Communiqué: Un accord prochain concernant la démarcation de la frontière martitime israélo-libanaise est-il possible?

Citation de la Semaine

« Nul conseil n’est plus utile que sur un navire en péril » 
Léonard de Vinci 

Hassan Nasrallah is Hezbollah’s third secretary-general
(Source:Wikipedia)

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Israël et le Liban prêts à négocier la délimitation de leurs frontières

Benjamin Barthe 

Le monde.fr, 03 octobre 2020

 

Le Liban place tous ses espoirs économiques dans les pourparlers avec Israël

Infos-israel.news, 04/10/2020

 Diplomate libanais : « Nous sommes optimisme à la veille des négociations avec Israël, mais tout dépendra de Nasrallah »

Infos-israel.news, 06/10/2020

Aperçu de l’actualité

Israël et le Liban prêts à négocier la délimitation de leurs frontières

Ce processus, en germe depuis dix ans, aura pour principal objectif de délimiter les frontières de la zone économique exclusive bordant le nord d’Israël et le sud du Liban.

Benjamin Barthe 

Le monde.fr, 03 octobre 2020

 

Le Liban et Israël, pays voisins techniquement en état de guerre, sont convenus d’entamer des négociations visant à clarifier le tracé de leurs frontières terrestre et maritime, objets de nombreuses disputes. Les pourparlers, annoncés jeudi 1er octobre par le président du Parlement libanais Nabih Berri, sont censés débuter mi-octobre, à Naqoura, dans le sud du Liban, au quartier général de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), avec le secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Proche-Orient, David Schenker, dans le rôle du médiateur.

Ce processus, en germe depuis dix ans, aura pour principal objectif de délimiter les frontières de la zone économique exclusive bordant le nord d’Israël et le sud du Liban. Les négociateurs devront régler le litige portant sur une aire de 860 km2, au large de Tyr, potentiellement riche en gaz, revendiquée par chacun des deux pays. Les autorités libanaises sont impatientes de voir le travail d’exploration de cette zone, confié à Total, commencer enfin. Les dirigeants du pays du Cèdre veulent croire en la découverte d’un gisement miracle qui leur permettrait de renflouer les caisses du pays, en état de faillite.

Négociations officiellement « indirectes »

Ce sera la première fois, en près de quarante ans, que des négociations sont organisées entre Israël et le Liban, au-delà des consultations mensuelles entre officiers des deux armées, arrangées par la Finul. Il faut remonter à 1983, en pleine guerre civile, pour trouver trace des derniers échanges officiels entre les deux pays. Cette année-là, le président libanais Amine Gémayel avait conclu un accord-cadre avec Israël, ouvrant la voix à un possible traité de paix, qui avait été révoqué l’année suivante par le Parlement, hostile à toute paix séparée avec « l’entité sioniste ».

L’occupation israélienne du Sud-Liban, lancée en 1982 pour chasser les fedayins de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) du pays du Cèdre, s’est poursuivie jusqu’en 2000, date du retrait unilatéral des troupes israéliennes sous les coups du Hezbollah. A l’été 2006, le mouvement chiite pro-iranien et l’Etat hébreu se sont livrés une nouvelle guerre de trente-trois jours qui a causé d’immenses destructions au Liban.

C’est dire le champ de mines sur lesquels les négociateurs s’apprêtent à avancer. Les autorités libanaises, qui ne veulent surtout pas donner l’impression de reconnaître Israël − une ligne rouge pour le Hezbollah et plusieurs autres partis −, ont obtenu plusieurs concessions de l’administration américaine. Il s’agira de négociations officiellement « indirectes », facilitées par le tiers américain, sans limite de temps, et le tracé des frontières maritimes « devra aller de pair avec celui des frontières terrestres », a souligné Nabih Berri.

Sujet explosif

Le président du Parlement, chef du parti chiite Amal, et le Hezbollah, qui est son allié, avaient intérêt à conclure un accord sur les paramètres de la négociation. Les deux mouvements ont besoin de faire oublier leurs responsabilités dans l’échec de l’initiative française visant à doter le Liban d’un gouvernement réformateuret d’amadouer les Etats-Unis, qui ont décrété des sanctions contre eux.

Mais, signe des possibles difficultés à venir, la partie israélienne s’est félicitée de l’ouverture de négociations « directes » avec son voisin. David Schenker, lui, a contredit M. Berri en affirmant que le dossier des frontières terrestres sera traité à part. Un sujet explosif parce qu’il suppose de régler la question des fermes de Chebaa, un territoire occupé par Israël que l’ONU attribue à la Syrie mais que le Liban considère comme lui appartenant. Le Hezbollah a fait de la libération de ce secteur l’un de ses principaux arguments pour refuser d’abandonner son arsenal.

« L’accord à la base du lancement des négociations est très politique, dit Laury Haytayan, spécialiste de la géopolitique des hydrocarbures en Méditerranée. La course commence, mais personne ne sait si les participants iront jusqu’au bout. »

 

SOURCE PRIMAIRE

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Le Liban place tous ses espoirs économiques dans les pourparlers avec Israël

Infos-israel.news, 04/10/2020

Des pourparlers frontaliers réussis avec Israël pourraient relancer l’économie dévastée du Liban et supprimer la justification du Hezbollah pour ses armes, ont déclaré samedi des analystes à Arab News.

La première session de pourparlers libano-israélienne sous la médiation américaine sous les auspices de l’ONU aura lieu le 14 octobre dans la ville frontalière libanaise de Naqoura. Les négociations visent à délimiter la frontière maritime contestée et, plus tard, la frontière terrestre.

Le Liban espère que le succès des pourparlers fournira un environnement sûr adéquat pour les sociétés pétrolières et gazières à explorer au large de ses côtes. La première session aura une représentation de bas niveau, avec des responsables militaires et du ministère de l’Énergie représentant le Liban.

Le Liban et Israël sont techniquement en guerre et il n’y a pas de frontières terrestres ou maritimes convenues entre eux. Plusieurs points de la frontière terrestre délimités par l’ONU – la Ligne bleue – sont contestés par les deux pays.

Le Liban a signé ses premiers contrats d’exploration et de production de pétrole et de gaz en mer en 2018 avec trois sociétés – Total en France, Eni en Italie et Novatek en Russie – pour explorer les blocs 4 et 9 en Méditerranée. Ce dernier bloc est contesté par Israël.

Une exploration réussie fournirait une bouée de sauvetage à l’économie en difficulté du Liban. Les contrats signés entre le Liban et le consortium obligent à forer un puits d’exploration avant fin 2020. Ces sociétés ont deux options : soit continuer à forer malgré le différend entre Israël et le Liban, soit négocier avec Beyrouth pour reporter l’exploration.

« Négocier avec Israël a des résultats politiques et sécuritaires importants, car cela conduira à la réduction des tensions actuelles », a déclaré Mohanad Hage Ali, chercheur au Carnegie Middle East Center.

Il a déclaré que la démarcation des frontières « supprimerait la justification pour la milice chiite libanaise du Hezbollah de posséder des armes 

«Le Liban entre dans une nouvelle phase. Il est possible de négocier une solution finale au conflit libano-israélien, et alors les armes seront incluses dans la formule interne du Liban et, à travers une phase progressive, dans une stratégie militaire », a-t-il dit.

«L’armée libanaise devient donc le parapluie, et les cadres du Hezbollah peuvent soit rejoindre l’armée, soit être une aile indépendante sous le commandement de l’armée, en échange d’un gain politique qui ne viole pas l’équilibre et la parité. ». On parle de rendre le commandement de l’armée chiite »

Sur la faisabilité de l’exploration pétrolière et gazière, Ali a déclaré : «La classe politique au Liban a été trop lente sur ce point, mais la révolution gazière restera un fait, et grâce à des accords bilatéraux, le Liban peut rattraper son retard. »

 

SOURCE PRIMAIRE

 

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Diplomate libanais : « Nous sommes optimisme à la veille des négociations avec Israël, mais tout dépendra de Nasrallah »

Infos-israel.news, 06/10/2020

Un diplomate libanais (anonyme) impliqué dans les négociations sur l’accord de frontière maritime entre Israël et le Liban s’est exprimé 

«Nous voulons et espérons que l’accord avec Israël nous permettra de démarrer des programmes d’exploration gazière, il est nécessaire pour nous et absolument nécessaire pour améliorer la grave crise économique du pays. À la frontière nord, comme elle opère, en Syrie, en Irak, au Yémen, ainsi qu’au Liban.

« Le Liban est sur la ligne de partage des eaux. Il existe aujourd’hui deux options : une guerre destructrice ou la paix et la prospérité économique pour toute la région. »

«En vérité, il faut dire que la décision est entre les mains du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Nous savons qu’il subit de fortes pressions de la part des dirigeants iraniens et qu’il doit maintenir un état de tension aux frontières. «

 

SOURCE PRIMAIRE

 

 

 

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Aperçu de l’actualité

Procès de l’Hyper casher : l’avocate de l’accusé demande que les avocats des victimes fasse « un test Covid » suite à la fête de Kippour, sans que personne ne bronche…Europe Israel News, Oct 05, 2020

Mardi 29 septembre, les avocats des parties civiles, après la pause qu’ils avaient respectée pour Yom Kippour, apprennent les propos antisémites tenus par une avocate de la défense.

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Le suspect, un Géorgien de 31 ans, a été interpellé par une équipe d’agents de la sécurité de Paris ce dimanche.

Par Le Figaro , 11 octobre 2020

Un homme a été placé en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche, soupçonné d’avoir tagué une vingtaine de croix gammées rue de Rivoli, dans le centre de Paris, a appris l’AFP dimanche 11 octobre auprès du parquet de Paris.————————————————————————

Covid-19 : des étudiants de l’université de Haïfa lancent un programme de soutien aux seniors isolés
ISRAEL SCIENCE INFO.COM
 

 Israël Science Info desk, 23 sept. 2020

Alors qu’Israël est confronté à un deuxième confinement cette année dans l’espoir de lutter contre la propagation de Covid-19, l’Université de Haïfa lance une initiative menée par des étudiants pour aider la population âgée de la ville.
 Les étudiants de l’Université de Haïfa, Tamar Nagler et Liat Epstein – inspirés par des événements lors du premier confinement – ont décidé de se regrouper et de mobiliser une équipe d’étudiants qui superviseront des bénévoles pour sortir la population âgée de la ville de son isolement.