«EN EXAGÉRANT LA SOUFFRANCE DES PALESTINIENS, ET EN BLÂMANT LES JUIFS, L’ONU A ÉTOUFFÉ LES CRIS DE CEUX QUI SOUFFRENT À UNE BIEN PLUS GRANDE ÉCHELLE.» (Simon Deng, ex-esclave Soudanais)

 

 

 

 

QUI SOUFFRE (LE PLUS) DE LA POLITIQUE ANTI-ISRAÉLIENNE DE L’ONU?
Simon Deng
JForum.fr, 22 novembre 2011

Ce sont les paroles de Simon Deng, qui a été un esclave soudanais. Il s’est adressé à la conférence de «Durban III» à New York sur «Les périls de l’intolérance globale» le 22 septembre 2011. Il dit, avec raison, que le procès démesuré fait à Israël se fait au détriment de toutes les victimes du racisme arabo-musulman.

 

Je tiens à remercier les organisateurs de cette conférence, les Périls de l’Intolérance Mondiale. C’est un grand honneur pour moi et c’est vraiment un privilège d’être parmi les distingués conférenciers aujourd’hui. Je suis venu ici en tant qu’ami de l’État d’Israël et du peuple juif.

Je suis venu pour protester contre cette conférence de Durban qui est basée sur un ensemble de mensonges. Elle est organisée par des nations qui sont-elles-mêmes coupables des pires sortes d’oppression. Elle n’aidera pas les victimes du racisme. Elle isolera seulement et visera l’État juif. C’est un outil des ennemis d’Israël. L’ONU est devenue un outil contre Israël. Depuis plus de 50 ans, 82 pour cent des réunions d’urgence de l’Assemblée générale de l’ONU n’ont fait que condamner un État – Israël. Hitler en serait très heureux.

 

La Conférence de Durban est un outrage. Tous les honnêtes gens le savent. Mais les amis, je viens ici aujourd’hui avec une idée radicale. Je viens vous dire qu’il y a des peuples qui souffrent de l’anti-israélisme de l’ONU, bien plus que les Israéliens. J’appartiens à l’un de ces peuples. S’il vous plaît écoutez-moi.

 

En exagérant la souffrance des Palestiniens, et en blâmant les Juifs, l’ONU a étouffé les cris de ceux qui souffrent à une bien plus grande échelle. Depuis plus de cinquante ans, la population indigène noire du Soudan – Chrétiens et Musulmans – ont été les victimes de la brutalité, des régimes racistes arabo-musulmans à Khartoum. Au Sud Soudan, mon pays natal, environ 4 millions d’hommes innocents, de femmes et d’enfants ont été massacrés de 1955 à 2005. Sept millions ont été victimes d’un nettoyage ethnique et ils sont devenus le plus grand groupe de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

L’ONU est préoccupée par les soi-disant réfugiés palestiniens. Elle a dédié un organisme distinct rien que pour eux. Et ils bénéficient d’un privilège spécial. Pendant ce temps, mon peuple, ethniquement nettoyé, assassiné et asservi, est relativement ignoré. L’ONU refuse de dire au monde la vérité sur les causes réelles des conflits au Soudan. Qui sait vraiment ce qui se passe au Darfour?

 

Ce n’est pas un «conflit tribal». Il s’agit d’un conflit enraciné dans le colonialisme arabe bien connu en Afrique du Nord. Au Darfour, une région dans le Soudan occidental, tout le monde est musulman. Tout le monde est musulman parce que les Arabes ont envahi l’Afrique du Nord pour convertir les peuples autochtones à l’islam. Aux yeux des islamistes à Khartoum, les habitants du Darfour ne sont pas assez musulmans. Et les habitants du Darfour ne veulent pas être arabisés. Ils aiment leurs propres langues africaines, leurs vêtements et leurs coutumes. La réponse arabe est un génocide! Mais personne à l’ONU dit la vérité au sujet du Darfour.

 

Dans les monts Nuba, une autre région du Soudan, le génocide a pris place alors que je vous parle. Le régime islamiste de Khartoum cible les noirs Africains – Musulmans et Chrétiens. Personne à l’ONU ne dit la vérité au sujet des monts Nuba.

 

Entendez-vous l’ONU condamner le racisme arabe contre les Noirs?

Qu’est-ce que vous trouvez sur les pages du New York Times, ou dans le dossier des condamnations de l’ONU? Seulement «les crimes israéliens» et la souffrance palestinienne. Mon peuple a été évincé des Unes des journaux au profit d’une exagération de la souffrance palestinienne. Ce que fait Israël est dépeint comme un péché en Occident. Mais la vérité est que le vrai péché arrive lorsque l’Occident nous abandonne: nous, les victimes de l’apartheid arabe/islamique.

 

L’esclavage a été pratiqué pendant des siècles au Soudan. Il a été réanimé comme un outil de guerre dans les années 90. Khartoum a déclaré le djihad contre mon peuple et pour le légitimer ils ont pris des esclaves comme butin de guerre. Les milices arabes ont été envoyées pour détruire les villages du Sud et ont été encouragées à prendre les femmes africaines et les enfants comme esclaves. Nous pensons qu’environ 200.000 ont été enlevés, transportés au Nord et vendus comme esclaves.

 

Je suis une preuve vivante de ce crime contre l’humanité.Je n’aime pas parler de mon expérience en tant qu’esclave, mais je le fais car il est important que le monde sache que l’esclavage existe encore aujourd’hui.

 

Je n’avais que neuf ans quand un voisin arabe nommé Abdullahi m’a amené par ruse avec lui sur un bateau. Le bateau s’est arrêté dans le Nord Soudan où il m’a donné en cadeau à sa famille. Pendant trois ans et demi j’ai été leur esclave subissant les choses qu’aucun enfant ne devrait subir: brutalité, humiliation, coups, travaillant sans relâche; dormant à même le sol avec les animaux, mangeant les restes de la famille. Pendant ces trois ans, j’ai été incapable de dire le mot «non». Tout ce que je pouvais dire était «oui», «oui», «oui».

 

Les Nations Unies connaissaient l’asservissement du Sud Soudan par les Arabes. Leur propre personnel l’a signalé. Il y a eu l’UNICEF – sous la pression d’un groupe juif américain anti-esclavage – seize ans pour reconnaître ce qui se passait. Je tiens à remercier mon ami le Dr Charles Jacobs pour mener la lutte anti-esclavagiste.

 

Mais le gouvernement soudanais et la Ligue arabe ont fait pression sur l’UNICEF, et l’UNICEF a fait marche arrière, et a commencé à critiquer ceux qui ont travaillé à la libération des esclaves soudanais. En 1998, le Dr Gaspar Biro, les courageux rapporteurs spéciaux de l’ONU pour les Droits de l’homme qui ont signalé l’esclavage au Soudan, ont démissionné pour protester contre les actions de l’ONU.

 

Mes amis, aujourd’hui, des dizaines de milliers de noirs Sud-Soudanais servent encore leurs maîtres dans le Nord et l’ONU est silencieuse à ce sujet. Elle offenserait l’OCI et la Ligue arabe.

 

En tant qu’ancien esclave et victime de la pire espèce de racisme, permettez-moi d’expliquer pourquoi je pense que dire qu’Israël est un État raciste est absolument absurde et immoral.

 

J’ai été en Israël à cinq reprises pour visiter les réfugiés soudanais. Laissez-moi vous dire ce qu’ils sont devenus là-bas. Ce sont des Soudanais qui ont fui le racisme arabe, en espérant trouver un abri en Égypte. Ils ont eu tort. Lorsque les Forces de sécurité égyptiennes ont abattu 26 réfugiés noirs au Caire, qui protestaient contre le racisme égyptien, les Soudanais se sont rendus compte que le racisme arabe au Caire est le même que celui de Khartoum. Ils avaient besoin d’un abri et ils l’ont trouvé en Israël. Tout en esquivant les balles des patrouilles égyptiennes frontalières, ils ont marché de très longues distances, l’espoir des réfugiés était d’atteindre le côté israélien de la barrière où ils savaient qu’ils seraient en sécurité.

 

Les Musulmans noirs du Darfour ont choisi Israël à tout autres pays arabo-musulmans de la région. Savez-vous ce que cela signifie!!!?? Et les Arabes disent qu’Israël est raciste!?

 

En Israël, les Soudanais noirs, Chrétiens et Musulmans ont été accueillis et traités comme des êtres humains. Il suffit d’y aller et leur demander, comme je l’ai fait. Ils m’ont dit que par rapport à la situation en Égypte, Israël est le «Paradis».

 

Israël, un État raciste? Pour mon peuple, des gens qui connaissent ce qu’est le racisme – la réponse est absolument, non! Israël est un État composé de personnes aux couleurs de l‘arc-en-ciel. Les Juifs eux-mêmes sont de toutes les couleurs, même noir. J’ai rencontré des Juifs Éthiopiens en Israël. De beaux Juifs noirs.

 

Donc oui… Je suis venu ici aujourd’hui pour vous dire que les gens qui souffrent le plus de la politique anti-israélienne de l’ONU ce ne sont pas les Israéliens, mais tous ces peuples que l’ONU ignore au profit de son grand mensonge contre Israël: nous, les victimes d’abus arabo-musulmans; les femmes, les minorités ethniques, les minorités religieuses, les homosexuels, dans le monde arabo-musulman. Ceux-ci sont les plus grandes victimes de la haine contre Israël de l’ONU.

 

Regardez la situation des Coptes en Égypte, celle des Chrétiens en Irak, au Nigeria et en Iran, les hindous et les Bahaïs qui souffrent de l’oppression islamique. Les Sikhs. Nous – Une coalition arc-en-ciel de victimes, cibles des djihadistes – tous en souffrance! Nous sommes ignorés, nous sommes abandonnés. Alors que le gros mensonge contre les Juifs peut aller de l’avant.

 

En 2005, j’ai visité un des camps de réfugiés au Sud Soudan. J’ai rencontré une jeune fille âgée de douze ans qui m’a parlé de son rêve. Dans son rêve elle voulait aller à l’école pour devenir médecin. Et puis, elle voulait visiter Israël. J’ai été choqué. Comment une fille de réfugiés qui a passé la plupart de sa vie dans le Nord connaissait Israël? Quand je lui ai demandé pourquoi elle voulait se rendre en Israël, elle m’a dit «C’est notre peuple». Je n’ai jamais été capable de trouver une réponse à ma question.

 

Le 9 janvier 2011 le Sud-Soudan est devenu un État indépendant. Pour le Sud-Soudan, cela signifie la fin de l’oppression, de la brutalité, de la diabolisation, de l’islamisation, de l’arabisation et de l’asservissement.

 

De la même façon, les Arabes continuent de nier aux Juifs leur droit souverain à leur patrie et la conférence de Durban III se poursuit en niant la légitimité d’Israël.

 

En tant qu’ami d’Israël, je vous fais part d’une nouvelle de mon Président, le Président de la République du Sud-Soudan, Salva Kiir – a publiquement déclaré qu’une ambassade sera construite en Israël – pas à Tel-Aviv, mais à Jérusalem, capitale éternelle du peuple juif.

 

Je tiens également à vous assurer que ma propre nouvelle nation, et l’ensemble de ses gens, s’opposeront aux forums racistes comme Durban III. Nous nous opposerons tout simplement en disant la vérité. Notre vérité.

 

Mes amis juifs m’ont appris quelque chose que je veux vous dire maintenant.

 

AM YISRAEL CHAI !

 

Le Peuple d’Israël est Vivant ! Merci.

LA CONDITION DES COPTES D'ÉGYPTE
Dépêche
Postedeveille.ca, 24 novembre 2011

Leur condition n'a jamais été aussi précaire. Il faut les recevoir comme réfugiés car ils sont condamnés à la persécution et l'épuration par la religion suprématiste.

 

Radio-Canada a montré un extrait du reportage de l'émission Second Regard qui sera diffusé dimanche le 27 novembre à 13h et qui porte sur les Chrétiens coptes d'Égypte. Le père Henri Boulad, jésuite au Caire, n'entretient pas beaucoup d'espoir pour leur avenir. Il dit: «Il se peut bien que le dernier bastion du christianisme africain, qui est l’Église copte d’Égypte, finisse par s’écrouler.»

 

Dans le National Post, Barbara Kay signe un article intitulé The Coptic condition (la condition copte), dans lequel elle invite les Coptes à se réfugier en Israël:

 

Les Coptes sont comme les Juifs au regard de leur nombre et de leur histoire de séjour précaire dans les pays islamiques, mais ils sont différents des Juifs en ce qu’ils n’ont aucune affinité particulière avec l'Occident ni, évidemment, leur propre patrie. Or les Juifs ont une patrie; ils ont déjà accueilli des réfugiés d'autres pays (y compris de l’Afrique sub-saharienne) et ils devraient éprouver une sympathie naturelle pour les Coptes.

 

Tel Aviv n’est pas comparable à Alexandrie pour sa beauté, sa grandeur et son histoire culturelle légendaire. Mais elle est située à proximité; le climat et le paysage sont familiers; de nombreuses langues y sont parlées, y compris l'arabe, et la tolérance des autres religions et modes de vie abonde. Les Coptes sont pacifiques et chérissent les mêmes valeurs fondamentales que les Juifs. Ce sont des éléments à considérer, car en Égypte, des mots sont inscrits sur le mur. Mene mene tekel upharsin: Dieu a décompté tes jours et ils ont pris fin.

 

Offrons-leur l'asile au Canada et au Québec. Les Coptes sont respectueux des lois et sauront bien s'intégrer. Nous chérissons les mêmes valeurs fondamentales. De plus, ils sauront prendre soin de notre patrimoine religieux et de nos églises, qui manquent de fidèles.

OMBUDSMAN: DEUX REPORTAGES DE RADIO-CANADA
CONTREVIENNENT À L’IMPARTIALITÉ ET L’EXACTITUDE DE L’INFORMATION

David Ouellette
davidouellette.wordpress.com, 23 novembre 2011

En juin dernier, j’avais critiqué ici le travail biaisé et incomplet de la correspondante au Moyen-Orient de Radio-Canada, Ginette Lamarche, sur des manifestations palestiniennes et des tentatives de forcer la frontière syro-israélienne pour marquer l’anniversaire de la Guerre des Six jours. Elle y reprenait à son compte des revendications palestiniennes, faisait passer une organisation terroriste pour un «parti de gauche» et évoquait l’emprisonnement de son chef sans préciser qu’il avait participé à l’assassinat d’un ministre israélien.

 

Dans sa révision envoyée aujourd’hui au Centre consultatif des relations juives et israéliennes, l’ombudsman de Radio-Canada conclut que les reportages de Ginette Lamarche sur les événements de juin contreviennent à l’impartialité et à l’exactitude de l’information enchâssée dans ses propres normes.

 

Il est tout à l’honneur de Radio-Canada de reconnaître ses défauts, mais il est plus que temps pour elle de prendre des mesures concrètes pour redresser la qualité de son journalisme en ce qui a trait à Israël.

 

Via le site web du Centre consultatif des relations juives et israéliennes:

 

Dans un dossier aussi controversé que celui des relations israélo-palestiniennes, le choix des mots, la précision des informations livrées et l’identification de leur provenance prennent une importance particulière. Par ailleurs, le fait d’être en direct ajoute aux difficultés d’un reportage en matière d’exactitude, ce qui n’enlève rien à l’obligation du journaliste de rapporter des informations «vérifiées de manière
raisonnable».

 

La journaliste aurait donc dû: attribuer aux Palestiniens la désignation du passage de Qalandya comme «symbole de leur humiliation quotidienne»; préciser que le FPLP était aussi considéré comme une organisation terroriste; indiquer qu’Ahmad Saadate avait été condamné pour avoir commandité le meurtre d’un ministre israélien; spécifier que l’information faisant état d’un bilan de 13 morts lors d’affrontements à la frontière entre Israël et la Syrie provenait d’une source syrienne non autrement corroborée. Elle aurait aussi pu être plus précise dans son échange en direct sur le déroulement des événements sur le plateau du Golan. Sans entrer dans les détails, elle aurait pu, par exemple, dire que l’armée israélienne avait servi plusieurs avertissements aux militants palestiniens avant d’en arriver à leur tirer dessus.

 

En ce qui concerne la question du droit de retour des Palestiniens abordée par la journaliste dans son reportage en direct, même si la question est au cœur du conflit au Proche-Orient et fait l’objet d’interprétations divergentes par les parties en cause, et bien que ce droit n’ait pas force de loi n’ayant pas été entériné par le Conseil de sécurité de l’ONU, il demeure que c’est un droit reconnu et réitéré à plusieurs reprises depuis 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Quoi qu’il en soit, la journaliste n’a fait qu’évoquer rapidement ce droit, revendiqué par les uns, nié par les autres, reconnu par la plupart, à deux reprises dans son reportage, essentiellement pour dire que les
réfugiés palestiniens «essaient de faire valoir leur droit de retour». (…)

 

Conclusion:

 

Deux reportages sur des affrontements entre des Palestiniens et l’armée israélienne, diffusés le 5 juin 2011 dans des radiojournaux de Radio-Canada, ne respectent pas la valeur d’exactitude ni celle d’impartialité, du moins en apparence, telles que définies dans les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.