Communique: Commémorations du 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz

Jewish twins kept alive to be used in Mengele’s medical experiments. These children were liberated from Auschwitz by the Red Army in January 1945. (Source: Wikipedia)
Citation de la Semaine:
“Un jour je finirai par comprendre Auschwitz. Propos optimiste mais d’une absurdité débile. Personne ne comprendra jamais Auschwitz »
Le choix de Sophie – William Styron
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La «négation de l’existence d’Israël comme État» est de l’antisémitisme, affirme Macron
 Le Figaro avec AFP
Publié le 22 janvier 2020

Les Européens : de Yad Vashem à Ramallah

Shmuel Trigano |
Des Infos.com,  le lundi 20 janvier 2020

 

Un haut dignitaire religieux saoudien se rend à Auschwitz

Par ADAM RASGON
Times of Israel, 22 janvier 2020,

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La «négation de l’existence d’Israël comme État» est de l’antisémitisme, affirme Macron                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       
Le président s’exprimait sur l’antisionnisme, dans une conférence de presse conjointe à Jérusalem avec son homologue israélien, Reuven Rivlin.
 
Par Le Figaro avec AFP
Publié le 22 janvier 2020                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
Le président français Emmanuel Macron a affirmé mercredi que «l’antisionisme, lorsqu’il est la négation de l’existence d’Israël comme Etat, est un antisémitisme», à l’occasion de sa visite à Jérusalem.«Ce qui ne veut pas dire qu’il deviendrait impossible d’avoir des désaccords, de critiquer telle ou telle action du gouvernement d’Israël mais la négation de son existence relève bien aujourd’hui d’une forme contemporaine (…) d’antisémitisme», a ajouté Emmanuel Macron lors d’un point de presse avec son homologue israélien Reuven Rivlin.Dans un message publié un peu plus tôt, destiné au mémorial israélien sur la Shoah de Yad Vashem, le président français Emmanuel Macron a défendu son «combat» de «chaque jour» contre l’antisémitisme depuis Jérusalem où il participera aux commémorations du 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz.À lire aussi : À Jérusalem, Macron entend éviter les chausse-trapes du Proche-Orient«Soixante-quinze ans après la libération des survivants d’Auschwitz, des citoyens de France et d’ailleurs sont pris pour cible parce qu’ils sont juifs. Ce retour de la haine hante nos temps présents», affirme le président français dans ce message«Ce combat contre l’antisémitisme, je le mène chaque jour en le traquant dans les discours, dans les comportements, sur internet», ajoute le président français, invitant les plateformes numériques, au même titre que les pouvoirs publics, la société civile et les individus, à intervenir «pour éliminer les contenus haineux». «Ne rien dire, détourner le regard, c’est se rendre complice», souligne M. Macron dont le texte a d’ailleurs été publié en hébreu mercredi dans le Yediot Aharonot, grand quotidien israélien en hébreu.À lire aussi : Commémoration de la Shoah, entretiens bilatéraux… Le programme marathon de Macron en IsraëlAvant d’assister jeudi, en compagnie d’une quarantaine de dirigeants étrangers, aux commémorations au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, M. Macron aura dans la journée des entretiens diplomatiques.Il a rencontré mercredi matin le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et doit s’entretenir ensuite avec son homologue israélien Reuven Rivlin, puis le chef de l’opposition Benny Gantz. L’après-midi, il ira voir à Ramallah le chef de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas.Il doit aussi s’adresser à la communauté française d’Israël, alors que la communauté juive française est inquiète d’une montée des actes antisémites dans l’Hexagone.
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Les Européens : de Yad Vashem à Ramallah

Shmuel Trigano |
Des Infos.com,  le lundi 20 janvier 2020

Quelle drôle d’idée a eu le président Rivlin d’inviter les dirigeants des Etats européens à une séance solennelle à Yad Vashem pour condamner la renaissance, notamment en Europe, de l’antisémitisme. Elle éclaire les illusions des Israéliens et leur méconnaissance de la réalité européenne. Elle met à jour une grave erreur stratégique, même si l’apport politique de cette cérémonie n’est pas négligeable.

L’intention qui inspire cette démarche ne résiste pas en effet à l’épreuve de la réalité.

 

Rafraichir (à Yad Vashem) la mémoire de la Shoah pour lutter contre l’antisémitisme est inefficace, vu que celle-ci nourrit aujourd’hui l’accusation d’Israël, soupçonné de l’instrumentaliser pour atteindre ses buts politiques de domination et alors même qu’elle est retournée au bénéfice des Palestiniens (Nakba). De même, il est paradoxal d’en appeler aux Européens pour combattre l’antisémitisme alors que c’est en Europe avant tout qu’il fait rage, en Union Européenne dont la Cour suprême discrimine Israel comme aucun Etat ne l’a été.

 

L’erreur stratégique est double. Tout d’abord, elle inscrit l’antisémitisme contemporain dans la lignée de l’antisémitisme des années 1930, alors qu’il est tout à fait différent. S’il persiste à l’extrême droite classique, il se développe surtout dans les milieux musulmans et au sein de l’extrême gauche post coloniale, dans la mouvance, pourrait-on dire, islamo-communiste. La deuxième erreur concerne le type de la référence morale invoquée pour inviter les Européens à ne pas céder à nouveau aux démons de l’antisémitisme. C’est une référence victimaire et non politique. On exhibe la souffrance juive pour solliciter la fin de la haine. Ce n’est donc pas la souveraineté qui fonderait le statut des Juifs et elle seule qu’il faudrait opposer au nouvel antisémitisme, l’antisionisme ? Cette référence, en effet, dément implicitement à Israël son statut politique de souverain. Elle fonde la souveraineté d’Israël sur une mémoire sacrificielle qui est justement à la racine de la politique odieuse de l’Union européenne envers Israël. Elle est toute incarnée dans la doctrine de midatiout/proportionnalité qui cantonne Israël au statut de campement humanitaire pour réfugiés juifs et pas d’Etat souverain, en lui interdisant d’user de son droit de légitime défense, jugée disproportionnelle par rapport à la nature de pouvoir qu’il représente (un Etat sous caution).

Dès que le soldat israélien n’est plus le rescapé des camps en pyjama rayé, il devient monstrueux aux yeux des Européens qui ont promu une mémoire victimaire de la Shoah qui les lave de leur culpabilité mais les autorise à se retourner contre l’Israël souverain.

 

La reconnaisance européenne de l’Etat d’Israël se fonde ainsi sur la culpabilité envers les Juifs… et les Palestiniens. Elle exige d’Israël une transparence mortifère. Elle blanchit l’antisionisme arabo-musulman, principale source de l’antisémitisme actuel, dans l’idée que le monde arabe n’est pas responsable de la Shoah mais que l’Europe, par contre, l’est envers lui parce qu’elle a lésé les Palestiniens en contribuant à créer l’Etat juif en guise de compensation de sa propre culpabilité. Invoquer la mémoire de la Shoah, c’est donc renforcer encore plus les mythes du nouvel antisémitisme (nakba, occupation, péché originel). Plus la mémoire européenne de la Shoah – et elle n’est pas la mémoire juive – s’affirme pour justifier l’Etat d’Israël, plus le mensonge palestinien s’approfondit et ruine la légitimité politique d’un Israel souverain. Le parcours de certains invités à Yad VaShem, comme Macron, Poutine et le Prince Charles, allant à Ramallalh après Yad Vashem est à ce point de vue très significatif.

Israël paie ici sa défaillance stratégique fondamentale sur le plan symbolique qui découle de l’occultation et même du déni de la mémoire de la liquidation de onze communautés juives du monde arabo-musulman dont les trois tiers de leurs membres sont devenus israéliens et même la majeure partie des Israéliens. La guerre de ce monde là contre Israël est une guerre contre ces Juifs-là et les principales accusations qui la justifient acccusent ces Israéliens qui ont été chassés, violentés et spoliés par l’ensemble des pays arabe sous l’emprise du nationalisme et de l’islamisme. C’est à cette scène -là que le président Rivlin aurait dû convier les dirigeants européens. Mais où celà aurait-il été possible ? Y-a-t-il un musée comme Yad Vashem qui perpétue cette mémoire et qui inscrirait l’Etat d’Israël dans le terreau et l’histoire violente du Moyen Orient ? Les Juifs ont toujours fait partie des peuples originels de ces régions passés sous la férule de l’islam.

Les stratégies habituelles d’Israël pour répondre à l’accusation de colonialisme, à la culpabilisation existentielle qui touche les Juifs de toutes parts dans le monde, ne seront pas combattues par la justification permanente et l’exhibition de la victimitude. Pas besoin de l’Europe ! Les Israéliens doivent retrouver en eux la force de la conviction et l’évidence de la souveraineté, un souveraineté historique et politique, non victimaire, pour combattre l’ennemi.

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Un haut dignitaire religieux saoudien se rend à Auschwitz

Le prince Mohammed al-Issa, d’autres chefs religieux musulmans et des responsables de l’AJC doivent visiter un musée juif et une mosquée à Varsovie, et partager un repas de Shabbat

Par ADAM RASGON
Times of Israel, 22 janvier 2020,

Un haut responsable religieux saoudien doit visiter le camp de la mort d’Auschwitz en Pologne jeudi, avant le 75e anniversaire de sa libération par l’Armée rouge soviétique.

Mohammed al-Issa, secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM) basée à La Mecque et ancien ministre de la Justice saoudien, doit arriver à Auschwitz aux côtés de chefs religieux musulmans de plus de 24 pays et d’une délégation de responsables de l’American Jewish Committee (AJC).

Le président de l’AJC, David Harris, a déclaré que ce voyage représentait « la plus haute délégation de chefs religieux musulmans à avoir jamais visité Auschwitz ».

 Issa, les religieux musulmans et les responsables de l’AJC visiteront le musée de l’Histoire des Juifs polonais à Varsovie vendredi, ainsi que la synagogue Nozyk dans la capitale polonaise et une mosquée locale, a déclaré Kenneth Bandler, un porte-parole de l’AJC, ajoutant que le groupe partagera également un repas de Shabbat interconfessionnel.

Ils prévoient également de rencontrer des survivants de la Shoah vendredi à la synagogue, selon une personne qui connaît les détails du voyage et qui a demandé à ne pas être nommée.

La visite prévue d’Issa à Auschwitz intervient après qu’il eut visité le US Holocaust Memorial Museum à Washington, DC, en mai 2018 et écrit un article d’opinion dans le Washington Post en janvier 2019 condamnant les « crimes odieux » des nazis. Il a également déclaré que « les musulmans du monde entier ont la responsabilité d’apprendre » les leçons de la Shoah.

« J’exhorte tous les musulmans à apprendre l’histoire de la Shoah, à visiter les mémoriaux et les musées de cet horrible événement et à en enseigner la leçon à leurs enfants », avait alors écrit Issa, qui est considéré comme un allié du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman.

De 1940 à 1945, les nazis ont tué environ 1,1 million de personnes, principalement des Juifs européens, à Auschwitz. Ils ont assassiné la plupart des victimes dans des chambres à gaz.

M. Harris de l’AJC a qualifié la visite prévue d’Issa à Auschwitz de très importante, soulignant qu’il pense qu’elle permettra aux musulmans de mieux comprendre la Shoah.

« Ce voyage sera révolutionnaire. Ce n’est pas exagéré », a-t-il déclaré au téléphone.

Pawel Sawicki, un fonctionnaire du bureau de presse du Mémorial d’Auschwitz, a déclaré dans un courriel que si des ecclésiastiques, des dirigeants et des militants arabes et musulmans ont déjà visité le camp, il semble qu’Issa soit le plus haut responsable religieux à le faire.

En mai 2019, l’AJC et la LIM ont signé un protocole d’accord, dans lequel ils ont convenu de participer ensemble à un voyage à Auschwitz cette semaine.

Depuis 2016, Issa est à la tête de la Ligue islamique mondiale, qui mène une action missionnaire islamique dans le monde entier.

Robert Satloff, le directeur exécutif du Washington Institute for Near East Policy, a déclaré que l’organisation a historiquement propagé « une souche virulente d’écrits, de pensées et de prédications anti-Israël et antisémites », mais que, sous Issa, elle a radicalement changé d’approche, repoussant les partisans de la ligne dure et intensifiant l’ouverture aux autres confessions.

La LIM, qui a été fondée en 1962, est subventionnée par le gouvernement saoudien ; elle soutient également les mosquées et les centres islamiques dans le monde entier.

Satloff, qui a accompagné la directrice du US Holocaust Memorial Museum, Sara Bloomfield, dans sa visite du musée de Washington, a également déclaré qu’il pensait que la visite attendue du chef religieux saoudien à Auschwitz avait « une signification particulière ».

« Le fait que le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, qui représentait autrefois le pire visage du leadership musulman sur les questions liées aux Juifs et à l’histoire juive, se rende à Auschwitz – normalisant la discussion sur la Shoah et marginalisant les négationnistes – est quelque chose de remarquable », a-t-il déclaré.

Abdel Wahab al-Shahari, le directeur de la communication de la LIM, a déclaré qu’il vérifiait si Issa serait disponible pour une interview, mais n’a finalement pas dit s’il serait en mesure de le faire ou de répondre aux messages de suivi.

Joel Rosenberg, un chrétien évangélique et un auteur américano-israélien qui a rencontré Issa à deux reprises en Arabie Saoudite, a déclaré qu’il pensait que le chef religieux saoudien avait le soutien des dirigeants de Ryad pour effectuer le voyage à Auschwitz.

« Il ne ferait certainement pas cette visite si le prince héritier ne voulait pas qu’il le fasse », a déclaré M. Rosenberg lors d’un appel téléphonique, faisant référence à Issa comme étant dans le cercle rapproché du prince Mohammed.

L’Arabie saoudite a entrepris un certain nombre de réformes sociales et économiques ces dernières années et a fait preuve d’une plus grande ouverture à l’égard d’Israël, mais a également fait l’objet de vives critiques à la suite du meurtre du chroniqueur du Washington Post Jamal Khashoggi, qui, selon la CIA, a été ordonné par le prince Mohammed.

La semaine prochaine, Issa devrait également se rendre à Srebrenica, en Bosnie-Herzégovine, où plus de 8 000 musulmans ont été tués en juillet 1995 par les forces serbes bosniaques.

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Actualité   

 

Terroristes éliminés dans le sud

Shraga Blum
LPH INFO, janvier 21, 2020

Un groupe de trois terroristes armés a voulu profiter de mauvaises conditions météorologiques pour pénétrer en territoire israélien près de Kissoufim et y perpétrer un attentat. Les terroristes ont réussi à entrer en Israël sur une longueur de 400 mètres. Repérés par les sentinelles de Tsahal les terroristes ont été stoppés par des soldats de la brigade Kfir. Lors des échanges de feu les trois terroristes ont été éliminés non sans avoir lancé une grenade en direction de nos soldats, sans faire de blessés. 

 

Poutine rencontrera la mère d’une Israélienne emprisonnée en Russie

AFP
Times of Israel, 22 Janvier 2020,

Vladimir Poutine rencontrera jeudi à Jérusalem la mère de Naama Issachar, une jeune Israélo-Américaine condamnée en Russie à sept ans et demi de prison pour « trafic de drogue », a annoncé
mercredi un conseiller du Kremlin.