Canadian Institute for Jewish Research
L'institut Canadien de Recherches sur le Judaisme
Strength of Israel will not lie

ISRAËL, PUISSANCE ÉNERGÉTIQUE

ISRAËL DEVIENT UN FOURNISSEUR DE GAZ DU MONDE ARABE

Vincet Colleen

Les Echos, 19 feb., 2018

Après la Jordanie, l’Egypte a signé avec Israël un contrat de 15 milliards de dollars sur dix ans. Le pays a besoin du gaz israélien, en attendant la montée en production de ses propres champs gaziers en mer.

« Historique » : c’est ainsi que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié, lundi, un contrat de 15 milliards de dollars qui rebat les cartes, en partie au moins, dans le secteur de l’énergie au Proche-Orient. Pour la première fois, Israël va fournir du gaz naturel à l’Egypte. La compagnie israélienne Delek et son partenaire américain Noble Energy ont signé avec l’égyptien Dolphinus pour lui livrer 64 milliards de mètres cube sur dix ans. C’est un signe du dégel des relations diplomatiques entre Israël et l’Egypte.

Le gaz proviendra de deux champs offshore situés au large des côtes israéliennes en Méditerranée, Leviathan et Tamar, à partir de l’an prochain. Une question d’importance n’est pas réglée, celle du transport. L’une des solutions possibles serait d’utiliser un gazoduc existant qui relie les deux pays en passant par le Sinaï, estime Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

Le Printemps arabe change la donne

A condition de le sécuriser. Ironie de l’histoire, ce gazoduc servait, il y a quelques années seulement, à acheminer du gaz dans l’autre sens, d’Egypte vers Israël. La donne a changé avec le Printemps arabe. Le pipeline a été la cible d’attentats à répétition qui ont gravement perturbé l’approvisionnement, et Le Caire a ensuite mis fin au contrat pour des raisons politiques. «L’Egypte le jugeait trop favorable à Israël », explique Francis Perrin.

Cette période troublée a coïncidé avec la découverte de champs gaziers géants en Méditerranée. Après s’être assuré que la production serait suffisante pour subvenir à ses propres besoins, Israël a donné son feu vert pour les exportations. Un premier contrat de dix milliards de dollars a été signé avec la Jordanie en 2016.

Autosuffisance

L’Egypte est aujourd’hui importatrice de gaz. La production locale, en déclin, ne permet pas de satisfaire la demande intérieure, portée surtout par les besoins pour la production d’électricité. «Mais elle ne le restera pas très longtemps », poursuit le même expert. La mise en production de champs importants au large du pays en Méditerranée, en particulier celui de Zohr qui vient de démarrer, lui permettra d’atteindre l’autosuffisance dans quelques années, puis de dégager à nouveau des excédents pour l’exportation.

Le contrat signé avec Israël permettra de répondre aux besoins de court terme en attendant, à un coût plus intéressant que le gaz liquéfié qui est aujourd’hui livré en Egypte par bateau.

Une manne pour Israël

Les exportations de gaz représentent une manne, encore inespérée il y a quelques années, pour Israël. Le contrat signé avec l’Egypte rapportera «des milliards ” aux caisses de l’Etat, s’est réjoui Benjamin Netanyahu lundi. Après la Jordanie et l’Egypte, Israël cherchera d’autres débouchés. « Le gaz israélien pourrait intéresser l’Union européenne qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement “, estime Francis Perrin.

 

L’ACCORD DE GAZODUC ENTRE ISRAËL, LA GRÈCE ET CHYPRE SIGNÉ L’AN PROCHAIN

Times of Israel, 23 dec., 2018

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué jeudi qu’Israël, la Grèce et Chypre signeront un accord portant sur la construction d’un gazoduc qui transportera du gaz naturel depuis l’est de la Méditerranée vers l’Europe. Le projet ambitieux, soutenu par les États-Unis, devrait être signé l’an prochain.

Cette initiative qui devrait coûter sept milliards de dollars et prendre six à sept ans à réaliser permettra de placer la région comme fournisseur d’énergie et d’entamer la domination russe sur le marché énergétique européen. Elle pourrait aussi entraver les ambitions de l’Iran qui souhaiterait utiliser la Syrie comme porte d’entrée vers l’est de la Méditerranée.

S’exprimant lors d’un sommet réunissant des responsables grecs et chypriotes à Beer Sheva, Netanyahu a expliqué que les trois nations avaient réaffirmé leur engagement en faveur du gazoduc et évoqué « des aspects importants » du projet. L’Italie est également partenaire dans la planification du gazoduc. Le président chypriote, Nicos Anastasiades, a expliqué que le projet n’attendait que le feu vert de l’Union européenne (UE) pour commencer.

« Nous allons signer formellement, officiellement, cet accord dans quelques mois », a dit Netanyahu lors de ce cinquième sommet entre les trois pays.

Soutenant également cette initiative, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, a salué le gazoduc comme faisant partie intégrante de la « stabilité et de la prospérité du Moyen-Orient et de l’Europe » et il a vivement recommandé à tous les pays de la région de garantir sa réussite.

Washington observe l’est de la Méditerranée avec un nouvel intérêt. Lors d’une rencontre avec le Premier ministre grec au début du mois, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a qualifié la région de « frontière stratégique importante » pour Washington, qui veut renforcer ses relations avec ses « alliés démocratiques, comme la Grèce, Chypre et Israël ».

Israël développe ses champs de gaz naturel au large de la côte méditerranéenne depuis dix ans. Son champ gazier « Tamar » est déjà largement opérationnel tandis que le champ appelé « Leviathan », plus grand, devrait être opérationnel l’an prochain. Alors que la plus grande partie de son gaz sert à l’usage national, l’Etat juif a signé des accords d’exportation avec l’Egypte et la Jordanie et s’intéresse au marché européen, plus conséquent.

Le gazoduc proposé permettrait à Israël et à Chypre d’exporter les réserves offshore qui ont été récemment découvertes vers l’Italie et vers le reste de l’Europe. La Grèce, qui agirait comme conduit pour le gaz à destination du continent, pourrait également utiliser le gazoduc pour convoyer les hydrocarbures qu’elle pourrait potentiellement découvrir dans ses eaux.

Ce qui pourrait transformer les économies des pays tout en diversifiant l’approvisionnement en gaz en Europe et réduire la dépendance de cette dernière face à la Russie. Le développement des réserves d’hydrocarbures régionales pourrait également freiner la tentative de Téhéran « d’ouvrir une fenêtre » vers l’est de la Méditerranée à travers la Syrie, a commenté le secrétaire d’Etat adjoint Wess Mitchell au journal grec Kathimerini dans une interview publiée cette semaine.

Lors du sommet de jeudi, les leaders n’ont donné aucun détail portant sur un calendrier de construction.

Les pays ont promis de coopérer dans le secteur de la cyber-sécurité. Israël et Chypre ont signé un accord préliminaire sur la coopération technique. L’Etat juif et la Grèce ont, pour leur part, conclu un accord-cadre sur la technologie satellite.

 

 

Actualité

 

 

ISRAËL RECONNAÎT LE CHEF DE L’OPPOSITION COMME PRÉSIDENT DU VENEZUELA

i24NEWS, 27 Jan., 2019

Après les Etats-Unis, le gouvernement israélien a reconnu dimanche le chef de l’opposition Juan Guaido comme président du Venezuela, a annoncé dimanche le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

“Israël se joint aux États-Unis, au Canada, à la plupart des pays d’Amérique latine et d’Europe pour reconnaître la nouvelle gouvernance au Venezuela”, a écrit Benyamin Netanyahou sur son compte Twitter. Après les Etats-Unis, le gouvernement israélien a reconnu dimanche le chef de l’opposition Juan Guaido comme président du Venezuela, a annoncé dimanche le Premier ministre Benyamin Netanyahou.”Israël se joint aux États-Unis, au Canada, à la plupart des pays d’Amérique latine et d’Europe pour reconnaître la nouvelle gouvernance au Venezuela”, a écrit Benyamin Netanyahou sur son compte Twitter.

Israel joins the United States, Canada, most of the countries of Latin America and countries in Europe in recognizing the new leadership in Venezuela.

Le même jour, le président vénézuélien Nicolas Maduro a rejeté l’ultimatum lancé par plusieurs pays européens lui donnant huit jours pour convoquer des élections, déclarant que son pays n’était “pas lié” à l’Europe, dans une interview à la chaîne CNN Turk.”Ils devraient retirer cet ultimatum. Personne ne peut nous adresser d’ultimatum”, a déclaré M. Maduro, dont les propos étaient traduits de l’espagnol en turc.

Madrid, Paris, Berlin, Londres, Bruxelles et Lisbonne ont exigé samedi la convocation d’élections sous huit jours au Venezuela, faute de quoi ces capitales reconnaîtront le chef du Parlement et président autoproclamé Juan Guaido comme chef de l’Etat.”Le Venezuela n’est pas lié à l’Europe. C’est une complète impudence”, a déclaré M. Maduro, qualifiant d'”erreur” l’initiative des pays européens.Juan Guaido s’est autoproclamé mercredi président par intérim du Venezuela, lors d’une grande manifestation d’opposition à Caracas. Peu après, les Etats-Unis, le Canada et plusieurs pays d’Amérique du sud, dont le Brésil et la Colombie, l’ont reconnu.

Dans son interview à CNN Turk, Nicolas Maduro a cependant accusé M. Guaido de “violer la Constitution”, et il a accusé Washington de “tentative de coup” d’Etat.”Tout ce qui arrive est lié à l’Amérique. Ils nous attaquent et ils pensent que le Venezuela est leur jardin”, a-t-il accusé.Affirmant qu’il surmonterait le défi lancé à son pouvoir, il s’est cependant dit “ouvert au dialogue”.Interrogé sur une éventuelle rencontre avec le président américain Donald Trump, M. Maduro a répondu: “Ce n’est pas impossible, mais ce n’est pas probable. J’ai envoyé beaucoup de messages à Donald Trump”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan est un soutien de Nicolas Maduro. Le mois dernier, il lui a rendu visite à Caracas.Le dirigeant vénézuélien s’était rendu en visite en Turquie peu auparavant, après la nouvelle victoire électorale de M. Erdogan, et il a qualifié le président turc d'”ami” de Caracas. (Avec agence)

 

SONDAGE: BENNY GANTZ PREND LE LEADERSHIP DU CENTRE-GAUCHE

 

Shraga Blum

LPH Info, 31 jan., 2019

Deux sondages ont été réalisés après le discours d’ouverture de campagne Benny Gantz mardi soir. Comme cela arrive souvent, ces événements très médiatisés donnent un coup de pouce au héros de la journée dans les jours qui suivent, et Benny Gantz ne fait pas exception.

Les sondages du lendemain sont très favorables à son parti, et placent l’ancien chef d’Etat-major comme challenger principal du Premier ministre Binyamin Netanyahou, loin devant Yaïr Lapid et Avi Gabbaï, mais le Likoud n’est pas atteint par la montée en puissance de Benny Gantz.

Voici les résultats des intentions de vote, respectivement d’après les chaînes Kan-Aroutz 11, H’adashot Aroutz 13 et Hadashot Aroutz 12:

 

Likoud: 31 – 30 – 30

 

Hossen LeIsraël: 23 – 21 – 24

 

Yesh Atid: 9 – 11 – 9

 

Nouvelle Droite: 8 – 7 – 6

 

Parti travailliste: 8 – 6 – 6

 

Liste arabe: 6 – 6 – 6

 

Yahadout Hatorah: 6 – 7 – 6

 

Meretz: 6 – 4 – 4

 

Ta’al (Tibi): 6 – 6 – 8

 

Israël Beiteinou: 5 – 4 – 4

 

Habayit Hayehoudi: 4 – 4 – 4

 

Koulanou: 4 – 5 – 4

 

Shass: 4 – 5 – 5

 

Gesher: 0 – 4 – 4

Ces sondages indiquent certes une belle progression de Benny Gantz, mais elle se fait essentiellement au détriment de partis comme Yesh Atid, le Parti travailliste et même Meretz.

Pour l’aptitude à occuper le poste de Premier ministre, Benny Gantz réussit une belle performance en obtenant 41% d’opinions favorables, derrière Binyamin Netanyahou qui obtient 47%.

Il faudra attendre les sondages des jours qui viennent pout voir si “l’effet-Gantz” se poursuit dans la durée. Quoi qu’il en soit, la lutte pour le leadership du centre-gauche va désormais monter d’un cran.

 

 

 

INTEL RENFORCE SON ANCRAGE EN ISRAËL. MOBILEYE, MOOVIT ET À PRÉSENT, KIRYAT GAT.

Israelvalley

29 janvier 2019|

Une annonce a été faite ce lundi par les ministres israéliens des finances et de l’économie. Le Groupe Intel a décidé d’investir plus de 11 milliards de dollars dans son usine de Kiryat Gat (Sud d’Israël). Cette décision renforce la présence de se groupe américain en Israël. l’an dernier le Journal Les Echos avait fait le point sur la présence d’Intel dans le pays. (DR)

Dans le journal Les Echos, un article de Nathalie Hamou : « Un an après s’être offert la firme d’autotech de Jérusalem Mobileye, le géant américain a mené un tour de financement de 50 millions de dollars dans Moovit. Surnommée le « Waze des transports en commun », cette jeune pousse israélienne compte 120 millions d’utilisateurs.

Intel creuse le filon des innovations israéliennes dans l’univers de mobilité. Un an après s’être offert la solution anti-collision Mobileye, sise à Jérusalem, pour 15 milliards de dollars, le géant américain des puces qui souhaite diversifier ses activités dans le véhicule autonome, vient d’entrer au capital du navigateur communautaire Moovit, une autre pépite israélienne du transport intelligent.

Son bras financier Intel Capital a en effet mené le dernier tour de financement de 50 millions de dollars de cette jeune pousse de Tel-Aviv, surnommée, « le Waze des transports en commun », qui a levé 133 millions de dollars depuis sa création en 2011.

Présente dans 80 pays et 2.000 villes avec un total de 120 millions d’utilisateurs, cette app mobile gratuite visant à optimiser les trajets en transports en communs grâce aux données transmises par sa communauté, avait déjà séduit des investisseurs tels que Sequoia Capital, BMW iVentures ou Sound Ventures (le fonds d’Ashton Kutcher), qui ont également participé au dernier tour de financement.

Un milliard d’utilisateurs d’ici 2021

Dans la foulée de l’annonce, faite ce mercredi 21 février, Moovit a fait savoir que le co-fondateur et CEO de Mobileye, promu au rang de senior vice-président d’Intel, Amnon Shashua, entrera à son conseil d’administration, à titre d’observateur. Histoire de faire jouer à plein de possibles synergies entre les deux sociétés.

« Moovit est l’un des leaders mondiaux dans le domaine des données et de l’analytique. La combinaison de la technologie de Mobileye et celle de Moovit dans le data permettra de préparer les villes à l’arrivée des véhicules autonomes « , a déclaré Amnon Shashua.

De son côté, le co-fondateur et patron de Moovit, Nir Erez, a indiqué que sa société « prévoyait de dépasser le cap du milliard d’utilisateurs à l’horizon 2021 », se félicitant de pouvoir compter sur « une relation synergétique avec Mobileye dans le domaine de la mobilité urbaine ». La jeune pousse qui compte investir dans une plateforme de système Maas (mobilité en tant que service), revendique la création d’un milliard de « points de données de mouvements  » par jour.

Nathalie Hamou 

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!