SUÈDE, AUTORITÉ PALESTINIENNE: LE DÉLIRE

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La Suède lie les attaques terroristes

à Paris au désespoir des Palestiniens                                                                                        

I24, 16 Nov., 2015

             

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, a indiqué samedi à la télévision suédoise qu’afin d’empêcher la radicalisation des jeunes musulmans, il faut s’occuper des situations au Moyen-Orient comme celle des Palestiniens qui sont désespérés et n’ont aucun avenir, rapporte le journal Times of Israel.

 

Les déclarations de la ministre suédoise interviennent au lendemain des attentats terroristes à Paris qui ont tué plus de 129 personnes. Le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé de convoquer l’ambassadeur de la Suède en Israël.

 

“Les déclarations de la ministre suédoise sont choquantes. La ministre prend systématiquement position contre Israël et montre une hostilité sans égale lorsqu’elle pointe du doigt un quelconque lien entre les attentats à Paris et le conflit entre Israéliens et Palestiniens”, a indiqué un responsable du ministère israélien des Affaires étrangères.

 

“Les déclarations de Margot Wallström sont à la limite de l’antisémitisme”, a indiqué Tzipy Hotovely, la Vice-ministre israélienne des Affaires étrangères. L’ambassade de Suède en Israël a affirmé que Wallström n’a en aucun cas lié le conflit israélo-palestinien aux attentats à Paris. Le ministère des AE a par la suite publié un communiqué sur son site internet par rapport aux attentats.

 

“La Suède condamne les terribles actes terroristes survenus hier à Paris. Ces actes ont ciblé et tué des citoyens innocents. Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles. Ces actes de terrorisme sont une attaque contre la démocratie et nos sociétés ouvertes”. “Il convient de répondre avec détermination à ces attaques ; nous devons repousser le terrorisme et les responsables doivent répondre de leurs actes. Nous devons également lutter efficacement à long terme contre les causes profondes du terrorisme et renforcer les actions contre l’extrémisme et le fanatisme”, a affirmé Margot Wallström.

 

 

LE QUOTIDIEN OFFICIEL DE L’AUTORITE PALESTINIENNE :

ISRAËL A MENE LES ATTAQUES DE PARIS                                                                   

Times of Israel, 15 Nov., 2015

 

Une opinion publiée dimanche dans le quotidien du journal officiel de l’Autorité palestinienne, Al-Hayat Al-Jadida a accusé l’agence des renseignements d’Israël, le Mossad, pour les attaques meurtrières de vendredi à Paris. Il a suggéré que le Mossad a orchestré les attentats pour ébranler la nouvelle décision de l’UE pour promouvoir la solution à deux Etats et étiqueter clairement les produits israéliens issus des implantations.

 

L’article a été traduit par Palestinian Media Watch, un institut de veille. « Ce n’est pas une coïncidence si le sang humain a explosé à Paris au même moment où les sanctions européennes commencent à être mises en œuvre contre les produits des implantations, et pendant que la France mène l’Europe qui conseille au Conseil de sécurité [de l’ONU] qui mettra en œuvre la solution à deux Etats, la Palestine et Israël – ce que les Israéliens voient comme une mise en garde d’un danger soudain qui vient de l’Europe, où l’initiative de l’occupation sioniste est née… », a affirmé l’article.

 

« La chose sage et correcte à faire est de regarder qui en tire des bénéfices », a poursuivi l’article. « En résumé : ils doivent chercher la dernière place qui a été atteint par les bras de la pieuvre du Mossad… Il est clair que son ‘Mossad’ brûlera Beirut et Paris dans le but d’atteindre les buts [du Premier ministre] Benjamin Netanyahu. Celui, qui a défié le maître de la Maison Blanche, cache dans son âme assez de mal pour brûler le monde ».

 

Par ailleurs, la dirigeante du Mouvement Free Gaza, Mary Hughes-Thompson, a tweeté un message laissant entendre qu’Israël pourrait être derrière les attaques terroristes de Paris. « Je ne l’ai pas accusé Israël d’implication. Pourtant, Bibi est en colère a propos du boycott européen des colonies. Alors, qui sait ? », a-t-elle écrit, en utilisant un surnom pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

 

Cela n’est pas la première fois Hughes-Thompson suggère l’implication israélienne derrière des attentats contre la France. En janvier, elle avait insinué que le Mossad aurait pu commettre l’attaque meurtrière dans les bureaux de la rédaction de Charlie Hebdo, une attaque qui avait été perpétrée par deux frères islamistes.

 

« Les meurtres #Hebdo sont indéfendables. Vous ne pouvez pas m’empêcher de penser qu’il s’agit d’un faux pavillon du #JSIL Mossad ». JSIL est l’acronyme de « Etat juif dans le Levant », un terme utilisé par les activistes anti-israéliens pour assimiler Israël à l’Etat islamique.

      

 

LA POLICE PERQUISITIONNE DES BUREAUX DU CROISSANT-ROUGE PALESTINIEN                                          

Times of Israel, 17 Nov. 2015

 

La police a confirmé qu’ils ont perquisitionné un bureau du service médical d’urgence du Croissant-Rouge à Jérusalem-Est. La porte-parole de la police, Louba Samri, a indiqué qu’ils ne peuvent pas révéler quelles sont leurs intentions à ce moment de la procédure.

 

Selon les médias sociaux, le raid a eu lieu dans un bureau du Croissant-Rouge à Silwan. On ne sait pas s’il y a eu des arrestations. Les responsables israéliens ont affirmé que des médecins du Croissant-Rouge ont violé les normes humanitaires en refusant d’aider les victimes d’une attaque terroriste dans le sud de la Cisjordanie vendredi.

 

Une femme qui se trouvait dans une voiture dans laquelle son mari et son fils ont été abattus a déclaré que les médecins du Croissant-Rouge sont arrivés sur les lieux mais qu’ils sont repartis aussitôt après avoir vu que les victimes étaient des Israéliens.

 

Un porte-parole du Croissant-Rouge a répondu que le groupe était prêt à aider mais qu’une ambulance du Magen David Adom est arrivée avant qu’ils puissent faire quelque chose.

 

Dimanche, Netanyahu a ordonné à l’émissaire de l’ONU, Danny Danon, de déposer une plainte auprès de la Société internationale de la Croix-Rouge au sujet de l’incident.

 

 

DES TEMOINS DECRIVENT L’ATTAQUE AU COUTEAU DE TEL AVIV

Times of Israel, 19 Nov., 2015

     

Shimon Vaknin est allé assister à une prière de l’après-midi, qui rassemblait 20 à 30 autres personnes, lorsque les prières ont été interrompues quand l’une des victimes est entrée en titubant dans la pièce cherchant de l’aide et s’est effondrée. « Nous faisions les prières de Mincha [prière de l’après-midi] », a-t-il décrit.

 

« En plein milieu des prières, tout à coup, nous avons vu un homme blessé tomber à l’entrée de la synagogue, et un homme derrière lui avec un couteau qui tentait de rentrer à l’intérieur ». « Quelqu’un a crié ‘c’est un terroriste! ». Pendant que certains des fidèles tentaient d’aider l’homme blessé, le reste des fidèles a rapidement fermé les portes de la pièce, a-t-il ajouté.

 

« Nous avons réussi à fermer les portes et il a essayé de la forcer. S’il avait réussi à pénétrer à l’intérieur, il aurait tué les fidèles. Nous avons utilisé toutes nos forces pour ne pas le laisser rentrer à l’intérieur et puis il est allé vers les magasins à proximité pour essayer de blesser quelqu’un là-bas ».

 

Les hommes à l’intérieur se sont armés de barres et sont partis à la recherche du terroriste et quand ils sont sortis de la pièce, ils ont vu un autre homme sur le sol, également gravement blessé. « C’était un grand miracle ; c’est un terrible désastre mais cela aurait pu être bien pire ».

 

Yisrael Bahar, qui travaille dans un magasin près de l’immeuble, a entendu le vacarme à l’extérieur et est sorti voir ce qui se passait. « Nous avons entendu des cris. Je voyais quelqu’un sur le sol alors qu’un terroriste le poignardait. J’avais une barre avec moi et je l’ai jetée sur lui. Le terroriste a commencé à me courir après, je suis retourné à l’endroit où je travaille et j’ai fermé les portes. Le terroriste s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas entrer et est redescendu. Ensuite, nous avons couru vers le blessé et nous lui avons porté assistance. Il est mort dans mes bras ».

 

Un autre témoin, identifié par le site hébreu NRG seulement par le nom de Paz, était dans le bâtiment lors de l’attaque. « Nous étions à l’étage dans un magasin de vêtements. Nous avons vu des gens couverts de sang. L’un d’eux avait été poignardé à la gorge. La police a arrêté le terroriste. La personne qui a été assassinée allait à la prière et a été poignardée dans le cou ».

      

 

ÉTAT PALESTINIEN OU ETAT DE DENI ?         

Bret Stephens                         

Dreuz,  9 Nov., 2015

 

 

Comme le faisait remarquer Guy Millière, ceux qui sont limités à lire les médias de masse en français ne peuvent développer qu’une vision étroite et bornée de ce qui se passe dans le monde.

J’ai traduit ce texte pour aider les lecteurs de Dreuz à éviter l’asphyxie dont parle Millière.

 

On ne fait pas la paix avec ses ennemis, on fait la paix avec ses anciens ennemis. De tous les clichés politiques, il y en a t-il jamais eu de plus malencontreux que la phrase – attribuée soit au Premier ministre martyr israélien Yitzhak Rabin ou au légendaire ministre de la Défense Moshe Dayan – selon laquelle «vous faites la paix avec vos ennemis, pas avec vos amis» ?

 

D’accord, « Give Peace a Chance » et « construire la nation chez soi » sont de bien pires clichés. Mais cette phrase de Rabin ou Dayan constitue l’expression la plus aboutie de l’abrutissement qui passe pour de la sagesse parmi les gens qui se croient intelligents. À la suite de la séance de «réconciliation» cosmétique lundi entre le président Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, il est temps de réexaminer ce concept.

 

Soyons sérieux : vous ne faites pas la paix avec vos ennemis. Vous faites la paix avec vos anciens ennemis, soit parce que vous les avez vaincus comme les Alliés ont vaincu les puissances de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale ; soit parce qu’ils se sont effondrés telle l’Union soviétique après la chute du mur de Berlin ; ou alors parce qu’ils vous ont vaincus et vous êtes capable d’accepter ce résultat en demeurant à distance.

 

Exemple : les Américains au Vietnam. En de rares et précieuses occasions, les deux parties se rendent compte que leurs intérêts sont mieux servis par un règlement négocié qu’ils sont prêts à honorer. Ce fut le miracle de 1977, lorsque l’Égyptien Anouar El-Sadate allât en Israël pour montrer qu’il avait sincèrement accepté le droit d’existence de l’État juif. Geste qu’il a payé de sa vie.

 

Ceux qui restent des ennemis ne font pas la paix. Ils peuvent cesser de se combattre ouvertement, tels le Pakistan et l’Inde, alors qu’Islamabad continue de soutenir par procuration le terrorisme anti-indien.

 

Ils peuvent organiser un armistice à long terme du genre qu’a la Corée du Sud avec la Corée du Nord. Mais là, il s’agit d’une paix préservée par 700 000 soldats sud-coréens en service actif et des troupes américaines auxquelles on ajoute plus d’un million de mines terrestres dans la zone démilitarisée.

 

Ces 22 dernières années, depuis que Rabin a signé les accords d’Oslo avec Yasser Arafat et l’OLP, Israël a tenté de réaliser une chose sans précédent : faire la paix avec un ennemi qui ne démontre aucun intérêt à devenir un ex-ennemi.

Daniel Polisar, un politologue israélien, a récemment publié une étude fascinante dans le magazine Mosaïc concernant l’opinion publique palestinienne basé sur 330 sondages réalisés depuis de nombreuses années. C’est une lecture vivifiante (pour les esprits anesthésiés par les médias de masse).

 

«Lorsqu’on a demandé si hypothétiquement l’utilisation par Israël d’armes chimiques ou biologiques contre les Palestiniens* constituerait de la terreur, 93 pour cent ont dit oui, » note M. Polisar. «Mais quand la question identique a été posée concernant l’utilisation de ces armes de destruction massive par des Palestiniens contre des Israéliens, seulement 25 pour cent ont répondu par l’affirmative.»

 

Autres détails : Un sondage datant de 2011 révèle que 61% des Palestiniens pensent qu’il est moralement juste de donner des noms de terroristes à des rues palestiniennes. En Décembre 2014, 78% des Palestiniens ont exprimé leur soutien aux «tentatives de poignarder ou d’écraser des Israéliens» en Cisjordanie et à Jérusalem. Seulement 20% y étaient opposés.

Les Palestiniens ont aussi constamment soutenu les attaques terroristes contre les Israéliens à l’intérieur des frontières originales d’Israël, «souvent par autant que six pour un.»

 

Les Palestiniens blâment régulièrement Israël pour des problèmes sur lesquels il n’a aucun contrôle, comme le coup d’État sanglant de 2007 lors duquel le Hamas a arraché le pouvoir au Fatah dans la bande de Gaza.

Quatre-vingt-quatre pour cent des Palestiniens admettent avoir une opinion «très défavorable» des Juifs.

Une majorité de Palestiniens pensent qu’Israël « détruira les mosquées Al-Aqsa et du Dôme du Rocher et construira une synagogue à leur place.»

 

Quant à l’idée de partager la terre, seulement 12% des Palestiniens conviennent que «les Juifs et les Palestiniens ont droit à la terre.» Plus de 80% estimaient que « c’est la terre des Palestiniens et les Juifs n’ont aucun droit sur elle.»

La plupart des Palestiniens pense aussi qu’Israël n’existera plus d’ici 30 ou 40 ans, soit «parce que la résistance arabe ou musulmane va le détruire» soit à cause de ses «contradictions internes».

 

En quoi serait-ce sensé de renoncer lors de négociations à ce qui est vôtre en droit aujourd’hui et sera vôtre en action demain ?

Les dirigeants palestiniens n’aident en rien : quand ils ne sont pas occupés à inciter à la violence ou à inventer de sombres complots israéliens, ils colportent des mensonges, par exemple qu’Israël est en train de créer un État d’apartheid.

La seule personne qui fasse obstacle à la voie de la démocratie palestinienne c’est le président palestinien Mahmoud Abbas, qui n’a pas tenu une seule élection depuis une décennie.

 

La seule force qui s’oppose en permanence à la création d’un État palestinien, ce sont les Palestiniens eux-mêmes qui pensent qu’ils peuvent obtenir leurs droits en poignardant leurs voisins.

Ce qui nous ramène à la réunion de lundi dans le bureau ovale.

 

Avec une bonhomie forcée, l’Administration Obama a tiré sur la sonnette d’alarme faisant résonner l’appel habituel des «deux minutes avant minuit» avant la fin supposée de la solution des deux États.

 

«Pour Israël, plus il y a des constructions de colonies, plus est minée la capacité de parvenir à la paix », a dit Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale, lors d’une entrevue accordée à Haaretz.

 

Comme ce serait doux si tout ce qu’Israël avait à faire pour faire la paix serait de démanteler ses colonies. Ce serait encore plus doux si le président américain trouvait le moyen de s’en prendre un peu moins aux politiques de logement du gouvernement israélien et un peu plus à la culture politique palestinienne dominée par l’obsession de tuer des Juifs.

Si M. Obama veut savoir pourquoi il est tellement détesté par les Israéliens, voilà la raison.

 

 

         

UN PRINCE SAOUDIEN PROMET SON SOUTIEN A ISRAËL                                                                   

Isabelle Puderbeutel                                                                                                      

Actuj, 13 Nov., 2015

 

 

Membre de la famille royale saoudienne, le prince Al-Walid ben Talal est un personnage original qui, malgré sa piété, surprend souvent par son ouverture d'esprit. C'est pourquoi les propos qu'il aurait récemment tenus au cours d'une visite au Koweit ont suscité un grand intérêt.

 

Selon le quotidien koweïtien Al Qabas, il aurait appelé son pays, l'Arabie Saoudite, à reconsidérer ses engagements régionaux et à élaborer une nouvelle stratégie pour lutter contre l'influence croissante de l'Iran dans le Golfe en renforçant un pacte de défense avec l'Etat hébreu.

 

Plus surprenant encore, il aurait déclaré qu'il soutiendrait Israël en cas de nouvelle Intifada palestinienne. « Je me rangerai du côté de la nation juive et de ses aspirations démocratiques, en cas de déclenchement d'une Intifada palestinienne et j'userai de toute mon influence pour briser les initiatives arabes sinistres visant à condamner Tel-Aviv, parce que je considère l'entente israélo-arabe et une future amitié comme nécessaires pour empêcher l'extension dangereuse de l'Iran », a déclaré le prince al-Walid d'après l'agence de presse du Koweït KUNA. « L'ensemble du conflit au Moyen-Orient équivaut, de mon point de vue, à une question de vie ou de mort pour l'Arabie Saoudite, et je sais que les Iraniens cherchent à renverser le régime saoudien en jouant la carte palestinienne », aurait-il ajouté.

 

Des propos pro israéliens démentis par le cabinet du prince saoudien. Mais quelques jours après leur publication, ces propos surprenants ont été démentis par le cabinet du prince saoudien par le biais d’un communiqué, cité par L'Orient-Le Jour. Il affirmait que les déclarations attribuées au prince avaient été « montées de toutes pièces » et ajoutait que l’émir saoudien « n'a jamais été en contact avec l’agence koweïtienne et n’a pas fait de déclarations sur ces sujets ».

 

Le prince Al-Walid ben Talal est âgé de 60 ans. C'est un homme d'affaires richissime, actif dans le monde entier, dont la fortune était évaluée en 2013 à 26 milliards de dollars par Bloomberg qui le classait au 20e rang parmi les personnes les plus riches du monde.

 

Shabbat Shalom  à tous nos lecteurs!