TRUMP AFFRONTE L’UNRWA

  

    

 

 

 

DISCOURS INTÉGRAL DU VICE-PRÉSIDENT

MIKE PENCE À LA KNESSET (EN FRANÇAIS)

Shraga Blum      

LPH Info, 22 jan., 2017

 

 

Le vice-président Mike Pence a prononcé un discours d’une rare chaleur envers l’Etat d’Israël. Les mots qu’il a prononcés, empreints de sionisme et de références bibliques ont provoqué plusieurs « standing ovations » et sont de nature à faire pâlir bien des députés israéliens et des journalistes ou « experts » qui n’ont cessé de minimiser l’importance de cette visite voire de montrer du dédain pour sa propre personne depuis quelques jours.

 

« Monsieur le président de l’Etat,…………..chers citoyens d’Israël…[A ce moment, les députés de la Liste arabe unifiée se mettent à invectiver et à brandir des affiches portant notamment l’inscription « Jérusalem, capitale de la Palestine ». Ils sont très rapidement expulsés par le service d’ordre. Le président de la Knesset Yuli Edelstein précise qu’ils seront interdits de retour dans l’hémicycle jusqu’à la fin de la cérémonie et il présente ses excuses au nom de la Knesset au vice-président américain. Tout le long de l’incident l’immense majorité des députés continuent à applaudir chaleureusement Mike Pence.]

 

…Je suis extrêmement ému de me trouver au milieu de cette vibrante démocratie! (applaudissements). J’ai l’immense honneur de pouvoir m’exprimer aujourd’hui devant la Knesset, le premier vice-président américain qui a le mérite de le faire, ici, à Jérusalem, la capitale de l’Etat d’Israël (applaudissements). Je suis là comme émissaire qui vous amène les bénédiction d’un  leader qui a fait plus que tout autre président auparavant pour rapprocher nos deux peuples, plus que tout autre président auparavant, depuis 70 ans: le 45e président des Etats-Unis, Donald Trump (applaudissements). Grâce à lui, l’alliance entre nos deux pays n’a jamais été aussi solide, et l’amitié aussi profonde. Je suis ici pour transmettre un message simple, venu du coeur du peuple américain: l’Amérique est aux côtés d’Israël  (applaudissements)! Nous sommes avec Israël parce que votre cause est la nôtre, vos valeurs sont les nôtres et votre combat est le nôtre. Nous sommes avec Israël parce que nous croyons au vrai et non au faux, et à la victoire du Bien sur le Mal. Nous sommes à vos côtés parce que c’est ce qu’ont toujours fait les Etats-Unis depuis leurs premiers jours.

 

Lors de sa visite historique à Jérusalem, le président Trump avait déclaré, je le cite: ‘Notre Histoire est commune à celle d’Israël’. Les Américains ont toujours éprouvé de l’affection et de l’admiration pour le Peuple du Livre. Dans l’Histoire des Juifs nous avons toujours vu celle des Etats-Unis. Un récit d’exode, d’un voyage de l’oppression vers la liberté, une histoire qui montre la puissance de la foi et la force de l’espoir. Les pères fondateurs de mon pays se voyaient comme des pionniers, des pèlerins venus construire la nouvelle Terre promise. Les chants et les récits des Juifs étaient leurs hymnes, et ils les ont transmis à leurs enfants, et ce jusqu’à ce jour. Les fondateurs se sont tournés vers la Bible hébraïque pour trouver l’inspiration et la direction à suivre. Le premier président des Etats-Unis,George Washington, a écrit de beaux passages sur les enfants d’Abraham. Le deuxième président, John Adams, a écrit que les Juifs ont contribué à la civilisation plus que toute autre nation. Et c’est votre Histoire qui a donné l’inspiration au 16e président (Abraham Lincoln) pour créer ‘la renaissance de la Liberté’. Et c’est ainsi que notre nation a très tôt soutenu le droit des Juifs à revenir au pays de leurs ancêtres (applaudissements)…et de revendiquer cette nouvelle liberté dans cette patrie qui leur est si chère. Les Juifs se sont basés sur une promesse qui leur a été donnée il y a tant d’années, et même lorsqu’ils furent exilés dans des pays lointains, ils savaient que D.ieu les ramènerait dans le pays de leurs ancêtres.

 

Après un exil de deux mille ans, le plus long que n’ait jamais connu un peuple, après les expulsions, les inquisitions et les pogroms, le peuple juif n’a jamais abandonné cette promesse, et il s’y est raccroché durant les nuits les plus sombres. Elie Wiesel a un jour déclaré qu’il a eu la vie sauve sept fois, dans cette nuit qui a transformé les visages des enfants en fumée, sous des cieux silencieux, une nuit qui a également consumé la foi de tant de personnes. Demain, lorsque je serai à Yad Vashem avec mon épouse, pour commémorer les six millions de héros, nous serons encore plus impressionnés par la foi et la résilience de votre peuple. Un peuple qui trois ans à peine après avoir été jeté dans la fournaise, s’est relevé de la poussière, a ressuscité et a exigé de pouvoir à nouveau construire un avenir dans la renaissance d’un Etat juif (applaudissements).

 

Au mois d’avril, nous célébrerons le jour où le peuple juif a répondu à la question: ‘Est-on capable de reconstruire un pays en un jour? Une nation peut-elle naître en un seul instant?’, Il s’agit du 70e anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël  (applaudissements). Alors que vous vous préparez à célébrer cette journée historique, je suis aux côtés du peuple juif ici et dans le monde et je dis: ‘Sheh’eyanou, vekiyemanou, vehigiyanou lazeman hazeh » (standing ovation).

 

Il y a soixante-dix ans, les Etats-Unis furent fiers d’être le premier pays à reconnaître l’Etat d’Israël. Mais comme vous le savez, le travail que nous avons entamé ce jour-là n’est pas encore terminé, car si toutes les administrations successives ont reconnu votre nation, elles ont toute refusé de reconnaître votre capitale Jérusalem. Et c’est seulement le mois dernier que le président Donald Trump a fait l’Histoire et a réparé cette injustice vieille de soixante-dix ans. Il a honoré la promesse qu’il avait faite au peuple américain  de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël (applaudissements). Le lien du peuple juif avec cette terre sacrée, cette ville sacrée, est vieux de plus de 3.000 ans. C’est là qu’Abraham reçut l’ordre de sacrifier son fils Isaac, sur le mont Moriah, c’est à Jérusalem que le roi David établit sa capitale et créa son royaume, et depuis sa renaissance le peuple juif a décrété Jérusalem comme sa capitale et y a installé le siège de son gouvernement.

 

Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël, et c’est à ce titre que le président Donald Trump a ordonné au Département d’Etat d’entamer sans délai le processus de transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem (standing ovation).  Notre administration va faire avancer ce projet dans les semaines qui viennent, et l’ambassade ouvrira ses portes avant la fin de l’année prochaine (standing ovation). Notre président a pris cette décision car selon ses termes elle est aussi dans l’intérêt des Etats-Unis. Mais il a aussi déclaré que nous pensons que cette décision est aussi dans l’intérêt de la paix. En reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, les Etats-Unis ont fait le choix de la réalité sur la fiction, et la réalité et la seule base valable pour une paix juste et durable. Sous la direction du président Trump, les Etats-Unis s’engagent à favoriser une paix durable entre Israël et le Palestiniens (applaudissements). Lors de sa déclaration sur Jérusalem, le président Trump a également lancé un appel aux deux parties à maintenir le statu quo sur les lieux saints de Jérusalem, y compris sur le Mont du Temple, également appelé Haram a-Sharif. Il a aussi précisé que les Etats-Unis ne prennent  position sur aucune des questions en cours, y compris les futures frontières de Jérusalem ou d’Israël. Le président Trump a également fait savoir, que si les deux parties en conviennent, les Etats-Unis soutiendront une solution à deux Etats  (applaudissements frénétiques sur les bancs de la gauche qui n’a apparemment pas entendu l’expression ‘si le deux parties en conviennent).

 

Nous savons que les Israéliens veulent la paix et qu’ils n’ont pas besoin de cours sur ce qu’est le prix de la guerre. La population israélienne ne sait que trop ce que coûte la guerre. Votre Premier ministre connaît également ce prix lourd. Lui-même a failli mourir au combat et son frère Yoni a été tué lorsqu’il tentait courageusement de libérer les otages à Entebbe il y a quarante et un ans. Vous connaissez le prix de la guerre. Vous savez aussi tout ce que la paix pourrait vous apporter, à vous et aux générations à venir. Les Etats-Unis apprécient la volonté affichée du gouvernement israélien de vouloir reprendre les négociations directes avec l’Autorité Palestinienne. Et aujourd’hui, nous exhortons les dirigeants palestiniens à revenir à la table de négociations. La paix ne peut surgir que du dialogue (applaudissements).

 

Je sais que la paix exige de compromis mais vous pouvez être assurés que les Etats-Unis ne feront jamais de compromis sur la sécurité d’Israël (applaudissements). Tout accord de paix devra garantir à Israël la possibilité de se défendre par lui-même. Il y en a qui croient que le monde ne peut pas changer et que son destin et la violence perpétuelle, qu’il est impossible de règler des conflits historiques, que l’espoir est une illusion. Mais, chers amis, ni le président Trump ne croit cela, ni moi, ni vous-mêmes. Je suis ici dans une ville dont le nom signifie ‘paix’. La paix est possible car l’Histoire a montré qu’Israël a déjà pris des décisions très douloureuses pour faire la paix avec des pays voisins, il y a longtemps mais aussi ces derniers jours (Jordanie). Avant de venir ici j’ai été en Egypte et en Jordanie, deux pays avec lesquels Israël jouit d’une paix durable. Je me suis entretenu avec deux amis des Etats-Unis, le président A-Sissi et le roi Abdallah II. Deux pays dont les dirigeants de l’époque ont eu le courage de signer la paix avec Israël. Ces deux dirigeants prouvent chaque jour que la confiance mutuelle peut devenir réalité. Dans mes entretiens avec eux et avec vous, Monsieur le Premier ministre, nous avons évoqué la formidable transformation que connaît actuellement le Moyen-Orient. Nous devons trouver de nouvelles formes de coopération. Ces changements sont visibles à l’oeil nu. D’anciens ennemis deviennent de partenaires et trouvent des dénominateurs communs pour travailler ensemble. Les fils d’Isaac et Ismaël se retrouvent face à un objectif commun. L’an passé, le président Trump était en Arabie saoudite et s’est tenu devant les dirigeants de plus de cinquante Etats musulmans de l’Organisation de la Coopération Islamique. Il les a exhortés à se rapprocher et à travailler ensemble, à déceler les opportunités et à affronter ensemble les défis communs. Il a demandé à tous ceux qui voient dans le Moyen-Orient leur maison à agir ensemble, à lutter contre l’extrémisme et vaincre ensemble le terrorisme (applaudissements). Le terrorisme islamique ne connaît pas de frontières. Il s’est fixé comme objectif de lutter contre les Etats-Unis, contre Israël et d’autres nations du monde. Le terrorisme n’a pas de foi. Il s’attaque aux juifs, aux chrétiens et surtout aux musulmans. Le terrorisme radical ne connaît rien d’autre que la force. Ensemble avec nos alliés, nous continuerons à le combattre jusqu’à ce qu’il disparaisse de la planète  (applaudissements).

 

J’ai le plaisir de confirmer que grâce au courage de nos soldats et ceux de nos alliés Daech est en débandade, leur capitale est tombée, leur ‘califat’ s’est effondré, mais soyez assurés, nous ne cesserons pas tant que cette organisation ne sera pas décimée à la racine et ne pourra plus nous menacer, menacer nos alliés, menacer notre style de vie (applaudissements).

 

Israël et les Etats-Unis sont depuis longtemps côte à côte pour lutter contre le terrorisme, et nous continuerons ainsi. Au Proche-Orient, certains dirigeants arabes ont répondu à notre appel pour combattre le terrorisme et ses promesses apocalyptiques avec nous et, et comme l’a réaffirmé le président Trump en Arabie saoudite, nous continuerons à soutenir nos alliés contre leurs ennemis jusqu’à ce que nous les chassions de la région. Nous soutiendrons également les leaders religieux qui enseignent l’amour et non la haine. Nous soutiendrons aussi les populations qui ont trop souffert sous la coupe de Daech. Pour la première fois, les Etats-Unis vont soutenir financièrement les minorités chrétiennes persécutées aux Moyen-Orient ainsi que d’autres minorités religieuses qui désirent se reconstituer après la vague de persécutions et de terreur imposée par l’Etat Islamique (applaudissements). Nous verserons 110 millions de dollars aux minorités chrétiennes ou autres qui vivent au Moyen-Orient, et nous appelons Israël et tous nos alliés à travers le monde à nous soutenir dans cette cause. Aidez-nous à reconstruire une mosaïque religieuse harmonieuse dans cette région afin que chaque religion puisse prospérer dans le pays où elle vit (applaudissements).

 

Tout comme nous allons vaincre le terrorisme et aider les populations qui en ont souffert, nous serons vigilants et déterminés face à d’anciens ennemis qui se réveillent. Ainsi, les Etats-Unis continueront à travailler avec Israël et d’autres pays à travers le monde pour faire face au pays qui est aujourd’hui le principal sponsor du terrorisme, la république d’Iran (applaudissements). Le monde a une nouvelle fois assisté à la brutalité du régime iranien, une dictature qui entend contrôler sa population en lui déniant ses droits élémentaires. L’Histoire a montré que les régimes qui oppriment leur population ne s’arrêtent pas là et poursuivent leur hégémonie. L’Iran vise à dominer le monde arabe. Ce dangereux régime sème le chaos dans la région. L’an dernier, alors que la population réclamait les denrées de base, l’Iran a dépensé 4 milliards de dollars en Syrie, au Liban et dans d’autres pays. Le régime iranien soutient et finance des organisations terroristes aux portes d’Israël. L’Iran a décidé d’un nouveau programme nucléaire et développe un nouveau programme de missiles balistiques. Il y a deux ans et demi, l’Administration américaine précédente a signé un accord avec l’Iran qui ne fait que repousser le jour où l’Iran pourra se doter de l’arme nucléaire. Cet accord est un désastre et les Etats-Unis ne renouvelleront plus leur soutien à cet accord irresponsable (standing ovation).

 

Sur instruction du président Trump, nous travaillons actuellement sur une modification de l’accord visant à imposer des restrictions à long terme sur le programme nucléaire iranien et à bloquer la poursuite du programme balistique. Ce mois-ci, le président Trump a une nouvelle fois reconduit la levée des sanctions contre l’Iran, afin de permettre au Congrès et à nos alliés de prendre des mesures plus fortes. Mais il a été clair: si l’accord avec l’Iran n’est pas modifié avant le prochain délai, les Etats-Unis quitteront cet accord avec effet immédiat (applaudissements). Quoi qu’il arrive dans ces négociations, j’ai une promesse solennelle à faire à Israël et au monde entier: jamais, ô grand jamais, les Etats-Unis ne laisseront l’Iran fabriquer la bombe atomique (standing ovation).

 

Au-delà de l’accord nucléaire, nous ne permettrons pas non plus à l’Iran de continuer à semer le terrorisme ou à opprimer sa propre population. L’an passé, notre administration a triplé les sanctions envers l’Iran, et ce mois-ci, nous avons rajouté des sanctions sévères contre ce régime et certaines personnalités iraniennes. J’ai un autre message à délivrer. Un message plus agréable. Celui du peuple américain au grand et fier peuple iranien. Nous sommes vos amis. Le jour approche où vous serez délivrés de ce régime cruel. Libérés ce régime suffocant qui a étouffe vos rêves et enterre vos espoirs (applaudissements). Et lorsque ce jour viendra, je vous le dis, cher peuple iranien, l’amitié entre nos deux peuples redeviendra ce qu’elle fut un jour (applaudissements).

 

Même s’il est parfois difficile de le voir, ceux qui vivent au Moyen-Orient ont plus de choses en commun que de choses qui les divisent. Pas seulement dans les menaces qu’ils partagent mais aussi l’espoir d’un avenir de sécurité, de prospérité et de paix. Mais aussi dans une fois commune. Il y a 4.000 ans, un homme abandonnait sa maison en Chaldée pour venir ici, en Israël. Il ne régnait pas sur un empire, il ne portait pas de couronne. Il ne commandait aucune armée, ne faisait pas de miracles et ne prédisait pas l’avenir. Mais D.ieu lui a promis que sa descendance serait aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. Aujourd’hui, les juifs, les chrétiens et les musulmans représentent plus de la moitié de la population du globe et la quasi totalité de la population du Moyen-Orient vénère Abraham. C’est le père de leur religion. A quelques pas d’ici, en Vieille ville, nous pouvons voir les fidèles de ces trois religions en contact quotidien. Chacune des religions s’éveille de manière différente. Au Saint Sépulcre nous voyons un enfant chrétien se faire baptiser, au Mur occidental, nous voyons un  enfant juif qui célèbre sa bar-mitsva et au Haram al-Sharif nous voyons des jeunes musulmans en prières.

 

A Jérusalem nous voyons tout cela et plus encore, et moi, qui suis là, sur la terre promise à Abraham, je suis convaincu que tous ceux qui aspirent à la paix et à un avenir meilleur, devraient poser leurs yeux ici, et observer ce lieu avec émerveillement pour tout ce qui a été fait. La création de l’Etat d’Israël était loin d’être évidente. Combien extraordinaire fut cette survivance. Et combien est admirable le développement de ce pays. Vous avez transformé un désert en jardin, et des maladies en guérison. Israël est comme un arbre aux racines profondes plantées dans la terre de ses ancêtres et dont la cime arrive jusqu’au ciel. Jour après jour, l’Etat juif et le peuple juif autour du monde sont les témoins de la foi en D.ieu. La foi des juifs a réussi à rassembler les débris de leur peuple et à les réunir à nouveau. Une foi qui a réussi à reconstruire les ruines de Jérusalem et à solidifier à nouveau ses remparts.

 

Le miracle d’Israël est source d’inspiration pour le monde entier, et les Etats-Unis sont fiers de se tenir aux côtés d’Israël et d’être son ami et son allié (applaudissements).

 

Nous allons prier pour la paix de Jérusalem, et pour ceux qui vivent dans ses murs soient en sécurité. Nous prierons pour un meilleur avenir pour tous ceux qui aiment ce pays, chacun sous sa vigne, chacun sous son figuier, avec un lien indéfectible à ce lieu et une promesse de liberté.

 

Du plus profond de mon coeur, je vous dis: ‘Que D.ieu bénisse le peuple juif, que D.ieu bénisse l’Etat d’Israël, et tous ceux qui voient dans cet Etat leur maison, et que D.ieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique (longue standing ovation).

 

 

 

 

C’EST OFFICIEL : TRUMP RÉDUIT DE 50% L’AIDE À L’UNRWA

Katty Scott

Le Monde Juif, 16 jan. 2018

 

 

 

L’administration Trump a informé mardi l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) de son intention de réduire de moitié l’aide aux Palestiniens.

 

Le président américain a tenu compte des conseils du secrétaire d’État Rex Tillerson, du secrétaire à la Défense James Mattis et du conseiller à la sécurité nationale HR McMaster – en plus de celui du gouvernement israélien – et a accepté de fournir 60 millions de dollars d’aide américaine à l’UNRWA. Mais l’engagement restant – 65 millions de dollars – a été repoussé “pour examen futur”, selon une lettre envoyée à l’agence.

 

Informant l’UNRWA de sa décision, l’administration Trump a appelé l’agence onusienne à un “réexamen fondamental”. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude face aux conséquences d’un tel changement. “Je suis très inquiet”, a t-il déclaré aux journalistes mardi.

 

 

 

 

QUI SONT LES RÉFUGIÉS PALESTINIENS ?

Daniel Pipes

Times of Israel, 21 jan., 2018

 

 

 

our reprendre les termes d’une personne expérimentée de Washington, le problème de l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA), principale agence de l’ONU chargée des Palestiniens, est toujours important mais jamais urgent.

 

Eh bien, ça commence à devenir urgent et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le président Trump a tweeté : « si les Palestiniens ne veulent plus parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser à l’avenir des sommes importantes ? » Ensuite, l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a ajouté que le gouvernement américain est prêt à interrompre l’aide financière accordée à l’UNRWA. Enfin, Axios a rapporté que le versement américain de 125 millions de dollars n’avait pas été effectué (même si cela a été démenti par la suite).

 

Avec 370 millions de dollars versés en 2016, le contribuable américain est le premier donateur de l’UNRWA. On ne pourrait être plus satisfait de voir le budget fédéral préservé d’une telle dépense quand on sait le nombre d’abus que l’UNRWA a coutume de commettre : incitation à la haine contre Israël, soutien aux agressions violentes contre des juifs, corruption et perpétuation (plutôt que solution) du problème des réfugiés.

 

Il n’est donc pas surprenant que le Congrès américain ait à plusieurs reprises tenté de mettre fin à ces financements. Mais comme l’a montré Steven J. Rosen concernant dix de ces initiatives entre 1999 et 2014, chacune d’elles s’est soldée par un échec en raison de l’opposition du gouvernement israélien.

 

Pour quelle raison, demanderez-vous ? Eh bien oui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est le gouvernement israélien qui veut voir les financements américains se poursuivre en faveur de l’UNRWA, car il craint que l’arrêt de cette aide provoque une nouvelle intifada, l’implosion de l’Autorité palestinienne ou encore une nouvelle guerre avec le Hamas. En outre, Jérusalem considère l’UNRWA comme un moindre mal comparé aux autres bénéficiaires des aides comme l’Autorité palestinienne.

 

La volonté présidentielle d’arrêter les financements va-t-elle changer la donne ? C’est peu probable car, comme le montre un reportage réalisé en Israël, si le Premier ministre Benyamin Netanyahou soutient la décision américaine publiquement, il cherche en coulisses à bloquer ou à ralentir ce mouvement, et ce pour les motifs habituels. S’il en est ainsi, il est difficile d’imaginer que le président et les membres du Congrès ignorent ses intentions, chose qui ne s’est jamais produite jusqu’à présent.

 

Même si l’aide financière américaine à l’UNRWA venait à s’arrêter, de nombreux gouvernements – et même d’individus – pourraient financer les 370 millions de dollars d’autant plus facilement qu’ils y trouveraient leur intérêt. Ainsi, le Qatar pourrait consolider son rôle de protecteur des Palestiniens, Pékin pourrait endosser un rôle clé sur la scène politique arabe et Moscou pourrait compenser en partie le tort causé par son soutien à Téhéran.

 

Quant à Carlos Slim, dont Forbes estime la fortune à 67,9 milliards de dollars, il pourrait décider de mettre ses origines arabes en valeur. Pire, si l’un d’eux venait à compenser l’absence d’aide américaine, l’administration Trump apparaîtrait comme inefficace et isolée.

 

Et même si personne ne remplaçait les fonds d’aide américains, l’absence de financement de l’UNRWA ne résoudrait pas le fond du problème. Ce dernier ne consiste pas dans le financement d’activités mais bien dans la perpétuation et l’expansion de la population de « réfugiés palestiniens » de trois façons aussi uniques que curieuses : permettre que ce statut soit transmis sans limite dans le temps de génération en génération ; maintenir ce statut même après l’acquisition d’une nationalité par les réfugiés (comme en Jordanie) ; assigner ce statut à des habitants de Cisjordanie et de Gaza qui vivent pourtant sur le présumé territoire palestinien.

 

Ces astuces ont permis à l’UNRWA de gonfler artificiellement le nombre de réfugiés en le faisant passer de 600.000 en 1949 à 5,3 millions actuellement. Si on fait un compte précis des véritables réfugiés toujours en vie, leur nombre s’élève actuellement à environ 20.000.

 

C’est pourquoi tout en soutenant avec enthousiasme les objectifs politiques de Trump, je suggère que la rétention des fonds n’est pas la bonne stratégie. Il serait préférable de se concentrer sur le statut de « réfugié palestinien ». Le fait de refuser ce statut à toute personne ne répondant pas à la définition classique d’un réfugié selon le gouvernement américain (à savoir être âgé d’au moins 69 ans, être apatride et vivre hors de Cisjordanie et de Gaza), diminuerait la pression irrédentiste qui pèse sur Israël de plus de 99%.

 

Cela remettrait également en cause le statut de « réfugié palestinien », permettrait à des millions de Palestiniens de vivre plus sainement, désamorcerait l’antisionisme arabe et aiderait à résoudre le conflit israélo-arabe.

 

Par conséquent, je propose que le président adapte la politique américaine pour travailler avec Jérusalem et continue à envoyer de l’aide aux Palestiniens tout en la subordonnant à la reconnaissance formelle par l’écrasante majorité des bénéficiaires du fait qu’ils ne sont pas et n’ont jamais été des réfugiés.

 

Le Middle East Forum qui travaille sur cette question depuis 2010 a proposé une loi assurant une telle mutation. À la fois simple et faisable, cette solution produirait rien moins que l’harmonisation des relations entre Washington et l’UNRWA avec la loi et la politique des États-Unis. Il est temps.

 

 

Actualité 

 

 

 

SYRIE: DIX MORTS DANS L'OPÉRATION MILITAIRE TURQUE

CONTRE LES FORCES KURDES EN SYRIE

20 minutes, 20 jan., 2018

 

 

L’armée turque a lancé ce samedi une offensive terrestre et aérienne dans la région d’Afrine, dans le nord de la Syrie, contre une milice kurde considérée par Ankara comme une organisation terroriste. Les bombardements qui l'accompagnaient ont tué dix personnes, pour la plupart des civils. «Sept civils ont été tués, dont un enfant, ainsi que deux femmes combattantes et un combattant», a déclaré Birusk Hasakeh, porte-parole des Unités de protection du peuple (YPG) à Afrine.

 

« L’opération Afrine a commencé de facto sur le terrain », avait indiqué un peu plus tôt dans al journée le président turc Recep Tayyip Erdogan. Baptisée « Rameau d’olivier », l’opération, qui vise les Unités de protection du peuple (YPG), a débuté à 14h GMT (15h à Paris). L’armée turque a précisé que l’opération était menée « en respectant l’intégrité territoriale de la Syrie » et était fondée sur les droits de la Turquie en vertu du droit international.

 

 

Ankara accuse les YPG d’être la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une rébellion dans le sud-est de la Turquie depuis plus de trente ans et est considéré par Ankara et ses alliés occidentaux comme une organisation terroriste. « Etape par étape, nous débarrasserons notre pays jusqu’à la frontière irakienne de cette croûte de terreur qui essaye de nous assiéger », a promis dans un discours télévisé Recep Tayyip Erdogan. « Ensuite, ce sera Minbej » [autre ville syrienne sous contrôle kurde] », a précisé le président Erdogan qui a qualifié d'« armée de la terreur » le projet de force de 30.000 hommes, provenant en partie des YPG, sous l’égide des Etats-Unis pour protéger la frontière nord de la Syrie.

Coup de fil entre Américains et Russes

 

« Moscou est préoccupée par ces informations », a réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué après l’annonce turque. « Nous appelons les parties opposées à faire preuve de retenue », a-t-il souligné. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est quant à lui entretenu par téléphone avec son homologue américain Rex Tillerson, a indiqué son ministère sur sa page officielle sur Facebook.

 

Les deux hommes ont « discuté la situation en Syrie, y compris les questions concernant les mesures visant à assurer la stabilité dans le nord du pays », et ont également évoqué les questions concernant « le processus du règlement pacifique sous l’égide de l’ONU » du conflit en Syrie, notamment dans le contexte du Congrès du dialogue national syrien qui doit avoir lieu fin janvier dans la station balnéaire russe de Sotchi, selon la même source.

 

Cette conversation a eu lieu « à l’initiative américaine », a-t-on ajouté. La perspective d’une offensive turque de grande envergure en Syrie préoccupe Washington, sachant que les YPG ont été un allié incontournable des Etats-Unis, partenaires de la Turquie au sein de l’Otan, dans la guerre contre Daesh. Elles ont joué un rôle majeur dans l’éviction des djihadistes de tous leurs principaux fiefs de Syrie, et la coalition dirigée par les Etats-Unis en Syrie dépend encore lourdement d'elles pour stabiliser la région.

 

 

Shabbat Shalom!

 

 

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