REMANIEMENT MINISTÉRIEL EN ISRAËL

  

             

ISRAËL: LE LEADER DE L'OPPOSITION AFFIRME

QU'IL NE DÉMISSIONNERA PAS

I24, 21 Mai, 2016

 

Le Chef de l'opposition israélienne Yitzhak Herzog a déclaré samedi, lors d'un événement culturel dans la ville de Kfar Saba (centre), qu'il n'avait aucune intention de démissionner du poste de président du parti Union sioniste, après avoir échoué aux négociations de coalition gouvernementale avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. "Je n'ai pas l'intention de satisfaire ceux qui souhaitent ma démission, comme la députée Shelly Yachimovitch, ou d'autres", a déclaré Herzog.

 

Yachimovitch fut la présidente du Parti travailliste israélien entre 2011 et 2013, et avait été remplacée par Herzog, lors des primaires tenues au sein du parti le 22 novembre 2013. Herzog s'est exprimé après une semaine dramatique et mouvementée dans la politique israélienne, lors de laquelle le leader de l'opposition était en négociations avec Netanyahou pour une formation d'union gouvernementale sabordée à la dernière minute.

 

C'est avec Avigdor Lieberman, président du parti nationaliste Israël Beiteinou, que le Premier ministre a engagé la discussion, pour faire revenir au gouvernement celui qui avait déjoué tous ses plans en 2015 en refusant de participer à sa coalition après les législatives. "L'alliance infâme entre des radicaux ruine les chances d'éviter de nouvelles funérailles", a dénoncé Herzog.

 

Pour sa part, la députée Tzipi Livni (Union sioniste) a lancé un message dans sa page Facebook, et a appelé à se battre contre le gouvernement. "C'est à présent l'occasion de s'unir en un seul camp et de se battre ensemble contre les valeurs représentées par ce gouvernement", a déclaré Livni. "Les histoires de partis politiques ne comptent plus désormais, ni même les primaires du parti travailliste", a-t-elle estimé. "La seule chose qui compte est de s'unir et de former un bloc alternatif afin de gagner la confiance du peuple", a-t-elle ajouté.

 

 

                                                    MOSHE YAALON DEMISSIONNE :

                      "J'AI EU DES DIFFERENDS ETHIQUES ET PROFESSIONNELS

                                         GRAVES AVEC BENYAMIN NETANYAHOU"                                             

                                                               Pascale Zonszain                               

                    Rubrique Israel, 20 mai, 2016

 

C'est par un communiqué sur les réseaux sociaux que le ministre israélien de la Défense a annoncé vendredi matin qu'il quittait ses fonctions politiques pour une pause dans sa carrière publique. La décision de Benyamin Netanyahou d'offrir le portefeuille de la Défense au leader d'Israel Beitenou Avigdor Liberman, a précipité le départ de Moshe Yaalon, qui a reconnu que ses relations avec le Premier ministre s'étaient récemment détériorées et qu'il avait  "perdu confiance" en lui.

 

"J'ai longtemps travaillé en harmonie avec le chef du gouvernement et bien sûr durant l'opération Bordure Protectrice", a expliqué le ministre démissionnaire durant un point de presse. Les choses ont changé récemment, a ajouté Moshe Yaalon, citant ses désaccords croissants avec des membres du gouvernement et du parlement. "Je me suis battu de toutes mes forces contre des phénomènes de radicalisation, de violence et de racisme dans la société israélienne, qui menacent sa résilience et secouent même Tsahal".

 

 

                                          SYKES-PICOT, LA FAUTE ORIGINELLE?

                                                        Clotilde de Fouchecour                                        

                                                                23 mai, 2016

                                                                                                          

Accusés de tous les maux, les accords Sykes-Picot ne sont qu'un épisode parmi d'autres des atermoiements de l'Occident au Moyen-Orient. L'histoire mouvementée des relations entre Arabes musulmans, chrétiens et Juifs sionistes au XXe siècle relativise l'influence du prétendu impérialisme occidental sur la région.

 

« Le Moyen-Orient à la découpe » titre L’Obs pour marquer les cent ans des accords Sykes-Picot. Les coupables un siècle après sont tout désignés : l’impérialisme franco-britannique ; et le résultat, on le voit : un Proche-Orient dans l’état où il est. Sauf que… s’il est naturel de rechercher une « faute originelle », voire un bouc émissaire, il n’est pas sûr que ce soit le moyen le plus sûr d’y voir clair, et encore moins de préparer l’avenir. Certes cette commémoration a fait depuis plusieurs années l’objet d’une campagne inédite – et non concertée – entre un livre à succès, A line in the sand de James Barr (qui s’appuie presque exclusivement sur les archives britanniques, c’est sa limite) et l’opération de communication #SykesPicotOver lancée par l’Etat Islamique le 11 juin 2014 avec la destruction à grand renfort de publicité d’un mur de sable entre la Syrie et l’Irak, au nom de la restauration du Califat . Même si, comme le fait remarquer l’historien Henry Laurens, loin d’avoir corrigé Sykes-Picot, les hommes en noir l’ont en réalité confirmé, revenant au tracé initial des deux diplomates.

Chacun cherche un « toit politique »

 

Si l’image est belle – deux impérialistes ont pris une équerre pour découper le Proche-Orient-, la réalité est tout autre. Sykes-Picot est d’abord le produit d’un héritage : celui des « œuvres françaises » dans la région, des saint-simoniens aux missions catholiques en passant par la Mission Laïque et l’Alliance Israélite Universelle sans oublier le legs plus ancien des Capitulations ; celui de la présence commerciale des Britanniques, de son influence politique croissante. Il faut rappeler le débarquement anglo-ottoman à Jounieh, Liban, en 1840 ; l’intervention française de 1860 lors des massacres inter-ethniques du Mont-Liban etc. Peu avant Sykes-Picot, il y eut le massacre des Arméniens, premier génocide du XXème siècle. Produits d’une histoire, ces accords secrets ne le resteront pas longtemps : éventés par la jeune République soviétique, ils constitueront lors du Congrès de la Paix une base pour les lobbys nationaux : libanistes contre tenants de la Grande Syrie, arabistes et sionistes etc.  Chacun cherche un « toit politique », selon la jolie formule de Jean-Paul Chagnollaud.

 

Curieuse donc cette focalisation sur un accord secret qui ne le restera pas longtemps et qui subit des modifications importantes au cours d’un processus bien public, lui. Et si les frustrations n’ont pas manqué, c’est d’abord parce que le passage de l’Empire ottoman, avec sa pluralité de communautés ethniques et religieuses, à un ensemble d’Etats-Nations ne pouvait maquer d’en susciter. Néanmoins, comme le remarque Joseph Maïla, lors de leur accession à l’indépendance aucun des Etats n’a remis en cause les frontières dessinées en 1920, la Palestine constituant un cas à part.

 

Certes, on voit bien ce qui séduit dans le rappel d’un accord secret  et, les archives françaises en témoignent, à la fin de la Seconde guerre mondiale, Américains et Soviétiques utiliseront cette corde qu’on aurait pu croire usée, la dénonciation de l’impérialisme européen, pour placer leurs pions. Alors, pourquoi ne pas avoir commémoré en 2015 les 70 ans de Yalta, dont l’impact fut bien plus grand, les 70 ans du pacte de l’USS Quincy entre Roosevelt et Ibn Saoud, même s’il ne faut pas exagérer sa portée.

 

Sykes-Picot, ou « on nous a caché quelque chose ». On voit bien ce qu’une telle désignation peut avoir de séduisant mais, plutôt que d’en appeler à une impossible transparence, reconnaissons que le secret est consubstantiel à la diplomatie. Ce qui rend d’autant plus remarquable le choix qu’ont fait certains de se refuser à une telle pratique. C’est ainsi que de Gaulle refusa pendant la Seconde guerre d’engager la parole de la France sur la question palestinienne et sioniste, décision à haut risque pour des Forces Françaises Libres dépendantes de l’aide extérieure, mais c’est ce « non-accord » qui donnera par la suite à sa parole toute son autorité. Et David Ben Gourion ne s’y est pas trompé puisqu’il fit preuve d’une modération remarquée dans sa réponse à la fameuse conférence de presse du 27 novembre 1967, car il savait le prix qu’il fallait accorder à l’éloge par de Gaulle des « travaux constructifs » des Israéliens et du « courage de leurs soldats » et, dans le rappel de sa politique israélo-palestinienne : « Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que pour nous l’Etat d’Israël était un fait accompli et que nous n’admettrions pas qu’il fût détruit. »

 

Sykes-Picot n’est pas la faute originelle qui expliquerait par la vilénie de deux impérialistes (l’un « colonialiste », l’autre « flamboyant » nous dit James Barr – comprendre, le Britannique est « flamboyant », le Français, of course, « colonialiste ») tous les malheurs du Proche-Orient. Il n’est pas la faute originelle, parce qu’il n’y a pas de faute originelle, mais seulement une série de tâtonnements. Attention : un accord secret peut en cacher un autre, beaucoup d’autres. Il y eut l’accord secret entre l’émir Fayçal et Chaïm Weizmann, représentant l’Organisation Sioniste Mondiale le 3 janvier 1919. Un an plus tard, l’accord secret engageait le même Fayçal et Georges Clemenceau. Sortis opportunément des tiroirs, dévoilés à qui de droit, ces accords secrets sont appelés à une seconde vie. Instruments de chantage à l’occasion, ils peuvent aussi devenir des armes de division massive.

 

Il n’est pas impossible que le traité secret signé entre le patriarcat maronite et l’Agence Juive le 30 mai 1946 ait été utilisé pour monter contre l’establishment maronite les Palestiniens réfugiés au Liban, dans les années 70. En tout cas, la tonalité fortement anti-maronite de l’ouvrage du journaliste du Guardian, David Hirst (Beware of small states. Lebanon, battleground of the Middle east, curieusement traduit Une histoire du Liban, Perrin, 2011) vient s’alimenter à de telles sources. Ce traité, maronito-sioniste, gagne à être mis en perspective avec les ouvertures faites en 1934-1936 par le leader sunnite libanais Riad El-Sohl à David Ben Gourion puis Chaïm Weizmann et les fonds qu’il reçut du mouvement sioniste, avant de changer d’orientation avec le soulèvement arabe de 1936.

 

La  vérité est toujours bonne à dire. Alors oui, ouvrons les tiroirs – et les archives françaises encore peu exploitées offrent un champ d’étude passionnant -, tous les tiroirs, mettons tout sur la table. Vraiment tout. Tandis que le Proche-Orient se vide d’une grande partie de sa substance, tandis qu’il se « simplifie » à l’extrême dans le choc des fanatismes, gageons qu’un tel « coming-out », en restituant à l’Orient compliqué un peu de sa complexité, lui garantira du même coup une voie de salut.

 

 

 

                          COMMANDANT IRANIEN :

NOUS POUVONS DETRUIRE ISRAËL “EN MOINS DE 8 MIN”

           Times of Israel, 22 mai, 2016

 

Un commandant militaire iranien haut gradé s’est vanté que la République islamique puisse « raser le régime sioniste en moins de huit minutes ».  Ahmad Karimpour, conseiller senior de l’unité d’élite des Gardiens de la révolution al-Quds a déclaré que si le Guide suprême Ali Khamenei donnait l’ordre de détruire Israël, l’armée iranienne a la capacité d’agir rapidement.

 

« Si les ordres du Guide suprême sont exécutés, avec les capacités et l’équipement dont nous disposons, nous raserons le régime sioniste en moins de huit minutes », a déclaré Karimpour jeudi, selon l’agence de presse semi-officielle Fars News. Un haut général iranien avait annoncé le 9 mai que les forces armées avait testé avec succès un missile balistique à haute précision de moyenne portée deux semaines auparavant, qui pouvait atteindre Israël, avait annoncé l’agence de presse publique Tasnim.

 

« Nous avons testé un missile d’une portée de 2 000 kilomètres et avec une marge d’erreur de huit mètres », a déclaré le général Ali Abdollahi pendant une conférence scientifique à Téhéran. La marge d’erreur de huit mètres signifie que le « missile jouit d’une erreur nulle », a-t-il dit aux conférenciers.

 

En mars, l’Iran avait testé des missiles balistiques, dont deux qui portaient, selon les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, la phrase « Israël doit être effacé » en hébreu. Dans le cadre de l’accord nucléaire signé l’année dernière entre les puissances mondiales et l’Iran, les tests de missiles balistiques ne sont pas strictement interdits, mais ne sont « pas cohérents » avec une résolution de juillet 2015 du Conseil de sécurité des Nations unies, selon des officiels américains.

 

Selon la décision de l’ONU, « l’Iran est appelé à n’entreprendre aucune activité reliée à des missiles balistiques conçus pour être capables de transporter des armes nucléaires, dont des lancements utilisant une telle technologie de missile balistique » jusqu’en octobre 2023.

 

Khamenei a menacé à plusieurs reprises d’annihiler l’Etat juif, et a suggéré en septembre 2015 qu’Israël n’existerait plus dans 25 ans. Dans une citation publiée sur le compte Twitter officiel de Khamenei le 9 septembre 2015, Khamenei s’était adressé à Israël, disant « tu ne verras pas les 25 prochaines années », et ajoutant que l’Etat juif serait harcelé jusqu’a sa destruction.

« Après les négociations, dans le régime sioniste ils disent qu’ils ne s’inquiètent plus de l’Iran pour les 25 prochaines années ; je réponds : ‘d’abord, vous ne verrez pas les 25 prochaines années ; avec la volonté de Dieu, il n’y aura rien d’un régime sioniste dans 25 ans. De plus, jusque là, la morale combattante, héroïque et jihadiste ne laissera aucune sérénité aux sionistes’ », avait écrit le dirigeant iranien.

 

En novembre 2014, Khamenei avait affirmé que l’Etat juif « barbare […] n’avait aucun remède pour ne pas être annihilé. » Un plan intitulé « 9 questions clés sur l’élimination d’Israël » avait été publié sur son compte Twitter, avec le mot clé #handoffalaqsa, en référence aux tensions au mont du Temple. La liste à la grammaire imparfaite expliquait comment et pourquoi un État palestinien remplacerait Israël dans la vision de Khamenei.

 

Le premier point affirmait que « le faux régime sioniste a essayé de réaliser ses objectifs en utilisant l’infanticide, l’homicide, la violence et la poigne de fer, tout en s’en vantant ouvertement ». En raison de cela, affirmait Khamenei, « le seul moyen pour mettre fin aux crimes israéliens est l’élimination de ce régime. »

 

 

 

INQUIETUDE EN ISRAËL ALORS QUE L’ARMEE LIBANAISE INSTALLE DES MIRADORS A LA FRONTIERE

Times of Israel, 23 mai, 2016

 

 

Une série de postes de guets est soudainement apparue le long du côté libanais de la frontière avec Israël, qui aurait été construite par l’armée libanaise. Les miradors, qui sont apparus pendant le dernier mois au niveau de la frontière entre le kibboutz Rosh Hanikrah et le moshav [village] Zarit, préoccupent les habitants, a annoncé dimanche Ynet.

 

« Depuis ces emplacements, il est possible de tirer de l’autre côté de la frontière et d’entraîner d’autres sortes de problèmes », a déclaré à Ynet Erez Adar, chef de la sécurité du kibboutz Hanita. « Il est possible qu’en ce moment il s’agisse de positions de l’armée libanaise, mais nous comprenons qu’en cas de conflit elles pourraient rapidement devenir des positions du Hezbollah. »

 

Selon Ynet, les tours permettent à quiconque les occupe de garder un œil sur les bases militaires israéliennes, la barrière de sécurité de la frontière, les routes civiles et les nombreuses communautés du long de la frontière. Il existe des préoccupations sur la rapidité à laquelle les tours ont été construites, en quelques semaines, a annoncé Ynet.

 

« Il y a un mois, il n’y avait rien ici, a déclaré un habitant de Zarit. Un jour ils ont érigé la tour et quelques semaines après ils ont mis les escaliers y menant. » Un côté des tours a vu sur le moshav et l’autre côté domine la route menant à Zarit et à d’autres communautés, ainsi que toutes les installations militaires sur la route. Trois tours sont visibles depuis l’entrée du kibboutz Adamit, au nord, à l’est et à l’ouest. Les tours permettent aussi de voir d’autres communautés israéliennes et les aires de jeux pour enfants du kibboutz Hanita.

 

« Ces tours sont à moins de six kilomètres de la première maison de la communauté », a déclaré Adar.

Adar a déclaré que les habitants espèrent que l’armée israélienne, dans le cas d’un autre conflit, neutraliserait rapidement ces nouvelles positions. Ynet a annoncé que selon la résolution 1701 de l’ONU, qui a mis fin à la Deuxième Guerre du Liban entre Israël et le Hezbollah en 2006, les tours sont construites dans une zone classifiée comme démilitarisée. En d’autres termes, les tours peuvent être utilisées pour l’observation, mais des armes ne peuvent pas y être placées.

 

L’armée israélienne a répondu qu’elle « suit de près le sujet des renseignements, et qu’il n’y a pas de modification de l’évaluation de la situation. » Le maire de Shlomi, Gabi Naaman, a exhorté le chef d’Etat-major Gadi Eizenkot à supprimer la position dominant la ville. « Une position similaire avait été établie avant la Deuxième Guerre du Liban, a déclaré Naaman. Elle était conçue pour une attaque fatale contre les enfants de Shlomi sur le chemin de l’école, et de là ils ont planifié une attaque terroriste qui a tué sept soldats et civils », a-t-il écrit.

 

« L’armée israélienne et l’Etat devraient considérer cette position comme une intention de planifier une attaque contre les résidents de Shlomi. Le gouvernement et l’armée israélienne ont précédemment fait exploser toutes les positions du Hezbollah, ce qui serait une action positive et une action bien accueillie par tous les résidents du nord. »

 

 

 

LA JUSTICE ORDONNE LE RETOUR EN PRISON D’HASSAN DIAB, SUSPECT DE L’ATTENTAT DE LA RUE COPERNIC

Le Monde, 25 mai, 2016

 

 

La cour d’appel de Paris a ordonné mardi 24 mai le retour en détention d’Hassan Diab, le principal suspect de l’attentat de la rue Copernic à Paris. L’homme avait été remis en liberté et assigné à résidence il y a une dizaine de jours sur décision d’un précédent magistrat. Cette mesure avait été contestée par le parquet.

 

Extradé du Canada en novembre 2014, M. Diab, 62 ans, est mis en examen en France comme auteur présumé de l’attaque, qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980 devant une synagogue de l’ouest de la capitale. Le 12 mai, une juge des libertés et de la détention (JLD) avait considéré qu’un « doute » était posé sur la « question fondamentale » de savoir si le suspect était en France le jour de l’attentat, après des auditions avec l’intéressé et son ex-épouse.

 

Le retour en prison de M. Diab est « très injuste », a réagi mardi son avocat, Me William Bourdon, dénonçant « une forme de “judiciairement correct” en matière de terrorisme ». « Sur le fond, nous sommes absolument convaincus de sa culpabilité. La défense aura du mal à détruire ce dossier », a affirmé, pour sa part, l’un des conseils des parties civiles, Me Bernard Cahen.

Il y a un mois, devant le juge d’instruction, son ex-épouse, Nawal Copty, est venue conforter la version de l’accusé. Elle a raconté qu’il l’avait bien accompagnée à l’aéroport de Beyrouth, au Liban, le 28 septembre 1980. A cette date, le possesseur d’un passeport au nom d’Hassan Diab se trouvait déjà en Europe d’après les tampons sur le document.

 

Ce passeport, retrouvé dans les effets d’un autre homme arrêté en 1981 à Rome, est l’une des pièces à charge. Y figurent les validations d’entrée et de sortie d’Espagne avant et après l’attentat. Or, d’après les renseignements obtenus par la Direction de la surveillance du territoire (DST) en 1999, qui mettaient en cause Hassan Diab, les membres du Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS) ayant commis l’attaque avaient fait étape à Madrid avant de gagner la France.

 

Quelques jours avant la décision de la juge des libertés et détentions, le magistrat chargé de l’enquête avait aussi accepté une remise en liberté, aussitôt suspendue par le parquet. Et la cour d’appel avait déjà confirmé la détention. Le juge d’instruction relevait que le témoignage de l’ex-épouse de M. Diab, bien que tardif et sujet à caution, nécessitait de nouvelles investigations, notamment au Liban, et reposait la question du maintien sous écrou.

 

Outre les renseignements de la DST, la demande d’extradition française s’appuyait sur la ressemblance du suspect avec des portraits-robots de l’époque et sur des comparaisons d’écriture d’Hassan Diab avec une fiche d’hôtel, remplie par l’homme qui avait acheté la moto sur laquelle était installé l’explosif. Des éléments très contestés par la défense.

 

 

 

UN GROUPE DE PRESSE « CONDAMNE FERMEMENT » LE HAMAS POUR HARCELER DES JOURNALISTS

Times of Israel, 20 mai, 2016

 

 

Association de Presse Étrangère (APE) condamne le Hamas pour son « comportement de voyou » après que le groupe terroriste basé à Gaza ait détenu une photographe pendant plusieurs heures dans la bande de Gaza et lui ait interdit de revenir dans l’enclave côtière.

 

« Jeudi, la membre de l’APE Heidi Levine, une photographe pour SIPA Press, a été retenue par les hommes de la sécurité du Hamas pendant plus de trois heures avant d’être autorisée à quitter Gaza. En sortant de Gaza, la sécurité du Hamas lui a interdit de revenir sur le territoire, affirmant que son travail « reflète mal Gaza ». Ils n’ont fourni aucun exemple du travail qui les aurait agacé, note-t-on dans le communiqué.

 

« L’APE condamne fermement la comportement de voyou de la sécurité du Hamas et l’idée que le Hamas jugerait ce qui constitue une couverture acceptable ou non de Gaza. Malheureusement, cet incident n’est pas isolé. Un nombre important de membres de l’AEP ont été forcés de subir des interrogatoires inconfortables par les forces de sécurité du Hamas en entrant ou en sortant de Gaza, au cours des récents mois. Nous appelons le Hamas à mettre un terme immédiatement à ces pratiques et incitons le groupe à accorder un accès libre pour entrer et sortir de Gaza ».

 

 

 

BAISSE DU TAUX DE CHÔMAGE EN ISRAËL

Times of Israel, 24 mai, 2016

Le taux de chômage est passé de 5,3 % en mars à 4,9 % en avril, rapporte le Bureau central des statistiques. Au mois d’avril, 80,5 % des individus âgées entre 25 et 64 ans participent à la force de travail contre 79,8 % rapporte Globes. Cette progression s’est fait ressentir auprès des employés travaillant à temps plein dont le taux a augmenté de 1,6 % en avril, et qui s’illustre par la diminution de 2,6 % des employés travaillant moins de 35 heures. La proportion d’employés travaillant à temps plein s’élève à 78,4 % en avril.

 

 

Qu'est-ce que Lag BaOmer?: Rabbi Chimon bar Yo'haï, Chabad.org, 2016

 

Shabbat Shalom!

 

 

 

 

 

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