Communique: La paix entre Israël et les Arabes se concrétise, au grand dam des médias occidentaux (Septembre 4,2020)

Citation de la Semaine

Souvent, les changements les plus significatifs résultent plus de modifications dans notre perception que de changement dans le monde qui nous entoure. Or, nous pouvons en un clin d’oeil changer la manière dont nous percevons le monde.

-Paul McKenna
 

Logos of the 5 major U.S. broadcast networks.(Wikipedia)

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CACHEZ CETTE PAIX QUE JE NE SAURAIS VOIR
Julien Bauer

Exclusif Dreuz : Goldnadel réagit à la symbolique des accords de paix entre les Emirats et Israël

GILLES WILLIAM GOLDNADEL
Dreuz.info.,14 AOÛT 2020

Obstination française dans le règlement du conflit avec les Arabes Freddy Eytan  

Le CAPE de Jérusalem, 8/23/20

 APERÇU DE L’ACTUALITÉ

 

CACHEZ CETTE PAIX QUE JE NE SAURAIS VOIR

Julien Bauer

À une époque, apparemment révolue, le rôle des médias, presse écrite, radio, télévision, était de présenter les nouvelles estimées les plus importantes de l’actualité.  Le vol direct Tel Aviv-Abu Dhabi le 31 août 2020, symbole d’un évènement notable entre Israël et un État arabe, les Émirats Arabes Unis, évènement qui ne se produit qu’une fois par génération, aurait dû être à la une des journaux et des bulletins de nouvelles – radios et télévision. Le jour même et le lendemain, la couverture médiatique a brillé par son absence.  

Pendant deux semaines, les journalistes qui avaient parlé du rapprochement EAU – Israël avaient évité le mot “paix” et insisté sur le fait que l’Autorité palestinienne et Hamas y étaient opposés.  La Presse et Le Devoir ont rivalisé sur qui aurait la présentation la plus négative de ce rapprochement, comme si la paix, si ce n’est la “paix des cimetières” revendiquée par les Palestiniens, était un concept sale.  Je me suis dit que deux journaux incompétents n’étaient pas représentatifs d’une tendance et que le jour même du vol,  les autres médias montreraient leur ouverture sur le monde.  Je me suis lourdement trompé. J’ai cherché en vain des articles dans les grands médias français.  La paix EAU-Israël, connais pas!  J’ai alors regardé CNN et Fox.  À nouveau, rien.  Pour en avoir le coeur net, j’ai demandé à mon correspondant à Jérusalem quelle avait été la présentation de ce développement majeur à la télévision israélienne le lendemain, le premier septembre.  Le sujet avait été évoqué à la 25ème minute des nouvelles.

De deux choses l’une: ou la paix n’offre aucun intérêt, ou les médias ont un sens des priorités quelque peu surprenant.  Les médias s’inspirent du théâtre.  Il leur faut intrigue et personnages.  Ils savent tous, même ceux qui ne démonisent pas automatiquement Israël, tels le National Post ou Fox, que la version palestinienne fait autorité.

Pires sont les personnages. Mohamed Bin Zayyed des EAU est inconnu des journalistes et qu’il soit à la tête de la seconde économie arabe importe peu.  

Netanyahou, lui, par définition, est un méchant.  Malgré une campagne incessante contre lui, il s’est permis de se faire réélire trois fois en un an.  Quand deux de ses prédécesseurs ont signé des traités de paix et abandonné des territoires, ils ont été considérés comme des héros.  Quand Netanyahou va signer un traité sans reculer sur le terrain, c’est négligeable.

Que dire de Trump?  Obama a reçu le Prix Nobel de la Paix pour n’avoir fait aucune paix.  Trump se permet de provoquer le rapprochement entre un État arabe et Israël.  Comme il est difficile de blâmer le Président pour un progrès vers la paix, la solution est de traiter ce progrès par le silence.

 

Parmi les détails dont sont généralement friands les médias car ils ajoutent une touche humaine à un article, citons:

 

 1.- le fait que Ben Chabbat du Conseil National de Sécurité d’Israël, s’est adressé en arabe à son homologue émirati – chose impensable pour tout autre responsable d’un État occidental –

2.- le fait que la réception ait été cachère,

3.- le fait qu’un conseiller de Zayyed a parlé à Netanyahou en hébreu, une première dans la diplomatie.

 

Tout cela a été passé sous silence par les médias.

 

Je ne peux que souhaiter que ces médias continuent à masquer la réalité, cela constitue la démonstration que le mot paix n’est pas un mot sale mais un moyen pour atteindre un monde meilleur.

 

Julien Bauer, Professeur retraité de Science Politique, UQAM

Source Lien

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Exclusif Dreuz : Goldnadel réagit à la symbolique des accords de paix entre les Emirats et Israël

GILLES WILLIAM GOLDNADEL
Dreuz.info.,14 AOÛT 2020

 

En exclusivité pour Dreuz.info, l’avocat Gilles-William Goldnadel, dont l’engagement politique pro-israélien n’émousse pas son esprit critique, commente l’accord de paix historique qui a été annoncé jeudi 13 août par le président Donald Trump.

 

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Je pense que l’accord qui est intervenu entre les EAU [Emirats arabes unis] et Israël est la conséquence d’un processus relativement ancien, mais sa conclusion diplomatique est une percée importante, non seulement sur le plan politique, mais plutôt sur le plan symbolique.

Il faut bien comprendre dans quel contexte se situe le conflit israélo-palestinien et israélo-arabe. C’est un contexte symbolique de condamnation rituelle ou l’Etat juif est considéré comme une sorte de pestiféré, notamment dans les aréopages internationaux, dont l’ONU, et dans les pages des journaux du monde entier.

 

Lorsqu’un pays arabe décide de rompre le serment de l’Etat pestiféré, ça procure chez tout ceux qui jouissent du plaisir rituel, une insatisfaction et une frustration particulière, et peut-être une désespérance.

Ce traitement particulier appliqué au seul Etat juif, et qui rappelle d’ailleurs le traitement appliqué aux Juifs eux-mêmes, de manière immémoriale, donne une sorte de satisfaction, d’ordre un peu sadique, morbide, à tous les ennemis de l’État juif ou du peuple juif.

Donc lorsqu’un pays, et notamment un pays arabe aussi important au plan économique et politique que les EAU, qui sont en plus une nation islamique importante, décide de rompre le serment de l’Etat pestiféré, et bien ça procure chez tous ceux qui jouissent du plaisir rituel, une insatisfaction et une frustration particulière, et peut-être une désespérance.

C’est dans ce cadre symbolique-là, qu’il faut bien comprendre que cette paix avec les Émirats arabes unis est importante.

Ca n’est pas un règlement territorial presque obligé comme celui qui avait existé, par exemple, avec la Jordanie et l’Egypte. Il ne s’imposait pas directement pour des raisons si j’ose dire « de paix et de guerre », donc cette symbolique est peut-être plus importante.

Israël, une fois de plus, a réussi à sortir de la léproserie

Et une fois que j’ai donné la clef psychologique de ce qui arrive, évidemment sous l’égide de Donald Trump, il y a l’explication politique et géopolitique.

 

  • L’amélioration des rapports avec les Émirats arabes unis est directement en lien avec la tension qu’ont ces pays, y compris l’Arabie saoudite, avec l’Iran.
  • C’est à la fois un conflit entre les Arabes et la République islamique d’Iran, et peut-être aussi un conflit entre une partie des sunnites et une partie des chiites.

 

On voit bien qu’il y a plusieurs aspects à ces accords, mais celui sur lequel je veux insister le plus, c’est le fait qu’Israël, une fois de plus, a réussi à sortir de la léproserie. Ca, c’est très important.

 

Et je pense que la frustration, vous le verrez, ne concernera pas seulement les pays arabes du refus, en ce compris ceux qui sont censés représenter le peuple arabe de Palestine, mais vous verrez la réaction de tous les islamo-gauchistes, souvent plus palestiniens que les Palestiniens eux-mêmes, et qui modéreront très largement leur joie de voir deux pays signer un pacte pacifique.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel pour Dreuz.info.

 

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Obstination française dans le règlement du conflit avec les Arabes 


Le CAPE de Jérusalem, 8/23/20

 

L’obstination d’accepter une solution « made en France » dans le règlement des conflits caractérise la politique française durant ces dernières décennies. Depuis le Général De Gaulle à nos jours, tous les présidents de la Cinquième République ont souhaité jouer un rôle d’influence. Chacun dans son style propre et avec une « certaine idée » de leur pays, ils s’efforçaient redorer le blason de la France, fortement terni après Vichy et l’époque coloniale.

 

Cet activisme dans l’arène internationale, particulièrement dans notre région, irrite et éveille une grande méfiance. Ces jours-ci encore, son cavalier seul au Liban, au Mali, face à la Turquie dans la crise libyenne, et son attitude à l’égard des Palestiniens, sème partout la zizanie.

Le double jeu est frappant car cette politique ignore au fil des ans le combat inlassable contre le terrorisme palestinien, et les efforts accomplis à la recherche de la paix par les Américains ou par les Arabes eux-mêmes.

Valéry Giscard d’Estaing avait une attitude frileuse à l’égard du geste magistral de Sadate et les accords de Camp David signés en 1979 avec l’Egypte. Il refusait d’applaudir également au coup spectaculaire d’Entebbe qui sauva l’équipage d’Air France et de nombreux otages.

François Mitterrand refusa en 1991 de participer à la fameuse Conférence de paix de Madrid soutenue conjointement par les Etats-Unis et l’Union soviétique.

Rappelons qu’il avait sauvé Arafat à Beyrouth lors de l’invasion israélienne en 1982. Des navires français l’avaient transféré avec ses troupes, sains et saufs, à Tunis.

Jacques Chirac a saboté l’initiative de paix du président Bill Clinton qui réunissait, en juillet 2000 à Camp David, Ehoud Barak et Yasser Arafat.

Nicolas Sarkozy reçoit à l’Elysée en décembre 2007 le colonel Mouammar Kadhafi. Puis en décembre 2010 Bachar el Assad, contrairement à l’avis des Américains et trois mois seulement avant le début de la répression en Syrie.

François Hollande avait réuni une Conférence internationale pour la paix au Moyen-Orient quelques jours seulement avant l’installation de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier 2017.

Ces jours-ci, au moment où les Emirats du Golfe persique normalisent leurs relations avec Israël, Emmanuel Macron garde le mutisme sur ses réelles intentions. Il félicite du bout des lèvres l’accord historique mais ne s’adresse pas directement au gouvernement Nétanyahou pour poursuivre le chemin de la paix. Macron préfère s’entretenir avec Mahmoud Abbas, lui affirmant que la reprise des négociations avec Israël restait « une priorité » pour « parvenir à une solution juste ». « Je lui ai dit ma détermination à œuvrer pour la paix au Proche-Orient », a affirmé le président français dans un message laconique publié sur Twitter.

Ignorant l’événement historique au Moyen-Orient, Macron persiste et signe :

« La reprise des négociations pour parvenir à une solution juste et respectueuse du droit international reste une priorité ».

En effet, elle demeure une priorité depuis 1975, le jour où Paris a ouvert un bureau diplomatique de l’OLP… Cette position française a-t-elle vraiment contribué à la paix ?

La France n’est pas capable de rallier les Européens face à la Turquie et à l’Iran, sans parler du fléau du terrorisme islamiste ou les problèmes de l’immigration. Comment donc promettre depuis plusieurs décennies de pouvoir régler le problème palestinien ?

Quand Macron affirme à Abbas sa « détermination à œuvrer pour la paix », la politique spectacle n’est certainement pas la bonne pour mener à bien les affaires diplomatiques d’un Etat qui se respecte et souhaite jouer un rôle d’influence.

Cette attitude à l’égard d’Israël et des Palestiniens est partagée sans aucun équivoque par la majorité de la presse française.

Le Monde intitule son éditorial : « soulagement trompeur. » Pour ce journal cet accord représente : « un vrai abandon : celui des Palestiniens par les Etats arabes du Golfe, en réalité, n’a que peu à voir avec la « paix » en Terre sainte. M. Nétanyahou peut se féliciter d’un accord qui n’impose à Israël aucune concession en faveur des Palestiniens, aucun retour à des négociations politiques, en échange de l’abandon d’une promesse électorale impréparée et impopulaire. Les Emirats ont choisi de se priver du moyen de pression le plus efficace sur Israël. Ils reconnaissent tacitement s’accommoder du régime d’occupation en vigueur dans les territoires depuis 1967. »     

Et le journal de conclure : « Pour les nombreux Palestiniens qui ne croient plus à leur futur Etat, il risque de ne plus rester que la lutte contre l’occupation, avec tous les dangers que cela implique. »
 

Soulignons que le correspondant du Monde à Jérusalem, Louis Imbert, écrit le 22 août 2020 : « Le premier ministre israélien n’a cessé d’œuvrer à un rapprochement avec les monarchies arabes du Golfe grâce à des hommes de confiance, en dépit du conflit palestinien. » Imbert rappelle que l’ancien directeur du ministère des Affaires étrangères, aujourd’hui président du JCPA-CAPE, Dore Gold, est « dès novembre 2015, dépêché à Abou Dhabi pour y ouvrir une représentation israélienne. Les diplomates s’installent aux portes de l’aéroport international, au sein d’un organe crée par les Nations unies pour lutter contre le réchauffement climatique, l’Irena. « Je me sentais comme le premier homme qui marche sur la Lune. Nous pensions que nous posions des fondations », se remémore M. Gold.

Pourtant, la normalisation et la paix avec les pays arabes sont bizarrement interprétées comme une « véritable trahison ». Dans son article intitulé « la trahison d’Abraham », Sara Daniel du Nouvel Observateur écrit : « Le fait de ne pas parler avec Israël ne nous a rien apporté, affirment les Emirats par la voix de leur ministre. Mais on se demande ce que le fait de parler avec Israël avec le pistolet américain sur la tempe apporterait aux Palestiniens… »

Oublie-t-elle le terrorisme et le chantage des Palestiniens ? Les tirs de roquettes et les ballons incendiaires du Hamas ? Aucune condamnation non plus de la part des écologistes français sur les champs agricoles dévastés par les incendies sans mentionner les bunkers, les tunnels et les dépôts d’armes, d’explosifs et de roquettes sous les habitations de Gaza et de Beyrouth.

En conclusion, nous constatons que les dirigeants français comme la majorité des éditorialistes de la presse parisienne refusent de condamner les attaques quotidiennes du Hamas ni des autres organisations terroristes. En revanche, ils peuvent justifier « la lutte armée contre l’occupation ». Pour eux, aucune initiative de paix américaine ne devrait être prise au sérieux.

Combien d’années vont-ils encore attendre pour apercevoir un jour une première colombe de paix « made in France » ? 

Source Primaire Lien

 


APERÇU DE L’ACTUALITÉ

 

 Israël: un trou sur l’esplanade du mont du Temple rebouché avec du béton fait craindre la perte de vestiges archéologiques

i24NEWS,01 septembre 2020

Le trou était très probablement dû à une conduite d’eau

Le Waqf a comblé mardi un trou qui s’était formé dans le sol du mont du Temple avec du béton, faisant craindre la perte de vestiges archéologiques, a rapporté la radio de l’armée. 

Le trou était apparu dimanche près de la porte Mughrabi, dans la section sud-ouest du mont du Temple, selon le Waqf, institution qui gère les lieux saints musulmans de la Vieille ville de Jérusalem.

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Le Hamas annonce un « accord » pour mettre fin à « l’escalade » avec Israël

TIMES OF ISRAEL, 31 août 2020,

Israël bombarde presque toutes les nuits depuis le 6 août dernier les positions du Hamas en représailles à des lancers de ballons incendiaires, voire des tirs de roquettes.

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Faim dans le monde : percée révolutionnaire d’une start-up israélienne

Shraga Blum

LPHinfo.com, 25 août 2020
La start-up israélienne ‘Salicrop’ a réussi à mettre au point des semences qui permettent de faire pousser des plantes sur des terres non-fertiles, une découverte qui pourra contribuer de manière majeure à la lutte contre la faim dans le monde. Selon les chiffres de l’Onu, il y a aujourd’hui plus de 800 millions de personnes qui se couchent le soir avec la faim au ventre. L’une des causes principales de la famine est le manque criant de terres fertiles pour l’agriculture, notamment à cause de la quantité trop importante de sel.