Canadian Institute for Jewish Research
L'institut Canadien de Recherches sur le Judaisme
Strength of Israel will not lie

Tag: Abbas, Mahmoud

(Abu Mazen) First Palestinian PM April 2003-Sept. 2003, Post-Arafat Pres. 2005-)

LA BANDE GAZA, LE GRAND JOUR DES PALESTINIENS ET L’IMPOSTURE MAHMOUD ABBAS

 

 

 

 

 

 

La bande de Gaza n'est pas la clé, le couloir de Philadelphie l'est

Daniel Pipes

National Review Online, 27 novembre 2012

Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

La deuxième guerre entre le Hamas et Israël du 10 au 21 novembre a inspiré un vaste débat sur les droits et les torts, avec chaque côté lançant un appel au grand bloc indécis (19 pour cent des Américains selon CNN/ORC, 38 pour cent, selon Rasmussen). Israël est-il un Etat criminel qui n'a pas le droit d'exister, et encore moins de déployer des forces? Ou est-ce une démocratie libérale moderne avec la règle de droit qui protège à juste titre des civils innocents? La morale conduit ce débat.

 

Pour toute personne sensible, il est évident que les Israéliens sont à 100 pour cent justifiés de se protéger contre les attaques gratuites. Une caricature de la première guerre Hamas-Israël de 2008-09 montrait symboliquement un terroriste palestinien tirant de derrière un landau de bébé contre un soldat israélien se tenant, lui, devant un landau de bébé.

 

Plus difficile est la question de savoir comment empêcher de nouvelles guerres entre Israël et le Hamas. Un peu d'histoire: si les Israéliens sont à 100 pour cent justifiés de se protéger, leur gouvernement assume également la totale responsabilité pour la création de cette crise qu'il s'est infligée à lui-même. Plus précisément, il a fait deux retraits unilatéraux peu judicieux en 2005:

 

 •De Gaza: Ariel Sharon a été réélu au poste de Premier ministre en janvier 2003, en partie en se moquant d'un rival qui avait demandé le retrait unilatéral de tous les habitants et des soldats israéliens de Gaza; puis, inexplicablement, en novembre 2003, il a adopté cette même politique et l'a mise en vigueur en août 2005. J'ai baptisé ceci à ce moment-là, "l'une des pires erreurs jamais réalisées par une démocratie."

 

 •Depuis le couloir de Philadelphie: Sous la pression américaine, en particulier de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, Sharon a signé un accord en septembre 2005, intitulé «Dispositions convenues», à savoir que les forces israéliennes se retiraient du couloir de Philadelphie,une zone de 14 kms de long et 100 mètres de large entre Gaza et l'Egypte. La malheureuse "Mission d'union européenne de surveillance à la frontière au point de passage de Rafah" (EUBAM Rafah) a pris leur place.

 

Le problème était que les autorités égyptiennes avaient promis dans leur traité de paix de 1979 avec Israël (III, 2) d'empêcher les «actes ou menaces de belligérance, d'hostilité ou de violence», mais en fait elles avaient autorisé la contrebande massive d'armements à Gaza via les tunnels. Selon Doron Almog, un ancien chef du Commandement Sud d'Israël au début de 2004, «la contrebande a une dimension stratégique» car elle implique des quantités suffisantes d'armes et de matériel «pour transformer Gaza en aire de lancement pour des attaques de plus en plus profondes contre Israël même.»

 

Almog a estimé ces politiques «un pari risqué» de la part du régime de Moubarak et un "profond danger stratégique" qui pourrait "mettre en péril l'accord de paix israélo-égyptien et menacer la stabilité de toute la région." Il a attribué le laxisme égyptien à un mélange de vues anti-sionistes parmi l'administration et à des sentiments anti-sionistes du public égyptien prêts à ce qu'on leur donne libre cours.

 

Sharon avec arrogance a signé les «arrangements convenus», contrairement à la forte opposition de l'establishment de la sécurité d'Israël. Bien sûr, en enlevant cette épaisseur de protection israélienne, une "augmentation exponentielle"» dans l'arsenal de Gaza de façon prévisible a suivi, aboutissant aux missiles fajr-5 qui ont atteint ce mois-ci Tel-Aviv.

 

Pour permettre à des soldats israéliens d'empêcher de façon efficace l'ensemble des armes d'atteindre la bande de Gaza, David Eshel de Defense Update a argumenté pour la reprise par l'armée israélienne du couloir de Philadelphie et l'augmentation de ses dimensions en en faisant une «ligne de sécurité complètement stérile d'environ 1.000 mètres», même si cela signifie avoir à faire déménager environ 50.000 habitants de Gaza. Fait intéressant, Ahmed Qurei de l'Autorité palestinienne, en privé avait approuvé des mesures semblables en 2008.

 

Almog va plus loin: notant la profonde implication de l'Iran dans la bande de Gaza, il préconise de faire du couloir de Philadelphie un no man 's land en l'élargissant d'à peu près 10 kms. Ce qui serait parfait, m'écrit-il, le corps des ingénieurs de l'armée des USA construirait cet obstacle de lutte contre la contrebande et l'armée américaine aurait un rôle continu de police de la frontière. Deuxième choix, les Israéliens font cela seuls. (L'accord Gaza-Jéricho de mai 1994 encore opérationnel établit une «Zone d'installation militaire» sous le contrôle total d'Israël – en fait, le couloir de Philadelphie – qui fournit à Jérusalem la base juridique pour reprendre cette frontière cruciale.)

 

En revanche, Michael Herzog, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense d'Israël, me dit qu'il est trop tard pour Israël pour reprendre le couloir de Philadelphie; que la pression internationale sur l'Egypte pour arrêter le flux d'armes vers la bande de Gaza est la solution. De même, l'ancien ambassadeur Dore Gold soutient les «arrangements» américano-israéliens pour écarter les nouvelles armes.

 

Je suis sceptique quant à un rôle américain efficace, militaire ou diplomatique; seuls les Israéliens sont incités à terminer définitivement les transferts d'armes. Les gouvernements occidentaux devraient signaler au Hamas qu'ils encourageront Jérusalem à répondre à la prochaine attaque de missiles en reprenant et en élargissant le couloir de Philadelphie, de cette façon empêchant plus d'agression, de tragédie humanitaire et de crises politiques.

 

Quelques anniversaires du Grand Jour des Palestiniens

Caroline Glick

upjf.org, 5 décembre 2012

 

Avec les nations d’Europe et le reste du monde alignés pour soutenir la demande de l’OLP de recevoir le statut d’Etat non membre à l’Assemblée Générale de l’ONU, il vaut bien la peine de noter deux anniversaires d’évènements liés mais oubliés. Bien sûr, chacun connaît évidemment l’anniversaire – le 29 novembre 1947 était le jour où l’Assemblée Générale des Nations Unies (UNGA) adopta le plan recommandant la partition du Mandat Britannique sur la Palestine en un Etat juif et un Etat arabe. Les Juifs acceptèrent le plan. Les Arabes – aussi bien localement et régionalement – le rejetèrent. Les Arabes locaux qui ne devinrent désignés comme « Palestiniens » que 25 ans plus tard, répondirent à la résolution 181 de l’UNGA par une guerre terroriste contre les Juifs. Leur guerre était commandée par des maîtres terroristes irakiens et libanais et soutenue par l’armée britannique et sa Légion Arabe de Transjordanie.

 

Le 15 mai 1948, cinq armées arabes étrangères envahirent l’Etat juif tout juste déclaré dans l’intention ouverte d’annihiler tous les Juifs. Voyons maintenant une paire d’anniversaires moins connus.

 

Les 28 novembre 1941, le chef religieux et politique des Arabes palestiniens et l’un des dirigeants les plus influents du monde arabe, Hadj Amin el Husseini rencontra Adolf Hitler à Berlin. Husseini avait courtisé les nazis juste après que ceux-ci parvinrent au pouvoir en 1933. Husseini fut obligé de fuir le Mandat Britannique en 1937 quand il élargit sa quatrième guerre terrorisfte contre les Juifs, qu’il entama en 1936 pour y entraîner les Britanniques aussi.

 

Il s’enfuit au Liban, puis en octobre 1939, il s’enfuit en Irak. En avril 1941, il fomenta un coup d’Etat pro-nazi en Irak. Alors que les Britanniques – avec l’assistance discrète des Juifs du territoire d’Israël – étaient enclins à entrer à Bagdad pour restaurer le gouvernement pro-britannique, Husseini lança le Farhud, un pogrome de trois  jours contre les Juifs de Bagdad, qui se tint pendant les fêtes de Shavouot. 150 juifs furent assassinés. Un millier fut blessé et 900 foyers juifs furent détruits.

 

Avec son coup d’Etat manqué et les Juifs assassinés, Husseini s’échappa en Iran  pro-nazie à l’époque, puis en octobre, en Allemagne via l’Italie. (Il fut exfiltré d’Iran sur un vol de la force aérienne italienne, et fut fêté par Mussolini quand il atterrit en Italie).

 

Il  arriva à Berlin et deux semaines et demie plus tard, il eut un long entretien en privé avec Hitler. Là, le 28 novembre 1941, deux mois avant la Conférence de Wanseee, lorsque le haut commandement allemand reçut les premiers ordres d’annihiler la communauté juive d’Europe, Hitler dit à Husseini qu’il avait l’intention d’éradiquer le Peuple juif de la surface de l’Europe.

 

Husseini resta à Berlin jusqu’à la fin de la guerre et servit d’agent nazi. A Berlin, il diffusait des diatribes quotidiennes vers le monde arabe sur la radio allemande à ondes courtes. Husseini exhortait particulièrement à tuer les Juifs au nom d’Allah et faisait cause commune avec les nazis qui les délivreraient des Juifs, des Britanniques et des Américains.

 

En 1943 Husseini organisa la Division SS ‘Hazhar’ des musulmans bosniaques. Sa division exécuta le massacre de 90 pourcent de la communauté juive bosniaque de 12,000 âmes.

 

In 1920 Husseini inventa personnellement ce qui fut plus tard connu sous le nom de mouvement national palestinien. Il dessina son identité sur la seule motivation de détruire la présence juive sur la Terre d’Israël.

 

Pendant la guerre, Husseini utilisa ses émissions pour former la conscience politique et religieuse du monde musulman en fusionnant la haine islamique antijuive avec l’antisémitisme annihilationiste nazi. Alors que la plus grande part de l’idéologie antisémite nazie a été discréditée dans l’Europe de l’après-guerre, elle demeurait le thème ayant la plus grande résonance dans la politique arabe depuis la Deuxième Guerre Mondiale.

 

En 1946, alors que ses compagnons criminels nazis étaient jugés à Nuremberg, Husseini fit un retour triomphal en Egypte où il fut accueilli comme un héros de guerre par le roi Farouk, les ‘Frères Musulmans’ et les jeunes officiers de l’armée égyptienne qui opérèrent la fusion du national socialisme nazi avec l’islamisme des ‘Frères Musulmans’ et s’emparèrent du pouvoir en Egypte après avoir déposé le roi Farouk en 1951.

 

L’attachement farouche du fondateur du nationalisme palestinien au génocide de la communauté juive nous amène au second anniversaire notable mais oublié que nous avons traversé ce mois-ci.

 

Le 12 novembre 1942, les Britanniques dirigeaient des forces  – avec le soutien massif mais jamais rapporté d’un commando juif et d’unités du génie de la Terre d’Israël –  et vainquirent ‘l’Afrika Corps’ conduit par le général Rommel dans la seconde bataille d’El Alamein. Avec cette défaite allemande, le spectre de l’occupation allemande du Moyen-Orient était écarté. Husseini et Himmler avaient planifié que sous l’occupation allemande, les Arabes étendraient l’Holocauste aux 800.000 Juifs du monde arabe et aux 450.000 Juifs de la Terre d’Israël. A cette fin, les Allemands avaient organisé l’unité Afrika des Einzatzgruppen rattachée à l’armée de Rommel. Sous le commandement du lieutenant colonel Walter Rauff, elle avait pour tâche d’assassiner les Juifs vivant dans les zones qui devaient passer sous occupation allemande.

 

Il tombe bien qu’hier, pour l’anniversaire de la réunion entre Hitler et Husseini, l’Allemagne ait annoncé qu’elle ne s’opposerait pas à la tentative des héritiers de Husseini de recevoir la reconnaissance de l’ONU d’un Etat palestinien qui cherche la destruction d’Israël. 

 

Plus ça change, plus c'est la même chose.

 

 

L’imposture Mahmoud Abbas

Guy Millière

menapress.org, 2 décembre 2012

 

 

Voici quelques jours à peine, Israël recevait une pluie meurtrière de roquettes et de missiles lancés depuis Gaza. Qu’ils n’aient pas fait davantage de morts et de destructions relève des capacités de défense d’Israël et non de la volonté de ses ennemis. L’Etat hébreu a répliqué comme il le fallait, en détruisant les caches d’armes dont disposaient les tireurs.

 

Israël s’est, bien sûr, attiré la réprobation du reste du monde, et les diplomates européens et américains se sont rendus à Jérusalem et au Caire afin que cessent les hostilités.

 

Le Hamas a bénéficié d’un armistice dont il sort conforté, puisque, désormais, des négociations sont menées avec lui et qu’il a obtenu des aménagements quant aux contrôles stricts exercés par Israël sur Gaza.

 

Mohammed Morsi, qui a joué les entremetteurs entre diplomates occidentaux et dirigeants du Hamas, est lui aussi sorti renforcé de la situation. Il s’est, depuis, arrogé les pleins pouvoirs en Egypte, et les émeutes qui en ont résulté ne recevront aucun soutien des Occidentaux, cela va de soi.

 

Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne ont été décrits comme affaiblis, ici ou là. Et il est exact qu’ils incarnent une version de la lutte contre l’existence d’Israël qui n’a pas semblé prédominante ces derniers temps.

 

Mais il ne faut pas en rester aux apparences : on peut compter sur le président de l’AP pour jouer sa propre partition.

 

Et il faudrait se décider à en finir avec le discours ressassé à l’envi, selon lequel Abbas et l’Autorité Palestinienne seraient les gentils « modérés » avec lesquels il serait possible de s’entendre, alors que le Hamas incarnerait le méchant « radical ».

 

Le Hamas est une organisation djihadiste, islamiste, terroriste, génocidaire, prônant la destruction d’Israël et l’anéantissement du peuple juif, c’est entendu. Mais Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne valent-ils mieux ?

 

Ils ne sont pas djihadistes et islamistes, tout au moins pas officiellement.

 

Ils n’ont rien contre le terrorisme et n’ont cessé de le pratiquer jusqu’à ce que, grâce à la barrière de sécurité, que les gauchistes européens détestent tant puisqu’elle les empêche de jouir du spectacle quotidien d’enfants juifs assassinés, les attentats suicides deviennent quasiment impossibles. 

 

Ils sont génocidaires et usent simplement d’une stratégie différente : celle de la diabolisation d’Israël. Ils utilisent pour cela tous les moyens de propagande dont ils peuvent se doter et recourent à tous les relais dont ils peuvent disposer. Et ils rencontrent, grâce à cette stratégie et ces relais, un succès certain.

 

La plus récente étape de ce succès a été l’obtention, jeudi 29 novembre dernier, à l’Assemblée générale des Nations Unies, du statut d’Etat observateur, statut depuis lequel ils peuvent espérer obtenir davantage.

 

Ils ont reçu l’assentiment des deux tiers des pays de la planète, dont celui de la plupart des Etats européens, y compris de la France, qui s’est placée en chef de file.

 

Ils peuvent s’appuyer sur une horde imbécile de journalistes pratiquant docilement l’aveuglement volontaire, mais aussi sur un ramassis d’intellectuels « antisionistes » ou adeptes hypocrites d’un « processus de paix », qui, au fil des ans, s’est soldé par une guerre redoublée contre Israël.

 

Ils n’ont, faut-il le rappeler, jamais reconnu l’existence d’Israël en tant qu’Etat du peuple juif et n’ont jamais renoncé au « droit au retour » de « réfugiés » partis cinq cent mille il a soixante-cinq ans et qui veulent revenir cinq millions, ce qui signifierait la fin d’Israël.

 

Ils n’ont jamais abandonné ce qu’ils appellent la « résistance » et la « lutte armée ». Et nombre de rues de Ramallah portent le nom de « martyrs ».

 

Ils ne sont pas djihadistes et islamistes, certes. Mais ils sont aussi laïques que je suis bonne sœur et comptent dans leurs rangs une organisation appelée, précisément, la Brigade des martyrs d’al Aqsa. 

 

Leurs media, presse écrite, radio, télévision, ne cessent d’appeler à la haine antijuive et au meurtre.

 

Les discours de Mahmoud Abbas, comme ceux des autres dirigeants de l’Autorité Palestinienne, sont porteurs d’une falsification de l’histoire selon laquelle le « peuple palestinien », qui n’a existé et n’a été cité nulle part avant la fin des années 1960, aurait été chassé de sa terre lors de la renaissance d’Israël. Ils emploient, pour désigner la naissance d’Israël, le mot naqba, calqué délibérément sur le mot Shoah, aux fins d’établir un répugnant parallélisme entre le sort des Juifs à Auschwitz et le sort du « peuple palestinien ».

 

Ni Mahmoud Abbas ni l’Autorité Palestinienne ne veulent d’un Etat à côté d’Israël. Lorsqu’ils disent paix en anglais, ils emploient un autre mot en arabe, le plus souvent houdna, qui ne signifie pas paix, mais désigne une trêve avant que le combat ne reprenne. 

 

Sur les cartes géographiques de l’Autorité Palestinienne, Israël n’existe pas, sur son emblème non plus. 

 

Ce que veulent Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne n’est même pas, sans doute, un Etat à la place d’Israël. Ils mènent leur entreprise de démolition et entendent continuer sur cette voie. Ils sont grassement rémunérés et subventionnés pour cela. 

 

Ils sont même reçus avec les honneurs à Paris, à Washington et ailleurs, ce qui n’est pas le cas, pour le moment, des dirigeants du Hamas.

 

Il existe entre eux et les dirigeants du Hamas une vieille hostilité. Mais il existe aussi une forme de complémentarité. Le Hamas a joué le rôle du méchant « radical », et on l’a apaisé ces derniers jours. Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne sont affublés du rôle de gentils « modérés », et on vient de les apaiser aussi. Mais ils ne sont ni gentils ni modérés.

 

Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne servent, à ceux qui sont emplis de la haine des Juifs et d’Israël, à se doter d’un artifice qu’ils s’efforcent de décrire comme présentable.

 

Mais Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne s’avèrent, en réalité, loin d’être pas présentables. Ils sont aussi ignobles et aussi hideux que les dirigeants du Hamas.

                                                              

Ils ont entretenu des relations conflictuelles avec le groupuscule terroriste, mais si l’islam radical continue à s’étendre au Proche-Orient, et il est très vraisemblable qu’il en soit ainsi, je ne serais pas surpris si les deux entités venaient à se rapprocher.

 

Après les propos gravissimes du Grand Rabbin de France,

l’émigration en Israël n’est plus une option, c’est une  conclusion !

Arnold Lagémi

ICRJ, 3 novembre 2012

 

Sur « France info », Gilles Bernheim est sorti de la réserve habituelle des Grands Rabbins de France, pour tenir des propos d’une extrême gravité : « La sécurité des Juifs de France est de plus en plus menacée. »

 

Ces paroles ont le mérite d’être claires, sans équivoque et sans ambiguïté. Elles vont à contre-courant des habituels reproches adressés aux rabbins, durant des périodes cruciales,  en critiquant leur indifférence aux dangers immédiats menaçant les Juifs.

 

Que Bibi Netanyaou insiste sur la nécessité de la Alyah, n’est pas surprenant parce que,  c’est le « parcours obligé » pour un Premier Ministre Israélien en visite dans les communautés de l’exil.

 

Mais que le Grand Rabbin de France, Chef spirituel de la deuxième Communauté juive du monde, confirme que les conditions d’existence en France ne sont plus en mesure de garantir et protéger la sécurité des Juifs, est d’abord un constat d’incapacité des divers gouvernements, obligeant à douter, non de la volonté de l’exécutif de remédier à cet état de faits, mais de son pouvoir réel à modifier cette réalité,  sans  recourir à des moyens coercitifs que, pour diverses raisons, il ne mettra pas en œuvre.

 

Prenons conscience que les divers Grands Rabbins de France n’ont jamais tenu, même à la veille de la Shoah pareils discours ayant valeur de mise  en garde.

 

Saluons le courage, voire l’audace de cet homme, pourtant  discret qui, cependant, n’a pas hésité  à considérer que la situation des Juifs de France,  relevant du Pikouah Nefech, aucun motif ne pouvait justifier que le Grand Rabbin se tût. (Pikouah Nefesch : permission de suspendre l’application des règles de la Thora quand la vie est menacée.)

 

Une information de cette importance énoncée par le « Premier Juif de France » transforme radicalement l’appréciation des faits, en supprimant l’aspect optionnel de la Alyah pour le transformer en obligation.

 

NB/ A cette rencontre, Mr François Hollande, Président de la République, devait affirmer une inquiétude qui authentifie les propos de Gilles Bernheim: « La sécurité des Juifs est une « cause nationale. » Peut-on être plus clair?

 

Palestinian Unilateral Declaration of Independence (UDI)- Innocuous or Real Threat?

On September 23rd., Mahmoud Abbas, after a vitriolic speech, officially submitted his application to the U.N. to unilaterally recognize a Palestinian state.  Earlier that week, President Obama reiterated the U.S. position that a unilateral move is counterproductive to establishing a lasting peace.  He therefore insisted that the U.S. would exercise its right to a veto in the Security Council should it be necessary to do so. Many maintain that given the built-in anti-Israel vote existing in the UN, Palestinian application for observer status (not equivalent to full state recognition) would easily be passed should it ever reach the General Assembly.

 

It is generally acknowledged that UN recognition of a Palestinian state will not automatically establish a state nor will it change facts on the ground.  What it will do is nullify the Oslo Accords, of which the Europeans were signees, which categorically states that neither Israel nor the Palestinian Authority can unilaterally preclude any binding changes in status between them. 

 

What, in fact, is this state that the U.N. is being asked to recognize?  Steven J. Rosen, in his article entitled “The Palestinians’ Imaginary State”, argues that it is a state that does not meet the requirements of international law as put forth by the 1933 Montevideo Conference on the Rights and Duties of States, given that it possesses no defined territory and government.  Although Gaza and the West Bank alone could each be theoretically viewed as meeting these requirements, the “minimum demand” for a state put forth by the Palestinian Authority, Rosen writes, “ includes Gaza along with the West Bank, the eastern part of Jerusalem, and all the other parts of mandatory Palestine that were under Jordanian and Egyptian control before 1967. Fatah, the PA, and the PLO are demanding title to lands and authority over populations they do not control, being as they are under the rule of Hamas and Israel.”  As such, Abbas is essentially requesting recognition of what Rosen terms “an imaginary state”  one that is, in fact,  a nonexistent political entity that is run by two competing presidents and prime ministers and maintains a legislature that neither meets nor has the ability to “hold presidential or legislative elections as required by Article 47 of its Basic Law.”

 

Robbie Sabel in “The Palestinian Bid for Statehood:  Wherein Lies the State?” goes further by pointing out that the actual  application submitted by the Palestinian Authority did not, contrary to perceived opinion, relinquish any claims to Palestinian territory prior to June 4, 1967.  In fact, the application itself is based on the 1947 “UN General Assembly resolution 181” and the Declaration of Independence of the State of Palestine of 15 November 1988, neither of which, he writes, makes any “reference whatsoever to the ‘67 lines or to the borders of a Palestinian state.”  Additionally, a verbal slight of hand is utilized in the annex to Abbas’ submission that makes reference to the international community’s acceptance of the ’67 border and East Jerusalem as its capital, but does not categorically state what it is that the Palestinians themselves would accept.

 

Given that this move, according to a September 6, 2011 poll conducted by the Palestinian Center for Public Opinion (see Links), contravenes the majority opinion of the Palestinian people – 59% of whom are in favour of direct negotiations with Israel and oppose a unilateral move on the part of the Palestinian Authority – why then has Mahmoud Abbas chosen to pursue this route, and why now?  Both Charles Krauthammer and Emanuele Ottolenghi, in dealing with these questions, arrive at similar conclusions.

 

Krauthammer  in “Land Without Peace:  Why Abbas is going to the U.N. now” maintains that this move is very much in keeping with historic Palestinian positions that indicate a perfect willingness to sign interim agreements, but a refusal to sign a “final” one.  As such, Abbas’ decision to go to the U.N. now, Krauthammer argues, is simply to get land without giving peace in return.  As such, the conflict is left wide open.  Krauthammer, as well, inverts the “conventional wisdom” that maintains that Netanyahu’s hard-line stance, in regard to settlement building as an example, does not allow the Palestinians any alternative option.

 

Should the Palestinian Authority succeed in obtaining U.N. recognition, what could be its consequences?  In “The Grave Dangers of a Palestinian Unilateral Declaration of Independence” Emanuel Ottolenghi asserts that, given the Palestinian Authority’s acknowledgement that it has done nothing to ready the territory for actual statehood, its purpose in putting forth this application at this time is to place Israel on the defensive. But, more than that, he quotes Palestinian Prime Minister Nabil Shaath who admits that their primary motive is to force Israel to “leave our country” (without any reciprocity on their part.)

 

This ploy, he claims, had been utilized many times in the past – especially by Yasser Arafat who was adept at creating “a chaotic situation that leans the balance of power in the Palestinians’ favor.”  But, he writes, this approach always resulted in disastrous consequences for the Palestinians.  Should the UDI go through, Ottolenghi foresees — given the extremely volatile situation resulting from the Arab Spring currently engaging the larger region — possibilities exist for an even more expanded conflict.  

 

Disapproval of this UDI has come from many quarters – most notably from the Palestinian Authority’s legal advisor Guy S. Goodwin-Gill, whose legal opinion (found in Perspectives) concludes that “the interests of the Palestinian people are at risk of prejudice and fragmentation.” His fear is that a UDI would disenfranchise the greater Palestinian entity by limiting its state residents to those living in the West Bank and Gaza.  Israzine would also like to draw readers’ attention to Nathan J. Brown’s article “No Savior” found in Links, that analyzes Palestinian economic realities and what has come to be known as Fayyadism.

 

Machla Abramovitz (Editor, Israzine)