LA SINGULARITÉ DE LA SHOAH ET L’INDÉPENDANCE D’ISRAËL

 

 

 

 

 

 

La singularité de la Shoah et l’indépendance d’Israël

Freddy Eytan

Le CAPE de Jérusalem, 10 avril 2013

 

L’amour de Sion nous porte depuis des millénaires et le mouvement sioniste politique existe depuis Theodore Herzl, mais la Shoah a rendu la création d’Israël urgente, obligatoire, vitale et immanente. La création de l’Etat juif est le triomphe de la vie sur la mort, la victoire des prières entendues. Juste après la guerre, les Européens, encore troublés et culpabilisés, ont préféré tourner la page furtivement. Le Vatican a fermé ses archives. Les portes du souvenir ont été bouclées à double tour. Personne n’osait franchir les murs d’acier et vérifier les arcanes du monde de l’indifférence, remuer un passé flou et douteux. Derrière le rideau de fer, les camps de la mort résonnaient encore des cris des âmes pures et innocentes. Les cendres de nos proches, de nos coreligionnaires, ont été absorbées, englouties dans le sol européen. Les années sombres ont plongé les survivants de la guerre dans la honte et la réflexion pragmatique, matérielle. L’Europe meurtrie et ruinée par la guerre était surtout préoccupée par sa reconstruction, par le plan Marshall et par la réconciliation avec la nouvelle Allemagne du chancelier Adenauer. Le procès de Nuremberg, les condamnations des crimes de guerre et l’emprisonnement des nazis ont fermé la page, le lourd dossier. Le passé était déjà “lointain” et pour certains “mort et enterré”. Les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki par l’arme atomique ont éclipsé les atrocités de la Shoah.

 

L’Europe rouge de honte et souillée de sang de la guerre devait d’abord se bâtir sur les ruines des camps de concentration et des champs de bataille, et s’unir pour retrouver la paix et la sécurité. La Shoah des Juifs n’était qu’un “épisode de la guerre” et demeurait pour certains ” l’affaire des Juifs”…

 

Depuis le procès d’Adolf Eichmann, le monde s’est réveillé  de sa torpeur, de son indifférence dormante. Des bibliothèques ont été écrites sur l’holocauste des Juifs durant la Deuxième Guerre mondiale. D’innombrables ouvrages, des documents historiques, des films documentaires et des longs métrages, des albums individuels et collectifs ont raconté avec émotion cette grande catastrophe de l’histoire contemporaine devenue tristement célèbre. Des chercheurs se sont attelés avec acharnement à découvrir la vérité  et des instituts ont été fondés pour la mémoire de la Shoah en Europe, en Amérique et au Japon.  La chasse contre les anciens nazis a été lancée tous azimuts.

 

Certes, presque tout a été dit et raconté sur la Shoah, et publié avec l’appui de preuves et de documents irréfutables, et pourtant, 70 ans après le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, on demeure perplexe face à l’hécatombe. Les grands comme les petits s’interrogent  toujours, posent des questions et se demandent comment cela a pu être imaginé, planifié et exécuté? Pourquoi cette haine féroce contre tout un peuple? Pourquoi la barque de l’humanité a-t-elle brusquement sombré en Europe? Comment la dignité et les droits de l’homme ont-ils été bafoués au XXe siècle? Pourquoi cette collaboration avec Satan? Pourquoi le Vatican et de nombreuses nations ont gardé le silence et ont laissé faire? Pourquoi Dieu miséricorde était absent? Ou était-il à Auschwitz-Birkenau? Pourquoi s’est-il caché? Pourquoi le Roi de l’univers, notre Créateur, a préféré garder le silence? Pourquoi les Juifs et le monde libre n’ont pas sonné, avec force, le cri d’alarme? Ne se sont-ils pas révoltés en masse et à temps? N’ont-ils pas refusé  la servitude! L’Esclavage!  Plus d’un million et demi d’enfants, dont le seul crime était d’être né de parents juifs, ont été massacrés durant cette guerre. Pourquoi avoir arraché des bébés de leurs berceaux et les avoir jeté par milliers dans la gueule des fours crématoires, dans les flambées du diable? Pourquoi avoir enlevé par la force bestiale un enfant des bras de sa mère et l’envoyer dans les feux de l’enfer? Qu’a-t-il fait? Quel crime a-t-il commis? Au nom de quelle justice? De quelle loi? A titre de quelle mission? Au nom de quoi, de quelle doctrine, les bourreaux ont-ils agi?

 

Aucune explication raisonnable à l’antisémitisme, rien n’explique la Shoah. L’aveuglement des régimes, la passivité administrative et diplomatique, l’esprit de Munich ont contribué à l’abandon des Juifs et des victimes.

 

Comment des dizaines de milliers d’adolescents, fébriles et innocents, portant des pyjamas rayés marqués par une étoile jaune, ont-ils  vécu ces moments terribles  avant de partir dans les trains de la mort, dans les wagons à bestiaux de l’enfer? Qui sont ces enfants cachés qui ont échappé à l’abattoir, au massacre? Qui sont les Justes des nations, chrétiens, musulmans, agnostiques et athées, qui ont réussi à sauver de nombreuses vies humaines y compris au Japon, allié d’Hitler? Les questions sont nombreuses et certaines demeurent sans réponse. Notre devoir est de répondre aux jeunes, à toute une jeunesse assoiffée de connaissance et qui aspire à vivre en paix et en sécurité. Nous devons enseigner aux jeunes l’horreur des atrocités et les crimes commis d’une monstruosité  inouïe. C’est notre devoir civique.

 

La singularité  de la Shoah se distingue non seulement par la dimension quantitative du massacre que dans la désignation des victimes. Des hommes, des femmes et des enfants ont été marqués de l’étoile jaune, déclarés publiquement coupables puis exterminés simplement parce qu’ils étaient nés Juifs.

 

On assiste aujourd’hui encore à une banalisation de la Shoah.  Le mot “holocauste” est devenu trivial, et il est prononcé  trop souvent pour définir toutes sortes de situations dramatiques ou catastrophes. Le fléau de l’antisémitisme existe toujours sous différentes formes. Certains groupes et mouvements démentent publiquement la Shoah dans des articles et des tribunes y compris en Allemagne. D’autres, en France, évoquent un “détail” durant la Guerre. Des dirigeants de grands peuples, membres de l’ONU, lancent des appels à la destruction de l’Etat juif. Des écrivains, des intellectuels et des évêques intégristes contestent la véracité de la Shoah. Des leaders religieux incitent à la haine du Juif et au culte de la mort. Lors des crises financières et économiques mondiales, les antisémites se réveillent et relancent leur vague de haine contre “ceux qui détiennent le pouvoir de l’argent, les banques et les bourses”. Aujourd’hui encore, en 2013, les Juifs sont toujours sur la sellette, susceptibles d’être désignés comme les boucs émissaires. Nombreux sont ceux en Europe à penser que la crise financière est la faute des Juifs? Pourquoi?!

 

Nier le passé des peuples c’est nier la vérité. Tout ce qui concerne la Shoah est un devoir sacré. Il a pour but de préserver l’identité de millions d’êtres humains tués sauvagement par des hommes sanguinaires. Nous représentons fidèlement leur héritage et leurs noms. Nous sommes, respectueusement,  les fils et les filles, leurs porte-parole, leurs voix, leurs multiples échos, et leurs tombeaux vivants.

 

Le syndrome de la Shoah nous hante toujours car les menaces sont omniprésentes. Dans les moments où Israël regardait la mort en face, dans les circonstances terribles que nous avons vécues, avant la guerre des Six Jours en 1967,  durant la guerre du Kippour en 1973, pendant la Première guerre du Golfe et face à la menace nucléaire de l’Iran, les images de la Shoah resurgissent toujours. Le monde devrait être plus compréhensible à nos souffrances et aux malheurs de notre douloureux passé. Certes, nous réfutons la pitié et le peuple israélien n’est pas malheureux et il se défendra seul pour son existence, mais à chaque menace, devant chaque guerre, nous vivons toujours dans l’angoisse du syndrome de la Shoah. Notre pays se transforme en un ghetto assiégé et nos frontières en celles des barrières d’Auschwitz. Le repli sur nous-mêmes, nos opinions intransigeantes pour notre défense et notre sécurité sont des phénomènes naturels et devraient être pris en considération dans toutes les négociations de paix avec nos voisins arabes.

 

Cependant, en dépit de la barbarie de la Shoah, le peuple israélien a réussi à garder un visage humain. Sa justice implacable est toujours imprégnée par une morale universelle, celles des valeurs de la Bible et du Judaïsme. La Shoah ne devrait pas non plus servir de prétexte, une raison alléguée pour dissimuler les problèmes et les conflits, une sorte d’alibi pour ne pas éprouver la solidarité, l’empathie envers les malheurs des autres et notamment nos voisins. Les fils et les filles des survivants de la Shoah sont toujours capables de faire des concessions douloureuses pour aboutir à une paix juste et sincère. La force de notre peuple est de pouvoir, dans la douleur et la souffrance, demeurer généreux, prier pour le bonheur de tous sans distinction et poursuivre le chemin de la paix et de la justice contre vents et marées. Il est très important aussi de ne pas faire l’amalgame entre une campagne qui dénonce la politique israélienne dans les territoires et l’antisémitisme. Il est légitime de critiquer telle ou telle politique gouvernementale. Des pays européens amis, tels que la France, la Grande Bretagne ou l’Allemagne ne sont pas aujourd’hui des pays antisémites, mais il existe hélas dans ces pays des antisémites et des négationnistes notoires que nous devons ensemble combattre. 

 

L’Europe qui a été, en juillet 1938, indifférente au sort des réfugiés juifs rescapés de l’Anschluss devrait prendre plus au sérieux le fléau du négationnisme. Bien que des lois aient été adoptées, seules des sanctions sévères, une vigilance sans relâche et surtout un programme éducatif à tous les niveaux pourront mettre un terme au négationnisme, à la renaissance de l’antisémitisme et aux nouvelles menaces.

 

L’ancrage de la morale et notre mémoire rendent hommage aux victimes, pour ne jamais oublier! Mettre un terme définitif à la lâcheté, à la barbarie! Au génocide! Pour ne plus que cela ne recommence! Plus jamais ça!

 

Quand seul Kerry veut y croire

Sami el Soudi

menapress.org, 10 avril 2013

 

Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, déploie ces jours une intense activité diplomatique pour tenter de ramener Palestiniens et Israéliens à la table de négociation. Mais le ministre américain, en dépit de toute sa bonne volonté, n’est pas parvenu à rendre l’optimisme à ses interlocuteurs

 

Après en avoir discuté avec le 1er ministre Binyamin Netanyahu, Kerry a proposé à Ramallah une série de mesures économiques et politiques afin de convaincre les dirigeants de l’Autorité de participer à nouveau au processus en vue du règlement pacifique du différend. Avec le soutien du Président Obama, les Etats-Unis ont déjà obtenu de Mahmoud Abbas et de Salam Fayyad – souffrant et récemment hospitalisé quelques jours durant – que l’AP abandonne son exigence d’un gel complet des implantations, y compris à Jérusalem-est, pour entrer en matière.

 

Ramallah accepterait un gel partiel, qui durerait le temps de la négociation. Les responsables palestiniens ont modifié cette approche à la demande de Washington, qui leur avait signifié que si cette condition était maintenue, les pourparlers n’avaient aucune chance de reprendre. Les Etats-Unis avaient fait remarquer à Mahmoud Abbas que s’il ne faisait pas montre de souplesse sur ce point, l’AP passerait aux yeux du monde industrialisé pour le responsable principal du statu quo. Argument encore plus convaincant : faute de l’abandon de cette position, l’Administration US avait informé les Palestiniens qu’elle ne s’impliquerait pas dans la réactivation de ses efforts diplomatiques pour mettre un terme à l’absence de dialogue qui prévaut depuis quatre ans maintenant. Précisément depuis la minute à laquelle M. Netanyahu est redevenu 1er ministre de l’Etat hébreu.

 

En revanche, Barack Obama était venu à la Moukata et à Bethlehem leur promettre, qu’en cas d’abandon de cette précondition, lui et son gouvernement s’investiraient à nouveau dans la poursuite d’une solution. Abbas avait demandé si cela inclurait des pressions économiques et politiques sur Jérusalem, ce à quoi le pensionnaire de la Maison Blanche avait répondu par la négative. Il avait argué qu’il avait déjà tenté cette méthode et qu’elle avait eu plus d’effets négatifs que positifs, participant à raidir la position du cabinet en place en Israël, et à augmenter sa popularité auprès du public.

 

De plus, les analyses expertes de mes camarades de l’agence ont démontré que l’unique superpuissance restante se trouvait désormais dans une phase de désengagement des conflits du monde, et, qu’à ce titre et vu la situation prévalant au Proche et au Moyen-Orient, il était dans son intérêt de conserver les meilleurs rapports possibles avec l’Etat hébreu. Ces commentaires très réalistes du numéro 1 mondial avaient provoqué une sévère déception parmi son auditoire palestinien ; les observateurs avaient noté, à ce sujet, les visages fermés de nos dirigeants durant les cérémonies officielles, qui prirent un caractère purement protocolaire.

 

Pour ne rien arranger à la lourdeur de l’ambiance, la fanfare de la police palestinienne à Bethlehem avait massacré l’hymne US, et certains diplomates redoutaient qu’elle ne l’eût fait exprès ou même sur ordre. D’expérience, je suis toutefois en mesure de rassurer leurs doutes : cet orchestre est médiocre et corrompu et il égratigne tous les morceaux qu’il interprète. Après avoir écouté les propos de M. Obama, il importait à la direction de l’AP de se hâter de définir une nouvelle ligne stratégique ainsi que des tactiques adaptées. Ce qu’elle s’empressa de faire.

 

A Ramallah, on commença par envoyer des barons du Fath’ expliquer à la presse étrangère qu’une libéralisation de la circulation des personnes et des marchandises en Cisjordanie c’était bien, et qu’on ne cracherait pas sur la libération par Israël de quelques prisonniers. On a d’ailleurs tendu à John Kerry une liste de cent vingt et une personnes détenues par les Hébreux depuis avant le processus d’Oslo.

 

Que tout cela était positif, particulièrement au vu de l’état calamiteux de nos finances, mais en soulignant que le problème à régler était de nature politique et non économique. Sur le plan tactique, le Président Abbas a demandé qu’avant la reprise des contacts directs, Netanyahu lui transmette une carte mentionnant les frontières – même approximatives – du futur Etat palestinien. Parfaitement au courant du fait que cette nouvelle condition serait rejetée à Jérusalem, l’AP a décidé de ne pas abandonner l’idée que seules des pressions énergiques en provenance des rives du Potomac pouvaient obliger les Israéliens à négocier sérieusement.

 

On a également réalisé que si la requête était uniquement adressée à Washington par l’AP, elle manquerait cruellement de poids, alors que si elle se transformait en requête renouvelée de l’ensemble du monde arabe, elle avait des chances de porter ses fruits. La stratégie consiste ainsi à obliger les Américains à adopter l’Initiative saoudienne comme fondement des négociations à venir. Un plan proposé au printemps 2009 par le futur roi Abdullah ibn Abd al-Aziz al-Sa'ud, qui prévoit, en résumé, une reconnaissance de l’Etat d’Israël par l’ensemble des pays de la Ligue Arabe, en échange d’un retrait des Hébreux sur la ligne frontière avec la Jordanie, d’avant la Guerre des Six Jours.

 

Abbas se trouve actuellement au Qatar, où il expose l’état des discussions au comité ad hoc de la Ligue. Fin avril, une délégation ministérielle de cette organisation se rendra à Washington afin de tenter de convaincre l’Administration d’adopter l’initiative – et de l’imposer à Netanyahu – en tant que base de travail pour d’éventuelles nouvelles négociations directes.

 

Autant dire qu’après les mises au point de Barack Obama à Ramallah, les chances d’aboutir de cette démarche sont ténues, voire inexistantes. Car à Jérusalem, M. Netanyahu, conscient de la réorientation de la politique US globale, ne sera pas tenté par l’Initiative arabe.

 

Il a déjà fait savoir, qu’à son sens, les pourparlers devaient d’abord se pencher sur les questions attenantes à la "reconnaissance" et à la "sécurité". Par "reconnaissance" – et il s’agit d’une nouvelle condition qui n’existait pas jusqu’à la fin 2009, date de la cessation des négociations directes – le 1er ministre entend la "reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël".

 

A Ramallah, on pense que l’adversaire use d’un stratagème destiné à faire reculer aux calendes grecques l’échéance d’un accord. On prétend aussi qu’il n’appartient ni à l’AP, pas plus qu’au monde arabe, de déterminer les critères d’Israël, et enfin, on est persuadé qu’une acceptation de ce principe, de la part des Palestiniens, contribuerait à fragiliser le statut des Israéliens arabes, qui constituent près de vingt pourcent des quelques huit millions d’Israéliens [16% de musulmans, 2% de chrétiens et 1,5% de Druzes].

 

A Jérusalem même, tout le monde n’est pas convaincu de la vacuité des considérations palestiniennes. Des proches de la ministre de la Justice, Mme Tsipi Livni, sont ainsi d’avis que l’Etat hébreu pourrait renoncer à cette demande en échange d’un retour à la table de négociation.

Ce qui n’est guère du goût de Naftali Bennet et de sa Maison juive, bien décidés à s’opposer par tous les moyens à la création de notre Etat, y compris en plombant les pourparlers. Certes Binyamin Netanyahu a déclaré à des confrères, en présence de John Kerry, qu’il est "déterminé pas uniquement à réactiver le processus de paix avec les Palestiniens, mais aussi à consentir à de sérieux efforts afin d’en terminer avec ce conflit une fois pour toutes", mais on reste confiné dans la sphère rhétorique.

 

Parce que le leader israélien ne produit aucun plan pouvant conduire au règlement du différend, à l’instar des partis membres de sa coalition. Quant à Yaïr Lapid et surtout Tsipi Livni, ils savent pertinemment où se trouve la clé pour débloquer la situation. Elle est dans l’armoire où Livni l’a laissée en janvier 2010, juste avant de transmettre le témoin au Likoud et à Netanyahu. Seule la décision de reprendre les négociations qui avaient été abandonnées à cette période là où on les avait laissées en plan présenterait une opportunité réelle de parvenir à un compromis signifiant la fin de la controverse israélo-palestinienne, et, partant, israélo-arabe.

 

Le Québec réaffirme l’importance

de ses liens avec l’État d’Israël

Le Blogue de David Ouellete, 9 avril 2013

 

Le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, s’est entretenu avec le consul général d’Israël Joël Lion, à Montréal le 3 avril dernier.

 

Les deux hommes ont profité de l’occasion pour réaffirmer les bonnes relations entre le Québec et Israël et souligner les nombreuses affinités entre les deux sociétés. Les échanges ont porté, notamment, sur les relations économiques et la coopération scientifique et technologique.

 

Les économies québécoises et israéliennes étant basées sur le savoir et l’innovation ainsi que la vitalité des différentes institutions présentes sur les deux territoires offrent d’excellentes possibilités d’échanges et de coopération que le Québec souhaite renforcer.

 

Le ministre et le consul général ont échangé sur différentes initiatives qui permettront d’intensifier, au cours des prochaines années, le réseautage d’institutions scientifiques et académiques ainsi que d’entreprises du Québec et d’Israël.

 

Rappelons d’ailleurs que le Québec et Israël ont signé deux ententes de coopération, en 2007 et 2008, couvrant les domaines scientifique et technologique, la culture, l’éducation, la santé, l’économie et le commerce.

 

 

Historien polonais:

les Juifs ont provoqué la Shoah et

participé activement à l'assassinat de leur peuple

Philosémitisme, 9 avril 2013

 

Krzysztof Jasiewicz, historien réputé, professeur à l’Académie polonaise des sciences et expert renommé en matière de relations entre Polonais et Juifs, a provoqué un scandale en affirmant dans une interview accordée au magazine très populaire polonais Focus-Historia, que les Juifs avaient pris une part active dans le massacre d’autres Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans l'interview intitulée "Les Juifs sont-ils eux-mêmes coupables?", il affirme:

 

"La thèse ridicule qui veut que les Juifs furent essentiellement tués par des Polonais a été inventée pour cacher le plus grand secret des Juifs: l'ampleur du crime commis par les Allemands n'a été possible que grâce à une participation active des Juifs à l'assassinat de leur peuple".

 

"Le problème avec les Juifs est qu'ils sont convaincus qu’ils sont le peuple élu. Ils considèrent qu'ils ont le droit de tout interpréter, y compris la doctrine catholique… Je suis convaincu qu'il est inutile de dialoguer avec les Juifs, car ça ne mène à rien".

 

Evoquant le massacre de Juifs par 340 voisins catholiques polonais, il déclare: "Je suis absolument convaincu que le crime commis dans le village de Jedwabne et les autres pogroms n'ont pas été perpétrés pour voler les biens des Juifs ou par vengeance pour les choses horribles que les Juifs ont commises envers les Polonais dans le passé. Les pogroms ont été commis parce qu'il y avait une très grande peur des Juifs". Et l'historien a précisé que les assassins se trouvaient dans une situation désespérée et "devaient se dire qu'ils commettaient des atrocités, mais que leurs petits-enfants leur en seraient reconnaissants. C'est une interprétation possible, même si elle ne justifie pas le crime".

 

Toujours dans la même veine il explique que le comportement des Juifs a provoqué l'Holocauste: "Pendant de nombreuses générations, les Juifs, mais non l'Église catholique, ont tout fait pour provoquer l'Holocauste. Et il semble que les Juifs n'ont pas retenu leur leçon et n'en ont tiré aucun enseignement".