Tag: Egyptian Elections

VIOLENCE, HAÏNE, ET AGENDA POLITIQUES: UNE TERRE, DEUX PEUPLES, DEUX VISIONS DIFFÉRENTES.

 

 

 

SERMON DU VENDREDI SUR AL-AQSA: «MORT AUX JUIFS ET À L'AMÉRIQUE»
Dépêche

Memri.org, 9 décembre 2011

Ci-dessous des extraits d'un sermon du vendredi délivré à Gaza et diffusé sur la télévision Al-Aqsa le 2 décembre 2011. (Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais:

http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/3227.htm)

 

Prédicateur: Notre étendard est «Il n'y a d'autre dieu qu'Allah» ; notre slogan: «Allah est le plus grand» (…) et notre manteau:

«Mort aux Juifs et à l'Amérique».

(…)

Le prophète a dit: Le Jour du Jugement n'arrivera pas tant que vous n'aurez pas combattu les Juifs – vous à l'est du fleuve et eux à l'ouest. Alors les pierres et les arbres diront:

«Ô musulman, ô serviteur d'Allah, il y a un Juif derrière moi: viens l'abattre.»

Ils ne diront pas:

«Ô musulman occidentalisé…»

Ils ne diront pas:

«Ô musulman ignorant de sa religion…»

Ils diront:

«Ô musulman, ô serviteur d'Allah, il y a un Juif derrière moi: viens le tuer.»

Bientôt vous entendrez les pierres et les arbres crier: «Allah Akbar» et dire:

«Ô musulman, ô serviteur d'Allah, il y a un Juif derrière moi, viens le tuer

LES GRANDS RABBINS D'ISRAËL CONDAMNENT SANS RÉSERVE
LES VIOLENCES DE L'EXTRÊME DROITE

Kévin Chetrit

Guysen.com, 15 décembre 2011

Alors que la tension semble retomber quelque peu en Israël après les actes de vandalisme de ces derniers jours, l’ensemble de la classe politique Israélienne a fermement critiqué les adeptes du «prix à payer». Au concert de condamnations s’est joint une très large partie du monde religieux.

 

La condamnation est sans retenue. Les actes de vandalisme de ces derniers jours n’ont pas tardé à faire réagir avec vigueur le gouvernement Israélien. C’est en des termes forts que Benyamin Netanyahou a dénoncé l’attitude des jeunes militants adeptes de la politique du prix à payer.

 

«Il ne s’agit pas d’un crime idéologique il s’agit simplement de criminalité», a-t-il dit. «Il existe des lois dans ce pays il y a un gouvernement dans ce pays, il y a la démocratie dans ce pays. Personne n'est autorisé à enfreindre la loi».

 

Mercredi 14 décembre le chef du gouvernement a adopté les recommandations formulées par Yaakov Neeman et Yitzhak Aharonovitch les ministres de la Justice et de la Sécurité intérieure. Les fauteurs de troubles seront désormais jugés par des tribunaux militaires et non plus civils. Benyamin Netanyahou a en revanche rejeté la proposition visant à mettre les émeutiers au même niveau que les terroristes.

 

A l’unisson du Premier ministre le chef de la diplomatie Israélienne Avigdor Lieberman ont vivement condamné l'attaque de la base militaire d’Efraïm. «De tels actes causent des dommages énormes à la société israélienne», ont-ils déclaré. «Rien ne peut justifier de lever la main et de porter préjudice à des soldats de Tsahal. Il faut éradiquer ce phénomène à la racine».

 

Une très large partie des leaders religieux du pays se sont joints aux condamnations. Une délégation de rabbins conduite par le Grand Rabbin Sépharade d’Israël, le Rav Shlomo Amar, s’est rendue sur les lieux des heurts. Pour rappeler que «la Torah est opposée à la violence» et que «Tsahal est l'armée du peuple». (…)

 

Politiques militaires religieux tous sont d’accord: la colère de ces militants est contre-productive, et doit être combattue par tous les moyens.

AU BORD DU PRÉCIPICE
Joseph Facal

fr.canoe.ca, 15 décembre 2011

Je viens de passer les 10 derniers jours en Égypte, à Alexandrie et au Caire, pour enseigner. J'y avais déjà été en 2009. J'ai retrouvé l'Égypte qui ne change jamais, une masse grouillante, bruyante, klaxonnante d'humains qui finit par donner le vertige, des vendeurs de produits invendables qui sont en fait des mendiants, la quasi-absence de feux de circulation et de poubelles, le sublime et le sordide un à côté de l'autre.

 

EXTRÉMISME

 

C'est à Alexandrie, huit millions d'habitants, deuxième ville du pays, totalement ignorée des journalistes étrangers et des touristes, où j'étais basé, que les changements m'ont le plus frappé depuis mon dernier séjour. La ville est le bastion des ultraconservateurs religieux.

 

Beaucoup d'hommes ont en permanence une ecchymose sur le front à force de se cogner par terre avec ferveur pendant la prière. L'immense majorité des femmes porte maintenant le foulard islamique. Celles aux cheveux découverts sont très rares et appartiennent à la minorité copte, nom donné aux chrétiens d'Égypte. Le nombre de femmes totalement voilées a grimpé en flèche.

 

Dans les rues, les haut-parleurs diffusent des versets coraniques à répétition. Impossible d'y échapper. Pendant que je donnais mon cours, l'appel à la prière du haut du minaret me forçait à fermer la fenêtre pour être entendu de mes étudiants. Il y a de moins en moins de journaux étrangers ou de chaînes de télévision non arabes accessibles. La première phase des élections législatives vient d'avoir lieu. Les grandes villes votaient en premier. Ensemble, les deux formations religieuses extrémistes, les Frères musulmans et les Salafistes, ont obtenu plus de 60 % du vote. Quand les zones rurales, plus pauvres et analphabètes, voteront, le raz-de-marée islamiste sera encore plus fort.

 

Les partis laïcs ont été balayés. Les jeunes de la place Tahrir, qui ont lancé le mouvement qui fit chuter Moubarak, proposaient aussi quelques candidatures: elles ont été pulvérisées par le rouleau compresseur islamiste. Le résultat final ne fait guère de doute.

 

INQUIÉTUDE

 

Les premières déclarations d'intention des leaders islamistes locaux, totalement ignorées par les médias occidentaux, donnent froid dans le dos. La minorité chrétienne pense qu'elle va y goûter. Mes collègues universitaires basés là-bas, des Français pour la plupart, sont terriblement inquiets.

 

Les islamistes n'ont joué aucun rôle dans les soulèvements populaires du printemps, mais ils récupèrent maintenant à leur profit le désir de changement. Moubarak ayant fait le vide sur la scène politique pendant des décennies, les islamistes, qui étaient la seule force politique organisée en face de lui, cueillent aujourd'hui le fruit mûr. Les jeunes qui se sont levés pour la liberté seront cruellement déçus.

 

Je reviendrai sur les causes profondes de la percée islamiste. Je peux me tromper, mais j'ai senti que le pays arabe le plus peuplé est au bord du précipice.

LES ISLAMISTES ET LE SEXE DES FEMMES
Hélios d'Alexandrie
postedeveille.ca, 15 décembre 2011

Hélios d'Alexandrie traite de la vision islamiste du sexe des femmes dans le contexte de l'histoire du mouvement féministe en Égypte et du récent prêche d'un imam très connu dans ce pays, l'imam al Houieini, expliquant pourquoi la femme doit couvrir son visage. Le prêche est reproduit sur le site elaph.com, qui contient également une vidéo (en arabe).

 

Vers une République islamique des Interdictions

 

Les islamistes, particulièrement les plus «sincères» d'entre eux, sont convaincus d'avoir le vent dans les voiles. Enhardis par leurs succès électoraux en Égypte ils laissent tomber la taqqia qui les a si bien servis et s'en donnent à cœur joie. La surenchère est de mise entre les imams salafistes et les gros bonnets du parti salafiste el Nour (le parti de la lumière); ils prônent à l'unisson un retour pur et simple à l'obscurité des temps primordiaux de l'islam. Les caciques du parti se frottent les mains et préparent un menu législatif de leur cru qui fera de l'Égypte la République Islamique des Interdictions:

 

  • interdiction de produire, de vendre et de consommer de l'alcool,
  • interdiction pour les femmes de circuler le visage découvert (le niqab sera obligatoire),
  • interdiction pour les femmes de porter des hauts talons (même sous le niqab) pour ne pas exciter la concupiscence des mâles,
  • interdiction pour un couple de se tenir par la main en public,
  • interdiction de publier et de vendre les œuvres littéraires de Naguib Mahfouz (prix Nobel de la littérature) ; ses écrits font de lui un apostat de l'islam (Mahfouz ne sera pas seul longtemps et il est à prévoir que tous les auteurs égyptiens lui tiendront bientôt compagnie),
  • interdiction pour les touristes de sexe féminin de porter le bikini,
  • interdiction de la mixité dans les piscines pour les touristes.

 

La précédente liste n'est pas exhaustive, on ne saurait penser à tout mais on compte sur le zèle des militants et de ceux qui feront respecter ces interdictions pour colmater les éventuelles brèches que ne manqueront pas d'ouvrir les ennemis de l'islam.

 

Le féminisme égyptien et le visage de la femme dans l'islam

 

Les imams salafistes, eux, ont un gros problème avec le féminisme égyptien et pour cause: le mouvement féministe est né il y a plus de cent ans et c'est curieusement une femme voilée du nom de Hoda Chaaraoui (née Hoda Mohamed Soltan) qui a fondé ce mouvement. De retour de France où elle avait complété sa formation académique, Hoda a enlevé le voile qui lui couvrait le visage au moment où elle était accueillie par son père au port d'Alexandrie.

 

Son geste a fait sensation, il a en même temps frappé l'imagination des femmes et surtout celle des hommes, à tel point que dix ans plus tard on ne rencontrait que très peu de femmes voilées en public. Le voile a été relégué à la poubelle des coutumes, il est devenu le symbole de l'ignorance, de l'obscurantisme et de l'asservissement des femmes. En se débarrassant du voile, les Égyptiennes ont réclamé de nouveaux droits: le droit à l'instruction, le droit à la protection contre les abus de la charia dans le champ matrimonial: restrictions sur la liberté de se déplacer, polygamie, divorce abusif, violence conjugale etc. Le droit de vote est arrivé plus tard et il s'est accompagné du droit de se porter candidate pour un poste électif. Le succès de Hoda Chaaraoui et du féminisme était tel, que durant les années trente et quarante, les épouses et les filles de l'imam d'al Azhar, comme celles des dirigeants du parti des frères musulmans, sortaient tête nue, allaient fréquemment chez le coiffeur et arboraient des toilettes à l'occidentale!

 

On comprend pourquoi les imams salafistes veulent «régler leurs comptes» avec le féminisme en général et avec Hoda Chaaraoui en particulier, cet épisode édifiant de l'histoire de l'Égypte moderne pèse lourd sur leur estomac. En effet, le rejet du voile par la population égyptienne au début et au milieu du vingtième siècle équivaut pour eux au rejet de l'islam, donc à l'apostasie ; si on suit leur raisonnement, l'Égypte au complet a renié l'islam et on en vient à la conclusion logique que c'est par le rejet de l'islam que l'Égypte a réussi à sortir de l'arriération. Cette équation islam = arriération est difficile à admettre pour les islamistes, d'où leur besoin de démolir l'image de Hoda Chaaraoui et de stigmatiser à jamais l'élan que cette femme a donné à l'Égypte à travers le mouvement féministe qu'elle a incarné.

 

Comment démolir l'image de Hoda Chaaraoui sans parler de la lutte qu'elle a menée pour la dignité des femmes et pour tirer l'Égypte de l'arriération? À cette question difficile l'imam salafiste Abou Ishaq al Houeini a voulu répondre dans un prêche adressé récemment à des militants. Malheureusement pour lui, son discoursa été filmé et par la suite diffusé partout via internet, Facebook, Twitter et Youtube. L'imam al Houieini y est allé de sa description des évènements entourant le geste historique de Hoda Chaaraoui quand elle a enlevé son voile publiquement en présence de son père. L'imam prétend que son père, qui occupait la haute fonction de président de la chambre des députés (l'assemblée nationale), a été catastrophé par son geste:

 

«Imaginez une femme qui découvre son visage en public, quelle catastrophe, pensez-y un instant, le visage de la femme c'est comme sa vulve!»

 

Entendre par là: le geste de Hoda Chaaraoui c'est de la grossière indécence, que les musulmans et les musulmanes se le tiennent pour dit, Hoda Chaaraoui est une impudique, dans le langage des islamistes c'est une pute et vlan!

 

L'imam al Houeini croyait frapper un grand coup, mal lui en prit car la réaction des gens n'a pas tardé à se manifester. Le public a retenu l'équation de l'imam: le visage de la femme = sa vulve. Les niqabées ont été les premières à se sentir humiliées par l'équation, les pauvres elles ignoraient que leur visage était une partie honteuse, jusque là l'endoctrinement islamique les avait convaincues qu'en se cachant derrière le niqab elles obéissaient à Allah et se rapprochaient de lui. Du coup le niqab, par la vertu de la rhétorique salafiste, a retrouvé sa fonction originelle. Pauvre niqab, d'instrument de libération de la femme il se trouve ravalé au rang de culotte ou de cache-sexe! (…)

LE HAMAS CÉLÈBRE LA MORT DE 1365 JUIFS ISRAÉLIENS
À L'OCCASION DE SON 24E ANNIVERSAIRE

Dépêche

philosemitismeblog.blogspot.com, 14 décembre 2011

Les terroristes du Hamas ont célébré le 24e anniversaire de l'organisation en organisant un défilé monstre à Gaza City. A l'occasion de cette commémoration, le Hamas a publié des statistiques et son bilan glorieux (merci l'Europe pour son amitié et sa générosité sans faille).

 

  • 1.848 "martyrs"
  • 1.365 Israéliens tués
  • 6.411 Isréliens blessés
  • 1.117 attaques terroristes
  • 87 missions suicide (menées par des bombes humaines)
  • 11.093 roquettes et obus de mortier lancés sur Israël

Il est clair que vous ne lirez pas ces magnifiques exploits dans vos quotidiens. Entre-temps, Mahmoud Abbas (reçu aujourd'hui pendant 40 minutes à l'Élysée par son ami Nicolas Sarkozy, qui se plaint que Benjamin Nétanayhou est un fieffé menteur) continue à mentir en prétendant que le Hamas a accepté les frontières de 1967 et une trêve.

 

LES MUSULMANS CHASSENT LES CHRÉTIENS DES TERRITOIRES PALESTINIENS
Manfred Gerstenfeld

france-israel.org, 15 décembre 2011
Adaptation Marc Brzustowski

Entretien de Manfred Gerstenfeld avec Justus Weiner

 

«Les territoires disputés de Judée-Samarie/Cisjordanie et de la Bande de Gaza sont administrés par l'Autorité Palestinienne (AP) et, depuis ces dernières années, par le Hamas. Sous ces régimes, les résidents arabes chrétiens sont victimes de violations fréquentes des droits de l'homme, comprenant l'intimidation, les coups, le vol de terre, l'incendie à la bombe d'églises et d'autres institutions chrétiennes, le déni d'emploi, le boycott économique, la torture, le kidnapping, les mariages forcés, le harcèlement sexuel et l'extorsion».

 

«Les Musulmans qui se sont convertis au Christianisme sont ceux qui sont en plus grand danger. Ils sont souvent laissés sans défense face à la cruauté des fondamentalistes musulmans. Les responsables de l'AP et du Hamas sont directement responsables de beaucoup de violations des droits de l'homme. Les Chrétiens arabes sont aussi victimes de la semi-anarchie qui caractérise la gouvernance de l'AP». (…)

 

«Traditionnellement, les Chrétiens et les Juifs ont reçu un statut social inférieur connu sous le nom de dhimmitude en Islam. Depuis ce jour, les attitudes musulmanes envers les Chrétiens et les Juifs sont influencées par les notions et préjugés que la dhimmitude a engendrés dans la société islamique. La persécution très répandue des Chrétiens dans divers pays sous domination musulmane apporte de nombreuses preuves de cela.

 

«Israël est l'unique exception au Moyen-Orient, où la population chrétienne a augmenté depuis 1948. Elle s'est accrue de plus de 400%. Cela inclut aussi des Chrétiens non-arabes, comme les Chrétiens russes qui sont venus en Israël en tant qu'époux/ses de Juifs.

 

«En tant que dhimmis, les Chrétiens vivant dans les territoires contrôlés par les Palestiniens font l'objet de restrictions légales, politiques, culturelles et religieuses débilitantes. Les groupes musulmans comme le Hamas et le Jihad Islamique ont construit une culture de haine sur les fondations séculaires de la société islamique. De plus, l'AP a adopté la loi islamique dans son projet de constitution.

 

«Dans un tel environnement, les Chrétiens arabes se sont retrouvés victimes de préjugés et de crimes haineux. Des dizaines de milliers de Palestiniens chrétiens ont abandonné leurs maisons ancestrales et émigré. Ils fuient vers presque n'importe quel pays qui leur fournira un visa. (…)

 

Weiner pointe du doigt que Yasser Arafat est celui qui a déterminé cette politique qui a conduit à ce changement démographique. «Après la prise de contrôle de Bethléem par l'AP, elle a redéfini les limites municipales des quartiers de la ville. Arafat a également défié la tradition en nommant un gouverneur musulman de la ville. Le Conseil de la ville de Bethléem, qui, selon la loi palestinienne, doit avoir une majorité chrétienne, a été pris d'assaut par les Musulmans. Huit des quinze sièges du conseil sont encore réservés aux Chrétiens, mais le Hamas contrôle le Conseil de la ville en utilisant des alliés chrétiens. Les efforts d'Arafat ont été couronnés de succès, lorsqu'il a converti le monastère grec orthodoxe près de l'Église de la Nativité en résidence personnelle à Bethléem.

 

«Les problèmes pour les Chrétiens à Bethléem sont typiques de ce qui se passé à travers tout le Moyen-Orient. Comme dans la société palestinienne, les Chrétiens arabes n'y ont ni porte-parole ni protection. Ce qu'ils vivent n'est pas étonnant. Du fait de l'émigration – certaines remontant à deux ou trois générations – soixante-dix pourcents des Chrétiens arabes qui résidaient, à l'origine, en Judée-Samarie/Cisjordanie et à Gaza vivent désormais à l'étranger. Des dizaines de milliers vivent à Sidney, Berlin, Santiago, Détroit et Toronto. L'émigration des Chrétiens arabes s'est démultipliée au cours de la dernière décennie, sans aucun terme prévisible.

 

«Il est couramment estimé que le nombre de Chrétiens vivant à Gaza totalise seulement 1500 à 3000 personnes au milieu d'1, 2 million de Musulmans. Probablement moins de cinquante mille Chrétiens, en tout et pour tout, demeurent à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza.»

 

Weiner conclut: «Les crimes contre les droits de l'homme des Chrétiens arabes dans les territoires disputés sont commis par les Musulmans. Pourtant, de nombreux dirigeants palestiniens chrétiens accusent Israël de ces crimes plutôt que leurs auteurs réels. Ces patriarches et archevêques qui portent un titre chrétien arabe préfèrent obscurcir la vérité et mettent leur propre peuple en danger. C'est souvent pour obtenir des bénéfices personnels ou dû à l'intimidation. Une grande diversité de dirigeants chrétiens a adopté ce principe dans le monde occidental. D'autres qui sont au courant de ces crimes contre les droits de l'homme choisissent de se taire à leur sujet».

 

(Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d'Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d'entre eux traitent d'anti-israélisme et d'antisémitisme. Justus Reid Weiner est juriste international spécialiste des droits de l'homme et membre des Associations du Barreau d'Israël et de New-York.)

 

lessakele.over-blog.fr ©

CONCERNING EGYPT, ONLY TWO ALTERNATIVES NOW: THINGS’LL GET WORSE, OR THERE’LL BE A CATASTROPHE

Last week, Egyptians went to the polls in record numbers, in the first free elections since Hosni Mubarak was deposed last February. Over the weekend, Egypt’s High Election Commission announced that the Muslim Brotherhood’s fundamentalist Freedom and Justice Party garnered approximately 40 percent of ballots cast, while The Nour Party, representing the more hard-line Salafi Islamists, captured nearly 25 percent.

 

The initial results, from Cairo and Alexandria, offer a strong indication of how the new parliament will look, despite two more rounds of voting in 18 of the country’s 27 provinces over the coming month, and runoff elections on Monday and Tuesday to determine all of the seats allocated for individuals in the first round. But the grip of the Islamists over the next government appears set, particularly considering their popularity in provinces voting in the next rounds.

 

The new parliament will be tasked with selecting a 100-member panel to draft Egypt’s new constitution, sparking fear amongst liberal forces that the text will be heavily influenced by Islamic doctrine.

 

This concern is being echoed in the Jewish state. On Sunday, Prime Minister Binyamin Netanyahu reiterated his “hope that the new government that is formed in Egypt will recognize the importance of the peace treaty with Israel and its contribution to regional stability.” However, the projected combined absolute parliamentary majority for the Brothers and Salfis bodes poorly for this prospect.

 

EGYPTIAN ELECTION OUTCOME IS WORSE
THAN I EXPECTED
Barry Rubin

Pajamas Media, November 30, 2011

Since last February I have predicted that the Muslim Brotherhood would win elections in Egypt. People have thought me very pessimistic. Now the votes are starting to come in, and…it’s much worse than I thought. My prediction that the Brotherhood and the other Islamists would gain a slight majority seems to have been fulfilled, and then some. According to most reports, the Brotherhood is scoring at just below 40 percent all by itself.

The results are worse than expected for two reasons.

First: the votes we now have come from the most urban areas of the country. If there are Facebook sophisticates, they’re going to be in Cairo and Alexandria. If the moderates do that bad in the big cities, what’s going to happen in the villages up the Nile? If the fascist party came in first in some European countries’ Social Democratic districts, you know you are in trouble.

The Brotherhood came in first in Cairo and Alexandria. Think about that. Of course there are millions of migrants from rural areas in those places, but that’s also where the middle class, such as it is, lives.

Second: the moderate parties didn’t even come in second—they came in third, or close to it. The Salafists—people who are even more radical than the Muslim Brotherhood—came in second. That they did that well is a surprise. That they did that well without bumping the Brotherhood down a notch is really shocking.

Estimates for the Justice Party, the Facebook kids of January, are getting 5 to 10 percent. Even together with the other two main moderate parties, that means the liberals won’t be able to block anything. Already the Brotherhood is tasting blood and talking about pressing the army junta to accelerate the turnover of power.

It’s hard to see, though, that there can be any such transfer of power. The voting is far from finished and will be going on for about three months more, followed by a presidential election. And yes, the results so far suggest that the Islamists will also win the presidency.

That’s when the fun really starts. President Barack Obama is going to face a challenge he is incapable of meeting, since he doesn’t even understand what’s going on. He’s like a man who has been told that a ferocious lion is really a playful kitten and then tries to feed it by hand.…

The Wall Street Journal is saying that the Salafists will push the Brotherhood further to the “right,” and that’s a very sensible point. Why should the Brotherhood even pretend to be moderate when the people have spoken and they want Sharia with cherries on top?

So the Islamists won and the election was fair. Should we feel good that democracy has functioned and that the people are getting what they want? Or should we feel bad that the people want a repressive dictatorship, the repression of women, the suppression of Christians, conflict with Israel, hatred of the West, and the freezing of Egyptian society into a straitjacket that can only lead to continued poverty and increasing suffering?…

The vote count [will] become clearer…but now we know: this is what (Egyptian) democracy looks like.

EGYPT’S DESCENT
Mark Steyn

National Review, December 3, 2011

I’ve been alarmed by the latest polls. No, not from Iowa and New Hampshire, although they’re unnerving enough. It’s the polls from Egypt. Foreign policy has not played a part in the U.S. presidential campaign, mainly because we’re so broke that the electorate seems minded to take the view that if government is going to throw trillions of dollars down the toilet they’d rather it was an Al Gore-compliant Kohler model in Des Moines or Poughkeepsie than an outhouse in Waziristan. Alas, reality does not arrange its affairs quite so neatly, and the world that is arising in the second decade of the 21st century is increasingly inimical to American interests, and likely to prove even more expensive to boot.

In that sense, Egypt is instructive. Even in the giddy live-from-Tahrir Square heyday of the “Arab Spring” and “Facebook Revolution,” I was something of a skeptic. Back in February, I chanced to be on Fox News with Megyn Kelly within an hour or so of Mubarak’s resignation. Over on CNN, Anderson Cooper was interviewing telegenic youthful idealists cooing about the flowering of a new democratic Egypt. Back on Fox, sourpuss Steyn was telling Megyn that this was “the unraveling of the American Middle East” and the emergence of a post-Western order in the region. In those days, I was so much of a pessimist I thought that in any election the Muslim Brotherhood would get a third of the votes and be the largest party in parliament. By the time the actual first results came through last week, the Brothers had racked up 40 percent of the vote—in Cairo and Alexandria, the big cities wherein, insofar as they exist, the secular Facebooking Anderson Cooper types reside. In second place were their principal rivals, the Nour Party…[which] translates into English as “the Even More Muslim Brotherhood.…” In the so-called Facebook Revolution, two-thirds of the Arab world’s largest nation is voting for the hard, cruel, bigoted, misogynistic song of sharia.

The short 90-year history of independent Egypt is that it got worse. Mubarak’s Egypt was worse than King Farouk’s Egypt, and what follows from last week’s vote will be worse still. If you’re a Westernized urban woman, a Coptic Christian, or an Israeli diplomat with the goons pounding the doors of your embassy, you already know that. The Kingdom of Egypt in the three decades before the 1952 coup was flawed and ramshackle and corrupt, but it was closer to a free-ish pluralist society than anything in the years since. In 1923, its finance minister was a man called Joseph Cattaui, a member of parliament, and a Jew. Couldn’t happen today. Mr. Cattaui’s grandson wrote to me recently from France, where the family now lives. In the unlikely event the forthcoming Muslim Brotherhood government wish to appoint a Jew as finance minister, there are very few left available. Indeed, Jews are so thin on the ground that those youthful idealists in Tahrir Square looking for Jews to club to a pulp have been forced to make do with sexually assaulting hapless gentiles like the CBS News reporter Lara Logan. It doesn’t fit the narrative, so even Miss Logan’s network colleagues preferred to look away. We have got used to the fact that Egypt is now a land without Jews. Soon it will be a land without Copts. We’ll get used to that, too.

Since the collapse of the Warsaw Pact two decades ago we have lived in a supposedly “unipolar” world. Yet somehow it doesn’t seem like that, does it? The term “Facebook Revolution” presumes that technology marches in the cause of modernity.… But in London, young Muslim men use their cellphones to share Islamist snuff videos of Westerners being beheaded in Iraq. In les banlieues of France, satellite TV and the Internet enable third-generation Muslims to lead ever more disassimilated, segregated lives, immersed in an electronic pan-Islamic culture, to a degree that would have been impossible for their grandparents. To assume that Western technology in and of itself advances the cause of Western views on liberty or women’s rights or gay rights is delusional.…

O SENDS THE WRONG SIGNAL ON EGYPT
Benny Avni
NY Post, November 29, 2011

As Egypt launched a 10-day parliamentary election yesterday, President Obama was setting the wrong tone. [Last week], the White House chastised Egypt’s military rulers and urged them to “immediately” transfer power to…well, that part remained unclear, so let’s fill it in: the Islamists.

The generals of the Supreme Council of the Armed Forces—Egypt’s rulers since President Hosni Mubarak was run out of office back in February—believe that letting go of power will result in fawca hareema—Arabic for “chaos,” a word now dominating the local vocabulary. With no credible economic plan or viable liberal-minded leader in sight, they have a point.

Sure, since assuming power, Field Marshall Mohammed Hussein Tantawi & Co. have grown too comfortable controlling a country that we hoped would become a democracy. And yes, the SCAF elite also has too many tentacles in Egypt’s economy. But the alternatives aren’t much better.… The young men and women that forced out Mubarak won’t make many gains in the current election for parliament or next June’s presidential poll.…

Which leaves the Muslim Brotherhood and the other Islamists, who seek to rule Egypt by sharia and steer it away from the West. In the runup to this week’s election, as the army increasingly signaled that the elected parliament and a new “civilian” government would become its puppet, the Islamists took to Tahrir Square to show their dissatisfaction.…

Meanwhile, at 3 a.m. [the next] morning, the White House released a statement: “Full transfer of power to a civilian government must take place in a just and inclusive manner that responds to the legitimate aspirations of the Egyptian people, as soon as possible.” That message…amounted to a public spanking of Tantawi.

The White House has been wishy-washy on much worse atrocities in places like Syria, but now it’s willing to turn on the Egyptian army, the one institution that’s identified with US interests in Cairo. And who’s gaining from this public spanking? As Brookings Institution foreign-policy director (and Obama supporter) Martin Indyk told The New York Times, “The ones who benefit most from it are the people who don’t necessarily have our best interests in mind—the Islamists.”

Alarmed Israeli officials reportedly sent hurried messages to DC over the weekend, warning Obama against dropping Tantawi by the wayside, as he did to Mubarak last winter. (The army is the only force willing to maintain a minimum facade of keeping intact the peace treaty with Israel—which is the basis for the $3.1 billion a year in US aid to Cairo.)

But America’s interests in Cairo go further than assuring the peace treaty with Israel. Egypt is the most populous, and for decades most influential, Arab country. A fast descent into chaos would strengthen only the Islamists and assures that anti-Americanism will intensify in its aftermath—in Egypt and across the region.

In a rush to declare Democracy Now, we tend to forget a hard-learned lesson…: Having elections before other elements of good governance are established can actually set the cause of democracy back. To help Egyptians progress toward real democracy, we must give them some time to build it up. In the meantime, we have little choice but to back the army, the one power that for now can assure some stability and that remains pro-American.

THE MUSLIM BROTHERHOOD IS RISING
AND APPEASEMENT IS NOT AN OPTION
Rabbi Abraham Cooper

FoxNews.com, December 01, 2011

How would the media and politicians react if 5,000 “activists” chanted “death to Jews” outside a City Hall in your community? How would European religious leaders react if neo-Nazis packed the Cologne Cathedral or Notre Dame to threaten Muslims, Jews and gays?

We all know the answer: Loud and sustained protests of “Not on our Watch.”

But last week, Egypt’s ascendant Muslim Brotherhood provided a foretaste of their definition of religious tolerance during a rally convened at Cairo’s most prominent mosque. 5,000 people joined where the chant “one day we shall kill all the Jews “ echoed time and again along with “Tel Aviv, Tel Aviv Judgment Day is coming.”

The world’s reaction? So far—stone cold silence. Not from the media, nor Interfaith talking heads, not the EU, and as far as we know nothing from the Obama administration. If world leaders lacked the courage to protest those genocidal rants over the weekend, they are unlikely to utter a word now that the first round of democratic elections gives every indication that the next Egyptian government will be lead by the very same Muslim Brotherhood.

Unfortunately, weakness and wishful thinking seem to be the twin pillars of current U.S. and Western European thinking about Egypt’s Muslim Brotherhood, much as it was about Hitler’s Nazi Party during the pre-World War II era of European appeasement.

Formed in the late 1920s, the Muslim Brotherhood—an Egyptian organization with global affiliates in North Africa, Hamas-run Gaza, and even Europe and the U.S.—consistently opposed the democratic process until a few years ago when it cynically decided that “one man, one vote, one time” could be its ticket to power.

With an estimated 40% of the vote in Egyptian parliamentary elections…the Muslim Brotherhood now opportunistically denies for political advantage its longstanding opposition toward democracy and the rights of Egypt’s women and Coptic Christians.

But about one thing it’s unwaveringly consistent: its hatred of Israel and Jews everywhere.

Such rants by the Brotherhood are designed not only to mobilize the mass of Egypt’s voters—as high as 80 percent of whom according to recent public opinion polls support Sharia-law imposed death sentences for homosexuals, adulterers, and Muslims who convert to another religion—but to lay the groundwork for killing Egypt’s thirty-year old peace treaty with Israel.

Hatred of the Jews has been consistent Brotherhood policy before and during World War II when Brotherhood founder Hassan al-Banna teamed with the Grand Mufti of Jerusalem, Mohammad Amin al-Husayni, as well as Adolf Hitler in trying to create a Jew-free Middle East. The Brotherhood founded its first branch in Britain’s Palestine mandate to fight against the creation of Israel in 1945. Assassinated in Egypt in 1949, Hassan al-Banna never set foot in the Palestinian territories, yet Hamas considers him their “martyr.”

Despite this clear record of hatred for Jews and Israel, as well as imposing Sharia law, western leaders, including U.S. Secretary of State Hillary Clinton, embraced official contacts with the Muslim Brotherhood last July. The sad truth is that the Obama administration’s “engagement,” in addition to immediately deflating the hopes of Egyptians campaigning for a truly democratic society, will likely produce disastrous results infinitely greater to those spawned by the Bush administration’s decision to legitimate Hamas’ participation in the 2006 Palestinian elections. That led to Gaza’s rapid conversion into a theocratic dictatorship, bringing misery to the people of Gaza, and the firing of thousands of missiles killing and maiming Israeli civilians.

The abrogation by a Muslim Brotherhood-led Egypt of its peace treaty with Israel would edge the Middle East, already on edge because of Iran’s nuclear ambitions, closer to a catastrophic regional conflict.

The world must begin to hold the Muslim Brotherhood accountable for their words and deeds. A Muslim Brotherhood unleashed further threatens religious minorities, and the hopes of the multitudes who risked life and limb in Tahrir Square to demand freedom and a better future, not an autocratic theocracy.

There may be no easy answers. But one thing is clear. Global appeasement of the Brotherhood will only ensure that last week’s genocidal slogans will soon become tomorrow’s policy.

(Rabbi Abraham Cooper, associate Dean of the Simon Wiesenthal Centerin Los Angeles,
is a member of
CIJR’s International Board.)

Leon Volovici (1938-2011)

 

A dear friend, Leon Volovici z’l left us on December 2, 2011.

 

Leon was a valuable member of CIJR’s academic council. He was the author of multiple books, including Encounters in Jerusalem (2001), New Encounters in Jerusalem (2007), and his latest, From Yassi to Jerusalem and Back (2010).

 

Leon also edited Journal 1939-1944, the Romanian-Jewish Holocaust, by Mihail Sebastian (Ivan R. Dee, Chicago, 2000).

 

Leon was a participant in the latest Conference on Romanian Jewry held in Israel November 6-9, 2011.

 

We will miss you, Leon! CIJR extends its deepest sympathies to Leon’s family.