SEMAINE DE SANG

CHARLIE HEBDO : LIBERTÉ D'EXPRESSION, OUI, MAIS PAS À SENS UNIQUE !

Bernard Antony

http://www.les4verites.com, 09 janvier 2015

           

L’abomination perpétrée contre les collaborateurs de Charlie-Hebdo et les policiers chargés de veiller sur eux soulève une indignation que nous partageons. Mais ce drame appelle d’ores et déjà les premières observations que voici :

 

Sur la réaction des responsables des organisations islamiques en France.

 

On comprend leurs solennels appels à ce que l’on ne confonde pas tous les musulmans avec l’islamisme jihâdiste et terroriste et il serait en effet odieux de le faire. Cela dit, l’islam mettant par-dessus tout en avant « l’oumma », sa réalité communautaire universelle, comment se fait-il qu’ils n’aient jamais essayé de la faire évoluer ?

 

Car, pour ne considérer que ces pays phares de l’islam que sont l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, comment admettre sans réagir que la conversion d’un musulman à une autre religion y soit frappée de la peine de mort ?

 

Pourquoi n’ont-ils jamais rien dit pour que soit libérée Asia Bibi au Pakistan, et comme elle tous ceux qui dans ces pays et bien d’autres sont devenus ou ont été atrocement fouettés puis pendus pour avoir été simplement suspectés d’une parole pas suffisamment respectueuse pour la personne du « prophète » Mahomet ?

 

Vont-ils enfin solennellement énoncer que toutes les occurrences de violence cruelle de ce prophète tels que rapportés dans le Coran et les Hâdiths ne doivent plus être modélisés, reçus comme de parfaits exemples à suivre, comme le font les jihâdistes, mais comme des anecdotes qu’il est absurde et anachronique de pérenniser ?

 

Vont-ils enfin parler et agir pour que partout dans l’oumma puisse désormais être établie et garantie la liberté et l’égalité religieuses, condition fondamentale de la liberté et de l’égalité civique ?

 

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JACQUES BOMPARD : « NOUS AVONS NOURRI EN NOTRE SEIN DES ASSASSINS »

Jacques Bompard

http://www.les4verites.com, 9 janvier 2015

           

La France vient d’être blessée dans sa chair. Des terroristes islamistes, déjà connus pour leur violence et leur fanatisme, ont pu abattre de sang-froid des journalistes, des officiers de police, en un mot des innocents. Je n’oublie pas non plus la fonctionnaire morte à Paris ce matin, elle entrera dans le martyrologue de notre histoire.

 

Très vite des rassemblements spontanés ont montré que notre peuple est sous le choc, que notre peuple a peur. Et il a bien raison.

 

Nous avons nourri en notre sein, subventionné même, des assassins, des bourreaux qui voudraient par le meurtre finir de dissoudre notre Nation. Ils ne sont que le résultat d’une politique. J’entends les appels à l’unité nationale. Le chaos devra en effet être supplanté par l’ordre.

 

Oui nous ferons l’unité pour nous préserver du fanatisme. Oui nous voulons l’unité mais sans fermer les yeux sur les mensonges qui ont conduits à ce massacre.

 

Notre réponse doit être à la hauteur du péril. Ceux qui ont fermé les yeux sur le développement d’une gangrène islamiste et ceux qui ont encouragé le djihadisme international doivent démissionner .Ceux qui minoraient le danger doivent des excuses à notre peuple.

 

La première des libertés est la sécurité. La sécurité pour chacun de nos compatriotes du moment que son opinion respecte les principes fondamentaux de notre pays. Ne vous laissez pas impressionner par les donneurs de leçon, par ceux qui voudraient manipuler votre crainte légitime. Ils nous vendaient une cité des droits acquis en méprisant les devoirs, le patriotisme, l’héritage, la transmission. Ce n’est pas dans la ville de Rambaud II d’Orange que nous oublierons la responsabilité criante de nos dirigeants devant cette déchéance.

 

Le terrorisme n’est ni le fait de déséquilibrés ou de marginaux comme on nous le rabâche. C’est une entreprise de guerre contre la France, contre la patrie, contre notre civilisation.

 

Je vous appelle au recueillement pour honorer la mémoire de ceux qui viennent de périr.

 

Je vous appelle à l’engagement individuel et collectif pour affirmer notre identité et notre projet national.

 

J’irai, après cette cérémonie, déposer un cierge à titre personnel à la cathédrale.

 

Avant qu’il ne soit trop tard. Ce cierge symbolisera une prière et un vœu pour que notre civilisation, survive à la barbarie.

 

Que chacun s’investisse pour un sursaut national face au totalitarisme islamique.

 

 

AMEDY COULIBALY EST « CALME, RESPECTUEUX » : LES PROCHAINS ATTENTATS SONT DÉJÀ PROVOQUÉS PAR UNE PRESSE IRRESPONSABLE

Jean-Patrick Grumberg

http://www.dreuz.info, 9 janvier 2015

           

•           Alors qu’Amedy Coulibaly est fortement suspecté d’être le djihadiste qui a tué froidement une jeune policière hier à Montrouge,

 

•           Alors qu’il s’apprêtait, selon toutes les informations que nous avons reçues, à commettre un carnage dans une école juive que la courageuse policière a protégée de sa vie,

 

•           Alors qu’il est soupçonné d’avoir tiré et blessé un joggeur mercredi soir à Fontenay aux Roses,

 

•           Alors qu’en 2010, il a été condamné pour le projet d’évasion d’un autre djihadiste, Smaïn Ait Ali Belkacem, (dossier dans lequel Chérif Kouachi a lui-même été mis en examen mais a bénéficié d’un non-lieu – et l’on voit que le juge a été extralucide : il portera à jamais en lui le souvenir de ce non lieu),

 

•           Alors qu’en novembre 2013, il a été condamné à cinq ans ferme (qu’il n’a pas fait car il est en liberté en ce moment à l’intérieur de l’épicerie casher avec des otages) «pour avoir préparé un projet d’évasion et un attentat de grande ampleur»,

 

Alors que tout ça…

 

Les journalistes sont allés interroger ses proches pour pouvoir faire son éloge, comme ils le font toujours:

 

« certes c’est un multidélinquant, mais il s’agit d’un homme au profil «inséré. Il travaille, il est calme, respectueux. Il a une compagne. Je suis très étonnée», dit son avocate.

 

Un des membres de sa famille se dit également «abasourdi»: «Je le connais bien. C’est incroyable. C’est quelqu’un de bien. Il a fait des bêtises bien sûr mais un truc pareil, non, je ne peux pas le croire.»

 

Aucun évènement – même l’atroce attentat de Charlie Hebdo – ne fait prendre conscience aux journalistes qu’il se passe quelque chose avec l’islam ?

 

Les médias ne comprennent pas qu’en niant aux djihadistes la paternité islamique de leurs actes, ils excitent d’autres candidats à en commettre de plus terribles encore ?

 

J’ai d’ailleurs écrit le 22 décembre qu’avoir nié le statut de terrorisme aux agressions de Nantes, Joué et Dijon allait déclencher un carnage car ils doivent être reconnus comme djihadistes.

 

Au lieu de cela, les journalistes déploient des efforts extraordinaires pour présenter les djihadistes en bon petits gars quand ils ne peuvent absolument plus cacher leurs actes derrières un improbable dérèglement psychologique – encore qu’ils cherchent frénétiquement dans les archives médicales, au moment où j’écris ces lignes – croyez-moi sur parole.

 

Et ces journalistes lobotomisés affichent leur solidarité avec Charlie Hebdo qui provoquait l’islam tandis qu’eux l’apaisent – sans se rendre compte de l’embarrassante vérité.

 

 

TERRORISME EN FRANCE : LA COMMUNAUTÉ JUIVE CRAINT UN EFFET BOULE DE NEIGE

Marion Bernard et Marc Femsohn

i24news, 10 Janvier 2015

 

Le vote juif pour Le Pen, l'Aliyah, les Musulmans; des responsables communautaires s'expriment

 

« La prise d’otages à Vincennes est la traduction d’une véritable guerre », déclare Richard Prasquier, ex-président du Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF) interrogé vendredi par i24news au moment même où des otages étaient encore retenus dans un supermarché casher de Paris, par le terroriste responsable du meurtre de la policière à Montrouge jeudi.

 

Au surlendemain de l’attentat contre les locaux de Charlie Hebdo et au lendemain de la fusillade à Montrouge, l’ex-président du CRIF déplore « ne pas être surpris» par la prise d’otages qui se déroule actuellement à Vincennes, compte tenu de « l’expérience », dit-il, avant de faire référence à l’attaque perpétrée par Merah contre l’école juive de Toulouse en 2012.

 

« Je crains que ces événements ne donnent des idées à d’autres », déclare-t-il insistant sur « la haine de ces hommes pour les Juifs ».

 

M. Prasquier souligne par ailleurs l’importance de désigner « l’ennemi impitoyable » qui n’est autre que « l’islamisme radical » et de « trouver des modalités de ripostes dures vis-à-vis de tous ceux qui seraient prêts à les (djihadistes) imiter ».

 

Interrogé sur la probable poussée du Front National après ces événements tragiques, M. Prasquier a insisté sur l’importance du vocabulaire à utiliser : « il est indispensable d’en finir avec les difficultés de langage car cela est très mal vécu par la population », indiquant qu’il s’agirait d’un élément important pour le vote des Français.

 

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AL-SISSI N'EST PAS MOUBARAK

Caroline B. Glick

Jerusalem Post, 9 décembre 2014

           

La décision a fait l’effet d’une bombe samedi dernier. L’ex-président égyptien Hosni Moubarak a été blanchi, ainsi que ses deux fils Gamal et Alaa, de toutes les charges portées contre eux, qu’il s’agisse d’accusations de corruption ou de l’implication dans la mort de manifestants. Beaucoup voient dans cet acquittement la renaissance de ses cendres de l’ancien régime, sous l’impulsion d’une justice ouvertement politisée. Comme un terrible retour en arrière. Comme si la révolution de 2011 n’avait servi à rien et que sous la direction du général Abdel Fatah al-Sissi, l’Egypte avait simplement changé de dictateur.

 

Des questions qui restent en suspens, mais du point de vue d’Israël, une chose est sûre : al-Sissi n’est pas Moubarak.

 

Pendant 30 années de règne, Hosni Moubarak a toujours soutenu que les menaces qui pesaient sur Israël et l’Egypte n’étaient pas les mêmes. C’est pourquoi malgré les appels incessants de Jérusalem, il a laissé les djihadistes prendre racine dans le Sinaï.

 

Dès 2005, des groupes terroristes liés au Hamas, au Hezbollah ou à al-Qaïda opéraient depuis la péninsule, sans que l’ancien président n’ait pris aucune mesure efficace pour briser ces convergences de forces. Sous ses yeux, l’Egypte est ainsi devenue la principale voie de contrebande d’armes vers la bande de Gaza. C’est à cause du refus d’agir de l’ancien raïs, que les différents groupes terroristes palestiniens ont pu améliorer leur arsenal de roquettes et de missiles. Rien de tout cela ne serait arrivé sans le laisser-faire du Caire.

 

Le Sinaï servait également de terre d’asile aux terroristes palestiniens recherchés par les forces de sécurité israéliennes. Difficile d’énumérer le nombre de fois où ces derniers ont pu trouver refuge dans la péninsule, avant de réintégrer la bande de Gaza une fois la menace estompée.

 

En fait, Moubarak considérait Israël comme une soupape de sécurité. En facilitant les opérations contre l’Etat hébreu, il assurait la sécurité de son pays. Le Hamas, le Hezbollah, les Frères musulmans et autres groupes chaperonnés par l’Iran, trop contents de sa précieuse coopération, ne se seraient pas retournés contre lui.

 

Erreur. En 2009, l’Egypte démantèle une cellule terroriste composée de membres du Hamas, du Hezbollah et des Gardiens de la révolution iraniens qui planifiaient des attentats contre Israël et sur le territoire égyptien. Moubarak a alors ouvert les yeux. Mais même les mesures prises à l’époque n’ont pas été suffisantes.

 

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Suivant : al-sissi fait un appel ambitieux pour la reforme de l’islam.

 

 

LA FRANCE A BESOIN D'UN CHURCHILL

Shraga Blum

i24news, 8 janvier 2015

           

Ce qui s’est passé au siège de Charlie Hebdo me rappelle cette histoire d’un chasseur qui se trouve devant un lion et qui pense sauver sa vie en lui lançant son sandwich. Quiconque ne comprend pas comment fonctionne un fauve n’aura aucune chance de survivre dans la jungle créée par le terrorisme djihadiste et dont la flore et la faune se répandent à pas de géants.

 

Depuis plusieurs décennies, la France a espéré se protéger du terrorisme islamique en adoptant une politique ouvertement pro-arabe et en lâchant l’Etat d’Israël pour le laisser en pâture à ses ennemis.

 

Le récent vote scélérat sur la reconnaissance de l’Etat virtuel de Palestine, devait, selon les dires du socialiste Benoît Hamon, "permettre au Parti socialiste de récupérer l’électorat des banlieues", pudique expression pour désigner l’électorat musulman. Cet attentat sonne comme une gifle à cette attitude veule et stupide.

 

Et la claque est encore plus magistrale après les informations relatant des manifestations de joie qui ont éclaté après l’attentat au camp de réfugiés d’Ein Hilweh au Liban! Le Quai d’Orsay s’en souviendra-t-il?

 

Dans "Le choc des civilisations", le Professeur Samuel Hutington décrétait "que les civilisations se rapprochaient selon leurs valeurs communes". Cet axiome est inexact concernant l’Etat juif. La France a souvent failli à ces "valeurs communes" en se rangeant aux côtés de ceux qui aujourd’hui viennent "venger Mahomet" sur son propre territoire.

 

Il n’y a pas de bon terrorisme. Après l’attentat, le ministre israélien Ofir Akounis a rappelé la politique ambiguë de l’Europe occidentale qui fait la distinction entre un terrorisme qui serait condamnable et un autre qui serait acceptable ou "compréhensible", faisant référence à la décision récente de retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes.

 

Parlant de la politique étrangère française par rapport à Israël, Akounis a appelé "à cesser de dénigrer ceux qui comme Israël avertissent depuis longtemps du danger terroriste pour le monde occidental".

 

Il y a une internationale terroriste d’origine musulmane qui agit en Afrique comme en Asie, en Europe comme au Proche-Orient et même en Océanie. L’Amérique est sur la liste d’attente. Au-delà de ces nuances de façade, elle vise les même objectifs: la démocratie, l’Occident, les femmes, les Juifs, Israël, les monarchies arabes ‘’corrompues’’.

 

L’attentat barbare perpétré au siège de Charlie Hebdo montre que la lâcheté ou la compromission ne sont pas une garantie face au terrorisme, c’est même l’inverse qui est vrai. Comment expliquer autrement que la France, le pays d’Europe le plus en pointe dans la défense de la cause palestinienne se trouve être aussi celui qui est le plus menacé par le terrorisme d’origine musulmane? Vu comme un "faucon", voir un "va-t-en-guerre" par l’opinion publique internationale, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou ne cesse pourtant d’avertir les pays Européens, France en tête, que leur politique souvent conciliante et servile ne leur apportera rien de bon.

 

En écoutant en ligne la radio française depuis l’annonce de l’attentat, je suis stupéfait de la prudence et l’autocensure pratiquées par les journalistes face à ce qui est pourtant clair. Malgré les évidences, le terme d’attentat terroriste a mis du temps à apparaître dans les communiqués, lorsque l’enregistrement d’un amateur a fait entendre les cris "Allah ou-Akhbar" le langage journalistique a continué à parler au conditionnel quant à un acte terroriste.

 

Et puis sont venus les messages traditionnels, "éviter de monter les communautés les unes contre les autres", "l’Islamisme n’est pas l’Islam", etc. Un commentateur a même dénoncé "le débat sur l’Islam qui a envahi l’espace public en France avec notamment Zemmour et Houellebecq qui attisent les passions".

 

A l’opposé, les condamnations de l’attentat par Dalil Boubakeur président du Conseil du Culte musulman ainsi que des responsables de l’Université islamique d’Al-Ahzar du Caire sont rappelées en boucle. Boubakeur a même l’honneur de figurer parmi les cinq dirigeants mondiaux qui sont cités pour avoir condamné l’attentat : Obama, Merkel, Cameron et Poutine.

 

Il est pourtant fort à parier qu’il n’y aura aucune grande manifestation musulmane dans les rues de Paris pour condamner le terrorisme commis au nom d’Allah. Ces manifestations sont exclusivement réservées à la prochaine confrontation entre Israël et le Hamas à Gaza.

 

Je ne sais pas si la France est encore capable de se ressaisir. Elle parle fort contre le terrorisme mais ferme les yeux sur ce qui se passe sur son propre territoire. Elle appelle à la lutte internationale contre le terrorisme mais trahit le seul pays civilisé qui est au front dans cette lutte : Israël.

 

Tant que ce problème ne sera pas désigné clairement pour ce qu’il est, tant que le discours ambiant montrera de la "compréhension" pour certains comportements ou discours, tant que la politique étrangère française sera dépourvue de visibilité, de cohérence et de courage moral, le terrorisme islamique continuera à gangréner la société et à faucher des vies.

 

La France va vers une guerre qui ne dit pas son nom. Le fascisme qui la menace n’est pas brun mais vert, et ses intentions sont identiques.

 

Si elle veut survivre elle a impérativement besoin d’un Churchill qui saura lui montrer la voie de l’honneur et du ressaisissement.

 

 

Articles recommandés :

 

L’isolement de la Turquie: David Bensoussan., http://www.ledevoir.com, 9 janvier 2015.

 

 

 

Nous partageons le deuil des familles des victimes du terrorisme islamiste en France.

 

Shabbat Shalom  à tous nos lecteurs!