OCCIDENT: UN TIGRE DE PAPIER?

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Netanyahu sur l’accord iranien :

plus vous le lisez, plus ça empire

Avi Lewis

Times of Israel, 15 juillet 2015

             

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi que la lecture de l’accord nucléaire avec l’Iran de la journée précédente donne une image qui devient toujours plus sombre. L’accord est « rempli d’absurdités », a déclaré Netanyahu, critiquant les leaders du monde pour s’être pliés à « l’offensive de charme » de l’Iran et a affirmé qu’Israël est le leader de la lutte contre la bombe iranienne.

 

Il a appelé la Knesset pour présenter un front uni dans la lutte contre le pacte « mauvais à tous égards ». « L’accord qui a été signé à Vienne n’est pas le dernier mot. Nous continuerons à nous battre », a promis Netanyahu.

 

L’Iran et les puissances mondiales ont signé un accord mardi à Vienne qui permet à la République islamique de récupérer une partie de ses capacités nucléaires en échange d’une annulation des sanctions économiques.

 

« Lorsque nous examinons cet accord – qui est mauvais dans tous les aspects – quand nous lisons cet accord, l’image devient de plus en plus sombre et nous découvrons qu’il est rempli d’absurdités », a déclaré Netanyahu.

 

« Par exemple, l’accord donne à l’Iran [un avertissement de] 24 jours avant l’inspection ; c’est comme donner à une organisation criminelle qui fabrique de la drogue un avertissement de 24 heures avant d’effectuer une fouille », a-t-il affirmé.

 

« En outre, le mécanisme de remise en place des sanctions est si compliqué et si sinueux qu’il faut un doctorat pour le comprendre. Une clause crée une énorme incitation à investir en Iran, car elle indique que la réintégration des sanctions ne sera pas applicable aux accords qui ont [déjà eu lieu]. Une autre section comprend les personnes qui ont été retirées de la liste des sanctions, l’un d’eux étant Qassem Soleimani, le chef du bras de la terreur mondiale de l’Iran. C’est absurde, la terreur [rencontre le pouvoir] nucléaire », a-t-il dénoncé, se référant au commandant de la Force Quds de l’Iran.

 

Selon Netanyahu, les dirigeants occidentaux ont été trop facilement séduits par le régime iranien, et si ce n’était pas grâce aux efforts d’Israël, Téhéran possèderait déjà une bombe. « Il y a une volonté de l’Occident d’accepter les régimes despotiques et rechercher la paix à tout prix. Tous n’ont pas intériorisé les leçons de l’histoire. Même aujourd’hui, les puissances sont conquises par une offensive de charme. Je ne dis pas que nous sommes en 1938, pour deux raisons ; tout d’abord, à l’époque, aucun précédent n’existait pour ce qui allait se produire, alors qu’aujourd’hui, [le précédent] existe ; d’autre part, nous avons aujourd’hui un Etat, alors que nous ne l’avions pas, et son but est d’agir contre ceux qui la menacent », a précisé Netanyahu.

 

« Si ce n’était pas pour les efforts déployés par Israël, l’Iran aurait déjà eu la possibilité de se doter de bombes nucléaires. Nous avons exposé la question iranienne sur la scène internationale. Nous avons mené la mise en œuvre de sanctions piquantes qui ont amené l’Iran à la table des négociations. Nous avons tracé une ligne rouge à l’Iran sur la question de l’enrichissement de l’uranium qu’il n’a pas encore franchi », a-t-il précisé.

 

« Celui qui dit la vérité à propos de cet accord est le président de l’Iran, qui a dit que l’Iran a atteint tous ses objectifs », a déclaré Netanyahu, se référant au président Hassan Rouhani qui a déclaré le mardi après la signature de l’accord que « tous les quatre des objectifs ont été atteints ».

 

« Nous ne sommes pas liés à cet accord et nous allons continuer à nous y opposer. Pour [les menaces] existentielles il n’y a pas de coalition ou d’opposition. Nous avons besoin d’avoir un front uni pour assurer notre survie », a déclaré Netanyahu.

 

 

 

ANALYSE: LA PROCHAINE ETAPE DE L'IRAN ET LES OPTIONS ISRAELO-SAOUDIENNES

Moshe Maoz

Juillet 2015

 

 

L'accord sur le programme nucléaire conclu entre les grandes puissances et l'Iran offre dans les faits (mais pas en théorie) à Téhéran la possibilité de construire une bombe tôt ou tard, sans aucune réelle surveillance internationale.

 

Le résultat inévitable sera un équilibre de la terreur nucléaire entre l'Iran d'un côté et les États-Unis, l'Europe de l'autre. Cela conduira peut-être même au déploiement d'efforts de certains pays arabes, l'Arabie Saoudite en particulier, pour développer une option nucléaire militaire.

 

Dans le même temps l'Iran pourra renforcer son arsenal d'armes conventionnelles, notamment par le biais de la Russie et de la Chine, qui se sont apparemment rangées à ses côtés durant les pourparlers sur le nucléaire.

 

Même la levée des sanctions économiques permettront progressivement à l'Iran de multiplier ses revenus, de pénétrer les marchés internationaux et de renforcer davantage sa position régionale.

 

La question cruciale est de savoir si l'Iran va utiliser son nouveau succès stratégico-militaro-économique, pour promouvoir ses agressions politiques et militaires, ou à l'inverse, pour soutenir la stabilité et la prospérité à intérieur du pays et au Moyen-Orient, comme le souhaite les Etats-Unis.

 

On peut penser que le régime fanatique religieux iranien, une fois la bombe nucléaire fabriquée, ne se précipitera pas pour la tirer sur ses ennemis sunnites ou israéliens, par crainte de réaction de l'Occident. Téhéran est totalement conscient de la force de dissuasion d'Israël, qui dispose de missiles nucléaires à longue portée (selon des sources étrangères), et ne mettra pas en danger sa population, ses villes et ses infrastructures économiques.

 

Il semble probable que l'Iran utilisera son nouveau pouvoir pour faire promouvoir ses intérêts stratégiques au Moyen-Orient, et en particulier la consolidation de l'"axe chiite", qu'il dirige depuis un certain temps. Il renforcera le régime chiite à Bagdad, le régime alaouite (pro-chiite) à Damas, le Hezbollah au Liban, et les Houthis au Yémen.

 

Au nom de cet objectif, Téhéran pourrait intensifier sa guerre contre l'Etat islamique (sunnite), menacer l'Irak et la Syrie, et y envoyer des forces militaires supplémentaires (notamment des milices armées) pour protéger les régimes en place et repousser les extrémistes sunnites.

 

Tout cela se fera probablement en coordination avec les Etats-Unis, et cela contribuera partiellement à la stabilité régionale. Mais au-delà de la question de la stabilité, l'Iran ne peut se permettre d'abandonner le contrôle de l'Irak chiite, et en particulier des lieux saints chiites, Kerbala et Najaf. Ces lieux sont des sanctuaires chiites plus importants même que les sites de Qom et de Mashhad en Iran. Il continuera également en Syrie à soutenir massivement Bachar al-Assad (le président iranien Rouhani a notamment déclaré : "Nous le soutiendrons jusqu'à la fin"), qui est un maillon essentiel, avec le Hezbollah, de l'axe chiite dans la région.

 

En outre, l'Iran pourrait profiter de sa nouvelle puissance pour renforcer les communautés chiites qui se trouvent dans les pays contrôlés par des Sunnites, qui sont également très riches en pétrole, comme le Bahreïn (70% de Chiites), le Koweït (30-40% de Chiites) et l'Arabie Saoudite (10-15% de Chiites).

 

Une telle initiative viserait à saper ces régimes à long terme et à prendre le contrôle de leurs ressources pétrolières. Cette politique renforcerait les craintes de l'Arabie saoudite, qui pourraient intensifier ses efforts pour bâtir une coalition avec les pays sunnites de la région et Israël, face à la menace stratégique et idéologique chiite.

 

On peut supposer que ces efforts ne trouveront pas un grand écho chez les deux pays sunnites les plus importants de la région. La Turquie craint la puissance du programme nucléaire de l'Iran, mais aussi une réaction sévère de la part de Téhéran. Sa balance commerciale est largement tributaire de l'Iran, et elle hésitera à rejoindre une coalition militaire anti-iranienne. Même l'Egypte, qui a récemment amélioré ses relations avec l'Arabie saoudite et profite de son aide financière, ne se précipitera pas pour se positionner contre l'Iran, alors qu'elle est occupée avec sa guerre contre Daech dans le Sinaï et avec la stabilisation du pouvoir et son économie.

 

Seul Israël semble être un partenaire fiable et sûr pour l'Arabie saoudite dans sa lutte contre la bombe nucléaire iranienne, et Riyad aidera sans aucun doute Israël à bombarder les installations nucléaires en Iran en permettant aux avions de Tsahal de survoler son territoire.

 

Cependant, il est clair qu'Israël a perdu cette option militaire, principalement en raison de l'opposition des Etats-Unis, de la Russie, de l'Europe et de la communauté internationale. De plus, le bombardement israélien des installations nucléaires iraniennes permettraient peut-être de retarder de deux ou trois ans de développement de la bombe, mais cela incitera l'Iran à redoubler ses efforts pour rétablir son programme nucléaire, sans résistance de la communauté internationale

 

Il apparaît certain que l'Iran et le Hezbollah réagiront par la force en lançant des dizaines de milliers de roquettes qui entraîneront de nombreuses victimes et des destructions importantes en Israël.

 

L'option la plus raisonnable pour l'Arabie saoudite et Israël est d'établir une alliance stratégique régionale israélo-sunnite qui œuvrerait pour freiner l'influence politique et économique de l'Iran, et dresser devant lui une dissuasion militaire crédible.

Mais la principale condition pour la mise en place de cette initiative audacieuse est la solution au problème palestinien déclinée dans l'initiative de paix saoudienne de 2002, qui a été soutenue par tous les pays arabes et musulmans.

 

Une telle solution peut ouvrir la voie à l'intégration d'Israël à un espace musulman sunnite, face à un Iran nucléaire et ses alliés dans la région. Cette alliance peut, par exemple, œuvrer pour neutraliser l'influence iranienne dans les pays du Golfe Persique, et aider l'opposition sunnite en Syrie pour renverser le régime pro-iranien de Bachar et mettre en place un pouvoir pragmatique, issu de la majorité sunnite.

 

Elle peut également renforcer les responsables sunnites et chrétiens au Liban, qui sont opposés au Hezbollah chiite.

Enfin, la nouvelle alliance sunnite, et surtout la Turquie et le Qatar, peuvent amener le Hamas à rompre ses liens avec l'Iran et à intégrer l'Autorité palestinienne dans une coalition avec Israël.

 

Il est bien sûr difficile d'évaluer le degré de réussite de ce scénario. Cependant, Israël doit contribuer à la nouvelle stratégie régionale et à sa sécurité. Mais il a besoin d'un leadership courageux et d’une vision pour promouvoir l'avènement de projet.

 

Le professeur Moshe Maoz est chercheur à l'Institut Truman de l'université hébraïque de Jérusalem et membre de Mitvim (Institut israélien pour les politiques étrangères régionales)

 

 

                  

NUCLEAIRE IRANIEN:                                                                    

COMMENT COMPRENDRE L'EXASPERATION DES ISRAELIENS

Lily Galili

 juillet 2015

 

 

Contrairement à la réaction officielle de l'Etat d'Israël au sujet de l’accord signé avec l’Iran mardi, les Israéliens restent remarquablement calmes. Cette réaction peut être et doit être attribuée en partie à la fameuse résistance israélienne. Mais en réalité, l’explication sous-jacente est simple : les Israéliens ne peuvent gérer une dose supplémentaire de peur.

 

En outre, ils ne croient pas vraiment que leur propre gouvernement ait encore un pouvoir d'intimidation. Trop de mises en garde ont été entendues au cours des dernières années pour que celle-ci soit prise au sérieux. C’est le danger d’une politique qui, sur le long terme, est fondée sur la peur : les gens développent une immunité. Les Israéliens sont immunisés.

 

Réfléchissez : au fil des ans, les Israéliens n'ont eu d'autre choix que de vivre avec la menace des roquettes, toujours plus sophistiquées et portant des noms étranges, lancées par leurs voisins du nord au sud : Qassams, Grads, Katyushas, Fajr. On a appris aux Israéliens à se méfier de l’ennemi d’une part, et à rester calme d'autre part tout en maintenant leur routine. Déroutant? Bien sûr. Mais avec des années d’expérience, vous comprenez le principe. On s’y s’habitue.

 

Et puis, les Israéliens doivent apprendre les noms des organisations terroristes et savoir dans quels territoires elles opèrent. Le Hamas à Gaza et une partie de la Cisjordanie, le Hezbollah au Liban, les nouveaux affiliés d'Al-Qaïda à Gaza et dans la péninsule du Sinaï, l'État islamique, Jabhat al-Nusra à la frontière israélo-syrienne. Et ça, c’est seulement pour le voisinage. Tangible.

Visible. Et on apprend aux israéliens, encore et encore, que chacune de ces organisations constitue une menace existentielle. De combien d’existences avez-vous besoin pour contenir toutes ces menaces existentielles ?

 

Tout étudiant de première année en communication de masse ou en tactiques de propagande sait qu'une stratégie qui repose sur la peur produit le résultat inverse. Il n’y a qu’une certaine dose de peur qu’un être humain peut gérer avant de devenir fataliste, voire même négligent. Le gouvernement israélien a fait toutes les erreurs possibles en termes d'utilisation et d'abus de la peur. Il en a perdu son influence.

 

Comparés aux menaces proches et immédiates avec lesquelles Israël est devenu familier, l’Iran et la bombe semblent être des problèmes lointains. Il est difficile pour des gens suspendus aux informations au moins une fois par heure de comprendre un événement qui s’est déroulé sur 10-15 ans.

 

Ainsi, même si les politiciens israéliens se relaient pour décrire le terrible danger que représente cet accord avec l’Iran – en essayant de se surpasser pour semer la panique – les Israéliens demeurent étrangement calmes.

 

La question iranienne n’a pas fait le buzz chez les utilisateurs israéliens de Facebook – le dernier salon où l’on cause: si ce problème appartient à la classe politique, il n’a y a aucune raison d’en parler.

 

Même si les craintes sont légitimes – les Israéliens refusent de s’y soumettre. Ils constatent que le monde a l’air satisfait. Peut-être que pour une fois, les Israéliens aimeraient sentir qu'ils font partie du monde libre et ne pas faire la grimace alors que tout le monde se réjouit. Peut-être veulent-ils simplement faire semblant. La peur peut attendre. Elle ne va nulle part.

 

Lily Galili est analyste de la société israélienne. Elle a cosigné un livre, "Le million qui a changé le Moyen-Orient" sur l'immigration d'ex-URSS vers Israël, son domaine de spécialisation.

 

 

 

OBAMA PROMET DE RENFORCER LA COOPERATION SECURITAIRE AVEC ISRAËL        

Israpress, 15 juillet 2015

 

 

Le président américain Barack Obama a déclaré mercredi que les États-Unis vont renforcer leur coopération sécuritaire avec Israël, lors d’une conférence de presse diffusée en direct de Washington au sujet de l’accord entre l’Iran et les grandes puissances signé mardi. « Nous allons continuer à renforcer la coopération sécuritaire avec Israël. Cet accord répond aux besoins de la sécurité nationale américaine et la renforce. Il permet donc aux États-Unis et au monde d’être plus sûrs », a déclaré le dirigeant américain.

 

M. Obama a en outre affirmé qu’il existe toujours « de profondes différences avec l’Iran » malgré la signature de « l’accord historique » et que les inquiétudes d’Israël face à l’accord sont « légitimes ».

 

Le quotidien Haaretz a par ailleurs rapporté mercredi que M. Obama aurait proposé au Premier ministre d’entamer des négociations immédiates sur l’amélioration des capacités offensives et défensives de l’armée israélienne. Selon un responsable américain cité par le quotidien, l’offre serait apparemment une compensation offerte suite à l’accord nucléaire avec l’Iran.

 

M. Obama aurait fait cette offre à M. Netanyahou hier, après l’avoir suggérée une première fois en avril. Le Premier ministre s’était jusqu’ici abstenu d’accepter l’offre américaine afin de ne pas laisser entendre qu’Israël acceptait l’accord nucléaire iranien.

 

Par ailleurs, plus tôt mercredi, le chef de l’opposition, Yitzhak Herzog (Camp sioniste), a annoncé qu’il se rendra aux Etats-Unis exiger un programme d’indemnisations pour assurer l’avantage militaire d’Israël dans la région, dans la foulée de l’accord. Le voyage de Herzog reflète la large opposition à l’accord en Israël, où la plupart des politiciens craignent qu’il ne parviendra pas à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Dans un spectacle rare de coopération, M. Herzog avait annoncé plus tôt mercredi qu’il allait travailler avec la coalition de Binyamin Netanyahou pour contrecarrer l’accord nucléaire.

 

Lors d’une rencontre mardi soir, M. Netanyahou a informé M. Herzog des discussions qui se sont déroulées lors de la réunion du cabinet restreint de sécurité qui s’était tenue quelques heures auparavant à propos de l’accord conclu à Vienne. Le chef de l’opposition a répété qu’il s’agissait d’un mauvais accord et qu’il fera tout ce qui est dans ses possibilités pour contribuer à la sécurité d’Israël dans le cadre de la nouvelle situation créée dans la région. Le Premier ministre a rappelé au leader de l’opposition l’importance pour Israël de présenter désormais un front uni devant la communauté internationale face au danger que représente la conclusion de cet accord qui menace les intérêts nationaux d’Israël.

 

Sur les ondes de la station Reshet Bet, Yitzhak Herzog a rappelé mercredi matin qu’en dépit de ses critiques sur la politique suivie par le Premier ministre sur cette question, notamment face aux Américains, il considère que cet accord est dangereux pour Israël et qu’il faut le combattre.

 

Mardi, après la réunion du cabinet restreint de sécurité, le Premier ministre israélien avait relevé quelques unes des principales failles de l’accord signé entre les grandes puissances et l’Iran : la capacité nucléaire laissée à l’Iran, les sommes colossales qui seront injectées dans le soutien iranien au terrorisme suite à la levée des sanctions et un système de supervision très insuffisant. 

 

Shabbat Shalom  à tous nos lecteurs!