Isranet Communiqué: De Nouvelles Élections Imprévues En Israël (Juin 7, 2019)

Reuven Rivlin and his wife voting on the municipal elections in Israel, Jerusalem, October 2018
(Source: Wikipedia Commons)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Citation de la Semaine
‘’Ce qu’il faut toujours prévoir, c’est l’imprévu…’’
Les Misérables, Victor Hugo.

 

Articles suggérés

 

Pourquoi Israël organisera-t-il de nouvelles législatives en 2019 ?

 

Roulette russe : comment Liberman espère profiter de la défaite de Netanyahu ?

 

« Tout le pays t’aime » : Nechama Rivlin repose au mont Herzl

 

 

APERÇU DE L’ACTUALITÉ

Pourquoi Israël organisera-t-il de nouvelles législatives en 2019 ?

Ben Sales, Times of Israel, 30 mai 2019, 13:43

JTA – Israël a procédé à des élections nationales il y a sept semaines. Il en organisera une autre en septembre.

Si cela vous semble bizarre, vous avez raison : Israël a un système politique très mouvementé, mais il n’a jamais organisé deux élections nationales en un an. Jusqu’à présent.

Pour être clair, personne ne voulait vraiment que cela se produise, y compris le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son principal rival, Benny Gantz, ou le président, Reuven Rivlin. Et les journalistes politiques israéliens, qui viennent de finir de couvrir une campagne éreintante et virulente, non plus.

Alors pourquoi est-ce que cela arrive ? C’est le résultat du système parlementaire conflictuel d’Israël, de son ego fort et de ses ressentiments persistants.

Voici le bourbier politique sans précédent de l’État juif, expliqué en langage clair.

Les Israéliens ont voté le 9 avril. Mais l’élection n’est pas encore vraiment terminée.

Vous vous souvenez quand Netanyahu a été réélu le mois dernier ? Il s’avère qu’il ne l’a pas vraiment été.

Le parti Likud de Netanyahu a obtenu le plus grand nombre de voix, mais pas une majorité absolue au Parlement de 120 sièges, la Knesset. Pour gouverner dans le système parlementaire israélien, Netanyahu devait persuader les autres partis de former une coalition avec lui. Il devait atteindre 61 membres, soit la majorité de la Knesset.

Au lendemain des élections, cela semblait simple. Les partis de droite avaient obtenu une nette majorité de 65 sièges à la Knesset, et ils étaient tous d’accord pour que Netanyahu continue à exercer ses fonctions de Premier ministre.

Mais sept semaines plus tard, Netanyahu n’a pas réussi à former une coalition. Certains partenaires potentiels ont refusé tout compromis. Il fallait qu’il forme une coalition avant mercredi à minuit.

Pourquoi les partenaires de Netanyahu ne s’entendent-ils pas ?

La droite israélienne est partagée entre quelques factions. Deux des plus importants sont des laïcs de droite qui soutiennent une posture militaire forte et des religieux de droite qui veulent préserver le pouvoir du judaïsme orthodoxe au sein du gouvernement.

D’habitude, ces deux groupes font en sorte que ça marche. Les partis religieux, en particulier les partis haredi ultra-orthodoxes, se rallient aux décisions du gouvernement en matière de défense, de sécurité et des implantations en Cisjordanie. En retour, les partis laïcs acceptent de maintenir le contrôle par les haredim du mariage juif et de la conversion. En outre, et c’est crucial, les partis laïcs permettent aux jeunes haredi d’éviter la conscription militaire, qui est obligatoire pour les autres Juifs israéliens.

Cette fois, cependant, l’un des partis laïcs a refusé de jouer à ce jeu.

Yisrael Beytenu, dirigé par l’ancien ministre de la Défense Avigdor Liberman, aurait rejoint la coalition de Netanyahu à la condition que le gouvernement adopte un projet de loi pour l’enrôlement de quelques hommes haredi. Les partis ultra-orthodoxes, à leur tour, refusaient de se rallier si le projet de loi n’était pas assoupli. Yisrael Beytenu refusait la version assouplie.

Et nous y voilà. C’est la première fois dans l’histoire israélienne qu’un parti ne parvient pas à former une coalition après avoir remporté une élection.

Que va-t-il se passer à présent ?

L’élection d’avril n’a pas fonctionné, donc on va essayer à nouveau.

On ne sait pas si cela fera une différence. Comme on pouvait s’y attendre, les sondages montrent qu’une deuxième élection en 2019 donnera pratiquement le même résultat que la première. Mais des changements au sein des partis pourraient conduire à un résultat différent. On parle de l’unification des partis arabes-israéliens ou de la fusion de différents partis de droite. Sinon, Israël pourrait se retrouver avec le même problème dans quatre mois.

Voilà où nous en sommes.

 

Roulette russe : comment Liberman espère profiter de la défaite de Netanyahu ?

Raphel Ahren, Times of Israel, 30 mai 2019,

Sept semaines après les dernières élections à la Knesset, il semble que Benny Gantz n’ait pas été le seul à avoir prononcé un discours de victoire prématuré.

Le chef du parti Kakhol lavan a été très largement tourné en ridicule pour avoir déclaré, tard le 9 avril, qu’une « grande lumière » avait fait son apparition dans le pays, et qu’il sera le « Premier ministre de tout le monde ». Dans les dernières minutes du 29 mai, alors que l’heure fatidique de la date butoir pour former une coalition approchait, il semble que la plaisanterie se soit retournée contre Benjamin Netanyahu.

« C’est une nuit d’une incroyable, incroyable victoire », avait déclaré Netanyahu, il y a tout juste 50 jours. Son parti du Likud avait obtenu un résultat « presque sans précédent », s’était-il vanté. « Quand avons-nous obtenu autant de sièges ? Je ne m’en souviens pas ».

Mais maintenant, c’est un retour à la case départ, avec de nouvelles élections prévues pour le 17 septembre. Et la campagne pour la 22e Knesset va prendre une tournure très différente de la précédente.

A l’approche de l’élection du 9 avril, le monde politique israélien n’avait qu’une seule chose en tête : la candidature du novice en politique Benny Gantz. Peu de gens parlaient des déboires judiciaires du Premier ministre et des attaques continues sur le sud d’Israël depuis Gaza.

Au lieu de cela, les gens étaient curieux au sujet de l’ancien chef de l’armée devenu politicien : comment s’appellera son parti ? Qui sera sur sa liste ? Quelle vision politique défend-il ? Fera-t-il une alliance avec Moshe Yaalon et/ou Yair Lapid ? Et, en ensuite, qu’y avait-il sur son téléphone qui a été piraté par les Iraniens ?
A l’inverse, la prochaine campagne politique va probablement se focaliser sur un quelqu’un d’expérimenté qui sème la discorde politique depuis des décennies : Avidgor Liberman. Le chef d’Yisrael Beytenu est la principale raison pour laquelle Israël va se diriger vers de nouvelles élections. Et si l’on ne peut que se contenter d’hypothèses sur ses raisons, il poursuit, sans aucun doute, une stratégie calculée dont il pense qu’elle servira ses intérêts.

Liberman joue un jeu dangereux avec une mise très élevée. En entraînant le pays entier vers les urnes, à cause de son insistance à faire passer une version non amendée de la loi régulant la conscription dans l’armée pour les étudiants des yeshivot, il prend un grand risque.

L’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères pourrait bien sortir renforcé des élections du 17 septembre, alors que certains sondages suggèrent que sa liste obtiendrait 10 sièges (alors qu’Yisrael Beytenu n’avait que cinq sièges dans la 21ème Knesset, très courte et maintenant dissolue). Mais il pourrait aussi bien se retrouver en dessous du seuil électoral.

Des partis de droite n’ont pas perdu de temps, tirant leurs première salves contre Liberman quelques minutes après que la Knesset a voté sa propre dissolution.

« Avidgor Liberman fait maintenant partie de la gauche. Il fait tomber les gouvernements de droite. Ne lui faites plus confiance », a déclaré Netanyahu à des journalistes alors qu’il quittait la Knesset en colère.
Peu après, son nouvel assistant médiatique Topaz Luk a tweeté, « Nous avons commencé » en russe. Yair Netanyahu, le fils du Premier ministre, a depuis tweeté de nombreuses fois, en russe et en hébreu, indiquant que Liberman sera la principale cible du Likud dans la prochaine campagne électorale.

D’autres partis qui espéraient gouverner dès maintenant et qui, au lieu de cela, se retrouvent à nouveau en campagne électorale, ont aussi attaqué le chef d’Yisrael Beytenu pour avoir sabordé les négociations de coalition.

« Le dictateur Liberman décide de l’agenda politique du pays : il décide quelle loi passe, comment elle passe, si et quand des élections sont tenues », a déclaré avec colère le député Moshe Gafni de Yahadout HaTorah jeudi matin. « Les électeurs israéliens ne lui pardonneront pas cela. Il ne passera pas le seuil électoral ».

Et s’il le passait ?

Liberman, l’un des plus vieux renards de la politique israélienne, est bien conscient que les partis religieux et de droite sont furieux contre lui et qu’ils chercheront à le détruire aux élections du 17 septembre. Pourtant, le chef d’Yisrael Beytenu juge que cela valait le coup.

Certains analystes considèrent que l’animosité personnelle a pris le pas sur les dernières décisions de l’ancien soutien de Netanyahu qui est devenu son rival. Et cela pourrait bien être le cas. Mais il y a aussi une raison clairement rationnelle derrière sa volonté de faire du projet de loi de conscription sa forteresse pour un baroud d’honneur. Cela s’inscrit dans un processus de réorientation politique qui vise à transformer un immigré moldave en champion de la cause des Israéliens laïcs qui souffrent de la domination ultra-orthodoxe sur la politique israélienne.

Les anciens succès électoraux de Liberman étaient principalement imputables aux immigrants de l’ancienne Union soviétique. Mais alors le temps passe, les Israéliens russophones semblent de moins en moins enclins à voter selon des lignes de fractures ethniques ou linguistiques.

En outre, sans réussites significatives à présenter pendant ses deux années au ministère de la Défense, Liberman n’a peut-être pas vu beaucoup d’intérêt à rejoindre Netanyahu pour occuper à nouveau le même poste. Il a peut-être considéré qu’il y aura de toute façon de nouvelles élections bientôt, si et quand le Procureur général Avichai Mandelblit décidera d’inculper formellement Netanyahu pour des affaires de corruption.

Plutôt que de servir loyalement en tant que ministre de la Défense du Premier ministre jusqu’à son inculpation, Liberman a peut-être préféré agir maintenant pour se distinguer tel un défenseur inflexible des Israéliens laïcs qui sont lassés de voir les partis ultra-orthodoxes toujours obtenir ce qu’ils veulent.

« Les électeurs sont fatigués de la capitulation devant les ultra-orthodoxes, a déclaré jeudi Liberman en conférence de presse à Tel Aviv, considérant que l’accord de coalition qu’il a rejeté comme étant vendu aux ultra-orthodoxes. « Nous voulons un gouvernement de droite, nous ne voulons pas un gouvernement halakhique », a-t-il ajouté.

Agiter le spectre des ultra-orthodoxes et ce qui serait leur influence disproportionnée sur la politique israélienne n’est pas une tactique nouvelle. En 2013, le parti nouvellement formé Yesh Atid de Yair Lapid avait obtenu le nombre impressionnant de 19 sièges – grâce, en grande partie, à une campagne promettant de défendre les droits de la majorité silencieuse laïque d’Israël et la promesse de faire sortir les partis ultra-orthodoxes du gouvernement.

Assurément, il est très improbable que Liberman puisse reproduire cette réussite en septembre. Il est impossible de prédire, à l’heure actuelle, qui va fédérer sur ces électeurs laïcs de droite qui, pour des raisons qui leurs sont propres, ne vont pas voter pour le Likud. Peut-être que Naftali Bennett et Ayelet Shaked vont faire leur retour ? Peut-être que Moshe Feiglin sera capable de transformer l’agitation médiatique autour de son parti Zehut en de véritables sièges à la Knesset cette fois-ci ? Peut-être que les partis arabes ou ceux de gauche sioniste feront mieux ?

Pour l’instant, Liberman semble être l’homme le plus détesté du pays. Mais il aura beaucoup de publicité après son acte de sabotage, et, comme le dit si bien le dicton, il n’y a rien de tel qu’une mauvaise presse. A l’approche des dernières élections, personne ne semblait vraiment intéressé par Yisrael Beytenu. Aujourd’hui, les cinq petits sièges de son parti sont au coeur des discussions de l’ensemble du pays – pour le meilleur ou le pire.

 

« Tout le pays t’aime » : Nechama Rivlin repose au mont Herzl

Par TIMES OF ISRAEL STAFF5 juin 2019,

La Première dame israélienne, Nechama Rivlin, a été enterrée mercredi soir au cimetière national du mont Herzl, à Jérusalem. Son mari, le président Reuven Rivlin, lui a rendu hommage, tout en lui souhaitant un joyeux 74e anniversaire.

« Ma Nechama, notre mère. Je me suis levé ce matin – tu sais que je n’ai pas réussi à dormir – et j’ai regardé la date qui m’est si familière – le 5 juin. Joyeux anniversaire, ma chérie. Triste anniversaire », a déclaré le président.

Se tamponnant régulièrement le nez avec un mouchoir, le président a raconté des épisodes de la vie de sa femme, rappelant son amour de la nature et de l’agriculture.

Quand je t’ai rencontrée, je pensais que c’était une injustice, que j’étais peut-être trop urbain », a déclaré le résident de longue date de Jérusalem, regardant avec insistance le lieu de repos de sa femme.

Mais toi, tu es devenue davantage une citoyenne de Jérusalem que les habitants de Jérusalem », a-t-il déclaré à propos de Nechama, originaire du village agricole de Herut, dans le centre du pays. Il a ensuite félicité son épouse pour son Yerushalmi kugel.

« Tu n’as jamais voulu être mise en avant, mais tu as compris qu’en tant qu’épouse du président, tu avais un rôle à jouer », a poursuivi Rivlin. « Tu as choisi de soutenir les enfants ayant des besoins spéciaux, de te tenir aux côtés des femmes, sans être une féministe démonstrative. »

Rivlin a remercié ses enfants et petits-enfants qui, a-t-il dit, n’ont pas quitté le lit de son épouse « un seul instant » au cours de ces derniers mois. Le président a ajouté que cela témoignait du genre de mère et de grand-mère qu’elle avait été.

« Juifs et Arabes. Les Arabes et les Juifs étaient à tes yeux d’abord et avant tout des gens », a-t-il déclaré, ajoutant que, dans le même temps, personne n’avait été une sioniste aussi dévouée qu’elle.

« Tout le pays t’aime », a déclaré Rivlin entre deux larmes.

« À toi, Nechama, ma femme, à toi Nechama, mon amour, j’ai du mal à accepter que ce soient mes derniers mots [pour toi]… Merci d’être avec moi… Merci de m’avoir permis d’être le mari de la Première dame d’Israël », a-t-il dit.

Le président s’est ensuite remémoré la fois où il a rendu visite à sa femme à l’hôpital il y a quelques semaines, quand elle a demandé à rentrer chez eux.

« Aujourd’hui, Nechama, tu es rentrée à la maison », a dit Rivlin.

Plus tôt ce mercredi, le président américain Donald Trump a rendu hommage à Nechama Rivlin, affirmant sur Twitter qu’elle avait représenté son pays « avec grâce et stature ».

Avant les funérailles, son cercueil avait été exposé au théâtre de Jérusalem, de 14 à 17 heures.

À la demande de la famille Rivlin, le public avait été invité à se rendre au théâtre et à assister aux funérailles.

Les funérailles ont été présidées par le rabbin Benny Lau. La prière El Male Rachamim a été chantée par le chanteur en chef de l’armée, Shai Abramson. Rona Kenan et Alon Eder ont joué des représentations musicales, et la fille des Rivlin, Anat, et l’auteur Haim Be’er, ont fait l’éloge de la Première dame.
Jeudi et vendredi, le président et sa famille recevront des visites de condoléances à sa résidence officielle à Jérusalem, dans le cadre de la période de deuil traditionnel de Shiva.

Rivlin est décédée la veille de son 74e anniversaire à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva, où elle était traitée après des complications suite à une greffe du poumon en début d’année.

Elle a travaillé durant de nombreuses années en tant que chercheuse à l’Université hébraïque de Jérusalem, jusqu’à sa retraite en 2007, date à laquelle sa maladie pulmonaire a été découverte.

Les Rivlin étaient mariés depuis 1971. Dans une interview à la télévision qui a été beaucoup diffusée ces derniers jours, le président Rivlin a été interrogé sur ce qu’il aimerait le plus écrire sur sa pierre tombale : « Moi ? Que j’ai été le mari de Nechama », a-t-il déclaré.

À la voix et aux manières douces, Nechama Rivlin a eu droit à des éloges de politiciens israéliens de tous les spectres politiques. Elle a également été regrettée par des diplomates étrangers en poste en Israël.

 

APERÇU DE L’ACTUALITÉ

 

« Tout le pays t’aime » : Nechama Rivlin repose au mont Herzl

La Première dame israélienne, Nechama Rivlin, a été enterrée mercredi soir au cimetière national du mont Herzl, à Jérusalem. Son mari, le président Reuven Rivlin, lui a rendu hommage, tout en lui souhaitant un joyeux 74e anniversaire.
« Ma Nechama, notre mère. Je me suis levé ce matin – tu sais que je n’ai pas réussi à dormir – et j’ai regardé la date qui m’est si familière – le 5 juin. Joyeux anniversaire, ma chérie. Triste anniversaire », a déclaré le président.

 

CRIF/Jérusalem – Dimanche, en IsraËl, C’est le Jour de  Jérusalem

 

Yom Yeroushalaim (le Jour de Jérusalem) célèbre la réunification de la ville de Jérusalem après la conquête de Jérusalem par l’armée israélienne au cours de la guerre des Six jours en 1967.

Elle est célébré à la date hébraïque du 28 Iyar.

Rappels historiques

Le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait deux États indépendants, l’un juif et l’autre arabe, avec un troisième État de Jérusalem sous contrôle international.

Pendant 19 ans, la vielle ville de Jérusalem est restée sous autorité jordanienne. La présence juive y fut interdite y compris sur les lieux saints du judaïsme.

À l’issue de la Guerre des Six Jours de 1967, l’armé israélienne parvient à conquérir Jérusalem et à réunifier sa capitale. Israël déclare alors officiellement “Jérusalem réunifiée et capitale éternelle et indivisible du peuple juif”.  Le cessez-le-feu est décrété le 11 juin 1967. La Knesset reçoit la proposition de loi gouvernementale sur l’administration de Jérusalem dès le 27 juin.

 

Extrait de Sept années à Jérusalem pp. 144-145 (Julien Bauer, 2012, Éditions du Marais)

C. Pentecôte

Sept années après Pessah, Pâque, se célèbre la fête de Shavouote, des Semaines, en français Pentecôte, le cinquième jour. Shavoute commémore la promulgation commémore la promulgation du Décalogue, des Dix Commandements, sur le mont Sînai. Elle s’accompagne de plusieurs coutumes dont une nuit d’études et la consommation de plats lactés. Jérusalem a sa façon bien à elle de célébrer Shavouote.

Tout de suite après la Guerre des Six Jours de 1967, alors que des risques de violence subsistaient, les Yérosalamitains se sont déplacés en masse vers le Kotel, le vestige du Temple, pour célébrer Shavouote et y lire les Dix Commandements. Cela correspondait à ce que la Bible nous enseigne sur les Trois Fêtes de Pèlerinage – Pâque, Pentecôte et Soukkote – quand, comme leur nom l’indique, les Juifs venaient en pèlerinage à Jérusalem.

La première fois que j’ai passé Shavouote à Jérusalem après 1967 a été en 1983. On m’avait alors expliqué que nombreux étaient ceux qui assistaient à des nuits d’études et qu’une partie d’entre eux se dirigeaient la nuit vers le Kotel pour la prière du matin et la lecture du Décalogue.

 

Nous vous souhaitons une excellente Fête de Shavout-Pentecôte