BONHEUR CONTRE BDS

L’ARGENTINE ANNULE OFFICIELLEMENT LE MATCH ; ISRAËL PORTE PLAINTE À LA FIFA

Times of Israel, 6 juin, 2018

 

L’équipe de football d’Argentine, prise dans une controverse après l’annulation d’un match amical en Israël, veut vite oublier la polémique et se concentrer sur le Mondial en Russie, a assuré mercredi un porte-parole de la fédération.

 

« L’Argentine est à sept jours de la Coupe du monde. Nous devons nous focaliser sur ce qui est vraiment important et sur ce qui est devant nous », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la fédération argentine de football (AFA).

 

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l’info

Inscription gratuite !

 

Quelques heures après l’annulation du match amical, l’ »albiceleste » de Jorge Sampaoli s’est entraînée normalement mercredi matin sur les installations du FC Barcelone, où la sélection argentine est depuis le 31 mai en stage de préparation avant le Mondial russe.

 

Le président de l’Association argentine de football (AFA) Claudio Tapia a assuré que l’annulation du match Israël-Argentine, servant à préparer le Mondial-2018, répondait à des considérations sécuritaires et que la décision devait être comprise comme un geste pacifique.

 

« Ma responsabilité comme président de l’AFA est d’œuvrer pour la sécurité de mes gens, c’est pour cela que j’ai pris cette décision. J’espère que ce sera perçu comme une contribution à la paix mondiale, le football est un jeu et va au delà des religions », a déclaré à la presse depuis Barcelone le patron du football argentin.

 

La sélection argentine est depuis le 31 mai en stage de préparation en Catalogne.

 

Le dirigeant argentin a ajouté: « les actions et les menaces nous ont conduits à prendre la décision de suspendre la rencontre ».

 

Il s’est dit désolé pour les passionnés de football qui avaient acheté un billet pour le match de samedi à Jérusalem et espéraient voir la sélection argentine. « Nous demandons pardon aux Argentins qui vivent en Israël et à la communauté israélienne », a-t-il dit.

 

Claudio Tapia a conclu son intervention en laissant la porte ouverte à un match amical contre Israël plus tard en 2018. La presse argentine évoque octobre.

 

La ministre de la Culture et des Sports Miri Regev a organisé une conférence de presse au cours de laquelle elle a fustigé la décision argentine, affirmant qu’ils avaient capitulé « face au terrorisme, pas au BDS ».

 

« Les Argentins n’avaient émis aucune objection à jouer à Jérusalem », a dit Regev. « Les menaces contre Lionel Messi ont surpassé le sport… C’est du terrorisme. »

 

Regev a affirmé que Messi avait été à l’initiative de ce match, parce qu’il souhaitait se rendre au mur Occidental avant la Coupe du monde.

 

La ministre a également fustigé les députés de la Liste arabe unie et d’autres députés de gauche, qui, dit-elle, avaient salué cette annulation.

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que la décision de l’AFA pourrait créer un précédent.

 

« C’est possible qu’ils exercent une pression pour annuler d’autres évènements dans d’autres secteurs, et nous ferons ce que nous pensons être juste », a-t-il dit aux journalistes.

 

Le Premier ministre a qualifié cette décision de « décevante et malheureuse ».

 

Netanyahu a également défendu la ministre Miri Regev, qui a fait l’objet de critiques dans sa gestion de l’évènement, indiquant que son insistance à organiser le match à Jérusalem était « naturelle ».

 

Pour sa part, la Fédération israélienne de football a annoncé le dépôt d’une plainte auprès de la Fifa contre la fédération palestinienne à la suite de l’annulation du match amical de préparation au Mondial-2018 Israël-Argentine, en raison de « menaces » proférées selon elle contre les joueurs argentins.

 

« Nous avons affaire à un acte de terrorisme footballistique de la part de la fédération palestinienne de football et de son président. Il ne s’agit plus simplement d’un discours de plus devant le congrès (de la Fifa) ou d’une proposition de plus à l’agenda, mais de menaces contre les joueurs de football venant en Israël », a dit devant la presse le vice-président de la fédération israélienne Rotem Kamer.

 

 

PAS DE CHANCE POUR LES ANTISÉMITES DE BDS : LES EXPORTATIONS ISRAÉLIENNES VONT DÉPASSER LES 100 MILLIARDS$ POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 2017

Dreuz, Sep 05, 2017

 

L’économie d’Israël continue de croître malgré l’environnement chaotique de la région sous l’influence de l’islam terroriste.

Les exportations devraient atteindre 100 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, bien que le fort shekel par rapport au dollar soit une préoccupation.

Les exportations d’Israël pour le premier semestre 2017 ont augmenté de six pour cent en dollars américains par rapport à la période parallèle l’an dernier et sont en avance sur les 100 milliards de dollars prévus d’ici la fin de l’année, selon l’examen semestriel de l’Institut d’exportation d’Israël, publié jeudi. Le chiffre serait un point de repère pour Israël.

 

  • Les exportations de marchandises ont augmenté de 4% pour s’établir à 29 milliards de dollars pour la période de janvier à juin suite à la croissance du secteur industriel.
  • Les exportations agricoles ont augmenté de 6,5% pour s’établir à 765 millions de dollars, ce qui a freiné une baisse du secteur au cours des années précédentes.
  • Les exportations de produits chimiques et de produits pétroliers ont augmenté de 12% pour s’établir à 4,3 milliards de dollars,
  • tandis que les exportations pharmaceutiques ont augmenté de 10% pour s’établir à 3,7 milliards de dollars.
  • Toutefois, les exportations de composants électroniques ont diminué de 20% pour s’établir à 1,8 milliard de dollars,
  • tandis que les exportations de diamants ont diminué de 3% pour s’établir à 4 milliards de dollars.
  • L’Export Institute a déclaré qu’il s’attendait à ce que les exportations de composants électroniques se redressent au second semestre et jusqu’en 2018.
  • Les exportations de services ont augmenté de 8% pour s’établir à 21 milliards de dollars grâce à une forte augmentation des services hi-tech et du tourisme.
  • Les exportations de services informatiques et de logiciels ont augmenté de 12% pour s’établir à 6,8 milliards de dollars,
  • tandis que le tourisme a grimpé de 16% à 3,2 milliards de dollars.

Tout ceci devrait donner des ulcères d’estomac à BDS, qui sème inlassablement ses graines antisémites sur le terreau le plus fertile : l’extrême gauche et les Verts.

Mais il n’en est rien. BDS, qui veut dire « boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël et Israël seulement et surtout aucun des Etats criminels du monde », se sert du boycott comme alibi pour cacher son désir de voir les Juifs être chassés d’Israël et le pays rayé des cartes, afin qu’ensuite les Juifs soient expulsés vers des pays où BDS pourra plus facilement les persécuter dans l’objectif d’un prochain holocauste.

 

 

 

 

POURQUOI, MALGRÉ L’ÉTAT DE GUERRE, LES ISRAÉLIENS SONT PARMI LES PEUPLES LES PLUS HEUREUX AU MONDE ?

5 nov., 2015

 

Ceci est le texte de la conférence de Jean-Patrick Grumberg pour le FSJU

(Fond social juif unifié), lundi 2 novembre 2015, en Israël.

Je vais vous parler d’Israël sous un angle politiquement très incorrect et je m’en excuse. Je vais vous livrer des faits, et je vais éviter autant que possible de mélanger les faits avec mon opinion personnelle, afin que mon propos soit le plus objectif possible.

Le professeur Dov Maimon (Ben Gurion université, Jewish People Policy Institute) écrivait récemment sur sa page Facebook :

“je suis personnellement confiant pour l’avenir.

Plus le temps passe et plus l’idée que les Juifs sont là pour rester s’installe dans l’inconscient arabe et dans l’inconscient juif. Dans cent ans la question ne se posera plus. L’objectif pour nous est de tenir jusqu’à là.

Pour l’instant nous vivons dans un sourire divin, les ennemis qui menaçaient autrefois l’existence physique d’israël s’effondrent un après l’autre (Iraq, Syrie, Liban, Jordanie, Égypte).

La terre d’israël donne ses fruits (oranges mais aussi gaz pétrole et hi tech).

Les Juifs d’Europe qui commencent à arriver apportent à Israël des richesses intellectuelles et économiques exceptionnelles.

Daesh peut être éliminé en deux semaines et n’est pas une menace.

Nous devons travailler sur la conscience que nous sommes une seule chair, que les agnostiques et les ultra-orthodoxes les séfarades et les ashkénazes sont tous des Juifs égaux devant Dieu.”

Société

Je disais que je vais vous parler d’un sujet hautement politiquement incorrect.

Depuis des années et des années, le peuple israélien se classe parmi les peuples les plus heureux au monde.

Selon le dernier index (2) Better life index de l’OCDE (3), les Israéliens sont le 5e peuple le plus heureux des 34 pays de l’OCDE.

En 2013, ils se classaient parmi les 10 peuples les plus heureux au monde sur l’index Gallup (7) qui recense 147 pays.

Ils étaient 9e en 2011 (1bis). 8e en 2010 (2bis).

Par comparaison, les Français se classent au 47 rang, les derniers des pays européens.

Dans sa dernière étude (1), le Pew Research center a comparé les populations de 40 pays occidentaux.

Le résultat est étonnant :

Largement en tête des pays occidentaux, la majorité (51%) des israéliens considère que leurs enfants auront un meilleur futur et une meilleure situation financière qu’eux. Cet optimisme dans l’avenir, malgré une situation sécuritaire instable et complexe, est deux fois plus élevé que la moyenne des pays européens et des Etats Unis.

Presque la moitié des Israéliens (49%) ont déclaré que leur économie se porte bien. Ils sont dépassés seulement par les Allemands.

En quoi est-ce intéressant ?

Il faut tenir compte du contexte :

  • Israël n’est pas seulement entouré de terroristes sur ses trois frontières sud (Hamas), nord (Hezbollah) et nord est (Etat islamique) qui jurent de l’éradiquer,
  • Israël n’est pas seulement le seul pays au monde cible de boycott,
  • Israël est le seul pays au monde où des millions d’euros sont versés par l’Europe à des ONG chargées d’“attraper les Juifs en train de faire quelque chose de mal” (à ce sujet, si vous lisez l’anglais je vous conseille le livre “ Catch the Jew ! ” de Tuvia Tenenbom).
  • Israël est le seul pays que l’Iran promet de rayer de la carte du temps lorsqu’il accèdera à l’arme atomique, et grâce aux accords voulus par Obama, il accèdera à l’arme atomique dans 10 ans au plus.
  • C’est le seul pays au monde dont l’existence est contestée dans l’enceinte de l’ONU.
  • Le seul pays au monde dont les citoyens sont victimes d’attentats au couteau en étant traités d’agresseurs.

Bientôt, qui sait, les médias exigeront peut-être des victimes juives qu’elles remboursent les couteaux abîmés…

C’est dans ce contexte que les israéliens sont l’un des peuples les plus heureux au monde…

Ce n’est pas qu’anecdotique, cela permet une meilleure compréhension de la société israélienne et de son futur.

D’après Gallup, les études montrent que les gens qui sont plus heureux sont en meilleure santé, ils sont plus productifs, et ils résistent mieux aux obstacles.

Et ce bonheur est même contagieux : il a atteint une partie des arabes palestiniens.

Un sondage, conduit en décembre 2014 par un statisticien arabe israélien, Yousef Makladeh (5), montre qu’une vaste majorité d’arabes qui vivent en Israël, y compris en Judée Samarie, préfèreraient vivre sous administration israélienne que palestinienne.

64% des arabes israéliens interrogés ont déclaré qu’Israël “ est un bon pays pour vivre ”. Seulement 21% ont déclaré être prêts à aller vivre dans un Etat palestinien.

Un autre sondage, conduit en territoires palestiniens (4) en juillet 2015 par le Centre palestinien d’opinion publique montre que 4 palestiniens sur 10, (37.7%), sont favorables à une solution à deux états, et 2 sur 10 (20%) une solution à un état. 37+20 = 57, cela veut dire que pour 4 palestiniens sur 10, la situation du statu quo actuel est satisfaisante.

A Jérusalem, où les palestiniens vivent dans la perspective d’une division de la ville, un palestinien sur deux, (52%) préfèrerait devenir “citoyen israélien avec les mêmes droits que les Juifs ”. (6).

En 2010, ils étaient deux sur trois à vouloir devenir citoyen palestinien plutôt qu’israélien.

Et pourtant, 8 palestiniens sur 10 (77%) approuvent les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza … ce qui explique la complexité de la situation, que beaucoup résument d’une phrase : “ ici, c’est le Moyen Orient, pas le pays de Descartes. ”

Economie

  • La croissance économique est de 3.6% en 2015. En France elle va osciller entre 0.8 et 1%.
  • Vous connaissez la maxime : “Quand le bâtiment va, tout va”. Regardez autour de vous, n’importe où, vous voyez des grues de chantier. Et si vous regardez de plus près, vous constaterez que beaucoup sont des immeubles de bureau. Quand des tours de bureaux se construisent, c’est que la demande est forte, et que l’économie fonctionne bien. Et chaque tour, ce sont des centaines voire des milliers d’emplois nouveaux, et de la création de richesse.
  • Depuis que Benjamin Netanyahou est au gouvernement, les inégalités entre les revenus les plus élevés et les plus faibles ont été réduites de 0.51 à 0.47. (la France est à 0.48).
  • Le chômage a baissé de 9.4% à 5.7%, soit à peu près la moitié de la France.
  • Chez les jeunes, le chômage est de 10%, contre 25% en France (chiffres OCDE), et cela inclut les “chômeurs volontaires” à savoir les étudiants de Yeshiva.
  • Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a baissé de 20.5% à 18.6%, et il se cantonne essentiellement à deux minorités : les arabes israéliens, et les haredim. Pour les premiers, la cause est l’absence de diplôme et de qualifications professionnelles, pour les second, leur priorité est de faire beaucoup d’enfants et peu importe si les fins de mois sont dures et les placards à moitié vides.
  • Le nombre de familles qui ne sont pas propriétaires de leur appartement a baissé de 29.6% à 28%.
  • Le salaire minimum est passé de 4898 à 5340 shekels. (11)
  • Par ailleurs, Israël a plus de sociétés cotées au Nasdaq (12) que n’importe quel pays de l’OCDE. En dehors de l’Amérique, elle se place second derrière la Chine :

Chine : 151 entreprises cotées,

Israël 87

France 13

Allemagne 8

  • Israël a même plus de sociétés cotées au New York Stock Exchange, la première bourse au monde, que la France ou l’Allemagne ! 8 contre 7 et 5 respectivement …

 

 

 

«LES ISRAÉLIENS SONT RELIÉS AU PASSÉ, À LA MÉMOIRE, À L’HISTOIRE ET C’EST CE QUI LES ÉQUILIBRE»

Alexandre Devecchio

11 mai, 2018

 

 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Soixante-dix ans après sa création, Israël reste l’un des États les plus controversés du monde. Dans un récit en forme d’enquête, Israël 70 ans, 7 clés pour comprendre, Martine Gozlan déconstruit les préjugés sur cet État-nation qui s’assume et qui dérange.

 

FIGAROVOX – Dans Israël 70 ans, 7 clés pour comprendre (éditions de l’Archipel), vous tentez de déconstruire un certain nombre de préjugés sur Israël. Pourquoi ce pays est-il si controversé aujourd’hui en Europe? Comment expliquez-vous ce désamour d’une partie de l’Occident pour Israël?

 

Martine Gozlan: Israël est un cas singulier. Il n’existe aucun autre Etat fondé par les héritiers d’un peuple qui vécut plusieurs millénaires auparavant sur un territoire, en pays souverain, puis vassalisé, en fut chassé, mais ne l’oublia jamais. Car le «Souviens-toi!» – «Zakhor!»- est la clé de l’existence juive. C’est une histoire inouïe. Cette étrangeté radicale prolonge, pour le monde qui l’observe, l’étrangeté juive. De sorte qu’après une brève parenthèse d’empathie pour l’Etat hébreu, due à la réverbération effrayante de l’extermination, l’Occident, l’Europe se sont empressés d’appliquer à Israël la même grille d’élucidation qui fut utilisée avec les Juifs du passé. L’Etat juif leur demeure un mystère indéchiffrable. D’où cette antipathie dont les causes profondes sont innommées, tapies dans les profondeurs de l’inconscient, et les causes apparentes adossées à un certain nombre d’éléments géopolitiques qui ne produiraient pas le même effet s’ils s’appliquaient à un autre Etat.

 

Votre premier chapitre s’intitule «une mémoire qui dérange». Israël apparaît aujourd’hui comme un Etat-nation qui assume à la fois sa souveraineté et son héritage historique et culturel tandis que l’Europe post-nationale et post-historique semble avoir honte de son passé. N’est-ce pas cet attachement d’Israël à son identité nationale qui dérange autant? A tel point qu’un intellectuel comme Zeev Sternhell, dans une forme de paradoxe absolu, n’hésite pas à qualifier aujourd’hui Israël d’Etat «prénazi»…

Israël incarne ce que la culture politico-médiatique dominante s’acharne à flétrir depuis plusieurs décennies pour ce qui est de la France : la force de la transmission, la foi en ses valeurs …

 

Effectivement l’hypermnésie israélienne incommode les observateurs qui, par ailleurs, ne cessent de louer la légitimité du retour aux racines, de la célébration de l’héritage et des traditions d’un grand nombre d’autres peuples. C’est même là-dessus que s’appuie le multiculturalisme, si déférent par rapport au culte des ancêtres de populations avec lesquelles l’Europe entretient des rapports de culpabilité. Mais, en ce qui concerne Israël, c’est autre chose. Israël, c’est de l’Europe et de l’Orient, les descendants des victimes qui se sont redressés et ne le seront plus jamais. C’est la souveraineté assumée sans complexes sur les bases d’un héritage européen, en intégrant des populations juives orientales, face à un monde arabe et islamique encore dominé par tous les archaïsmes. Israël, démocratie occidentale, ne pratique pas la culture de l’excuse, ne s’interdit pas de riposter quand l’existence de ses citoyens est menacée aux frontières, fouille sans cesse son passé antique, une réalité dont l’Unesco a voulu faire une fiction en niant le lien des Juifs avec le mont du Temple/ Esplanade des mosquées. Il y a dans l’Etat hébreu un véritable amour de la patrie et il transcende les clanismes, les divisions bien réelles, souvent tragiques, des nouvelles tribus d’Israël. Le seul fait que cette magnifique expression semble obscène à certains, ici, en dit long sur notre propre malheur. Israël, en ce sens, incarne ce que la culture politico-médiatique dominante s’acharne à flétrir depuis plusieurs décennies pour ce qui est de la France: la force de la transmission, la foi en ses valeurs, le don de soi au pays en même temps que l’absolu bonheur d’être parmi les siens malgré les frictions inévitables. Je ne dresse pas un tableau idyllique: je dépeins un socle qui prolonge celui de la mémoire. Quant à Zeev Sternhell, son attitude, vue d’Israël, n’est pas étonnante: le judaïsme a l’habitude, et même la primeur, des imprécations apocalyptiques! Toute l’histoire juive, depuis l’Antiquité, est zébrée d’invectives internes, d’excommunications sans appel. Un premier ministre, Yitzhak Rabin, a été assassiné le 4 novembre 1995 par un jeune juif fanatique et ce n’était pas le premier assassinat politique. Zeev Sternhell, après tout, reflète une certaine normalité juive de la malédiction! C’est un Israélien à 100% mais qui exprime les sentiments de moins d’1% des Israéliens. Le problème, c’est que sa tribune, publiée en Israël, sort en France, immédiatement instrumentalisée par ceux qui haïssent l’Etat hébreu.

 

 

Vous montrez que l’antisionisme est souvent le faux nez de l’antisémitisme. Mais ne peut-on pas critiquer la politique d’Israël sans être accusé d’antisémitisme? Cet amalgame n’est-il pas contreproductif?

 

On le pourrait parfaitement si, depuis plusieurs décennies, la seule critique d’une politique n’avait pas été peu à peu instrumentalisée pour servir à la condamnation globale d’un Etat. La contestation s’est muée en diabolisation. Tout, absolument tout, est jugé mauvais de ce pays qui, par ailleurs, développe en matière de recherche scientifique, médicale, agricole, industrielles, des approches bénéfiques au développement de l’humanité. Cette diabolisation culmine avec l’absurde et imbécile campagne du BDS – Boycott, désinvestissement, sanctions- qui se nourrit de tous les ferments vénéneux de l’antisémitisme. En enquêtant sur les votes pro-Boycott dans plusieurs municipalités de la banlieue, j’ai découvert, chez les inspirateurs de ces motions désolantes, que la haine d’Israël se doublait de la haine de la France. Le soutien à la Palestine – légitime- a cessé depuis très longtemps d’être une cause pour devenir un alibi.

 

Beaucoup d’Israéliens me faisaient remarquer que Donald Trump ne devait pas se prendre pour Dieu en leur offrant une ville qu’ils chantaient quotidiennement depuis deux mille ans !

La décision de Donald Trump de déplacer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem a déclenché une réelle ferveur en Israël et réjouit une majorité des Juifs du monde entier. Comprenez-vous qu’elle puisse inquiéter une partie de l’Europe?

 

Cette décision s’est inscrite pour les Israéliens sur la sombre toile de fond du boycott que j’évoquais à l’instant et de la suspicion générale vis à vis des réalités de leur quotidien, du vote de l’Unesco sur la vieille ville, des menaces qu’ils doivent affronter. Leur exultation était à la mesure de la dénégation. Dans une atmosphère incandescente, j’ai moi-même été très inquiète. Beaucoup d’Israéliens me faisaient du reste remarquer que Donald Trump ne devait pas se prendre pour Dieu en leur offrant une ville qu’ils chantaient quotidiennement depuis deux mille ans! On peut donc comprendre l’appréhension. En même temps, on navigue entre les récifs d’une histoire réécrite par les uns et les autres. David Ben Gourion proclame Jérusalem – divisée- comme capitale en 1949! Tous les diplomates et les journalistes passent leur temps à Jérusalem pour rencontrer les politiques. Par ailleurs, les Européens ont-ils oublié que la liberté religieuse était inexistante à Jérusalem avant juin 1967? Les pélerins juifs n’avaient pas accès au Kotel Maaravi, le mur occidental, dernier vestige des murailles qui enserraient le mont du temple dans l’Antiquité, et appelé communément «Mur des lamentations». Toutes les synagogues de cette vieille ville où avaient vécu des milliers de Juifs, avaient été détruites par les Jordaniens. Quand se produisent les retrouvailles du peuple avec le lieu interdit, il se produit un choc sidéral dont les ondes se ressentent toujours aujourd’hui.

 

Donald Trump vient également de déchirer l’accord sur le nucléaire iranien au grand soulagement d’Israël. Pourquoi l’Iran est-il perçu comme le principal danger pour Israël?

 

La république islamique ne cesse de proclamer son intention de «rayer Israël de la carte du temps» pour reprendre la récente expression du Guide de la Révolution. Un pays confronté à des menaces si clairement exprimées s’inquiète à juste titre. L’Iran arme le Hezbollah depuis plusieurs décennies et a renforcé ses liens avec le Hamas. Mais cela ne suffisait pas. Au fur et à mesure que s’aggravait la guerre civile en Syrie, Téhéran, allié de Bachar el Assad, a installé ses bases en profondeur. L’Etat hébreu ne cherche pas la guerre et s’en est tenu à l’écart dans les premières années du conflit. Mais l’Iran poursuivait son avancée jusqu’à s’approcher dangereusement des frontières israéliennes. Les convois d’armes se sont multipliés. Le 10 février dernier, un drone iranien chargé d’explosifs a pénétré dans l’espace aérien israélien. C’était le premier acte de guerre signé officiellement de Téhéran. Quel est l’intérêt de la république islamique qui a réitéré ses attaques dans la nuit du 9 au 10 mai, déclenchant une riposte israélienne nourrie, sinon la volonté de frapper Israël?

 

Beaucoup d’observateurs estiment que l’Etat chiite n’a pas de réelle visée expansionniste et que le danger terroriste vient aujourd’hui principalement d’Arabie Saoudite…

 

La succession d’évenements auxquels nous assistons prouve le contraire. Ceci oblige à des révisions déchirantes. Car j’ai longtemps été convaincue effectivement que la menace iranienne était moins élevée que la menace djihadiste nourrie il n’y a pas si longtemps par les Saoudiens. L’extraordinaire soulèvement contre les mollahs qui s’est répété depuis 2009, dans un contexte tragique pour le peuple iranien, m’incitait à croire que la société civile, éclairée, émancipée, avide de sortir de la dictature religieuse pourrait faire tomber le régime. Hélas, cette perspective s’est faite lointaine. Les Gardiens de la révolution persistent dans leurs objectifs destructeurs, et la poussée hégémonique est manifeste, de l’Irak à la Syrie et au Liban. Israël est en première ligne. A l’inverse, les lignes bougent en Arabie Saoudite où le prince héritier Mohammed Ben Salman veut faire sortir son royaume du wahhabisme et se rapproche clairement d’Israël dont il reconnaît le droit à la souveraineté sur une partie de la terre sainte, ce qui est une révolution absolue, non seulement pour le wahhabisme mais pour l’islam au sens strict.

 

Les courbes démographiques basculent. La natalité juive en Cisjordanie est très élevée. Ce qui conforte les partisans de l’annexion de la zone C. Et ils sont de plus en plus nombreux.

La question des «colonies» (pour les Palestiniens) ou des «implantations» (pour les Israéliens) a participé au brouillage de l’image d’Israël. Quelle est votre point de vue sur la question? S’agit-il d’ «avant-postes défensifs» ou de grignotage du territoire palestinien? Existe-t-il toujours une volonté, de part et d’autre, d’une solution à deux Etats?

 

Quand on parle des colonies, il faut aller sur le terrain. Je parcours la Cisjordanie à intervalles réguliers depuis plus de trente ans. J’ai vu les générations se succéder. On en est à la troisième. 400 000 Israéliens vivent aujourd’hui dans cette région. Quand Israël a évacué Yamit, dans le Sinaï, en 1982, en application des accords de paix avec l’Egypte, il y avait 2500 personnes. Quand Israël a évacué Gaza, en 2005, une décision prise par Ariel Sharon et qui a divisé la société, il y avait 6500 personnes. La situation actuelle est sans commune mesure avec celles qui ont précédé. Dans notre esprit, bien sûr, la solution à deux Etats semble la plus juste et la plus claire. Mais elle s’éloigne au fur et à mesure, non seulement que la population juive s’accroit en Cisjordanie, mais aussi que le leadership palestinien s’enlise dans des mots d’ordre contre-productifs. On accuse Israël d’affirmer qu’en face il n’a pas de partenaire. Mais quel crédit accorder à un Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, qui paie et honore les familles de terroristes et se répand en propos antisémites sur «la fonction sociale des Juifs» qui aurait conduit à la Shoah? Même s’il s’est excusé, trois jours après ces ignominies, le mal est fait. Il y a des personnalités magnifiques chez les Palestiniens mais elles ont toutes été écartées. Je pense au philosophe Sari Nusseibeh, qui fut longtemps membre du bureau politique de l’OLP: il a été chassé de l’université Al Quds par le Hamas et le Fatah ne l’a pas défendu. La solution à deux Etats ne peut ressusciter qu’avec des leaders pragmatiques. Ce n’est pas le cas en ce moment.

D’autre part, les courbes démographiques basculent. La natalité juive en Cisjordanie est très élevée. Ce qui conforte les partisans de l’annexion de la zone C. Et ils sont de plus en plus nombreux. Je ne pense pas que la mystique messianique soit leur argument principal. En réalité, ils s’appuient sur des éléments sécuritaires. Oui, la plupart des colonies se trouvent sur des collines. Les responsables de la sécurité de l’une d’entre elles, Bruchin, me désignaient il y a quelques années les tours de Tel-Aviv dans le lointain, depuis le poste de garde. Ils se demandaient ce qui se passerait si le Hamas prenait le contrôle de leur colline. On en est là. Mais on peut aussi tenter d’espérer. A Rawabi, près de Ramallah, se construit une ville nouvelle, pépinière palestinienne de start-ups où une nouvelle génération brillante et pacifique veut travailler en collaboration avec des Israéliens. Il y a des rencontres assez étonnantes en ce moment entre Israéliens des territoires et pacifistes palestiniens. Je ne parle pas des ONG israéliennes qui militent en faveur du retrait total, devenu à mon avis un mantra, mais bel et bien des habitants juifs et arabes d’une même zone. Dans ce sens, l’initiative du mouvement «Les Femmes font la paix» doit être saluée. Là, lors d’une marche dans le désert de Judée, j’ai été témoin d’une vraie convergence entre des juives, habitantes des colonies, et des arabes, habitantes des villages. Elles recrutent en Israël en dépassant les clivages politiques. Leur mouvement regroupe désormais 30 000 personnes, ce qui est considérable dans un contexte aussi âpre. L’avenir, si on peut l’envisager en dépassant la brume de sang, appartient à ceux, Palestiniens et Israéliens, qui aiment assez cette terre pour construire ensemble.

 

Regardons Israël, cette Babel où les exilés se sont rassemblés en provenance de 102 pays : le sentiment d’appartenance a fini par transcender les fractures …

Vous montrez également qu’Israël est une terre d’immigration. Existe-il un modèle d’intégration israélien où le pays est-il fracturé par le multiculturalisme comme les autres pays européens?

 

Le pays est basé sur l’immigration, l’alya, la montée vers la terre. Ce flux constant d’arrivées de tous les coins du monde a contraint l’Etat juif à se dépasser. Il a dû inventer sans cesse de nouvelles formes d’intégration pour absorber des citoyens séparés par la langue, la culture, les traditions et la couleur de la peau. Cela fut très dur. Le noyau européen – mais il y avait aussi un noyau de Juifs yéménites bien avant leur célèbre arrivée «sur les ailes de l’aigle» dans les années 1950- majoritaire a été accusé par les Juifs orientaux de les avoir négligés. Plus tard, le phénomène s’est reproduit avec les Juifs d’Ethiopie qui, en 1984 et 1991, arrivaient directement de l’âge des huttes de terre à celui des ordinateurs. Mais, en fin de compte, les orientaux, les séfarades, ont été totalement intégrés aux plus hauts niveaux de l’armée, qui est le vecteur d’excellence du pays. Pour les Ethiopiens, les Juifs noirs, c’est le même processus. A chaque phase, l’Etat a été contraint d’innover. Cinq ans après l’opération Salomon, en 1996, tous les enfants éthiopiens étaient scolarisés. 86% des familles pouvaient acheter un appartement! Bien sûr, il y a des manifestations, des accusations de racisme étayées, des blessures. Mais regardons Israël, cette Babel où les exilés se sont rassemblés en provenance de 102 pays: le sentiment d’appartenance a fini par transcender les fractures et c’est l’armée qui en est la preuve la plus spectaculaire. Car Tsahal, à côté de sa mission de défense, a aussi une mission d’éducation, de relève, d’intégration. De quoi effectivement faire réfléchir.

 

En réalité, la guerre laïcs- religieux est la plus grave car elle a traversé autrefois le peuple juif et l’a mis en danger.

Le fondamentalisme religieux juif, qui explique la bonne santé démographique d’Israël, est-il une menace pour

l’unité du pays, voire pour son caractère démocratique?

 

C’est la principale cause de discorde. Cela se traduit à tous les niveaux. Dans la bataille politique pour ou contre la conscription appliquée aux élèves des écoles religieuses. Dans la bataille des commerces ouverts ou fermés le shabbat. Dans la bataille pour un espace mixte de prières au Mur des lamentations. Dans la bataille pour que le mariage ne relève plus exclusivement de l’autorité rabbinique. Dans les frictions au sein d’un même quartier entre ultra-orthodoxes et laïcs. La société est clivée. Ce conflit est bien plus important que celui qui, croit-on, oppose le «camp de la paix» aux «faucons». En réalité, la guerre laïcs- religieux est la plus grave car elle a traversé autrefois le peuple juif et l’a mis en danger. Ehud Barak, l’ancien premier ministre travailliste et ex-ministre de la défense, me racontait sa hantise de voir ressurgir l’affrontement entre les zélotes et l’autre partie du peuple, avant la destruction de Jérusalem. David Ben Gourion n’avait pas anticipé la gravité de cette fracture. Pour calmer les religieux, il avait tissé un compromis qui comprenait l’exemption du service militaire et la pleine autorité rabbinique sur l’état-civil, de la naissance à la mort. Mais les religieux étaient peu nombreux en 1948. Selon les prévisions, ils constitueront un tiers de la population juive à l’horizon 2050. Vont-ils faire totalement basculer dans l’archaisme l’une des sociétés les plus libres et les plus innovantes du monde? Je ne le pense pas. Pour reprendre une expression de Shimon Peres, «la démographie est une science pour le passé et le présent mais une diseuse de bonne aventure quand il s’agit du futur». On observe aujourd’hui un début de sortie du milieu ultra-religieux dans la jeunesse. Dans un monde ultra-connecté, les ghettos s’ouvriront. La société civile demande la rédaction d’une constitution. De la gauche à la droite le besoin de l’unité sera le plus fort.

 

Comme disait Golda Méir, « un Juif ne peut pas se permettre le luxe d’être pessimiste !».

Comment expliquez-vous la résilience et l’optimisme d’Israël malgré la guerre? Qu’est-ce que l’Europe vieillissante et en crise peut apprendre de ce jeune pays fondé sur une histoire millénaire?

 

Comme disait Golda Méir, «un Juif ne peut pas se permettre le luxe d’être pessimiste!». Et Israël occupe la onzième place au hit-parade mondial du bonheur établi en 2018 par l’ONU pour 156 pays. Il y a dans ce pays une transmutation du danger en force, et du risque en plénitude. Il suffit de s’asseoir à une terrasse de Tel-Aviv: les Israéliens croient en l’instant, ils savent vivre et se sentent vivre. En même temps ils croient en la durée: ils sont reliés au passé, à la mémoire, à l’histoire et c’est ce qui les équilibre. Il n’y a pas de vide en Israël mais un trop-plein qui en fait le bouillonnement de toutes les expériences. C’est ce que traduit le jaillissement de la littérature dans une langue ressuscitée voici à peine plus d’un siècle, du cinéma, de la recherche, du high tech. En 1961, Joseph Kessel, qui couvrait le procès Eichmann, regardait avec stupeur le peuple de Jérusalem danser pour son treizième anniversaire. Pour ces 70 ans, les Israéliens dansent encore – «Danse encore», c’est le titre d’un recueil de nouvelles du cinéaste Nadav Lapid- même si la nuit est brève et qu’ils doivent combattre à l’aube. Ils savent que cette aube a un sens, même douloureux. C’est ce que l’Europe des donneurs de leçons a peut-être oublié.

 

 

Actualité 

 

 

LE HEZBOLLAH AIDE LE HAMAS À ÉTABLIR DES “CAPACITÉS” AU LIBAN, SELON DANNY DANON

I24, 9 juin, 2018

 

L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a déclaré samedi aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies que la milice terroriste chiite du Hezbollah aide le Hamas à établir des “capacités” au Liban.

 

Danny Danon a affirmé que “le Hamas renforce actuellement ses liens avec le Hezbollah au Liban – avec l’approbation et le soutien de l’Iran – et travaille à établir des capacités à partir du territoire libanais”.

 

L’ambassadeur israélien a mis en garde le Conseil de sécurité contre” la coopération entre les organisations terroristes” et a signalé qu'” Israël ne restera pas les bras croisés face à ces nouvelles et anciennes menaces”.

 

“Israël fera tout pour assurer la sécurité de ses citoyens”, a-t-il ajouté.

 

Danon n’a pas précisé la nature de la relation présumée entre les deux organisations terroristes, mais cette déclaration est survenue après la parution d’un article dans le journal libanais Al Joumhouria, selon lequel Israël aurait fourni par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères des preuves dans une lettre.

 

Selon le rapport, le document citait des renseignements suggérant que le Hezbollah avait établi des camps d’entraînement militaires au Liban pour les combattants du Hamas.

 

Les diplomates israéliens devraient intensifier les pressions sur l’ONU dans les prochaines semaines, selon le journal, avant que le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies dans le sud du Liban (FINUL) ne soit renouvelé en août.

 

L’année dernière, le Conseil de sécurité avait à l’unanimité prorogé jusqu’au 31 août 2018 le mandat actuel de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, sans le modifier.

 

Le Conseil de sécurité avait demandé à la FINUL et à l’Armée libanaise de poursuivre leur dialogue stratégique. Il avait également demandé que l’appui international apporté à cette armée s’intensifie, en particulier dans les domaines de la lutte antiterroriste et de la protection des frontières.

 

Les Etats-Unis ont déjà révélé le soutien financier qu’apporte l’Iran au Hezbolalh libanais. Selon de hauts responsables américains, ce financement aurait triplé depuis 2011. L’influence iranienne est aussi présente au sud d’Israël, avec le Djihad islamique et le Hamas, et également en Syrie.

 

 

 

GAZA: L’ARMÉE ISRAÉLIENNE A DÉTRUIT UN TUNNEL SOUS-MARIN TERRORISTE DU HAMAS

I24, 10 juin, 2018

 

L’armée israélienne a détruit, il y a une semaine, un tunnel sous-marin dans le nord de la bande de Gaza appartenant à l’unité de commando naval du Hamas, a révélé dimanche Tsahal.

 

Une frappe aérienne menée le 3 juin a détruit ce tunnel qui partait “de l’intérieur d’une base du Hamas (et allait) jusqu’à la mer” Méditerranée, a indiqué à des journalistes le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus.

 

“Le point d’entrée se trouvait à l’intérieur d’une installation du Hamas sur terre et le tunnel s’étendait sur plusieurs dizaines de mètres, le point de sortie se trouvant sous l’eau”, a affirmé Conricus.

 

Le tunnel détruit débouchait sous la mer, à environ trois kilomètres de la frontière israélienne, selon l’armée, qui affirme qu’il était “opérationnel” et servait à des entraînements du Hamas.

 

“L’objectif du tunnel était de permettre aux commandos navals du Hamas d’entrer dans l’eau et d’y passer inaperçus”, a-t-il expliqué.

 

Le porte-parole a affirmé qu’il s’agissait du premier tunnel de ce genre découvert par Israël et n’a pas exclu qu’il en existe d’autres.

 

Israel Defense Ministry Spokesperson Israel announced on May 27, 2018 that it began constructing a sea barrier along the Gaza Strip’s northern border.

Israel Defense Ministry Spokesperson

 

L’armée israélienne a annoncé en avril dernier avoir détruit un nouveau tunnel offensif du Hamas construit depuis Gaza et débouchant sur le territoire israélien.

 

Ce tunnel, situé au nord de la bande de Gaza au niveau de Nahal Oz et qui pénétrait sur quelques mètres sur le sol israélien, était relié à plusieurs galeries.

 

Les tunnels passant sous la barrière de sécurité qui ferme hermétiquement les frontières israéliennes de Gaza ont constitué aux mains des groupes terroristes palestiniens une arme redoutée pendant la guerre de 2014, et leur destruction s’est imposée comme l’un des objectifs prioritaire d’Israël.

 

 

SÉCHERESSE: BINYAMIN NETANYAHOU VEUT AIDER LE PEUPLE IRANIEN

Shraga Blum

LPH, 11 juin, 2018

 

L’Iran connaît depuis quelques années un phénomène de sécheresse sans précédent. Un documentaire diffusé le mois dernier sur la chaîne Arte, “L’Iran à court d’eau”, décrivait la situation de plus en plus préoccupante que connaît ce pays, avec toutes les conséquences économiques, écologiques, sociales mais aussi politiques.

 

Dans certaines zones du pays, les nappes phréatiques, les rivières, les étangs se dessèchent et les villages sont désertés. Ceci entraîne une ruée vers les villes où les besoins en eau grimpent en flèche. “L’Iran, avec ses sept mille ans d’histoire, ne sera plus vivable dans 20 ans”, affirmait même un expert local.

 

Inutile de dire que le régime des mollahs avec sa politique hégémonique et belliqueuse au Moyen-Orient consacre des budgets gigantesques pour soutenir les organisations terroristes et sa présence en Syrie, sans parler des programmes militaires, au lieu de les utiliser pour construire des infrastructures civiles adéquates. Des spécialistes iraniens tirent la sonnette d’alarme pour avertir que des millions d’Iraniens risquent de se retrouver à terme avec une grave pénurie d’eau.

 

Dans ce domaine aussi, Israël est à la pointe mondiale, et à développé des techniques d’avant-garde dans les domaines de l’irrigation, du dessalement de l’eau de mer et même dans la production d’eau à partir de l’air.

 

Dans une vidéo inédite diffusée depuis son compte Twitter, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a décidé de s’adresser directement à la population iranienne pour lui proposer l’aide d’Israël dans ce domaine vital. Il y annonce notamment que le gouvernement va créer un site Internet en langue perse pour enseigner aux agriculteurs iraniens comment traiter les eaux, et ce malgré le boycott iranien de tout ce qui vient d’Israël.

 

Le message du Premier ministre est le suivant:

 

“Aujourd’hui, je veux faire une proposition sans précédent au peuple iranien. Il s’agit de l’eau. Le peuple iranien est soumis à un régime cruel et tyrannique, qui le prive d’eau. Israël soutient le peuple iranien et c’est pour cela que je veux aider à sauver un maximum de vies de citoyens iraniens. Comment cela? L’Institut iranien de météorologie a donné le chiffre de 96% du territoire du pays qui fait face à la sécheresse. Un ancien ministre de l’Agriculture, Issa Kalantari a parlé de cinquante millions d’Iraniens qui pourraient être forcés de quitter leurs maisons en raison des dommages environnementaux. Des millions d’enfants iraniens souffrent à cause de mauvaise gestion, d’incompétence et à cause du détournement des ressources vitales par le régime iranien.

 

Israël fait également face à des défis dans le domaine de l’eau, mais nous avons développé des technologies de pointe pour y remédier. Israël recycle près de 90% de ses eaux usées. C’est de loin le taux le plus élevé au monde. C’est nous qui avons inventé l’irrigation au goutte à goutte. Notre technologie a trouvé les moyens de savoir ce dont a besoin chaque plante et de lui fournir la quantité exacte de nutrition dont elle a besoin. Israël a donc le savoir-faire pour éviter une catastrophe environnementale à l’Iran. Je veux partager ces informations avec le peuple iranien. Malheureusement, l’Iran interdit toute visite de détenteur de passeport israélien. Alors, il faut être créatif. Nous allons créer un site en langue perse qui expliquera aux Iraniens comment ils pourront retraiter les eaux usées. Nous montrerons comment les fermiers iraniens pourront sauver leurs récoltes et nourrir leurs familles. Le régime iranien crie ‘Mort à Israël!’, mais en réponse, Israël dit ‘Vive le peuple iranien!‘ Le peuple iranien est bon et respectable. Il ne mérite pas de vivre sous un régime si cruel. Nous sommes avec vous et nous vous aiderons afin que des millions de personnes n’aient pas à souffrir. La haine que le régime iranien nous voue n’effacera pas le respect et l’amitié entre nos deux peuples.

 

 

 

MATCH ISRAËL-ARGENTINE ANNULÉ :

LES VRAIES RAISONS

Pierre Acher

Jewpop, 7 juin, 2018

 

La Fédération argentine de football l’a annoncé officiellement : le match qui devait opposer samedi soir à Jérusalem l’équipe d’Argentine – emmenée par la star Lionel Messi – à l’équipe d’Israël a été purement et simplement annulé. En exclusivité pour Jewpop, notre chroniqueur Pierre Acher a réussi à se procurer les enregistrements de la conversation (1) qui dévoile les vraies raisons de cette annulation. Jewpop vous livre quelques extraits des échanges animés entre Lionel Messi et le président de la Fédération de Football Argentine.

 

Le Président :  Buenos dias Léo, alors l’équipe est prête pour le match de samedi soir ?

 

Lionel Messi :  Senior Presidente, il faut annuler le match. On ne veut pas le jouer…

 

LP : Vous avez peur de l’équipe de foot d’Israël ?

 

LM : Vous rigolez ou quoi ? Vous savez avec qui je joue et contre qui je joue toutes les semaines ? Je me demande même si l’équipe des Herbiers ne serait pas plus redoutable…

 

LP : Mais alors c’est quoi le problème, Léo ? C’est quand même pas les menaces du pauvre type qui gère la Fédération palestinienne de football qui vont nous intimider (2) ?

 

LM : Justement si ! Il a appelé explicitement à brûler mon maillot et mes posters, et plus généralement il a réussi à mobiliser tout le monde arabe pour boycotter l’équipe d’Argentine et plus particulièrement moi-même, et à nous faire peur ! Vous allez sur Facebook et Twitter ? Sur les sites de foot ? Vous êtes au courant de ce qui se passe depuis plusieurs jours ? Vous avez saisi qu’il y a des types qui ont brandi mon maillot et l’ont maculé de sang sur notre lieu d’entraînement à Barcelone ?

 

LP : Mais enfin on a des engagements ! Ce match va nous rapporter au minimum 2 à 3 millions d’euros… (3)

 

LM : Et vous avez calculé combien on va perdre en parallèle ? Combien de sponsors perdus, de maillots qui ne seront plus vendus dans le monde arabe, sans compter l’image de notre équipe auprès de centaines de millions d’amateurs de football ?

 

LP : On s’en fout, nous, de leurs histoires. Les guerres entre Juifs et Arabes, ça ne nous concerne pas. Vous êtes des footballeurs, pas des hommes politiques ! On vous demande de jouer avec vos pieds, pas avec vos têtes.

 

LM : Justement, on a envie de protéger nos têtes. Et nos pieds aussi. Pas envie d’être menacés de mort comme ces derniers jours sur Internet ; pas envie de voir un dingue débouler dans un stade russe pendant la Coupe du monde pour nous égorger ; pas envie de recevoir des menaces sur nos femmes et nos enfants ; pas envie de voir nos bus caillassés pendant des années. Non, on veut juste préparer notre Coupe du monde dans la sérénité.

 

LP : Et bien moi je dis que vous allez jouer samedi soir, que vous le vouliez ou non !

 

LM : Vous ne pouvez pas m’obliger. Je dirais que j’ai une douleur à la cuisse. Je ne jouerai pas.

 

LP : Vous êtes tenus de jouer. C’est sur le contrat !

 

LM : On sera au moins 5 ou 6 à refuser de jouer, peut-être même une dizaine. On trouvera n’importe quel prétexte, une blessure, une douleur, une gastro, peu importe. Personne ne peut obliger un joueur à entrer en jeu. Ça n’existe pas, sur aucun terrain du monde.

 

LP : Alors on va céder à la pression de quelques abrutis ? Le Président de la FIFA n’aura hélas jamais les ‘cojones’ (4) d’exclure le type qui a demandé de brûler ton maillot…

 

LM : Les abrutis sont quelques dizaines, peut-être même des centaines de millions. La force du nombre. Vous n’y pouvez rien.

 

LP : Mais si on fait ça, on crée un précédent… Plus aucune équipe internationale n’acceptera de jouer à Jérusalem. À part les États-Unis et le Guatemala peut-être…

 

LM : J’en sais rien. Moi je suis footballeur, pas homme politique, c’est vous qui l’avez dit. Nous dans l’équipe, on veut juste préparer la Coupe du monde et essayer de la gagner. Jérusalem, la Palestine, les enfants de Gaza, la sécurité d’Israël, c’est pas notre problème ; mon problème c’est de savoir si Huguain et Aguero vont être dans les meilleures conditions physiques et psychologiques pour marquer des buts, c’est tout. On réclame de la tranquillité.

 

LP : Et les 20.000 fans qui ont acheté l’ensemble des billets en moins de 20 minutes, on leur dit quoi ?

 

LM : « Don’t cry for me, Israel ». Je reviendrai avec l’équipe de Barcelone un jour ou l’autre, bli neder (5). Ce n’est que partie remise…

 

LP : Moi qui me faisais une joie d’aller manger un schwarma-houmous à la Mamilla (6)… Ta décision est irrévocable ?

 

LM : Je vous parle en tant qu’homme, mais surtout en tant que capitaine de l’équipe. Le sélectionneur est d’accord avec moi et la plupart des joueurs aussi. Ce match, on ne doit pas le jouer. Et on ne va pas le jouer. On n’est pas des lâches, ni des militants engagés, on est juste des compétiteurs. C’est triste, peut-être, mais c’est comme ça…

 

  1. Il se trouve que Pierre Acher a un cousin de sa femme qui connait un type qui travaille au Mossad. Cette officine ayant des micros cachés dans à peu près tous les bureaux du monde, le cousin en question a pu récupérer les enregistrements. Ils sont forts, ces sionistes !

 

  1. Ce pauvre type s’appelle Jibril Rajoub. Sa biographie est disponible sur Wikipedia :

 

«Militant et homme politique palestinien. Il dirigeait les forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie jusqu’en 2002. Il a été élu au comité central du Fatah pendant le congrès de 2009. Il dirige la Fédération palestinienne de football et le comité olympique de Palestine. Biographie : En 1970, Rajoub lance une grenade sur un bus militaire israélien. Il est condamné à la prison à vie. Rajoub est libéré lors d’un échange de prisonniers en 1985. Accusé de participation à la première intifada par Israël, il est déporté au Liban en 1988. À la suite des accords d’Oslo de 1994, Rajoub est autorisé à rentrer en Cisjordanie. En 2001, 3 obus israéliens visent son domicile mais Rajoub s’en sort indemne. Fin 2016, Rajoub est réélu au comité central du Fatah, obtenant le deuxième total de voix derrière Marouane Barghouti. »

 

  1. La Fédération israélienne s’engage à payer davantage si Messi joue ! Business is business.

 

  1. Cojones, c’est de l’espagnol. Ai-je vraiment besoin de traduire ?

 

  1. Il a vraiment dit « bli neder » ??? Il faudra re-vérifier la transcription de l’enregistrement.

 

  1. La Mamilla : Rue piétonne de Jérusalem très fréquentée par les touristes du monde entier.

       

Shabbat Shalom!