LE LOBBY ARABE DU PÉTROLE

  

    

 

 

 

 

 

 

LA COMPOSANTE EUROPÉENNE DU LOBBY ARABE À WASHINGTON

Steven J. Rosen

Middle East Quarterly, Automne 2010

 

Une longue expérience de Washington mène à des conclusions différentes et un peu surprenantes. La force extérieure qui exerce les pressions les plus fortes sur le gouvernement des Etats-Unis pour qu'il prenne ses distances avec Israël n'incarne pas les organisations arabo-américaines, ni les ambassades arabes, ni les compagnies pétrolières, ni le lobby des pétrodollars. Ce sont plutôt des Européens, particulièrement des Britanniques, des Français, et des Allemands, qui se comportent comme le lobby arabe le plus influent sur le gouvernement américain. Les Arabes le savent, aussi leur voie d'accès préférée vers Washington passe souvent par Bruxelles, ou Londres, ou Paris. Nabil Shaath, qui était alors le "ministre des affaires étrangères," de l'Autorité palestinienne disait en 2004 que l'Union européenne est "notre alliée de choix.

 

Les Arabes considèrent l'Europe comme le talon d'Achille de l'alliance entre les Etats-Unis et Israël, et le meilleur moyen d'enfoncer un coin entre les deux alliés historiques.

 

Les Européens sont particulièrement redoutables pour leur influence sur la politique moyen-orientale des Etats-Unis car ils disposent de quatre avantages. D'abord, bien qu'il existe entre eux des différences subtiles, la plupart des dirigeants européens ont en commun de nombreuses convictions au sujet d'Israël, des Palestiniens, du monde arabe, et du conflit du Moyen-Orient. Ces convictions sont beaucoup plus proches des analyses des Arabes que du point de vue de Jérusalem, et plus proches de leurs objectifs que des conceptions en vigueur parmi les architectes de la politique des Etats-Unis.

 

En second lieu, et c'est particulièrement vrai des représentants de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, et de la France, il ont plus facilement accès aux responsables américains, le président dont ils sont proches y compris, que les Arabes ou les Israéliens.

 

Troisièmement, les Européens intègrent leurs argumentations dans le cadre plus large de valeurs, d'intérêts partagés, et de confiance mutuelle avec les Etats-Unis. De ce fait, leurs messages sont considérés plus d'attention que s'il venaient d'un chef non élu d'une société arabe profondément différente des Etats-Unis.

 

Quatrièmement, les responsables américains croient qu'il est dans leur intérêt national d'aller dans le sens des alliés européens de peur qu'ils ne modifient leur politique et adoptent des orientations indépendantes sur le Moyen-Orient, tombant sous l'emprise d'européanistes comme l'ancien commissaire aux affaires étrangères de l'Union européenne Christopher Patten. C'est ainsi que Patten déclarait par exemple en juillet 2010, "L'absence de positions européennes est injustifiable… si les Américains ne font rien, cela revient à se lier les mains. Nous devrions… être plus explicites quand nous fixons les objectifs visés par l'Europe et… tenter de les mettre en application."

 

Le premier ministre du Royaume Uni, le président français, et le chancelier allemand ont un accès direct au président. Cela tient beaucoup moins à une chimie personnelle subtile qui existerait entre eux et un quelconque président américain, qu'à l'importance objective de leurs pays pour les Etats-Unis. La Grande-Bretagne, la France, et l'Allemagne sont trois des six principales économies du monde, et trois des six principales puissances militaires si on les classe en fonction de l'importance des dépenses de défense. Deux d'entre elles —la France et la Grande-Bretagne —sont parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU qui disposent du droit de veto. Les mêmes sont parmi les principales puissances nucléaire du monde. Quatre pays européens —la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, et l'Italie — appartiennent au groupe des huit (G8), un forum qui comprend également les Etats-Unis, le Canada, la Russie, et le Japon. Les gouvernements britanniques, français, et allemands représentent les pays les plus influents sur la politique étrangère de l'Union européenne et ils pèsent aussi de façon décisive sur la voix de l'Europe concernant le Moyen-Orient au sein du Quartet (qui comprend les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie, et l'ONU).

 

Les Etats-Unis ont également une histoire plus longue et plus profonde, des valeurs partagées et des intérêts communs avec les pays principaux pays européens, et moins de conflits d'intérêts qu'avec la Russie, la Chine, ou n'importe quelle nation arabe. Pendant des années soixante cinq, la Grande-Bretagne, la France, et l'Allemagne ont été nos alliés principaux dans l'alliance politique et militaire la plus décisive des Etats-Unis, l'Organisation du Traité de l"Atlantique nord (OTAN). Leurs avis sont énoncés sur un ton modéré, et ils sont considérés comme plus raisonnables que ceux de la majorité des pays arabes. De part et d'autre, on fait l'hypothèse qu'ils sont les principaux partenaires de l'Amérique, que Washington doit toujours prendre en compte leurs intérêts, et qu'ils accordent en principe la plus grande attention aux exigences américaines.

 

En contrepartie, cette hypothèse d' intérêts partagés donne aussi aux Européens une grande crédibilité et un accès privilégié aux membres les plus éminents de l'administration américaine, aux milieux du Conseil national de sécurité, du département d'état, du Pentagone, et à la communauté du renseignement et autres Agences. Les assistants des secrétaires, les directeurs de service, et les conseillers de haut niveau donnent un poids spécial aux avis de leurs homologues français, allemands, et britanniques. Ils passent plus de temps avec eux qu'avec les Arabes. Ces Européens accèdent aussi facilement aux membres du Congrès et à leurs états-majors.

Un exemple spectaculaire de la façon dont une intervention européenne peut introduire un coin entre les Etats-Unis et Israël s'est produit il y a presque vingt ans, aboutissant à une confrontation sérieuse entre le Président George H.W. Bush et Jérusalem. C'est l'histoire, non révélée à ce jour, du rôle d'un dirigeant européen, le premier ministre britannique John Major, qui parvint à provoquer la crise la pire jamais survenue entre un président américain et le gouvernement d'Israël. Ce fut un conflit célèbre, qui ne serait jamais survenu sans l'intervention du leader européen.

 

En 1991, la guerre du Koweït venait juste de se terminer et le président Bush avait annoncé le 6 mars son intention de réunir une conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient.

 

A la même époque, l'Union soviétique était dans la phase finale de son effondrement, et un flot de Juifs soviétiques, jusque là empêchés d'émigrer, quittaient en masse le pays. Plus de 200.000 d'entre eux étaient déjà arrivés en Israël, et l'on s'attendait à ce qu'une marée de plus d'un million de personnes les suive d'une façon imminente. Israël était face à un grave défi, celui de l'absorption d'un flux aussi énorme, équivalant à 20% de sa population initiale. Le 5 mai 1991, l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Zalman Shoval, annonça qu'Israël demanderait bientôt à Washington 10 milliards de dollars de garanties pour des prêts permettant le financement de logements alloués au million d'immigrés soviétiques attendus sur les cinq années à venir.

Les Palestiniens craignirent alors que les nouveaux immigrés s'installent dans les territoires contestés. Le président Bush et son secrétaire d'état, James A. Baker, déclarèrent que toute garantie de prêt nouvelle seraient conditionnée à l'engagement d'Israël pour ne pas utiliser les fonds dans les territoires. Il fallait trouver un mécanisme pour s'assurer que les garanties ne seraient pas utilisées pour alimenter les activités d'implantation de peur que la conférence internationale annoncée par le président ne soit compromise.

 

Pour se donner le temps de trouver une formule adéquate, le premier ministre Yitzhak Shamir accepta de retarder la demande israélienne officielle des garanties de prêt pendant trois mois, jusqu'au 6 septembre. Au cours de l'été 1991, le secrétaire d'état Baker fit de nombreux voyages dans la région, cherchant comment éviter un conflit entre les garanties de prêt et le processus de paix. Je fus impliqué en compagnie de quelques collègues de l'AIPAC dans certaines de ces négociations en coulisses, conduites principalement par Elyakim Rubinstein, le secrétaire du gouvernement israélien, James Baker et son état-major, ainsi que le sénateur Robert Kasten, Jr. (un républicain du Wisconsin) au nom des membres pro-israéliens du Congrès, ainsi que l'ambassadeur Shoval.

 

A la mi-août, nous avons été soulagés d'apprendre, par l'intermédiaire de Baker et de son état-major, qu'une solution acceptable pour Washington avait été trouvée. Le président ne l'avait pas encore approuvée, mais Baker croyait fermement qu'il détenait une formule apparemment acceptable pour toutes les parties. Pour l'AIPAC, il s'agissait d'une question d'importance cruciale parce qu'elle déterminait le destin d'un million de juifs en difficulté, soutenait un effort historique pour lancer un processus de paix, et préservait la nature des rapports bilatéraux entre Israël et son allié plus important.

 

George H. W. Bush prenait des vacances estivales en famille dans sa maison de Kennebunkport dans le Maine, à la fin août 1991 quand le premier ministre britannique John Major et son épouse Norma lui rendirent visite. C'est ce genre d'épisode sans protocole, de rencontres directes avec le président sans la médiation de ses assistants et conseillers, qui rendent les dirigeants européens si influents sur des questions comme celles du Moyen-Orient. Major s'est contenté de citer la presse égyptienne disant que les implantations israéliennes, y compris celles de Jérusalem Est étaient "illégales" et "portaient atteinte" au processus de paix. Il souhaita que Bush tienne tête à Israël. (16) Baker plaidait auprès du président pour un compromis, alors que le dirigeant britannique l'invitait à un affrontement sans concessions.

 

Quand Bush rentra de Kennebunkport, son avis avait changé comme l'attestent les rapports ultérieurs des responsables américains. À la surprise de Baker, le président rejeta l'ensemble des assurances que le secrétaire avait patiemment assemblées et décida de jeter son gant au visage d'Israël et de ses défenseurs. Le 6 Septembre 1991, il demandait au Congrès de retarder de 120 jours les garanties de prêt "pour donner une chance à la paix."

 

Six jours plus tard, Bush franchit une étape supplémentaire. Le 12 septembre, plus de 1.000 responsables juifs de tout le pays convergèrent vers Capitol Hill pour inciter les membres du Congrès à consentir les garanties de prêt. Le président Bush répondit en appelant à une conférence de presse le jour même, pour avertir qu'il opposerait son veto aux garanties de prêt si le Congrès persistait à les approuver en dépit de son exigence d'un délai de 120 jours. Il critiqua également les membres du lobby pro-israélien, affirmant:

 

Nous sommes face à des groupe très puissants et efficaces qui sont allés à Capitol Hill … Il y avait là quelque chose comme mille lobbyistes sur The Hill pour soutenir le second aspect de la question. Nous avons ici juste un petit bonhomme pour faire le travail… La constitution charge le président de la conduite de la politique étrangère de la nation… il y a une tentative de certains membres du Congrès d'empêcher le président de prendre des mesures centrales pour la sécurité de la nation. Mais l'enjeu est trop important pour que la politique intérieure prenne le pas sur la paix.

 

De nombreux experts interrogés sur le point le plus bas des relations israélo-américaines dans l'histoire, mentionnent ce différend sur les garanties de prêts. C'était, pour le moins, l'un des revers les plus sérieux de ces relations. Mais le rôle d'un premier ministre britannique défaisant des mois d'efforts déployés par les médiateurs et incitant au conflit n'avait jamais été exposé jusqu'ici. C'est un exemple de la manière de procéder d'un Européen d'importance pour interférer sur le niveau décisionnaire le plus élevé des Etats-Unis, le rapprocher du point de vue arabe, et l'éloigner d'Israël.

 

 

 

L’ÈRE DU PÉTROLE ARABE TOUCHE À SA FIN

Guy Bechor

Ynet, 4 jan., 2015   

 

 

La nouvelle la plus spectaculaire de 2014 est passée presque inaperçue : les États-Unis ont levé les restrictions sur les exportations de pétrole américain, et dès les premiers jours de la nouvelle année, ont commencé à exporter leur pétrole dans le monde.

 

Personne ne croyait que cela arriverait si vite, mais les États-Unis sont déjà le plus grand fabriquant de pétrole dans le monde, plus grand que l’Arabie Saoudite, grâce à la technologie du schiste bitumeux qui a changé le monde de l’énergie.

En un an, les États-Unis devraient exporter environ un million de barils de pétrole par jour et en produire 12 millions par jour. L’Iran, pour comparer, produit environ un million et demi de barils par jour.

 

Cela signifie que les prix du pétrole vont continuer à baisser, alors que les États-Unis sont déjà en concurrence avec d’autres fabricants. En conséquence, la Russie sera écrasée, l’Arabie Saoudite et le reste des pays du Golfe vont tomber tête par terre, le cartel va s’effondrer, et toutes les dictatures qui étaient essentiellement basées sur le pétrole, comme l’Iran, devraient faire face à un avenir sombre.

 

Dans le même temps, les démocraties comme le Canada, le Brésil, le Mexique, le Nigeria et même le petit Israël entreront sur le marché.

 

L’ère du pétrole arabe est terminée, et donc également la puissance destructrice des dictatures du pétrole du Golfe Persique. Ces dictatures ont honteusement contrôlé l’Europe en déclin, achetant des politiciens, soudoyant des entreprises, mettant la main sur l’économie et le pouvoir politique, également utilisés contre Israël.

 

Il faudra quelques mois, mais autant les Européens que les Américains se rendront compte que l’ère de la puissance destructrice arabe n’est plus, parce que les États du Golfe n’auront plus d’argent à dépenser. Au contraire, ils seront secoués à l’intérieur par des chocs sociaux, ethniques et terroristes, car ils n’auront plus d’argent pour continuer à satisfaire le terrorisme.

 

Il est vrai que la France et le Luxembourg sont encore contrôlés par le capital arabe, ou pensent qu’ils le sont, mais ils vont également se rendre compte que l’ère de l’argent arabe est terminée.

 

Mais alors que les prix du pétrole vont continuer à baisser, que va-t-il arriver à la Russie ? Le pays s’effondre et pourrait se tourner vers une guerre en Europe pour se sauver. Et qu’arrivera-t-il à l’Égypte, financée par l’Arabie Saoudite ? Cette dernière a déjà réduit son aide au Caire, parce que l’argent n’est plus une évidence.

 

Et que dire des riches pays du Golfe, comme le Qatar ? Ils se font des illusions que quelqu’un sera intéressé par eux s’ils n’ont pas de pétrole. Ils pensent encore jouer avec l’idée du tourisme. Eh bien, s’il n’y a pas de pétrole, personne ne voudra s’y rendre, et le sable couvrira à nouveau les immenses tours qu’ils ont construites.

 

Et l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ? Le fait est que personne dans le Golfe ne lui a effectivement donné de l’argent, et ce, même avant la crise, bien qu’il y ait toujours eu les traditionnelles déclarations festives.

 

 

 

 

Cher M. Poisson, le lobby le plus puissant aux Etats-Unis, c’est le lobby arabe !

JSS, 20 oct., 2016

 

Le président du Parti chrétien-démocrate a fustigé la « soumission d’Hillary Clinton » aux lobbies sionistes, dans un entretien à Nice Matin. Le Crif demande à la Haute Autorité de la primaire de condamner ces propos.

 

Interrogé sur l’élection présidentielle américaine, le président du Parti chrétien-démocrate a affirmé que « la proximité de Mme Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ».

 

Face au tollé provoqué, Jean-Frédéric Poisson a présenté aujourd’hui des excuses et voulu redire toute l’amitié qu’il avait « pour l’État d’Israël et pour le peuple juif dans son ensemble. »

 

De son côté Meyer Habib « condamne avec la plus grande fermeté ses propos, qui flirtent avec ce mélange d’anti-américanisme primaire, d’antisémitisme traditionnel et de thèses conspirationnistes. »

Président de la Commission d’organisation de la primaire, le député LR Thierry Solère a condamné « avec la plus grande force » la sortie de Jean-Frédéric Poisson. « Dans notre pays, l’évocation du ‘lobby sioniste’ n’a pas la même signification qu’aux Etats-Unis, a-t-il indiqué. Cette expression « nourrit les thèses conspirationnistes et a un caractère insidieusement antisémite. Il assure que que ces propos seront évoqués lors de la « prochaine réunion » de la commission, le 26 octobre.

 

« Il y a un lobby sioniste aux Etats-Unis, notamment l’Aipac (American Israel public affairs committee), qui est une organisation très connue, très ancienne, qui d’ailleurs fait profession d’exercer son travail de pression sur les responsables politiques américains », a expliqué Poisson sur Radio J cet après-midi… Oubliant de surcroit que le lobby le plus puissant aux Etats-Unis, c’est le lobby arabe !

 

Le lobby pro-Israël et le lobby pro-arabe (ou plus exactement les lobbies, car il en existe plusieurs de chaque côté) sont en effet puissants, mais il y a une différence de taille entre les deux et cette différence est au coeur même du rôle du lobbying dans une démocratie.

 

L’une des caractéristiques distinctives et marquantes du lobby arabe est qu’il ne jouit d’aucun soutien populaire. Tandis que le lobby israélien a des centaines de milliers de sympathisants et que les sondages d’opinion les uns après les autres confirment l’énorme fossé qui existe entre le soutien à Israël et celui aux nations arabes/Palestiniens. Le lobby arabe n’a pratiquement pas de militants de base et ne bénéficie pas de la sympathie du public.

 

Ses membres les plus puissants sont en général des bureaucrates qui ne représentent que leurs propres points de vue personnels ou ce qu’ils estiment être leurs intérêts institutionnels, ainsi que des gouvernements étrangers qui ne défendent que les intérêts nationaux de leurs pays, et pas ceux des États-Unis. Ce qui leur fait défaut en capital humain en termes de partisans américains est compensé par des ressources pratiquement illimitées qui leur permettent d’essayer d’acquérir ce qu’ils n’arrivent généralement pas se procurer par la force de leurs arguments.

 

Les Saoudiens ont adopté une stratégie différente de celle du lobby israélien. Leur approche de lobbying est celle du « top-down » [des dirigeants vers la base] plutôt que le « bottom-up » [de la base vers les dirigeants]. Comme le décrit le lobbyiste rémunéré J. Crawford Cook en fixant sa stratégie proposée pour le royaume: l’Arabie saoudite a besoin d’influencer les rares personnes qui influencent les masses, plutôt que d’influencer les masses auxquelles ces quelques rares responsables doivent rendre des comptes

 

 

ACTUALITÉ

 

 

LES ALTERNATIVES A LA SOLUTION A DEUX ETATS

Times of Israel, 17 fev, 2017

 

 

Il peut y avoir d’autres voies que la création d’un Etat palestinien coexistant avec Israël, dit l’administration Trump. Solution à un ou deux Etats, confédération, maintien du statu quo…: revue des options pour résoudre un des plus vieux conflits du monde.

 

Elle est retenue par la plus grande partie de la communauté internationale. Elle est endossée par la direction palestinienne internationalement reconnue, et par l’actuel Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, certes sans enthousiasme. Elle guidait la diplomatie américaine au moins depuis 2000 et jusqu’aux remises en question par l’administration cette semaine.

Un Etat palestinien serait créé, qui coexisterait avec Israël dans la paix, la sécurité et des frontières reconnues. Dans le scénario privilégié, il comprendrait la Cisjordanie, la bande de Gaza sous le contrôle du Hamas islamiste et aurait pour capitale Jérusalem-Est, annexé par Israël.

 

La solution à deux Etats recouvre des réalités potentielles différentes selon les interlocuteurs. M. Netanyahu envisage pour les Palestiniens un « Etat moins », autrement dit un Etat qui n’en aurait pas tous les attributs, a rapporté la presse israélienne. Même en cas d’accord, Israël doit conserver le contrôle militaire de toute la Cisjordanie, territoire qui constituerait une bonne part d’un Etat palestinien, a-t-il dit mercredi.

 

Plus de deux décennies de négociations, jalonnées de guerres et de violences, n’ont pas produit un accord final. Avec des réalités de plus en plus inextricables et la poursuite de la construction d’implantations israéliennes, beaucoup de diplomates s’alarment que la solution à deux Etats ne soit plus possible.

 

La solution à un Etat fut longtemps celle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), avant que l’OLP ne finisse par reconnaître l’Etat d’Israël et soutenir la solution à deux Etats. Le Hamas continue à refuser de reconnaître Israël, et à vouloir un Etat sur toute la Palestine mandataire (y compris donc Israël).

 

Saëb Erekat, haut responsable de la direction palestinienne, disait mercredi que « la seule véritable alternative possible (à la solution à deux Etats) serait un Etat laïc et démocratique (sur les Territoires palestiniens et Israël) où juifs, musulmans et chrétiens seraient égaux ».

 

Il signifiait par là qu’une telle hypothèse était exclue, tant elle supposerait qu’Israël accepte une remise en cause de son identité.

 

Les données démographiques sont sujettes à débat et à évolution, mais pour Israël la menace serait que la population arabe prenne le pas sur la population juive. Israël imposera alors un statut différent aux Juifs et aux Arabes, ce qui reviendrait à un régime d’apartheid, dit M. Erekat.

 

« Si on fait le choix d’un seul Etat, Israël pourra être soit juif, soit démocratique, il ne pourra pas être les deux », disait avant de partir l’ex-secrétaire d’Etat américain John Kerry.

 

Certains membres de la droite israélienne pensent que la Jordanie, qui contrôlait Jérusalem-Est et la Cisjordanie de 1948 jusqu’en 1967, pourrait offrir une issue.

 

La population jordanienne est majoritairement d’origine palestinienne. L’OLP et Israël avaient rejeté en 1972 une proposition de confédération. Mais en octobre 2016, un sondage auprès des Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie indiquait que 46,1 % d’entre eux soutenaient la confédération de deux Etats indépendants avec des relations institutionnelles fortes. L’enquête ne précisait pas combien s’y opposaient.

 

Israël continue à occuper la Cisjordanie et à maintenir la bande de Gaza sous blocus. La construction d’implantation se poursuit. L’envoyé spécial de l’ONU Nickolay Mladenov mettait en garde jeudi contre « l’illusion qui ferait croire qu’on peut gérer le conflit indéfiniment ».

 

Le risque, disait-il, est non seulement celui du « conflit perpétuel », mais de la montée des extrémismes.

Il peut y avoir d’autres voies que la création d’un Etat palestinien coexistant avec Israël, dit l’administration Trump. Solution à un ou deux Etats, confédération, maintien du statu quo…: revue des options pour résoudre un des plus vieux conflits du monde.

 

Elle est retenue par la plus grande partie de la communauté internationale. Elle est endossée par la direction palestinienne internationalement reconnue, et par l’actuel Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, certes sans enthousiasme. Elle guidait la diplomatie américaine au moins depuis 2000 et jusqu’aux remises en question par l’administration cette semaine.

 

Un Etat palestinien serait créé, qui coexisterait avec Israël dans la paix, la sécurité et des frontières reconnues. Dans le scénario privilégié, il comprendrait la Cisjordanie, la bande de Gaza sous le contrôle du Hamas islamiste et aurait pour capitale Jérusalem-Est, annexé par Israël.

Deux Etats, mais des versions distinctes

 

La solution à deux Etats recouvre des réalités potentielles différentes selon les interlocuteurs. M. Netanyahu envisage pour les Palestiniens un « Etat moins », autrement dit un Etat qui n’en aurait pas tous les attributs, a rapporté la presse israélienne. Même en cas d’accord, Israël doit conserver le contrôle militaire de toute la Cisjordanie, territoire qui constituerait une bonne part d’un Etat palestinien, a-t-il dit mercredi.

 

Plus de deux décennies de négociations, jalonnées de guerres et de violences, n’ont pas produit un accord final. Avec des réalités de plus en plus inextricables et la poursuite de la construction d’implantations israéliennes, beaucoup de diplomates s’alarment que la solution à deux Etats ne soit plus possible.

 

La solution à un Etat fut longtemps celle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), avant que l’OLP ne finisse par reconnaître l’Etat d’Israël et soutenir la solution à deux Etats. Le Hamas continue à refuser de reconnaître Israël, et à vouloir un Etat sur toute la Palestine mandataire (y compris donc Israël).

Juif ou démocratique

 

Il signifiait par là qu’une telle hypothèse était exclue, tant elle supposerait qu’Israël accepte une remise en cause de son identité.

 

Les données démographiques sont sujettes à débat et à évolution, mais pour Israël la menace serait que la population arabe prenne le pas sur la population juive. Israël imposera alors un statut différent aux Juifs et aux Arabes, ce qui reviendrait à un régime d’apartheid, dit M. Erekat.

 

« Si on fait le choix d’un seul Etat, Israël pourra être soit juif, soit démocratique, il ne pourra pas être les deux », disait avant de partir l’ex-secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Confédération israélo-palestinienne

 

Le président israélien Reuven Rivlin prône une confédération de deux Etats, israélien et palestinien, avec deux parlements et deux constitutions, mais une seule armée, israélienne.

 

Certains membres de la droite israélienne pensent que la Jordanie, qui contrôlait Jérusalem-Est et la Cisjordanie de 1948 jusqu’en 1967, pourrait offrir une issue.

 

La population jordanienne est majoritairement d’origine palestinienne. L’OLP et Israël avaient rejeté en 1972 une proposition de confédération. Mais en octobre 2016, un sondage auprès des Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie indiquait que 46,1 % d’entre eux soutenaient la confédération de deux Etats indépendants avec des relations institutionnelles fortes. L’enquête ne précisait pas combien s’y opposaient.

 

Israël continue à occuper la Cisjordanie et à maintenir la bande de Gaza sous blocus. La construction d’implantation se poursuit. L’envoyé spécial de l’ONU Nickolay Mladenov mettait en garde jeudi contre « l’illusion qui ferait croire qu’on peut gérer le conflit indéfiniment ».

 

Le risque, disait-il, est non seulement celui du « conflit perpétuel », mais de la montée des extrémismes.

 

 

 

 

NETANYAHU : NOUS VOULONS LA PAIX, NOUS TRAVAILLONS À UN EFFORT REGIONAL

Raphael Ahren

Times of Israel, 20 fev., 2017

 

 

Pendant un dîner officiel lundi soir avec le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, le Premier ministre Netanyahu a déclaré être engagé à la paix, citant sa propre expérience de la guerre, sans pour autant mentionner une solution à deux États.

 

« Je veux vous assurer que je suis engagé à la paix et que le peuple d’Israël n’attend que la paix, chacun d’entre nous. Nous prions pour la paix parce que nous avons connu, comme vous l’avez dit, le coût de la guerre, nous avons perdu des proches. J’ai moi-même été blessé au combat. La paix est mieux. Infiniment mieux. Et je pense que la clef de la paix est l’abandon de l’objectif de liquidation d’un peuple, de les accepter, et de travailler sur les différents conflits », a-t-il déclaré.

 

Netanyahu a été blessé pendant une opération de secours sur un vol détourné en 1972. Il a été blessé par balle au bras, apparemment par un tir amical.

 

Faisant référence à ses efforts pour organiser une initiative de paix régionale impliquant les États du Golfe, Netanyahu a ajouté qu’Israël faisait des efforts considérables pour cet objectif.

 

« Je pense qu’il y a une opportunité de faire ceci aujourd’hui parce que j’ai le sentiment d’un grand changement dans le monde arabe et dans beaucoup de pays arabes et, je l’espère, comme nous en avons discuté précédemment, pouvoir utiliser cette nouvelle attitude envers Israël pour aider à résoudre également le conflit israélo-palestinien. C’est quelque chose pour lequel nous faisons beaucoup d’efforts, dont la plupart ne sont pas rendus publics », a-t-il ajouté.

 

Lundi, pendant sa visite à la synagogue Maghain Aboth de Singapour, Netanyahu avait indiqué que les valeurs d’Israël sont défiées « par les forces de la barbarie et de l’intolérance ».

 

« C’est une bataille pour l’avenir de l’humanité. Cet avenir est représenté par Israël, qui est aussi un pays diversifié, qui a également ses minorités, qui respecte les individus et nous voyons ce même respect ici, à Singapour », a-t-il affirmé, se référant à son séjour dans les pays musulmans du Kazakhstan et d’Azerbaïdjan, où, a-t-il dit, il a vu des Juifs pratiquer ouvertement leur religion.

 

Netanyahu a également comparé Israël à la petite nation insulaire, affirmant que les deux pays sont deux petites puissances économiques observées par de nombreux pays dans le monde.

 

« Je pense que les grands puissances du monde entier regardent Israël et Singapour aujourd’hui, et voient d’énormes opportunités. Enormes. Et l’une des raisons qui explique cela est que nous avons un esprit effréné et que nous le mettons à l’œuvre », a-t-il dit.

 

« Cet esprit est quelque chose que nous avons inscrit dans nos peuples depuis longtemps, longtemps. Les Juifs ont transmis d’une génération à l’autre le désir, un État d’esprit curieux et la capacité à produire des nouveautés. »

 

Netanyahu est à Singapour pour une courte visite d’État, et s’envolera mardi pour l’Australie.

 

 

 

 

A SYDNEY, NETANYAHU SALUE “L’AUSTRALIE LUCIDE” POUR SES CRITIQUES CONTRE L’ONU

Sue Surkes et Raphael Ahren

Times of Israel, 22 fev., 2017

 

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rendu hommage mercredi à l’Australie, pour sa « courageuse volonté de pointer l’hypocrisie des Nations unies » par des résolutions condamnant Israël.

 

Son homologue Malcolm Turnbull a marqué la première visite de l’histoire en Australie d’un Premier ministre israélien en exercice en publiant mercredi un éditorial dans The Australian qui soutenait les critiques faites par Netanyahu aux Nations unies.

 

« Mon gouvernement ne soutiendra pas de résolutions biaisées critiquant Israël, comme celle récemment adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies, et nous déplorons les campagnes de boycott conçues pour délégitimer l’Etat juif », a écrit Turnbull, faisant référence à la résolution 2334 adoptée le 23 décembre pour condamner le peuplement juif en Cisjordanie et à Jérusalem Est, une « violation flagrante » du droit international.

 

Les Etats-Unis s’étaient abstenus pendant le vote et l’Australie, qui n’est pas membre du Conseil de sécurité, a été l’un des rares pays à soutenir publiquement la position israélienne.

 

Pendant une conférence de presse avec Turnbull, Netanyahu a déclaré avoir été ravi de lire l’article au début de sa visite officielle de quatre jours en Australie.

 

« L’Australie a courageusement voulu pointer l’hypocrisie des Nations unies une fois encore, notamment cette absurde résolution qui affirme que le mur Occidental, le lieu le plus sacré du peuple juif depuis des milliers d’années, des milliers d’années avant même la naissance de l’islam, est un territoire palestinien occupé », a-t-il déclaré aux journalistes.

« Donc les Nations unies sont capables de bien des absurdités, et je pense qu’il est important d’avoir des pays directs et lucides comme l’Australie, qui les ramènent souvent sur Terre », a déclaré Netanyahu.

 

Turnbull a décrit l’Australie comme un ami engagé et constant d’Israël, et salué les « valeurs partagées, la démocratie, la liberté, l’état de droit » des deux pays, décrivant Israël comme un « pays réellement miraculeux ».

 

Il a également réitéré son soutien à une solution à deux états pour résoudre le conflit israélo-palestinien. « Je suis d’accord avec vous, les circonstances de l’époque dans votre région […] semblent créer l’opportunité où les lunes s’aligneront peut-être pour que ce soit le bon moment pour revenir à la table [des négociations] et conclure un accord, mais bien sûr, comme pour tout accord, il faut être deux pour danser le tango », a dit Turnbull à Netanyahu.

 

La semaine dernière, Julie Bishop, la ministre australienne des Affaires étrangères, avait déclaré que Canberra pourrait accepter une solution à un état si les parties étaient d’accord, rejoignant ainsi la ligne évoquée par le président américain Donald Trump.

 

« Israël et les Palestiniens doivent parvenir à un accord et nous soutenons une solution à deux états directement négociée pour que les Palestiniens aient leur propre état et que le peuple d’Israël soit en sécurité au sein de frontières reconnues », a écrit Turnbull dans son éditorial, alors que certains suggèrent que le dirigeant israélien pourrait ne plus soutenir la solution à deux états.

 

Pendant la conférence de presse, Netanyahu a rejeté les appels des détracteurs des implantations israéliennes en Cisjordanie, dont les anciens Premiers ministres australiens Kevin Rudd et Bob Hawke, pour que l’Australie reconnaisse la Palestine en tant qu’état.

 

« Je pose aux deux anciens Premiers ministres une question simple : quel genre d’état sera celui qu’ils défendent ? Un état qui appelle à la destruction d’Israël ? Un état dont le territoire sera immédiatement utilisé par l’islam radical ? », a demandé Netanyahu.

 

Il a également répété son opposition à une solution à un état, disant des Palestiniens de Cisjordanie que « je veux qu’ils aient toutes les libertés pour se gouverner eux-mêmes, mais aucun des pouvoirs pour nous menacer. Laissons-les se gouverneur eux-mêmes, mais sans puissance militaire et physique pour menacer l’Etat d’Israël. »

 

Netanyahu et Turnbull ont signé de nouveaux accords de technologie et des services aériens, et discuté d’une extension de la coopération bilatérale dans les domaines de la cyber-sécurité, de l’innovation et de la science.

 

Netanyahu restera à Sidney jusqu’à dimanche pour rencontrer des responsables gouvernementaux et des dirigeants de la communauté juive.

 

Le Premier ministre devrait participer mercredi à une conférence économique avec des hommes d’affaires israéliens et australiens, et à un évènement à la grande synagogue de Sydney.

 

Bill Shorten, le chef de l’opposition australienne, qui préside le parti travailliste du pays, a précisé qu’il aborderait la question des implantations avec Netanyahu.

 

« Nous soutenons le droit des Palestiniens et des Israéliens à vivre dans des frontières sécurisées, a déclaré Shorten mardi. Je préciserai à Netanyahu que la construction dans les implantations est un obstacle à la solution à deux états, elle doit être arrêtée. »

 

Pendant sa conférence de presse avec Turnbull, Netanyahu a balayé les questions sur sa relation avec le milliardaire australien James Packer, dont le nom a été cité dans les affaires de corruption entourant le Premier ministre. « Je pense que rien n’en sortira parce qu’il n’y a rien à part de l’amitié », a-t-il affirmé.

 

A son arrivée à Sydney après une visite de deux jours à Singapour, Netanyahu a été accueilli par la ministre australienne du Développement international et du Pacifique, Concetta Fierravanti-Wells.

 

Après l’atterrissage, Netanyahu a salué « 100 ans d’amitié » entre Israël et l’Australie, faisait référence à la libération de la ville de Beer Sheva, à présent israélienne, de l’Empire ottoman. Il a déclaré qu’ils « ont combattu aux côtés des Juifs pendant la Première Guerre mondiale pour sauver Israël de l’invasion nazie. »

 

« Ils sont loin, mais ils sont proches, a-t-il déclaré. Et nous sommes très heureux de renforcer cette proximité pendant cette visite. »

 

Netanyahu devrait faire face à plusieurs manifestations pendant sa visite d’Etat en Australie cette semaine.

Plus de 60 Australiens célèbres ont signé une lettre ouverte s’opposant à la visite d’Etat de Netanyahu en raison des politiques du gouvernement israélien à l’égard des Palestiniens, et des manifestations sont prévues à Melbourne, Sydney et Canberra.

 

« Il est temps que la souffrance du peuple palestinien cesse et que l’Australie joue un rôle plus équilibré dans le soutien de l’application du droit international et ne soutienne pas M. Netanyahu et ses politiques », ont écrit les signataires, dont d’anciens politiciens, des professionnels du droit et des membres du clergé.

 

« Les politiques de M. Netanyahu visent sans cesse à provoquer, intimider et oppresser la population palestinienne, ce qui accroit le déséquilibre [des pouvoirs], et éloigne ainsi irrémédiablement Israël de la paix », ont-ils ajouté. Beaucoup des signataires semblent être des militants pro-palestiniens et la lettre a été publiée par Australia Palestine Advocacy Network.

 

 

DES INSCRIPTIONS EN HÉBREU DÉCOUVERTES SUR UN CHAPITEAU ANTIQUE EN GALILÉE

I24, Feb. 21, 2017

 

 

Un chapiteau en calcaire datant de l'époque romaine et vieux de 1.800 ans, sur lequel sont gravées deux inscriptions en hébreu, a été découvert au cours de travaux de restauration et de conservation menés dans l'ancienne synagogue à Peki'in en Galilée.

 

La pierre a été retrouvée à l'envers dans la cour du bâtiment. Après la découverte des inscriptions, des archéologues de l'Autorité des antiquités d'Israël (AAI) sont arrivés sur le site afin d'examiner le chapiteau. Une analyse préliminaire de la gravure suggère qu'il s'agit d'inscriptions dédicatoires honorant les donateurs ayant contribué à la construction de la synagogue.

 

"Les sources talmudiques et midrashiques racontent l'histoire de sages galiléens qui vivaient à Peki'in, y compris le rabbin Shimon Bar Yochai, qui s'est caché des Romains dans une grotte", a indiqué Yoav Lerer, l'inspecteur de l'AAI en Galilée du nord.

 

"Cependant, il y en a qui ne sont pas d'accord sur l'emplacement de Peki'in. Je crois que ces inscriptions ajouteront un nouveau niveau de connaissances important sur la présence juive dans le village de Peki'in pendant les périodes romaines et byzantines", a-t-il ajouté.

 

Au cours de l'année écoulée, des travaux de réhabilitation et de conservation ont été réalisés dans l'ancienne synagogue de Peki'in et à proximité de Beit Zinati afin d'améliorer le centre d'accueil des visiteurs.

 

Ce centre racontera les deux mille ans d'histoire des Juifs de ce village et l'histoire unique de la famille Zinati – la plus ancienne famille juive du village. Margalit Zinati, le dernier membre de la famille à avoir "gardé la flamme vivante" jusqu'à présent, réside dans la maison voisine de la synagogue.

 

"Peki'in est l'un des sites les plus importants de Galilée, et c'est un endroit où il y a toujours eu une présence juive. C'est un honneur pour moi d'assister à une découverte aussi importante, qui raconte l'histoire de la Terre d'Israël vieille de 2.000 ans", a déclaré Ze'ev Elkin, ministre du Patrimoine et des Affaires de Jérusalem.

 

"C'est une découverte historique d'une importance sans précédent qui confirme ce que le défunt président Yitzhak Ben Zvi a soutenu au début du XXe siècle sur la présence juive à Peki'in", a fait remarquer Uriel Rosenboym, le directeur de Beit Zinati.

 

"Personne ne peut douter d'une inscription sur un artefact archéologique. Il y avait une ancienne synagogue ici et l'actuelle synagogue a été construite au cours des derniers siècles. Bien que la pierre a été prise pour être étudiée par l'Autorité des antiquités d'Israël, l'histoire unique de ceux qui ont préservé la flamme à Peki'in est maintenant narrée dans le musée que nous avons rénové", a-t-il ajouté.

 

Les travaux ont été menés par le Conseil pour la Conservation des Sites du Patrimoine en Israël dans le cadre d'un projet patrimonial du Ministère du Patrimoine et des Affaires de Jérusalem.

 

 

 

Shabbat Shalom!
 

 

 

 

 

 

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