Communiqué: Pourquoi les Européens ont-ils tant de difficulté à digérer la paix entre Israël et les pays du Golfe?

Citation de la Semaine

 “Vous savez que le monde devient fou quand le meilleur rappeur est un blanc, le meilleur golfeur est un noir, le plus grand basketteur de la NBA est chinois, les Suisses organisent l’America’s Cup, la France accuse les États-Unis d’arrogance, l’Allemagne ne veut pas entrer en guerre et les trois hommes les plus puissants d’Amérique s’appellent “Bush”, “Dick” et “Colin”. Dois-je en dire plus ? »

Chris Rock

European countries by population (beginning of 2018. (Wikipedia)

Articles Suggérés

Les EAU et Bahreïn sont-ils devenus moins pro-palestiniens que l’Europe ?
RAPHAEL AHREN ,
Times Of Israel, 16 septembre 2020,

 

 

Europe : réveillez-vous face aux dynamiques changeantes du Moyen-Orient —   David Harris
Altantico.fr, 19 août 2020

 

 

Aperçu de l’actualité

 

Les EAU et Bahreïn sont-ils devenus moins pro-palestiniens que l’Europe ?
RAPHAEL AHREN ,
Times Of Israel, 16 septembre 2020,
 

 

Les accords signés par Abou Dhabi et Manama appellent vaguement à une “solution au conflit israélo-palestinien” sans mentionner explicitement deux Etats ou les implantations.

 

C’est officiel : les Emirats arabes unis et Bahreïn sont dorénavant moins pro-palestiniens que les Européens.

Les responsables et les analystes, qui avaient connaissance des relations clandestines entretenues par Jérusalem avec plusieurs Etats arabes, affirment depuis longtemps que ces derniers ne se préoccupent plus véritablement des Palestiniens. Dans leurs déclarations publiques, toutefois, tous les gouvernements arabes restent fidèles au dogme et répètent la nécessité de l’établissement d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, ainsi que l’obligation de trouver une solution juste à la question des réfugiés.

Mais – de manière difficilement croyable – les accords signés entre l’Etat d’Israël et les Emirats arabes unis et le Bahreïn, dans la journée de mardi, ne reflètent pas de telles inquiétudes.

Ainsi, ils ne contiennent aucune référence à l’Initiative de paix arabe ou à des résolutions antérieures adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Pas de lignes pré-1967, pas de capitale à Jérusalem-Est, pas de réfugiés. Même le concept de « solution à deux Etats » – dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réclamait dans le passé et auquel l’administration américaine apporte encore son soutien – brille par son absence dans les accords, comme c’est le cas également des entreprises d’implantations israéliennes en Cisjordanie.

Dans le préambule du « Traité de paix, de relations diplomatiques et de pleine normalisation entre les Emirats arabes unis et l’Etat d’Israël », les deux pays font la promesse de « continuer leurs efforts en faveur de la mise en place d’une solution juste, totale, réaliste et durable au conflit israélo-palestinien ».

Jérusalem et Abou Dhabi s’engagent également à œuvrer de concert « à la réalisation d’une solution négociée au conflit israélo-palestinien qui puisse réaliser les besoins et les aspirations légitimes des deux populations, et de prôner la paix, la stabilité et la prospérité au Moyen-Orient ».

C’est officiel : les Emirats arabes unis et Bahreïn sont dorénavant moins pro-palestiniens que les Européens.

Les responsables et les analystes, qui avaient connaissance des relations clandestines entretenues par Jérusalem avec plusieurs Etats arabes, affirment depuis longtemps que ces derniers ne se préoccupent plus véritablement des Palestiniens. Dans leurs déclarations publiques, toutefois, tous les gouvernements arabes restent fidèles au dogme et répètent la nécessité de l’établissement d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, ainsi que l’obligation de trouver une solution juste à la question des réfugiés.

Mais – de manière difficilement croyable – les accords signés entre l’Etat d’Israël et les Emirats arabes unis et le Bahreïn, dans la journée de mardi, ne reflètent pas de telles inquiétudes.

Ainsi, ils ne contiennent aucune référence à l’Initiative de paix arabe ou à des résolutions antérieures adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Pas de lignes pré-1967, pas de capitale à Jérusalem-Est, pas de réfugiés. Même le concept de « solution à deux Etats » – dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réclamait dans le passé et auquel l’administration américaine apporte encore son soutien – brille par son absence dans les accords, comme c’est le cas également des entreprises d’implantations israéliennes en Cisjordanie.

Dans le préambule du « Traité de paix, de relations diplomatiques et de pleine normalisation entre les Emirats arabes unis et l’Etat d’Israël », les deux pays font la promesse de « continuer leurs efforts en faveur de la mise en place d’une solution juste, totale, réaliste et durable au conflit israélo-palestinien ».

Jérusalem et Abou Dhabi s’engagent également à œuvrer de concert « à la réalisation d’une solution négociée au conflit israélo-palestinien qui puisse réaliser les besoins et les aspirations légitimes des deux populations, et de prôner la paix, la stabilité et la prospérité au Moyen-Orient ».

Et c’est un langage très similaire qui est utilisé dans la « Déclaration de paix, de coopération et de relations diplomatiques constructives et amicales entre l’Etat d’Israël et le Royaume du Bahreïn ».

« Les parties ont évoqué leur engagement partagé à faire avancer la paix et la sécurité au Moyen-Orient… et à continuer les efforts visant à mettre en place une résolution juste, totale et durable du conflit israélo-palestinien », est-il écrit dans le document.

Cette formulation minutieusement réfléchie permet à toutes les parties de sauver la face : les Emiratis et les Bahreïnis pourront affirmer qu’ils ont défendu leurs frères palestiniens, tandis que Netanyahu pourra dire à sa base de droite, au sein de l’Etat juif, qu’il s’est opposé à l’idée d’un Etat palestinien et qu’il annexera des territoires de la Cisjordanie à l’avenir.

Dans leurs discours respectifs à la Maison Blanche, les ministres des Affaires étrangères ont opté pour des approches différentes. Abdullatif Al-Zayani, pour le Bahreïn, s’est contenté de dire du bout des lèvres que « la paix et la sécurité ne seront possibles qu’à travers un engagement authentique qui saura protéger les droits et les intérêts des pays et des peuples de la région ».

L’Emirati Abdullah bin Zayed al-Nahyan s’est montré plus précis, disant que son pays voulait « défendre les Palestiniens et réaliser leurs espoirs d’un Etat indépendant ».

Il aurait pu dire qu’il imaginait un Etat fondé sur la base des lignes pré-1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et qu’Abou Dhabi ne reconnaissait l’Etat juif que dans le cadre de ses frontières internationalement admises. Il aurait pu vivement recommander à l’Etat juif de cesser d’élargir les implantations sur les territoires destinés à ce futur Etat. Mais il a choisi de ne pas le faire.

A-contrario, l’Union européenne n’aurait probablement jamais signé un accord avec Israël qui n’aurait pas spécifiquement établi qu’il ne s’appliquerait pas aux implantations. Bruxelles émet rarement – si ce n’est jamais – de communiqués sur Israël qui ne soulignent pas le positionnement de l’Europe dans le conflit.

Même dans son communiqué saluant l’accord entre Israël et les Emirats arabes unis, l’Union européenne explique « rester ferme dans son attachement à une solution à deux Etats viable et négociée construite sur la base du droit et des paramètres internationaux ».

C’est certain, les EAU et Bahreïn ont, ces derniers jours, réaffirmé leur adhésion à l’Initiative arabe de paix qui réclame l’établissement d’un Etat palestinien sur les lignes pré-1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Leur positionnement sur les questions figurant au cœur du conflit – les mêmes auxquelles s’attache l’Union européenne – n’a pas changé, ont insisté les officiels des deux pays.

Mais le fait qu’ils aient convenu de signer des accords – et dans le cas des Emirats, un traité qui devra être ratifié par son parlement – sans aucun des paramètres mentionnés ci-dessus est parlant. Et que les accords ne mentionnent pas la solution à deux Etats – un concept approuvé par les Etats-Unis, qui ont parrainé l’accord – est stupéfiant.

source primaire

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Europe : réveillez-vous face aux dynamiques changeantes du Moyen-Orient

David Harris
Altantico.fr, 19 août 2020

Les nouvelles qui nous sont parvenues du Moyen-Orient la semaine dernière étaient électrisantes, historiques et révolutionnaires. 

Les Émirats arabes unis (EAU) et Israël ont conclu un accord de paix et l’administration Trump en a été le médiateur. 

Comment cela a-t-il pu se produire, se demandent de nombreux Européens ?

Comment un premier ministre israélien “de droite”, qui s’était vraisemblablement mis à dos l’ensemble du monde arabe en parlant d'”annexion” de certaines parties de la Cisjordanie, a-t-il pu y parvenir ?

Comment un petit pays arabe – qui, contrairement à l’Égypte et à la Jordanie, n’avait aucun différend territorial avec Israël à résoudre – a-t-il pu rompre avec des décennies de dogme sacré dans la région en reconnaissant Israël avant que la question palestinienne ne soit résolue ?

Et comment un dirigeant américain, si décrié en Europe et souvent considéré comme n’ayant aucun savoir-faire diplomatique, a-t-il pu être le fer de lance du premier accord de paix avec Israël depuis 1994 ?

La réponse réside dans la dynamique changeante de la région, que trop de dirigeants européens, de Paris à Berlin en passant par Bruxelles, n’ont, hélas, pas su déceler. 

Tout d’abord, il y a l’Iran. Pour le monde arabe sunnite et Israël, cette menace de Téhéran et de ses mandataires, dont le Hezbollah, domine la réflexion stratégique. 
 

Non, la question palestinienne n’est pas au cœur des défis du Moyen-Orient, un refrain que j’ai entendu des dizaines de fois dans certaines capitales européennes. Il s’agit de l’Iran et de ses ambitions hégémoniques, qui se jouent actuellement en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et à Gaza, sans parler de l’accent mis sur le Bahreïn, l’Arabie saoudite et d’autres pays. En effet, le Maroc, même lointain, a coupé ses liens avec l’Iran en 2018 en raison d’interférences déstabilisatrices.

Lorsque l’administration Obama, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, rejoints par la Commission de l’Union européenne, sont allés de l’avant avec un accord nucléaire avec l’Iran en 2015, malgré les objections de nombreux voisins de l’Iran, ils ont quasiment garanti une nouvelle relation entre Israël et les pays arabes sunnites. 

Après tout, si l’on ne pouvait plus compter sur Washington pour protéger les pays du Golfe arabe, et encore moins sur l’Europe, qui pourrait combler le vide ? Qui possède les trois atouts essentiels – la volonté politique, la capacité militaire et le renseignement exploitable ? Israël, bien sûr. Pendant ce temps, Jérusalem ne voulait rien d’autre que l’ouverture d’une nouvelle ère dans les relations avec ces mêmes pays, à commencer par le Bahreïn, Oman, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. 

Deuxièmement, avec le sentiment croissant qu’Israël est un partenaire stratégique essentiel, on s’est rendu compte qu’Israël avait beaucoup à offrir – de la sécurité alimentaire à la cyber-sécurité, de la technologie à la lutte contre le terrorisme, de la gestion de l’eau à l’investissement. 

Pourtant, pendant des décennies, les pays arabes ont suivi les Palestiniens lorsqu’il s’agissait d’Israël. Ce n’est plus le cas. L’impatience envers les Palestiniens et leur dysfonctionnement politique s’est accrue ces dernières années, en raison d’une prise de conscience que main tendue par Israël et tentative d’accord a été rejetée ou ignorée par les dirigeants palestiniens au cours des vingt dernières années, voire plus. 

Alors pourquoi continuer à être l’otage de dirigeants palestiniens qui ne veulent pas dire “oui” à un accord de deux États, alors qu’Israël a tant à offrir et que les enjeux régionaux sont si élevés ? Et, dans tous les cas, ce sont peut-être des dirigeants arabes éclairés qui peuvent faire entendre raison aux Palestiniens, et même changer le calcul israélien sur des questions telles que l’annexion et, en fin de compte, même un accord de paix, puisque le chemin inverse emprunté par les Palestiniens n’a mené à rien. 

Et troisièmement, si l’Europe, contrairement aux États-Unis aujourd’hui, veut continuer à insister sur le fait que la question palestinienne est au centre de la compréhension de la dynamique du Moyen-Orient, que le bilan palestinien en matière de refus n’est pas pertinent, que l’Iran peut être géré depuis Bruxelles, ou, au passage, que le Hezbollah peut être divisé en deux ailes fictives, “militaire” et “politique”, comme l’UE l’a fait de manière indéfendable en 2013 sur l’injonction de la France, alors elle continuera à être mise sur la touche, tandis qu’un nouvel équilibre des forces émerge au Moyen-Orient. 

L’Europe a beaucoup à offrir, en particulier sa remarquable expérience de consolidation de la paix et d’intégration d’après-guerre qu’est aujourd’hui l’UE. Elle pourrait peut-être un jour servir de modèle à d’autres régions ayant une longue histoire de conflits et d’animosité. 

Mais cela n’arrivera pas à moins que l’Europe ne renonce à certaines de ses réflexions archaïques sur le Moyen-Orient, qu’elle reconnaisse et adopte la nouvelle dynamique à l’œuvre telle qu’elle se reflète dans l’accord EAU-Israël (et d’autres à suivre ?), qu’elle pose un regard neuf sur sa propre relation complexe avec Israël et qu’elle mette fin à sa politique de “faibles attentes” envers les Palestiniens. 

En tant que pays particulièrement puissant et influent en Europe, La France est dans une position unique pour faire preuve de leadership, de vision et de courage. Et si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

source primaire

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Aperçu de l’actualité

Onu : Netanyahou fait des révélations sur le Hezbollah 
Shraga Blum
LPH.INFO, septembre 30, 2020
Le Premier ministre israélien a diffusé mardi un message préenregistré dans le cadre de l’Assemblée générale de l’Onu.

Binyamin Netanyahou a commencé par évoquer les choses positives qui se produisent aujourd’hui au Moyen-Orient avec les accords de normalisations signés entre Israël et deux pays du Golfe. Il a rappelé que jusqu’à présent, toute avancée était impossible à cause des exigences inconsidérées des « Palestiniens » qui demandent un retrait israélien sur les lignes d’avant 1967, exigent un territoire « judenrein » ainsi que le retour de réfugiés d’une guerre qu’eux-mêmes ont déclenchée.

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USA: une députée du Congrès annule sa participation à un événement commémorant la mémoire d’Yitzhak Rabin

i24NEWS, 26 septembre 2020

La députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez devrait annuler sa participation à un événement commémorant la mémoire de l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin à l’occasion du 25e anniversaire de son assassinat, a rapporté vendredi le Jewish Telegraphic Agency (JTA).
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« Lors du Tour de France, des dizaines de milliers de personnes ont crié: » Israël! Israël! «  INFOS-ISRAEL.NEWS, 27/09/2020

Sylvan Adams, un homme d’affaires israélien d’origine canadienne et l’un des donateurs les plus importants du monde juif aujourd’hui, a assisté à la conférence annuelle du Jerusalem Post et s’est entretenu avec le rédacteur en chef du journal, Yaakov Katz. Adams, dont la carte de visite porte la mention «Ambassadeur auto-désigné pour l’État d’Israël», a présenté son rôle dans la promotion de l’État d’Israël à travers de grands événements culturels et sportifs.

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Soukkot – en bref
fr.chabad.org,Le temps de notre joie

Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l’arbre hadar, des branches de palmier, des rameaux de l’arbre avoth et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez, en présence de l’Éternel votre D.ieu, pendant sept jours.

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Nous vous souhaitons d’ excellentes fêtes de Soukkote “,

Julien Bauer, Bernard Bohbot