COMMUNIQUE VOL# 62- Quand la Haine D’Israël Et La Haine De l’Occident Vont De Paire

LA HAINE DES JUIFD’ISRAEL ET DE LA CIVILASTION OCCIDENTALE 

PUBLIÉ PAR GUY MILLIÈRE LE 22 MARS 2012

On sait désormais qui a tué les militaires français abattus la semaine dernière. On sait qui a tué trois enfants juifs et un rabbin. On sait que c’est un islamiste.

On sait qu’il a fait plusieurs séjours au Pakistan et en Afghanistan pour se former au djihad et nouer des contacts avec des groupes terroristes. On sait qu’il y a fait de la prison pour avoir posé des bombes dans la région de Kandahar, et qu’il s’est évadé grâce aux talibans. On sait qu’il y avait une mouvance autour de lui : on parle dans la presse étrangère d’une quinzaine de personnes. On sait qu’il avait amassé des explosifs et des armes de guerre. On sait qu’il a été condamné par la justice une quinzaine de fois et avait, pour le défendre, le même avocat que Jean-Marc Rouillan. On sait qu’il y a en Europe des dizaines d’individus comme lui qui constituent des cellules dormantes ou des solitaires prêts à passer à l’acte. On sait que l’individu en question, Mohamed Merah, était sous « surveillance policière » et que les dossiers de son passé terroriste en Afghanistan avaient été transmis à la police française. On sait donc qu’un djihadiste sous « surveillance policière » en France, et doté d’un passé éloquent et de dossiers chargés, peut amasser des armes de guerre et des explosifs sans que la police s’en inquiète outré mesure et on sait que, bien que des djihadistes soient dans la société française, avec des idées djihadistes et des armes, on ne dispose pas même d’un seul policier pour veiller sur l’entrée d’une école juive. On sait même que des plaintes ont été déposées contre le djihadiste tueur de Toulouse par des voisins sans qu’il y soit donné suite, et qu’il a fallu six jours pour déchiffrer moins de six cents adresses IP à de fins limiers (les adresses de ceux qui ont regardé la petite annonce qui a été fatale au premier soldat tué), et que cette extrême lenteur a coûté la vie aux victimes du collège Ozar Hatorah.

On sait aussi que des hommes politiques peuvent se comporter dignement l’espace d’un instant, mais que d’autres ne peuvent pas même garder leur dignité le temps d’une soirée : les propos de François Bayrou lundi sur le climat de « stigmatisation », sur « le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine » ont été lamentables.

On sait que les hommes politiques qui se comportent dignement le temps d’une soirée peuvent se comporter moins dignement et ne pas du tout s’interroger sur leurs responsabilités, sur les relations de cause à effet qui peuvent conduire au déchaînement de la barbarie.

Et on sait que les bien pensants de tous bords font bien davantage que ne pas s’interroger sur leurs responsabilités et sur les relations de cause à effet : ils disséminent l’anesthésie, le mensonge et la falsification.

Dès la tuerie atroce de Toulouse connue, on a vu se mettre en marche la cohorte des chiens de garde. Des doutes ont été émis sur le caractère antisémite de la tuerie. La piste islamiste n’a été évoquée par personne, sinon par Gilles-William Goldnadel sur iTélévision. L’extrême droite a, par contre, été abondamment citée et placée d’emblée sur le banc des accusés, sans le moindre milligramme de preuve. Marine Le Pen a été accusée nommément ainsi que, par allusions, Nicolas Sarkozy. Des psychiatres ont été convoqués pour évoquer la possibilité qu’il s’agisse d’un malade mental.

Il a fallu que l’évidence soit là dans toute sa cruauté pour que la cohorte se taise un peu, mais on peut compter sur les membres de la cohorte pour reprendre leur discours en l’adaptant un peu. On vous dira qu’il faut veiller à préserver la « cohésion nationale », et au nom de cette préservation, on ne parlera très vite plus d’antisémitisme, mais de « racisme » en général, et puisque le tueur est musulman, on mettra en garde contre le « racisme islamophobe », en insistant sur une évidence flagrante : l’islam est toujours, partout et en tous lieux une religion de paix, d’amour, de tolérance et de fraternité.

Quiconque émettra des doutes sera cloué au pilori de manière immédiate. On ajoutera, bien sûr, qu’il ne faut pas importer les conflits du Proche-Orient sur le sol français. On précisera, cela ne saurait tarder, qu’il faut accélérer le « processus de paix » pour que les esprits s’apaisent. On dira même que Mohamed Merah était un brave garçon bien sympathique qui a pris un virage étrange et « tragique ».

On ne dira pas ce qui doit l’être, et que je dirai ici.

Il n’existe pas de « cohésion nationale » dans un pays lorsqu’y prolifèrent les zones de non droit, lorsque des Juifs peuvent se faire agresser simplement parce qu’ils portent une kippa sur la tête, lorsque des parents juifs doivent mettre leurs enfants dans une école juive pour qu’il ne se fassent pas harceler ou insulter, lorsque les écoles juives sont les seules écoles du pays à devoir prendre des mesures stricts de sécurité qui parfois, hélas, on vient de le voir, se révèlent insuffisantes, et lorsque le plus souvent, on se tait sur ces phénomènes inadmissibles.

Il existe du racisme en France, c’est incontestable, mais il existe surtout un antisémitisme qui ne cesse de regagner du terrain, et qui peut déboucher sur des crimes atroces : je pense aux victimes de Toulouse, bien sûr, mais je pense aussi à Ilan Halimi ou à Sébastien Selam. Près de quatre cents actes d’agression antisémites ont eu lieu en France en 2011, soit plus d’un par jour et, comme me le disait voici peu Sammy Ghozlan, nombre d’agressions antisémites ne sont pas déclarées à la police ou sont classés sans suite.

QUAND LA HAINE DES JUIFS ET DE L’OCCIDENT S’AVANCE SOUS LE MASQUE DE L’ANTIFASCISME
Par : Alexandra Laignel-Lavastine
EUROPE ISRAEL NEWS
Juin 02, 2015
Atlantico : Vous dénoncez avec vigueur la complaisance de trop nombreux intellectuels à l’égard de l’islam radical ou « identitaire ». Vous nous refaites La Trahison des clercs de Julien Benda ?
Alexandra Laignel-Lavastine : Lulien Benda fustigeait en 1927 l’étrange fascination de ses pairs pour le fascisme, leur « religion du particulier » et leur « mépris de l’universel ». Il se trouve que je suis une historienne du fascisme et j’observe une rhinocérisation analogue depuis le 11-Septembre, si ce n’est qu’elle se déploie désormais… au nom de l’« antifascisme » ! Consternant.
Par crainte d’alimenter « l’islamophobie » et pour cause de substantif amalgamant, l’Europe pensante s’est illustrée dans le déni et l’art de se crever mentalement les yeux face à l’émergence du nouveau totalitarisme : l’islamisme.
Après les massacres de janvier 2015, on aurait pu croire que ces esprits faux devenus fous se tapiraient dans la honte — décence minimale oblige. Et bien non ! Ils ont réussi à nous faire retomber dans « l’avant-Charlie » aussitôt après : voilà que le 11 janvier serait une « imposture » et qu’il ne s’agit déjà plus de combattre l’islam radical ou antisystème des banlieues et leurs compagnons de route, mais le Front national, le « Parti de l’ordre » et les « islamophobes »… Le président François Hollande vient d’en remettre une couche dans son discours au Panthéon en parlant, avec un pluriel hautement confusionniste, « de devoir de vigilance face aux haines de la démocratie » — trois poncifs en une proposition, un exploit !
Alors oui, nous assistons à une nouvelle et gravissime déraison des clercs.
Où risque de nous emmener cette pente régressive ?
Droit dans le mur, ou plutôt vers une Europe submergée par la vague nationale-populiste qui monte partout.
Magnifique « première » : ce sont cette fois nos élites somnambules et enivrées par leur politiquement correct qui risquent de porter l’extrême droite au pouvoir et de faire ainsi advenir le politiquement abject.
Il est suicidaire de continuer à ne pas prendre en charge les angoisses identitaires, l’insécurité culturelle et les inquiétudes qu’inspire l’islam à plus de la moitié des Européens.
Ces derniers sont déjà désemparés par une mondialisation qui les détrône et les déprime tant ils ont le sentiment d’y avoir perdu la maîtrise de leur destin. Cette conjoncture est très dangereuse. Les gens — à commencer par les musulmans éclairés qu’on méprise —, voient bien que des discordances opposent souvent le corpus de valeurs européen à celui porté par une partie de l’immigration musulmane — sur la laïcité, l’égalité des sexes, le droit d’être différent de sa différence, le primat de l’individu autonome sur le groupe culturel d’origine, le blasphème, un délit abrogé en France depuis 1791.
Un seul exemple parmi beaucoup d’autres de ce clivage dérangeant : dans les années 2000, quand les caricatures de Mahomet enflammaient déjà le monde arabe, huit musulmans sur dix en Europe de l’Ouest incriminaient le non-respect de leur religion. Proportion inversée chez les non-musulmans qui pointaient au contraire l’intolérance des fidèles du Prophète. Nous avons perdu une bonne décennie de rattrapage pédagogique. Depuis, le bébé est tombé dans le bain.
À se demander si les aveugles n’espèrent pas secrètement le retour de la bonne vieille « bête immonde » pour s’épargner d’épuisantes contorsions devant cet islamo-fascime qui ne cadre pas avec leur catéchisme binaire et rance : d’un côté une Europe ontologiquement coupable, de l’autre des « damnés de la terre » forcément innocents. On ne saurait en tout cas mieux s’y prendre. Le Mal surgit de ce qu’ils croyaient être le « camp du Bien » ?
Ils répondent en interdisant aux faits toute incursion dans l’univers de leurs croyances idéologiques. C’est le règne de la pensée magique. Ces antiracistes égarés sont presque aussi effrayants que les islamistes enragés.
Vous vous estimez encore de gauche ? Vous êtes sûre qu’elle ne vous a pas perdu, vous aussi ?
Je n’ai jamais abandonné l’héritage universaliste de la gauche : c’est elle qui m’a abandonné avec beaucoup d’autres intellectuels qualifiés de « néo-réactionnaires » (traduction : des défenseurs de l’héritage des Lumières) — un comble !
La vérité, c’est que la gauche a rompu avec elle-même en délaissant le combat pour la liberté et l’égalité des droits individuels au profit de la théologie multiculturaliste, du culte des particularismes et de la relativité des valeurs. Bref, elle nous fait du lepénisme à rebours. Religion du particulier, mépris de l’universel, disait Benda… Nous y sommes derechef. Du coup, j’avoue que la droite républicaine modérée me semble plutôt mieux armée pour traiter les grands problèmes du jour.
Parce que l’accès à la réalité du fondamentalisme lui est facilité par l’absence de surmoi tiers-mondiste, d’où sa lucidité face à la recrudescence de la haine des Juifs et de l’Occident quand elle émane de prétendus « déshérités ». Et parce qu’en valorisant davantage la responsabilité, elle évite cette rhétorique de l’excuse qui commence à friser l’indécence : Merah était un enfant des cités, mais les trois soldats d’origine musulmane qu’il a assassiné — des hommes debout et des Français exemplaires —, l’étaient aussi.

3) LORSQUE L’ANTI-AMÉRICANISME ET L’ANTISÉMITISME EUROPÉENS CONVERGENT, interview d’Andrei S. Markovits par Manfred Gerstenfeld
EUROPE ISRAEL NEWS
Décembre 27, 2011

Le psychiatre israélien Zvi Rex a raison de dire que les Allemands ne pardonneront jamais Auschwitz aux Juifs.
Par analogie, je dirais que les Européens d’origine, de même, ne pardonneront jamais aux Américains d’être ceux qui leur rappellent quotidiennement que ce sont eux – de concert avec l’Armée Rouge – qui ont vaincu le Nazisme, et non les Européens eux-mêmes.
« L’antisémitisme en Europe remonte à un millier d’années. L’antiaméricanisme comme discours et idéologie, a émergé il y a plus de 200 ans, parmi les élites européennes. Beaucoup d’Européens perçoivent l’Amérique et les Juifs comme les parangons de la modernité qu’ils ont en aversion, ne lui faisant aucune confiance : elle fait circuler l’argent, la soif de profit, elle est urbaine, universaliste, individualiste, mobile, sans racines, inauthentique, et serait, de ce fait, hostile à établir des traditions et des valeurs. L’antiaméricanisme et l’antisémitisme sont les seules idoles que partagent l’extrême-gauche européenne et l’extrême-droite, y compris les néo-Nazis ».
Andrei S. Markovits est Professeur de politiques comparatives et d’études allemandes de l’institut collégial Karl W. Deutsch, à l’Université du Michigan d’Ann Arbor. Il est arrivé aux États-unis en 1960, mais a passé l’essentiel de son adolescence à Vienne, avant de retourner à New-York en 1967 pour suivre des cours à l’Université Columbia où il a obtenu les cinq diplômes de son parcours universitaire.
Il affirme : « Il n’est pas toujours évident de comprendre quels liens émotionnels et quelles identités collectives partagent les Européens. On n’a pas même besoin d’être témoins des crises relatives à l’Euro pour remarquer que la solidarité entre les Allemands et les Grecs est plutôt faible.
Mais une caractéristique importante qu’aussi bien les Allemands et les Grecs ont en commun, est de ne pas être Américains. Aucune identité n’a jamais surgi sans une forte identité adverse.
Ainsi, l’antiaméricanisme permet aux Européens de forger une identité européenne, perdue jusqu’à ce jour, qui doit advenir si jamais le projet européen réussit. Les effusions et éloges des Européens, à l’annonce de l’élection d’Obama n’excluent en rien les antipathies ancrées des Européens envers l’Amérique, qui ont bénéficié d’une amplification et d’une légitimité sans précédent, durant la Présidence Bush. En effet, même en prenant Obama pour un quasi-Européen, l’affection superficielle des Européens pour Obama a parfaitement coexisté avec leur mépris continuel pour l’Amérique. »
« L’antiaméricanisme et l’antisémitisme se rapportent l’un à l’autre et, sur le plan empirique, sont presque toujours en proximité étroite. Le chevauchement entre eux s’est accentué depuis la fin de Seconde Guerre Mondiale. Tous deux sont des « ismes », ce qui indique qu’ils sont institutionnalisés et d’usage commun, en tant qu’idéologie moderne. En tant que tels, leurs discours ont leur propre sémantique. »
« Même si ces deux préjugés européens se chevauchent, ils ont aussi d’énormes différences. L’antisémitisme a tué des millions de gens, alors que l’antiaméricanisme européen n’a jamais tué que très peu, sinon aucun Américain. Il n’y a jamais eu de pogrom contre des Américains. La violence, en règle générale, n’a jamais été plus loin que la destruction d’une propriété et la mise à feu de nombreux drapeaux américains. On n’a jamais constaté d’accusation de crimes rituels, à propos des Américains.

« Une autre différence majeure est relative à la puissance. Depuis le dix-neuvième siècle, l’Amérique est devenue un pays de plus en plus puissant. Sa capacité militaire a été déterminante durant la Première Guerre Mondiale et elle était déjà considérable avant cette époque. Les Juifs n’ont de pouvoir que dans l’imagination pervertie de leurs ennemis. »
« Cependant, après la guerre des Six-Jours de 1967, on a perçu Israël comme ayant beaucoup plus de pouvoir qu’il n’en avait réellement. L’image du Juif fort et redoutable est apparue et les similarités avec celle des Américains se sont accrues dans l’esprit de beaucoup d’Européens. A force d’identifier Israël comme cette entité toute-puissante, les Européens peuvent manifester ouvertement leur ressentiment et recourir à la caractérisation de l’essence d’Israël et de son existence elle-même dans des termes et des tonalités assez similaires avec l’ancien antisémitisme européen tombé en désuétude. »

Les Arabes réduits à l’impuissance sont désormais présentés comme les victimes des Juifs surpuissants. Une expression de l’antisémitisme européen consiste à présenter les Juifs – qui devraient être les agressés – comme les agresseurs. En ce qui concerne Israël, il existe une dimension supplémentaire qui n’est pas, de prime abord, pertinente dans le cas de l’antiaméricanisme. L’Europe entretient une relation essentielle non-résolue avec son propre passé. La constante analogie entre les Israéliens et les Nazis est viscérale chez les Européens. En s’adonnant à cette pratique, les Européens s’absolvent de leur propre histoire. En même temps, ils parviennent à accuser leurs anciennes victimes de se comporter comme leurs pires criminels. »

« Aucun autre conflit plus ou moins comparable n’a atteint à ce point, en Europe, la véhémence et l’acuité que celui entre Palestiniens et Israéliens ; pas plus, les massacres de masse en Tchétchénie, ni ceux lors des nombreuses guerres en Ex-Yougoslavie, ni les meurtres de Musulmans aux mains des Serbes et des Croates. »
« Depuis la Seconde Guerre Mondiale – et particulièrement depuis l’avènement de la Nouvelle Gauche à la fin des années 1960 – l’antisémitisme de gauche a avancé opportunément sous le masque de l’antisionisme. Cependant, la haine de la gauche européenne contre Israël est devenue beaucoup plus puissante au cours des dernières 15-20 années pour une raison cruciale : C’est le langage et le discours de la gauche – et non celui de la droite – qu’adoptent les courants dominants en Europe. »
« Si quiconque devait faire la liste des principaux symboles qui définissent le cœur, ce qu’être de gauche signifie, ces temps-ci, être un progressiste, il ne fait aucun doute qu’une antipathie active envers Israël et les États-unis se trouverait inscrite sur cette liste. Ces deux hostilités planeraient sans doute tout près du sommet, plutôt qu’en fin de liste.
Le fait désolant, c’est qu’une détestation et un mépris d’Israël et des États-unis sont devenus aussi essentiels pour s’affirmer progressiste que la redistribution des revenus, la défense des droits des travailleurs, la protection de l’environnement, le plaidoyer en faveur des gays et des lesbiennes, et le féminisme ».

Actualité

 

TRÈS TRISTE NOUVELLE: LE RAV AHIAD ETTINGER HY”D A SUCCOMBÉ À SES BLESSURES

LPH INFO
Par Shraga Blum
Mars 18, 2019

Le rav Ahiad Ettinger hy”d, très gravement blessé dimanche lors de l’attentat d’Ariel a finalement succombé à ses blessures. Malgré tous leurs efforts, les médecins n’ont pas réussi à le sauver.
Sa famille a publié le communiqués suivant: “C’est avec une immense peine que sa famille annonce le décès du rav Ahiad Ettinger hy”d, qui est tombé pour la Sanctification du Nom sous les balles d’un misérable assassin. Le rav Ahiad hy”d avait fait preuve d’un immense courage lors de l’attentat en rassemblant ses forces pour tenter de neutraliser le terroriste. Nous remercions l’équipe médicale et le personnel soignant de l’hôpital Beillinson, les secouristes du Magen David Adom, les services de sécurité de Samarie ainsi que toutes celles et ceux qui ont prié depuis dimanche pour sa guérison”.
Le rav Ahiad Ettinger hy”d (47) laisse derrière lui son épouse et douze enfants.
Son beau-frère a raconté comment le rav Ahiad Ettinger hy”d avait vu le terroriste de loin, avait ensuite fait demi-tour avec sa voiture pour tenter de le renverser et avait même tiré dans sa direction. Mais le terroriste a réussi à s’enfuir non sans avoir tiré en direction du rav, le touchant à la tête.

IMPORTANT SOMMET QUADRIPARTITE À JÉRUSALEM

Mars 20 2019
LPH INFO
Par Shraga Blum

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est arrivé mercredi en Israël où il entame une tournée dans la région. Il s’est déjà entretenu en tête à tête avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou et les deux hommes se rendront jeudi au Kotel ainsi que dans les Tunnels du Kotel.
Mike Pompeo a également assisté au sommet tripartite Israël-Grèce-Chypre qui a lieu cette année à Jérusalem, réunissant le Premier ministre Binyamin Netanyahou, le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président chypriote Níkos Anastasiádis. C’est la première fois qu’un représentant extérieur à cette structure assistait à cette réunion. A ce sommet important étaient également présents le ministre israélien de l’Energie Youval Steinitz, le ministre des Transports et (par interim) des Affaires Etrangères Israël Katz, plusieurs ministres concernés chypriotes et grecs, les ambassadeurs en Israël des trois pays invités ainsi que les ambassadeurs d’Israël à Athènes et Nicosie.
Dans son discours de bienvenue, le Premier ministre israélien a rappelé que cette alliance date d’il y a quelques années déjà et qu’elle est devenue l’une des alliances les plus solides de la région si ce n’est du monde. “Nous coopérons sur presque tous les sujets, depuis les pompiers jusqu’à l’énergie” a souligné Binyamin Netanyahou. Il a également insisté sur l’importance du projet de gazoduc EastMed: “Ce gazoduc sera bénéfique pour nos économies, il renforcera la stabilité et le bien-être de nos citoyens et variera les sources d’approvisionnement en énergie de l’Europe”.
Après avoir adressé des paroles de bienvenue à Mike Pompeo, le chef du gouvernement israélien a souligné l’importance de sa présence à ce sommet ainsi que du soutien américain à ce projet grandiose.
De son côté, le chef de la diplomatie américaine a dit combien cette alliance entre ces trois pays était importante pour la région: “La Russie, l’Iran et la Chine tentent de renforcer leur empreinte au Moyen-Orient. Les Etats-Unis voient dans l’alliance entre vos trois pays un élément très important dans la garantie de la stabilité régionale. Les pays appartenant à la liberté de marché travailleront ensemble pour le succès du Moyen-Orient”.

 

TRUMP VEUT RECONNAÎTRE LA SOUVERAINETÉ D’ISRAËL SUR LE GOLAN

Radio Canada
jeudi 21 mars 2019

Le président américain s’est tourné vers Twitter pour plaider en faveur d’une reconnaissance américaine du Golan, conquis, puis annexé par Israël, comme territoire israélien. La position de Donald Trump, allié indéfectible d’Israël, marque un virage politique majeur pour la diplomatie américaine dans ce dossier sensible.
« Après 52 ans, il est temps pour les États-Unis de reconnaître totalement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, qui est d’une importance stratégique essentielle pour la sécurité de l’État d’Israël et la stabilité de la région! » a écrit le président américain sur Twitter, au moment même où le secrétaire d’État, Mike Pompeo, se trouvait à Jérusalem.
La déclaration de Donald Trump a immédiatement été saluée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui pourra se targuer d’une victoire diplomatique, à moins de trois semaines des élections législatives en Israël.
Le plateau du Golan a en partie été occupé par l’armée israélienne lors de la guerre des Six Jours en 1967, après avoir chassé les forces syriennes. Israël l’a annexé en 1981, s’attirant alors les condamnations de l’ONU. Par la suite, la communauté internationale n’a jamais reconnu cette annexion.
L’administration Trump avait donné des indices en faveur de ce revirement diplomatique au cours des derniers mois. Un rapport du département d’État publié il y a 10 jours évoquait les territoires « contrôlés » plutôt qu’« occupés » par Israël pour désigner le Golan, la Cisjordanie et la bande de Gaza, comme le veut la diplomatie américaine depuis des décennies.
En novembre dernier, Washington a pour la première fois voté contre une résolution de l’ONU considérant l’annexion israélienne du Golan « nulle et non avenue ». C’est le seul pays à avoir voté contre aux côtés d’Israël.
Israël a récemment accusé le Hezbollah, l’un de ses ennemis, d’établir secrètement dans le Golan syrien, près du territoire sous son contrôle, un réseau militaire commandé par une figure du mouvement chiite libanais.
Riche en eau, le plateau du Golan, également frontalier du Liban et de la Jordanie, surplombe la Galilée et le lac de Tibériade du côté contrôlé par Israël et commande la route vers Damas du côté syrien.
Au milieu des années 1960, l’enjeu de l’eau constituait l’une des principales causes du contentieux israélo-syrien, Damas accusant Israël d’avoir détourné les sources du Jourdain.
Nétanyahou jubilee
« Alors que l’Iran cherche à se servir de la Syrie comme d’une plateforme pour détruire Israël, le président Trump reconnaît courageusement la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Merci, président Trump », a écrit Benyamin Nétanyahou sur Twitter.
« Vous avez fait l’histoire », lui a-t-il dit ensuite lors d’un entretien téléphonique, d’après le bureau du premier ministre.
L’OLP craint un bain de sang
Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine, le négociateur Saeb Erekat, a pour sa part dénoncé les intentions du président Trump. « De quoi demain sera-t-il fait? De déstabilisation et de bain de sang dans la région », a-t-il prédit sur Twitter.
Le plaidoyer de Donald Trump a en revanche été accueilli avec enthousiasme par le sénateur républicain Lindsay Graham, qui est l’un de ses plus ardents partisans.
« Je tenterai […] de faire en sorte que le Congrès vous suive », a-t-il indiqué sur Twitter.
En décembre dernier, trois sénateurs républicains ont présenté une résolution non contraignante visant à faire reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan, en représailles à l’« assassinat de civils » et l’« utilisation d’armes de destruction massive », mais aussi pour contrer la menace que pose l’Iran à la sécurité d’Israël et des États-Unis.
L’ancien ambassadeur américain en Israël Martin Indik, qui a par le passé agi comme négociateur dans les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, a déploré un « geste gratuit » de la part du président Trump.
Poutine utilisera ce prétexte pour justifier l’annexion de la Crimée par la Russie; la droite israélienne l’utilisera comme prétexte pour l’annexion de la Cisjordanie par Israël.
Martin Indik, cité par le New York Times
Un soutien sans cesse renouvelé
Attendu à la Maison-Blanche en début de semaine prochaine, le premier ministre israélien a réitéré avec insistance sa demande pour une reconnaissance du Golan comme territoire israélien au cours des dernières semaines.
Au pouvoir depuis une décennie, M. Nétanyahou met inlassablement en avant sa relation privilégiée avec le locataire de la Maison-Blanche et s’en sert d’argument de campagne, présentant les gains israéliens comme des succès personnels dont ses concurrents seraient incapables.
Ce n’est pas la première fois que le président Trump prend ainsi parti pour Israël de façon aussi marquée.
En décembre 2017, les États-Unis ont rompu avec près de sept décennies de diplomatie américaine et internationale en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël, , au grand dam notamment des dirigeants palestiniens. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait alors gelé les relations avec l’administration Trump.
Les États-Unis avaient inauguré leur ambassade à Jérusalem, auparavant à Tel-Aviv, cinq mois plus tard dans un climat tendu. Selon le ministère de la Santé de Gaza, l’armée israélienne avait tué 58 Palestiniens dans la bande de Gaza au cours de manifestations monstres dénonçant cette décision.
Le gouvernement américain a également cessé son aide financière à l’Autorité palestinienne, ainsi que ses contributions à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
Au début du mois, les États-Unis ont fermé leur consulat général à Jérusalem, qui faisait office d’ambassade de fait auprès des Palestiniens. Il a été absorbé par l’ambassade américaine. Les États-Unis sont ainsi devenus l’une des seules grandes puissances à ne pas avoir de représentation diplomatique consacrée spécifiquement aux Palestiniens.
Les conseillers de Donald Trump disent avoir élaboré un nouveau plan de paix pour le Proche-Orient, qui devrait être dévoilé après les élections israéliennes.

 

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!