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Que préférez-vous? «METTRE LES PIEDS DANS LE PLAT!» OU «FAIRE L’ÉLOGE D’UN EXÉGÈTE QUI SOUTIENT QUE LA TERRE EST PLATE»

   

 

INQUIÉTUDE FACE AU FLOU ET À L’AGITATION
QUI RÈGNENT EN IRAN

Naama Rehoboam
Guysen.com, 1 décembre 2011

Entre l’attaque de l’ambassade de Grande-Bretagne, les sanctions internationales et les mystérieuses explosions: le monde semble avoir pris la mesure du danger d’un Iran nucléaire.

 

Les choses semblent se compliquer pour l’Iran. Après l’attaque ce mardi 29 novembre de l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran, Londres a fait évacuer son personnel diplomatique d’Iran. Tout en fermant l’ambassade iranienne, à Londres. Mercredi 30 novembre, la France a décidé de «rappeler en consultation» son ambassadeur à Téhéran. L’Allemagne lui a emboîté le pas.

 

«Les attaques contre toute représentation diplomatique ne sont pas acceptables. Et il est du devoir d'un pays d’assurer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques», a déclaré Guido Westerwele, le ministre allemand des Affaires étrangères. Ces tourments diplomatiques se conjuguent avec la nouvelle vague de sanctions décidées contre le régime des mollahs.

 

Même si Téhéran menace de faire de son pétrole une arme politique et de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel une grande partie du pétrole mondial transite, cette fois les conséquences pourraient être sans précédent. Tandis que les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, ciblent les secteurs énergétique, pétrochimique et financier iraniens, Paris propose, ni plus ni moins, d’interrompre les achats de brut iranien. Il y a là de quoi porter un coup dur à l’économie de la république islamique.

 

Autre inquiétude pour l’Iran: les mystérieux événements du mois dernier, toujours non élucidés. Samedi 12 novembre, l'ouest de Téhéran, est secoué par l'explosion d'un dépôt de munitions des «Pasdaran», les Gardiens de la révolution. Parmi les 17 victimes officielles, figurait un poids lourd du régime: le général Mokadam, responsable en chef et expert numéro 1 du programme balistique iranien. Pour les autorités, il s’agit d’un accident. Lundi 28 novembre à 14h 40, une autre explosion a ébranlé Ispahan, la 3ème ville du pays. Puis 4 heures plus tard, l’agence de presse Fars, annonce qu’un centre d’enrichissement d’uranium a explosé.

 

Depuis ces annonces retentissantes, on assiste à un cafouillage complet au niveau des sources d’information. Selon l’agence Mehr, rien ne permet d’affirmer que l’explosion s’est produite à proximité du centre nucléaire. A en croire le site internet du journal Farhang e-Ashti, elle a eu lieu près d’une académie militaire. Pour Isna, c’est une station essence, qui a explosé. Contradictoires, les informations transmises par le régime ne présentent aucune garantie de crédibilité. En Israël et en occident, on garde le silence.

 

Au cœur de ces événements, le dossier du nucléaire iranien ne fait en tous cas plus sourire. La communauté internationale semble avoir pris la mesure du danger depuis le récent rapport de l’AIEA.

RIEN NE VA PLUS ENTRE LONDRES ET TÉHÉRAN
Éditorial
laregledujeu.org, 1 décembre 2011

En guise de représailles contre les sanctions qui pèsent actuellement sur le régime iranien (l’Iran étant soupçonné par l’Agence internationale de l’énergie atomique de développer un arsenal nucléaire), des étudiants bassiidjis (une milice islamiste iranienne) s’en sont pris ce mardi 29 novembre à l’ambassade britannique à Téhéran (on fait état de saccages importants, jets de pierres et de cocktails Molotov). Au lendemain de cette attaque, David Cameron a décidé de prendre des mesures drastiques contre le régime iranien. Le 21 novembre dernier, la Grande-Bretagne avait rompu tous les liens dans le secteur financier avec l’Iran. Hier, William Hague, le ministère des affaires étrangères, exigeait la fermeture de la représentation iranienne à Londres et le départ de son personnel dans les 48 heures. A Téhéran, une partie du personnel diplomatique britannique était évacué en cours de journée vers Dubaï, aux Émirats arabes unis.

 

La mise à sac de l’ambassade britannique a bien évidemment choqué la communauté internationale: le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon s’est dit indigné; la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a qualifié cet acte d’affront à toute la communauté internationale; la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse a “condamné fermement l’attaque scandaleuse de l’ambassade de la Grande-Bretagne”. Le ministre des affaires étrangères Alain Juppé s’est quant à lui prononcé pour des “sanctions qui soient vraiment de nature à paralyser le régime: gel des avoirs de la banque centrale (iranienne), embargo sur les exportations d’hydrocarbures”.

 

En Iran, le personnel politique semble divisé, d’une part le ministère des Affaires étrangères exprimant “ses regrets pour le comportement inacceptable d’un petit nombre de manifestants”, d’autre part, l’aile dure du régime justifiant l’action des bassiidjis arguant que “la colère des étudiants” était due “à plusieurs décennies de politique dominatrice de la Grande-Bretagne en Iran”.

 

Nul ne sait jusqu’où cette crise pourrait aller, le Royaume-Uni a néanmoins averti l’Iran que cette affaire aurait des “conséquences graves”.  

TARIQ RAMADAN, LE PROFESSEUR
QUI A FAIT ACHETER SA TITULARISATION

Dépêche

postedeveille.ca, 30 novembre 2011

Dans la New English Review, Hugh Fitzgerald parle des dessous de la nomination de Tariq Ramadan comme titulaire d'une chaire d'études islamiques à Oxford, une tribune à l'apparence prestigieuse qui n'est rien d'autre que de la poudre aux yeux.

 

Sa crédibilité étant proche de zéro en Europe continentale, Tariq est parti à la conquête de l'Amérique du nord. Il participera à une autre méga conférence des Frères musulmans à Toronto à Noël. Heureusement, contrairement aux années passées, la conférence ne s'arrêtera pas à Montréal.

 

J’ai récemment posté un article paru dans le Oxford Student sur Mehdi Hashemi Rafsanjani, l’élève du bourreau [l’ayatollah iranien Rafsanjani, son père], ou tout du moins son fils.

 

Et nous apprenions il y a quelque temps que la London School of Economics avait honoré d’un doctorat (Ph.D) ce grand connaisseur de la condition humaine, Seif al-Islam, le fils du défunt Mouammar Kadhafi, et que la thèse du doctorat en question avait été écrite par d’autres que lui (dans la veine du scandale, dans les universités de tout le monde occidental, de ces riches Arabes, Perses, ou Pakistanais qui font appel à des plumes pour écrire leurs papiers); cela nous porte à croire qu’aucun de ces diplômes ne peut être pris au sérieux, qu’aucun de ces supposés lettrés n’a travaillé par lui-même, et qu’on doit les en soupçonner tant qu’il n’auront pas apporté la preuve du contraire, la preuve qu’ils ont effectivement étudié, et la preuve, dans une moindre mesure, qu’ils ont été effectivement formés à quelque chose.

 

Mais le pire scandale, c’est avant tout la nomination d’un certain propagandiste comme titulaire d'une chaire créée et payée par un sombre roitelet arabe (Ce dandin d’émir du Qatar? Ce si photogénique sultan d’Oman, tout en folklore avec son faucon sur la main? J’ai oublié lequel…), chaire créée dans le but précis de lui offrir le bon ascendant grâce auquel il peut mener sa campagne douceâtre et sinistre de promotion de l’islam dans tout le monde occidental.

 

Cet homme, avec sa titularisation achetée clés en mains, c’est Tariq Ramadan. Il est le petit fils d’Hassan El Banna, le fondateur des Frères Musulmans. Chacune de ses sorties publiques est l’occasion d’une nouvelle démonstration de taqiya et de kitman, d’un empilement de mensonges et de demi-vérités débités à un tel rythme qu’on ne peut les réfuter tous, que ce sera difficile de rétorquer, même pour l’adversaire le mieux préparé. Il a pendant un temps enseigné à Genève. Mais avec la publication du livre de Caroline Fourest («Frère Tariq») et sa mise en pièces lors de deux émissions à fortes audiences (l’une avec un Nicolas Sarközy à son meilleur, l’autre avec Alain Finkielkraut), il a été temps pour Tariq Ramadan de quitter les contrées francophones où bien trop de gens le connaissaient, et de filer vers les territoires anglophones du Dar al-Harb, à savoir l’Angleterre, et au-delà, le jackpot, les États-Unis. Mais tout d’abord, il a tenté sa chance aux Pays Bas. Il a réussi, à force d’argent arabe, à se faire créer une chaire dans une université des Pays Bas. Mais il a vite compris que cela ne marcherait pas, qu’il allait devoir rejoindre l’Angleterre, et donc Oxford ou Cambridge (même si l’Université de Londres, par le SOAS [School of Oriental and African Studies], l’aurait volontiers accueilli).

 

Tariq Ramadan ne s’est jamais résolu à n’être qu’un humble chargé de conférence au St Antony’s College [d’Oxford], où le département du Moyen Orient (contrairement à ceux, légitimes depuis toujours, de l’Europe de l’Est et de la Russie) était tenu d’une main de fer par Albert Hourani, qui en avait fait un moulin à diplômes pour les Arabes (parmi lesquels Rachid Khalidi), et s’y prélassait du haut de ses responsabilités, y dispensant ses faveurs à la façon d’un abbé gras en son monastère. Et donc il s’est fait créer une chaire à Oxford, une chaire instituée pour lui, et après un «recrutement international», une chaire qu’il a investie comme professeur, lui, Tariq Ramadan. Et est-ce que les responsables d’Oxford, ceux des départements d’études arabes, du Moyen-Orient, ou des études islamiques, ceux qui dépendent tant des contributions financières de ces riches arabes qu’ils courtisent sans cesse, ceux-là, est ce qu’ils se sont élevés contre ce titre de professeur acheté rubis sur l’ongle ? Non. Soit ils n’ont rien dit, soit, bien pire, ils sont tombés en pâmoison devant la justesse et la valeur d’une telle nomination. Tout cela donne la nausée.

 

Et pendant un temps, Tariq Ramadan a continué sa campagne, celle où il disait «nous [les musulmans] sommes là» et «nous sommes là pour rester» et «il n’y a rien que vous puissiez y faire», pour mieux montrer ensuite le visage de l’extrême affabilité, jusqu’à ce que des gens comme Ibn Warraq ou Ayaan Hirsi Ali ne le mettent KO à l’occasion d’un débat. Il a bien meilleur jeu à débattre avec ceux, occidentaux, qui tremblent à l’idée de croire ce qu’ils apprennent de l’islam, qui se refusent à le croire vraiment, qui aimeraient tant ne pas y croire, se convaincre qu’il n’y a en fait aucun problème, ou que, s’il y en a un, il pourra être facilement résolu.

 

Mais voilà dix mois que Tariq Ramadan a été exceptionnellement – pour lui – silencieux. Pourquoi? Et bien, qu’a-t-il à dire sur les événements d’Égypte, son pays d’origine? – quand bien même se croit-il fondé à se considérer comme européen, car il se trouve qu’il est certes né et a été élevé en Europe mais comme le fils fanatique d’un père fanatique, qui était lui-même le fils d’un grand père encore plus fanatique. Et bien, qu’a donc à dire Tariq Ramadan sur l’Égypte? Peut-il prendre le parti de cette minuscule opposition laïque et libérale, qui a si peur des Frères Musulmans? Bien sûr que non. Peut-il se faire le porte-voix de la persécution, des attaques meurtrières envers les coptes? Non, il ne le peut pas. Il ne le fera pas. Donc, il fait profil bas pour le moment.

 

Le Oxford Student devrait examiner les sources de financement de Tariq Ramadan, examiner comment il a été nommé titulaire d'une chaire à Oxford, examiner ses soi-disantes «brillantes études». Cela exigerait un travail de journalisme d’investigation de haut niveau. Mais cela en amuserait certainement plus d’un. Cela serait utile à toute la sphère académique de voir exposées au grand jour la pourriture et la corruption dues à cet argent arabe, cet argent qui n’afflue pas seulement pour construire des centres d’études islamiques dans des endroits comme Durham et Exeter, mais aussi pour que seuls y prévalent ceux qui souhaitent défendre la foi de l’islam, et éviter de subir des critiques émanant d’Arabie Saoudite, du Koweït et des Émirats – c'est-à-dire émanant des donateurs qui surveillent minutieusement qui est nommé aux postes clés de ces centres, et qui s’assurent qu’aucune voix indépendante ou critique n’y soit entendue.

 

Oui, il faudrait publier le feuilleton du «Comment Tariq Ramadan a-t-il obtenu sa chaire universitaire?» – à commencer par sa décision de quitter le monde francophone, par son faux départ aux Pays Bas, par son poste de chargé de cours au St. Antony ‘s College, et enfin ce stratagème de lui acheter une chaire, stratagème qui a si bien marché pour lui, et a fait tant de tort à l’image d’Oxford, et au moral des professeurs qui y méritaient leur nomination, et au moral de ceux qui n’ont jamais obtenu de titre de professeur mais étaient parfaitement au courant du scandale sous-jacent à la nomination de Tariq Ramadan.

 

Le scandale de ceux qui ont été admis comme étudiants a été traité comme il se doit (intéressant de noter d’ailleurs cette coutume des musulmans riches et puissants de vouloir étudier, ou faire étudier leurs enfants, autant qu’ils le peuvent dans le monde occidental – et pourtant ils ne se demandent même pas pourquoi les élites musulmanes, dans leurs propres pays riches mais misérables, cherchent tant à mettre leurs enfants dans des écoles chrétiennes ou occidentales, ou à les envoyer dans le monde occidental pour leurs études). Ici le fils Rafsanjani, là le fils Kadhafi, et encore là des dizaines de princes et princesses d’opérette – c’est si facile!

 

Mais le scandale de la nomination de Tariq Ramadan à la tête d'une chaire universitaire est d’une toute autre importance. Et il en va de même pour toutes ces manières qu’ont musulmans et non-musulmans idolâtres de l’islam de s’entraider, de s’embaucher les uns les autres, de se promouvoir les uns les autres, dans tous les départements académiques d’études islamiques ou moyen-orientales au Royaume Uni et dans tout le monde occidental.

 

Cela a été complètement dévoilé – entre autres par Martin Kramer. Mais il ne faut jamais relâcher les efforts en la matière. Pourquoi donc ne pas lancer une série d’articles, dans un grand quotidien de Londres plutôt qu’un journal d’étudiants d’Oxford, sur Tariq Ramadan et sa résistible ascension?

RACHID GHANNOUCHI FAIT L’ÉLOGE D’UN EXÉGÈTE SAOUDIEN
QUI SOUTIENT QUE LA TERRE EST PLATE

Dépêche

pointdebasculecanada.ca, 1 décembre 2011

Selon ce que rapporte le site tunisien BusinessNews.tn.com, Rachid Ghannouchi a récemment écrit un article faisant l’éloge d’Adbulaziz Ibn Baz (Ibn Baaz) (1910-1999), un exégète saoudien qui soutient que la terre est plate. L’article a été publié par le magazine saoudien Koll al Watan le 14 novembre dernier. BusinessNews.tn.com mentionne également d’autres positions défendues par Ibn Baz dans le passé. C’est cette portion de l’article qui est reproduite par Point de Bascule:

 

«On dit qu’en exil, Rached Ghannouchi aurait révisé sa stratégie, mais qu’en est-il réellement? Depuis le retour de son (leader en Tunisie), le mouvement islamiste prétend adhérer aux valeurs des libertés démocratiques et tente de se débarrasser de l’image d’épouvantail «tissée de toutes pièces», par des années d’obscurantisme et de Black-Out médiatique des deux dictatures tunisiennes.»

«Ennahdha change de ton mais peine à convaincre, ne pouvant donner, pour l’instant, aucune garantie sur sa sincérité. Et les prêches politiques de certains de ses dirigeants stigmatisant certains acquis de la Tunisie moderne et n’atténuant, en rien, les suspicions qui pèsent lourdement sur le mouvement.»

«Force est de constater que les dirigeants d’Ennahdha ne cessent de cumuler bourde après bourde et de présenter des discours pour le moins troublants et équivoques. Des dérapages dont nous retiendrons les déclarations qui ont attisé les foules, de Souad Abderrahim, indignée de voir aborder le sujet de la légalisation du statut des mères célibataires. Le discours enflammé de Hamadi Jebali en faveur de l’instauration d’un sixième califat. Les propos de Sadok Chourou, en faveur de la «charia-isation» de la constituante.»

«Ou encore, les dernières déclarations en date de Rached Ghannouchi, dans son article publié dans le magazine saoudien «Koll al Watan», en date du 14 novembre, et dans lequel il glorifie le Cheikh wahhabite «Abdulaziz Ibn Baz», ancien mufti d’Arabie Saoudite, connu pour être un salafiste des plus rétrogrades. Rached Ghannouchi va même jusqu’à déclarer que chaque musulman tunisien « était redevable au Cheikh Abdulaziz Ibn Baz».»

«Rappelons que ce cheikh, pour ceux qui l’ignorent, est un salafiste wahhabite, connu par certains pour sa grande piété, mais par d’autres par des fatwas en faveur de l’interdiction de la photographie, de la proclamation de la «rondeur de la terre» comme acte de mécréance ou encore, attestant qu’aucune personne n’a jusqu’à présent foulé le sol lunaire.»

 

La fatwa d’Ibn Baz sur la terre plate a été citée par le New York Times en 1995 et plus tard par WikiIslam: New York Times (12 février 1995): Muslim Edicts Take on New Force (Les édits musulmans prennent une nouvelle force) et WikiIslam: Le Coran et la Terre plate.

ÉGYPTE: LA VICTOIRE DES FRÈRES MUSULMANS,
LA SURPRISE SALAFISTE

Sarah Benhaïda
Cyberpresse.ca, 1 décembre 2011

 La commission électorale en Égypte publie jeudi les résultats officiels de la première phase des législatives, marquées selon les premières indications par la victoire des Frères musulmans, mais aussi la poussée des fondamentalistes sunnites du parti Al-Nour.

 

Le parti salafiste était jeudi présenté par la presse comme la véritable «surprise» de ce scrutin qui doit doter le pays d'un Parlement chargé notamment de former la commission qui rédigera la future Constitution.

 

 Ces fondamentalistes musulmans faisaient la Une du quotidien indépendant Al-Chourouq qui titrait «Al-Nour, la surprise du moment».

 

 Al-Ahram, journal gouvernemental, affirmait de son côté que «les salafistes créent la surprise en dépassant le parti «Liberté et Justice» des Frères musulmans dans plusieurs circonscriptions».

 

 Les Frères musulmans, qui sont pour la première fois en lice sous l'étiquette d'un parti politique légal, ont déjà revendiqué plus de 40% des voix dans ce scrutin marqué par une mobilisation inédite dans le pays.

 

 Ils sont suivis, selon eux, par le parti salafiste al-Nour et par les libéraux du Bloc égyptien, au coude à coude.

 

 Selon les estimations avancées par la presse, Al-Nour, fondé à Alexandrie après le soulèvement populaire de janvier-février qui a renversé Hosni Moubarak, obtiendrait 20% des voix dans cette première étape de législatives prévues sur quatre mois.

 

 Avant les résultats officiels attendus vendredi, les Frères musulmans ont réclamé que la principale force du Parlement soit chargée de former le prochain gouvernement en Égypte, où l'armée est aux commandes depuis la chute de M. Moubarak. (…)

LES MODÉRÉS FRÈRES MUSULMANS
APPELLENT À LA DESTRUCTION DE
“L’ANTÉCHRIST ET DE SON ARMÉE DE JUIFS”

David Ouellette
davidouellette.wordpress.com, 26 novembre 2011

“La question de Jérusalem demeurera au coeur de l’Oumma (nation islamique) jusqu’à ce que Dieu élimine la puissance raciste d’occupation et que même le dernier de cette Oumma combatte l’Antéchrist et son armée de Juifs”, écrit Abdul Rahman al-Barr, membre du Conseil de direction des Frères musulmans d’Égypte, sur le site web officiel de langue arabe du mouvement islamiste Ikwanonline.com, avant de poursuivre avec une hadith (dire de Mahomet) que l’on retrouve aussi dans la charte génocidaire du Hamas: “Abdullah Ibn Umar a relaté que le messager d’Allah, que la paix soit avec lui, a dit: ‘Vous combattrez les juifs jusqu’à ce que l’un deux se cache derrière un rocher et que le rocher dise: ‘O esclave d’Allah, il y a un Juif derrière moi, tue-le.”.

 

Ne cherchez pas cette sincère profession de foi antijuive sur le site de langue anglaise des Frères, où la confrérie islamiste se présente comme d’authentiques et modérés démocrates pour le bénéfice de journalistes et autres “experts” naïfs.