Canadian Institute for Jewish Research
L'institut Canadien de Recherches sur le Judaisme
Strength of Israel will not lie

MALGRÉ LA RECOMPOSITION POLITIQUE À GAUCHE COMME À DROITE, LE LIKUD RESTE HÉGÉMONIQUE

SONDAGE ÉLECTIONS 2019 : LE LIKOUD LARGEMENT EN TÊTE

Shmouel

Kountrass, 25 dec., 2018

Faut-il le préciser, les élections sont dans plus de trois mois et beaucoup de choses peuvent survenir pour brouiller les cartes d’ici là. Mais il était intéressant de savoir quelles sont les intentions de vote “à chaud” après l’annonce par le Premier ministre de la dissolution de la 20e Knesset et de la tenue d’élections anticipées pour le 9 avril prochain.

Le sondage publié mardi matin par Maariv a été réalisé par l’institut Panels Politics et donne les résultats suivants:

Likoud 30 (-)

Benny Gantz 13 (+13)

Yesh Atid 12 (+1)

Liste arabe unifiée 12 (-1)

Habayit Hayehoudi 11 (+3)

Camp Sioniste 9 (-15)

Yahadout Hatorah 7 (+1)

Meretz 6 (+1)

Koulanou 6 (-4)

Orly Lévy-Abecassis 6 (+6)

Israël Beiteinou 5 (-1)

Shass 4 (-3)

Quelques enseignements:

Le Likoud de Binyamin Netanyahou maintient le nombre de députés actuels, ce qui est exceptionnel pour un parti au pouvoir après quatre ans.

La coalition souhaitée par Binyamin Netanyahou après les élections – s’il les remporte – serait très large car il a déclaré lundi que la coalition actuelle devra être la base du futur gouvernement mais n’a pas exclu un élargissement vers le centre. Un ralliemement de Benny Gantz ou même du parti d’Orly Lévy-Abecassis pourrait permettre une coalition de près de 80 députés.

Avi Gabbaï, qui assurait lundi être le prochain Premier ministre réalise “l’exploit” de faire passer le Camp Sioniste sous la barre des 10 députés, un record historique négatif pour le Parti travailliste. Des tensions en prévision au sein du parti.

Le parti Shass dirigé par Arié Dery est menacé de disparition.

Sur le plan idéologique, la droite reste majoritaire avec 46 sièges, le centre (auquel on adjoint Benny Gantz et Orly Lévy-Abecassis) obtient 37 sièges, la gauche tombe à 15 sièges (27 avec les députés arabes) et les orthodoxes baissent légèrement à 11 sièges.

Le rêve éveillé d’Ehoud Barak, Avi Gabbaï et Tsipi Livni de créer un bloc alternatif ou même une minorité de blocage est pour le moment voué à l’échec.

 

BENNY GANTZ CRÉE UN NOUVEAU PARTI

À L’APPROCHE DES ÉLECTIONS D’AVRIL

Times of Israel, 27 dec., 2018

L’ancien chef d’Etat-major Benny Gantz a enregistré son nouveau parti politique, faisant officiellement son entrée en politique à l’approche des élections législatives anticipées, prévues pour avril 2019.

Le nom de son nouveau parti est Hossen LeYisrael, ce qui signifie Résilience pour Israël.

Un certain nombre de sondages placent Gantz à la seconde place, derrière le Likud de Benjamin Netanyahu, et même loin derrière dans la projection du nombre total de sièges.

Gantz, qui a été chef d’Etat-major entre 2011 et 2015, a maintenu un silence radio sur ses positions politiques.

« L’Etat d’Israël et la politique israélienne ont besoin de gens biens à la Knesset. Bienvenue et bonne chance », a écrit Yaïr Lapid, le chef de Yesh Atid, sur Twitter.

L’enregistrement du nouveau parti de Gantz a mis fin à d’intenses spéculations sur ses projets politiques en plein contexte de dissolution de la Knesset.

Un allié politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que le parti au pouvoir, le Likud, ne croit pas que le nouveau parti de Benny Gantz, l’ancien chef d’état-major de Tsahal, puisse se faire élire au mois d’avril.

« Nous ne sommes pas inquiets au sujet de Benny Gantz. Il n’est même pas sur les radars de Netanyahu et selon les sondages [le Likud] obtient le double des sièges qui lui sont attribués », a déclaré le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi à la radio israélienne.

La mère d’un soldat israélien dont le corps a été capturé par le Hamas lors de la guerre de Gaza en 2014 s’en est pris à Benny Gantz, l’ancien chef d’état-major de Tsahal après son entrée officielle sur la scène politique.

« J’ai entendu parler aujourd’hui d’un nouveau parti, « Hossen leYisrael ». Je vous demande, Benny Gantz, de quelle résilience parlez-vous, a déclaré Zehava Shaul lors d’une conférence de presse.

Mme Shaul a pris la parole à l’occasion du 25e anniversaire de son fils Oron Shaul, un fantassin de la brigade Golani qui a été tué pendant la guerre de 2014 et dont la dépouille est retenue par le Hamas.

« Vous avez dirigé Barrière Protectrice – qu’en avons-nous retiré ? », a demandé Zehava Shaul à Gantz en se référant à la guerre par son nom en Israël.

Elle a également critiqué Moshe Yaalon, qui était ministre de la Défense pendant la guerre. Il a annoncé cette semaine qu’il allait créer son propre parti pour les prochaines élections.

 

ISRAËL: LE NOUVEAU PARTI “NOUVELLE DROITE”

OBTIENDRAIT ENTRE 6 ET 14 SIÈGES (SONDAGE)

I24, 30 dec., 2018

Le nouveau parti “HaYamin HaHadash” (la Nouvelle droite) du ministre de l’Education Naftali Bennett et de la ministre de la Justice Ayelet Shaked, qui a été lancé samedi soir obtiendrait entre 6 et 14 sièges à la Knesset si des élections se tenaient aujourd’hui, et dépasserait le Foyer juif, dont il est issu, selon des sondages publiés dimanche.

Lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, Bennett et Shaked ont annoncé samedi qu’ils quittaient le parti nationaliste religieux Foyer juif (HabaYit Hayehudi) pour créer un nouveau parti qui, selon eux, sera destiné à égalité à des électeurs religieux et non religieux “dans un vrai partenariat” et qu’ils dirigeront conjointement.

Le “Foyer juif”, un parti sioniste religieux créé en 2013, qui compte 8 députés sur 120 à la Knesset et stagne dans les sondages, n’a jamais réussi à atteindre le but que son chef Naftali Bennett, membre de la mouvance sioniste religieuse, s’était fixé au départ d’attirer un public non religieux.

Un sondage publié par Hadashot TV dimanche soir attribue six sièges au nouveau parti, tandis que selon Channel 10, il en obtiendrait huit. Enfin, un sondage réalisé par le diffuseur public Kan prévoit qu’il remporterait 14 des 120 sièges parlementaires aux prochaines élections.

Selon les analystes, les dirigeants de ce nouveau parti tentent de présenter une nouvelle option de droite, non religieuse, afin d’attirer des électeurs du centre droit.

Naftali Bennett a en effet laissé entendre que les électeurs sionistes religieux, base électorale du Foyer juif, ne pourraient pas faire progresser électoralement le parti, en raison de l’allégeance d’un grand nombre d’entre eux au Likoud de M. Netanyahou.

Si Bennett a été officiellement désigné président du parti lors de son inscription auprès du Comité central des élections, le logo de la Nouvelle droite qui a été dévoilé dimanche indique les noms des deux dirigeants, Shaked étant même placée devant Bennett.

Selon le sondage de Walla, le parti au pouvoir, le Likoud de Benyamin Netanyahou, obtiendrait 28 sièges, soit deux de moins que ce qu’il détient aujourd’hui.

L’enquête indique que la Nouvelle droite siphonnerait surtout des électeurs chez le nouveau parti de l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, “Résilience pour Israël” qui passe de 14 sièges dans un sondage précédent à 11 sièges.

Selon Walla, le parti de Benny Gantz pourrait par ailleurs fusionné avec un nouveau parti annoncé par un autre ancien chef d’état-major et ex-ministre de la Défense, Moshe Ya’alon.

Par ailleurs, l’enquête montre que le principal parti d’opposition, l’Union sioniste, alliance politique entre le parti travailliste (gauche) et le part Kadima (centre) chuterait de 24 à 9 sièges, tandis que le deuxième parti d’opposition, Yesh Atid, obtiendrait 15 sièges, contre 11 actuellement.

Dans l’ensemble, la création de la Nouvelle droite ne renforcerait pas spécialement le bloc de droite, qui obtiendrait 62 sièges, soit une baisse par rapport à un sondage précédent, selon Walla.

 

 

UNION SIONISTE :

GABBAY MET BRUSQUEMENT FIN À SON PARTENARIAT AVEC LIVNI

Times of Israel, 1 jan, 2019

Dans le cadre du dernier rebondissement visant à secouer la scène politique israélienne au début de la campagne électorale d’avril, le président de l’Union sioniste, Avi Gabbay, a annoncé par surprise mardi la fin de son partenariat avec Tzipi Livni, présidente de Hatnua, et que les deux ne se représenteraient plus ensemble.

Au grand choc des 24 députés de son parti, et de Livni elle-même, lors d’une réunion de faction à la Knesset, Gabbay a déclaré qu’il avait « espéré et cru que le nouveau partenariat conduirait à notre croissance commune, à une véritable connexion et à un soutien mutuel. Mais le public intelligent a vu que ce n’est pas le cas, et il est parti. »

Cette décision fait suite à l’appel lancé la semaine dernière par Livni aux partis centristes et de gauche du pays pour qu’ils « mettent leurs ego de côté » et s’unissent en vue de renverser le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Dans une pique apparente à Gabbay, qui aurait refusé d’envisager une union avec un autre parti dans lequel il n’était pas numéro un, elle a dit qu’elle serait la première à renoncer à sa place de choix sur une nouvelle liste unifiée.

Depuis, la rumeur court qu’elle cherche à s’associer au nouveau parti politique Hossen LeYisrael, fondé par l’ancien chef d’état-major de Tsahal Benny Gantz.

Gabbay a souligné mardi qu’il voulait lui aussi former un front uni contre Netanyahu, mais qu’il ne pouvait pas continuer à travailler avec Livni et a remis en question sa « loyauté » par rapport à sa conduite.

« Je crois toujours à la coopération, à l’union des forces et à l’unification d’un grand camp engagé dans le changement, mais le succès des pactes exige l’amitié, l’accord et la loyauté envers la voie choisie », a-t-il dit, avec une Livni abasourdie assise à ses côtés.

« Cela n’existe pas dans ce partenariat », a-t-il accusé, refusant d’établir un contact visuel avec la chef de Hatnua.

Lors de sa rencontre avec ses députés de l’Union sioniste après l’annonce choc, Gabbay a continué à dénigrer Livni, selon des sources du parti. « Je n’ai eu que des merdes avec elle. Je l’ai laissée diriger l’opposition, et elle n’avait rien de positif à dire à mon sujet », ont déclaré les sources aux médias israéliens.

Il leur a également dit que « l’union sioniste est finie », et que le parti reprendrait son nom de parti travailliste (Avodah).

Les députés de l’Union sioniste ont répondu férocement à Gabbay, a indiqué une source du parti au Times of Israel, lui reprochant de ne pas avoir discuté de la décision avec eux en premier.

« Ce n’est pas seulement sa décision. Il aurait dû nous le dire « , ont-ils dit. « Cela a été fait de la manière la plus agressive possible tout en nous laissant dans l’ignorance. »

Livni, qui devait prendre la parole après Gabbay mais n’était pas au courant de son annonce, a dit qu’elle ne répondrait pas avant d’avoir « pris sa décision ».

En réponse à l’annonce plus tard sur Twitter, Mme Livni s’est déclarée heureuse que « les doutes aient été dissipés et que nous – tous ceux qui croient vraiment en la réalisation d’un véritable changement lors des prochaines élections – puissions nous concentrer sur le défi national important auquel nous sommes confrontés ».

Mme Livni a affirmé, lors d’une conférence de presse mardi après-midi, avoir été surprise par l’annonce de M. Gabbay et a rejeté les accusations de ce dernier sur son manque de loyauté.

« Gabbay a eu raison sur un point, il n’y a jamais eu de partenariat réel entre nous car il n’en a jamais voulu », a-t-elle accusé.

« Ce qui est vraiment important c’est de se concentrer sur les élections et le combat pour le sionisme, pas sur la dissolution (du parti) Union sioniste », a ajouté Mme Livni.

Le Parlement israélien a voté en faveur de sa dissolution, provoquant des élections anticipées fixées au 9 avril.

Dans un communiqué de son parti, Benjamin Netanyahu a rappelé : « Je n’interviens pas dans le partage des voix au sein de la gauche ».

« Ce qui compte pour moi est que la droite forme le prochain gouvernement et pour cela, il faut voter pour le Likud », a-t-il ajouté.

Ce coup de théâtre n’est pas le premier de la campagne électorale. D’autres pourraient encore survenir d’ici au scrutin.

Samedi, deux ministres du parti national religieux HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett et Ayelet Shaked, ont annoncé la création d’un nouveau parti ouvert à l’électorat non religieux.

La semaine précédente, l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, dont les opinions politiques n’ont pas encore été dévoilées, a annoncé la création de son propre parti.

 

Actualité  

 

PREMIÈRE VISITE OFFICIELLE D’UN

DIRIGEANT ISRAÉLIEN AU BRÉSIL

I24, 28 dec., 2018

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est arrivé vendredi à Rio de Janeiro pour une visite de cinq jours au Brésil, dont le point d’orgue sera l’investiture du président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro, le 1er janvier.

“Le Brésil est un immense pays, avec un énorme potentiel pour Israël du point de vue de l’économie, de la diplomatie et de la sécurité”, a déclaré M. Netanyahou à des journalistes lors de son vol vers Rio.

“Nous sommes heureux d’entamer une nouvelle ère (pour les relations) entre Israël et cette grande puissance qu’est le Brésil”, a-t-il ajouté.

  1. Netanyahou a été accueilli à l’aéroport par le fils de Jair Bolsonaro, avant de retrouver le président élu pour déjeuner dans un fort militaire de la célèbre plage de Copacabana.

“C’est une visite historique”, a déclaré Eduardo Bolsonaro.

  1. Netanyahou a également laissé entendre qu’il comptait réclamer au président élu une annonce officielle concernant le transfert de l’ambassade du Brésil en Israël de Tel Aviv à Jerusalem, comme les Etats-Unis l’ont fait en mai.

Jair Bolsonaro avait déclaré début novembre vouloir suivre les traces du président américain Donald Trump, avant de rétropédaler quelques jours plus tard, affirmant que ce transfert “n’avait pas encore été décidé”.

Le Premier ministre israélien sera l’un des principaux leaders mondiaux présents lors de l’investiture lundi, aux côtés du président chilien Sebastian Pinera ou du Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Donald Trump, dont Jair Bolsonaro est un fervent admirateur, ne fera pas le déplacement, mais va envoyer son Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, qui doit s’entretenir avec M. Netanyahou le 1er janvier, à Brasilia.

Cette rencontre devrait porter sur la décision de Washington de retirer les 2.000 soldats américains déployés en Syrie.

  1. Netanyahou aura également des entretiens avec les présidents du Chili et du Honduras, ainsi qu’avec des membres de la communauté juive brésilienne et un groupe chrétien pro-israélien.

Les échanges actuels entre Israël et le Brésil s’élèvent à 1,2 milliard de dollars, soit un milliard d’euros. Jair Bolsonaro a notamment annoncé mardi des négociations sur l’utilisation de technologies israéliennes pour la production d’eau dans le nord-est du pays, frappé par de longs épisodes de sécheresse.

 

“AMOS OZ ÉTAIT L’UN DES PLUS GRANDS

ÉCRIVAINS DE L’ÉTAT D’ISRAËL”

JForum, 31 dec., 2018

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a exprimé sa peine en apprenant la mort du célèbre écrivain, ajoutant : “Oz a exprimé avec talent et émotion d’importants aspects de l’expérience israélienne”.

Amos Oz, l’auteur le plus célèbre et reconnu internationalement d’Israël, est décédé vendredi à l’âge de 79 ans des suites d’un cancer.

Le président Reuven Rivlin et son épouse Nehama ont exprimé leur chagrin, après la mort d’Oz : “Une histoire d’amour et de lumière et maintenant, de grandes ténèbres. La tristesse s’abat sur nous au moment du chabbat. Un géant littéraire. La gloire de nos créateurs. Un titan spirituel. Repose en paix, notre cher Amos. “

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a repris à son compte les sentiments de Rivlin et de sa femme: “Amos Oz était l’un des plus grands écrivains de l’Etat d’Israël. Il a contribué au renouvellement de la littérature hébraïque, à travers laquelle il a exprimé avec talent et émotion des aspects importants de l’expérience israélienne.

“Malgré le fait que nous ne nous soyons pas toujours entendus, j’ai profondément apprécié sa contribution à la langue et à la littérature hébraïques. Ses paroles et son écriture continueront de nous accompagner pendant de nombreuses années. Que sa mémoire soit une bénédiction”, a déclaré Netanyahu.

Le président de Yesh Atid, Yair Lapid, a tweeté “Amos Oz a écrit:” Il est permis de toucher, de bouger, de se rapprocher, de changer, de laisser une trace. Touchez la pierre, touchez ce qui est vivant, touchez les gens. ‘ Oz a réussi à le faire et nous a tous touchés. “

L’écrivain AB Yehoshua, ami intime du célèbre auteur, a déclaré : “Je viens de quitter l’hôpital après lui avoir dit au revoir. Notre amitié de 60 ans était profonde et authentique. Au fil des ans, Amos a exprimé ses opinions et ses réflexions, mais pas parce qu’il cherchait à s’opposer à quelque chose, mais parce que c’était sa vérité. C’était un honnête homme et un grand auteur. C’était un bon ami et l’un des plus grands hommes qu’Israël ait connu. “

Oz a consacré une grande partie de sa vie à l’activité publique et appartenu à la gauche sioniste. L’ancien président du Meretz et ami proche d’Oz a déclaré : “Nous nous séparons d’un grand auteur et d’un intellectuel, qui avait la capacité d’exprimer avec précision la vision de générations entières qui avaient un amour infini pour ce pays, tout en suscitant des critiques et aspirer à un Israël meilleur et plus juste. “

La ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a également rendu hommage au regretté écrivain. “J’ai été désolée d’apprendre le décès du lauréat du prix Israël, Amos Oz, qui avait remporté des dizaines de prix littéraires en Israël et à l’étranger pour ses œuvres qui ont inspiré des générations entières”.

“Vos créations continueront de retentir à la fois en Israël et dans le monde entier. Vous pouvez reposer en paix, notre esprit courageux (Oz en hébreu)”, a ajouté Regev.

 

LE GRAND RÉSISTANT JUIF GEORGES

LOINGER EST DÉCÉDÉ À L’ÂGE DE 108 ANS

RFI, 30 dec., 2018

Le grand résistant juif Georges Loinger, qui avait sauvé des centaines d’enfants juifs pendant l’Occupation en France et a été associé à l’épopée de l’Exodus, est décédé vendredi à l’âge de 108 ans, a annoncé ce samedi 29 décembre la Fondation pour la mémoire de la Shoah sur son site.

« Ancien résistant durant la Seconde Guerre mondiale, Georges Loinger nous a quittés vendredi 28 décembre à l’âge de 108 ans. Avec lui s’éteint un homme d’exception dont les combats resteront dans les mémoires », écrit la Fondation pour la mémoire de la Shoah dans un communiqué.

Georges Loinger est né à Strasbourg en août 1910 dans une famille juive orthodoxe. En 1940, alors qu’il est prisonnier de guerre en Bavière, il reçoit une lettre de son épouse qui dirige une maison abritant 125 enfants juifs allemands, dont les parents avaient été arrêtés en 1938 en Allemagne. Il s’évade et rejoint La Bourboule (Puy-de-Dôme) en zone libre où elle s’est repliée avec les enfants.

Comme ils risquent d’être arrêtés, le couple les sauve en les dispersant, d’abord dans des maisons de l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSE) puis dans des familles ou institutions chrétiennes ou laïques. Par la suite, Georges Loinger fera passer quelque 350 enfants juifs en Suisse, via Annemasse. Certains convois connaîtront des fins tragiques.

Après la guerre, il œuvrera pour faciliter le passage des rescapés du nazisme en Palestine et jouera un grand rôle dans l’affaire de l’Exodus lorsqu’il fera escale en France.

Celui qui était le doyen de la Résistance juive en France a aussi participé à la création de « la Fraternité d’Abraham » qui prône le rapprochement des trois religions monothéistes.

Interrogé en 2005, alors qu’il recevait les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, il avait répondu qu’il estimait avoir fait simplement « ce qu’il avait à faire ». Il a écrit plusieurs livres racontant son expérience, notamment : Les Résistances juives pendant l’occupation; L’odyssée d’un résistant : témoignage d’un centenaire, enfant d’Alsace.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!