifice pascal". A propos de cet agneau pascal la Tora dit "al matsot ou merorim yo’hlouhou" ils le mangeront avec des pains azymes et des herbes amères. (Nombres 9,11).

 

A côté de l’os pascal on trouve donc des matsot, des pains azymes, des pains sans levain. Pourquoi ? Car du fait de la sortie précipitée du pays d’Egypte, les Hébreux ne purent préparer de la pâte levée. D’où le fait de consommer de la matsa à la place du pain, durant la semaine pascale. La fête de Pessah met en exergue l’opposition entre le ‘hamets (les céréales longuement fermentés) et la matsa (le pain non fermenté).

 

Le ménage de printemps, qui commence dès après Pourim, constitue une véritable chasse au ‘hamets. Il marque une rupture dans un temps qu'on pourrait croire cyclique et répétitif. Chaque année, il y a un avant et un après Pessa'h parfaitement marqué dans la vie quotidienne qui renvoie à cette idée fondamentale du judaïsme: la vie est une succession de re-commencement, qui sont autant d'occasion d'un nouveau départ. Enfin les herbes amères dites maror, de la racine mar "amertume", cette salade (romaine ou raifort) qui par son nom et son goût va rappeler l’amertume de l’esclavage. Ainsi ces trois aliments seront non seulement mangés, mais de plus, ils prendront une signification à la fois historique, religieuse et spirituelle. Ici l’acte de manger ne répond plus à une exigence du corps seul, mais aussi à une exigence de l’esprit, de l’âme d’Israël qui veut se relier à ses lointains ancêtres.

 

Les 4 verres

 

J’ai parlé d’aliments solides, je n’oublierai pas les liquides, et tout particulièrement le vin dont la consommation rythme le seder. En effet, ce ne sont pas moins de quatre verres de vin que nous buvons à certains moments clefs de la cérémonie.

 

Pourquoi le vin ? Car le vin réjouit le cœur de l’homme, et que durant Pessah la joie doit être au rendez-vous. Le vin est également le symbole récurent des sacrifices qui se déroulaient à l'époque du Temple. Pourquoi 4 verres? Car lors de l’annonce de la libération des enfants d’Israël à Moïse, l’Eternel utilise quatre verbes :

 

"Je vous libérerai, je vous affranchirai, je délivrerai, je vous émanciperai".

 

 C’est la raison pour laquelle, ces quatre coupes sont bues accoudées, à l’instar des hommes libres de l’Antiquité. Vous ne supportez pas le vin ?

 

Je vous rassure vous pouvez choisir du jus de raisin.

 

 

 

Tout finit en chanson

 

 Enfin pour ceux qui tiennent le coup après les boissons et le bon repas de la fête, la haggada s’achève par des chants. C’est là la partie la plus folklorique du seder.

 

Entonnés sur des airs populaires et entrainants ces chants drainent l’histoire de deux mille ans d’exil et de pérégrinations du peuple juif. Chaque communauté possède ses propres airs et ses propres traductions: d’aucuns en judéo-arabe, d’autres en yiddish ou encore en ladino. Mais tous s'accordent, dans tous les folklores, à conclure par ce vœu, hier encore totalement utopique: Le Chana Haba beyiroushalayimm, l'an prochain à Jérusalem, qui a animé les Juifs a travers les siècles et les dispersions.

 

 C’est peut-être aussi par son aspect populaire que Pessa’h, avec Yom Kipour, reste la fête la plus célébrée, même parmi les Juifs les plus éloignés de la tradition. Si Pessa’h marque la naissance du peuple juif, la célébration du Seder constitue aussi une sorte de fil rouge de la permanence du peuple juif à travers l’histoire et de ses rites dont chaque génération doit garantir la pérennité. Le seder exalte aussi l’attachement à la liberté physique et spirituelle dont il est question dans un autre clip de cette série Alef-Bet

 

Et la Pâque chrétienne me direz-vous ?

 

Existe-t-il un rapport entre la Pâque juive et la Pâques chrétienne…Oui naturellement et un rapport étroit. C'est que Jésus était on le sait un bon juif respectueux des commandements et que le jour de Pessa'h il se rendait naturellement au Temple pour y sacrifier un agneau. Il célébrait Pessa'h. C'est à cette occasion qu'il est arrêté par les Romains, jugé et condamné. Et à partir de là va s'élaborer toute la théologie chrétienne.

 

Ah ! encore un mot… vous savez ce que l'on se souhaite à Pessa'h: Pessa'h cacher ve samea'h, une fête de Pâques cachère et joyeuse, Cachère c'est-à-dire conforme a l'ordre établi, l'ordre du Seder que nous venons de voir et samea'h car toutes ces règles ne doivent pas nous empêcher de faire de cette fête un moment de réjouissance.

 

Alors Pessa'h cacher ve samea'h.

 

 

 

EXTRAIT DE SEPT ANNÉES À JÉRUSALEM

Julien Bauer

Éditions du Marais, 2012

 

 

Le texte lu, aussi bien les passages qui sont récités que ceux qui sont récités que ceux qui sont chantés avant les repas, l’est par plus des trois quarts des gens. J’avais cru que les textes, lus ou chantés après le repas, connaitraient un sort plus limité et seraient plus ou moins oubliés. Il n’en est rien. À nouveau, la majorité des personnes interrogées, même si le pourcentage est plus faible, répondent qu’elles les respectent, au moins en partie.

 

J’avais eu une idée de cette attitude, lors de mon premier Pessah à Jérusalem en 1965. J’avais été invité par l’aumônier militaire de Mahanei Shneller, base militaire à l’intérieur de Jérusalem, dans le quartier ultrareligieux de Geoulah, à assister à la soirée de Séder. Presque tous les soldats, hommes et femmes, avaient obtenu permissions. Pour ceux qui devaient rester au camp, l’aumônier avait préparé le Séder. La soirée était organisée pour les soldats, mais également pour les familles : parents, frères et sœurs. Dans un grand hall, des tables avaient été préparées. Devant chaque convive se trouvait un plateau avec les symboles requis : pain azyme, vin, laitue, raifort, œuf, pâte brune rappelant les briques que les esclaves fabriquaient en Égypte… L’aumônier commença la lecture du texte. Certains suivaient attentivement, d’autres chahutaient en attentant le repas. Le colonel présent a intimé l’ordre aux perturbateurs de se taire. J’ai entendu l’aumônier lui dire mezza voce : «  Laissez-les tranquilles. Ils vont célébrer à leur façon ! » Quelques instants plus tard, quand on est arrivé au texte Ma Nichtana, en quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits classiques de la littérature juive dont tous les enfants connaissent la mélodie, la prédiction s’est révélée exacte. Tous les soldats et toutes les soldates, y compris les plus désabusés, ont commencé à chanter et s’en sont donnés à cœur joie. À partir de ce moment, plutôt que de lire lui-même le texte, l’aumônier a choisi de le faire lire, à tour de rôle, par tous les participants. L’atmosphère dans le hall était extraordinaire, aussi bien les parents les plus religieux que les soldats les plus irréligieux se sont trouvés sur la même longueur d’onde, lisant, assez rapidement, certains passages, chantant à n’en plus finir d’autres. Le Séder, pour des raisons de sécurité, s’est terminé relativement tôt, plus tôt que dans les familles. Pour rentrer chez moi, j’ai traversé une bonne partie de Jérusalem de l’époque. Comme il faisait chaud, les fenêtres étaient ouvertes et de toutes les maisons, j’ai entendu soit le bruit des conversations de gens attablés autour d’un bon repas, soit les chants d’après le repas. Jérusalem était en train de célébrer Pâque.

 

Le lendemain, j’ai vécu un Séder, une soirée pascale, qui ne peut arriver qu’à Jérusalem. Pessah, selon la Torah, dure sept jours et le moment le plus important est la dernière soirée. C’est ainsi que cela se passe en Israël. Partout ailleurs, en dehors d’Israël, la fête dure huit jours et le Séder se répète le deuxième soir. Les Israéliens célèbrent donc une soirée, les autres deux. Pour les étrangers, pèlerins, touristes gens de passage, des deuxièmes soirées sont organisées. J’allais assez souvent le vendredi soir dans une yeshiva, une école d’études talmudiques ultrareligieuse et y partageais le repas avec les étudiants étrangers. Nos relations étaient cordiales. Je trouvais fascinante leur façon de voir le monde  à travers des prismes exclusivement religieux, ils n’avaient jamais eu de contact avec un étudiant d’université. Ces jeunes m’ont invité pour le deuxième Séder. En fin d’après-midi, je me présente à la yeshiva et constate, à mon grand étonnement, qu’elle était vide. Je me suis présenté dans les appartements où ils habitaient. À nouveau, personne. Comme le veut la région, la nuit est tombée très vite et je me suis retrouvé dans la rue alors que j’avais été convié à une soirée pascale. J’entends, par la fenêtre, un chef de famille qui prononçait la prière séparant le jour de fête du jour de demi-fête. À l’époque, j’étais non seulement jeune, mais très timide. Après beucoup d’hésitations, j’ai frappé à la porte et demandé à l’homme qui a ouvert s’il savait où se trouvaient les jeunes de la yeshiva. Il m’a répondu qu’il n’en avait aucune idée et n’avait aucun contact avec eux. « Pourquoi voulez-vous savoir où ils sont ? – Ils m’ont invité pour le second Séder. – Ah, vous célébrez un deuxième soir ? » Il a consulté sa femme et m’a parlé de quelqu’un qui faisait de même : il connaissait son prénom, mais ni son nom, ni son adresse, sauf le dernier quartier, ce qui n’était pas d’une grande utilité. La seule solution était d’aller dans un hôtel, mais sans avoir retenu une place et payé à l’avance, les chances qu’un hôtel me laisse assister au Séder étaient plus limitées. La mère de Monsieur a alors parlé en allemand, son fils a souri puis m’a dit : « Ma mère a raison. Elle n’a pas vu un deuxième Séder depuis qu’elle est arrivée avec mon père à Jérusalem, il y a quarante ans. Elle m’a dit de vous inviter. Entrez, nous allons préparer tout ce qu’il faut pour votre Séder. » Extrêmement embarrassé, j’ai refusé. Il m’a rétorqué : « Nous avons ce qui est nécessaire : pain azyme, vin, laitue, raifort, etc. La seule chose qui manque est la pâte qui rappelle les briques. Ma femme va vous en préparer.

 

Craignez-vous que la nourriture ne soir pas cacher ? Venez voir la cuisine ! » L’invitation était tellement sympathique que j’ai fini par accpeter. Petit à petit, la salle à manger s’est remplie de jeunes enfants. Le quartier avait appris qu’il y avait une personne bizarre, moi, qui célébrait une deuxième soirée pascale. Ils en avaient vaguement entendu parler, mais ne l’avaient jamais vu. Ils trouvaient d’un comique irrésistible ma prononciation de l ‘hébreu avec un accent français. Ils ont adoré quil y avait des mélodies que nous partagions, eux les enfants de Jérusalem et moi, l’étranger.

 

Ce deuxième Séder à Jérusalem est resté ancré dans ma mémoire. Mais où étaient passés les jeunes de la yeshiva ? J’ai appris le lendemain qu’ils avaient été visiter un rebbe hassidique, avaient perdu toute notion du temps, n’étaient rentrés que tard dans la nuit et avaient commencé leur soirée pascale à l’heure où les autres la terminent.

 

 

 

Actualité 

 

RIVLIN ET LES AMBASSADEURS EUROPÉENS CONDAMNENT L’ATTAQUE À LA VOITURE BÉLIER

Judah Ari Gross et Stuart Winer

Times of Israel, 6 avril, 2017

 

 

 

Le président Reuven Rivlin a déploré la mort du soldat israélien Elhai Teharlev, tué aujourd’hui lors d’une attaque à la voiture bélier en Cisjordanie.

 

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« Nous avons perdu aujourd’hui un bon fils, Elhai Teharlev, dans la lutte de l’État d’Israël pour assurer sa sécurité et protéger ses citoyens », a déclaré Rivlin.

 

Un Palestinien a percuté Teharlev et un autre soldat pendant qu’ils gardaient un arrêt de bus près de l’implantation d’Ofra, au nord ouest de Ramallah.

 

Teharlev, âgé de 20 ans, a été déclaré mort sur les lieux de l’incident, et un deuxième soldat a été légèrement blessé.

 

Teharlev servait dans la Brigade Golani. Il était originaire de l’implantation de Talmon, au nord ouest de Ramallah.

 

« Je souhaite envoyer mes sincères condoléances à la famille Teharlev et à toute la communauté de Talmon, et je souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. L’armée, le Shin Bet, la police et tous les services de sécurité travaillent sans relâche pour nous garder en sécurité, dans une bataille compliquée où le front intérieur et le front militaire sont confondus », a déclaré Rivlin.

 

L’ambassadeur de l’Union européenne en Israël a lui aussi dénoncé cette attaque à la voiture bélier.

 

« Je condamne l’attaque d’Ofra qui a fait un mort israélien, quelques jours avant que les familles ne s’assoient pour leur seder de Pessah. La violence doit s’arrêter », a déclaré Lars Faaborg-Andersen sur Twitter.

 

L’ambassadrice de France Hélène Le Gal a également écrit sur Twitter qu’elle « condamne l’attaque de nature terroriste ».

 

Le conducteur a été identifié par les médias palestiniens comme étant Malek Ahmad Mousa Hamed, 21 ans, du village voisin de Silwad. Il a été arrêté, a déclaré un porte-parole de l’armée.

 

L’armée a déclaré que l’incident était considéré comme une attaque délibérée et les troupes ont été envoyées dans la maison du terroriste pour interroger sa famille.

 

Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) a gelé les permis de travail du Palestinien qui a commis l’attaque terroriste.

 

Le ministre du logement, Uri Ariel, du parti HaBayit HaYehudi, a réagi à l’attaque en appelant à l’annexion de la Cisjordanie. Il a ajouté que l’échec d’Israël à mettre en place de nouvelles implantations au cours des 20 dernières années avait encouragé les attaques.

 

Bien qu’Israël a agrandi les implantations existantes, il n’a pas officiellement créé de nouvelles communautés. La semaine dernière, le gouvernement a approuvé un plan visant à mettre en place la première nouvelle implantation depuis une vingtaine d’années, s’attirant les critiques de la communauté internationale.

 

« Cela dit à nos ennemis que leur pression fonctionne », a déclaré Ariel, en se référant à l’absence de nouvelles implantations.

 

Le député Bezalel Smotrich (HaBayit HaYehudi) a déclaré que les attaquants palestiniens avaient été encouragés par le soutien de l’administration américaine à l’Autorité palestinienne et au processus de paix au Moyen Orient.

 

« Avec le renouvellement de l’espoir chez les Arabes, qui croient que Trump est avec eux, le terrorisme meurtrier a repris, a-t-il écrit sur son compte Twitter. Il est temps de comprendre – seule la réduction de leur espoir mettra fin au terrorisme. »

 

Le chef de l’opposition, Isaac Herzog, a présenté ses condoléances à la famille de la victime.

 

« Triste matin. À la veille de la fête de Pessah, une autre victime de la terreur criminelle. J’ai confiance en l’armée, dans le Shin Bet et les forces de sécurité qui me sont chers. Condoléances du fond du cœur à la famille de la personne tuée. Que sa mémoire soit bénie. »

 

La fête de Pessah, qui dure une semaine, commence lundi soir.

 

Dans un communiqué, un porte-parole du groupe terroriste du Hamas a déclaré que l’incident avait prouvé que les attaques a la voiture bélier au couteau qui avaient semblé diminuer au cours de l’année écoulée n’étaient pas terminées, exhortant les Palestiniens à mener plus d’attaques.

 

« Le soutien de l’Intifada dans toutes ses dimensions est un devoir et une priorité nationale », a déclaré un porte-parole du groupe.

 

 

 

 

SAMEDI, UNE MANIF RÉCLAMERA LA

«SÉPARATION DU CRIF ET DE L’ETAT»!

Oudy Ch. Bloch

31 mars 2017

 

 

Une manifestation antisémite, voilà ce que la préfecture de police de Paris refuse d’interdire pour le samedi 1er avril prochain, et ce ne sera pas faute d’avoir été avertie. Régulièrement cachée derrière des déclarations de « soutien au peuple palestinien », la principale organisatrice de cette manifestation, l’association Europalestine-CAPJPO, se montre enfin sous son vrai visage, un visage médiocrement antisémite.

 

La manifestation prévue le 1er avril, et ce ne sera malheureusement pas le poisson du jour, a en effet pour objet d’exiger la « séparation du Crif et de l’Etat ». Rien que ça. Il ne sera dénié à quiconque le droit de soutenir les Palestiniens, pas plus que les Tibétains, les animistes du sud-Soudan, les coptes en Egypte, les Kurdes en Turquie, les chrétiens d’Orient, les yézidis en Irak, les homosexuels emprisonnés ou condamnés à mort dans les pays arabes, bien que la foule ne se presse pas dans les rues pour défendre ces minorités-là. Il ne sera reproché à personne de manifester pour ses idées, fussent-elles pro-palestiniennes, pas plus que pour la liberté des femmes, la liberté religieuse, de la presse, d’expression ou de manifester, bien que personne ne défile pour en demander le respect à Gaza ou dans les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne.

 

La liberté de manifester est une liberté fondamentale en démocratie, c’est un fait. Mais il n’est pas nécessaire de tomber dans l’antisémitisme le plus rance pour défendre une cause. Et c’est bien le cas de la manifestation prévue pour le 1er avril. Quitte à manifester pour dénoncer « l’apartheid israélien », les organisateurs auraient pu, pour faire bonne mesure, dénoncer également l’apartheid, bien réel celui-là, des pays arabes qui ont expulsé la quasi-totalité de leurs citoyens juifs sans qu’il ne leur soit accordé le statut de réfugiés générationnels, la création d’un organisme ONU-sien ad hoc financé à hauteur de centaines de millions d’euros chaque année, ni un quelconque droit au retour. Tout comme ils auraient pu s’indigner des conditions de vie des Palestiniens et de leur statut de parias en Syrie, au Liban, en Irak, en Jordanie, ou en Egypte. Mais il faut bien reconnaître que lorsque « l’agresseur » n’est pas israélien, cela perd de son intérêt.

 

Au-delà ce traitement différencié, en appelant à manifester pour « dénoncer le régime colonial de l’occupant » sous le mot d’ordre de la « séparation du Crif et de l’Etat », les organisateurs de cette manifestation font un parallèle entre les Juifs de France prétendument représentés par le Crif et le peuple israélien qualifié d’occupant. Ce faisant, ce n’est pas la politique du gouvernement israélien envers les palestiniens qui est visée, ce sont les Juifs.

 

Pour le grand public en effet, le Crif représente les Juifs de France. Exiger les « séparation du Crif et de l’Etat » renvoie aux vieux poncifs antisémites des Juifs contrôlant les institutions publiques, et plus généralement gangrénant les banques, les arts et les médias… Il ne manque plus que les caricatures antisémites d’avant-guerre du Juif aux doigts crochus s’emparant du monde et le tableau serait complet.

 

En exigeant la « séparation du Crif et de l’Etat », les organisateurs font nécessairement référence à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, placent le débat sur le terrain religieux et non pas politique, et visent les Juifs es-qualité et non en tant qu’éventuels soutiens à la politique gouvernementale de l’Etat d’Israël.

 

Que faut-il donc aux pouvoirs publics pour prendre conscience du danger que représentent les manifestations orchestrées par le collectif BDS ? Les exemples d’apologie du terrorisme et d’incitation à la haine tant dans le cadre de ces manifestations que sur les réseaux sociaux sont pourtant légions. Ces idées nauséabondes imprègnent les esprits. Petit à petit, tout devient normal.

 

Mais rien n’y fait. Les autorités ne perçoivent rien. Rien n’éveille leur curiosité, rien ne semble constituer à leurs yeux une contrariété entre ce type de manifestations et les valeurs de la République. Alors que les services de la préfecture se réfugiaient derrière le « débat d’ordre politique » pour laisser le BDS boycotter l’Etat d’Israël, cette fois le paradigme a changé. Il ne s’agit plus de boycotter des produits israéliens mais de boycotter la prétendue influence des Juifs sur l’Etat français, leur omniprésence, leur omnipotence, ce complot ourdi à l’ombre des alcôves des synagogues. L’idée n’est certes pas nouvelle mais elle est désormais clairement promue dans le cadre d’une manifestation dont on attend toujours qu’elle soit interdite.

A n’y prendre garde, on passe doucement du spéculatif à l’opératif. En laissant organiser une telle manifestation avec de tels mots d’ordre, un cap est franchi. Après le boycott des idées et des Etats, viendra celui des gens. Et il sera trop tard.

Le gouvernement doit enfin l’entendre, réagir et cesser de brandir des slogans aussi vides de sens que le vivre-ensemble. La proximité des élections présidentielles ne peut pas tout justifier.

 

 

SISSI PENSE QUE TRUMP PEUT RÉSOUDRE LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

Times of Israel, 3 avril, 2017

 

 

Le président américain Donald Trump a accueilli lundi son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche. Le dirigeant égyptien a déclaré qu’il pensait que Trump pouvait négocier un accord de paix israélo-palestinien.

 

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« Vous, M. le président, vous pouvez trouver une solution », a déclaré Sissi à Trump pendant leur rencontre, assurant du soutien total de son pays pour tout effort qui mènerait à une résolution du conflit.

 

Le président égyptien a ajouté qu’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens serait « l’accord du siècle ».

 

En accueillant Sissi dans le Bureau ovale, Trump a salué la gestion de l’ancien général et s’est lancé dans une offensive de charme conçue pour améliorer les relations entre les deux pays, qui se sont dégradées après la révolution et les répressions sécuritaires.

 

Il a assuré le président égyptien que les années de relations tièdes étaient à présent terminées, et que s’ouvraient une « grande connexion » entre les deux pays.

 

« Vous avez, avec les Etats-Unis comme avec moi-même, un grand ami et un grand allié », a dit Trump à Sissi, laissant de côté les préoccupations de son prédécesseur au sujet de la démocratie égyptienne.

 

« Je veux que tout le monde sache que nous sommes clairement derrière le président Sissi, il a fait un travail fantastique dans un contexte très difficile », a ajouté Trump.

 

Sissi a souligné au début de sa déclaration qu’il s’agissait de sa « première visite d’état aux Etats-Unis depuis mon investiture, et c’est la première visite en huit ans pour un président égyptien aux Etats-Unis. »

 

En février, quand Trump avait reçu à la Maison Blanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu, il avait déclaré, au sujet du conflit israélo-palestinien, « je pense que nous allons passer un accord. Cela pourrait être un accord même plus important et meilleur que ne le pensent les personnes présentes. »

 

Ce mois-ci, le président américain va également recevoir le roi Abdallah II de Jordanie et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

 

Les deux dirigeants devaient discuter de l’aide économique et militaire accordée par les Etats-Unis à l’Egypte, ainsi que d’autres sujets.

 

Les Etats-Unis allouent chaque année environ 1,5 milliard de dollars d’aide à l’Egypte, dont 1,3 milliard dans le domaine militaire.

 

La Maison Blanche, qui vient de lancer un débat budgétaire qui s’annonce houleux sur fond de réduction drastique de l’aide internationale, a promis de maintenir un niveau d’aide « fort » à l’Egypte. Mais ne s’est engagée sur aucun chiffre.

 

C’est la deuxième rencontre entre les deux hommes : ils s’étaient vus à New York pendant la campagne électorale. Trump a déclaré que Sissi était quelqu’un de « très proche de moi ».

 

Sissi a salué la « personnalité unique » de Trump et déclaré qu’après leur première rencontre, « j’ai parié sur vous ».

 

Comme Trump, Sissi pense qu’il peut éradiquer l’extrémisme radical islamique.

 

« Ensemble, nous allons combattre le terrorisme et d’autres choses et nous allons être amis pendant très, très longtemps », a déclaré Trump.

 

Sissi a promis de travailler avec les Etats-Unis « pour lutter contre cette idéologie diabolique qui prend des vies innocentes, qui apporte la dévastation aux communautés et aux nations, et qui terrorise le peuple innocent. »

 

Trump a cité à plusieurs reprises l’Egypte comme un allié à majorité musulmane critique dans la lutte contre les terroristes, comme le groupe Etat islamique.

 

Le dernier président égyptien à s’être rendu à la Maison Blanche était Hosni Moubarak, qui avait assisté en 2010 à des négociations sur la paix au Moyen Orient avec les dirigeants israéliens, palestiniens et jordaniens.

 

Quelques mois après, Moubarak avait été destitué par un soulèvement populaire, qui avait été tacitement soutenu par Barack Obama, alors président américain.

 

La relation entre l’Egypte et les Etats-Unis s’était dégradée quand un gouvernement islamiste, puis militaire, dirigé par Sissi, avait pris le pouvoir.

 

L’administration Obama avait gelé son aide militaire à l’Egypte en 2013 après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi et la répression sanglante de ses partisans.

 

Mais le rôle incontournable de l’Egypte, pays le plus peuplé des pays arabes, avait poussé la Maison Blanche à infléchir sa position en 2015 même si les relations restaient difficiles. Sissi n’avait jamais été invité à Washington par Obama.

 

Le face-à-face était très attendu car il devait donner de précieuses indications sur la façon dont le nouvel occupant de la Maison Blanche entend aborder la question des droits de l’Homme avec des dirigeants montrés du doigt sur ce thème.

 

Interrogés avant la rencontre, ses conseillers avaient affirmé que la question serait abordée de façon « privée et discrète », jugeant que c’était « la façon la plus efficace ».

 

Cette approche a provoqué l’indignation des ONG de défense des droits de l’homme.

 

« Inviter M. Sissi pour une visite officielle à Washington au moment où des dizaines de milliers d’Egyptiens croupissent en prison et où la torture est de nouveau à l’ordre du jour est une étrange façon de bâtir une relation stratégique stable », a estimé Sarah Margon, responsable de Human Rights Watch dans la capitale fédérale américaine.

 

La nouvelle administration républicaine serait-elle prête à désigner la confrérie des Frères musulmans de Mohamed Morsi comme une « organisation terroriste » ?

 

« Le président souhaite entendre la position du président Sissi sur le sujet », a répondu, prudent, un haut responsable américain avant la visite. « Comme d’autres pays, nous avons des inquiétudes concernant diverses activités des Frères musulmans dans la région ».

 

 

RIVLIN : LES HORREURS DE L’HOLOCAUSTE OBLIGENT

ISRAËL À AIDER LES CIVILS SYRIENS GAZÉS

Raphael Ahren

Times of Israel, 5 avril 2017

 

 

Evoquant l’Holocauste, le président Reuven Rivlin a déclaré mardi qu’Israël ne pouvait rester indifférent face au gazage de civils syriens et a offert d’aider les survivants de la guerre civile.

 

« Nous, en tant que population qui avons survécu à l’atrocité pure et qui sommes parvenus à renaître de nos cendres pour devenir une nation forte et sûre, nous ferons tout ce que nous pouvons pour continuer à aider les survivants des horreurs en Syrie, a dit le président dans un communiqué. Nous savons tous trop bien combien le silence est dangereux, et nous ne pouvons pas rester muets. »

 

Dans la matinée de mardi, des informations ont fait état d’une attaque aérienne aux armes chimiques qui aurait été menée par le régime syrien sur la ville d’Idleb, dans le nord du pays, et qui a tué un grand nombre de civils dont de nombreux enfants.

 

Des images d’adultes et d’enfants suffoquant sous l’effet de ce qui serait du gaz sarin ont suscité l’indignation dans le monde entier. Les politiciens israéliens de gauche comme de droite ont condamné l’attaque, et appelé la communauté internationale à réagir.

 

« Les images qui nous parviennent aujourd’hui de Syrie et les informations portant sur le massacre d’enfants, de civils, par des armes chimiques, ternissent toute l’humanité, a déclaré Rivlin. La communauté internationale toute entière doit se rassembler pour mettre un terme à cette folie meurtrière, et garantir que de telles scènes ne se répéteront jamais nulle part. »

 

Le président a vivement recommandé aux dirigeants des plus grandes puissances mondiales « d’agir maintenant, sans délais, pour stopper ces actes criminels et meurtriers commis en Syrie par la main du régime d’Assad, et d’œuvrer très vite pour supprimer tous les stocks d’armes chimiques présents sur le territoire syrien. »

 

Moshe Kahlon, ministre des Finances, a joint sa voix à celle du président, demandant à Israël de passer à l’action tout en affirmant que l’État Juif en a les capacités.

 

« Un génocide est en cours en Syrie, a déclaré Kahlon. Le massacre directement dirigé contre les enfants exige une action sans compromis pour la destruction du régime d’Assad. »

 

« Israël, l’Etat du peuple juif, doit endosser sa responsabilité morale et ouvrir ses portes pour soigner les enfants qui sont victimes de génocides. Nous ne manquons ni des ressources, ni de la détermination morale », a-t-il ajouté.

 

 

NETANYAHU : LA FRONDE DE DAVID

EST OPÉRATIONNELLE

Stuart Winer

Times of Israël, 2 avril 2017

 

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu’un nouveau système pour intercepter les missiles à moyenne portée tirés contre Israël serait opérationnel le jour même, ce qui améliorera la sécurité de la population israélienne.

 

Le système anti-missile Fronde de David est conçu pour intercepter des missiles et des roquettes ayant une portée de 40 à 300 kilomètres. Il est le tiers intermédiaire du système de défense anti-missile d’Israël.

 

La première partie de ce système est le Dôme de Fer, qui peut intercepter des roquettes de courte portée, de petits drones et certains obus de mortier comme ceux qui ont été tirés contre Israël depuis la bande de Gaza ou le sud du Liban. La troisième partie est le système Arrow, qui permet de détruire des missiles balistiques à longue portée. Arrow a été utilisé pour la première fois le 17 mars, quand il a abattu un missile syrien.

 

« Cet après-midi, nous rendrons opérationnel le système de défense anti-missile appelé Fronde de David », a déclaré Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux, à Jérusalem. « C’est une information importante. Tous les citoyens israéliens ont expérimenté les réussites importantes du Dôme de Fer contre les missiles à courte portée de Gaza. »

 

« Nous sommes totalement engagés pour la sécurité des civils israéliens, a ajouté le Premier ministre. Dans le cadre de cet engagement, nous travaillons systématiquement pour renforcer les capacités de frappe d’Israël contre ses ennemis, et de la même manière, nous travaillons systématiquement pour renforcer notre capacité à nous défendre contre nos ennemis. »

 

Le système Fronde de David est conçu pour intercepter le genre de missile qui pourrait par exemple être utilisé pour viser un grand réservoir d’ammoniaque de Haïfa, dans le nord du pays, que le chef du Hezbollah a menacé dans un futur conflit. La cour du district de Haïfa a ordonné sa fermeture, les autorités locales craignant que le réservoir de 12 000 tonnes ne fasse des dizaines de milliers de morts en cas de rupture.

 

Haïfa Group, l’entreprise qui gère le réservoir, a prévenu le mois dernier que l’ordre de fermeture au 1er avril pourrait entraîner sa faillite et demande au gouvernement de financer le déplacement, potentiellement coûteux, du réservoir dans le désert du Néguev, ou de repousser la date limite.

 

« Nous protégeons le front intérieur, et en parallèle nous essayons de résoudre la crise du réservoir d’ammoniaque. Nous avons un engagement sécuritaire envers les habitants des Kariyot, c’est clair comme le jour », a déclaré Netanyahu dimanche, en faisant référence aux communes proches de Haïfa qui sont mises en danger par le réservoir.

 

Lors d’une cérémonie de dévoilement du système ‘Fronde de David’, le ministre de la défense Avigdor Liberman a expliqué que ce nouveau système de défense anti-missiles est indispensable pour la sécurité de l’Etat juif.

 

“Il n’y a pas d’alternative à ce système, » a indiqué Liberman. « Grâce à ce système, nous pourront gérer nos ennemis ».

 

Le nouveau système de défense anti-missiles ‘Fronde de David’ a été rendu public sur la base militaire de Hatzor dans le centre du pays.

 

« D’autre part, nous faisons tout ce que nous pouvons pour empêcher le licenciement de 15 000 employés à la veille de Pessah, et de ne pas nuire à une industrie qui n’est pas encore organisée pour suivre la décision de fermer le réservoir. »

 

Avec la fête de Pessah qui commence le 10 avril et dure une semaine, le Premier ministre a ajouté qu’il espérait trouver une résolution concernant le réservoir dans les prochains jours.

 

 

 

Shabbat Shalom!
 


 


 

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