D’UNE CAPITALE À L’AUTRE

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LE DROIT LÉGITIME D'ISRAËL SUR JÉRUSALEM EST SOUVENT FALSIFIÉ. HUIT MYTHES SUR « L'OCCUPATION DE JÉRUSALEM »

Dore Gold,

Europe-Israel, 28 mai 2015

              

Le droit naturel et légitime d’Israël sur Jérusalem est souvent falsifié, interprété par des mensonges et une désinformation systématique. La question de l’avenir de Jérusalem est sensible sur plusieurs plans et elle demeure toujours un sujet controversé dans toute négociation régionale et internationale.

 

Pourtant, depuis la création de l’Etat juif, et même avant, les droits souverains d’Israël sur Jérusalem sont bien ancrés dans l’Histoire et le Droit international. Hélas, il existe de nombreux Israéliens insuffisamment conscients de leurs droits. De fait, voici 8 points que vous devriez connaître à propos de notre combat pour Jérusalem :

 

Une majorité juive à Jérusalem existait déjà cent ans avant l’unification de la Ville. Un siècle avant la création de l’Etat d’Israël, il existait une majorité juive à Jérusalem. Toutes les sources et documents confirment que jusqu’aux années 1860 les Juifs constituaient une majorité dans la Ville sainte.

 

A la veille de la Première Guerre mondiale, les Juifs y représentaient près de 60% de la population, d’après les données du Mandat britannique, 40% étant répartis entre Chrétiens et Musulmans. Selon des recensements sur la population de la Ville, faits séparément par la Jordanie et par Israël en 1961 (six ans avant la guerre des Six Jours) 72% étaient Juifs, 22% musulmans et 5% chrétiens.

 

La Résolution 181 de l’ONU de 1947 et l’internationalisation de Jérusalem : une résolution retirée de l’ordre du jour face à l’invasion d’Israël par sept Etats arabes. La proposition faite en 1947 par l’ONU d’internationaliser Jérusalem en corpus separatum et qui figure en annexe de la Résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU, n’était qu’une recommandation non-contraignante. Il était prévu que 10 ans plus tard un référendum devait se tenir pour l’ensemble des résidents sur la question de la souveraineté de la Ville.

 

Soulignons qu’en 1948, lors du siège de Jérusalem imposé aux habitants juifs de la ville par les envahisseurs arabes, l’ONU fut complètement indifférente à leur sort. De fait, Israël a considéré que la proposition de l’internationalisation de Jérusalem manquait de fondement moral et deviendrait « nulle et non avenue » comme l’avait affirmé à l’époque le Premier ministre David Ben Gourion. La partie arabe a été définie comme agresseur en 1948 et en 1967 par les instances internationales

 

L’invasion des pays arabes en 1948 a été définie comme un « acte d’agression » par le Secrétaire général de l’ONU. De même, en juin 1967, ce sont bien les Jordaniens qui ont déclenché la guerre sur le front Est. Ils avaient demandé à des divisions égyptiennes de combattre en Cisjordanie et ont permis à l’armée irakienne de traverser le territoire du royaume hachémite par les ponts du Jourdain.

 

Soulignons que le gouvernement israélien avait à deux reprises demandé, par l’intermédiaire des représentants de l’ONU, d’arrêter les hostilités mais les Jordaniens ont refusé et intensifié les tirs. En décidant d’entrer à Jérusalem-Est, Israël a donc commis un acte de légitime défense.

 

Après la guerre de 1967, l’ONU a voté en faveur d’Israël – contre l’Union soviétique et les Etats arabes. Après la guerre des Six Jours, l’Union soviétique a compris qu’elle n’était plus capable de défendre ses protégés arabes, et donc, elle a tenté sans succès de présenter Israël comme agresseur. Elle a déposé en ce sens, à deux reprises, une requête au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale, mais au moment du vote en séance plénière de l’Assemblée, seuls 36 pays ont soutenu sa requête et 80 ont voté contre.

 

Cela signifiait clairement que la communauté internationale avait bien compris qu’Israël avait agi en légitime défense. Ce vote a évidement des implications en Droit international et offre à Israël des avantages spécifiques.

 

TURQUIE: L'IMPACT DES ELECTIONS SUR LES RELATIONS AVEC ISRAËL

Réd.

i24news, 8 juin 2015

Jérusalem se frotte les mains du revers électoral d'Erdogan et de l'arrivée des Kurdes au parlement

Israël avait du mal à cacher son plaisir, voire sa joie des déconvenues électorales du parti islamiste du président turc Recep Tayyip Erdogan.

De hauts responsables israéliens se sont littéralement frottés les mains après après l'annonce du sérieux revers du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur).

Durant la campagne, Erdogan avait à plusieurs reprises attaqué Israël et n'avait pas hésité à lancer des commentaires antisémites.

Cependant, affirme le site Ynet, la réponse à la question de savoir dans quelle mesure le résultat de ces élections aura un impact sur les relations entre Ankara et Jérusalem, n'est pas univoque.

Selon les résultats définitifs,l'AKP est arrivé sans surprise en tête du scrutin mais n'a recueilli que 40,7% des suffrages et 258 sièges de députés sur 550, le contraignant pour la première fois à former un gouvernement de coalition, ce qui met fin aux espoirs du "sultan" Erdogan de modifier le système électoral pour donner davantage de pouvoirs au président.

Selon des spécialistes des affaires israélo-turques, il se pourrait que le résultat du scrutin ait une incidence positive sur les relations actuellement détestables entre les deux pays. En effet, l'AKP se voit contraint de former une coalition avec un ou plusieurs des partis représentés au parlement, les nationalistes, les Kurdes et les sociaux-démocrates. Or ces trois partis ont tous critiqué la gestion diplomatique d'Erdogan et de son parti à l'égard d'Israël, estimant que, dans la crise et les troubles qui secouent actuellement le Proche et le Moyen-Orient, la Turquie aurait dû se rapprocher d'Israël, en particulier face à l'Iran, l'ennemi commun.

Toujours selon certains de ces spécialistes, l'entrée d'un de plusieurs de ces partis dans la coalition, devrait contraindre Erdogan à modérer son hostilité à l'égard de l'Etat hébreu, un signe dans ce sens pouvant être l'attribution du portefeuille des Affaires étrangères à un membre issu d'un des partis se joignant à la coalition.

Mais d'autres estiment que le président turc avait l'intention de réchauffer les relations avec Jérusalem après les élections, un sentiment par d'autres spécialistes qui pensent que tant qu'Erdogan sera au pouvoir il n'y a aucune chance d'une normalisation des rapports entre la Turquie et Israël.

Tout le monde est d'accord pour affirmer que le président Erdogan a intérêt à revigorer les relations entre les deux pays et à reprendre les négociations en vue de trouver une solution pour mettre fin à la brouille intervenue après l'affaire du Marmara en mai 2010.

Erdogan pourrait dorénavant devoir s'impliquer davantage pour assurer sa survie politique que pour combattre Israël, néanmoins on peut craindre que se trouvant en position de faiblesse il pratique la politique du "bouc émissaire" à l'égard d'Israël pour consolider le front de ses supporters.

Un nouvel élément, inattendu, dont il va falloir tenir compte, est l'arrivée dans le paysage politique turc du parti kurde HDP (Parti démocratique du peuple), qui a largement franchi la barre des 10% imposée aux partis pour obtenir un siège sur les bancs du Parlement. Avec 13% des voix, il en obtient 79.

Il se pourrait en effet que le succès des Kurdes en Turquie donne des idées et surtout un élan nouveau aux Kurdes d'Irak et de Syrie vers leurs velléités d'indépendance.

Si les Kurdes turcs entraient dans le nouveau gouvernement qui sera vraisemblablement formé par le Premier ministre sortant Ahmet Davutoglu, cela pourrait avoir un impact positif pour Israël.

La dernière alternative reste cependant de nouvelles élections, car les trois partis, sociaux-démocrate, nationaliste et kurde, ont pour le moment annoncé qu'ils ne participeraient pas à une coalition avec les islamo-conservateurs.

                   LE MOYEN-ORIENT ET LE GRAND BAZAR DES ARMES

David Bensoussan

Le Devoir, 25 mai 2015

 

Tout comme les ventes de pétrole, les ventes d’armes jouent un rôle prépondérant dans les orientations politiques des grandes puissances au Moyen-Orient. Ces ventes influent grandement sur leur position respective dans cette région du monde et expliquent certains de leurs réalignements de l’heure.

 

 

De 1965 à 1989, les achats d’armes se faisaient dans le contexte de la « guerre froide », les États-Unis voulaient protéger les pays pétroliers et l’URSS cherchait à cerner et à déstabiliser ces derniers. Les principaux acheteurs d’armes furent l’Irak (93 milliards de dollars), l’Arabie saoudite (62 milliards), l’Iran (51 milliards), la Syrie (46 milliards). Lors de la guerre du Golfe, les frappes américaines s’avérèrent d’une telle efficacité chirurgicale que les acheteurs d’armes se désintéressèrent momentanément de toute acquisition d’armes soviétiques. Or, l’ampleur du marché des ventes d’armes est stupéfiante : les pays non industrialisés dépensent trois fois plus en armement que les pays industrialisés bien qu’en matière d’entretien l’infrastructure technologique soit souvent défaillante. Ainsi, les achats d’armes considérables de la Libye au cours des dernières décennies (près de 50 milliards) n’ont pas pu servir durant la révolte qui a mis fin au régime de Kadhafi. Aujourd’hui, ces armes se trouvent aux mains des milices radicales et sont mises en vente au marché noir.

 

 

Le marché iranien : À la suite du démantèlement de l’Union soviétique, l’alignement des pays de l’Europe de l’Est sur l’Union européenne et l’OTAN a grandement frustré la Russie. En outre, aux yeux des Russes, l’intervention de l’OTAN en Libye leur a fait perdre un marché lucratif de plusieurs milliards. C’est la raison pour laquelle la Russie s’accroche aux ventes d’armes à l’Iran qui finance également les achats d’armes de la Syrie. Depuis 1995, 70 % des armements iraniens proviennent de la Russie. Le maintien du statu quo en Syrie garantit à la Russie le monopole des marchés syriens et iraniens.

 

De son côté, profitant des sanctions économiques internationales imposées à l’Iran, la Chine pénètre de plus en plus dans le marché iranien et ne souhaite pas l’instabilité dans le Golfe qui répond à ses besoins d’énergie grandissants. Cela peut expliquer la raison du veto de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité de l’ONU, empêchant la prise de sanctions contre les massacres perpétrés par le régime syrien.

 

Le désengagement américain : Les États-Unis sont déçus du comportement de la Turquie à son égard, particulièrement en ce qui a trait à la guerre contre l’État islamique, la Turquie ne permettant pas l’utilisation des bases américaines sur son territoire. Le bilan de l’intervention américaine en Irak et en Afghanistan, coûteuse, à bien des égards est désastreux.

 

Par ailleurs, des pays pétroliers financent des mouvements islamiques radicaux antiaméricains. Pour les États-Unis, le Moyen-Orient n’est plus aussi vital au regard de ses intérêts qu’il l’a été par le passé, car les techniques de fracturation hydraulique rendent les États-Unis de plus en plus autonomes quant à leurs besoins en matière d’hydrocarbures. Or, en se retirant de l’Afghanistan et de l’Irak, les États-Unis laissent le champ libre à l’Iran, qui est capable de bloquer les pétroliers du Golfe. Les constructions de pipelines terrestres menant directement à Oman à l’embouchure du Golfe, sont une façon de se prémunir des conséquences d’une attaque iranienne et de minimiser l’implication de l’Amérique.

 

 

Un marché croissant : À elle, seule, l’Arabie saoudite a acheté 500 milliards d’armes dans les vingt dernières années, les trois quarts aux États-Unis. Les ventes d’armes globales pour l’année 2014 se sont chiffrées à 64,4 milliards, soit une augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente. Les États-Unis viennent en tête des exportateurs d’armes avec 23,7 milliards, suivis par la Russie (15 milliards). L’Arabie saoudite a été en tête des importateurs d’armes (6,5 milliards), suivie par l’Inde (5,8 milliards), la Chine et les Émirats arabes unis. Les ventes d’armes durant l’année 2014 mettent en évidence l’augmentation substantielle des achats d’armes des pays pétroliers, achats que l’on peut attribuer à la crainte du désintérêt relatif des États-Unis de cette région du monde de même qu’à celle de l’expansion iranienne. De nouveaux contrats de ventes d’armes françaises financées par les pays pétroliers — le Qatar (7 milliards), le Liban (3 milliards), l’Égypte (1 milliard) et l’Arabie (4 milliards) — viennent souligner l’insatisfaction des pays du Golfe envers les États-Unis. Ils sont en voie de rendre la France seconde exportatrice mondiale d’armements et ne sont sûrement pas étrangers au durcissement de la position de la France vis-à-vis de l’accord des 5+1 et de l’Iran, relatif au développement des technologies nucléaires en Iran.

 

Les ressources du Moyen-Orient desservent peu les populations soumises au régime quasi féodal des pays pétroliers, aux dictatures ou aux ambitions croissantes de la semi-théocratie iranienne. Pour l’instant, le statu quo en Syrie arrange la Russie et la Chine. Il y a grand risque que le retrait relatif des États-Unis fasse basculer la région aux mains de l’Iran une fois que les sanctions internationales contre ce pays seront levées. Les pays du Golfe seraient alors tentés de chercher à se procurer un parapluie nucléaire.

SARKOZY JUGE DANGEREUX DE PASSER PAR L’ONU

Réd.

Times of Israel,  8 juin 2015

 

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a jugé « dangereux » lundi à Jérusalem le projet du gouvernement de son pays de passer par une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de relancer l’effort de paix entre Israéliens et Palestiniens.

 

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Sarkozy, en visite d’une journée en Israël et dans les Territoires palestiniens, a aussi qualifié ce projet « d’erreur ».

 

« Je verrai quand elle sera présentée », a déclaré Sarkozy à la presse en parlant d’une possible résolution française.

 

« Mais (cela) me semble toujours curieux lorsqu’on prend des initiatives sans demander le soutien, l’avis des gens qui sont concernés ; ça me paraît dangereux parce que, qui peut imaginer qu’on pourra contraindre Israéliens et Palestiniens à faire la paix sans eux ; c’est eux qui doivent faire la paix ».

 

« La paix ici viendra d’abord des Israéliens et des Palestiniens eux-mêmes et tout ce qui sera fait de l’extérieur, me semble-t-il, sans leur accord, sans leur soutien (..) serait une erreur », a-t-il ajouté, assurant qu’il « reste attaché à l’idée de deux Etats-nations vivant en paix côte à côte ».

 

Sarkozy, qui s’exprimait devant les journalistes à l’occasion d’une visite d’entreprise, avait auparavant rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la matinée. Ce dernier est farouchement opposé à ce que le Conseil de sécurité intervienne dans le conflit israélien-palestinien et soutient que celui-ci doit être résolu par des discussions bilatérales.

 

De telles discussions, sous l’égide américaine, ont avorté en avril 2014. Les Palestiniens ont tenté d’avoir recours au Conseil de sécurité fin 2014, sans succès.

 

Devant le constat d’un status quo intenable selon elle, la France veut un accompagnement international pour une relance des discussions de paix. Elle devrait, après le 30 juin, reprendre ses efforts pour faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution qui fixerait un calendrier et des paramètres de négociations.

 

Sarkozy devait rencontrer dans l’après-midi le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah.

 

CHOMAGE ? EN ISRAËL LE TAUX DE CHOMAGE TOMBE A 4,9% EN AVRIL

Jacques Bendelac

Europe Israel,  28 mai 2015

           

Le chômage est tombé à 4,9% en avril, un des taux les plus bas jamais enregistré en Israël.

 

Le travail féminin en serait la principale explication.

Au mois d’avril, Israël comptait 187 000 chômeurs; le taux de chômage est donc retombé à 4,9% de la population active, contre 5,2% pour le mois de mars. Les chiffres que publie l’Institut de la Statistique sont sans équivoque : le chômage en Israël est en chute libre.

En ce début 2015, Israël serait dans une situation proche du plein-emploi, qui se caractérise par un chômage frictionnel ou naturel: c’est un élément normal du fonctionnement du marché du travail puisqu’il existe toujours des personnes cherchant un emploi pendant une courte durée.

Population active en hausse

Les résultats de la dernière enquête-emploi révèlent que de plus en plus d’Israéliens travaillent. En avril, l’effectif de population active a atteint 3.636.000 personnes, soit 1,3% de plus qu’en mars.

L’augmentation de la population active aurait été possible grâce à l’élargissement de l’emploi à temps plein : en avril, les Israéliens travaillant à temps plein étaient plus nombreux de 0,9% qu’en mars, soit un supplément de 26.000 salariés à temps plein.

En revanche, l’effectif de salariés à mi-temps semble stagner; en avril, les Israéliens à mi-temps ont augmenté de 5.000 individus seulement, soit une progression de 0,7% par rapport à mars.

Plus de femmes à temps plein

L’enquête de l’Institut de la statistique révèle une autre nouvelle tendance : une forte progression des effectifs de salariés a été enregistrée parmi les femmes travaillant à temps plein. En avril, 67,9% des femmes travaillaient à temps plein, contre 67,1% au mois de mars.

Chez les hommes en revanche, les chiffres indiquent un recul du travail à temps plein: en avril, 86,8% des hommes occupaient un emploi à temps plein, contre 87,2% en mars.

Résultat : le taux de chômage parmi la population israélienne de plus de 15 ans est plus faible chez les femmes que les hommes. En avril, 5% des hommes étaient au chômage (contre 5,1% en mars); par contre, seulement 4,7% des femmes étaient au chômage en avril, contre 5,4% en mars.

 

Shabbat Shalom  à tous nos lecteurs!