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LES JOUEURS OCCIDENTAUX ET LE BOURBIER SYRANIEN, ET PLUS : JÉRUSALEM ET LE NOUVEL ANTISÉMITISME

 

RESTONS EN DEHORS DU BOURBIER SYRIEN

Daniel Pipes

The Washington Times, 13 juin 2012

Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Alors que le gouvernement syrien fait des efforts de plus en plus désespérés et brutaux pour garder le pouvoir, les plaidoyers pour une intervention militaire, plus ou moins sur le modèle libyen, se font plus insistants. Cette solution est, assurément, d'un point de vue moral, séduisante. Mais est-ce que les États occidentaux doivent suivre ce conseil? Je ne crois pas.

Ces appels à agir se rangent dans trois principales catégories: une inquiétude des musulmans sunnites pour leurs coreligionnaires, une préoccupation universelle humanitaire pour arrêter la torture et l'assassinat, et une inquiétude des géopoliticiens concernant le conflit en cours. Les motifs des deux premières catégories peuvent être assez facilement éliminés. Si les gouvernements sunnites, notamment ceux de la Turquie, de l'Arabie saoudite et du Qatar – choisissent d'intervenir au nom de leurs coreligionnaires sunnites contre les alaouites, c'est leur droit, mais les Etats occidentaux n'ont rien à gagner dans cette lutte.

Les préoccupations humanitaires de type généralités sont confrontées à des problèmes de véracité, de faisabilité, et de conséquences. Les insurgés anti-régime gouvernemental qui gagnent sur le champ de bataille, semblent responsables d'au moins quelques atrocités. Les électorats occidentaux peuvent ne pas accepter [de verser] le sang et l'argent nécessaires pour l'intervention humanitaire. Il faut réussir rapidement, disons en moins d'un an. Le gouvernement qui va succéder peut (comme dans le cas libyen) s'avérer encore pire que le totalitarisme existant. Mis ensemble, ces facteurs plaident de manière convaincante contre l'intervention humanitaire.

Les intérêts de la politique étrangère devraient avoir la priorité parce que les Occidentaux ne sont pas si forts et si en sécurité qu'ils puissent voir la Syrie uniquement sous l'angle de la sollicitude pour les Syriens ; ils doivent plutôt envisager le pays de façon stratégique, en faisant passer avant tout leur propre sécurité.

Robert Satloff , [directeur exécutif (NDLT)]du Washington Institute for Near Eastern Policy (Institut Washington pour la Politique au Proche Orient), a fait un résumé bien utile dans The New Republic [magazine américain d'opinion(NDLT)] des raisons pour lesquelles une guerre civile syrienne constitue un danger pour les intérêts américains: le régime d'Assad pourrait perdre le contrôle de son arsenal chimique et biologique ; il pourrait renouveler l'insurrection du PKK contre Ankara ; il pourrait régionaliser le conflit en poussant sa population palestinienne vers la Jordanie, le Liban, et les frontières israéliennes ; il pourrait lutter contre les sunnites du Liban, et rallumer la guerre civile libanaise. Les guerriers djihadistes sunnites, en réponse, pourraient, eux, transformer la Syrie en centre de réseau mondial de terrorisme islamiste violent – en bordure de l'OTAN et Israël. Enfin, il s'inquiète de ce qu'un long conflit donne aux islamistes de meilleures chances que ne leur donne un conflit qui se termine rapidement.

Ce à quoi je réponds ceci: Oui, les armes de destruction massive pourraient aller aux voyous mais je m'inquiète plus au sujet du fait qu'elles pourraient se retrouver entre les mains d'un gouvernement islamiste qui prendrait la succession. Une insurrection renouvelée du PKK contre le gouvernement hostile gouvernant la Turquie, ou des tensions entre sunnites et alévis dans ce pays, pourraient difficilement être considérées comme faisant partie des principales préoccupations de l'Occident. L'expulsion des Palestiniens déstabiliserait à peine la Jordanie ou Israël. Le Liban est déjà dans une situation catastrophique de balkanisation, et, par opposition à la période 1976-1991, le conflit interne en cours n'affecterait que légèrement les intérêts occidentaux. L'effort du jihad mondial dispose de ressources limitées; l'emplacement est peut-être loin d'être idéal, mais quoi de mieux pour le jihad mondial que lutter à mort en Syrie contre les Pasdaran (Gardiens de la Révolution iranienne d'Iran)?

Sur le fait que la durée [du conflit] va à l'encontre des intérêts occidentaux: même si le conflit prenait fin immédiatement, je prévois qu'il n'y a pratiquement aucune chance de voir émerger un gouvernement pluriethnique et pluriconfessionnel. Tôt ou tard, une fois que Assad et sa charmante épouse auront décampé, les islamistes vont probablement s'emparer du pouvoir, les sunnites vont se venger, et les tensions régionales se feront jour au sein même de la Syrie.

En outre, le renversement du régime Assad ne signifie pas la fin immédiate de la guerre civile en Syrie. Ce qui est le plus probable c'est que la chute d'Assad va conduire les Alaouites et d'autres éléments basés en Iran à s'opposer au nouveau gouvernement. En outre, comme Gary Gambill le souligne, l'engagement militaire de l'Occident pourrait enhardir l'opposition au nouveau gouvernement et prolonger les combats. Enfin (comme ce fut le cas auparavant en Irak), un conflit prolongé en Syrie offre certains avantages géopolitiques:

 •Il diminue les possibilités qu'a Damas de commencer une guerre avec Israël ou de réoccuper le Liban.
 •Il augmente les chances que les Iraniens, qui vivent sous la férule des mollahs qui sont des alliés essentiels pour Assad, s'inspirent de l'insurrection syrienne et même se rebellent contre leurs dirigeants.
 •Il rend les pays arabes sunnites encore plus furieux contre Téhéran, d'autant plus que la République islamique d'Iran a fourni armes, argent, technologie pour aider à réprimer les Syriens.
 •Il réduit la pression qui pèse sur les non-musulmans: très révélateur cette nouvelle façon de penser est le fait que le leader salafiste Jordanien Abou Mohammed Tahawi ait récemment déclaré que "La coalition chiite et alaouite est actuellement la plus grande menace pour les sunnites, plus encore que les Israéliens."
 •Il provoque la fureur du Moyen-Orient à Moscou et à Pékin pour le soutien accordé au régime d'Assad.
 
Les intérêts occidentaux suggèrent [donc] de rester en dehors du bourbier syrien.

JÉRUSALEM – 45 ANS APRÈS LA GUERRE DES SIX JOURS

Dore Gold

Le Cape de Jérusalem, 12 juin 2012

Il y a juste 45 ans, Tsahal a libéré la vieille ville de Jérusalem et a réunifié à nouveau sa capitale. Les combats ne sont qu’un souvenir lointain mais il est difficile aujourd’hui d’imaginer la situation à la veille de la guerre, alors que l’armée jordanienne était déployée le long de la ligne verte et assiégeait Jérusalem sur trois flancs. Durant ces jours existentiels, un corps expéditionnaire irakien était sur le point de traverser le Jourdain pour participer aux combats, tandis que l’artillerie jordanienne bombardait sans-cesse les quartiers juifs de l’ouest de la ville en faisant un millier de blessés. Finalement, au moment où Tsahal décida de traverser les lignes d’armistice de 1949 pour saisir les zones menaçantes, il était clair comme l’eau de roche qu’il s’agissait parfaitement d’une action de légitime défense.

Ces précisons sont importantes aujourd’hui encore. Pendant de longues années qui ont suivi la guerre des Six Jours, la communauté internationale s’est interrogée à maintes reprises concernant notre droit sur Jérusalem. En effet, les droits historiques du peuple juif ont été prescrits dans le mandat britannique, mais cette précision ne faisait plus partie des débats internationaux.

Durant 19 ans et jusqu’au mois de juin 1967, on considérait l’emprise jordanienne sur Jérusalem comme une « agression armée » telle que l’avait défini le secrétaire général de l’ONU en 1948 de la part du royaume hachémite bédouin de Transjordanie, coupée du reste de la Palestine mandataire par les britanniques en 1922. Mais la conquête des parties Est de la ville sainte le 6 juin 1967 n’était que le résultat d’une guerre de légitime défense. Cette distinction est devenue parfaitement claire au moment où l’Union soviétique avait échoué dans ses tentatives de définir Israël comme agresseur au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale de l’ONU.

Le célèbre juriste américain, Steven Schwebel, devenu plus tard Président de la Courde Justice internationale de la Haye, fut bien conscient de cette distinction. En 1970, il avait écrit : « lorsque un premier pays propriétaire détient un terrain illégalement, il appartient à l’Etat qui le conquit légalement en légitime défense, d’avoir plus de droit que son prédécesseur. » Il concluait que le droit d’Israël sur « tout Jérusalem » est préférable à celui de la Jordanie. Cette analyse est semblable à celle de nombreux autres juristes.

Certes, il est de coutume juste après la fin des hostilités de concentrer un effort diplomatique pour rétablir le statu quo ante – à savoir un retour pacifique à la situation précédant la guerre. Dans le cas de Jérusalem, l’application automatique de ce principe causait un grave problème puisque que la souveraineté jordanienne sur la Cisjordanie annexée en 1951 n’a jamais été acceptée par la communauté internationale (sauf par le Royaume-Uni et Pakistan). Ainsi, la clause de l’internationalisation de Jérusalem figurant en annexe dans le fameux plan de partage (résolution 181) a cessé d’être une option viable, même si elle a encore été débattue à l’ONU durant les années 50. Déjà en 1949, le Premier ministre, David Ben Gourion, avait déclaré à la Knesset que cette annexe du plan de partage qui se réfère à Jérusalem est nulle et non avenue.

Rappelons que les lignes d’avant la guerre de 1967 n’ont jamais été reconnues comme frontière internationale, mais comme lignes d’armistice seulement, à savoir l’endroit même de l’arrêt des forces combattantes suite à la guerre de l’Indépendance. Par conséquent, le Conseil de Sécurité avait adopté la résolution 242 en rejetant la requête l’URSS, et s’est abstenu d’exiger d’Israël de se retirer de « tous les territoires »occupés pendant la guerre et a insisté sur de nouvelles frontières qui seront « sûres et reconnues».

Soulignons que la résolution 242 n’a en aucun cas mentionné Jérusalem.

Depuis 1988, les Palestiniens sont entrés dans l’arène diplomatique à la place des Jordaniens et ont essayé d’obtenir une reconnaissance de leur statut sur Jérusalem. Ils ont tenté d’intégrer dans leur discours à l’ONU des concepts comme « territoires palestiniens occupés » y compris Jérusalem Est » dans le but d’éroder les droits de l’Etat juif sur la ville sainte. En 1994, l’administration Clinton a mis fin à ces tentatives en imposant son veto au Conseil de Sécurité. Madeleine Albright avait expliqué la position américaine en précisant: « nous votons aujourd’hui contre cette résolution précisément parce qu’elle implique que Jérusalem est un territoire palestinien occupé. »

Enfin, au moment où la déligitimation de l’Etat juif est à l’ordre du jour de ses détracteurs, la diplomatie israélienne devrait souligner, plus que jamais, les vérités historiques et les causes de la guerre des Six Jours. Nous devons rappeler ce qui s’est passé vraiment il y a 45 ans, et interdire la publication de faux récits historiques et une vague de désinformation dans l’arène internationale.

LA DÉLÉGITIMATION D’ISRAËL
ET LE NOUVEL ANTISÉMITISME

Guy Millière

dreuz.info, 9 juin 2012

La délégitimation d’Israël est l’obsession essentielle qui imprègne le monde musulman en ces temps d’offensive de l’islam radical. Et cette délégitimation n’est que le masque d’une haine pathologique des Juifs, haine d’autant plus intense que le monde musulman s’effondre et s’autodétruit alors qu’Israël ne cesse de montrer ce que le peuple juif est à même d’accomplir dès lors qu’il est libre de le faire sur sa terre.

La délégitimation d’Israël est aussi une obsession centrale pour les extrêmes gauches occidentales qui ne ratent jamais une occasion de s’en prendre aux sociétés de liberté, et ne peuvent s’empêcher d’idolâtrer tous les dictateurs totalitaires qui passent à leur portée, tous les islamistes de la planète, et tous les terroristes tueurs de Juifs.

Le nouvel antisémitisme, depuis les assassinats commis par l’immonde Mohamed Merah (qui a eu l’excellente idée de s’administrer lui-même la peine de mort par policiers interposés) monte en puissance en France et dans toute l’Europe, et c’est, n’en déplaise aux similis antiracistes, un antisémitisme islamique. C’est un antisémitisme qui accompagne la délégitimation d’Israël, pays traité chaque jour davantage par la grande presse sur le mode qu’on utilisait pour traiter des Juifs dans une certaine presse dans les années 1930.

C’est un antisémitisme qui imprègne comme une tumeur maligne des organisations telles qu’Europalestine où on croise, dit-on, des Juifs antisémites. C’est un antisémitisme qui imprègne la sordide cohorte de ceux qui, quand ils n’arborent pas leur chemise verte de nouveaux membres de la Sturmabteilung et n’organisent pas des petites nuits de Cristal dans les magasins vendant des produits juifs, manifestent sous le drapeau « palestinien » ou celui du Hamas au côté de lecteurs de Mein Kampf.

La cohorte a promis de se réunir à Montpellier. Elle comprend, bien sûr, ATTAC, BDS, la Ligue dit des « droits de l’homme », le NPA, le Parti de Gauche, le Parti Communiste, des organisations musulmanes, des écologistes et une certaine Union Juive Français pour la Paix des cimetières et pour la grandeur des martyrs tueurs de Juifs.

Ils ne seront pas très nombreux, mais le Parti National-Socialiste des Travailleurs allemands était un groupuscule mené part un crétin vociférant des insanités au début des années 1920 en Bavière.

L’Europe est en crise profonde, et la vigilance s’impose. Signe des temps : ces gens qui ne sont jamais allés à Jérusalem ne supportent pas qu’on célèbre Jérusalem. Pour eux, Jérusalem est un fantasme exécré, et ils rêvent d’une Jérusalem judenrein.

Ces gens qui ne sont jamais allés en Judée-Samarie et qui appellent la Judée-Samarie territoire palestinien parce que d’anciens nazis et le KGB leur ont fabriqué un peuple opprimé à adorer et l’ont appelé « peuple palestinien » il y a quarante ans, sans que les principaux intéressés sachent au départ qu’ils étaient le « peuple palestinien » (depuis on leur a bourré le crâne à dose intensive), rêvent d’une Judée-Samarie judenrein.

Ces gens ne trouvent rien à redire quand Bachar Al Assad massacre des Syriens par centaines. Ils ne trouvaient rien à redire quand les miliciens du Hamas tuaient des Arabes de Gaza de manière expéditive. Ils ne critiquent jamais, d’ailleurs, le règne totalitaire du Hamas ou la propagande façon Goebbels déversée par l’Autorité Palestinienne.

Non : ce qu’ils trouvent insupportable, c’est l’existence d’un pays libre, capitaliste et prospère au Proche-Orient. C’est l’existence d’un Etat souverain du peuple juif.

Le grand économiste George Gilder parlait dans son dernier livre du « test par Israël » : ceux qui aiment l’être humain, la liberté et la réussite aiment Israël, disait-il. Ceux qui détestent l’être humain et la liberté, et qui veulent détruire tout ce qui ressemble à la réussite détestent Israël.

Je suis, résolument du côté des premiers. Je n’ai que dégoût pour les seconds.

 

QUAND LE MYTHE DEVIENT RÉALITÉ : NAQBA, L’IRAN NUCLÉAIRE ET LA DÉLÉGITIMATION D’ISRAËL

NAQBA : LA CATASTROPHE « PALESTINIENNE »

Guy Millière

dreuz.info, 24 mai 2012

Le 15 mai dernier, les « Palestiniens » célébraient le jour de la naqba, la catastrophe qu’est censée avoir été la création de l’État d’Israël. Nombre d’Arabes israéliens l’ont eux-mêmes célébré, montrant ainsi qu’ils sont infectés par le même venin que les Arabes de Judée-Samarie et de Gaza. Des Juifs israéliens, ce qui est beaucoup plus grave, et montre que le venin peut susciter dans certains esprits dérangés une haine de soi, ont eux aussi participé aux célébrations. Bien sûr, des journalistes européens ont parlé de la naqba, en reprenant à leur compte la narration « palestinienne ».

Ce qui doit être dit à tous ces gens est qu’ils contribuent à une imposture. Le mot naqba a été utilisé au Proche-Orient pendant une longue période pour désigner le redécoupage régional effectué lors du démantèlement de l’empire ottoman, et qui a séparé la Syrie, placée sous Mandat français, de la Syrie du Sud placée sous Mandat britannique sous le nom de Mandat palestinien.

Ce fait a été rappelé récemment par Steven Plaut dans un article appelé Happy Nakba Day, et Steven Plaut cite le livre qui décrit la naqba : c’est le livre fondateur du nationalisme arabe, The Arab Awakening de George Antonius. Cette conception de la naqba est spécieuse, mais à l’époque, Israël n’existait pas, et le « peuple palestinien » n’avait pas encore été inventé.

Ce qui doit être dit à tous ces gens qui parlent de naqba aujourd’hui est qu’ils sont, de surcroît les acteurs et les participants d’une falsification de l’histoire. Non seulement il n’y a jamais eu d’État palestinien dans la région, aussi loin qu’on remonte dans le temps, tout comme il n’y a jamais eu de « peuple palestinien » avant que ce « peuple » ne soit inventé au milieu des années 1960, mais les choses ne se sont pas passés comme elles sont décrites par les adeptes de la « cause palestinienne ».

En 1920, quand le Mandat palestinien a été institué pour (re)créer un foyer national juif au Proche-Orient, les terres du Mandat palestinien étaient peu peuplées. Un État arabe a été très vite créé (dès 1921), sur plus des trois quarts des terres du Mandat, État confié à l’un des héritiers de la dynastie chérifienne chassée de La Mecque, mais peuplé de la plus grand part des Arabes de la Syrie du Sud. Cet État est l’État arabe palestinien : qu’il soit gouverné par une dynastie monarchique venue de la péninsule arabique, bien que sa population ne soit pas venue de la péninsule arabique en même temps que lui est un problème qui ne concerne pas Israël.

Sur le territoire restant, les Britanniques ont favorisé l’immigration arabe, freiné l’immigration juive, y compris pendant la période où le Troisième Reich exterminait les Juifs en Europe, et confié le pouvoir spirituel à un fanatique antisémite qui travaillera ensuite pour Hitler, Amin Al Husseini. Cela a fait des Britanniques des complices de la Shoah et du nazisme, même s’ils l’ont combattu par ailleurs, et cela a fait d’eux les créateurs d’une situation perverse.

En 1948, quand le plan de partition du territoire restant a été voté, puis quand, les dirigeants juifs acceptant le plan de partition, Israël a vu le jour, nul dirigeant juif n’a chassé le moindre habitant arabe. Il y a eu une guerre d’extermination menée par les pays arabes de la région contre les Juifs et contre Israël. Cette guerre a échoué, comme les guerres ultérieures lancées contre Israël. On doit le souligner : Israël n’est pour rien dans ces guerres et en a été la victime.

Quand la guerre d’extermination a été enclenchée lors de la (re)naissance d’Israël, ce sont les dirigeants arabes (dont Amin Al Husseini, revenu dans la région) qui ont demandé aux Arabes vivant en Israël de partir, le temps que les Juifs soient tous tués. Les juifs n’ont pas été tous tués. Les Arabes qui sont partis l’ont fait parce que les dirigeants arabes le leur ont demandé, ou à cause de la guerre. Leur situation est de la responsabilité des dirigeants arabes et pas de celle d’Israël, qui considère, à juste titre, que partir pour ne pas être éclaboussé par le sang juif que des armées doivent venir verser, est se faire complice des armées concernées.

On doit le dire : Israël n’étant pour rien dans les guerres dont Israël a été la victime, Israël n’est pour rien dans les conséquences de la guerre déclenchée contre Israël, et donc dans le départ de milliers d’Arabes vivant sur le sol israélien en 1948-49. Le problème des « réfugiés » est un problème arabe que le monde arabe aurait dû résoudre depuis longtemps comme d’autres problèmes du même genre ont été résolus ailleurs sur terre.

C’est aussi un problème entretenu par les instances internationales : sans l’existence de l’UNWRA, il n’y aurait pas des « réfugiés » depuis plus de trois générations, il n’y aurait pas de « réfugiés » dont le nombre s’est multiplié par dix en soixante ans, et il n’y aurait pas de « réfugiés » n’ayant eu à prouver que deux années de résidence en Israël pour devenir « réfugiés ».

Le problème des « réfugiés » n’est pas une seule seconde de la responsabilité d’Israël. On peut rappeler qu’Israël a dû gérer un problème de réfugiés qui n’intéresse personne hors d’Israël : celui des réfugiés juifs chassés du monde arabe. L’invention du « peuple palestinien » et celle de la « cause palestinienne », plutôt que de contribuer à la paix et à la prospérité, a transformé les « réfugiés » arabes et les Arabes de Judée-Samarie et de Gaza en otages de la volonté du monde arabe de détruire Israël et d’exterminer les Juifs. Les otages sont devenus instruments : on leur lave le cerveau et on en fait des auteurs d’attentats et d’autres formes d’assassinat.

On doit le préciser : la prise d’otage et la transformation des otages en instruments ne sont pas la faute d’Israël, mais celle du monde arabe, celle des instances internationales qui ont créé l’UNWRA, celle des pays occidentaux qui financent le tout. Si on voulait parler en termes de catastrophes, on pourrait dire qu’il y a eu une succession de catastrophes dans la région : les décisions britanniques, l’imprégnation du monde arabe par des idées haineuses qui l’ont conduit vers l’impasse, la volonté répétée de détruire Israël et d’exterminer les Juifs, la création des « réfugiés » arabes et la perpétuation de ce statut de « réfugié », l’accroissement du nombre des « réfugiés » en question de génération en génération, l’invention du « peuple palestinien » et de la « cause palestinienne ».

Le seul fait historique qui n’ait pas été une catastrophe dans la région, strictement le seul, a été la (re)naissance d’Israël. Que les « Palestiniens » protestent contre le seul fait historique qui n’ait pas été une catastrophe dans la région et continuent à être utilisés comme des instruments de haine génocidaire est répugnant et consternant. Que nombre d’Arabes israéliens protestent eux aussi montre que l’abcès de fixation créé par l’invention du « peuple palestinien » et de la « cause palestinienne » devra se trouver vidé de sa substance.

Qui dira que la « cause palestinienne » est une imposture, et qui rappellera haut et fort comment et pourquoi le peuple palestinien a été inventé ? Que des Juifs israéliens protestent contre l’existence de leur propre pays donne la nausée. Que des journalistes européens reprennent à leur compte la narration « palestinienne » montre que nous vivons dans une époque sordide où les leçons de l’histoire ne sont plus enseignées, et où le pire peut aisément recommencer.

AVEC L’IRAN, GARDONS UN ŒIL SUR LA BOMBE

Laura Kam

fr.ejpress.org, 24 mai 2012

Le temps et l’ampleur accordés au sujet d’une éventuelle attaque militaire israélienne contre l’Iran par les médias, les équipes d’analystes, la blogosphère et les gouvernements du monde entier (sans oublier les analyses aussi abstraites que dépourvues d’intérêt sur qui parmi les ministres israéliens ou les anciens hommes politiques est pour ou contre une frappe militaire) ont détourné l’attention de la seule question vraiment importante que la communauté internationale et le public en général devraient se poser au sujet de l’Iran : que deviendrait le monde si l’Iran réussi son pari de fabriquer une arme nucléaire ?

Au vu des six résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies exhortant l’Iran à mettre fin à son programme d’enrichissement nucléaire, il est clair que les puissances du monde partagent une vision unanime : la quête iranienne de l’arme nucléaire ne contribue point à la paix et à la sécurité mondiale, et ferait du monde un endroit considérablement moins sûr. Pour eux, il est évident que pendant des années, l’Iran a menti de façon délibérée à leur agence de surveillance nucléaire, l’AIEA, et que leur prétendu programme nucléaire civil est tout sauf « pacifique ».

La nature théologique de l’État islamiste, son soutien au terrorisme, sa violation des droits de l’homme, et son refus depuis une décennie de négocier une solution à la question nucléaire ne font qu’aggraver l’immense malaise mondial que nous ressentons tous au moment où les sanctions internationales contre l’Iran se durcissent. Quelles seraient les conséquences d’un Iran nucléaire au niveau international ?

L’existence d’une arme nucléaire en Iran aurait très certainement des effets immédiats sur des pays tels que l’Egypte, la Turquie et l’Arabie saoudite, car elle les inciterait à développer leur propre arme nucléaire, et déclencherait une course à l’armement nucléaire dans une région du monde qui deviendrait de plus en plus instable et qui revêt une importance capitale pour les intérêts des puissances économiques de la planète. 

Les efforts régionaux et internationaux constants de l’Iran pour élargir son influence (notamment ses incursions diplomatiques et économiques en Amérique latine et en Afrique) continuent d’être un facteur de déstabilisation. Partout dans la région, de l’Afghanistan à Gaza, les Iraniens sont en train d’armer et de former des groupes radicaux et fondamentalistes dont l’objectif est d’établir des régimes forts qui imposeraient l’Islam comme impératif national, sans laisser place au libre choix. Gaza et le sud du Liban sont des exemples “réussis” du développement de ce genre de régimes. 

Dans d’autres pays du monde, l’Iran soutient des organisations terroristes telles que les cellules du Hezbollah (de l’Amérique latine au Moyen-Orient en passant par l’Asie de l’Est), le Djihad islamiste palestinien (au moins jusqu’à récemment), le Hamas, ainsi que des groupes militants en Irak, tels que le Kata'ib Hzezbollah, la Brigade du jour promis et Asa'ib Ahl al-Haq. L'anée dernière en Afghanistan, le Pentagone a remonté la piste d’un achat de rockets par les Talibans jusqu’à l’Iran. Ces roquettes augmentent la force de frappe de ces combattants contre des cibles de l’OTAN et des États-Unis. L’année dernière également, les États-Unis ont confirmé l’existence d’un lien entre l'Iran et Al-Qaida, et ont accusé Téhéran de faciliter les opérations d’Al-Qaida visant à faire passer clandestinement de l’argent et des personnes depuis son territoire jusqu’aux sièges des leaders de ce groupe terroriste en Afghanistan et au Pakistan.

Ces groupes ont fait des victimes américaines, britanniques, australiennes appartenant aux forces multinationales. Parallèlement au programme nucléaire, le programme, divers et ambitieux, de développement de missiles balistiques de l’Iran continue d’avancer, selon des experts internationaux et des représentants des gouvernements d’Occident. En effet, on s’accorde à dire que l’Iran possède maintenant des missiles capables d’atteindre certaines parties de l’Europe et de la Russie. 

Selon les experts, ce n’est qu’une question de temps avant que toute l’Europe soit à la portée des missiles iraniens. Déjà en 2010, le secrétaire de la défense de l’époque, M. Robert Gates, affirmait que l'Iran est capable de lancer une attaque contre l'Europe, au moyen de "dizaines ou même de centaines" de missiles en une seule frappe. Un programme de missiles dont la portée est constamment augmentée, associé à l’existence d’une arme nucléaire, représente un scénario stratégique cauchemardesque pour l’Occident. Et, comme si ce n’était pas déjà assez, à maintes reprises et de façon ferme, le régime iranien a menacé de détruire Israël en le qualifiant de “cancer” qui doit être “extirpé”.

Téhéran a souvent utilisé les dialogues du P5 +1 (les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne) pour gagner du temps et réussir à développer son programme nucléaire. De nombreux experts et hommes politiques craignent que l’Iran, une fois de plus, ne fasse la même chose cette fois-ci. Les leaders du P5+1 et leurs négociateurs ne devraient pas oublier cette inquiétante habitude iranienne lorsqu’ils entament les négociations tant attendues avec les Iraniens à Bagdad, et lorsqu’ils en évalueront les résultats. Ils ne devront accepter aucune tactique iranienne visant à gagner du temps.

Nous espérons et prions tous pour l’adoption d’une solution négociée qui satisfera toutes les parties concernées. Mais compte tenu des expériences du passé avec l’Iran, le monde ne peut pas se permettre d’être naïf. La pression diplomatique et économique forte et toujours croissante sur le régime islamique est tout à fait justifiée, et c’est sur cette justification que le monde devrait rester concentrer.

DÉLÉGITIMATION ET BOYCOTT D’ISRAËL

Victor Perez

juif.org, 21 mai 2012

« L’Afrique du Sud envisage d’imposer la mention «Palestine» ou «Territoires occupés» sur les produits provenant des colonies israéliennes ». Telle est la décision (1) du Ministre du Commerce Rob Davies de « permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d’identifier ces produits». En fait, complète Macdonald Netshitenzhe, directeur pour la politique et la législation commerciale au ministère sud-africain du Commerce, « la loi sur la protection du consommateur impose de ne pas induire en erreur sur la provenance exacte du produit. Si par exemple c’est un vin de Bordeaux, il ne peut pas venir de Bretagne ».

Si nul ne contestera ici les droits du consommateur, cependant il est étonnant de voir que le seul pays à subir cette discrimination est encore une fois l’état juif. Nul ne réclamera par exemple la suppression Made in China sur les produits fabriqués au Tibet. Ni sur ceux manufacturés au Kurdistan turc et définis comme produits par la Turquie. Deux exemples parmi tant d’autres qui ne préoccupent point l’Afrique du Sud, pays ayant vécu dans sa chaire la ségrégation ethnique, ni sa défense des droits des consommateurs si chère à son ministère.

 Une préoccupation exclusive donc en faveur des « Palestiniens, occupés, violentés, pillés ». Tout le mantra nécessaire à une condamnation systématique et automatique du peuple israélien. Une propagande assurant que la « Palestine » est un très vieux pays, Jérusalem une ville sainte musulmane, et les autochtones de la Judée, de la Samarie et de la bande de Gaza les « Palestiniens » d’origine.  Un ‘’peuple’’ et un ‘’pays’’ qui n’ont pourtant comme passé que l’histoire construite par la propagande depuis 1967. Une intoxication intellectuelle reprise en chœur par les pays occidentaux pour de basses raisons mercantiles et qui se rachètent en réclamant, au nom des droits de l’homme, la sécurité pour Israël.

Quant à reconnaître que ce pays est celui du peuple juif, cela est une toute autre affaire ! Affaire qui arrange bien les affaires du Hamas. Mahmoud Zahar, l’un des dirigeants de ce groupe de criminels, a donné une interview (2) à Euronews. Dans celle-ci il pose une série de questions au bloc occidental.« La première est la suivante : notre terre, avant 1948, était-elle un territoire juif ? S’agissait-il de la terre d’Israël ? Ou était-elle plutôt la terre des musulmans arabes palestiniens ? ». « Deuxième question : un retour des Juifs, trois mille ans plus tard, pour établir un état sous prétexte que leurs ancêtres vivaient ici, est-ce que c’est cela que l’Occident appelle le droit au retour ? Acceptez-vous le droit de la politique au retour ? Dans ce cas, retournons donc en Espagne puisque nous l’avons quittée en 1492 ».

Le Fatah de Mahmoud Abbas se contente pour une paix juste et durable, en version anglaise uniquement, des « frontières de 1967, d’Al-Qods comme capitale et d’une solution juste pour les réfugiés » au sein de « l’entité sioniste » évidemment. Le Hamas, lui, n’a pas ces pudeurs. Que fera alors l’Occident si ce groupe prend les commandes de l’Autorité palestinienne et diffuse, matraque SA propagande en l’accompagnant de menaces implicites mais suffisamment précises à son égard ? A savoir, celle de Juifs « colonisateurs de terre arabes » y compris celles attribuées par l’ONU en 1947.

Après combien d’années, pour le bien de l’humanité, sera-t-il alors conseillé puis exigé de l’Etat d’Israël de se transformer en un état binational et, en conséquence, au peuple juif de retrouver sa condition d’apatride ? Après combien d’années, suite à son refus de cette ‘’solution peine de bon sens’’ agrée par la communauté internationale, seront prises des mesures de rétorsions à l’encontre de cet état évidemment « colonisateur, génocidaire et pilleur » ?

Si l’on en juge par les gains ‘’palestiniens’’ obtenus par la propagande actuelle depuis une quarantaine d’années auprès du bloc occidental et au vu de la lâcheté de celui-ci, guère plus longtemps qu’il n’a fallu pour reconnaître internationalement la « Palestine » et les « Palestiniens ». La ‘’justice’’ n’est pas un vain mot en cette contrée !