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AGRESSION ISLAMISTE : LE CANADA SAUVE L’HONNEUR DU MONDE OCCIDENTAL

 

 

 

 

LE CANADA SAUVE L’HONNEUR
DU MONDE OCCIDENTAL

Guy Millière

menapress.org, 16 septembre 2012

 

Nous assistons présentement à l’implosion généralisée du monde musulman, à un isolement croissant d’Israël face à ses ennemis, soigneusement orchestré par l’administration Obama, et à un déferlement de lâcheté dans l’ensemble du monde occidental.

 

Un monde où les grands media voudraient faire croire que tout cela vient, d’une part, de l’intransigeance belliciste de Binyamin Netanyahu et, d’autre part, d’une vidéo antimusulmane mise en ligne sur Youtube au mois de juillet dernier. 

 

Comme si les dirigeants iraniens n’avançaient pas effectivement vers l’arme atomique, et comme si la rage islamique avait besoin de prétextes, disponibles sur Internet depuis longtemps, pour tuer.

 

Le gouvernement canadien, en prenant, la semaine dernière, la décision de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, a illustré, face à ce contexte absolument navrant, ce que pouvait être la voie du courage et de la dignité. Elle est en cela importante, et pourrait engendrer des effets et des conséquences.
 

De fait, les arguments avancés par le Canada pour prendre cette décision sont, en soi,

difficiles à contourner. La déclaration de John Baird, chef de la diplomatie canadienne, accuse explicitement l’Iran de financer le terrorisme islamique international.

 

Baird précise qu’il n’est pas possible de prétendre lutter efficacement contre ce fléau tout en abritant l’ambassade d’un régime qui le finance ; avec, parmi ses cadres, des gens bénéficiant de l’immunité diplomatique pouvant, dans ces conditions, entretenir des liens avec des entités terroristes.
 
La question du maintien de relations diplomatiques entre les autres pays occidentaux et le régime en place à Téhéran peut être posée bien plus explicitement : le raisonnement du Canada ne devrait-il pas valoir pour tous les Etats civilisés ? Comment des gouvernements de pays qui affirment lutter contre le terrorisme peuvent-ils justifier la présence sur leur sol d’ambassades d’un pays concourant au terrorisme islamique mondial ? Et celle de personnes travaillant pour ce régime ?
 
Le maintien de relations diplomatiques avec tout Etat pratiquant la complaisance vis-à-vis du terrorisme, ou avec toute entité contribuant à ce dernier, soulève une autre question. Au minimum, vraiment au minimum, des pays qui affirment lutter contre le terrorisme devraient user de la diplomatie pour signifier, de manière claire, nette et abrupte, ce qu’ils refusent.

 

Les arguments fournis par le gouvernement canadien peuvent servir de base pour que des journalistes authentiques interrogent à ce sujet les dirigeants des pays concernés, et ne se contentent plus de réponses évasives. On peut, bien sûr, se demander s’il existe encore de tels journalistes. Au vu de la lâcheté susdite, l’on peut en douter. La balle est dans leur camp [et elle le restera. Ndlr.].

 

De fait, encore, la décision des responsables du pays à la feuille d’érable montre qu’Israël n’est pas, malgré les efforts de l’administration Obama, totalement isolé sur la scène internationale, et que les inquiétudes légitimes du gouvernement hébreu et de Binyamin Netanyahu concernant le danger constitué par le régime iranien et le terrorisme islamique rencontrent quelques oreilles attentives.
 
John Baird ne parle pas, dans sa décision, de la quête de l’arme nucléaire par les Perses : en mettant l’accent sur le terrorisme, il insiste sur ce qui rend absolument inacceptable l’accession du régime iranien à l’arme nucléaire. Non seulement un Iran nucléaire constituerait un danger pour Israël et une déstabilisation régionale majeure, mais la dictature chiite pourrait, de plus, fournir des matériaux radioactifs à des groupes terroristes, permettant ainsi à ceux-ci de réaliser des attentats avec « bombes sales ».
 
Comme ne cesse de le répéter Jérusalem, l’acquisition par l’Iran de la bombe atomique, et la mise à disposition du nucléaire au service du terrorisme islamique, constituent des menaces majeures et planétaires, que le monde occidental dans son ensemble ne peut pas se permettre de prendre à la légère.

 

Peut-on se contenter de sanctions, même renforcées, face au régime iranien, sans pour autant sous-estimer la menace ? L’Occident peut-il se limiter à mener des négociations, dont il est absolument évident qu’elles ne servent qu’à permettre au régime iranien de gagner du temps ? Les Etats développés peuvent-ils prétendre indéfiniment que la menace pesant sur Israël ne les concerne pas eux aussi, et très directement ? Peuvent-ils faire comme s’ils ne voyaient pas la conjugaison du nucléaire iranien avec le terrorisme islamique ?
 
Là encore, de « vrais » journalistes devraient interroger les dirigeants des pays concernés et ne pas se contenter des réponses qu’ils leur soumettent habituellement.

 

Enfin, s’il est un pays où la décision du Canada de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran pourrait avoir un impact, c’est bien son voisin immédiat. Les Etats-Unis se trouvent au milieu d’une campagne électorale, qui conduira, le 6 novembre prochain, à la réélection ou à la non-réélection de Barack Obama. Le score s’annonce très serré.
 
Israël, je l’ai déjà écrit, représente l’un des enjeux de la campagne, car les positions de Mitt Romney et de son adversaire sur le sujet sont éloignées à l’extrême. Des observateurs, à Washington, soupçonnent même le président-candidat – avec de très bonnes raisons à cela – d’être prêt, après avoir isolé Israël, à sacrifier ce dernier sur l’autel de relations plus apaisées avec un monde musulman basculant, frénétiquement, vers l’islam radical.

 

L’Iran constitue aussi l’un des enjeux de la campagne. Obama peut-il feindre indéfiniment de ne pas discerner tout à la fois le clair et présent danger constitué par l’accession du régime iranien à la bombe nucléaire et par le rôle actif de l’Iran dans le terrorisme planétaire ? Peut-il se contenter des réponses affligeantes de simplisme qu’il apporte actuellement à l’éruption de rage islamique ?
 
Le président des Etats-Unis est le Commander-in-chief (commandant en chef des armées) ; l’une de ses missions essentielles consiste à veiller à la sécurité du pays. Si j’étais Mitt Romney, je mettrais plus nettement encore Obama au pied du mur, concernant Israël comme concernant l’Iran, le nucléaire, le terrorisme, la rage islamique, et je lui demanderais si ce qu’ont décidé les responsables canadiens ne pourrait pas inciter le gouvernement US à adopter une posture plus précise et plus déterminée sur ces points.

 

Barack Obama ne peut plus arguer que l’ensemble du monde occidental tient des positions aussi ambiguës que les siennes aujourd’hui, car l’un de ces pays, qui plus est son allié traditionnel le plus proche et le plus fidèle, est sorti très explicitement de l’ambiguïté.

 

L’AVENIR DE JÉRUSALEM
DANS LA POLITIQUE AMÉRICAINE

Dore Gold
Le Cape de Jérusalem, 19 septembre 2012

 

La modification in extremis du programme  démocrate américain sur la question de Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël soulève des interrogations sur le traitement du sujet au fil des années.
 
Récemment les projecteurs ont été braqués sur la convention du parti démocrate réunie à Charlotte en Caroline du nord. Contrairement aux   trois programmes présidentiels précédents, la question de Jérusalem comme capitale d’Israël a été omise délibérément. Tandis que le sénateur Newyorkais, Charles Schoumer, critiquait cette omission, d’autres responsables du parti déclaraient qu’il s’agissait simplement   »d’une erreur technique »… En fin de compte, la charte démocrate a été rectifiée suite aux consignes du président Barak Obama, critiqué sévèrement et mis sur la sellette par le candidat républicain Mitt Romney.

 

S’agit-il vraiment d’un oubli? D’une erreur technique? Car comment expliquer que la modification a suscité tant de divergences au sein du parti démocrate et pourquoi fallait-il avoir l’approbation de toute l’Assemblée par trois votes consécutifs pour pouvoir obtenir la majorité des deux tiers nécessaires.  Cela s’est passé en direct, et les caméras de télévision ont zoomé sur  l’un des délégués manifestant sa colère et portant une chemise sur laquelle était inscrite une inscription en arabe…
 
Aucun journaliste n’a posé la question fondamentale: pourquoi le parti démocrate a modifié le texte de l’article sur le statut de Jérusalem; Pensaient-ils que la question n’aurait-elle pas d’impact durant la campagne et qu’en fait certains gouvernements israéliens étaient même prêts à diviser la ville dans le cadre d’un règlement définitif.
 
En réalité nous constatons au fil des ans une certaine érosion de la part des Etats Unis concernant leur position sur l’avenir de Jérusalem et cela concerne les deux grands partis. Les vétérans du parti démocrate n’étaient-ils pas conscients de la situation?  Ne savaient-ils pas que la question de Jérusalem avait déjà affecté significativement la campagne électorale de Jimmy Carter alors qu’il briguait un deuxième mandat?  Rappelons les faits: le 1er mars 1980, le Conseil de Sécurité de l’ONU  approuve la résolution 465. Celle-ci condamnait fermement la construction des implantations et avait appelé à les démanteler en se référant bizarrement sur les nouveaux quartiers juifs construits à Jérusalem. Contrairement au traditionnel veto des Etats- Unis,  l’ambassadeur américain à l’ONU, Donald McHenry, avait approuvé cette résolution, ce qui provoqua une tempête politique aux Etats Unis…En dépit des explications « techniques » de l’administration américaine sur les différents projets de proposition avant le vote, la communauté juive n’a pu oublier ce revers concernant la question de Jérusalem au Conseil de sécurité, et ainsi lors des élections présidentielles c’est bien le candidat du parti républicain, Ronald Reagan, qui remporta la victoire. Jimmy Carter avait obtenu le taux le plus bas des voix juives en comparaison aux autres candidats démocrates. Le message de la communauté  juive sur l’importance de Jérusalem fut sans équivoque et bien clair.
 
Certes, la campagne présidentielle actuelle n’est pas celle de 1980, et pourtant selon des sondages dirigés par Marvin Warbitt pour le compte du Comité juif américain –(AIC) à la question sempiternelle:
 
« Dans le cadre d’un règlement permanent avec les Palestiniens, pensez-vous qu’Israël  se contenterait de Jérusalem ville unifiée sous souveraineté israélienne? » En 2001, 44% avaient répondu favorablement pour un nouveau partage de Jérusalem contre 50% qui se sont opposés. En 2010, seulement 35% ont répondu favorablement à la question du partage de Jérusalem tandis que  60% se sont opposés farouchement à tout compromis. Ces résultats révèlent que Jérusalem unifiée demeure importante dans les esprits des Juifs américains et que « Jérusalem unifiée » a toujours obtenu le soutien traditionnel des  démocrates comme des républicains. La fameuse loi exigeant que l’ambassade des Etats-Unis soit transférée à Jérusalem reconnaissant  ainsi l’unité de Jérusalem capitale de l’Etat juif sous souveraineté israélienne  a été présentée en 1990 au Congrès conjointement par les chefs des deux grands Partis, démocrate et républicain.
 
Dans ce contexte, Il est fort important que l’administration actuelle et le parti démocrate se souviennent du passé et du soutien inconditionnel des deux partis sur l’avenir du statut de Jérusalem. Dans l’espoir que les « erreurs » commises lors de la dernière convention démocrate ne se répèteront plus jamais.

 

UNE AUTRE AGRESSION ISLAMISTE,

UN AUTRE RECUL HUMILIANT OCCIDENTAL
Daniel Pipes
The Boston Herald, 13 septembre 2012
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

Les attaques de mardi contre les missions américaines au Caire et à Benghazi s'inscrivent dans un schéma familier d'intimidations islamistes et d'apaisement de l'Occident qui remontent à l'affaire Salman Rushdie en 1989. La réponse veule [* littéralement "supine" qui vient du latin supinus, couché sur le dos (NDLT)] de l'administration Obama à l'assassinat des diplomates américains augmente la probabilité d'autres agressions de ce genre.

 

La crise Rushdie a éclaté soudainement quand le chef de l'Iran, l'ayatollah Khomeiny, a émis une condamnation à mort d'un romancier pour avoir écrit un roman réaliste magique, Les Versets sataniques, déclarant que le livre était "contre l'Islam, le Prophète et le Coran." Cet incident a été suivi par une longue liste d'agressions similaires – concernant une frise sculptée du prophète Mahomet , la frise de la cour suprême des USA en 1997, un dirigeant évangélique américain Jerry Falwell en 2002, Newsweek en 2005, les caricatures danoises en 2006, le pape Benoît XVI également en 2006, le prédicateur de Floride Terry Jones en 2010, et les soldats américains en Afghanistan au début de 2012. Dans chacun de ces cas, ce qui est perçu comme insulte à l'islam conduit à des actes de violence, parfois contre les Occidentaux mais le plus souvent parmi les musulmans eux-mêmes.
 
En effet, l'incident de 2010 a causé quelque 19 morts en Afghanistan, ce qui incite David Goldman, alors au magazine First Things, à observer qu' «un fou ayant une allumette et une copie du Coran peut faire plus de dégâts dans le monde musulman qu'un bus rempli de kamikazes pour des attentats-suicide….». Quelle est la valeur monétaire des dégâts causés par une édition de poche usagée du Coran? " Goldman a spéculé sur la façon dont les services de renseignement pourraient s'inspirer de Jones et, pour quelques dollars, semer l'anarchie généralisée.
 
Jusqu'à présent, le spasme de violence de 2012 a donné lieu à quatre morts américains, avec plus peut-être qui vont suivre. Jones (avec sa "journée internationale du jugement de Mahomet" ) et Sam Bacile (qui peut-être n'existe pas, mais est accusé d'avoir créé la vidéo anti-islamique qui a principalement inspiré cette violence de ce 11 septembre 2012) peuvent non seulement causer des décès à volonté, mais ils peuvent aussi mettre des bâtons dans les roues des relations américano-égyptiennes et même devenir un critère déterminant dans une élection présidentielle américaine.

 

Quant au gouvernement Obama: en agissant avec son [désir d']apaisement et son mode apologétique habituels, il a fait retomber la faute sur les critiques envers l'islam. "L'ambassade des Etats-Unis au Caire condamne les efforts continus déployés par des individus malavisés pour heurter les convictions religieuses des musulmans …. Nous rejetons fermement les actions commises par ceux qui abusent du droit universel à la liberté d'expression pour blesser les convictions religieuses d'autrui." La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ("Les Etats-Unis déplorent tout effort en vue de dénigrer les croyances religieuses d'autrui») et Barack Obama («les États-Unis rejettent les efforts visant à dénigrer les croyances religieuses d'autrui») ont confirmé le mouvement de [lâche] recul initial.
 
Le candidat présidentiel républicain Mitt Romney à juste titre a rétorqué que «C'est scandaleux que la première réponse de l'administration Obama ne fut pas de condamner les attaques effectuées contre nos missions diplomatiques, mais de sympathiser avec ceux qui ont mené les attaques." Cet argument a des implications très importantes, non pas tant pour les élections (l'Iran est la question clé de politique étrangère là) mais parce qu'une telle faiblesse incite les islamistes à attaquer à nouveau, à la fois pour faire cesser définitivement la critique de l'islam et imposer un aspect de la charia, ou loi islamique, à l'occident.
 
Terry Jones, Sam Bacile et leurs imitateurs futurs savent comment aiguillonner les musulmans pour les pousser à la violence, embarrasser les gouvernements occidentaux, et faire bouger l'histoire. En réponse, les islamistes savent exploiter Jones, et les autres. Le seul moyen d'arrêter ce cycle est pour les gouvernements de se tenir fermement à ce principe: «Les citoyens ont la liberté d'expression, ce qui implique notamment le droit d'insulter et de gêner. Les autorités protègeront ce droit. Les musulmans ne jouissent pas de privilèges spéciaux, mais sont soumis aux mêmes règles de liberté de parole que tout le monde. Laissez-nous tranquilles. "

LA VICTOIRE DE HOLLANDE : INDICATIF D’UN CHANGEMENT CIVILISATIONNEL EN OCCIDENT?

HOLLANDE SERA-T-IL L'OBLIGÉ DE SON ÉLECTORAT MUSULMAN?

Ivan Rioufol
upjif.org, 9  Mai 2012

François Hollande a été notamment élu grâce aux voix des musulmans. Il aurait obtenu 93% des suffrages des votants, selon un sondage OpinionWay publié mardi par Le Figaro. Un sondage TNS Sofres évalue ce pourcentage à 85%. Toujours selon OpinionWay, les catholiques se seraient, eux, portés sur Nicolas Sarkozy à 73% pour les pratiquants réguliers et à 51% pour les non pratiquants. Musulmans et catholiques partageant un même conservatisme lié aux mœurs, à la famille, à la filiation, ce ne sont donc pas les perspectives d’un mariage homosexuel ni d’une euthanasie légalisée qui expliquent cette spectaculaire adhésion au président nouvellement élu. La clé de ce vote doit être recherchée ailleurs, dans les signaux envoyés par le PS en direction d’une communauté attachée à son particularisme culturel. Reste à savoir si cette politique d’accommodements et de connivences, qui n’est pas clairement assumée par un président qui dit vouloir lutter contre le communautarisme, ne risque pas de consolider le multiculturalisme et ses repliements, ces freins à l’intégration. Personnellement, je le redoute.

Les résultats obtenus par Hollande répondent aux vœux du groupe de réflexion socialiste Terra Nova. Ce think tank a publié, le 9 mars 2011, une étude intitulée : "Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane". Ce document a l’honnêteté de reconnaître "la mutation profonde et rapide de l’identité de la France" du fait de l’immigration musulmane. Mais de ce constat, Terra Nova estime que "l’intérêt général du pays" est d’accompagner cette mutation en faisant émerger une "puissante citoyenneté musulmane" afin que les musulmans deviennent "acteurs du changement", notamment grâce à l’encouragement au vote. Dans un texte ultérieur intitulé : "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?", Terra Nova a même proposé aux socialistes d’abandonner la classe ouvrière et populaire, jugée désormais acquise à la droite, au profit de la "France de demain" constituée par les femmes, les jeunes et les minorités des cités, soit un potentiel évalué entre 10 à 15 millions d’électeurs. C’est cette stratégie, pourtant dénoncée officiellement par le PS, qui a produit ses effets attendus. Hollande tiendrait-il un double discours ?

 En tout cas, ces nouveaux soutiens n’ont pas tardé à se rappeler au bon souvenir du nouveau président de la République. Dès mardi, le collectif AC le Feu, qui s’est fortement impliqué pour inciter les habitants des cités  à se rendre aux urnes, a réclamé immédiatement une "bouffée d‘oxygène". "Le nouveau chef de l’État devra envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire", écrit le collectif basé en Seine-Saint-Denis : un département où Hollande a fait mieux (65,32%) que dans son fief de Corrèze. Le même jour, le président algérien Abdelaziz  Bouteflika  a estimé que "seule une lecture objective de l’histoire" permettra à la France  et à l’Algérie "de transcender les séquelles du passé douloureux", ouvrant la voie à une énième repentance unilatérale. Hollande saura-t-il ne pas être l’obligé de cet important électorat ?

 RÉFLEXION SUR LE REGARD DE LA FRANCE PORTÉ SUR ISRAËL

Victor Perez

juif.org, 9 Mai 2012

Les ténors du Parti Socialiste ont tous nié, avant le second tour des présidentielles, que les imams de centaines de mosquées, ou encore le théologien Tarik Ramadan aient appelé à voter François Hollande. Au soir de sa victoire les drapeaux de l'Algérie, de Tunisie, du Maroc, d'Égypte, du Liban, ou encore de la « Palestine » ont flotté sur la place de la Bastille. Le drapeau français était, quant à lui, quasi absent. Intrigués, les journalistes de Khouspa Tv ont filmé ce qu'en pensent quelques jeunes militants sur place. Ils obtinrent quatre minutes de stupidités sur le conflit proche-oriental, d'accusations mensongères et de haine pure. Un anti-israélisme primaire partagé à n'en pas douter par un très grand nombre de français. Ce qui impose à tout quidam curieux un certain questionnement.
Comment en 2012, en France la Patrie des droits de l'homme, de telles idées nauséeuses peuvent êtres aussi répandues ?…

Le principal associé du PS, le Front de Gauche, préconise déjà des pressions commerciales, une suspension de l'accord d'association UE-Israël, et l'établissement de listes noires des entreprises israéliennes, françaises et européennes qui auraient un quelconque intérêt économique dans la « colonisation ». Listes établies dans l'objectif de les boycotter et les sanctionner.

Dialoguer ou tenir compte des besoins spécifiques d'Israël ? Quelle idée ! L'os de cette politique écœurante est que le deuxième belligérant est quant à lui systématiquement excusé si ce n'est pardonné. L'assassinat de civils Juifs, l'éducation à l'antisémitisme dans les écoles ou le refus de reconnaître le droit d'existence de l'État d'Israélien tant qu'état du peuple juif ne dérangent nullement les ??bonnes'? consciences françaises quelles soient, intellectuelles, politiques ou médiatiques. Position partisane qui autorise la pensée manichéenne et la mise à l'index de l'état juif par la collectivité.

Faut-il, après cela, s'étonner que la jeunesse soit inculte et haineuse ? Qu'elle descende manifester bruyamment dès que l'occasion se présente en scandant des slogans délégitimant et déshonorant l'état juif ? Que les politiques récupèrent ce mécontentement à leurs seuls profits en poursuivant et amplifiant leur condamnation systématique de « l'entité sioniste » ? Ou encore que les médias tenus par leur idéologie et la fidélité à leur clientèle éduquée à l'anti-israélisme reproduisent aussitôt en les développant les blâmes portés.

Bien sûr que non ! Ainsi la boucle est bouclée et l'espoir d'une marche arrière réduit à rien. Constat qui confirme un avenir sombre pour la France ainsi que pour la communauté juive qui y habite toujours.

FRANÇOIS HOLLANDE, INCH ALLAH
Guy Millière
dreuz.info, 9mai 2012

On parle et on parlera beaucoup encore dans les jours qui viennent des mutations politiques en cours. Un Président de la république s’en va et un autre le remplace. Des élections législatives auront lieu eu juin. On parle et on parlera beaucoup de politique politicienne : qui va s’allier avec qui, et qui peut gagner, ou perdre.
    On parlera de la situation économique du pays et de celle de l’Europe, mais en évitant de trop insister sur les sujets qui fâchent, tels l’endettement catastrophique du pays et les situations de banqueroute qui devraient s’ajouter les unes aux autres, dans un effondrement qui ressemblera, dans quelques mois, à celui d’un château de cartes. 
    On ne parlera pas de sujets pourtant tout aussi essentiels, voire davantage. La France, comme d’autres pays d’Europe, est en train de changer de civilisation. Le changement s’est trouvé enclenché bien plus tôt. Il se poursuit et s’accentue, et avec l’élection de François Hollande, et l’élection vraisemblable d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale dans les semaines à venir, ce changement va connaître une accélération difficilement réversible. 
    Ce changement a reposé depuis longtemps sur une destruction patiente des rouages économiques. La captation par le gouvernement de la richesse produite a augmenté au fil des années. Un nombre croissant d’entreprises ont été placées sous tutelle et en situation de dépendance par le biais de l’économie administrée jusqu’à ce que l’idée de liberté d’entreprendre soit asphyxiée. Un nombre croissant de gens ont été placés eux-mêmes en situation de dépendance par rapport au gouvernement : l’augmentation du nombre des fonctionnaires est allé de pair avec l’augmentation du nombre des chômeurs et des pauvres et avec la démultiplication des allocations versées aux chômeurs et aux pauvres. Comme les engrenages mis en place ont coûté de plus en plus cher et ont fini par coûter si cher qu’il n’a plus semblé possible de taxer beaucoup plus les strates encore actives et dynamiques, et comme les membres des strates encore actives et dynamiques ont commencé à prendre le chemin de l’exil, il a été décidé de recourir à l’endettement qui, lui-même est en train d’atteindre ses limites.
    Ce changement a reposé sur une destruction patiente de la logique et sur une délégitimation graduelle de ce qui a fait la fécondité du monde occidental. Les institutions d’enseignement ont diffusé au fil des ans des discours relativistes suggérant que tout vaut tout, qu’il n’y a plus ni bien ni mal, ni fécondité ni stérilité, que le capitalisme et le libre marché sont délétères, que le développement est destructeur, que l’être humain est une créature polluante, que l’État est bienveillant et doit disséminer une « justice sociale », que les droits fondamentaux sont des droits créances signifiant que chacun a le droit de tendre la main aux fins que le gouvernement distribue. La culture subventionnée a prolongé la destruction et la délégitimation venue des institutions d’enseignement. Les grands médias ont fait le reste.
    Ce changement a reposé sur une dissémination d’éléments de détestation vis-à-vis de la civilisation occidentale elle-même ou, tout au moins, vis-à-vis de ce qui dans la civilisation occidentale était porteur de fécondité. L’Occident a été accusé pour la colonisation, et seul l’Occident semble s’être rendu coupable de quelque chose: les empires non occidentaux ont été totalement exonérés. L’Occident a été accusé pour l’esclavage (ne parlez surtout pas d’esclavage africain ou d’esclavage musulman !), pour le « pillage » des richesses de la terre, pour « l’impérialisme » qu’il est censé avoir pratiqué, pour le racisme qui est censé avoir été son apanage, pour l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation de la nature par l’homme, et que sais-je encore.
     L’Occident a été accusé pour le nazisme et le fascisme, dont on a oublié au passage qu’ils ont été des excroissances monstrueuses du socialisme. Des pays occidentaux ont été les heureux bénéficiaires de doses de haine nettement plus intenses : les États-Unis, qui sont un pays abominable, sauf lorsqu’ils portent à la présidence un métis anti-américain d’extrême gauche. Israël, qui est aussi un pays abominable, sauf quand des Israéliens expliquent eux-mêmes qu’ils détestent Israël ou disent qu’ils voient dans des terroristes antisémites des gens désespérés en raison des crimes commis par Israël. 
    Ce changement, au nom de la lutte contre la xénophobie, est passé par la nébulisation dans l’atmosphère d’une xénophilie effrénée qui fait que tout discours sur l’identité nationale tenu par un occidental est décrété abominable, mais que tout discours sur l’identité nationale tenu par un non occidental est décrété admirable, ou que les critiques les plus viles du christianisme sont considérés comme courageuses et nécessaires alors que les critiques vis-à-vis de l’islam sont considérées comme infâmes et racistes vis-à-vis des membres de la race musulmane, inventée pour l’occasion.
    Nous sommes face au résultat. La victoire de François Hollande est celle d’un assemblage de gens qui ne comprennent plus comment la richesse se crée, ce que c’est que le droit, que la richesse n’est pas une substance qu’on peut prélever indéfiniment pour la donner à d’autres. Elle est celle d’un assemblage de gens qui n’ont plus de repères moraux et civilisationnels, et qui ne comprendront vraisemblablement rien quand l’effondrement généralisé de l’Europe viendra.
    Elle est celle des dogmes hétéroclites, simplistes et suicidaires de la gauche. Elle est celle aussi de ce qui a été le grand absent des débats entre les deux tours de l’élection présidentielle et qui restera sans doute le grand absent des débats qui précéderont les élections législatives : l’islam. Oui.
   Les dogmes de la gauche se sont faits les compagnons de route de l’islam en France. Au nom de la tolérance et de l’anti-racisme, ils entendent interdire qu’on évoque le totalitarisme islamique en train d’incendier tout le monde musulman, de l’Afghanistan à la Syrie, de la Turquie au Maroc, en passant par l’Égypte. Ils entendent imposer le silence face à l’extermination des Chrétiens en terres musulmanes et à l’antisémitisme virulent qui monte partout où règne la parole coranique.
    Au nom de la tolérance et de l’anti-racisme, ils entendent tout faire pour que ne soient pas évoquées les banlieues de l’islam, et l’existence en France et ailleurs en Europe d’un islam radical, intolérant, antisémite, anti-occidental.
   Au nom de la liberté de parole et des valeurs de la société ouverte, je dis qu’il faut évoquer le totalitarisme islamique qui monte à nos portes et qui a déjà, souvent, franchi la porte. Je dis qu’il faut parler de l’extermination des chrétiens en terre d’islam, de l’antisémitisme musulman, des banlieues de l’islam, de l’antisémitisme musulman et de l’existence de l’islam radical en France et ailleurs en Europe.
   C’est pour évoquer ces sujets que j’ai écrit, avec Daniel Pipes, un livre bref, et, je pense, indispensable en ces temps troublés. Il s’appelle Face à l’islam radical*. Il a été écrit pour poser les questions qui s’imposent, et pour proposer des réponses. La France, comme d’autres pays d’Europe, est en train de changer de civilisation, disais-je. Il est extrêmement tard pour aller contre le courant. Je veux de toutes mes forces penser qu’il n’est pas trop tard.
   Le soir du 6 mai, place de la Bastille, les drapeaux de tous les pays du dar el islam flottaient, triomphalement, accompagnés de drapeaux rouges ornés de la faucille et du marteau. Les drapeaux français étaient encore tolérés. Quelques drapeaux du mouvement gay étaient visibles : le mouvement gay est toléré, provisoirement, en ce qu’il détruit de l’intérieur la civilisation exécrée par l’islam. Je n’imagine pas que des drapeaux israéliens ou américains auraient eu leur place, sinon pour être brûlés ou piétinés.
   Dans les jours qui ont précédé le 6 mai, une vidéo a été mise en circulation sur le net, appelée 24 H avec FH. On y entend plusieurs fois : François Hollande Inch Allah. Ce n’est pas un hasard. Le vote du 6 mai n’a pas été seulement cela, mais il a été aussi cela : un vote François Hollande Inch Allah. La musique d’accompagnement n’est pas très Inch Allah : elle fait partie aussi de ce qui détruit de l’intérieur la civilisation exécrée par l’islam. C’est un rap de Kanye West, artiste noir gauchiste américain. Il y est question de « putes », d’alcool, de drogue et de « mother fuckers ». François Hollande Mother Fucker aurait été moins porteur sans doute que François Hollande Inch Allah.
   Daniel Pipes pense, comme moi, que rien n’est inéluctable. Nous expliquons dans Face à l’islam radical que rien n’est inéluctable, non, et nous expliquons ce qui se joue. Nous disons aussi qu’il est très tard pour réagir. Vraiment très tard.

 LES PERDANTS DE L’ACCORD LIKOUD-KADIMA

Gilles Finzi
guysen.com, 9  Mai 2012

Le coup d’éclat politique de Benyamin Netanyahou ce mardi 9 mai, aura eu le mérite d’apaiser les inquiétudes au sein de plusieurs partis. En formant la plus large coalition de l’Histoire de l’Etat d’Israël, en unissant Likoud et Kadima, le Premier ministre israélien a évité une périlleuse redistribution des cartes lors d’élections anticipées qui s’annonçaient pour début septembre.

Si c’est Kadima, qui semble avoir été sauvé d’un naufrage certain, qui sort avec le Likoud grand gagnant de la manœuvre, d’autres partis n’ont pas eu d'autre choix que de se résoudre à l’accord qui maintient l’actuelle Knesset, a priori, jusque fin 2013.
Tous les regards se tournent bien sûr vers deux partis, qui jusqu’ici pouvaient se targuer de faire la pluie et le beau temps au sein du gouvernement : Shass, et Israël Beitenou.
Avec le poids nouveau des 28 députés de Kadima, ils ne pourront plus menacer de faire tomber la coalition. Benyamin Netanyahou réduit ainsi sa dépendance à l’égard de partenaires certes conciliants mais exigeants.

Désormais hors de position de faire pression, ces deux partis de droite s’estiment du coup heureux de conserver des postes ministériels, alors que les sondages leur prédisaient, à eux aussi, la perte de plusieurs sièges à la Knesset. Même constat pour Yahadout HaTorah, sans parler d’un Ehoud Barak, dont le poids de son micro-parti Atsmaouth, est insignifiant.

Pour Benyamin Netanyahou en revanche, il s’agit d’une démonstration de force. Au plus haut dans les sondages, et plébiscité pour son action et son aura par les Israéliens, le Chef du gouvernement voit son influence on ne peut plus renforcée. Il contrôle plus que jamais la coalition, et ne craint pas l’éventualité d’élections anticipées si le nouveau Gouvernement s’avérait instable.

La stabilité, c’est d’ailleurs le mot d’ordre, de Benyamin Netanyahou. Il affirme avoir mis sur pied cette nouvelle équipe, pour doter Israël d’une assise ferme, face aux défis en tous genres qui l’attendent.

Shaoul Mofaz, de son côté, assure la survie politique au moins provisoire de Kadima, un parti dont il vient de prendre le leadership à Tsipi Livni, et obtient une place au sein du très stratégique cabinet restreint de sécurité. De quoi faire dire à certains que l’arrivée de cet ancien Chef d’État-Major de Tsahal renforce le sentiment d’imminence d’une importante opération, comme par exemple une intervention en Iran.

Autres grands perdants du deal, les travaillistes, qui espéraient gagner des sièges à la Knesset, en cas d’élections anticipées et qui se retrouvent de facto à la tête d’une mini-opposition en lambeaux. Mais aussi le tout nouveau mouvement de Yaïr Lapid, contraint d’attendre 1 an et demi dans l’opposition, sans le moindre député, de quoi diluer nettement l’effet « nouveauté » lors du prochain scrutin.

Une chose est sûre : c’est une leçon de réalisme politique que vient d’infliger Benyamin Netanyahou à tous ses adversaires.

SOCIÉTÉ ALLEMANDE:

"VOUS ÊTES UNE VRAIE JUIVE, MENTEUSE ET TRICHEUSE"

Philosémistisme, 7  Mai 2012

Une société allemande a présenté des excuses à une cliente en Israël pour l'envoi d'un email antisémite suite à un différend commercial. (Jerusalem Post)

Lars Adler, co-propriétaire de Hoff-Interieur, un fabricant basé à Nuremberg, s'est excusé pour un email envoyé à partir du compte de son entreprise à Eti Doron, qui tient un magasin de jouets à Tel Aviv.  L'email disait que les Juifs sont une maladie et faisait l'éloge de l'écrivain Günter Grass qui a accusé Israël d'être une menace pour la paix mondiale.

Lars Adler a déclaré que le message injurieux a été envoyé, à son insu lorsqu'il était à l'étranger, par son père, M. Walter Adler, le fondateur à la retraite de l'entreprise.

"Veuillez noter que nous regrettons sincèrement l'affront fait à Mme Doron, à sa religion et à votre peuple.  Nous sommes des personnes libérales, cosmopolites, ouvertes et commerçons avec le monde entier depuis de nombreuses années", a-t-il écrit au Jérusalem Post.

M. Adler a déclaré que son père, âgé de 75 ans, n'était plus impliqué dans la gestion de l'entreprise car les médecins avaient diagnostiqué il y a cinq ans qu'il souffrait d'une maladie mentale.

La semaine dernière Eti Doron a montré au JPost le message haineux que lui avait adressé Hoff-Interieur suite à l'annulation d'une transaction d'une valeur de 600 euros.

"Nous voyons que vous avez décidé d'être une vraie Juive, non seulement une menteuse mais aussi une tricheuse.  Votre comportement abominable nous a causé une grosse perte. Nous devons nous rappeler ce qui fut un aphorisme pendant des centaines d'années en Europe, que certaines personnes de votre origine sont la pestilence-la peste pour l'être humain. Nous n'avons jamais cru que c'était vrai, mais vous avez confirmé que c'est bien vrai."

GLICK: «LA RÉBELLION ADOLESCENTE D’ISRAËL EST TERMINÉE», LE LEADER DU HAMAS EST ÉGYPTIEN, DIEUDONNÉ L’IMBÉCILE ET KARDASHIAN LA «BOMBE» IRANIENNE

Le post-sionisme des années 1990
Caroline B. Glick
Jpost.com, 1 Mai 2012
Adaptation française: Sentinelle 5772 ©

La politique des portes ouvertes aux radicaux israéliens était défendable dans les années 1990 quand une fraction significative du public israélien les soutenait. Vous pouvez en apprendre beaucoup sur la santé d’une nation en observant comment il célèbre ses fêtes nationales. Dans le cas d’Israël, comparez la façon dont nous avons célébré notre 50ème anniversaire de l’indépendance en 1998 aux célébrations d’aujourd’hui.

 

Pendant les années 1990, l’élite d’Israël se mettait en vacances de la réalité et de l’histoire et entraînait une grande part du public avec elle. Le ministre des affaires étrangères d’alors, Shimon Peres, déclarait que l’histoire était consommée. Les prétendus «Nouveaux Historiens» fouillant dans le placard de David Ben Gourion à la recherche de squelettes, étaient le chic du monde universitaire. Des radicaux comme Yossi Beilin, Shulamit Aloni et Avrum Burg dictaient leur politique au gouvernement.

Les media, l’establishment des loisirs et le ministère de l’éducation adoptaient et faisaient massivement la promotion des pièces, des films, des spectacles télévisés, des chansons, des danses et des livres qui «pourfendaient les vaches sacrées». Partout où vous vous tourniez, le post-sionisme était à la mode. Le post-judaïsme était à la mode. Et le sionisme et le judaïsme étaient tous les deux décidément hors jeu.

 

De même qu’il l’est aujourd’hui, Benyamin Netanyahou était Premier ministre en 1998, et alors comme maintenant il y avait des voix éminentes qui cherchaient à lui reprocher l’absence de paix et toutes les autres plaies de la terre.  En 1998, le gouvernement avait investi une fortune pour marquer le 50ème anniversaire de l’indépendance d’Israël. La principale célébration officielle fut une affaire énorme appelée les ‘Cloches du Jubilé’ qui eut lieu au stade Teddy à Jérusalem. Plus de 2000 artistes y participèrent. Mais plutôt que de servir d’évènement unifiant la société israélienne en fêtant 50 ans de libre souveraineté, l’évènement démontra seulement à quel point l’élite politique et culturelle d’Israël voulait attaquer les valeurs fondamentales de la société.

 

La troupe de danse ‘Bat Sheva’ était programmée au spectacle et présenta une danse composée sur le chant traditionnel de Pessah’ «Eh’ad mi yodeah» (Qui connaît l’Un?). Le chant contenait 13 strophes louant D.ieu, louant la Loi juive, et soulignant le cycle de la vie juive. Dans le numéro que ‘Bar Sheva’ devait présenter, les danseurs venaient sur la scène habillés en hommes juifs ultra-orthodoxes et à la fin du chant, tout ce qu’ils portaient, c’était leurs sous-vêtements.

 

La chorégraphie fit enrager des membres du cabinet de Netanyahou, dont le ministre de l’éducation Yitsh’ak Levy. Ils insistèrent pour que le programme ne contienne aucune partie insultant des secteurs de la société israélienne. Les organisateurs essayèrent de réaliser un compromis. Mais les danseurs choisirent de boycotter le festival.

 

L’establishment culturel et des media d’Israël exprimèrent leur scandale et leur horreur à la vue de la tentative du gouvernement d’attenter à la liberté artistique. L’Association des Artistes Israéliens exigea la formation d’une commission publique pour assurer que le gouvernement ne serait pas en mesure d’interférer dans la liberté artistique à l’avenir. Des icônes culturelles majeures déclarèrent une guerre culturelle contre les Juifs religieux.

 

La question de savoir si la danse était appropriée pour la célébration officielle, financée par l’Etat, du jour de l’Indépendance ne fut jamais posée. De même, personne ne demanda si une danse décrivant des Juifs ultra-orthodoxes se déplaçant sensuellement au son d’une chanson juive traditionnelle en enlevant leurs vêtements reflétait les valeurs de la société.

 

Pour comprendre la distance qu’Israël a parcourue depuis, pensez à la cérémonie du Jour du Mémorial mardi soir au Square Rabin à Tel Aviv. Aucun des artistes ne s’attaqua à ses compatriotes israéliens. Et l’artiste et la chanson qui eurent le meilleur accueil, ce furent Moshe Ben Ari et son interprétation du Psaume 121 – Chant de l’Ascension.

 

Le psaume, qui loue D.ieu comme l’éternel gardien d’Israël, est devenu l’hymne officieux de l’Opération Plomb Durci à Gaza en 2008-2009. Et l’interprétation du chant par Ben Ari a propulsé l’artiste musicien international, portant des anneaux de cheveux bouclés aux oreilles, vers la super célébrité en Israël.

 

Il était impossible d’imaginer le Psaume 121 ou tout autre poème ou chant juif traditionnel interprété comme rien d’autre qu’un objet de mépris en 1998. A l’époque, il aurait été impossible de contempler une foule de plusieurs dizaines d’Israéliens non religieux chantant avec respect pendant que Ben Ari chantonnait «D.ieu est mon secours / l’Auteur du Paradis et de la Terre / Il ne laissera pas votre pied trébucher / Votre Gardien ne sommeillera pas / Car il ne dort ni ne sommeille – le Gardien d’Israël».

 

Ce n’est pas que la foule aurait forcément hué la scène. Le chanteur n’aurait tout simplement jamais été autorisé à monter sur la scène. Les années 1990 furent la décennie qui lancèrent Aviv Gefen, le plus célèbre déserteur laïc, vers la célébrité. Israël n’est plus dans les jérémiades d’une rébellion adolescente. Il a repris ses esprits.

 

C’est vrai, ses célébrités ressemblent à Ben Ari et pas à Naomi Shemer. Mais le message est le même. Israël est un grand pays et une grande nation. Le sionisme est à la mode. Le post-sionisme est dépassé. Le post-judaïsme est dépassé. Quand l’an dernier un groupe d’artistes annonça qu’ils boycotteraient le Centre Ariel pour les Arts du Spectacle, le public réagit avec colère et dégoût, et pas avec compréhension.

 

Craignant de perdre des subventions de l’État, leurs directeurs de théâtre cherchèrent vite à prendre leurs distances vis-à-vis des artistes. Le retour d’Israël vers ses racines sionistes est le plus grand évènement culturel de la décennie passée. C’est aussi un évènement survenu sous l’écran radar du monde. Personne hors du pays ne semble l’avoir remarqué.

 

L’échec du monde extérieur à observer le changement culturel en Israël vient de son incapacité à reconnaître la signification de l’échec du processus de paix avec les Palestiniens d’un côté, et de l’échec du retrait d’Israël de Gaza de l’autre. La disparition du processus de paix à Camp David en Juillet 2000 et la guerre terroriste qui s’ensuivit lancèrent le public israélien sur sa voie éloignée de la rébellion radicale post-sioniste et de nouveau vers ses racines sionistes. L’échec du retrait de Gaza, et la réponse de la communauté internationale à l’Opération Plomb Durci, marquèrent la conclusion du périple.

 

Le processus de paix d’Oslo était fondé sur la croyance radicale qu’il est possible de faire la paix en donnant le pouvoir aux terroristes ainsi que la terre, la légitimité politique, de l’argent et des fusils. Pour adhérer à cette absurdité, le public devait vouloir tolérer la notion qu’il y avait quelque chose d’injuste dans la révolution sioniste. Parce que si le sionisme et la cause de la libération nationale juive sont justes, alors il est impossible de justifier l’accès au pouvoir de l’OLP, mouvement terroriste dédié à la destruction d’Israël et à la délégitimation du sionisme.

 

La majorité des Israéliens n’a jamais adopté la narration post-sioniste. Mais ils ont accepté la doctrine du compromis. Et ils ont partagé l’opinion que si le compromis échouait, le monde se placerait aux côtés d’Israël. Par conséquent, le début du réveil de la société sur le mensonge du post-sionisme au cœur du processus de paix était fonction non seulement de l’agression terroriste palestinienne qui commença après que Yasser Arafat eût rejeté la paix et son État à camp David. Il était aussi fonction de la Conférence de l’ONU en août 2000 à Durban et de sa suite au cours de laquelle la communauté internationale se plaça du côté palestinien. Cette démontra que alors que l’OLP avait mis en danger la vie de ses citoyens, l’octroi de la légitimité politique par Israël à l’OLP avait mis en péril la réputation du pays.

La leçon que les Israéliens retirèrent de l’échec du processus de paix était qu’Israël n’avait pas de partenaire palestinien pour la paix. Et jusqu’à ce que les Palestiniens changent, Israël n’a personne à qui parler. Alors qu’une petite majorité d’Israéliens continue de soutenir la partition de la terre entre Israël et un État palestinien, une immense majorité d’Israéliens croit qu’Israël n’a personne avec qui faire la paix et donc aucune possibilité de partager la terre avec succès.

Ce n’est pas la leçon que les étrangers ont apprise. De Bill Clinton à George W. Bush et de Tony Blair à Barack Obama et Nicolas Sarkozy, les dirigeants étrangers ont insisté pour dire que le processus d’Oslo avait presque réussi et que son échec était un coup de hasard. Tout au plus, ce que les fractions de la communauté internationale qui ne sont pas complètement anti-Israël ont voulu accorder à l’échec du processus de paix, c’est qu’il a échoué à cause d’un manque de courage. En disant cela, le problème n’est pas le concept d’un compromis avec des terroristes sur la terre, des fusils et la légitimité. Le problème est plutôt l’étroitesse d’esprit de dirigeants lâches. Donc la voie de progrès pour eux est claire: imaginer un ensemble de compromis plus attractif et jeter Israël dans le feu pour lui faire cracher les concessions requises.

Ensuite il y a les suites du retrait de Gaza. Le retrait unilatéral par Israël de Gaza a été un événement traumatisant national. L’expulsion forcée de milliers d’Israéliens de leurs foyers a conduit la société israélienne au bord de la désintégration. Cette décision a représenté le dernier espoir du ‘Mouvement pour la Paix’. Si les Palestiniens ne s’assoient pas avec Israël, ainsi allait l’opinion, Israël pourra toujours les apaiser simplement en leur donnant ce qu’ils voulaient sans aucun accord. Mais non seulement le retrait n’apporta pas la paix, mais encore il mena le Hamas au pouvoir. Il conduisit à des dizaines de milliers de projectiles sur le Sud d’Israël. Les Israéliens attendaient que le monde reconnaisse la signification de ce chapelet d’évènements.

 

Mais cela ne se produisit pas. Au lieu de voir les efforts que les Israéliens avaient fait pour apaiser les Palestiniens et se ranger de leur côté quand le compromis échoua de nouveau, la communauté internationale refusa même de reconnaître qu’Israël s’était retiré de Gaza. Condoleezza Rice força Israël à continuer de fournir de l’électricité et de l’eau à Gaza et de fournir des soins médicaux aux Gazaouis dans les hôpitaux israéliens comme si rien ne s’était produit. Personne n’accepta qu’Israël n’en n’ait plus la responsabilité.

En ce qui concernait la majorité des Israéliens, l’issue finale de notre désertion de la réalité survint avec la publication du Rapport Goldstone à la suite de ’Plomb Durci’. Là, Israël fut obligé de se défendre lui-même contre Gaza dirigé par le Hamas qui menait une guerre illégale de missiles contre des civils israéliens. Plutôt que de se placer aux côtés d’Israël qui avait tout fait pour la paix, la commission de l’ONU accusa Israël d’avoir commis des crimes de guerre.

Sans aucun doute, la raison pour laquelle des personnes étrangères n’avaient pas tiré les mêmes leçons que le public israélien de l’échec du processus de paix et du retrait de Gaza, c’était parce que les seuls Israéliens qu’ils entendirent étaient les quelques vieux restes des années 1990. Des gens comme l’ancien directeur du ‘Shin Bet’ (Agence des services secrets d’Israël). Ami Ayalon peut s’attendre à voir chacun de ses éditoriaux de couverture sur les retraits de territoire et les destructions d’implantations publiés dans le ‘New York Times’, alors que Richard Goldstone ne fut même pas capable d’obtenir que le ‘Times’ publie son aveu que les conclusions de sa commission éponyme étaient fausses.

 

Cette politique de porte ouverte aux radicaux israéliens était défendable dans les années 1990 quand une fraction significative du public israélien les soutenait. Maintenant cela ne constitue rien de plus qu’une campagne de propagande anti-Israël. Depuis Obama à ‘J Street’ et à l’Union Européenne, les acteurs internationaux intéressés à forcer Israël à faire plus de concessions aux Palestiniens, ne peuvent pas comprendre pourquoi leurs tentatives continuent d’échouer. Comment est-il possible qu’en dépit de leurs meilleurs efforts, Netanyahou demeure au pouvoir et que la Gauche n’exerce aucune attraction sur le public? Pour répondre, ils n’ont pas besoin de regarder plus loin que Moshe Ben Ari, ses cheveux bouclés aux oreilles, et son interprétation du Psaume 121. La rébellion adolescente d’Israël est terminée.

Mahmoud Zahar, le leader du Hamas à Gaza prend la nationalité égyptienne
Niso Amzar
JSSNews, 2 Mai 2012

Il y a peu, nous rappelions qu’une grande partie des leaders «palestiniens» à Ramallah ont la nationalité jordanienne. Nous nous souvenions également que Yasser Arafat était lui-même égyptien né en Égypte. Aujourd’hui, le leader du Hamas à Gaza vient de recevoir la nationalité égyptienne à son tour! Une occasion en or pour le chef terroriste qui compte profiter de sa nouvelle nationalité pour aller voter aux prochaines présidentielles de son nouveau pays. Arrêtera t-il pour autant «de se prendre» pour un palestinien? Et Zahar ne cache même pas cette actualité. Il avoue carrément «vouloir voter pour les islamistes.» Mahmoud Zahar, a profité d’une loi égyptienne qui permet aux «palestiniens» nés de mère égyptienne de devenir des ressortissants égyptiens. Une loi qui était en suspend ces trente dernières années mais avec l’éviction de Moubarak, les islamistes ont désormais les mains libres!

 

Pendant des décennies, la plupart des pays arabes ont refusé d’accorder la citoyenneté aux Palestiniens. Et quand elle fut accordée, comme en Jordanie, les «certificats de nationalité» sont à présent annulés. Au Liban et en Syrie, en plus de rester apartheid de père en fils, les «palestiniens» sont soumis à un terrible apartheid. Quoi qu’il en soit, depuis plusieurs semaines, des milliers de palestiniens auraient reçus la nationalité égyptienne. Une excellente nouvelle pour les Frères Musulmans qui comptent sur chaque vois pour pouvoir prendre le pouvoir «légalement.» Zahar a reçu son passeport égyptien en septembre 2011.

Quand La Presse banalise l’antisémitisme de Dieudonné
David Ouellette
Davidouellette.net, 30 Avril 2012

Cette lettre du Centre consultatif des relations juives et israéliennes a été soumise pour publication à La Presse le 29 avril 2012

 

Dans son article intitulé «Dieudonné: ‘On doit combattre tous les racismes’» (La Presse, 28 avril 2012), Éric Clément permet à l’humoriste français de se défiler de tout antisémitisme et de toute complicité avec l’extrême droite française sans offrir la moindre contrepartie à ses sophismes.

 

Pourtant, si naguère il était encore concevable de lui prêter une certaine ambigüité, les gestes et les paroles de Dieudonné, maintes fois condamnés par la justice française, ont fini de convaincre la presse, la classe politique et le milieu du spectacle de l’Hexagone que Dieudonné a mis son humour au service de l’agitation antisémite. Que ce soit sur les planches ou hors scène, Dieudonné fraie avec tout ce que la France compte d’antisémites, de racistes, de négationnistes, d’extrémistes de droite et d’islamistes.

 

Apologète du régime iranien, Dieudonné qualifie son président ouvertement antisémite de «personnage politique le plus éclairé, le plus brillant, le plus courageux, le plus honnête». Loin d’être ingrat, le régime iranien a financé la réalisation de son premier film, «L’antisémite», qui tourne en dérision l’Holocauste.

 

Dieudonné a orchestré en 2008 la remise d’un prix au négationniste Robert Faurisson par un acteur déguisé en déporté juif sous les yeux de l’ancien chef du Front National Jean-Marie Le Pen, une odieuse mascarade pour laquelle le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Dieudonné en 2009. Puis, cette année, Dieudonné a accompagné ce même Faurisson en Iran où il a reçu des mains de Mahmoud Ahmadinejad un «prix de la bravoure» pour sa négation du génocide des Juifs d’Europe.

 

Dénonçant l’ «occupation sioniste» de la France dans la presse d’extrême droite française, Dieudonné a créé un parti politique «aux nets relents antisémites», selon Le Monde, composé d’extrémistes de droite, d’islamistes et de négationnistes qu’endossent le terroriste Carlos, le Hamas et le Hezbollah.

 

Le spectacle qu’il présentera à Montréal, «Rendez-nous Jésus», fait l’objet d’une enquête de la justice belge en vertu de la loi réprimant l’incitation à la haine. Selon le quotidien de référence belge Le Soir, le spectacle est «une longue litanie de propos antisémites explicites ou suggérés». Alors qu’aucun grand média français n’est plus dupe de l’obsession anti-juive de Dieudonné, il est atterrant de constater qu’on puisse encore s’employer chez nous à banaliser l’antisémitisme primaire de cet agitateur professionnel.

 

David Ouellette
Directeur associé, affaires publiques (Québec)
Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes

Kim Kardashian: bombe sexuelle contre l’islamisme?
Mathieu Bock-Côté
bock-cote.net, 24 Avril 2012

Apparemment, nous savions tous que Kim Kardashian était une «bombe». Est-elle même une arme de destruction massive? À tout le moins, c’est ce qu’on pense en Iran, où on s’inquiète beaucoup d’une supposée révolution culturelle et sexuelle pilotée à partir de Washington. L’objectif des Américains? Exciter médiatiquement la sexualité au pays des mollahs, dissoudre les mœurs si austères du peuple d’Iran, verser partout l’acide de la sensualité sur une société qui aurait justement censuré la promiscuité entre les sexes. Faire exploser le régime non pas en déclenchant une opération militaire contre lui, mais en fragilisant ses fondations morales. Ne disait-on pas autrefois que la plume était plus forte que l’épée? Dira-t-on aujourd’hui que le sein librement exposé est plus efficace qu’un bombardier furtif?

 

On peut retenir une chose de cette amusante nouvelle qui en dit beaucoup sur la congélation mentale du totalitarisme islamiste: tout régime politique entretient une relation particulière envers la sexualité. Il peut la valoriser, il peut la réprimer. Il peut encourager sa libre expression ou la canaliser vers la famille. Il peut la banaliser ou la diaboliser. Entre la révolution sexuelle soixante-huitarde dont nous sommes aujourd’hui revenus en bonne partie et le traditionalisme constipé des ennemis du plaisir charnel, il y a évidemment toute une série de «positions» possibles, qui conjuguent avec plus ou moins de bonheur les exigences de l’émancipation affective et sexuelle et celle d’une modération de la pulsion sexuelle, qui relève autant de l’instinct de vie que de l’instinct de mort, comme nous le savons. On le sait bien, le sexe est compliqué et réfère aux parties les moins «rationnelles» du désir humain.

 

Mais la sexualité ne saurait être réduite à une pulsion. Elle est culturellement orientée, socialement balisée, politiquement encadrée. Le grand sociologue Michel Foucault, que j’ai très souvent critiqué dans mes travaux académiques, avait toutefois bien compris que la sexualité s’inscrivait effectivement dans une histoire politique et culturelle. Une chose est certaine: aucun régime politique ne peut faire l’économie de cette part absolument irrépressible de l’existence humaine. Tout régime qui réprime ou occulte exagérément la sexualité finira par s’assécher puis se fissurer. Un régime qui assimile toute forme d’émancipation sexuelle à une irréversible décadence est contre-nature et poussera l’homme à développer des pathologies affectives souvent ridicules, quelquefois dramatiques.

 

Cela ne nous dispense pas de nous désoler de l’hypersexualisation de la société occidentale. Cela ne nous dispense pas d’analyser les pathologies de l’émancipation, qui sont nombreuses, qui sont indéniables. L’œuvre de Michel Houellebecq, par exemple, nous montre bien comment la révolution sexuelle a mal tourné pour bien des catégories de la population. Mais cela nous donne le droit de nous moquer de ceux qui ne cherchent pas à civiliser le sexe mais à l’éradiquer et qui assimilent chaque érection non-encadrée par les balises du mariage, de la procréation et de la religion à un défi idéologique envers la sainte moralité commandée directement par les écritures divines. Je préférerai toujours notre décadence aussi agréable qu’exaspérante à l’inhumaine vertu des fanatiques d’une pureté totalitaire.

Shabat Shalom à tous nos lecteurs!

 

TOULOUSE, TORONTO, MONTRÉAL:LES SEMENCES D’UNE CULTURE DE HAINE BOURGEONNENT

 

 

 

MOHAMED MERAH: LA GRANDE MANIPULATION
Jean Szlamowicz

France-israel.org, 28 mars 2012

Mohamed Merah: fruit vénéneux des terroristes du verbe! Dès que la tuerie de l’école juive Ozar Hatorah perpétrée à Toulouse le 19 mars 2012 a fait sensation, l’émotion médiatique s’est déployée selon les normes de l’événement: pudeur choquée, compassion larmoyante, protestations de retenue… Chaque personnalité politique s’est précipitée à la télévision pour dire qu’elle n’exploiterait pas le drame à des fins électorales. Beaucoup se sont empressés de procéder au remplacement du signe juif par son universalisation: «c’est la République qui est visée», «il faut lutter contre le racisme», «ce sont nos enfants qu’on assassine»…

 

Discours de l’occultation

 

Le corollaire de cette dépolitisation instantanée a été une rhétorique d’obscurcissement: les appels à «lutter contre les amalgames», à éviter «la stigmatisation de l’islam», à se méfier des «récupérations politiques» ou à ne pas céder à «des discours de haine» ont fait dériver le discours vers la prescription politique pour empêcher toute analyse factuelle. Les deux cibles de Mohamed Merah ont pourtant valeur de discours et sont d’une redoutable clarté: des militaires parce que la France est, officiellement, en lutte contre l’islamisme et des Juifs parce que l’islam s’érige depuis son origine contre les Juifs.

 

Très rapidement, un discours d’excuse s’est mis en place. On a dit que la France était coupable de ne pas intégrer «ses» immigrés. L’excuse sociologique est une véritable insulte envers tous ceux qui, partageant les mêmes origines sociales et culturelles, ne deviennent ni islamistes, ni terroristes. Cette excuse retourne également la causalité, faisant de la France la responsable du jihad et des Talibans…

 

Aller chercher ailleurs que dans le jihad les causes du jihad ressemble fort à une technique de diversion rhétorique consistant d’emblée à exonérer l’islam du moindre rapport avec l’islamisme. C’est pourtant l’occasion de porter dans le débat public la place du religieux dans notre société, censément laïque mais où l’islam impose de manière grandissante ses propres problématiques. De fait, les débats sur le voile ou la nourriture halal n’ont pas leurs sources dans le catholicisme ou le judaïsme, qui se trouvent pourtant toujours enrôlés dans des comparaisons d’un œcuménisme douteux.

 

De tels encouragements à ne pas incriminer l’islam obscurcissent délibérément l’analyse. Il conviendrait donc de ne pas se demander pourquoi le fondamentalisme musulman assassine plus particulièrement des Juifs. Il faudrait — par «pudeur» et «dignité», ces mots-cachettes de la lâcheté électoraliste — ne tirer aucune conclusion politique face au terrorisme islamique et à la présence en France de militants prêts à passer à l’action armée.

 

Il faudrait au contraire dénoncer ceux qui dénoncent les progrès d’un islam revendicatif en France — les fauteurs de troubles seraient donc ceux qui luttent contre l’islamisme.

 

Il faudrait ne pas faire de parallèle entre cette tuerie et les slogans que l’on entend depuis des mois et des années criant «mort aux Juifs» à chaque manifestation anti-israélienne.

 

Il faudrait détourner pudiquement le regard des rues et des mosquées où se développent les discours de guerre anti-Français et anti-Juifs.

 

Il faudrait également ne pas se demander pourquoi les représentants de l’islam, qu’on ne cesse de présenter comme «modérés», ne font pas de la lutte contre l’islamisme une priorité si cette assimilation leur est intolérable.

 

Il reste étonnant que l’UOIF — avec la permission de l’état français qui accorde des visas — invite des personnalités comme le Cheikh Yussuf Al-Qaradawi, qui est favorable au meurtre des homosexuels, à la violence contre les femmes et aux attentats contre les civils et qui admire la punition infligée par Hitler aux Juifs…

 

Il est également troublant de constater que personne ne rappelle à quel point le discours institutionnel du monde arabo-musulman, diffusé internationalement, est fondamentalement antisémite et anti-occidental.

 

Au lieu de cela, on passe en boucle une déclaration hypocrite du ministre de l’Autorité Palestinienne Salam Fayyad condamnant les assassinats de Montauban et Toulouse alors que l’AP ne cesse d’encourager au terrorisme…

 

La confusion Juif / Israélien

 

Je n’ai eu de cesse dans divers articles et dans un livre de décrire l’accumulation écœurante des représentations anti-israéliennes, la stigmatisation exagérée, illégitime et irrationnelle d’Israël. L’amalgame Juif / Israélien est une donnée permanente de ces discours.

 

A cet égard, l’antisionisme est un antisémitisme et n’a rien à voir avec une juste critique politique parce que, précisément, il se focalise sur le seul état juif de la planète avec une mauvaise foi perverse. Les journalistes, politiciens et intellectuels aveuglement pro-palestiniens, en tant que cautions morales pseudo-humanistes du terrorisme, sont coupables d’incitation à la haine. On est bien forcé de constater que ceux qui ont répandu si complaisamment leurs diatribes anti-israéliennes mensongères sont moralement responsables de la diffusion d’une haine anti-juive qui s’est concrétisée par le meurtre.

 

La désinformation anti-israélienne épouse depuis des années la phraséologie jihadiste qui ne fait aucune différence entre Juifs et Israéliens et considère l’ensemble d’Israël comme un objectif de conquête. C’est ce qu’a résumé Mohamed Merah dans son appel téléphonique à France 24: «Les juifs ont tué nos frères et nos sœurs en Palestine».

 

Cette revendication est l’exact pendant de l’indignation de Stéphane Hessel et son élégiaque incantation s’attendrissant devant les «enfants innombrables et rieurs» de Gaza, le pendant des attaques disproportionnées de Catherine Ashton qui a immédiatement fait un parallèle victimaire entre Toulouse et Gaza…

 

La désinformation et le retournement causal

 

Mohamed Merah n’est pas un déséquilibré, c’est un terroriste, quelqu’un capable de tuer des enfants pour des raisons idéologiques. Or, ses justifications idéologiques sont celles que l’on retrouve dans de nombreux reportages télévisés (comme l’emblématique «Un état palestinien est-il encore possible?», dans Un oeil sur la Planète), dans les prises de positions politiques (le rapport totalement biaisé remis par M. Glavany sur un prétendu apartheid de l’eau qui serait pratiqué par Israël), dans les appels au boycott de Stéphane Hessel…

 

Cet environnement de désinformation permanente s’est illustré récemment, avec un tweet accusant Israël d’avoir tué une fillette le 11 mars: la photo qui l’illustrait concernait en fait un accident de voiture datant de 2006. La personne qui a propagé cette fausse information — reprise et diffusée par les agences de presse sans contrôle — était employée par l’ONU comme «coordinatrice de l’information et des médias dans les Territoires palestiniens occupés», ce qui laisse sans voix. Le 14 mars, Adham Abu Salmi, porte-parole du ministère de la Santé de Gaza, propage une information (obligeamment diffusée par l’Associated Press) accusant un tir israélien d’avoir tué un enfant de 8 ans, Barka al-Mugrahbi. Or, il n’y a eu aucune frappe israélienne dans la région: l’enfant est en réalité décédé suite à des tirs palestiniens lors de funérailles. Ce flot incessant de fausses informations, dont le démenti ne reçoit jamais le même écho — ce qui en soit est la preuve d’une stratégie de diffusion de mensonges et ne paraît pas rendre les journalistes plus prudents tant ils semblent pressés de porter crédit aux fausses nouvelles — conditionne à la haine d’Israël et, par assimilation, à la haine des Juifs.

 

Les accusations frénétiquement unilatérales envers Israël — qui créent de toutes pièces des massacres de Palestiniens imaginaires (Gaza, Jénine…), qui recyclent mécaniquement leurs formules fallacieuses («Gaza, prison à ciel ouvert»…), qui pointent la moindre construction de maison juive comme une violence assassinant tout un peuple — ont construit un monumental retournement de la causalité pour faire d’Israël l’origine du Mal.

 

On ne manque pas d’entendre, sous diverses formes plus ou moins diplomatiques, que c’est la politique d’Israël qui est la cause de tout. Par quel raccourci idéologique peut-on tenir Israël pour responsable de l’existence du jihad? Le jihad, inscrit dans les textes fondateurs de l’islam, est justement la haine de l’Infidèle. Trouver une justification politique à cette haine est simplement monstrueux. Les militaires français luttant contre les Talibans en Afghanistan ont été les premiers visés: sera-ce encore la faute d’Israël?

 

Hypocrisie et manichéisme

 

A vrai dire, le choc n’a saisi les médias que dans la mesure où les meurtres ont eu lieu en France. Ces assassinats, quand ils ont lieu en Israël ou dans les «territoires», sont toujours excusés par ces mêmes journalistes larmoyants et accusant les enfants de 3 mois d’être des colons.

 

La saturation de termes péjoratifs («colonisation», «apartheid»…) qui sont sans rapport avec la situation politique réelle, la présentation systématiquement négatives des actes de défense d’Israël, les appels au boycott et le martellement médiatique ont abouti dans les consciences a une équivalence entre Israël et le Mal.

 

Parallèlement s’est développée une intense activité de légitimation du terrorisme islamique. Choisissant de ne pas voir que les civils tués à Gaza l’étaient parce qu’ils servaient de boucliers humains aux combattants du jihad occupés à lancer des roquettes sur les villes israéliennes, certains politiciens d’extrême-gauche et certains militants européens portant fièrement le keffieh des terroristes ont tenté d’imposer des réflexes intellectuels anti-israéliens. J’ai déjà décrit comment excuser le terrorisme pour de pseudo-raisons politiques revenait à délivrer un permis de tuer des Juifs. Mohamed Merah a démontré par ses actes ce mécanisme et cette équivalence profonde dans certaines consciences entre Juifs et Israéliens, entre civils et militaires.

 

Pourquoi s’étonner et se scandaliser aujourd’hui que l’on tue des enfants?

 

Personne n’a eu la moindre compassion pour les enfants de la famille Fogel égorgés à Itamar l’an passé. Au contraire, les médias et les intellectuels d’extrême-gauche passent leur temps à trouver des excuses idéologiques à tous ces assassins. Certains vont même jusqu’à diffuser de faux reportages montrant des enfants palestiniens assassinés, incitant ainsi à pratiquer une loi du Talion dépravée et sanguinaire.

 

Pourquoi les médias ne montrent-ils pas les enfants soldats enrôlés par la cause palestinienne et qui brandissent des armes en promettant avec obéissance de tuer du Juif? Pourquoi diffuse-t-on plutôt des reportages, plus ou moins bidonnés, sur la souffrance palestinienne, sans voir que ces territoires sont gangrenés par l’antisémitisme le plus sauvage, le jihad, la corruption?

 

Les politiciens qui représentent ces opinions et soutiennent volontiers les mouvements terroristes sur le sol d’Israël, ne voient aucune contradiction entre leurs larmes médiatiques et l’agressivité anti-juive qu’ils propagent sans cesse.

 

Certains auraient même préféré — et ils l’ont dit! — que le coupable fût un néo-nazi. Outre que le terrorisme néo-nazi est quasiment inexistant, contrairement au terrorisme jihadiste omniprésent sur la planète, ce réflexe trahit la volonté d’adhésion à une vision du monde simpliste et polarisée, au manichéisme figé, où le Mal est toujours le même et reste identifiable à un pôle idéologique honni.

 

Cela signifie que certains sont prêts à nier l’importance du jihadisme pour que la réalité corresponde à leurs désirs politiques. Par convenance idéologique, ils auront donc l’hypocrisie systématique de minorer l’antisémitisme d’origine musulmane. Ceux qui tiennent des discours de mauvaise foi — masquant bien mal leurs intérêts idéologiques — réécriront l’histoire comme ils ont l’habitude de le faire.

 

De fait, ce sont les beaux discours qui rendent possible l’embrigadement des naïfs. Mohamed Merah avait sans doute été recruté par de beaux parleurs. Car en matière d’horreur guerrière et religieuse, tout commence toujours par la séduction des mots. L’électoralisme n’est pas sans lâcheté.

CANADA: «COMMENT BATTRE SA FEMME»,
GRAND SUCCÈS D'UNE LIBRAIRIE ISLAMIQUE DE TORONTO

Dépêche
Postedeveille.ca, 25 mars 2012

La polémique a éclaté au Canada et prend de l'ampleur, notamment après des affaires de meurtres d'honneur de jeunes femmes qui ont beaucoup choqué le pays. Dans une librairie islamique de Toronto a été découvert un livre en anglais de 160 pages publié à New Delhi en Inde qui explique aux jeunes mariés musulmans qu'il faut contrôler, menacer et même parfois battre leurs épouses.

                                             

Il s'agit en apparence d'un guide du mariage tout ce qui a de plus banal titré «Gift for Muslim Couple» (Cadeau pour les couples musulmans). Il est écrit par Maulavi Ashraf Ali Thanvi un auteur prolifique et un universitaire considéré comme faisant autorité sur les questions d'Islam et de mode de vie. Selon la quatrième de couverture, le livre traite «des questions de relations pendant et après le mariage, des sérieuses difficultés qui peuvent survenir pendant le mariage et des différentes causes des ruptures». Jusque-là rien de bien dérangeant.

 

Mais dans les premières pages déjà, le livre souligne «qu'il peut être nécessaire (pour un homme) de «maîtriser sa femme en utilisant la force ou en la menaçant… Le mari doit traiter sa femmes avec gentillesse et amour, même si elle tend parfois à être stupide et lente…». La femme doit également «satisfaire les désirs de son mari… ne pas se permettre de se négliger… et se rendre belle pour lui».

 

Page 45, selon le Daily Mail, le livre dérape totalement et explique que les hommes doivent «tancer» ou «houspiller» leurs épouses et qu'ils peuvent aussi «les battre avec les mains ou un bâton, les priver d'argent ou les tirer par les oreilles». Il ajoute toutefois que les hommes «doivent se retenir de les frapper avec excès».

 

Cité par le Toronto Sun, un musulman canadien modéré, Tarek Fatah, s'insurge contre un tel livre et une telle publication et affirme que le libraire, qui dit aujourd'hui être en rupture de stock, doit être poursuivi en justice pour avoir vendu un tel livre et que son magasin doit être fermé. «Cela incite les hommes à battre les femmes… C'est incroyable de trouver ce genre de chose au Canada. Je me suis dit, après réflexion, qu'on ne peut plus dire que l'Islam radical est en train d'arriver au Canada… mais qu'il est déjà là».

 

La polémique a éclaté au Canada et prend de l'ampleur, notamment après des affaires de meurtres d'honneur de jeunes femmes qui ont beaucoup choqué le pays. Dans une librairie islamique de Toronto a été découvert un livre en anglais de 160 pages publié à New Delhi en Inde qui explique aux jeunes mariés musulmans qu'il faut contrôler, menacer et même parfois battre leurs épouses.

                                             

Il s'agit en apparence d'un guide du mariage tout ce qui a de plus banal titré «Gift for Muslim Couple» (Cadeau pour les couples musulmans). Il est écrit par Maulavi Ashraf Ali Thanvi un auteur prolifique et un universitaire considéré comme faisant autorité sur les questions d'Islam et de mode de vie. Selon la quatrième de couverture, le livre traite «des questions de relations pendant et après le mariage, des sérieuses difficultés qui peuvent survenir pendant le mariage et des différentes causes des ruptures». Jusque-là rien de bien dérangeant.

 

Mais dans les premières pages déjà, le livre souligne «qu'il peut être nécessaire (pour un homme) de «maîtriser sa femme en utilisant la force ou en la menaçant… Le mari doit traiter sa femmes avec gentillesse et amour, même si elle tend parfois à être stupide et lente…». La femme doit également «satisfaire les désirs de son mari… ne pas se permettre de se négliger… et se rendre belle pour lui».

 

Page 45, selon le Daily Mail, le livre dérape totalement et explique que les hommes doivent «tancer» ou «houspiller» leurs épouses et qu'ils peuvent aussi «les battre avec les mains ou un bâton, les priver d'argent ou les tirer par les oreilles». Il ajoute toutefois que les hommes «doivent se retenir de les frapper avec excès».

 

Cité par le Toronto Sun, un musulman canadien modéré, Tarek Fatah, s'insurge contre un tel livre et une telle publication et affirme que le libraire, qui dit aujourd'hui être en rupture de stock, doit être poursuivi en justice pour avoir vendu un tel livre et que son magasin doit être fermé. «Cela incite les hommes à battre les femmes… C'est incroyable de trouver ce genre de chose au Canada. Je me suis dit, après réflexion, qu'on ne peut plus dire que l'Islam radical est en train d'arriver au Canada… mais qu'il est déjà là».

MONTRÉALAISE TORTURÉE PAR SON MARI
CONVAINCU D'AVOIR ÉTÉ «DÉSHONORÉ»

Caroline Touzin

La Presse, 28 mars 2012

Convaincu à tort que sa femme lui avait menti sur sa virginité pour se marier avec lui, Kassou Hammou Khales l'a torturée durant des semaines, allant même jusqu'à lui brûler les parties intimes avec une tige d'acier. Ce drame ne s'est pas déroulé à l'autre bout de la planète, mais bien ici, à Montréal, l'automne dernier. Hier, au palais de justice de Montréal l'homme de 39 ans a plaidé coupable aux accusations les plus graves qui pesaient sur lui.

 

Manifestement dégoûté par le récit détaillé des sévices que l'accusé a infligés à sa femme, le juge Claude Parent a même interrompu la procureure de la Couronne au beau milieu de son résumé des faits. «C'est correct, j'en ai assez entendu à ce stade-ci», a lancé le magistrat. Debout dans le box des accusés, Khales, qui était enseignant au Maroc mais qui gagne sa vie comme chauffeur de taxi à Montréal, est resté impassible.

 

Mariés depuis 10 ans, l'homme et la femme sont venus vivre au Québec en 2005. Leurs pères sont cousins, mais ce n'était pas un «mariage arrangé», a précisé la procureure de la Couronne, Me Sylvie Lemieux. Une fois établi ici, le couple a eu deux enfants. En août dernier, toute la famille est allée au Maroc pour les vacances. C'est à ce moment que l'accusé entend une rumeur selon laquelle sa femme aurait eu une relation sexuelle avec un autre homme à l'âge de 16 ans. C'était bien avant leur mariage. Il se sent trahi, déshonoré.

 

Ce n'est qu'une fois de retour à Montréal que l'accusé questionne sa femme. Elle nie vigoureusement. Elle lui jure qu'elle était «pure» au moment de leur mariage. Il ne la croit pas. Chaque soir, durant près de deux mois, l'accusé la torture pour la forcer à avouer: brûlure au troisième degré au vagin à l'aide d'une broche servant à faire cuire le poulet shish-taouk, autres brûlures avec un poêlon chauffé sur la cuisinière, multiples coups de poing et coups de couteau.

 

Soir après soir, la mère de famille s'empêchera de crier pour ne pas réveiller les enfants, de peur que son mari ne s'en prenne aussi à eux. L'accusé enregistre même ses séances de torture dans le but de lui soutirer des aveux. Il veut pouvoir envoyer à sa famille, au Maroc, la preuve qu'elle l'a déshonoré. La victime finit par avouer dans l'unique but que la torture cesse, a indiqué Me Lemieux, hier. Or, la violence ne cesse pas, elle s'intensifie.

 

Le 21 octobre dernier, l'accusé a menacé de tuer les enfants. Pour la victime, c'en était trop: elle a porté plainte à la police. Les policiers l'ont conduite à l'hôpital, où un médecin a constaté des lésions sur pratiquement tout son corps. M. Khales s'est reconnu coupable de voies de fait graves, de menaces de mort et d'avoir agressé sexuellement sa femme. L'accusé est défendu par Me Alexandre Bergevin. Ce dernier a demandé que son client subisse une évaluation sexologique. Les plaidoiries sur la peine se tiendront le 29 octobre.

L’APPORT DE LA CIVILISATION ARABO-MUSULMANE
À L’OCCIDENT? C’EST DE L’HUMOUR?

Éditorial

Dreuz.info, 30 mars 2012

L’apport de la civilisation arabo-musulmane à l’Occident se résume à peu de choses. Le mythe de l’âge d’or scientifique de l’islam bat de l’aile, tout comme celui de l’âge d’or Andalou. L’extrait ci-dessous, rédigé par un intellectuel palestinien, à priori objectif, vient confirmer.

 

«Non, l’Occident ne doit rien aux Arabes», tel était le titre d’une page du Courrier international du 29 juillet 2004 qui traduisait un texte de l’intellectuel palestinien Saqr Abou Fakhr tiré d’ «Ad Safir  à Beyrouth. On y apprend que «la civilisation arabe s’est éteinte avec la chute de Bagdad en 1258», à la suite de laquelle les arabes cessèrent de créer et d’innover, excepté dans certains domaines limités et disparates.

 

«Or, la civilisation occidentale a été portée par trois innovations: l’imprimerie, la boussole et la poudre donnant la suprématie militaire». Et ces innovations sont venues de Chine, dit l’auteur. Le génie de l’Europe a toujours été d’intégrer et de développer des apports extérieurs. La pensée occidentale est ouverte sur l’innovation, contrairement à la pensée arabo-musulmane (autre constat de l’auteur précité).

 

Dès lors, qu’ont apporté à la civilisation occidentale les Avicenne (980-1037), Averroès (1126-1198) et Ibn Khaldun (1332-1406)? Eh bien l’Europe n’a pas eu besoin de ces penseurs arabes pour avancer sur la voie du progrès, conclut Saqr Abou Fakhr. Il explique: «Sinon, on serait en droit de se demander pourquoi les principes énoncés par Averroès auraient été un facteur décisif de la Renaissance en Europe alors qu’ils n’ont eu, à la même époque, aucune influence sur la civilisation arabe». Et il donne cette explication: «En fait, Averroès, Ibn Khaldun et Avicenne se trouvaient en quelque sorte en dehors du courant dominant d’une culture arabe qui les a d’ailleurs refusés et rejetés. Une culture qui, déjà à l’époque, sombrait tout comme aujourd’hui, sous le poids des fatwas, des oulémas, des théologiens et récitants du Coran, du même acabit qu’Al Ghazali, Ibn Taymiya, Al Chafei et Al Achaari».

 

Pourtant, les arabo-musulmans et certaines élites intellectuelles et politiques occidentales, continuent à affirmer que sans les Arabes, l’Europe n’aurait jamais pu sortir de l’obscurantisme du Moyen Age, les premiers par esprit de revanche sur l’Occident, les seconds dans le but de faire accepter l’islamisation de nos pays. Essayer de nous faire croire que c’est grâce à l’apport des arabo-musulmans que l’Occident a pu se développer et progresser relève de la pure fantaisie, inspirée par la méconnaissance de l’histoire de l’islam et de l’Occident.

 

L’islam a-t-il été créatif ou innovateur? Difficile à prouver, mais guerrier et envahisseur, certes oui. Les armées arabo-musulmanes se sont distinguées par leur soif de conquête et l’invasion de nombreux pays, dans le seul but d’y apporter l’islam par la force du sabre. Lors de leurs invasions barbares, les arabo-musulmans ont soumis les habitants et se sont appropriés leurs inventions et découvertes, puis les ont «arabisées» par le truchement du vocable.

 

Les musulmans ont importé les chiffres dits arabes — qui remplacent les chiffres romains — la numération positionnelle et le zéro? Ce sont des inventions d’origine indienne. L’inventeur du zéro de position s’appelle Brahmagupta, grand astronome et mathématicien indien. Et c’est un mathématicien perse qui inventa l’algèbre. L’imprimerie, la boussole et la poudre à canon furent inventées par les chinois. De nombreux savants du mythique «âge d’or arabe» n’étaient pas tous des Arabes d’ailleurs, mais furent arabisés et assimilés, comme le savant Perse Avicenne, des savants Ouzbeks, et des savants Berbères d’Andalousie.

 

Un autre mythe de l’âge d’or de la civilisation arabo-musulmane qui a la vie dure et resurgit de plus belle, comme une légende, est celui de la transmission du savoir grec à l’Occident, à l’origine du siècle des Lumières, par les arabo-musulmans. Si la civilisation arabo-musulmane a pu, effectivement, briller pendant deux siècles, elle le doit, en quelque sorte, aux érudits arabes qui firent traduire tous les textes qui présentaient un intérêt scientifique quelconque. Les textes grecs furent traduits par des Chrétiens d’Orient, à partir du syriaque ou directement du grec, et non par des Arabes. Toutefois, Il y avait aussi une filière parallèle, constituée par des moines copistes, qui traduisaient directement du grec en latin.

 

Donc le rôle des Arabes dans la transmission du savoir grec à l’Occident est aussi un mythe.

 

Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès ne lisaient pas un mot des textes originaux, mais seulement les traductions en arabe faites par les Araméens chrétiens. Cette transmission du savoir et de la science des Grecs à l’Occident se fit surtout grâce aux Chrétiens d’Orient et aux moines d’Occident, une vérité que certains de nos islamophiles essayent de gommer en réécrivant l’histoire du Moyen Age. Décidément, la réécriture de notre histoire devient le passe temps favori de nos dhimmis intellectuels, au service de l’islamisation de l’Occident.

 

L’Occident d’ailleurs ne rompit jamais ses liens avec les enseignements des anciens grecs, grâce aux traductions des Chrétiens d’Orient et des Moines d’Occident, et les Arabes ne jouèrent aucun rôle dans le développement de l’Occident, qui progressa au fil de siècles, et l’amena à la position dominante actuelle.

 

Ces érudits, dévoués corps et âme à la cause de l’islam, semblent oublier que la civilisation européenne résulte d’un métissage entre la pensée hellénistique et judéo-chrétienne, et cette civilisation a des racines qui remontent au Ve siècle avant Jésus-Christ. Elle existait bien à avant l’invention de l’islam! Par contre, la civilisation arabo-musulmane ne dura que deux siècles, et depuis le 13ème siècle, elle n’a guère progressé. […]