Canadian Institute for Jewish Research
L'institut Canadien de Recherches sur le Judaisme
Strength of Israel will not lie

L’ÉCLOSION DIPLOMATIQUE D’ISRAËL AU GRAND DAM DES PALESTINIENS

EN ISRAËL, LE PRÉSIDENT TCHÈQUE DOUTE

DU RÉALISME DE LA SOLUTION À 2 ÉTATS

Raphael Ahren

Times of Israel, 11 nov., 2018

Le président tchèque Milos Zeman a fait part lundi de son scepticisme quant au réalisme de la solution à deux Etats, affirmant qu’il était intéressé à en apprendre davantage sur les approches alternatives pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

‘J’ai été inspiré par votre idée d’un Etat à deux nations, et je sais que l’idée est provocante – et ce, le cas de toutes les grandes idées », a déclaré Zeman au président Reuven Rivlin durant un entretien à Jérusalem.

« Je me demande quels seront vos arguments pour étayer cette idée, parce que pendant des décennies, il y a une discussion sur [la création] de deux Etats indépendants. Mais franchement, je ne vois pas Gaza comme une état indépendant, parce que je considère le Hamas comme une organisation terroriste et non pas comme un État », a-t-il poursuivi.

Durant leur entretien à huis-clos, Rivlin est revenu sur les propos de Zeman sur la solution à un État, mais s’est abstenu de soutenir un quelconque modèle de résolution du conflit avec les Palestiniens.

« Quand je parle d’Israël, je veux dire qu’Israël est un Etat juif et démocratique. Israël ne peux pas être un Etat juif sans être démocratique, et ne peux pas être démocratique s’il n’est pas juif », a-t-il dit.

Rivlin a souligné que les Israéliens et les Palestiniens doivent « partager la terre », et indiqué qu’il faut trouver un moyen pour mettre en oeuvre ce vivre-ensemble. « Nous devons trouver un moyen de comprendre que nous tous destinés à vivre ici. Notre destin, c’est de vivre ici tous ensemble, et notre futur à tous peut-être merveilleux », a-t-il dit.

Les Palestiniens doivent comprendre qu’Israël est « un foyer national juif » et les Israéliens doivent se faire à l’idée que des Arabes y vivent aussi.

Zeman, fervent supporter d’Israël est arrivé dimanche soir pour un voyage officiel de trois jours, durant lequel il inaugurera la « Maison tchèque » à Jérusalem, un bureau qui servirait de tremplin pour le transfert de l’ambassade à Jérusalem.

En recevant le président Zeman à la résidence présidentielle lundi, Rivlin à salué l’étroitesse des relations bilatérales entre Israël et la République tchèque.

« Dans la conjoncture actuelle, notre amitié est plus importante que jamais. Nous saluons votre soutien à un éventuel transfert de l’ambassade tchèque à Jérusalem », a-t-il dit. « Jérusalem est une ville de paix. Puisse la paix commencer à Jérusalem, et puisse-t-elle se répandre depuis Jérusaelm et sur le monde. »

Zeman s’adressera à la Knesset lundi, en commençant par le mot « Shalom », a-t-il dit à Rivlin

Mardi, il ouvrira officiellement la Maison tchèque à la cinémathèque de Jérusalem en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu et et se rendra au musée du mémorial de Yad Vashem.

En avril, Zeman avait annoncé le lancement du processus de transfert de la mission diplomatique de Tel Aviv à Jérusalem, mais l’échéance d’un véritable transfert reste floue.

Jiri Ovcacek, porte-parole de Zeman, a déclaré que la Maison tchèque abriterait les institutions gouvernementales, notamment le Centre des Affaires étrangères, du commerce et du tourisme.

Le ministre des Affaires étrangères tchèque a avait réaffirmé mercredi dernier que l’ambassade de la République tchèque ne sera pas transférée de Tel Aviv à Jérusalem et que la Maison tchèque « n’avait aucun statut diplomatique et n’était qu’un centre culturel ».

Lundi, la vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely a déclaré que l’ambassadeur « travaillera à temps partiel depuis Jérusalem », tout comme l’ambassadeur américain David Friedman.

« Nous avons reçu des garanties » à ce sujet, a-t-elle déclaré à la radio militaire. « C’est la première fois qu’un tchèque flottera à Jérusalem. »

L’ambassadeur tchèque Martin Stropnický, a confirmé au Times of Israël qu’il organiserait certaines rencontres à la Maison tchèque, mais a réaffirmé qu’elle n’aurait aucun statut diplomatique.

« Je suis de toutes façons à Jérusalem deux fois par semaine », a-t-il dit, alors au lieu de se donner rendez-vous dans des cafés, je peux inviter les responsables ici. »

  

PREMIÈRE VISITE D’UN PRÉSIDENT TCHADIEN EN ISRAËL

Times of Israel, 25 nov., 2018

Le président Idriss Déby Itno est arrivé en Israël dimanche pour la première visite d’un chef d’Etat tchadien dans ce pays, après plus de quatre décennies de rupture des relations diplomatiques.

  1. Déby a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a qualifié sa visite d’ « historique ».

« Nous reprenons une coopération qui a été suspendue », a indiqué M. Netanyahu, lors d’une conférence de presse commune à l’issue de leur entrevue, qui s’est déroulée dans les bureaux de M. Netanyahu.

La coopération entre les deux pays allait porter notamment sur la lutte contre le terrorisme, « un objectif que nous avons en commun », a assuré M. Netanyahu, affirmant qu’ « Israël revient en Afrique et l’Afrique revient en Israël ».

Selon les services du Premier ministre, les relations entre Israël et le Tchad étaient rompues depuis 1972. « Nous entrons dans une nouvelle ère de coopération » a salué M. Déby.

Le président tchadien a précisé que « la perspective de reprise des relations diplomatiques n’occulte pas le problème palestinien ». « Le Tchad est profondément attaché au processus de paix entre Israël et la Palestine », a-t-il affirmé.

  1. Netanyahu a par ailleurs évoqué les changements dans le monde arabe, rappelant sa visite récente à Oman et annonçant « qu’il y aura très bientôt d’autres visites dans des pays arabes ».

Lors d’une rencontre avec son homologue israélien Reuven Rivlin, le président tchadien a affirmé vouloir « rétablir les relations diplomatiques » avec Israël, « un partenaire important à nos yeux ».

Le Tchad est l’un des Etats africains engagés dans la lutte contre Boko Haram et l’organisation jihadiste Etat islamique en Afrique de l’ouest. A ce titre, il a reçu des Etats-Unis il y a quelques semaines des véhicules et navires militaires d’une valeur de 1,3 million de dollars (1,15 million d’euros).

Pour faire face à des rébellions dans le nord et l’est du pays, l’armée tchadienne et l’Agence nationale du renseignement se sont équipées de matériels militaires israéliens, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources sécuritaires tchadiennes.

Arrivé au pouvoir en 1990, Idriss Déby, 66 ans, est l’un des dirigeants africains à la plus grande longévité au pouvoir. Il exerce aujourd’hui son cinquième mandat après avoir remporté des élections controversées en avril 2016.

 

LES PALESTINIENS EN QUÊTE DE SOUTIEN, ET LE MONDE ARABE SE RAPPROCHE D’ISRAËL

Times of Israel, 27 nov., 2018

Le dégel des relations d’Israël avec divers pays arabes et musulmans du Moyen Orient et d’Afrique amènerait les responsables de l’Autorité palestinienne (AP) à se démener, craignant que l’appui à leur cause ne s’estompe chez les alliés.

Nabil Shaath, principal conseiller du président de l’AP Mahmoud Abbas, a déclaré au quotidien Haaretz lundi que Ramallah cherche à convoquer des sessions d’urgence de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), car il craint que des pays comme le Tchad, le Soudan, Bahreïn, Oman et l’Arabie saoudite se rapprochent de la normalisation avec Jérusalem – relations qui seraient en contradiction avec les résolutions des deux organismes de coordination.

« Il existe un certain nombre de résolutions et de déclarations arabes et islamiques affirmant explicitement qu’il n’y aura pas de processus de normalisation avec Israël sans un règlement de la question palestinienne fondé sur l’Initiative de paix arabe et les décisions de la communauté internationale », a déclaré Shaath à Haaretz.

Lors du dernier sommet de la Ligue arabe en avril, les pays membres ont signé une déclaration dans laquelle ils s’engageaient à ne pas conclure d’accords de réconciliation sans une solution concertée à la question palestinienne.

« Ce à quoi nous avons assisté ces dernières semaines – à commencer par la visite de Netanyahu à Oman et la visite en Israël du président tchadien, et maintenant il est question de Bahreïn et du Soudan et de liens, sous une forme ou une autre, avec l’Arabie saoudite – pose problème, et il faut donc clarifier la position arabe et islamique, » a déclaré Shaath.

Dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accueilli le président tchadien Idriss Déby pour une visite historique dans l’Etat juif, jetant les bases de la normalisation des liens avec les pays à majorité musulmane du Soudan, du Mali et du Niger, selon un rapport de la Dixième chaîne israélienne d’information diffusé dimanche.

Déby a signifié aux dirigeants israéliens à Jérusalem qu’il souhaitait rétablir les relations diplomatiques.

Selon d’autres rapports, Israël s’emploie également à normaliser ses relations avec Bahreïn, alors que Jérusalem intensifie ses efforts pour forger des relations plus ouvertes avec le monde arabe dans un contexte d’alliances en évolution au Moyen Orient, en raison des préoccupations communes concernant l’Iran.

Netanyahu évoque depuis des années le réchauffement des liens entre Israël et le monde arabe, citant non seulement l’Iran comme ennemi commun, mais aussi l’intérêt de nombreux pays à coopérer avec Israël en matière de sécurité et de défense, ainsi que l’industrie high-tech israélienne en expansion.

Le mois dernier, Oman a accueilli le Premier ministre israélien lors d’une visite surprise, qui a constitué un signe manifeste des progrès réalisés par Israël dans le rapprochement avec les pays du Golfe.

Lors d’une conférence de presse avec Déby dimanche, Netanyahu a annoncé qu’“il y aura d’autres visites de ce type dans les pays arabes très bientôt”, sans donner de détails.

Netanyahu a déclaré lundi que des signes d’un épanouissement diplomatique pour Israël se produisaient sans que Jérusalem n’ait à faire de concessions sur les implantations en Cisjordanie.

« Nous sommes en train de changer le monde », a-t-il déclaré lundi à sa faction du Likud lors d’une allocution publique. « Israël connaît un essor diplomatique sans précédent, notamment dans le monde arabe… et le monde musulman. »

  1. Netanyahu a souligné que les dirigeants précédents avaient tenté de renforcer la position internationale d’Israël par des « concessions dangereuses, telles que le démantèlement de localités », faisant référence au plan de désengagement de 2005 de M. Ariel Sharon, ancien Premier ministre, dans lequel toutes les implantations de la bande de Gaza avaient été démantelées.

« Cela ne s’est pas produit – et ne se produira pas – avec moi », a poursuivi Netanyahu. « C’est exactement le contraire qui se produit. Nous obtenons l’appui du monde entier, y compris de nombreux pays du monde arabe, grâce à notre position forte et inébranlable ».

« Nous croyons en la paix sans contrainte, nous croyons en des alliances nées de la valeur d’Israël en tant que puissance technologique, financière, de défense et de renseignement », a-t-il ajouté. « C’est ce que nous continuerons à faire, et c’est aussi comme ça que nous parviendrons à la paix. »

Alors que Shaath a indiqué que le dégel des relations d’Israël avec les bailleurs de fonds traditionnels de Ramallah n’a pas encore atteint le niveau de relations diplomatiques complètes, il a évoqué « le début d’un processus inquiétant qui doit être arrêté ».

Shaath a fait valoir que ces développements régionaux s’inscrivent dans le contexte du clivage actuel entre l’administration Trump et l’Autorité palestinienne. L’AP prétend que Washington cherche à l’isoler davantage en encourageant divers pays arabes et musulmans à améliorer leurs liens avec Israël. L’AP boycotte l’administration Trump depuis qu’elle a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël l’année dernière et a déplacé son ambassade dans la ville en mai.

Le représentant de l’AP a déclaré qu’il espérait convoquer des conférences d’urgence sur ces questions, mais a admis que la plupart des efforts des puissances régionales sont utilisés pour traiter la question de la réconciliation entre le Fatah d’Abbas et le groupe terroriste du Hamas à Gaza, qui sont en conflit depuis longtemps.

 

Actualité  

 

LA MACHINE ISRAÉLIENNE EXTRAYANT DE L’EAU

POTABLE DE L’AIR ENVOYÉE EN CALIFORNIE

Times of Israel, 26 nov., 2018

Une machine israélienne qui parvient à extraire de l’eau à partir de l’air a été envoyée au nord de la Californie pour fournir de l’eau potable aux policiers et sapeurs-pompiers américains qui luttent actuellement contre le « Campfire ».

Dimanche, les responsables ont annoncé que l’incendie était dorénavant contrôlé à 100 %. Au moins 87 personnes sont mortes et 249 sont encore portées disparus dans ce sinistre qui a duré 17 jours, détruisant plus de 63 000 hectares au nord de Sacramento – dont 17 000 constructions. Des milliers de personnes vivent actuellement dans des refuges et dans les hôtels.

Ce générateur d’eau atmosphérique appelé le GEN-350, qui a été développé par la compagnie Watergen, peut produire presque 600 litres d’eau par jour et il est transportable. Il circulera dans un véhicule de secours d’urgence équipé d’un générateur et d’une station de chargement.

« Apporter à la police et aux pompiers cette nécessité de base qu’est l’eau potable leur permettra de faire leur service et de venir en aide à la population plus longtemps », a commenté Ed Russo, directeur-général de Watergen USA.

« Si nous pouvons aider à alléger le fardeau en leur fournissant de l’eau potable, alors il faut le faire », a déclaré pour sa part Yehuda Kaploun, président de Watergen USA.

Cette initiative de Watergen permettant d’offrir de l’eau potable dans le monde entier a permis à l’entreprise de figurer sur la liste établie par le Forum économique mondial des plus grands pionniers de la technologie internationale en 2018.