L’an prochain à Jérusalem?

  

    

 

 

DONALD TRUMP RECONNAÎT OFFICIELLEMENT

JÉRUSALEM COMME CAPITALE D'ISRAËL

I24, 6 dec, 2017

  

Donald Trump a reconnu mercredi "officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël", marquant une rupture spectaculaire avec des décennies de diplomatie américaine et internationale symbolisée par sa décision de déplacer l'ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv vers la Ville sainte.

 

Ce faisant, le président américain a revendiqué lors d'une allocution solennelle à la Maison Blanche "une nouvelle approche" sur le conflit israélo-palestinien, assurant tenir une promesse que ses prédécesseurs ont "échoué" à respecter.

 

"Il est temps d'officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël", a-t-il lancé, avec la volonté dit-il de reconnaître une simple "réalité". "Après plus de deux décennies de dérogations" à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l'ambassade, "nous ne sommes pas plus près d'un accord de paix entre Israël et les Palestiniens", a-t-il notamment justifié.

 

"Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties", a-t-il ajouté. "J'ai l'intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord", a martelé le milliardaire républicain, debout au pupitre devant un portrait de George Washington.

 

Il a notamment assuré que, si les deux parties se mettaient d'accord sur cette question, les Etats-Unis soutiendraient une "solution à deux Etats".

 

Donald Trump a également confirmé les craintes de la communauté internationale et ordonné à son ministère des Affaires étrangères de "préparer le déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem".

 

Conscient de la vague d'indignation internationale suscitée par l'annonce de sa décision depuis près de 24 heures, qui pourrait selon plusieurs dirigeants étrangers déstabiliser profondément une région déjà fragile, Donald Trump a dans le même temps appelé "au calme, à la modération, et à ce que les voix de la tolérance l'emportent sur les pourvoyeurs de haine".

 

Il a indiqué qu'il enverrait le vice-président Mike Pence dans la région dans les jours à venir.

 

 

 

NETANYAHOU RECONNAÎT UNE «COOPÉRATION SECRÈTE» ENTRE ISRAËL ET LES PAYS ARABES

Europe Israel, 25 nov., 2017

 

Si Israël n’a pas de relations diplomatiques officielles avec les pays arabes, Benjamin Netanyahou assure qu’ils entretiennent une «coopération secrète». Une confession qui s’inscrit dans le combat de l’Etat hébreu pour contrer l’influence de l’Iran.

 

«La coopération productive que nous avons avec les pays arabes est généralement secrète», a révélé le Premier ministre Benjamin Netanyahou lors d’un évènement organisé à la mémoire de la grande figure du sionisme David Ben Gurion, le 23 novembre.

 

«Je crois que nos relations [avec les pays arabes] vont continuer à mûrir et porteront le fruit d’une orbite de paix toujours plus grand», a-t-il poursuivi dans des propos rapportés par le Times of Israel. «Les habitants des pays voisins vont coopérer avec nous, parce qu’autrement, ils devront coopérer avec des esclavagistes étrangers», a-t-il encore fait valoir selon le site Ynet.

 

Officiellement, l’Etat hébreu n’entretient de relations diplomatiques qu’avec l’Egypte et la Jordanie au Moyen Orient, les autres Etats de la région refusant tout contact avec Tel Aviv depuis la guerre des Six Jours, en 1967.

 

Mais Israël poursuit depuis peu un rapprochement diplomatique avec les monarchies sunnites du Golfe et d’autres nations musulmanes de la région, invoquant des intérêts et menaces communs, en premier lieu l’influence de l’Iran chiite.

 

Les propos du Premier ministre ne sont donc pas une surprise, le 19 novembre déjà, le ministre israélien de l’Energie, Yuval Steinitz, avait fait part de l’existence de contacts secrets avec le reste du monde arabe : «Nous avons en effet des liens qui sont partiellement secrets avec de nombreux pays musulmans et arabes et généralement [Israël] est la partie qui n’a pas honte [de ces liens].»

 

«C’est l’autre partie qui a intérêt à garder ces liens sous silence. Avec nous, généralement, il n’y a pas de problème, mais nous respectons la volonté de l’autre partie lorsque des liens se développent, qu’il s’agisse de l’Arabie saoudite ou d’autres pays arabes ou musulmans. Et il y en a bien d’autres», avait-il assuré lors d’une interview sur radio Tsahal.

 

 

 

 

ISRAËL VA REJOINDRE L’INITIATIVE POWER AFRICA

The Times of Israel, 29 nov., 2017

 

 

Le gouvernement israélien et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) vont signer un mémorandum d’entente à Jérusalem le 4 décembre 2017 en vue de permettre à cet Etat du Proche-Orient d’être partie-prenante à l’initiative Power Africa, rapporte The Times of Israel.

Power Africa (“Energie pour l’Afrique”) est une initiative lancée en juillet 2013 en Tanzanie, par l’ex-chef d’Etat américain Barack Obama pour permettre un meilleur accès à l’énergie dans six pays africains: Tanzanie, Kenya, Ethiopie, Ghana, Libéria, Nigéria.

 

Le programme est coordonné par l’Usaid et a pour objectifs chiffrés de connecter 60 millions de ménages au réseau électrique d’ici 2030; et d’augmenter la capacité installée de plus de 30 000 MW d’ici à la même période en Afrique subsaharienne, où les deux-tiers de la population n’ont pas accès à l’électricité. 

 

Faire partie du programme permettra aux entreprises israéliennes, y compris des startups, d’utiliser les outils de Power Africa pour développer des projets d’énergie électrique sur le continent africain. Les entreprises israéliennes pourraient réaliser des “milliards de dollars de transactions financières” à la faveur de ce programme, estime Yosef Abramowitz, un des pionniers de l’énergie solaire en Israël et président de Energiya Global. Sa société travaille actuellement avec les gouvernements américain et israélien pour déployer, au cours des cinq prochaines années, des investissements de l’ordre de 2 milliards de dollars dans des installations solaires et éoliennes dans 10 pays d’Afrique.

 

Dans le cadre du programme Power Africa, les entreprises israéliennes bénéficieront de sources et contacts de financement, études de faisabilité, conseils professionnels et juridiques pour mener des projets d’électrification sur le continent africain.

 

Cela contribuera à “l’approfondissement de nos liens avec les nations africaines” a déclaré Eli Groner, Directeur général des services du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, cité par The Times of Israel.

 

Après la signature de l’accord, un séminaire d’affaires sera organisé pour présenter les opportunités et les outils qui seront offerts aux entreprises israéliennes ainsi que les résultats et recommandations des partenaires de l’initiative.

 

Au sein des partenaires de Power Africa, on retrouve, entre autres : l’Union européenne; l’initiative Énergie durable pour tous (SE4ALL), conduite par les Nations unies; le groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD); le Nepad; les gouvernements du Japon, de Suède, de Norvège, du Canada, du Royaume-Uni et de France; des sociétés privées.

 

 

ISRAËL VA OUVRIR UNE AMBASSADE AU RWANDA

Le Figaro, 28 nov., 2017

 

 

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou en visite au Kenya a annoncé aujourd'hui que son pays allait ouvrir une ambassade au Rwanda en vue de renforcer l'influence diplomatique de l'Etat hébreu en Afrique.

 

Avec ses déplacements en Afrique, Nétanyahou cherche à convaincre les pays de ce continent de soutenir Israël au sein des institutions internationales telles l'ONU, où Israël est vivement critiqué pour l'occupation des territoires palestiniens. "Nous allons ouvrir une ambassade à Kigali", a indiqué le bureau de Benjamin Netanyahu en le citant à l'issue d'une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame au Kenya. L'ouverture de cette ambassade "fait partie de l'extension de la présence d'Israël en Afrique et de l'approfondissement de sa coopération avec les Etats africains", a ajouté le Premier ministre.

 

Benyamin Nétanyahou effectue une visite d'une journée à Nairobi pour les célébrations organisées à l'occasion du deuxième mandat du président Kenyan Uhuru Kenyatta, qui a effectué sa prestation de serment aujourd'hui. Lors d'un déjeuner, Benjamin Netanyahu qui est également ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé que son pays cherchait à obtenir le statut d'observateur au sein de l'Union Africaine.

 

"C'est ma troisième visite en Afrique en 18 mois et ma deuxième visite au Kenya", a-t-il affirmé dans une vidéo diffusée par son bureau. "Nous croyons à l'avenir de l'Afrique, nous aimons l'Afrique et je voudrais très fortement coopérer non seulement avec chacun de vos pays, mais aussi avec l'Union Africaine," a-t-il ajouté. "J'espère que nous trouverons le moyen de voir Israël obtenir le statut d'observateur au sein de l'Union Africaine, car cela peut aider à construire ensemble un meilleur avenir pour l'Afrique", a également déclaré Benjamin Netanyahu.

 

Benjamin Netanyahu a lancé une offensive diplomatique et économique en Afrique de l'est et il s'était rendu en juillet 2016 dans quatre pays africains, dont le Rwanda. En juillet de cette année Paul Kagame a pour sa part effectué une visite en Israël.

 

 

PAS DE CHANCE POUR LES ANTISÉMITES DE BDS : LES EXPORTATIONS ISRAÉLIENNES VONT DÉPASSER LES 100 MILLIARDS$ POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 2017

Europe Israel, 5 sept., 2017

 

 

L’économie d’Israël continue de croître malgré l’environnement chaotique de la région sous l’influence de l’islam terroriste.

Les exportations devraient atteindre 100 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, bien que le fort shekel par rapport au dollar soit une préoccupation.

 

Les exportations d’Israël pour le premier semestre 2017 ont augmenté de six pour cent en dollars américains par rapport à la période parallèle l’an dernier et sont en avance sur les 100 milliards de dollars prévus d’ici la fin de l’année, selon l’examen semestriel de l’Institut d’exportation d’Israël, publié jeudi. Le chiffre serait un point de repère pour Israël.

 

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    Les exportations de marchandises ont augmenté de 4% pour s’établir à 29 milliards de dollars pour la période de janvier à juin suite à la croissance du secteur industriel.

    Les exportations agricoles ont augmenté de 6,5% pour s’établir à 765 millions de dollars, ce qui a freiné une baisse du secteur au cours des années précédentes.

    Les exportations de produits chimiques et de produits pétroliers ont augmenté de 12% pour s’établir à 4,3 milliards de dollars,

    tandis que les exportations pharmaceutiques ont augmenté de 10% pour s’établir à 3,7 milliards de dollars.

    Toutefois, les exportations de composants électroniques ont diminué de 20% pour s’établir à 1,8 milliard de dollars,

    tandis que les exportations de diamants ont diminué de 3% pour s’établir à 4 milliards de dollars.

    L’Export Institute a déclaré qu’il s’attendait à ce que les exportations de composants électroniques se redressent au second semestre et jusqu’en 2018.

    Les exportations de services ont augmenté de 8% pour s’établir à 21 milliards de dollars grâce à une forte augmentation des services hi-tech et du tourisme.

    Les exportations de services informatiques et de logiciels ont augmenté de 12% pour s’établir à 6,8 milliards de dollars,

    tandis que le tourisme a grimpé de 16% à 3,2 milliards de dollars.

 

Tout ceci devrait donner des ulcères d’estomac à BDS, qui sème inlassablement ses graines antisémites sur le terreau le plus fertile : l’extrême gauche et les Verts.

 

Mais il n’en est rien. BDS, qui veut dire « boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël et Israël seulement et surtout aucun des Etats criminels du monde », se sert du boycott comme alibi pour cacher son désir de voir les juifs être chassés d’Israël et le pays rayé des cartes, afin qu’ensuite les juifs soient expulsés vers des pays où BDS pourra plus facilement les persécuter dans l’objectif d’un prochain holocauste.

 

 

 

Actualité 

 

 

 

LES CHEFS BÉDOUINS DÉSAVOUENT LES TUEURS

DU SOLDAT ET PRÔNENT LA COEXISTENCE

Stuart Winer

Times of Israel, 5 dec., 2017

 

Les maires des communautés bédouines du sud du pays ont rencontré mardi le maire d’Arad pour réaffirmer leur engagement à la coexistence après l’arrestation de deux Bédouins israéliens pour le meurtre au couteau d’un soldat de l’armée israélienne, la semaine dernière.

 

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Ils ont rencontré le maire Nissan Ben Hamo à son bureau, dans la mairie de cette ville du sud. Parmi les personnes présentes lors de cette réunion, les maires et les chefs des conseils régionaux de Rahat, Hura, Arara Banegev, et Al-Kasom.

 

Les deux suspects ont été arrêtés dimanche, soupçonnés du meurtre du sergent Ron Kokia à un arrêt de bus d’Arad, la nuit précédente, ont fait savoir les services du Shin Bet lundi, qualifiant l’incident d’attaque terroriste.

 

Talal al-Krenawi, maire de Rahat, a vivement recommandé aux membres de sa communauté de se détourner de la violence.

 

« Nous vous appelons, vous les jeunes, à ne pas recourir à la violence », a-t-il dit. « Ces agresseurs sont de mauvaises herbes que nous devons arracher ».

 

Krenawi a appelé à une coexistence continue entre les communautés juive et bédouine dans la zone, a fait savoir la chaîne Hadashot.

 

« Nous dénonçons les attaques et nous sommes contre la violence », a-t-il dit. « Ne laissons pas ce grave incident nuire à la coexistence entre nous. Nous sommes favorables à la tolérance et nous appelons tous les jeunes à ne pas recourir à la violence. Nous devons travailler et vivre ensemble, c’est votre pays comme c’est le mien ».

 

Krenawi a ajouté que les Bédouins voulaient vivre en paix aux côtés de leurs voisins juifs. « Nos parents qui étaient ici voulaient vivre en paix avec leurs voisins juifs. Les attaques terroristes ne nous ressemblent pas et elles ne sont pas acceptables pour nous ».

 

« Cet incident a choqué tout le monde, a dit le maire de Hura, Muhammad al-Nabari. « Une déclaration claire doit émaner de la société bédouine et il doit être dénoncé. Nous sommes à vos côtés et nous avons prouvé dans diverses autres réunions que nous oeuvrons tous vers un objectif commun ».

 

Le chef du Conseil régional d’Al-Kasom, Jaber Abu Kef, a vivement recommandé le contrôle des contenus accessibles aux jeunes bédouins.

 

« Nous devons vérifier ce que lisent nos enfants et ce qu’ils font », a-t-il dfit. « Nous devons être une influence dans l’éducation de nos enfants. Ceux qui font des choses épouvantables doivent être traités avec force ».

 

Ben Hamo, d’Arad, a salué les déclarations fortes de ses homologues bédouins.

 

« Cela nous renforce que vous soyez venus et que vous condamniez ce grave incident, que vous soyez à nos côtés », a-t-il commenté. « J’apprécie grandement vos déclarations et j’espère qu’elles seront entendues sous vous, mais également au dessus de vous, à la Knesset ».

 

Des centaines de personnes lors des funérailles du soldat israélien Ron Kokia, 19 ans, enterré au cimetière militaire de Kiryat Shaul le 3 décembre 2017.

 

Kokia, de Tel Aviv, servait au sein de la brigade Nahal, une unité d’infanterie dont la base est située juste aux abords d’Arad.

 

Les attaquants avaient volé l’arme à feu du soldat et avaient fui les lieux, entraînant une chasse à l’homme dans tout le sud d’Israël. Les deux suspects avaient été arrêtés vingt-quatre heures plus tard. Selon le Shin Bet, l’un d’entre eux a avoué avoir tué Kokia durant un interrogatoire.

 

 

 

QUAND JOHNNY A "FAILLI" VENIR SOUTENIR ISRAËL PENDANT LA GUERRE DES SIX JOURS

I24, 6 dec., 2017

 

Avant sa première visite en Israël en 2012, Johnny Hallyday est revenu sur son passé et a confié qu'il avait "failli" venir soutenir l'Etat hébreu au moment de la Guerre des Six Jours en juin 1967, mais que le temps qu'il arrive, le conflit était fini.

 

"J'ai beaucoup d'amis ici. J'ai failli venir au moment de la Guerre des Six jours, mais c'était fini avant que j'arrive", avait raconté à la veille de son premier et unique concert en Israël le rockeur français décédé cette nuit à l’âge de 74 ans.

 

"C'est une occasion formidable de venir ici. Je regrette de venir si tard mais mieux vaut tard que jamais", avait ajouté celui qui a vécu durant les années 60’ chez la famille de Jean-Pierre Pierre-Bloch, ancien président de la Licra.

 

Durant son séjour en Israël, Johnny et son épouse Laeticia se sont également rendus au Mur des Lamentations à Jérusalem et ont été reçus par l’ancien président israélien, Shimon Peres.

 

"Je voulais voir le Mur des Lamentations, c’est mythique!", avait-il dit.

 

A l’époque la rockstar française avait pourtant connu certaines pressions qui auraient pu l’empêcher de venir en Israël.

 

"Je suis au-dessus de ça, je m’en fiche ! Mon métier, c’est de chanter", avait déclaré l’artiste cité par le Jerusalem Post.

 

"Je me produis dans les pays qui veulent bien m’accueillir et pour un public qui a envie de me voir. Le reste, ça m’est égal !"

 

"Personne ne me dira jamais de faire ce que je n’ai pas envie de faire", avait fait savoir le "Elvis français" comme l’avait surnommé les médias israéliens à l’occasion de son concert.

 

Johnny Hallyday, Jean-Philippe Smet dans le civil, depuis ses débuts en 1960, a vendu près de 100 millions d'albums et rassemblé 28 millions de spectateurs en concert. A 74 ans, l'artiste est décédé dans la nuit du 5 décembre dans sa maison de Marnes-la-Coquette des suites d'un cancer des poumons.

 

 

CAMILLE VIZIOZ-BRAMI REND LES

YIDDISH MAMMA TRENDY

Sharon Boutboul

Jew Pop, 28 nov., 2017

 

Yiddish Mamma, ce n’est pas qu’une chanson. C’est aussi désormais une griffe qui se décline en t-shirts, sacs, sweats… et fait le bonheur des fashionistas. Nul besoin de se sentir l’âme d’une Jewish princess pour arborer les savoureux slogans à la typo girly déclinés par Camille Vizioz-Brami, créatrice de la marque et de ces pièces « made in shtetl ».

 

Son premier métier, c’est la communication. Mais Camille, fille et petite-fille de « shmatologues », a brillamment repris le flambeau familial avec Yiddish Mamma, marque qui se veut à la fois tendance et mémorielle, emplie d’humour mais aussi d’amour. Et surtout, délicieusement stylée. Pour la créatrice, la sauvegarde du patrimoine yiddish s’affiche au travers de clins d’œil à la culture culinaire ashkénaze, aux mots et expressions cultes qu’elle met malicieusement en scène sur ses créations d’esprit sportswear. Une jolie façon de transmettre son héritage.

 

Yiddish Mamma est l’invitée, à partir du mois de décembre, de la boutique Alexia Hollinger (3 rue Thérèse, Paris 1er). Vous pourrez y découvrir des surprises et des créations inédites exclusives, comme ce sac en édition limitée réalisé à Paris sur des tissus vintage Liberty

 

Et aussi un espace dédié à la « Schmates Therapy » avec des consultations personnalisées tous les mardis, grâce à la présence d’une Yiddish Mamma sur place. Oy Vey !

 

L’interview Jewpop de Camille Vizioz-Brami

 

Jewpop : C’est quoi une « Meshuga Girl » ? Camille, es-tu complètement Meshuga ?

 

Camille Vizioz-Brami : Une Meshuga Girl est une fille un peu perchée, une Funny Girl en plus crazy, qui ne se prend pas au sérieux et qui a décidé de s’amuser de tout parce que la vie est beaucoup trop boring. Une fille qui est là, est pas là, qui crée une marque qui s’appelle Yiddish Mamma et qui ne parle pas yiddish, qui mange des matzot toute l’année sauf à Pessah, qui achète des cadeaux à sa mère la jour de Kippour, qui voulait faire Anne Sinclair (pour les pulls en mohair) et surtout pas faire des études de schmates pour échapper au mythe familial, mais qui malgré tout, replonge dedans… un peu Meshuga quoi ! Un peu moi, euh… je vois pas pourquoi ?

 

J : Quelles qualités faut-il avoir pour porter un t-shirt « Super Mensch » ?

 

C V-B : Alors il faut des qualités d’une grande rareté : avoir au minimum deux épaules, pas forcément symétriques mais solides et larges sur lesquelles on peut se reposer, et surtout, s’accrocher pour avancer ! Tel un pionnier, un guide ou un leader – qui prend les coups et qui résiste – l’homme a historiquement rempli cette fonction, mais heureusement en 2017, une femme peut être un Mensch. C’est Rabbi Delphine Horvilleur qui l’a dit lors du kiddoush prononçé pour Madame Simone Veil : « Simone Veil, notre “mensch” » C’est la jurisprudence Simone Veil, qui nous fait encore gagner un pas de plus vers le chemin de l’égalité « Homme + Femme »… Merci Simone !

 

J : Après le Klops, les Kneidlers et le Kisskuchen, à quelle sauce vas-tu prochainement habiller les Yiddish Mamma ? Le Kishke, c’est girly ? Ou tu préfères le Kroupnik ? Ou encore les Kreplers ?

 

C V-B : Pour lutter contre le KKK,  il faut la puissance ancestrale des 4 K : Klops + KissKuchen + Kneidlers + Kreplers ! Alors notre prochain schmattes sera dédié au krepler et à ma soeur de kreplers, la bouillonnante Marceline Loridan-Ivens. Ma « Krepler Sister » !

 

J : Tu as déjà invité un garçon à manger du pied de veau en gelée ? Si oui, c’est un bon moyen de pécho ou pas ?

 

C V-B : Dingue, j’ai pécho mon Mensch comme ça, comment le sais-tu ? Tu peux te dire que si ton/ta date aime le pied de veau en gelée, tu peux passer ta vie avec ! L’heureux(se) élu(e) est prêt(e) à tout après ça… Tu peux toujours courir avec ta pkaïla et boire ta vodka en wifi !

 

J : Une Yiddish Mamma sera présente tous les mardis dans la boutique Alexia Hollinger, pour ce que tu décris comme des « consultations personnalisées ». Tu peux nous en dire plus ? On pourra se faire pincer les joues ?

 

C V-B : Effectivement, il s’agit de séance gratuite de « schmates therapy » qui nécessite un minimum de confidentialité à l’égard de futur(e)s client(e)s… euh, patient(e)s ! Il y des pathologies de schmatologie très graves que certain(e)s se traînent depuis des générations…. Il faut oser en parler et dévoiler. Le remède du pinçage de joues peut, d’ores et déjà, rassurer les plus timides. Il sera donc à l’honneur, c’est un peu notre hug à nous – comme tu t’en souviens, ma petite Chepselleh !

 

J : Pour conclure, as-tu un message à adresser à nos lecteurs sépharades et non-juifs ?

 

C V-B : Oui, je les remercie d’être si nombreux à acheter nos schmates ! Si on devait compter que sur les ashkés, on serait mal : ils ne parlent même plus yiddish !

 

 Le « petit lexique textile et gastronomique » à l’attention des client(e)s Yiddish Mamma :

 

Schmates : tissus/chiffons

 

Schmatologue : fabricant de vêtements

 

Chepselleh : mon petit mouton, mon agneau, nom donné aux petits enfants en leur pinçant la joue

 

KissKuchen : cheesecake, gâteau au fromage

 

Klops : pain de viande, boulette géante cuite au four à déguster tiède/froid ou chaud avec des cornichons et de la moutarde

 

Yiddish Mamma : super maman

 

Super Mensch : un homme sur qui on peut compter

 

Mensch Lover : french lover pour changer

 

Made in Shtetl : fait à Paris

 

Pickel Fever : cousin du pastrami, mais tellement meilleur

 

Des Kichs : a kiss : on vous embrasse fort !

 

Nous félicitons le Président Trump pour sa décision de

reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Shabbat Shalom!

 

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