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RÉTROSPECTIVE DE L'ANNÉE 2017

Volume no. VIII, No. 808 • 5 jan., 2018 • 5 janvier 2018

Jewish World

  

    

 

 

STATUT DE JÉRUSALEM: LE CANADA

S’ABSTIENT DE RÉPRIMANDER LES ÉTATS-UNIS

Mélanie Marquis

Le Devoir, 22 dec, 2017

 

Le Canada s’est abstenu de voter sur une résolution condamnant la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël — un texte qui a tout de même été adopté avec une imposante majorité aux Nations unies.

 

La résolution sur laquelle Ottawa a préféré ne pas se prononcer a été adoptée par l’Assemblée générale dans le cadre d’une séance extraordinaire d’urgence jeudi. Elle stipulait que la décision des États-Unis n’avait pas de force légale et qu’elle devait être révoquée.

 

Elle a été approuvée par une large majorité : les représentants de 128 États membres l’ont appuyée, tandis que 9 ont voté contre (États-Unis, Israël, Guatemala, Honduras, Togo, Micronésie, Nauru, Palaos et les îles Marshall), que 35 se sont abstenus et que 21 n’ont pas voté.

 

Avant la mise aux voix de la résolution, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, s’était présentée devant l’Assemblée générale pour déconseiller aux autres États membres d’infliger ce camouflet au gouvernement Trump.

 

« Les États-Unis se souviendront de cette journée où ils ont été mis à l’index et attaqués à l’Assemblée générale pour le simple fait d’avoir exercé leur droit en tant que nation souveraine », a-t-elle pesté. « Nous nous en souviendrons lorsqu’on nous demandera, encore une fois, de faire la plus importante contribution mondiale aux Nations unies », a menacé la représentante américaine.

 

 

Le Canada, qui convoite un siège au Conseil de sécurité des Nations unies, a choisi de ne pas prendre position dans l’enceinte onusienne. À l’issue du vote, l’ambassadeur canadien aux Nations unies, Marc-André Blanchard, a pris la parole pour expliquer la décision d’Ottawa.

 

« Nous sommes déçus que cette résolution soit unilatérale et ne fasse pas avancer la paix à laquelle nous aspirons ; c’est pourquoi nous nous sommes abstenus de voter aujourd’hui sur la résolution », a-t-il expliqué. « La question du statut de Jérusalem ne peut être réglée que dans le cadre d’un règlement global du conflit israélo-palestinien », a indiqué M. Blanchard.

 

Le gouvernement Trudeau a jusqu’à présent timidement réprouvé la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y déménager plus tard l’ambassade des États-Unis, qui a actuellement pignon sur rue à Tel-Aviv.

 

Un peu plus tôt cette semaine, à l’issue d’une rencontre bilatérale avec son homologue américain, Rex Tillerson, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, avait refusé de dénoncer explicitement la position des États-Unis. ’impression que ça va laisser à plusieurs pays est celle que le Canada ne s’est pas levé, que le Canada a été timoré

 

Lorsqu’on lui avait signalé que la position canadienne sur la question était floue, elle n’avait pas voulu la clarifier davantage. « Le Canada et les États-Unis ont des positions diverses », s’était contentée d’offrir comme réponse la diplomate en chef du Canada aux côtés du secrétaire d’État américain dans le foyer de la Chambre des communes à Ottawa, mardi. « Nous avons toujours des discussions candides et directes », avait-elle ajouté.

 

Selon la députée néodémocrate Hélène Laverdière, la décision du Canada de s’abstenir est « peut-être un peu moins pire » que celle d’enregistrer des votes qui placent « souvent » le Canada « tout seul avec les États-Unis, Israël et une couple de petits pays » sur les questions du Proche-Orient. En revanche, « l’impression que ça va laisser à plusieurs pays est celle que le Canada ne s’est pas levé, que le Canada a été timoré », a-t-elle laissé tomber en entrevue à La Presse canadienne.

 

« Et je pense que ça va handicaper la candidature du Canada pour un siège au Conseil de sécurité », a indiqué l’élue montréalaise. Car si les libéraux continuent la « tradition de vote » des conservateurs sur la question israélo-palestinienne, ils risquent de « continuer à avoir l’air un peu le chien de poche des États-Unis » et de s’aliéner ainsi un bloc de pays, dont ses alliés européens, croit Mme Laverdière.  

 

Le Parti conservateur n’avait pas encore communiqué sa réaction à l’abstention canadienne au moment de publier ces lignes, jeudi en fin d’après-midi. La formation promettait, il y a deux semaines, de formuler une prise de position claire et limpide à la décision de Donald Trump.

 

Au Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA), on aurait « préféré » voir le Canada enregistrer un vote contre la résolution.

 

Cela aurait permis d’envoyer un signal clair qu’Ottawa « rejette les efforts continus visant à se servir des Nations unies comme une plateforme pour attaquer, délégitimer, dénigrer et isoler Israël », a déclaré par voie de communiqué le président de l’organisation, David Cape.

 

Si le vote de l’Assemblée générale constitue une « victoire substantielle » pour les Palestiniens, ces derniers « s’attendaient à plus », a déclaré en entrevue Sami Aoun, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.

 

Le refus de 35 pays de se prononcer, conjugué au fait que 21 autres nations n’ont pas pris part au scrutin, les a cependant privés d’un gain encore plus substantiel — en plus de prouver à quel point il y avait « un embarras » autour de cette résolution, a noté le politologue.

 

 

 

 

LA MISSION ÉCONOMIQUE EN ISRAËL DU PREMIER MINISTRE

COUILLARD DONNE UN NOUVEL ÉLAN AUX RELATIONS

Eta Yudin

La voie sepharade, septembre 2017

 

Longtemps, l’État d’Israël a souffert d’une représentation médiatique unidimensionnelle qui jetait dans l’ombre sa vitalité culturelle, scientifique et entrepreneuriale pour réduire l’État juif à la seule dimension du conflit israélo-palestinien. De même, les relations bilatérales qu’entretenait Israël étaient surtout de nature politique.

 

Au Québec, la ratification en 1997 des premiers accords de coopération entre les gouvernements du Québec et d’Israël allait asseoir les relations bilatérales entre les deux sociétés sous le signe de la coopération scientifique, culturelle et éducative. Le Québec et Israël s’ouvraient l’un à l’autre dans toute leur profondeur sociale sur la base de valeurs et d’objectifs partagés.

 

La communauté juive québécoise a toujours joué un rôle de premier plan dans le développement de la relation israélo-québécoise en tant que pont naturel entre les deux sociétés. Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes-Québec (CIJA-Québec), l’agence de représentation de la Fédération CJA, avait encouragé la reconduite et l’élargissement des accords Québec-Israël en 2007 et participé à la programmation de la première mission économique québécoise en 2008.

 

Il était donc naturel que le Premier ministre Philippe Couillard ait choisi l’occasion de la réception annuelle de CIJA-Québec à l’Assemblée nationale en novembre 2016 pour annoncer son intention de se rendre prochainement en Israël pour promouvoir les échanges commerciaux et la coopération scientifique entre le Québec et Israël. Le thème de notre réception était le centenaire de la Fédération CJA qui fut souligné plus tôt dans la journée par une motion unanime de l’Assemblée nationale. Aussi, comme la réception coïncidait avec le Jour de la commémoration de l’exode des juifs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, Monsieur Benoit Charrette, député  de la Coalition Avenir Québec pour Deux-Montagnes, a tenu à faire une déclaration à l’Assemblée nationale pour rappeler que « dans la foulée du conflit israélo-arabe, les Juifs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont été contraints de fuir l’exclusion, les spoliations, la persécution, la déchéance de nationalité et les violences. »

 

Fort de son expertise en matière de missions économiques en Israël, CIJA-Québec a été invité à siéger au comité consultatif de planification de la mission économique du Premier ministre. Notre rôle dans la planification de la mission nous a notamment permis d’organiser un inoubliable et convivial souper de Shabbat à Jérusalem en l’honneur du Premier ministre Couillard. Ce rôle m’a personnellement permis d’apprécier à quel point les relations israélo-québécoises avaient mûri depuis 1997 et combien l’émergence d’Israël à titre de leader mondial en matière d’innovation technologique n’est pas passée inaperçue de la classe politique et du milieu entrepreneurial québécois.

 

À la suite de plusieurs mois de préparation, j’ai eu le plaisir de me joindre à la mission économique du Premier ministre en Israël du 20 au 25 mai derniers. Outre la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation Dominique Anglade, le député pour D’Arcy-McGee David Birnbaum et le Consul général d’Israël à Montréal Ziv Nevo Kulman, la délégation était composée d’une centaine d’entrepreneurs et de dirigeants universitaires. Les principaux secteurs économiques représentés étaient les sciences de la vie, les technologies médicales, de l’information et du numérique, ainsi que l’industrie aérospatiale.

 

La mission de cinq jours s’est déroulée à un rythme effréné en raison d’une programmation exigeante et fort pertinente qui a transporté la délégation de Jérusalem à Ramallah, à Tel Aviv, où le Premier ministre a reçu le Prix du Président de l’Université de Tel Aviv et assisté à la pose de la pierre angulaire de l’École d’architecture de la Fondation Azrieli dans ce même établissement.

 

L’entretien entre les Premiers ministres Couillard et Netanyahou à Jérusalem représente certainement l’un des faits saillants les plus significatifs de la mission. Non seulement cette rencontre au sommet traduit-elle la valeur qu’attache Israël à sa relation avec le Québec, mais elle a accouché d’une des plus importantes retombées du voyage, à savoir le projet d’un partenariat sur l’intelligence artificielle et les mégadonnées, deux secteurs économiques névralgiques au Québec et en Israël.

 

Parmi les autres retombées prometteuses, il convient de souligner l’entente de coopération bilatérale entre le gouvernement du Québec et l’Autorité israélienne de l’Innovation, le partenariat en cybersécurité entre Hydro-Québec et la Corporation électrique israélienne et l’annonce du Premier ministre Couillard de plans pour ouvrir un bureau commercial du Québec en Israël, une idée préconisée par CIJA-Québec lors de la consultation publique sur la nouvelle politique internationale québécoise. De même, l’importante couverture médiatique accordée à la mission aura exposé des milliers de Québécois à des facettes méconnues d’Israël et aux bénéfices mutuels qui découlent de la relation Québec-Israël.

 

Le moment le plus émouvant de la mission fut très certainement la visite de Yad Vashem. À peine atterris, le rabbin Reuben Poupko, coprésident de CIJA-Québec et moi-même y avons accompagné le Premier ministre qui y a rendu hommage à la mémoire des victimes de la Shoah. Le rabbin Reuben Poupko, coprésident de CIJA-Québec, s’est dit impressionné par la profonde connaissance de la Shoah démontrée par M. Couillard qui, visiblement ému par la visite, a écrit dans le livre d’or du mémorial que la Shoah est une « tragédie unique qui a montré le pire de la nature humaine ».

 

En tant que Juive québécoise, je suis fière d’avoir fait partie de la première visite officielle d’un Premier ministre du Québec en Israël. Les retombées de cette mission historique sont impressionnantes. Elles ont revitalisé la relation Québec-Israël et promettent de l’étendre et de l’approfondir à court et moyen termes.

 

CIJA-Québec a toujours cru que le Québec et Israël sont des partenaires naturels. La mission économique du Premier ministre, celle  du maire de Montréal Denis Coderre en 2016, l’ouverture de nouvelles liaisons directes entre Montréal et Tel Aviv, témoignent d’un vif désir de rapprochement entre les deux sociétés. Et notre communauté continuera de former un pont naturel dans ce rapprochement mutuellement bénéfique à ces deux sociétés à la fois si éloignées et si proches.

Vers une représentation permanente du Québec en Israël

 

À la conclusion de sa mission économique en Israël, le Premier ministre Philippe Couillard a annoncé qu’il comptait ouvrir un bureau commercial du Québec en Israël. En octobre 2016, le Centre consultatif des relations juives et israéliennes-Québec (CIJA-Québec)  avait soumis au gouvernement, dans le cadre de sa Consultation publique concernant une nouvelle politique internationale du Québec, un mémoire plaidant pour l’ouverture d’une représentation permanente du Québec en Israël. Extraits :

 

La coopération entre le Québec et Israël remonte à 1949 avec l’ouverture à Montréal de la première mission diplomatique israélienne au Canada. Depuis, les relations Québec-Israël se sont développées au gré des visites fréquentes et réciproques d’élus québécois et israéliens, d’échanges culturels et de partenariats commerciaux et scientifiques. Le maire de Montréal dirigera d’ailleurs une mission économique et scientifique en Israël au mois de novembre prochain. Des ententes de coopération entre le Québec et Israël furent signées à l’Assemblée nationale en 2007, ainsi qu’à Jérusalem en 2008, à l’occasion d’une délégation commerciale et scientifique d’envergure sans précédent en Israël. À cette dernière occasion, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, avait alors déclaré :

« Le Québec doit non seulement maintenir, mais également accroître ses relations et ses collaborations avec ce pays dont les expertises sont variées et étonnantes. »

 

Nous croyons qu’il est aujourd’hui temps pour le Québec de passer à l’étape suivante et de considérer l’ajout d’une représentation permanente à Tel Aviv. Le Québec compte aujourd’hui près d’une trentaine de délégations, de bureaux et d’agents locaux, mais ne compte aucune représentation permanente en Israël. Nous croyons que cette absence nuit aux opportunités d’affaires entre le Québec et Israël et que l’ajout d’une telle représentation permettrait de soutenir plusieurs objectifs de la politique internationale du Québec de 2006, soit la promotion de l’identité et de la culture du Québec, le renforcement de la capacité d’action et d’influence de l’État québécois, et finalement, la stimulation de la croissance et de la prospérité du Québec.

 

Avec plus de 700 000 francophones, soit près d’une personne sur dix dans le pays, la vivacité de la Francophonie en Israël ne fait aucun doute et fait du pays un partenaire de choix pour le Québec. Pour que ce partenariat puisse atteindre son plein potentiel cependant, il est nécessaire d’établir une représentation permanente pour que les outils soient disponibles afin de soutenir les projets futurs entre Québec et Israël.

 

Nous croyons que l’avenir de la politique internationale québécoise passe par le renforcement des relations bilatérales entre Québec et Israël, et que ce renforcement doit se traduire par une présence permanente du Québec à Tel Aviv. Nous croyons que le Québec a tout à gagner à y être représenté.

 

 

ISRAËL QUITTE DÉFINITIVEMENT L’UNESCO

Shraga Blum

23 dec., 2017

 

 

Après en avoir annoncé le principe il y a six mois, après le vote révisionniste de l’Unesco sur Jérusalem, Israël a officiellement confirmé qu’il quitte l’organisation censée promouvoir la science, l’éducation et la culture. Le Premier ministre a demandé à l’ambassadeur d’Israël Carmel Shama-Hacohen d’écrire une lettre officielle à la nouvelle présidente Audrey Azoulay qui lui sera remise dans les jours qui viennent. Selon les statuts de l’Unesco, une démission devient effective un an après son annonce. C’est donc à la fin du mois de décembre 2018 que l’Etat juif quittera cette organisation qui lui a nié tout lien avec Jérusalem et le Caveau des Patriarches à Hevron.

 

L’ambassadeur Carmel Shama-Hacohen a déclaré: « L’Unesco, sous la férule d’Etat arabes et d’autres pays frustrés et obscurantistes, a battu des records d’hypocrisie, d’incitation et de mensonges envers Israël et le peuple juif, et ce faisant, a pollué ses propres principes en s’adonnant à la politisation et à un terrorisme politique frisant l’antisémitisme. L’Etat d’Israël qui symbolise aujourd’hui plus que tout autre l’innovation et la promotion des valeurs censées être portées par l’Unesco – science, éducation et culture – aurait dû être le premier pays à contribuer à l’Unesco et le dernier pays à devoir quitter cette l’organisation. Mais au ‘théâtre de l’absurde de l’Unesco’ il n’y a pas de place pour des pays normaux. Toutefois, aucune décision de cette organisation ne pourra briser le lien d’Israël et du peuple juif avec ces valeurs. L’Etat d’Israël ne claque pas la porte pour toujours, mais invite la nouvelle direction de l’organisation, en concertation avec les pays équilibrés, à cesser d’avoir peur de cette bande d’Etats-voyous qui a pris le contrôle de l’Unesco, et d’introduire une réforme de fond qui empêchera désormais une utilisation cynique de son fonctionnement contre un Etat ou un autre. J’ai déjà fait des proposition en ce sens à la nouvelle directrice ».

 

L’ambassadeur a rajouté que ce départ de l’Unesco est également « une dette morale ainsi que l’expression de l’amitié, de la solidarité et de la gratitude envers les Etats-Unis qui soutiennent Israël dans ces forums et ne craignent pas de se retrouver souvent seuls contre une immense majorité quitte à en payer le prix. »

 

 

 

GAL GADOT EST L'ACTRICE QUI A LE

PLUS RAPPORTÉ D'ARGENT EN 2017

Christophe Foltzer

Ecran Large, 5 jan., 2018

 

Dans la vie, il y a deux sortes de personnes : les pauvres et les riches. Et, généralement, les premiers payent des tickets à 12 euros (sans compter le pop-corn) pour aller voir les autres sur grand écran. Quand on y réfléchit, le principe est assez improbable et pourtant, le cinéma, c'est ça.

 

Et quand arrive la nouvelle année, les gens se demandent toujours quel acteur ou actrice a été le mieux payé l'an passé, histoire de se tenir au courant. Ça ne met pas de beurre dans les épinards mais ça fait passer le goût du pain rassis. Enfin, on parle de vous, parce que nous, franchement, ça va, surtout depuis qu'on a vendu notre âme à Disney et Netflix pour nous payer des villas et qu'on ne travaille plus que sur ce site pour la passion du cinéma (et assurer nos actions en bourse, réguler le marché et devenir les maitres du monde, voilà vous savez tout).

 

Cela ne vous aura pas échappé, en 2017, Wonder Woman a cartonné un peu partout dans le monde, permettant enfin au DCEU de voir la lumière du jour après quelques années de galère. Sauf qu'après il y a eu Justice League et que bon, on ne va pas revenir dessus. On n'a pas envie de commencer l'année sur une note sombre. Un gros succès donc, qui si l'on en croit le magazine Forbes, permet à Gal Gadot d'être l'actrice qui a rapportée le plus de pognon en 2017.

 

Et pas qu'un peu d'ailleurs puisqu'on nous précise qu'à elle seule, en cumulant les résultats de Wonder Woman et Justice League, elle aurait rapporté pas moins de 1,473 milliards de dollars rien que sur l'exercice 2017, ce qui fiche un sacré tournis. A titre de comparaison, elle est la troisième artiste la plus rentable du cinéma l'an passé, derrière Dwayne Johnson (1,5 milliards) et Vin Diesel (1,6 milliards). Et dans le genre info inutile et donc indispensable, elle détient aussi un autre record, celui du nom le plus souvent mal prononcé de l'année. Comme quoi, l'un n'empêche pas l'autre.

 

Après, qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit que de recettes et Gal Gadot n'a pas amassé personnellement tout ce pognon, bien au contraire. Quand on sait qu'elle ne fait même partie des dix actrices les mieux payées de l'année et que sa part s'élèverait finalement à 600 000 dollars pour les deux films (300 000 $ chacun) selon The Daily Dot, on se dit que quelque chose ne tourne vraiment pas rond.

 

 

 

Actualité 

 

 

LES TERRORISTES DE JÉRUSALEM EST

N’AURONT BIENTÔT PLUS DE STATUT DE RÉSIDENT

Marissa Newman

Times of Israel, 3 jan., 2018

 

La Knesset a fait progresser le projet de loi qui autoriserait le ministère de l’Intérieur à révoquer le statut de résident permanent pour les résidents de Jérusalem Est, en cas « d’abus de confiance » envers l’État d’Israël. Le projet de loi, soumis par le député Amir Ohana (Likud) a été adopté mercredi lors du vote préliminaire avec 63 voix contre 17 et une abstention.

 

Il permettrait à Aryeh Deri, ministre de l’Intérieur, de révoquer le titre de résident des Palestiniens qui entretiennent des liens avec des groupes terroristes, des terroristes condamnés, des attaquants potentiels, ou de ceux qui sont inculpés de trahison, selon la définition juridique proposée pour « abus de confiance ».

 

Cela s’appliquera probablement aussi aux Palestiniens de Jérusalem Est qui ont attaqué des soldats israéliens. Une telle attaque est considérée comme une attaque terroriste selon le droit israélien.

 

 

MORT DE L'ÉCRIVAIN ISRAÉLIEN AHARON APPELFELD

I24, 4 jan., 2018

 

L'écrivain israélien Aharon Appelfeld, une des voix les plus importantes de la littérature israélienne qui avait survécu à la Shoah en Ukraine, est décédé dans la nuit à l'âge de 85 ans, ont annoncé jeudi ses proches.

 

Son œuvre, consacrée en grande partie à la vie des Juifs en Europe avant et pendant la Shoah, a été traduite en plusieurs langues.

 

Né en 1932 dans un village près de Czernowitz, ville roumaine aujourd'hui en Ukraine, dans une famille juive, sa mère est assassinée par les nazis et lui est déporté avec son père dans un camp. Il s'en évade seul en 1942 et survit ensuite dans les forêts, "adopté par un gang de criminels ukrainiens".

Recueilli ensuite par les Soviétiques, il devient "garçon de cuisine" pendant neuf mois pour l'Armée rouge, qu'il quitte en 1945. Il immigre un an plus tard en Palestine mandataire.

 

"Personne ne voulait des orphelins en Europe. Le seul endroit où l'on pouvait aller était la Palestine", racontait l'écrivain dans un entretien à l'AFP en 2010. Aharon Appelfeld retrouve son père, lui aussi survivant de la barbarie nazie, en 1957 en Israël.

 

Son premier livre parait en 1962 et sera suivi par plus de 40 ouvrages, romans et recueils de poèmes. Il raconte dans son autobiographie "Histoire d'une vie" (1999) comment il a survécu à la Shoah.

 

Récipiendaire de nombreux prix à travers le monde, l'écrivain avait notamment reçu le prestigieux Prix d’Israël en 1983 et le Prix Médicis étranger en 2004 pour son autobiographie.

 

Aharon Appelfeld refusait d'être classifié comme un écrivain de la Shoah même si il avait donné une voix à ceux qui n'avaient pas survécu.

 

"Vous ne pouvez pas être un écrivain de la mort. L'écriture suppose que vous soyez vivant", avait-il confié à l'AFP.

 

Professeur de lettres à l'université Ben Gourion de Beersheva, dans le sud d'Israël, de 1979 jusqu'à sa retraite, il avait publié son dernier roman il y a quelques mois.

 

Ami de l'écrivain américain Philip Roth, ce dernier en avait fait un personnage de son roman "Opération Shylock".

 

La ministre de la Culture israélien Miri Regev a déploré la disparition du romancier "qui nous a laissé des histoires de vie entières qui resteront dans notre souvenir collectif et personnel".

 

 

 

Shabbat Shalom!

 

 

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