Canadian Institute for Jewish Research
L'institut Canadien de Recherches sur le Judaisme
Strength of Israel will not lie

Tag: Jewish World

ISRAËL, PUISSANCE ÉNERGÉTIQUE

ISRAËL DEVIENT UN FOURNISSEUR DE GAZ DU MONDE ARABE

Vincet Colleen

Les Echos, 19 feb., 2018

Après la Jordanie, l’Egypte a signé avec Israël un contrat de 15 milliards de dollars sur dix ans. Le pays a besoin du gaz israélien, en attendant la montée en production de ses propres champs gaziers en mer.

« Historique » : c’est ainsi que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié, lundi, un contrat de 15 milliards de dollars qui rebat les cartes, en partie au moins, dans le secteur de l’énergie au Proche-Orient. Pour la première fois, Israël va fournir du gaz naturel à l’Egypte. La compagnie israélienne Delek et son partenaire américain Noble Energy ont signé avec l’égyptien Dolphinus pour lui livrer 64 milliards de mètres cube sur dix ans. C’est un signe du dégel des relations diplomatiques entre Israël et l’Egypte.

Le gaz proviendra de deux champs offshore situés au large des côtes israéliennes en Méditerranée, Leviathan et Tamar, à partir de l’an prochain. Une question d’importance n’est pas réglée, celle du transport. L’une des solutions possibles serait d’utiliser un gazoduc existant qui relie les deux pays en passant par le Sinaï, estime Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

Le Printemps arabe change la donne

A condition de le sécuriser. Ironie de l’histoire, ce gazoduc servait, il y a quelques années seulement, à acheminer du gaz dans l’autre sens, d’Egypte vers Israël. La donne a changé avec le Printemps arabe. Le pipeline a été la cible d’attentats à répétition qui ont gravement perturbé l’approvisionnement, et Le Caire a ensuite mis fin au contrat pour des raisons politiques. «L’Egypte le jugeait trop favorable à Israël », explique Francis Perrin.

Cette période troublée a coïncidé avec la découverte de champs gaziers géants en Méditerranée. Après s’être assuré que la production serait suffisante pour subvenir à ses propres besoins, Israël a donné son feu vert pour les exportations. Un premier contrat de dix milliards de dollars a été signé avec la Jordanie en 2016.

Autosuffisance

L’Egypte est aujourd’hui importatrice de gaz. La production locale, en déclin, ne permet pas de satisfaire la demande intérieure, portée surtout par les besoins pour la production d’électricité. «Mais elle ne le restera pas très longtemps », poursuit le même expert. La mise en production de champs importants au large du pays en Méditerranée, en particulier celui de Zohr qui vient de démarrer, lui permettra d’atteindre l’autosuffisance dans quelques années, puis de dégager à nouveau des excédents pour l’exportation.

Le contrat signé avec Israël permettra de répondre aux besoins de court terme en attendant, à un coût plus intéressant que le gaz liquéfié qui est aujourd’hui livré en Egypte par bateau.

Une manne pour Israël

Les exportations de gaz représentent une manne, encore inespérée il y a quelques années, pour Israël. Le contrat signé avec l’Egypte rapportera «des milliards ” aux caisses de l’Etat, s’est réjoui Benjamin Netanyahu lundi. Après la Jordanie et l’Egypte, Israël cherchera d’autres débouchés. « Le gaz israélien pourrait intéresser l’Union européenne qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement “, estime Francis Perrin.

 

L’ACCORD DE GAZODUC ENTRE ISRAËL, LA GRÈCE ET CHYPRE SIGNÉ L’AN PROCHAIN

Times of Israel, 23 dec., 2018

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué jeudi qu’Israël, la Grèce et Chypre signeront un accord portant sur la construction d’un gazoduc qui transportera du gaz naturel depuis l’est de la Méditerranée vers l’Europe. Le projet ambitieux, soutenu par les États-Unis, devrait être signé l’an prochain.

Cette initiative qui devrait coûter sept milliards de dollars et prendre six à sept ans à réaliser permettra de placer la région comme fournisseur d’énergie et d’entamer la domination russe sur le marché énergétique européen. Elle pourrait aussi entraver les ambitions de l’Iran qui souhaiterait utiliser la Syrie comme porte d’entrée vers l’est de la Méditerranée.

S’exprimant lors d’un sommet réunissant des responsables grecs et chypriotes à Beer Sheva, Netanyahu a expliqué que les trois nations avaient réaffirmé leur engagement en faveur du gazoduc et évoqué « des aspects importants » du projet. L’Italie est également partenaire dans la planification du gazoduc. Le président chypriote, Nicos Anastasiades, a expliqué que le projet n’attendait que le feu vert de l’Union européenne (UE) pour commencer.

« Nous allons signer formellement, officiellement, cet accord dans quelques mois », a dit Netanyahu lors de ce cinquième sommet entre les trois pays.

Soutenant également cette initiative, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, a salué le gazoduc comme faisant partie intégrante de la « stabilité et de la prospérité du Moyen-Orient et de l’Europe » et il a vivement recommandé à tous les pays de la région de garantir sa réussite.

Washington observe l’est de la Méditerranée avec un nouvel intérêt. Lors d’une rencontre avec le Premier ministre grec au début du mois, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a qualifié la région de « frontière stratégique importante » pour Washington, qui veut renforcer ses relations avec ses « alliés démocratiques, comme la Grèce, Chypre et Israël ».

Israël développe ses champs de gaz naturel au large de la côte méditerranéenne depuis dix ans. Son champ gazier « Tamar » est déjà largement opérationnel tandis que le champ appelé « Leviathan », plus grand, devrait être opérationnel l’an prochain. Alors que la plus grande partie de son gaz sert à l’usage national, l’Etat juif a signé des accords d’exportation avec l’Egypte et la Jordanie et s’intéresse au marché européen, plus conséquent.

Le gazoduc proposé permettrait à Israël et à Chypre d’exporter les réserves offshore qui ont été récemment découvertes vers l’Italie et vers le reste de l’Europe. La Grèce, qui agirait comme conduit pour le gaz à destination du continent, pourrait également utiliser le gazoduc pour convoyer les hydrocarbures qu’elle pourrait potentiellement découvrir dans ses eaux.

Ce qui pourrait transformer les économies des pays tout en diversifiant l’approvisionnement en gaz en Europe et réduire la dépendance de cette dernière face à la Russie. Le développement des réserves d’hydrocarbures régionales pourrait également freiner la tentative de Téhéran « d’ouvrir une fenêtre » vers l’est de la Méditerranée à travers la Syrie, a commenté le secrétaire d’Etat adjoint Wess Mitchell au journal grec Kathimerini dans une interview publiée cette semaine.

Lors du sommet de jeudi, les leaders n’ont donné aucun détail portant sur un calendrier de construction.

Les pays ont promis de coopérer dans le secteur de la cyber-sécurité. Israël et Chypre ont signé un accord préliminaire sur la coopération technique. L’Etat juif et la Grèce ont, pour leur part, conclu un accord-cadre sur la technologie satellite.

 

 

Actualité

 

 

ISRAËL RECONNAÎT LE CHEF DE L’OPPOSITION COMME PRÉSIDENT DU VENEZUELA

i24NEWS, 27 Jan., 2019

Après les Etats-Unis, le gouvernement israélien a reconnu dimanche le chef de l’opposition Juan Guaido comme président du Venezuela, a annoncé dimanche le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

“Israël se joint aux États-Unis, au Canada, à la plupart des pays d’Amérique latine et d’Europe pour reconnaître la nouvelle gouvernance au Venezuela”, a écrit Benyamin Netanyahou sur son compte Twitter. Après les Etats-Unis, le gouvernement israélien a reconnu dimanche le chef de l’opposition Juan Guaido comme président du Venezuela, a annoncé dimanche le Premier ministre Benyamin Netanyahou.”Israël se joint aux États-Unis, au Canada, à la plupart des pays d’Amérique latine et d’Europe pour reconnaître la nouvelle gouvernance au Venezuela”, a écrit Benyamin Netanyahou sur son compte Twitter.

Israel joins the United States, Canada, most of the countries of Latin America and countries in Europe in recognizing the new leadership in Venezuela.

Le même jour, le président vénézuélien Nicolas Maduro a rejeté l’ultimatum lancé par plusieurs pays européens lui donnant huit jours pour convoquer des élections, déclarant que son pays n’était “pas lié” à l’Europe, dans une interview à la chaîne CNN Turk.”Ils devraient retirer cet ultimatum. Personne ne peut nous adresser d’ultimatum”, a déclaré M. Maduro, dont les propos étaient traduits de l’espagnol en turc.

Madrid, Paris, Berlin, Londres, Bruxelles et Lisbonne ont exigé samedi la convocation d’élections sous huit jours au Venezuela, faute de quoi ces capitales reconnaîtront le chef du Parlement et président autoproclamé Juan Guaido comme chef de l’Etat.”Le Venezuela n’est pas lié à l’Europe. C’est une complète impudence”, a déclaré M. Maduro, qualifiant d'”erreur” l’initiative des pays européens.Juan Guaido s’est autoproclamé mercredi président par intérim du Venezuela, lors d’une grande manifestation d’opposition à Caracas. Peu après, les Etats-Unis, le Canada et plusieurs pays d’Amérique du sud, dont le Brésil et la Colombie, l’ont reconnu.

Dans son interview à CNN Turk, Nicolas Maduro a cependant accusé M. Guaido de “violer la Constitution”, et il a accusé Washington de “tentative de coup” d’Etat.”Tout ce qui arrive est lié à l’Amérique. Ils nous attaquent et ils pensent que le Venezuela est leur jardin”, a-t-il accusé.Affirmant qu’il surmonterait le défi lancé à son pouvoir, il s’est cependant dit “ouvert au dialogue”.Interrogé sur une éventuelle rencontre avec le président américain Donald Trump, M. Maduro a répondu: “Ce n’est pas impossible, mais ce n’est pas probable. J’ai envoyé beaucoup de messages à Donald Trump”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan est un soutien de Nicolas Maduro. Le mois dernier, il lui a rendu visite à Caracas.Le dirigeant vénézuélien s’était rendu en visite en Turquie peu auparavant, après la nouvelle victoire électorale de M. Erdogan, et il a qualifié le président turc d'”ami” de Caracas. (Avec agence)

 

SONDAGE: BENNY GANTZ PREND LE LEADERSHIP DU CENTRE-GAUCHE

 

Shraga Blum

LPH Info, 31 jan., 2019

Deux sondages ont été réalisés après le discours d’ouverture de campagne Benny Gantz mardi soir. Comme cela arrive souvent, ces événements très médiatisés donnent un coup de pouce au héros de la journée dans les jours qui suivent, et Benny Gantz ne fait pas exception.

Les sondages du lendemain sont très favorables à son parti, et placent l’ancien chef d’Etat-major comme challenger principal du Premier ministre Binyamin Netanyahou, loin devant Yaïr Lapid et Avi Gabbaï, mais le Likoud n’est pas atteint par la montée en puissance de Benny Gantz.

Voici les résultats des intentions de vote, respectivement d’après les chaînes Kan-Aroutz 11, H’adashot Aroutz 13 et Hadashot Aroutz 12:

 

Likoud: 31 – 30 – 30

 

Hossen LeIsraël: 23 – 21 – 24

 

Yesh Atid: 9 – 11 – 9

 

Nouvelle Droite: 8 – 7 – 6

 

Parti travailliste: 8 – 6 – 6

 

Liste arabe: 6 – 6 – 6

 

Yahadout Hatorah: 6 – 7 – 6

 

Meretz: 6 – 4 – 4

 

Ta’al (Tibi): 6 – 6 – 8

 

Israël Beiteinou: 5 – 4 – 4

 

Habayit Hayehoudi: 4 – 4 – 4

 

Koulanou: 4 – 5 – 4

 

Shass: 4 – 5 – 5

 

Gesher: 0 – 4 – 4

Ces sondages indiquent certes une belle progression de Benny Gantz, mais elle se fait essentiellement au détriment de partis comme Yesh Atid, le Parti travailliste et même Meretz.

Pour l’aptitude à occuper le poste de Premier ministre, Benny Gantz réussit une belle performance en obtenant 41% d’opinions favorables, derrière Binyamin Netanyahou qui obtient 47%.

Il faudra attendre les sondages des jours qui viennent pout voir si “l’effet-Gantz” se poursuit dans la durée. Quoi qu’il en soit, la lutte pour le leadership du centre-gauche va désormais monter d’un cran.

 

 

 

INTEL RENFORCE SON ANCRAGE EN ISRAËL. MOBILEYE, MOOVIT ET À PRÉSENT, KIRYAT GAT.

Israelvalley

29 janvier 2019|

Une annonce a été faite ce lundi par les ministres israéliens des finances et de l’économie. Le Groupe Intel a décidé d’investir plus de 11 milliards de dollars dans son usine de Kiryat Gat (Sud d’Israël). Cette décision renforce la présence de se groupe américain en Israël. l’an dernier le Journal Les Echos avait fait le point sur la présence d’Intel dans le pays. (DR)

Dans le journal Les Echos, un article de Nathalie Hamou : « Un an après s’être offert la firme d’autotech de Jérusalem Mobileye, le géant américain a mené un tour de financement de 50 millions de dollars dans Moovit. Surnommée le « Waze des transports en commun », cette jeune pousse israélienne compte 120 millions d’utilisateurs.

Intel creuse le filon des innovations israéliennes dans l’univers de mobilité. Un an après s’être offert la solution anti-collision Mobileye, sise à Jérusalem, pour 15 milliards de dollars, le géant américain des puces qui souhaite diversifier ses activités dans le véhicule autonome, vient d’entrer au capital du navigateur communautaire Moovit, une autre pépite israélienne du transport intelligent.

Son bras financier Intel Capital a en effet mené le dernier tour de financement de 50 millions de dollars de cette jeune pousse de Tel-Aviv, surnommée, « le Waze des transports en commun », qui a levé 133 millions de dollars depuis sa création en 2011.

Présente dans 80 pays et 2.000 villes avec un total de 120 millions d’utilisateurs, cette app mobile gratuite visant à optimiser les trajets en transports en communs grâce aux données transmises par sa communauté, avait déjà séduit des investisseurs tels que Sequoia Capital, BMW iVentures ou Sound Ventures (le fonds d’Ashton Kutcher), qui ont également participé au dernier tour de financement.

Un milliard d’utilisateurs d’ici 2021

Dans la foulée de l’annonce, faite ce mercredi 21 février, Moovit a fait savoir que le co-fondateur et CEO de Mobileye, promu au rang de senior vice-président d’Intel, Amnon Shashua, entrera à son conseil d’administration, à titre d’observateur. Histoire de faire jouer à plein de possibles synergies entre les deux sociétés.

« Moovit est l’un des leaders mondiaux dans le domaine des données et de l’analytique. La combinaison de la technologie de Mobileye et celle de Moovit dans le data permettra de préparer les villes à l’arrivée des véhicules autonomes « , a déclaré Amnon Shashua.

De son côté, le co-fondateur et patron de Moovit, Nir Erez, a indiqué que sa société « prévoyait de dépasser le cap du milliard d’utilisateurs à l’horizon 2021 », se félicitant de pouvoir compter sur « une relation synergétique avec Mobileye dans le domaine de la mobilité urbaine ». La jeune pousse qui compte investir dans une plateforme de système Maas (mobilité en tant que service), revendique la création d’un milliard de « points de données de mouvements  » par jour.

Nathalie Hamou 

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

UNE CONFLAGRATION AVEC L’ IRAN EST-ELLE INÉVITABLE?

TIR DE ROQUETTE SUR LE HERMON:

NETANYAHOU MET DE NOUVEAU EN GARDE L’IRAN

I24, 21 jan. 2019

Au lendemain du tir de roquette de Syrie contre Israël imputé à l’Iran, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a une nouvelle fois prévenu la République islamique qu’Israël ne tolérerait aucune agression iranienne dans la région.

“L’armée de l’air a durement frappé des cibles iraniennes en Syrie”, a déclaré Netanyahou lundi après-midi lors de l’inauguration du nouvel aéroport d’Eilat.

“Nous agissons contre l’Iran et contre les forces syriennes qui les aident à nous attaquer. Celui qui essaie de nous atteindre, nous le frappons. Celui qui menace de nous exterminer en subira les conséquences”, a ajouté le Premier ministre.

Plus tôt lundi, un porte-parole de l’armée israélienne avait confirmé que les forces iraniennes présentes en Syrie étaient à l’origine du tir de roquette qui a visé la région du mont Hermon dimanche.

“Hier (dimanche), la force iranienne Al-Qods opérant en territoire syrien a lancé un missile sol-sol depuis le territoire syrien”, a affirmé l’armée israélienne dans un communiqué.

En représailles, l’armée israélienne a ciblé cette nuit des positions iraniennes en Syrie.

“Nous mettons en garde les forces armées syriennes contre toute tentative de nuire aux forces ou au territoire israéliens”, a précisé Tsahal.

Des avions de combat israéliens ont frappé des cibles militaires des forces iraniennes Al-Qods ainsi que des batteries de défense aérienne syriennes, a ajouté l’armée de l’Etat hébreu.

Des sites de stockage de munitions, de renseignement iranien et un camp d’entraînement militaire situés à l’aéroport international de Damas ont été visés par Tsahal.

Cette dernière a indiqué que des dizaines de missiles sol-air syriens avaient été tirés pendant le raid et qu’en réponse des batteries de défense locale avaient été visées par l’armée israélienne.

L’armée russe, alliée du régime syrien, a confirmé que des frappes israéliennes avaient touché la Syrie. Selon Moscou, quatre soldats syriens ont été tués et six blessés.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui dispose d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre, a donné un bilan de 11 combattants tués dont au moins deux Syriens.

“En tirant vers le territoire israélien hier, l’Iran a de nouveau offert la preuve définitive de ses véritables intentions de s’implanter en Syrie, mettant en danger l’État d’Israël et la stabilité de la région”, a indiqué Tsahal dans un communiqué.

L’armée israélienne a ajouté qu’elle allait continuer ses opérations “avec détermination pour contrecarrer l’enracinement de l’Iran en Syrie”.

“En outre, les forces de défense israéliennes tiennent le régime syrien pour responsable de tout ce qui se passe en Syrie et le mettent en garde de ne pas prendre Israël pour cible”, a continué l’armée israélienne.

Tsahal a en outre précisé qu’Israël était prêt “à tout scénario” et que l’armée continuerait “à opérer pour défendre les civils israéliens”.

Si le système de défense anti-aérien Dôme de fer a réussi a intercepter le missile iranien tiré dimanche au-dessus du mont Hermon, face à la situation, la station de ski israélienne ne sera pas ouverte aux visiteurs lundi.

 

NETANYAHU RAILLE SOLEIMANI : « REGARDEZ L’ÉTAT DE VOS BASES EN SYRIE »

Times of Israel, 24 jan., 2019

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a conseillé mercredi au général iranien Qassem Soleimani d’examiner « l’état des bases iraniennes qu’il tente d’établir en Syrie » plutôt que « d’interférer dans les élections israéliennes ».

Netanyahu a semblé répondre à des informations non confirmées et parues dans un journal koweïtien selon lesquelles Soleimani, qui est à la tête des forces al-Quds des Gardiens de la révolution iraniens, aurait indiqué aux responsables de la république islamique que des frappes à l’intérieur du territoire israélien pourraient faire tomber Netanyahu lors du scrutin du 9 avril.

Selon l’article paru dans al-Jarida, Soleimani aurait déclaré au cours d’une réunion avec le conseil de sécurité nationale suprême organisée lundi à Téhéran que Netanyahu cherchera probablement à attiser les tensions le long de la frontière entre l’Etat juif et la Syrie pour renforcer sa popularité lors des élections.

Il aurait également appelé à lancer trois missiles en réponse à chaque frappe aérienne israélienne en Syrie.

L’article a cité une « source informée » en Iran.

« Plutôt que d’intervenir dans les élections, Suleimani devrait regarder l’état des bases iraniennes qu’il s’efforce d’établir en Syrie », a écrit Netanyahu sur Twitter, se référant aux frappes récentes de l’armée de l’air israélienne qui ont pris pour cible des infrastructures iraniennes en Syrie.

Netanyahu a juré de « continuer à combattre l’Iran aussi longtemps que je serai Premier ministre ».

Dimanche, l’Etat juif aurait commis une rare attaque diurne contre des cibles iraniennes en Syrie. En réponse, l’Iran a lancé un missile sol-sol en direction du nord du plateau du Golan, qui a été intercepté par le système de défense anti-aérienne du Dôme de fer au-dessus de la station de ski du mont Hermon, selon l’armée israélienne.

Quelques heures après, lundi avant l’aube, les avions israéliens ont lancé des frappes de représailles contre des cibles iraniennes aux abords de Damas et contre les batteries de défense ayant ouvert le feu sur les appareils israéliens à l’origine des attaques, a indiqué l’armée.

Vingt-et-une personnes ont été tuées lors des raids israéliens, lundi au petit matin, dont 12 combattants iraniens, a indiqué mardi un observatoire de la guerre syrienne basé au Royaume-Uni.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, 12 personnes tuées appartenaient aux Gardiens de la révolution islamique iraniens, six étaient des combattants militaires syriens et les trois autres étaient des ressortissants non-syriens.

Israël a mené, ces dernières années, des centaines de frappes aériennes en Syrie contre des cibles liées à l’Iran qui, aux côtés de ses groupes mandataires et de la Russie, se bat pour défendre le président syrien Bashar al-Assad.

 

TIR SUR LE GOLAN: L’IRAN CHERCHE À DISSUADER ISRAËL ET POURRAIT NE PAS Y ARRIVER

Avi Issacharoff

Times of Israel, 21 janvier 2019

L’attaque israélienne sur le territoire syrien tôt lundi matin a été l’une des plus importantes de ces dernières années, et certainement la plus importante depuis la frappe aérienne de Tsahal en septembre dernier, au cours de laquelle les défenses aériennes syriennes ont abattu un avion espion russe et tué ses 15 membres d’équipage.

La tension que cet incident a suscitée entre Moscou et Jérusalem a conduit à limiter les activités israéliennes sur le territoire syrien, et toute action dans l’espace aérien syrien attribuée à Israël à la suite de cet incident a été vigoureusement condamnée par le Kremlin.

L’opération de lundi, donc, n’était pas juste une autre attaque aérienne. Israël envoyait un message non seulement à Damas mais aussi à Moscou pour faire savoir que les attaques à la roquette comme celle de dimanche contre la station de ski du Hermon (qui a été contrecarrée par le Dôme de fer) ne resteraient pas sans réponse.

La roquette syrienne, que l’armée a attribuée à l’Iran, a été tirée par l’un des groupes pro-iraniens opérant en Syrie, probablement une milice chiite soutenue par les Gardiens de la Révolution islamique et son bras expéditionnaire, la Force Al-Qods, commandé par Qassem Soleimani. L’attaque a été menée à la suite d’un raid aérien dans la région de Damas, le dimanche matin, attribué à Israël.

Certains experts israéliens ont soutenu que l’attaque iranienne était une réponse à la fin apparente de la politique d’ambiguïté de longue date d’Israël, en vertu de laquelle les responsables israéliens se sont abstenus de revendiquer explicitement des attaques aériennes et autres opérations militaires menées au cours des années dans ce pays.

Mais c’est peut-être une vision naïve. Il n’y a aucune raison de supposer que les tirs de roquettes en provenance de Syrie ont été déclenchés simplement par l’interview d’un chef d’état-major sortant ou par un commentaire du Premier ministre à propos des frappes en Syrie.

Les Syriens eux-mêmes ont rendu publique chaque frappe israélienne dans leurs propres médias, et la supposée politique d’ambiguïté d’Israël (un vestige de la frappe du réacteur nucléaire syrien en 2007) ne constitue plus depuis un bon moment qu’un slogan. Il ne façonne certainement plus la réponse de Damas aux attaques israéliennes. La réalité de la couverture de l’actualité en ligne a radicalement changé au cours des 12 dernières années, et il n’est plus possible de dissimuler des frappes aériennes importantes, en particulier celles effectuées à Damas, la capitale syrienne.

Les tirs de roquettes sur Israël depuis la Syrie sont vraisemblablement une tentative iranienne de créer un nouvel équilibre des forces sur le front israélo-syrien – en espérant qu’une attaque israélienne en territoire syrien entraînera des tirs sur le territoire israélien. En d’autres termes, il s’agirait d’un nouvel effort de dissuasion à l’encontre d’Israël.

Pourtant, ceux qui ont tiré la roquette essayaient clairement d’éviter d’être entraînés dans une guerre plus vaste, sinon ils auraient lancé des dizaines de projectiles. L’objectif, semble-t-il, était de commencer à construire une nouvelle architecture de dissuasion, tout en limitant les risques de provoquer une confrontation plus large.

Lundi après-midi, il restait à voir comment les Syriens ou les Iraniens réagiraient, à leur tour, à la réaction inattendue et forte d’Israël. Bien que les observateurs des droits de l’homme affirment que 11 personnes ont été tuées lors des frappes israéliennes lundi matin, quatre d’entre elles seraient des soldats syriens et le reste peut-être des Iraniens, et bien que le chef des forces aériennes iraniennes eut juré la « destruction » d’Israël lundi, il est encore trop tôt pour savoir si Bashar el-Assad et ses alliés iraniens comptent réagir.

La télévision russe, quant à elle, a rendu compte de la frappe et expliqué comment elle s’est déroulée. Mais à partir de lundi midi, il n’y a pas eu de condamnation du Kremlin. C’est un changement radical par rapport aux attaques précédentes attribuées à Israël ces derniers mois. Il se peut que la Russie tente à présent de réduire la tension avec Jérusalem qu’elle s’efforce depuis des mois d’attiser. Les deux armées ont même échangé des délégations récemment, des responsables israéliens se rendant à Moscou et une délégation militaire russe se rendant en retour en Israël la semaine dernière. Moscou semble essayer de remettre ses relations avec Israël sur les rails.

La réponse limitée de la Syrie, jusqu’à présent, à la frappe aérienne israélienne se comprend mieux en prenant en compte les problèmes stratégiques plus larges auxquels elle est confrontée.

Premièrement, malgré l’annonce récente du président américain Donald Trump concernant le retrait des forces américaines de Syrie, il semble que Washington n’ait pas l’intention de retirer complètement ses troupes dans l’est du pays au cours des prochains mois. Il est possible que ce retard soit dû à l’opposition du secrétaire d’État Mike Pompeo et du conseiller à la sécurité nationale John Bolton. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, les forces américaines continueront d’opérer dans la zone d’al-Tanef, où les frontières syrienne, irakienne et jordanienne se rejoignent.

Ce fait limite toute réponse iranienne, car il laisse en place un obstacle majeur à l’achèvement par l’Iran de son corridor terrestre de Téhéran à la côte méditerranéenne du Liban, et limite ainsi le transfert vers la Syrie d’équipements iraniens importants dont il aurait besoin pour faire face à un conflit avec Israël. Jusqu’à présent, ni les Gardiens de la Révolution ni la force Al-Qods n’ont réussi à amener en Syrie des avions, hélicoptères, chars ou missiles avancés destinés aux forces iraniennes. Les efforts se poursuivent pour expédier des armes de précision à la Syrie, mais un important retranchement iranien sur le territoire syrien a, pour le moment du moins, été repoussé.

Le deuxième élément limitant la réponse à Israël est le conflit croissant en Iran, où la lutte entre les conservateurs du régime et le camp relativement modéré du président Hassan Rouhani pour le contrôle de la politique du pays à l’égard de la Syrie.

Le premier groupe, qui comprend les dirigeants des Gardiens de la Révolution et de la force Al-Qods, appelle à un approfondissement et à un élargissement de l’engagement de l’Iran en Syrie, tandis que le second appelle à une politique « Iran d’abord » alors que de nouvelles sanctions américaines risquent d’affaiblir encore davantage une économie déjà fragile.

Une troisième question concerne la Turquie. Après l’annonce par Trump d’un retrait américain imminent, le président turc Recep Tayyip Erdogan a préparé ses forces à une attaque terrestre contre les milices kurdes du nord-est de la Syrie qui avaient été protégées parce qu’elles étaient alliées aux Etats-Unis dans la guerre contre l’Etat islamique.

Mais la politique américaine a brusquement changé, une fois de plus – et, bien sûr, peut encore changer sans préavis, étant donné l’imprévisibilité du président américain – et Erdogan a dû faire face non seulement à un retard dans le retrait américain promis, mais aussi à une rhétorique agressive de Washington condamnant une attaque turque contre les groupes qui ont combattu loyalement aux côtés des États-Unis pendant toute la guerre civile syrienne.

Erdogan hésite. Il a compris, et pour l’instant semble encore comprendre, qu’une attaque contre les Kurdes est une chose ; une confrontation directe avec les forces américaines dans la région en est une autre.

La réaction ferme d’Israël aux tirs de roquettes de dimanche suggère qu’Israël croit que ses opposants en Syrie sont limités par tous ces facteurs, ce qui donne à Israël une excellente occasion de faire en sorte que les moyens militaires dont dispose l’Iran si près de la frontière du Golan soient démantelés. Le silence de la Russie et le soutien manifeste des États-Unis, sans parler de la lenteur de la Syrie et de l’Iran à fournir leurs propres réponses, donnent à penser que l’évaluation est peut-être correcte.

 

 

ACTUALITÉ

 

 

“LES JUIFS NE SONT PLUS EN SÉCURITÉ DANS RUES D’EUROPE” (HERZOG AU PARLEMENT EUROPÉEN)

I24, 23 jan, 2019

Le président de l’Agence juive, Isaac Herzog, a averti mercredi le Parlement européen à Bruxelles que, malgré les efforts déployés pour lutter contre l’antisémitisme, la haine des Juifs était en hausse et que les Juifs n’étaient plus en sécurité dans les rues d’Europe.

“Nous ne pouvons plus ignorer le fait que les Juifs sont une fois de plus menacés dans les rues d’Europe”, a déclaré Herzog à l’occasion de la Journée internationale de la commémoration de la Shoah organisée par le Parlement européen.

“L’antisémitisme en Europe est aujourd’hui une crise qui fait rage. Une fois de plus. Et cela doit s’arrêter (…) Nous sommes confrontés à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire juive en Europe de ces derniers années. Il y a beaucoup trop d’exemples à citer”, a déclaré Herzog.

“Lorsque 90% des Juifs européens déclarent que l’antisémitisme a augmenté dans leur pays d’origine, nous comprenons qu’il s’agit d’un fléau”, a-t-il ajouté, faisant allusion à un rapport de l’Union européenne publié en décembre 2018.

Isaac Herzog a exhorté l’Europe à s’unir dans la lutte contre l’antisémitisme, et invité tous les États à se joindre aux 18 membres qui ont déjà adopté la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste.

Le président du Congrès juif européen, Moshe Kantor, dont le discours a été lu lors de la cérémonie (il n’a finalement pas pu assister à l’événement), s’est également montré pessimiste sur le présent et l’avenir des Juifs européens, évoquant la possibilité que des Juifs quittent l’Europe face à la montée des extrémismes.

Kantor a lui aussi évoqué le sondage réalisé en décembre auprès des Juifs vivant au sein de l’Union européenne, qui indiquait que 38% d’entre eux avaient envisagé d’émigrer parce qu’ils ne se sentaient pas en sécurité, du fait qu’ils soient juifs.

“Si les Juifs quittent l’Europe, la question n’est pas de savoir ce que deviendront les Juifs”, a déclaré Kantor, notant que l’existence d’Israël garantissait leur survie, “mais ce que deviendra l’Europe”.

 

 

L’ANTISÉMITISME « RELÈVE LA TÊTE »

EN FRANCE, DÉPLORE LE PRÉSIDENT ISRAÉLIEN

Times of Israel, 24       jan., 2019

Le président israélien Reuven Rivlin a déploré mercredi que l’antisémitisme « relève la tête » en France, lors d’une rencontre avec Emmanuel Macron qui l’a assuré de sa « détermination » à « poursuivre le combat » contre ce fléau.« Sur notre territoire, nous ferons tout pour que l’antisémitisme recule », a déclaré le président français devant la presse après avoir reçu à l’Elysée son homologue israélien au deuxième jour de sa visite en France.

Il a affirmé sa « détermination » à « poursuivre (notre) combat contre l’antisémitisme, qui constitue la négation même des valeurs de notre République ».

  1. Rivlin a brièvement évoqué ce sujet en déclarant que « malheureusement, nous sommes témoins » que « l’antisémitisme relève la tête hideuse » en France.

Le gouvernement français s’était alarmé à l’automne d’un bond de près de 70 % des actes antisémites sur les neuf premiers mois de 2018, ce qui avait poussé les institutions juives à réclamer des « moyens spécifiques » contre ce « cancer qui gangrène la société ».

Les deux présidents ont loué la solidité des relations entre Israël et la France, qui assument toutefois « leurs désaccords sur certains sujets », selon Emmanuel Macron. Il a notamment cité le nucléaire iranien ou la « progression » de la présence israélienne en Cisjordanie, qui nourrit « des cycles de violence sans fin ».

« Je suis très ému de vous accueillir ici dix ans après le dernier accueil officiel d’un président israélien ici en France. Lors de la création de l’État d’Israël, sous la forte direction de sa génération fondatrice, la France est devenue le puissant défenseur du droit de l’État d’Israël d’exister en toute sécurité et nos deux pays ont construit une confiance mutuelle fondée sur des valeurs de pluralisme. »

« Israël est un terrain fertile pour la technologie qui est admirée dans le monde entier et montre la voie à de nombreuses autres. Ce succès pourrait donner à penser que les grands défis sont derrière nous et pourtant, je suis sûr que nous ne sommes en réalité qu’au début. Le monde d’aujourd’hui est confronté à des défis extrêmement difficiles et nous devons créer un monde plus stable face à la terreur djihadiste et unir nos forces pour la combattre. »

Le chef de l’Etat français a par ailleurs exprimé sa « préoccupation » après la récente découverte de tunnels creusés par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah à la frontière entre le Liban et Israël.

« Si nous sommes menacés depuis le Liban, nous ne pourrons rester silencieux », a averti M. Rivlin, pour qui ce pays « doit savoir qu’il ne pourra pas se sentir innocent si des missiles étaient lancés » vers Israël. « Nous le disons clairement : il faut freiner l’agressivité du Hezbollah », a-t-il ajouté.

« Vous ne le savez peut-être pas, mais à l’heure actuelle, un satellite franco-israélien innovant et révolutionnaire survole l’espace. Le satellite – Venus – est le résultat d’une coopération entre l’Agence spatiale israélienne et l’Agence spatiale française. Il étudie les effets du changement climatique et de l’activité humaine sur notre planète. Aujourd’hui, mes amis, la coopération entre nous, à l’instar de Venus, fait tomber les barrières et aide non seulement nos pays, mais l’ensemble de l’humanité.”

« La véritable amitié est la capacité de continuer à approfondir le discours et la coopération, et à accepter de ne pas être d’accord parfois. Je suis venu ici au nom du peuple israélien pour vous remercier de cette amitié et pour moi-même et mon épouse Nechama, je voudrais vous remercier, Monsieur le Président, et vous, Madame la Première Dame, pour votre chaleureuse et amicale hospitalité, » a conclu le président israélien.

Rivlin avait plus tôt dans la journée prôné le dialogue interreligieux auprès de représentants de la communauté musulmane de France.

Sa visite à Paris marque le 70ème anniversaire des relations diplomatiques franco-israéliennes et intervient quelques jours avant la journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah, le 27 janvier.

  1. Rivlin doit notamment visiter une base de l’armée de l’air française et sera accompagné du commandant de l’armée de l’air, le Major-général Amikam Norkin.

Il rencontrera la maire de Paris, Anne Hidalgo, et assistera à un événement marquant les 70 ans d’Israël.

Il inaugurera l’exposition « Au-delà du devoir : des diplomates reconnus Justes parmi les nations » aux côtés du chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian.

 

ISRAËL: OBSÈQUES DE L’ÉTUDIANTE ASSASSINÉE EN AUSTRALIE

I24, 23 janvier 2019

Les obsèques d’Aya Masarwa, l’Israélienne de 21 ans assassinée en Australie la semaine dernière, ont eu lieu mercredi dans le village arabe de Baqa al-Gharbiyye dans le nord d’Israël.

Cet assassinat, qualifié d'”horrible” par la police australienne, a soulevé une vive émotion en Australie et des veillées ont été organisées pour honorer la mémoire d’Aiia Maasarwe qui y étudiait depuis un an.

“J’apprécie le soutien de tous ces gens, dans le monde entier et aussi dans ma ville, je vois ainsi toute l’humanité”, a affirmé le père d’Aiia, Saeed Maasarwe, très ému, alors que l’ambassadeur d’Australie en Israël Chris Cannan se trouvait à ses côtés.

Aya Masarwa a été violée et assassinée près de son Université à Melbourne, où elle suivait un cursus pour apprendre l’anglais.

“Elle avait de grands rêves”, a déclaré sa soeur Nur, qui avec Aya, avait remporté une bourse pour étudier en Chine.

Aya a par la suite participé à un échange d’un an à l’Université de La Trobe à Melbourne et était au téléphone avec sa sœur lorsqu’elle a rencontré son agresseur vers minuit en rentrant d’un spectacle.

De jeunes garçons vêtus de mauve ont déployé de grandes banderoles noires sur lesquelles se détachaient en lettres blanches des messages en arabe et en anglais comme: “Il est temps de dire: ++arrêtez de tuer les femmes++” ou “Les femmes ont le droit de vivre en paix”.

La foule a ensuite suivi le cercueil jusqu’à la mosquée puis au cimetière.

Quelques heures auparavant, le maire de la ville Khaled Abou Moukh et le député arabe israélien Ahmad Tibi avaient accueilli le cercueil à l’aéroport avec le père de la jeune fille.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Ahmad Tibi a déclaré qu’Aiia Maasarwe était désormais la fille de tous les Arabes israéliens.

La police australienne avait lancé un appel à témoin afin de rassembler un maximum d’éléments pour faire avancer l’enquête.

Les diplomates israéliens à Canberra et le département du ministère pour les Israéliens à l’étranger s’étaient efforcés de ramener le corps de la jeune femme en Israël pour l’enterrer au plus vite.

 

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

On Topic Links

Firing at Golan, Iran Seeks New Balance of Deterrence with Israel; It May Fail: Avi Issacharoff, Times of Israel, Jan. 21, 2019

Why Did Canada Let This Terrorist Off the Hook?: Clarion Project, Jan. 20, 2019

New York Times Columnist Cheers for Boycotting Israel: Ira Stoll, Algemeiner, Jan. 20, 2019

Hillel Neuer Blasts UN Human Rights Council for the “Big Lie”: Israel Unwired, Jan. 17, 2019

 

WEEKLY QUOTES 

“Let our enemies who seek to destroy us know that Israel’s crushing fist will reach all those who seek our harm, and we will hold them accountable…We will continue to successfully develop the most advanced weapon systems in the world to ensure the security of Israeli citizens and the security of the State of Israel.” — Prime Minister Benjamin Netanyahu, during a visit to the Israel Aerospace Industries division that manufactures and develops the Arrow missile. (Jerusalem Post, Jan. 22, 2019) 

“We’re ready for the decisive war that will bring about Israel’s disappearance from the earth. Our young airmen are prepared for the day when Israel will be destroyed.” — Iranian Brig. Gen. Aziz Nasirzadeh. Amid fears of escalation, hours after Israeli airstrikes destroyed Iranian installations and reportedly killed military personnel in Syria, Iran’s air force chief said Monday the country’s youths were “impatient” to fight a war for “Israel’s disappearance.”  (Times of Israel, Jan. 21, 2018)

“We have not changed our position on this issue, which is based on the principles of international law…The practice of arbitrarily launching strikes on the territory of a sovereign state, in this case Syria, should be simply excluded.” — Russian Foreign Ministry spokeswoman Maria Zakharova. The comments by Zakharova came days after a flare-up between Israel and Iran on the Syrian frontier. She warned that such strikes encourage an “atmosphere of hostility in the region” and “do not serve the long-term national interests of any of the Middle Eastern states, including, of course, Israel… We urge everyone to think about the possible consequences of provoking a new round of chaos in the Middle East.” She added that Syria should not “become an arena for settling geopolitical accounts.” Israel has said repeatedly that its airstrikes on military and terror targets in the war-ravaged nation are aimed at curbing Iran’s efforts to entrench itself militarily in the country. (Times of Israel, Jan. 23, 2019)

“At the moment, all parties are not interested in a comprehensive war. At the same time, wars break out even when neither side wants them.” — Amos Yadlin, a former general in the Israeli Air Force and former military attache to Washington. Iranian aggression against Israel is becoming more open and mounting daily, causing experts concern both over where it might end and how the pullout of US troops in Syria will affect the region. Yadlin noted the Russians have the power to prevent such an escalation in the conflict, but so far have not. Although they have sent messages to Israel not to attack the airport in Damascus, they have stood by while Israel has done so. As Yadlin commented, Israel has conducted the strikes late at night “with the intention of not harming civilian and Russian aviation.” (Clarion Project, Jan. 22, 2019)

“The Iranian regime’s obsession with Israel is not just well-known…It is expensive. Seven billion dollars annually are directed toward the never-ending attempts to destroy Israel…Follow the bloody trail of money starting in Tehran and you will arrive at the terror tunnels in Lebanon and Gaza and the weapons warehouses in Syria…It is now trying to infiltrate Judea and Samaria.” — Israeli Ambassador to the United Nations Danny Danon. Iran has spent $7 billion annually on terror in the Middle East, including in the West Bank, where it wants to open a fourth front against Israel, Danon told the Security Council. He blamed the 2015 Iran deal for providing the Islamic Republic with billions of dollars, which it has used to finance terror. Iran’s spending broke down was divided as $4 billion to Syria, $1 billion to Lebanon, $50 million to Hamas in Gaza and $70 million to the Islamic Jihad, Danon explained. “With the help of Saleh Al-Arouri, Hamas’s deputy political chief, and Saeed Izadi, the head of the Palestinian branch of the Iranian Quds Force, Iran is trying to turn Judea and Samaria into a fourth military front against Israel,” Danon said. (Jerusalem Post, Jan. 22, 2019)

“Israel is pursuing Hamas in Sinai and is spearheading a big battle against its growing military wing, Izz ad-Din al-Qassam Brigades, in this border region, by foiling dozens of arms shipments heading from Sinai to Gaza. Israel managed to destroy 15,000 advanced missiles on their way to Hamas warehouses in the Gaza Strip.” — Amir Bohbot, an expert on Israeli military affairs, citing Chief of Staff Gadi Eizenkot on condition of anonymity. The escalation Nov. 13 between Hamas and Israel in the Gaza Strip revealed Hamas’ use of a Kornet missile that hit an Israeli military bus north of Gaza. Israel said one soldier was wounded. Israel considers Sinai its weak southern underbelly because Egyptian security and military control is not strong, and the security situation on Israeli borders is volatile. Israel is concerned about the ties between Sinai terrorists and Hamas in Gaza and the smuggling of weapons. (Al-Monitor, Jan. 18, 2019)

“(UK opposition leader Jeremy Corbyn) has been willing to sit down with Hamas, Hezbollah and the IRA without preconditions but he will not meet with me to talk about Brexit.” — British Prime Minister Theresa May. May attacked Corbyn for his refusal to meet with her over Brexit, asking the Labour party chairman why he met with members of terror groups Hamas, Hezbollah and the Irish Republican Army, but not with her. May opened her speech by mentioning the upcoming International Holocaust Remembrance Day, saying: “We must all challenge prejudice and hatred.” The exchange came after the House of Commons rejected May’s withdrawal deal last week, leaving Britain on course to exit the EU on March 29 with no deal. Corbyn reportedly sat on a panel at a 2012 conference in Doha with several Palestinian terrorists sentenced for murder and shared the platform with then Hamas head Khaled Mashaal. (Times of Israel, Jan. 23, 2019)

“Linda Sarsour is an antisemite and even when she is apologizing to the Jewish community on the one hand, she is condemning it on the other. She can’t help it. This is who she is and as long as the five board members are in power you will continue to see these sharp divisions they themselves foster.” — Mercy Morganfield, former head of the DC chapter of the Woman’s March. Morganfield took to Facebook to upbraid Sarsour after the latter posted a link to an article that accused the Jewish community of waging a “profound war on black people.” Alluding to the failure of Women’s March leaders to repudiate infamous antisemite Louis Farrakhan, she added, “During this entire fiasco who has continually attacked whom? Jewish people asking you to condemn an antisemite and antisemitism is not an attack. Writing that Jewish people are waging war on black people is an attack. It is vicious. It is vile. And it is not true. They are their own worst enemy. An appalling lack of judgment on Linda’s part. On this day, during this ongoing controversy.” (Algemeiner, Jan. 20, 2019)

“Professor (Irwin) Cotler’s work in the name of civil rights defenders has no borders, and his impact is felt throughout Canada and around the world.” — Paul Martin, former Canadian Prime Minister. Cotler is chairman of the Raoul Wallenberg Center for Human Rights and has been nominated for a Nobel Peace Prize by Martin. A former Canadian justice minister, attorney general, parliament member, McGill law professor and overall advocate of human rights, Cotler is one of the staunchest defenders that Israel has around the world. (Jerusalem Post, Jan. 18, 2019)

“Tu Bishvat (Jan. 20-21, 2019) is not mentioned in the Bible, but in the Mishnah – the collection of Jewish oral laws, compiled by Rabbi Yehudah Hanasi around 200AD…Trees have been critical to the ingathering of the Jewish people in the Land of Israel, representing longevity and permanence, underlying the inherent linkeage/bond between the Jewish people and the Jewish land – the eternal attachment of the Jewish people to the Land of Israel. Hence, Tu Bishvat is a day of planting trees, in Israel, by school and kindergarten children, as well as by pilgrims and tourists. The 18th century Vilna Gaon, Rabbi Elijah ben Shlomo Zalman Kremer, a Biblical, Talmudic and kabalistic genius prayed: “May God merit me to plant, with my own hands, fruit trees around Jerusalem.” During (Mussaf) prayers on Shabbat and holidays, Jews ask God that they be planted in the Land of Israel. Trees were not planted during the transient 40 years of wandering in the desert. Trees are planted in the permanent, everlasting, immutable, indestructible Jewish environment of the Jewish Homeland.” — Ambassador (ret.) Yoram Ettinger, consultant to Israel’s Cabinet members and Israeli legislators. (Jewish Press, Jan. 20, 2019)

Contents

 

SHORT TAKES

ISRAEL STRIKES IRANIAN TARGETS IN SYRIA (Damascus) — The IDF said its jets struck Iranian military targets in Syria, an announcement that was a departure from Israel’s policy of ambiguity regarding activities in Syria. The military said the targets included munition storage facilities, an intelligence site and a military training camp. The strikes were in response to a rocket Iranian forces fired toward Israel that was intercepted by Israel’s Iron Dome system over a ski resort in the Golan Heights. That followed a rare Israeli daylight air raid near the Damascus Airport. (Globe & Mail, Jan. 21, 2019) 

ANOTHER BOMB ATTACK TARGETS U.S. TROOPS IN SYRIA (Damascus) — An explosion has gone off in Syria’s northeast, inflicting casualties among America’s Kurdish partners. The blast reportedly targeted a convoy of the U.S.-led coalition and Kurdish-led fighters. While no U.S. forces appear to have been seriously injured, it was the second bombing aimed at a convoy including U.S. forces in Syria in less than a week. Last week, an I.S. bomber blew himself up at a restaurant in Manbij, killing four Americans. The attack renewed criticism  of President Trump’s claim that I.S. is defeated in Syria, on which he has said he based his decision to pull the remaining 2,000 troops out of the country. (CBS, Jan. 21. 2019)

ISRAEL, US TEST-FIRE ARROW 3 (Jerusalem) — Israel and the U.S. carried out a successful test of their advanced Arrow 3 missile defense system. A dummy missile was launched off the coast of Israel that was meant to simulate the type of long-range ballistic missile the Arrow 3 system is designed to intercept. The Arrow 3 system, developed as a joint project with the US, is designed to shoot down ballistic missiles — like those Israel fears Iran may one day launch at it — while the incoming projectile is still outside the earth’s atmosphere. The Arrow was launched from the Palmachim air base in central Israel and the trail it left behind was visible from as far away as Jerusalem. (Times of Israel, Jan. 22, 2019)

CANADIAN CAUGHT IN SYRIA WAS REPORTEDLY COMMANDER OF I.S. UNIT (Toronto) — The latest Canadian captured in Syria was the commander of more than a dozen fighters who clashed with U.S.-backed forces in the last remaining I.S. enclave, according to a local official. The former Toronto resident, Mohammed Abdullah Mohammed, was armed with a Kalashnikov rifle and a handgun when he was detained. Mohammed allegedly told interrogators he was a 31-year-old Canadian citizen of Ethiopian origin. Under questioning, he said he had joined I.S. over the internet and left Canada in 2013 with the aim of spreading the Islamic faith in the world, a local commander said. (Global, Jan. 15, 2019) 

NASRALLAH REPORTEDLY EMBEZZLED MILLIONS FROM HEZBOLLAH FUNDS (Beirut) — Saudi news outlet Al-Watan says Iranian forces have Hezbollah leader Hassan Nasrallah under house arrest and are pressuring him to divulge what happened to the tens of millions of dollars reportedly missing from Hezbollah bank accounts. Hezbollah leader Sheikh Hassan Nasrallah is suspected of embezzling millions of dollars from the terrorist organization’s coffers. Sunni Saudi Arabia and Shiite Iran are arch enemies and are waging several proxy battles across the region. (Israel Hayom, Jan. 20, 2019)

NETANYAHU HEADS TO CHAD TO RENEW DIPLOMATIC TIES (N’Djamena) — Israel and Chad officially renewed diplomatic relations during a visit by Netanyahu to the Chadian capital. Relations between the two countries had been severed since 1972, when Chad was one of a string of African nations to break off ties with Israel after the 1967 war. Shared concerns about Iran and Islamic terrorism and the lure of Israeli technology and weaponry have made Arab and Muslim countries more amenable to ties with Israel even before a peace agreement is reached with the Palestinians. (Bloomberg, Jan. 20, 2019)

ISRAEL SET TO HOST MALI’S PM (Bamako) — Israel is preparing for an historic visit by Mali’s Prime Minister Soumeylou Boubeye Maiga, officials said, a day after Netanyahu cemented the reestablishment of diplomatic relations with Chad. The West African country, whose population is also majority Muslim, severed ties with Israel in 1973, following the Yom Kippur War. Last year, Netanyahu met with the Malian president on the sidelines of a summit in Liberia. Israel’s diplomatic push in Africa is aimed mainly at widening Israel’s circle of relations, boosting trade, improving its international status, and is also driven in part by a desire to ease air travel to Latin America. (Times of Israel, Jan. 21, 2019)

MOST PALESTINIANS KILLED IN GAZA PROTESTS HAVE TERRORIST TIES (Gaza) — The vast majority of Palestinians killed in response to weekly violent protests on the Israel-Gaza border are affiliated with Hamas and other terrorist groups, reports the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center. Since the end of March, when the “return marches” started, 187 Palestinians were killed – including 150 (80%) members or affiliates of terrorist organizations. About half of those killed are either associated with Hamas or are full-blown members. Hamas military wing operatives represent almost a quarter of the total fatalities. (IPT News, Jan. 22, 2019)

U.S. AIRSTRIKE IN SOMALIA KILLS 52 AL-SHABAB EXTREMISTS (Kismayo) — The U.S. says it carried out its deadliest airstrike in Somalia in months, killing 52 al-Shabab extremists after a “large group” mounted an attack on Somali forces. The airstrike occurred near Jilib. There were no reports of Americans killed or wounded. The U.S. statement did not say whether any Somali forces were killed or wounded by the al-Qaida-linked extremists. Al-Shabab asserted that its attack on two Somali army bases killed at least 41 soldiers near the port city of Kismayo. (Daily Beast, Jan. 19, 2019)

GERMANY SANCTIONS IRANIAN AIRLINE (Berlin) — Germany announced it had banned Iranian airline Mahan Air from its airports, in an escalation of sanctions adopted by the EU against Tehran. Mahan, Iran’s second-largest carrier after Iran Air, flies between Tehran and the German cities Duesseldorf and Munich. Iranian security agencies have in the past secretly transferred wounded and dead soldiers and ammunition from the battle sectors in Syria and Yemen via Mahan Air’s civilian flights. The airline was blacklisted by the US in 2011, as Washington said the carrier was providing technical and material support to an elite unit of Iran’s Revolutionary Guards known as the Quds Force. (Arutz Sheva, Jan. 22, 2019)

BDS PROTESTERS JOIN NETTA BARZILAI ON STAGE AT EUROVISION QUALIFIER (Paris) — A group of anti-Israel protesters jumped on stage during a Eurovision qualifying competition in Paris. Israeli Eurovision 2018 winner Netta Barzilai was on stage when the protesters appeared holding signs reading “No to the Eurovision 2019 in Israel.” Barzilai had just finished performing her Eurovision-winning entry ‘Toy’ for the live broadcast. BDS France took credit for the incident. The protesters were immediately removed from the stage by security officials. Musicians and other artists from at least 14 countries have called for a boycott of Eurovision because it is being held in Israel. (CJN, Jan. 22, 2019)

MALAYSIA SAYS IT WON’T LET IN ANY ISRAELI DELEGATES FOR SPORTING OR OTHER EVENTS (Jakarta) — Malaysia’s foreign minister said the government will not budge over a ban on Israeli athletes in a para swimming competition and has decided that the country will not host any events in the future involving Israel. Malaysia is among the Muslim countries that do not have diplomatic relations with Israel. The government has said Israeli swimmers cannot join the competition in July, which serves as a qualifying event for the 2020 Tokyo Paralympics. (Times of Israel, Jan. 16, 2019)

ISRAEL WINS VP SPOT ON UN COMMITTEE OVERSEEING HUMAN RIGHTS GROUPS (Geneva) — On Martin Luther King Day, the United Nations—in a rare move—elected Israel as Vice-Chair of the 19-nation Committee on NGOs, which oversees the work of human rights groups. It was Israel’s turn to represent the Western Group. A big defeat for Iran which tried but failed to get elected to this committee. Israeli is represented on the committee by Nadav Yesod. (UNWatch, Jan. 22, 2019)

FINLAND ORDERS ELM-2311 C-MMR RADARS FROM IAI ELTA SYSTEMS (Helsinki) — Finland is ordering ELM-2311 Compact Multi-Mission Radars (C-MMRs) from Israel Aerospace Industries’ (IAI’s) Elta Systems division. The Finnish Ministry of Defence announced on its website on that Defence Minister Jussi Niinistö had tasked the Defence Forces’ Logistic Command to procure counter-battery radars from IAI Elta Systems. The number of systems was not disclosed, but the ministry said they would also be used for fire observation and air surveillance. (Janes, Jan. 21, 2019)

ISRAELI DOCTOR HELPED SAVE ABBAS’S LIFE (Jerusalem) — PA President Abbas’s health had declined over the past year and his doctors feared for his life, but thanks to secret treatment by a specialist from Israel, his condition improved significantly. On May 20, 2018, Abbas was hospitalized in Ramallah with pneumonia, a complication of a severe ear infection. Doctors feared the 83-year-old Abbas would suffer a complete systems failure. Israel learned of his condition and offered to treat Abbas at an Israeli hospital. The Palestinians decided to reject the offer. Israel, in turn, sent a specialist to Ramallah, who joined the team of foreign doctors already treating the PA leader. After two days of intensive care, Abbas got better, and a week later he was discharged from the hospital. (Ynet, Jan. 23, 2019)

ISRAEL UNVEILS MEMORIAL TO PROSECUTOR WHO SOUGHT JUSTICE FOR IRAN-LINKED BOMBING (Jerusalem) — Israel marked the fourth anniversary of Argentine prosecutor Alberto Nisman’s murder by unveiling a memorial plaque in his honor. Nisman’s body was discovered on Jan. 19, 2015 — hours before he was due to unveil a complaint against the former government of President Cristina Fernandez de Kirchner over its alleged collusion with Iran in effectively exonerating the Islamic Republic of responsibility for the 1994 bombing of the AMIA Jewish center in Buenos Aires, in which 85 people were murdered and more than 300 wounded. (Algemeiner, Jan. 18, 2019)

ISRAEL OPENS NEW INTERNATIONAL AIRPORT (Eilat) — Prime Minister Netanyahu hailed a “historic day” for Israel as the new Ramon Airport near Eilat was inaugurated on Monday. The NIS 1.7 billion ($460 million) airport, named in memory of Ilan and Assaf Ramon and located 18 kilometers north of Eilat, will replace the Eilat and Ovda airports currently serving domestic and an increasing number of international flights. Ramon Airport, the first entirely civilian airport to open since Israel’s independence, is set to welcome up to two million passengers a year, with expansion works planned to more than double its capacity to 4.2 million passengers by 2030. (Jerusalem Post, Jan. 21, 2019)

AHEAD OF HOLOCAUST REMEMBRANCE DAY, TRUMP SIGNS ELIE WIESEL ACT (Washington) — January 27 marks the International Day of Commemoration in Memory of the Victims of the Holocaust. The Elie Wiesel Genocide and Atrocities Prevention Act is aimed at improving the US response to mass atrocities. The Act passed final votes in the Senate and the House of Representatives in December, 2018. On January 14, 2019, President Trump signed the Act into law. The Act, among other things, prioritizes the prevention of genocide and other mass atrocities as a matter of national security interest and ensure that foreign service officers receive adequate training in conflict and atrocity prevention.  (Forbes, Jan. 15, 2019)

 

On Topic Links

Firing at Golan, Iran Seeks New Balance of Deterrence with Israel; It May Fail: Avi Issacharoff, Times of Israel, Jan. 21, 2019 —The Israeli assault on Syrian territory early Monday morning was one of the broadest in recent years, and certainly the most substantial since an IDF airstrike last September during which Syrian air defenses shot down a Russian spy plane, killing its 15-member crew.

Why Did Canada Let This Terrorist Off the Hook?: Clarion Project, Jan. 20, 2019—Rehab Dughmosh was found guilty of terrorism charges in Canada last week for an Islamist attack at a store in Scarborough, Ontario in 2017.

New York Times Columnist Cheers for Boycotting Israel: Ira Stoll, Algemeiner, Jan. 20, 2019 —“Time to break the silence on Palestine,” is the headline over New York Times opinion columnist Michelle Alexander’s article, and a pretty good indication of where it’s going, because there’s no “silence” to break on the issue, and because “Palestine” isn’t a country and never has been.

Hillel Neuer Blasts UN Human Rights Council for the “Big Lie”: Israel Unwired, Jan. 17, 2019— If you have ever heard Hillel Neuer speak for UN Watch at the United Nations, you know that he is worth listening to.

AVEC OU SANS ÉTAT PALESTINIEN, LE RAPPORT DE FORCE DÉMOGRAPHIQUE S’INVERSE AU PROFIT DES JUIFS

ISRAEL GAGNER BATAILLE DEMOGRAPHIQUE

André Darmon

Israel Magazine, 25 janvier 2016

Et donc une nouvelle machinerie fut imposée à tous, derrière le magnifique slogan politico-marketing qui perdure (hélas) : « Échangeons des Territoires – emplis de résidents non juifs- contre la Paix -des braves- !» Agitant ainsi la vieille menace brandie par le chef égyptien des palestiniens, Yasser Arafat : « Le ventre de nos femmes est la meilleure de nos armes ». Qui lui-même plagiait un célèbre discours de Houari Boumédiène (Algérie – 1974) : «  Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis, mais pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire ». Une phrase qui résonne étrangement dans l’actualité aujourd’hui… Cet argument démographique qui demande à Israël de ‘choisir’ entre la démocratie et un Grand Israël au sein duquel la population juive serait devenue minoritaire, conduit la politique intérieure israélienne depuis au moins Oslo, engendrant le “pragmatisme” d’Itshak Rabin à Ehoud Olmert, ou l’abandon du Goush Katif par Ariel Sharon.

Pourtant il faut le dire haut et fort à présent, toutes les prévisions livrées jusqu’à dans les années 2000 sont aujourd’hui contredites par les statistiques les plus récentes : non seulement le nombre des Palestiniens résidents à l’ouest du Jourdain, c’est-à-dire aussi bien en Israël même, que dans les Territoires de Judée-Samarie & Gaza, ne rejoint pas celui des Juifs, mais plus explosif encore, les écarts se creusent en faveur des seconds. La situation qui prévaut en Europe avec l’effondrement de la natalité des populations dites de souche, et l’accroissement exponentiel d’une immigration devenue incontrôlable (difficile de croire les chiffres officiels de 5 à 6 millions de musulmans en France, le même nombre depuis …15 ans (!) ; ou que les migrants ne sont ‘que’ 12 000 à être arrivés en 2015), est totalement inversée dans l’Etat hébreu ! Car à l’inverse du monde occidental, Israël propose une natalité des plus dynamiques, alors qu’en sens inverse, celle des pays arabo-musulmans dans leur ensemble, c’est-à-dire territoires administrés par l’AP compris, est prise dans un vaste mouvement de régression voire d’écroulement.

Début 2016, le Bureau Central des Statistiques a livré une donnée décisive : l’écart entre le taux de fécondité des femmes juives et celui de leurs semblables arabes (nombre de naissances par femme) n’existe plus !!!  En 1955, les premières donnaient la vie en moyenne à 3,6 enfants tout au long de leur existence, alors que les secondes en avaient 7,1. Autrement dit, elles faisaient presque deux fois plus d’enfants. A ce rythme-là, il est évident que l’Etat juif était en danger. Cette situation a perduré sommairement jusqu’aux années 80’, période à laquelle s’est opéré le revirement. Dans les chiffres de 1995, l’écartement se rétrécissait déjà (2,8 contre 4,2 soit un espacement réduit déjà de moitié). Les données de 2015 signent donc la fin de cet avantage en terme de perspectives démographiques, avec un taux dans le secteur arabe de 3,17 enfants par femme, contre 3,11 dans le secteur juif, et même 3,4 lorsque les deux parents sont israéliens… Parmi les habitants des localités juives de Judée-Samarie, ce taux atteint même le chiffre record de 5,7 enfants ! Plus significatif encore, pour tous les démographes interrogés, la tendance de sens inverse (en régression constante dans la population arabe, en nette augmentation chez les autres) va continuer à s’amplifier.

Deuxième phénomène peut-être plus psychologique qu’autre chose certes mais d’importance : la mer arabo-musulmane qui cerne Israël est en train de s’assécher. Dans tous ces pays plus ou moins voisins ou belliqueux, le taux de fécondité juif d’Israël est fermement excédentaire (sauf au Yémen et en Irak) : Liban -1.50 naissances par femme ; Iran – 1.83 ; Turquie – 2.06 ; Arabie Saoudite – 2.12, Égypte – 2.8, Jordanie – 3.1, etc. Ces taux de fécondité dans cet espace resté longtemps traditionaliste et archaïque reflètent le virage pris par ces sociétés depuis un certain temps, vers plus de modernité, et une évidente intégration à la société mondialisée : urbanisation étendue, droits de la femme augmentés, niveau d’éducation amélioré pour tous, émergence de politiques de planning familial, etc.

Troisième statistique porteuse d’espoir, l’explosion du nombre annuel de naissances juives, passé de 80 400 en 1995, à …136 000 en 2014 !  Soit +70%, alors qu’étonnamment la natalité dans le secteur ultra-orthodoxe ne progresse pas, mais qu’elle s’est vu relayée par le secteur non-religieux. Dont le phénomène inattendu des familles issues de la vague d’Alya de l’ex-URSS, caricaturées longtemps comme composées d’un enfant unique et d’un chien, mais qui aujourd’hui sont en passe de s’intégrer fidèlement aux standards de la société israélienne avec en moyenne 3 enfants par famille. En même temps, le nombre annuel de naissances parmi les familles arabes israéliennes et palestiniennes s’est stabilisé depuis 1995 autour de 40 000 nouveaux bébés par an. Proportionnellement cela signifie que les naissances juives constituaient 69% des naissances totales en 1995, mais approchent à présent les 78%, soit vingt ans plus tard. De plus, le secteur juif devient plus jeune : le taux de ‘couverture’ des décès naturels par rapport aux naissances, passe de 40% en 1995 à 27% en 2014, tandis que celle-ci grandit dans le secteur arabe de 8 % en 1995 à 12.5% en 2014. Conclusion : s’il naissait en 1995 pour chaque bébé arabe 2,3 bébés juifs ; en 2015, ce chiffre est passé à 3,4. Ce qui garantit aux générations futures un avantage décisif des trois quarts du total de population !

Même les données émises pour la seule région de Judée-Samarie portent au plus grand optimisme. Là-bas, une occidentalisation rapide du taux de fécondité arabe a ramené le total de 5 naissances par femme en 2000, à … 2.76 en 2015 ! Un véritable écroulement, surtout que l’âge médian de procréation a reculé de 17 ans en 2000, à 22.7 ans dans la même très courte période (recul de l’âge pour le mariage et de la première naissance – données publiées par la CIA, dont les études sont reconnues pour être des plus sérieuses et des plus fiables). Autre réalité dont personne ne parle, le taux de migration négatif de cette région depuis 1950, une tendance qui s’accélère elle aussi depuis 2000. Environ 20 000 arabes quittent la zone pour l’Europe ou les Etats-Unis chaque année. Des musulmans, mais surtout des palestiniens chrétiens de plus en plus persécutés par un islamisme rampant. A l’exemple de la ville de Bethléem, à 80% chrétienne jusqu’à l’installation de l’Autorité palestinienne, mais où ces derniers ne représentent plus qu’un tiers de la population aujourd’hui.

Dernier élément, tout le monde l’admet à présent, les estimations démographiques publiées par l’administration palestinienne sont très largement surévaluées. D’après les experts, la seule population arabe de Judée-Samarie n’est pas de 2.8 millions d’habitants comme annoncé par l’AP, mais de seulement 1.7 million. Et pour gonfler leur chiffre de 66%, l’Office palestinien a utilisé de nombreux subterfuges. Comme l’entrée dans la statistique des 400 000 Palestiniens partis à l’étranger sans aucune volonté de revenir dans la région ; ou en comptabilisant deux fois les 200 000 habitants arabes de Jérusalem (une fois dans le total Cisjordanie et une autre dans celui des résidents arabes à l’intérieur de la ligne verte …), ou des 100 000 binationaux vivant côté israélien (eux aussi dénombrés en double) ; ou enfin en gonflant de plus de 30% le nombre des naissances enregistrées. Pour preuve évidente de la manipulation, les listes électorales officielles réunissent un million d’inscrits en droit de voter, ce qui correspond bien à une population totale voisine du 1.7 million répertorié par les experts internationaux indépendants.

Selon les chiffres publiés le 1er janvier 2016 par l’Institut de la Statistique à Jérusalem, la population israélienne a dépassé les 8 462 000 habitants dont 6,34 millions de Juifs (74,5% de la population totale), 1,76 million d’Arabes (20,7%) et 370 000 individus classés hors communautés religieuses (4,4%). A noter que ces proportions n’ont pas bougé, ou presque, depuis la création de l’Etat il y a 67 ans, ce qui en dit long sur la victoire démographique emportée par Israël sur son voisinage. En lorsque l’on pense que ce pays pointe dans les premiers en terme de qualité de vie, d’optimisme en l’avenir, d’excellence universitaire, d’espérance de vie en bonne santé, ou de dynamisme pour les jeunes générations, inutile de préciser que cette victoire est éclatante.

 

L’ETAT BINATIONAL EXISTE, JE L’AI RENCONTRÉ

Stéphane Amar

Times of Israel, 24 dec., 2018

La chronique de Frédérique Schillo publiée dans ces pages relate la peur des juifs israéliens face à la perspective d’un Etat binational. Angoisse bien réelle, basée essentiellement sur le spectre d’une submersion démographique. Dans un Etat démocratique, la communauté dominante numériquement fixe en effet les règles du jeu et les impose à la minorité. Elle détermine la religion dominante, la langue officielle, les institutions etc.

C’est précisément le cas dans l’Etat d’Israël. Depuis sa création, en 1948, il abrite deux nations : les Juifs et les Arabes (musulmans ou chrétiens). Largement majoritaires démographiquement, les Juifs ont défini unilatéralement l’identité nationale de l’Etat. Depuis la couleur de son drapeau jusqu’au contenu de ses programmes scolaires en passant par sa politique d’immigration.

La déclaration d’Indépendance précise toutefois que l’Etat d’Israël garantit une « complète égalité de droits sociaux et politiques à tous les citoyens sans distinction de croyance, de race et de sexe ». Cet engagement a été respecté. Mais concernant les non-juifs, il se limite strictement aux droits individuels. En quelque sorte, pour paraphraser Stanislas de Clermont-Tonnerre, l’Etat d’Israël a tout accordé aux Arabes en tant qu’individus et rien en tant que nation.

Car soixante-dix ans après la création de l’Etat d’Israël, l’intégration des Arabes israéliens ne fait plus débat. Certes des discriminations subsistent – c’est le lot de la plupart des minorités ethniques dans le monde, y compris en France -, mais personne ne peut sérieusement soutenir que les Arabes subissent une quelconque forme de ségrégation en Israël. Médecins, pharmaciens, professeurs, avocats ou ingénieurs arabes se comptent par dizaines de milliers. Sans parler des réussites spectaculaires : juge à la Cour suprême, ambassadeur ou même numéro deux d’Apple.

Soucieux de ne pas compromettre cette intégration socio-économique, les Arabes d’Israël ont systématiquement refusé de s’associer à la lutte nationale palestinienne. Même au plus fort du conflit, par exemple durant la seconde Intifada, les actes de violences contre leurs compatriotes juifs ou contre les forces de l’ordre restèrent exceptionnels. Aujourd’hui, le secteur arabe représente 20 % de la population israélienne et son implication dans des actions terroristes est statistiquement insignifiante.

Ce refus de la violence ne dit rien du sentiment national des Arabes d’Israël. Ils revendiquent sans ambigüité leur appartenance au peuple palestinien. Les deux populations ont l’essentiel en partage : la langue, la religion, la culture. Elles sont en outre cimentées par d’étroits liens familiaux. Depuis la conquête de Cisjordanie par Israël en 1967, la ligne verte n’existe plus pour les Arabes israéliens. Ils peuvent se rendre librement et sans courir le moindre risque – contrairement à leurs concitoyens juifs -, dans ce territoire contrôlé par l’armée israélienne. Cette proximité a considérablement renforcé leur identification au peuple palestinien. Mais force est de constater que cela n’a jamais remis en cause leur loyauté envers l’Etat d’Israël.

Si les Arabes d’Israël écartent toute sédition, ce n’est pas uniquement parce qu’ils jouissent d’un niveau de vie et d’éducation sans équivalent dans le monde arabe. C’est aussi parce qu’ils sont citoyens d’un Etat démocratique. Ils peuvent voter, se déplacer librement, exprimer leurs opinions, servir dans l’administration y compris dans la police. Autant de droits fondamentaux dont les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza sont privés.

L’exemplaire coexistence judéo-arabe en Israël prouve que les deux peuples peuvent parfaitement vivre ensemble. Sans mur de séparation, sans omniprésence militaire, sans atteinte aux droits civiques. J’explique dans mon dernier livre pourquoi la création d’un Etat palestinien est devenue impossible. Le développement des implantations juives en Cisjordanie et l’attachement réciproque à l’ensemble du territoire, de la Méditerranée au Jourdain, invalide à l’avance toute tentative de partage. Israël va donc sans doute à terme annexer la Cisjordanie, Gaza devenant de facto un Etat indépendant.

Longtemps, les partisans de la séparation ethnique ont justifié l’urgence d’une solution à deux Etats par le dynamisme de la démographie arabe palestinienne. Soit Israël revient aux frontières de 1967, soit il se transformera en Etat binational dans lequel les Juifs deviendraient rapidement minoritaires. L’inversion récente des courbes démographiques au profit des Juifs et le retrait de Gaza changent radicalement la donne. Le spectre d’une submersion arabe s’éloigne et désormais des responsables politiques de premier plan envisagent ouvertement l’annexion.

Un examen serein de la réalité montre qu’une telle option n’a rien d’utopique ou de cauchemardesque. Les Palestiniens de Cisjordanie deviendraient des Arabes israéliens, des citoyens de plein droit, au terme d’un processus d’intégration étalé sur plusieurs années. Selon les projections démographiques, les Juifs resteront largement majoritaires entre la mer et le Jourdain, formant au moins les deux tiers de la population, car le taux de fécondité des femmes juives est désormais supérieur à celui des femmes arabes. Pour garantir le caractère juif de l’Etat d’Israël indépendamment du rapport de force démographique, les députés israéliens ont par ailleurs voté l’été dernier la loi Etat-nation. La route est encore longue, elle sera semée d’embûches, mais la dynamique me paraît irréversible.

La perspective d’un Etat unique suscite toutes sortes de fantasmes : la destruction de l’intérieur du seul Etat juif du monde, la fin du rêve sioniste, l’invasion islamiste etc. Aux oracles hasardeux, j’ai toujours privilégié les enseignements de l’histoire. Les tentatives de partage, en 1947 ou à Oslo en 1993, ont provoqué des bains de sang et ont largement contribué à alimenter le conflit. A l’inverse, là où prévaut la loi civile, la même pour tous, Juifs et Arabes coexistent paisiblement depuis soixante-dix ans. A méditer.

 

DÉMOGRAPHIE ET IDENTITÉ: SERGIO DELLA PERGOLA

LPH, 7 jan., 2019

Le dimanche 13 janvier, le campus francophone du Collège Académique de Netanya vous donne rendez-vous pour une conférence autour du thème: ”Israël demain: démographie et identité”. Deux universitaires reconnus seront mis à l’honneur: Denis Charbit, politologue et Sergio Della Pergola, démographe.

A cette occasion, LPH s’est entretenu avec ce dernier afin d’évoquer les sujets centraux de ses études depuis de nombreuses années et qui en font une référence dans le domaine de la démographie du monde juif.

Le P’tit Hebdo: Etudier la démographie du monde juif suppose comme préalable une définition de qui est Juif. Quelle est-elle?

Sergio Della Pergola: Lorsqu’il s’agit d’un sujet universitaire et plus précisément de recherches en sciences sociales, cette définition ne colle pas exactement avec celle prônée par la loi juive, la hala’ha.

Nos études consistent à observer ce qui se passe dans les sociétés, à enquêter pour recenser et repérer une population qui s’identifie comme Juif. Toutefois, il est intéressant de relever, que ce critère d’auto-identification, correspond dans les grandes lignes à ceux qui répondent aux critères rabbiniques. Donc, même si, a priori, nos études se basent sur une définition non religieuse, stricto sensu, les nuances sont marginales et dans l’ensemble, nos statistiques respectent aussi la définition rabbinique de qui est Juif.

Lph: Dans certains pays, comme la France, le recensement sur la base ethnique ou religieuse est interdit par la loi. Comment menez-vous votre travail compte-tenu de ces contraintes?

S.D.P.: Dans la plupart des pays, en effet, il n’existe pas de recensement officiel, avec mention de la religion. Mis à part dans quelques pays de culture anglo-saxonne (Australie, Canada et depuis récemment le Royaume-Uni), cette catégorisation n’est pas pratiquée, à l’image de ce qui se fait en France ou aux Etats-Unis.

Nous devons donc chercher des voies alternatives pour arriver à une estimation. Plusieurs méthodes sont à notre disposition afin de constituer des échantillons représentatifs. Par exemple, nous procédons à des appels téléphoniques aléatoires et nous posons toute une série de questions dont celle de l’appartenance religieuse ou ethnique. A partir des réponses obtenues, nous approfondissons le sujet. Mais il est vrai que cette façon de travailler est coûteuse et sujette à plusieurs refus de coopérer.

Nous nous appuyons aussi sur des travaux d’autres universitaires ou instituts de recherche dans ces pays. En France, mon ami, le Pr Eric Cohen, z”l, a publié les travaux les plus importants sur les Juifs. Aux Etats-Unis, l’institut Pew a effectué plusieurs enquêtes intéressantes sur la population juive.

Lph: Quels sont les objectifs que vous recherchez à travers vos recherches?

S.D.P.: Nos recherches sont indépendantes de tout acteur politique ou économique et n’a pas, non plus, pour but de servir une cause sociétale.

L’étude des minorités, des groupes ethniques et religieux a pris une place de plus en plus importante dans le monde contemporain, notamment en raison de l’augmentation des conflits liés à ces populations.

Nos objectifs sont doubles: d’abord décrire les aspects démographiques, socio-économiques et culturels du monde juif et ensuite procéder à des comparaisons entre les communautés juives dans le monde et notamment entre la Diaspora et Israël.

Lph: Quelles différences notables avez-vous relevé?

S.D.P.: Les Israéliens sont plus jeunes, se marient plus jeunes et ont plus d’enfants que les Juifs de Diaspora. En dehors d’Israël, on constate une diminution lente du nombre de Juifs. Israël est une base hétérogène, pour l’heure, mais elle tend à s’uniformiser, au regard de sa population juive. Ces études comparatives nous permettent de comprendre et de prévoir l’évolution de la société.

Lph: Vous observez aussi l’évolution de la population juive par rapport à la population arabe en Israël. Quelle est la tendance qui se dégage?

S.D.P.: En Israël, l’étude démographique se base sur des données très officielles. Le Grand Rabbinat applique les règles halahiques pour déterminer qui est juif et le registre central de la population fait clairement mention de la religion.

A la dernière mise à jour, si l’on compte tous les habitants d’Israël, y compris la Judée-Samarie, on dénombre 9 millions d’Israéliens. Mais en réalité, si l’on voulait avoir une image précise de la situation démographique d’Israël, il faudrait y inclure les Arabes de Gaza et de Judée-Samarie, qui sont plus de 4,5 millions, ainsi que les travailleurs étrangers. Par ailleurs, il convient aussi de prendre en compte les migrations internationales: les résidents qui sont à l’étranger doivent-ils être comptabilisés?

C’est en basant sur ces chiffres pris dans leur ensemble que le calcul du pourcentage de Juifs et de non Juifs en Israël devient intéressant du point de vue démographique.

Lph: D’où viennent les chiffres de la population palestinienne de Judée-Samarie et de Gaza? Sont-ils vraiment fiables?

S.D.P.: La règle est de faire une lecture critique de chaque donnée et de ne pas tout prendre pour argent comptant. Concernant les chiffres de la population palestinienne, on estime qu’ils sont environ 2 millions à Gaza et 2,5 millions en Judée-Samarie et ce, à partir de recensements effectués par les Palestiniens sous le contrôle d’organisations internationales fiables et sur la base d’estimations indépendantes.

Lph: Concrètement, existe-t-il une menace démographique pour la population juive en Israël?

S.D.P.: Vous avez d’un côté les minimalistes qui soutiennent qu’il n’y a aucun risque que la population juive devienne minoritaire en Israël. De l’autre, les maximalistes agitent la menace démographique. Ma position est médiane. Aujourd’hui, les populations juives et arabes sont à l’équilibre, si l’on prend en compte les Palestiniens de Gaza et de Judée-Samarie.

Ce qui pourrait faire une légère différence, ce sont les 5% recensés comme ni Juifs, ni Arabes, et qui sont en réalité, des personnes qui ne sont pas reconnues comme juives par le Grand Rabbinat d’Israël, comme une partie des olim de Russie et les enfants nés en Israël d’un couple mixte où la mère n’est pas juive. D’un point de vue sociologique, il faudrait inclure ces 5% au sein de la catégorie “Juifs”. Si tel était le cas officiellement, les Juifs seraient en majorité. Cette répartition égalitaire n’est pas destinée à changer à l’avenir.

Lph: Même si l’on prend en compte le fait que les femmes arabes font désormais moins d’enfants que les femmes juives et que la balance migratoire juive est positive grâce à l’alya?

S.D.P.: La forte natalité dans les milieux orthodoxes compense la natalité arabe et la société israélienne devient de plus en plus religieuse justement parce que cette catégorie de la population a le plus d’enfants. Mais ce que l’on oublie, c’est qu’il ne suffit pas de prendre en compte la natalité pour estimer le développement démographique. Il faut aussi calculer le taux de mortalité et ainsi arriver au taux d’accroissement naturel de la population. Et de ce point de vue, le taux de mortalité arabe est inférieur à celui des Juifs. La population arabe est nettement plus jeune, par conséquent, on recense moins de décès. Le taux d’accroissement chez les Arabes est donc plus élevé que chez les Juifs.

Quant à l’alya, elle est un certes un facteur mais elle reste marginale quant à son impact sur les évolutions démographiques. Ce qui est déterminant, ce sont les naissances et les décès. 80 à 90% de l’accroissement total de la population vient de l’accroissement naturel. D’autant plus que l’on voit mal d’où pourrait arriver une grande vague d’alya. De France, on sait que l’idée s’est éteinte. Eric Cohen, z”l, avait estimé qu’il existait un potentiel de 250000 personnes mais en réalité, ce ne sont qu’une dizaine de milliers d’immigrants qui sont arrivés de France ces dernières années. Et les difficultés d’intégration ne favorisent pas une augmentation exponentielle du mouvement d’alya depuis la France.

Lph: Si l’on prend comme donnée de base, cette situation égalitaire entre population juive et arabe, l’Etat d’Israël est-il viable?

S.D.P.: Pour répondre à cette question, je ferais la distinction entre mes conclusions de recherches et ma position personnelle. Personnellement, j’ai fait mon alya d’Italie quand j’étais étudiant, en 1966, animé par l’idéalisme et le rêve d’un Etat juif et démocratique. Or, Israël ne peut pas être le centre spirituel, intellectuel et politique du monde juif sans avoir une grande majorité juive sur son territoire. Même en excluant Gaza de ces chiffres, on arrive à une répartition de 60% de Juifs pour 40% d’Arabes, ce qui n’est pas suffisant pour pouvoir fonctionner comme un Etat juif et démocratique. Le schéma de l’Etat binational n’a jamais fonctionné, on le voit avec les problématiques auxquelles sont confrontées l’Espagne (Catalogne) et le Royaume-Uni (Ecosse) et on l’a vu en Yougoslavie ou encore, plus pacifiquement, en Tchécoslovaquie. Donc, à mon sens, Israël doit s’acheminer vers une séparation entre les Juifs et les Arabes pour sauvegarder son identité.

Lph: Pour conclure, au regard des données démographiques du monde juif: quel avenir pour le peuple juif?

S.D.P.: Ce qui est certain c’est que l’avenir du peuple juif est de plus en plus israélien, dans l’état actuel des choses. Dans un avenir très proche, que j’évalue à une quinzaine d’années, la majorité des Juifs du monde se trouvera en Israël, la Diaspora deviendra la minorité. Ce sera un changement historique.

 

ACTUALITÉ

 

 

TRUMP PROMET DE RUINER LA

TURQUIE SI ELLE ATTAQUE LES KURDES

La Presse, 13 jan, 2019

 

Le président américain a menacé dimanche la Turquie d’une catastrophe économique, en cas d’attaque contre les Kurdes après le prochain retrait des troupes américaines de Syrie, tout en appelant les Kurdes à ne pas «provoquer» Ankara.

Les États-Unis vont «dévaster la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes», a tweeté Donald Trump, qui appelle également à la création d’une «zone de sécurité» de 30 kilomètres, sans plus de précisions sur sa localisation ou sur son financement.

Dans le même temps, Washington demande aux Kurdes de «ne pas provoquer la Turquie».

Ces déclarations interviennent alors que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo effectue une tournée au Moyen-Orient. Une visite destinée à rassurer ses alliés alors que la tension est montée entre les États-Unis et la Turquie au sujet du sort des Kurdes de Syrie, qui ont lutté aux côtés des États-Unis contre le groupe djihadiste État islamique (EI).

Mike Pompeo a cherché à rassurer les alliés kurdes des États-Unis, assurant pouvoir garantir leur protection malgré le retrait, annoncé par M. Trump en décembre, des 2000 soldats américains déployés en Syrie pour combattre l’EI.

Saluée par la Turquie, elle a fragilisé la situation des combattants kurdes. La principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale sur le terrain de la lutte contre l’EI, est en effet menacée par une possible offensive de la Turquie, pays voisin de la Syrie.

Ankara qualifie les YPG de «terroristes» pour leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984.

Et elle ne cache pas son intention de lancer une offensive contre eux pour éviter la formation, à ses portes, d’un embryon d’État kurde susceptible de raviver le séparatisme des Kurdes de Turquie.

Ankara avait réagi vivement à des informations selon lesquelles Trump envisageait de conditionner le retrait des soldats américains à la sécurité des combattants kurdes.

Samedi, plus de 600 personnes ont été évacuées du dernier bastion de l’EI dans l’est de la Syrie, selon un organisme de surveillance.

«Commencer le retrait longtemps attendu de Syrie en frappant durement le petit califat territorial restant de l’EI, depuis plusieurs directions. Nous attaquerons de nouveau à partir d’une base existante s’il se reformait,» a ajouté Donald Trump dans ses tweets de dimanche.

«La Russie, l’Iran et la Syrie ont été les plus grands bénéficiaires de la politique américaine de long terme de destruction du groupe État islamique en Syrie-des ennemis naturels. Nous en bénéficions aussi mais il est temps maintenant de faire rentrer nos troupes à la maison. Stop aux GUERRES SANS FIN», a-t-il ajouté.

Le responsable de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme, basé au Royaume-Uni, Rami Abdel Rahman, a affirmé de son côté que plusieurs dizaines de combattants djihadistes avaient été évacués de zones tenues par l’alliance arabo-kurde.

Il a précisé que quelque 16 000 personnes, dont 760 combattants de l’EI, ont fui la région depuis début décembre. Les Nations unies ont affirmé de leur côté vendredi que 25 000 personnes ont fui les violences des combats ces six derniers mois.

La guerre en Syrie a éclaté en 2011 après la répression par le régime de manifestations prodémocratie. Elle s’est complexifiée au fil des ans avec l’implication de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Le conflit a fait plus de 360 000 morts.

 

 

GAZ: DES PAYS DE MÉDITERRANÉE

ORIENTALE POUR LA CRÉATION D’UN FORUM RÉGIONAL

Times of Israel, 15 jan., 2019

Des pays de Méditerranée orientale ont annoncé lundi au Caire leur intention de lancer un forum de coopération régionale sur le gaz, ressource devenue un enjeu économique et stratégique majeur au large de leurs côtes.

Le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales Tarek el-Molla a reçu lundi ses homologues italien, chypriote, grec, israélien, jordanien et palestinien « pour discuter de la création du Forum du gaz de la Méditerranée orientale », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Ce forum, favorisant le dialogue et la coopération, sera destiné à optimiser l’exploitation des gisements de gaz qui « revêtent une importance vitale pour la sécurité énergétique de la région », a ajouté cette source.

Les récentes découvertes de gaz naturel en Méditerranée orientale ont conduit plusieurs pays à multiplier les partenariats stratégiques, comme l’Egypte et Israël, mais ont parfois donné lieu à des tensions sur les droits et les frontières maritimes. A Chypre, les découvertes de gisements ont ravivé les tensions avec la Turquie, qui occupe le tiers nord de l’île.

Les sept ministres se sont engagés « à préparer le terrain pour une coopération technique et économique fructueuse en vue d’exploiter efficacement le potentiel gazier de la région », d’après le ministère égyptien.

Une prochaine réunion, prévue en avril, devrait permettre de préciser les contours de l’organisation de ce forum, a-t-il précisé.

Selon le ministère, l’objectif est notamment d’établir un « marché régional du gaz », de « favoriser la compétitivité des prix » et « d’améliorer les relations commerciales ».

Basé au Caire, le Forum du gaz de la Méditerranée orientale sera à terme ouvert à d’autres pays de la région, a assuré le ministère égyptien.

Dimanche, le ministre israélien de l’Energie Yuval Steinitz est arrivé au Caire pour participer à cette réunion avec ses homologues régionaux, lors d’une rare visite en Egypte d’un responsable israélien.

Encouragé par des découvertes récentes de champs gaziers au large de ses côtes, l’Egypte a multiplié la signature d’accords en 2018 et veut s’imposer comme un pôle énergétique régional.

 

 

ÉLECTIONS 2019: ÇA BOUGE

DANS LA POPULATION ARABE ISRAÉLIENNE…

Shraga Blum

15 janvier 2019

Les effets néfastes de l’attitude des députés arabes actuels à la Knesset commencent à sortir au grand jour dans la population arabe israélienne. Un récent sondage indiquait que 60% des Arabes israéliens s’estiment insatisfaits du travail des députés qui les représentent, 35% considèrent que ces députés ne font pas honnêtement leur travail dans le sens d’une coexistence judéo-arabe et 32% à peine ont l’intention de voter en faveur de la Liste arabe. Cet état des lieux permet aujourd’hui à de nouvelles initiatives de voir le jour.

A moins de trois mois des élections et alors que la Liste arabe unifiée ne l’est plus autant que cela, deux nouveaux partis arabes se sont mis en lice pour entrer à la Knesset.

Le premier a pour nom “Habayit Ha’aravi”, créé par l’avocat Ayman Abou Rih, militant associatif très actif au sein de sa population, et le deuxième parti, judéo-arabe celui-ci, s’appelle “Lema’anenou” et a été créé conjointement par Walid Diab et Amos Danieli ancien combattant de la Sayeret Matkal.

Selon les explications fournies par leurs fondateurs, le dénominateur commun entre ces nouvelle formations est la constatation que depuis des décennies, les députés des partis arabes à la Knesset ont délaissé les problèmes qui touchent à la population arabe israélienne au profit de leur soutien à la cause ‘palestinienne’ et leur combat contre l’Etat d’Israël. Comme le résume Ayman Abou Rih: “La Liste arabe s’occupe essentiellement de Gaza et de Ramallah mais pas des problèmes quotidiens de la population arabe israélienne”.

Les deux partis affirment n’être “ni de gauche ni de droite” et prêts à entrer dans tout gouvernement afin de peser sur les décisions et défendre les intérêts des minorités et de la minorité arabe en particulier. Ils se disent membres du “peuple palestinien”, opposés à la Loi de la Nation, mais soulignent qu’ils sont citoyens d’Israël, que l’hymne national et leur hymne et que le drapeau d’Israël est leur drapeau. Ils estiment aussi que les jeunes arabes israéliens doivent effectuer un service national, qu’ils préféraient appeler “service en faveur de la société”. Walid Diab affirme par exemple que son parti se focalisera sur les questions de santé, éducation, emploi, violence familiale ou affaires sociales.

Les dirigeants des deux nouveaux partis ont exclu de rejoindre la Liste arabe unifiée.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

 

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

MEDIA-OCRITY OF THE WEEK: NO LONGER A WILD CONSPIRACY THEORY: THE POSSIBILITY OF TRUMP AS RUSSIAN AGENT“On Friday, The New York Times released a blockbuster exclusive: When U.S. President Donald Trump fired FBI director James Comey in May of 2017, law enforcement became so concerned by his behaviour that they began an investigation into whether the President was, in fact, operating as a Russian agent…unfortunately this is now a real possibility, and its implausible nature is partly to blame for how long we ignored it in the first place…Mr. Trump’s behaviour has not been strange. It’s not been outlandish or puzzling. It’s been a living and breathing narrative on our television screens. We have seen a man who plausibly shoulders a debt that may require him to be obedient and necessitate submission of our national goals and character…The possibility that the President of the United States is working for Russia is now real – and it may have worked because Americans wanted to believe in the best of people and the strength of our institutions. To return to that hope, to set that trajectory right again, we must stare the possibility of our failure in the face and name it. We simply cannot afford to look away any longer.” — Jared Yates Sexton. (Globe & Mail, Jan. 14, 2019)

 

On Topic Links

A Look at Large-Scale Extremist Attacks in Kenya: National Post, Jan. 15, 2019

Is Rashida Tlaib Guilty of Bigotry?: Alan M. Dershowitz, Gatestone Institute, Jan. 9, 2019

‘Jewish Voice for Peace’ Group Showcases Palestinian Woman With Assault Rifle, Defends ‘Right to Resist Military Occupation’: Algemeiner, Jan. 11, 2019

The Man Who Humbled Qassim Suleimani: Bret Stephens, New York Times, Jan. 11, 2019

 

WEEKLY QUOTES 

“In the past 48 hours, Israel attacked an Iranian weapons warehouse at the international airport in Damascus. This reflects our consistent policy and strong determination to prevent Iran from entrenching itself militarily in Syria. If necessary, we will step up these attacks…At the same time, the IDF has exposed a sixth tunnel – the largest of all – that crossed into Israeli territory. This brings Operation Northern Shield to a successful close. We will continue to monitor all activity by Hezbollah, and by Iran and its proxies. We will do whatever is necessary to ensure the security of Israel.” — Prime Minister Netanyahu. Netanyahu visited the area where Operation Northern Shield is destroying Hezbollah tunnels. Questioned as to whether the residents of the area can live in peace, he said: “I think everyone understands that a very serious threat was averted here. Hezbollah’s operational plan was to use the tunnels weapon to infiltrate many fighters, between 1,000-2,000 terrorists, into the Galilee, to seize communities here. Everyone understands how the war would look if Hezbollah battalions were in the Galilee, and with the Iranian army opposite the Golan Heights. We have prevented this – and will continue to prevent it.” (Globe & Mail, Jan. 7, 2018)

“I can say with confidence that as we speak Hezbollah does not possess accurate [missile] capabilities except for small and negligible ones…They were hoping to have hundreds of missiles in the mid- and long-range.” — Gadi Eisenkot, outgoing IDF Chief of Staff. Eisenkot feels Hezbollah and its leader, Hassan Nasrallah, had devised a three-pronged strategy to invade and conquer at least a part of Israel’s northern Galilee: building factories in Lebanon that could produce precision-guided missiles, excavating attack tunnels under the Israeli border and setting up a second front on the Syrian side of the Golan Heights. So far, the plan has failed. The factories were publicly exposed and the tunnels destroyed. Israel continues to attack Hezbollah positions on the Golan, most recently last month against an intelligence position in the village of Tel el Qudne (previously unreported). (New York Times, Jan. 11, 2019)

“Now, as it is my turn, and I have received the responsibility of leading the army, I commit to dedicating all my energy, with a critical and demanding approach, to strengthening our defensive wall, to training for present and future threats – which focuses upon strengthening our attack capabilities towards our enemies, and presenting an army that is deadly, efficient and modern, that preserves its mission and it(s) uniqueness.” — Incoming IDF chief of staff Lt. Gen. Aviv Kochavi. Kochavi was appointed as the Israel Defense Forces’ chief of staff, replacing Lt. Gen. Gadi Eisenkot. Kochavi was promoted from deputy chief of staff by Prime Minister Netanyahu in a ceremony at the Israeli army headquarters in Tel Aviv, also attended by Eisenkot. Eisenkot and Kochavi, visited the gravesites at Mount Herzl of Israeli soldiers and officers who fell in battle. This is a new tradition honoring the exchange of power within the Israeli army. (Ha’aretz, Jan. 15, 2019)

“Electing Yemen to protect women’s rights is like making a pyromaniac into the town fire chief… How could the UN choose Yemen, a country that tolerates female genital mutilation, denies women hospital treatment without the permission of a male relative, and counts a woman’s testimony as worth half that of a man? We remind the UN that women in Yemen cannot marry without permission of their male guardians, and face deeply entrenched discrimination in both law and practice, in all aspects of their lives, including employment, education and housing…The election of Yemen as vice-president at UN Women is an insult to women’s rights activists worldwide who struggle against the persecution exemplified by Yemen’s misogynistic laws and practices.” — Hillel Neuer, executive director of UN Watch and former CIJR Dateline Middle East Editor. UNWatch condemned the UN’s election of Yemen, the worst-ranking country in the world on gender equality, to be vice-president of the Executive Board of UN Women, which is the United Nations entity for gender equality and the empowerment of women. Yemen was ranked 149th out of 149 in last year’s Global Gender Gap Report, produced by the World Economic Forum. (UNWatch, Jan. 9, 2018)

“We have to be very careful as a society and as a government and as a country not to sanction this new frame around anti-Semitism and undue criticism of Israel.” — Canadian Prime Minister Justin Trudeau. Speaking at one of a series of election-year townhall meetings across the country, an audience member asked if Trudeau would retract his condemnation of the anti-Israel boycott, divestment, sanctions movement — BDS. The Liberal leader would have none of it. The problem, he said, is that resurgent antisemitism has become widespread — much of it directed at Israel — and the BDS movement on Canadian campuses has made some students feel threatened. (City News, Jan. 15, 2019)

“I’ve been warning for many years now that Israel is backing away from confrontations it can win until it might back itself into a confrontation it can’t win, or can only win at exorbitant cost. By embarking on an ill-advised policy of restraint, Israel has allowed terrorist nuisances to evolve into strategic threats. In this regard, one of the dangers of a nuclear Iran, even if Iran doesn’t use the weapons, is that it can spread a nuclear umbrella over terrorist entities operating in the north, in the south, and if we make ill-advised territorial concessions, in the east as well.” — Martin Sherman, founder and CEO of the Israel Institute for Strategic Studies. Sherman, who recently spoke at the Canadian Institute for Jewish Research office in Montreal, was interviewed by David Levy, author of The Zionist Entity: The Jewish State In the 21st Century (2015). (PJ Media, Jan. 15, 2019)

“I began employing Palestinian and Israeli Arab workers at the first Rami Levy location, a stall in Jerusalem’s Mahane Yehuda market that opened in 1976. Arabs were among my first employees…Those employees continue to work for Rami Levy Hashikma — our supermarket outlets — and many have seen their careers flourish with the company…Rami Levy does not discriminate on the basis of ethnicity, gender, or religion when hiring and promoting employees. All employees, Palestinians and Israelis, are treated equally and receive equal benefits.” — Rami Levy, owner of the third-largest Israeli supermarket chain. Levy invested $50 million in the construction of a mall northeast of Jerusalem. Despite the boycott calls, some Palestinians have rented stores in the mall, which is described as a model for coexistence between Arabs and Jews. (United With Israel, Jan. 13, 2019)

Contents

 

SHORT TAKES 

ISRAEL ATTACKED IRANIAN WAREHOUSE IN DAMASCUS (Damascus) — Missiles fired by Israeli warplanes struck a warehouse at Damascus International Airport Friday, Syrian state media reported. Israeli aircraft fired several missiles at areas near Damascus. This was the first Israeli airstrike on the Damascus area in 2019. The last time the IAF hit the same area was on December 25, 2018. (Jewish Press, Jan. 12, 2019) 

TERRORIST ATTACK IN NAIROBI LEAVES 14 DEAD (Nairobi) — All the gunmen who staged a deadly attack on a luxury hotel complex in Nairobi, Kenya were killed, while fourteen “innocent lives” were lost in the attack on Tuesday, President Uhuru Kenyatta said. Al-Shabab, which is based in Somalia and allied with al-Qaida, claimed responsibility. The Islamic extremist group also carried out the 2013 attack at Nairobi’s nearby Westgate Mall that killed 67 people, and an assault on Kenya’s Garissa University in 2015 that claimed 147 lives, mostly students. While U.S. airstrikes and African Union forces have degraded the group’s ability to operate, it is still capable of carrying out violence in retaliation for the Kenyan military’s campaign against it in Somalia. (Washington Post, Jan. 16, 2019) 

CANADA GRANTS ASYLUM TO SAUDI TEEN (Vancouver) — Rahaf al-Qunun, an 18-year-old Saudi woman who said she is fleeing abuse from her family, has been granted asylum in Canada. Qunun arrived in Thailand and was initially denied entry. She soon started posting messages on Twitter after barricading herself in a room in a hotel saying her life would be in danger if forced to return to Saudi Arabia. Authorities eventually allowed her to enter the country. Qunun had previously expressed wanting to come to Canada on her Twitter account, which was deleted on Friday after getting death threats. The 18-year-old has said she was fleeing from her family out of fear they would kill her for renouncing Islam, something that is punishable by death in Saudi Arabia. (Global, Jan. 11, 2019)

U.S. NAVY VETERAN HELD IN IRANIAN PRISON SINCE JULY (Tehran) — An American Navy veteran has been held in an Iranian prison on unspecified charges since late July. Michael R. White, 46, was detained in Iran after visiting his Iranian girlfriend. Joanne White said her son was scheduled to return to the U.S. from Iran through Dubai, but her son never boarder his flight. According to the New York Times, there are at least three other Americans currently being detained in Iran. Two of them are of Iranian descent while the other Americans have been missing in Iran for over a decade. (Fox News, Jan. 8, 2019)

DNC DROPS PARTNERSHIP WITH WOMEN’S MARCH (Washington) — The Democratic National Committee has dropped its partnership in the Women’s March over antisemitism concerns, according to a Democratic source. This development comes amid accusations of antisemitism within the movement’s leadership. There have been calls for firms to back out. A number of progressive groups have withdrawn their support for the march, including the National Council of Jewish Women, the Southern Poverty Law Center, the Human Rights Campaign, and Greenpeace. Moreover, local marches, such as in Chicago and New Orleans, have been cancelled. (JNS, Jan. 16, 2019)

PRO-HEZBOLLAH ACTIVIST POSTS PHOTOS WITH TLAIB (Washington) — Rep. Rashida Tlaib, Michigan Democrat, was called out after Palestinian activist Abbas Hamideh, a staunch defender of Hezbollah, posted photos of the two of them posing at her swearing-in ceremony in Detroit. Hamideh tweeted a photo of himself with Tlaib along with the caption, “I was honored to be at Congresswoman @RashidaTlaib swearing in ceremony in #Detroit and private dinner afterward with the entire family, friends and activists across the country.” Critics were quick to point out that Hamideh, a co-founder of the pro-Palestinian group Al-Awda, which means “right of return,” has a history of praising Hezbollah leaders and declaring that Israel has no right to exist. (Washington Times, Jan. 14, 2019)

TRUMP WARNS TURKEY OF ECONOMIC DEVASTATION IF IT ATTACKS KURDS (Washington) — President Trump warned Turkey that it faces economic devastation if it attacks Kurdish forces in Syria after a planned U.S. pullout. Trump said his government was starting the “long overdue pullout” from Syria while “hitting the little remaining ISIS territorial caliphate hard,” and would attack it again if the jihadists regroup. Turkey has been massing troops on its border for weeks in preparation for an operation to eradicate Kurdish forces that the U.S. has vowed to protect. The U.S. outsourced much of the fighting against I.S. to a group called the YPG, which Turkey views as an extension of the PKK, a separatist group that both Turkey and the U.S. consider terrorists. (Bloomberg, Jan. 13, 2018)

POLL: 58% OF ISRAELIS FEEL SYRIA WITHDRAWAL HARMED THEIR COUNTRY’S SECURITY INTERESTS (Jerusalem) — A majority of Israelis — 58% — believe that Trump’s decision to withdraw U.S. troops from Syria harmed their country’s security interests, a survey found. However, 72% of Israelis also feel the Jewish state can defend itself “very well,” according to Israel Democracy Institute. IDF Chief of Staff Lt. Gen. Gadi Eizenkot called the move “significant” but noted there was “no need to overstate it.” On Friday, a US military spokesperson confirmed the drawdown of the U.S. force — consisting of more than 2,000 soldiers who had been working in northeastern Syria with an alliane of Kurdish and Arab militias in areas once held by I.S.— had begun. (Algemeiner, Jan. 11, 2019)

BOMB-LADEN REBEL DRONE KILLS 6 IN YEMEN (Aden) — A bomb-laden drone launched by Yemen’s Shiite rebels exploded over a military parade for the Saudi-led coalition, killing at least six people. The Houthi attack near the port city of Aden with a new drone variant also raised more questions about Iran’s alleged role in arming the rebels with drone and ballistic missile technology, something long denied by Tehran despite researchers and U.N. experts linking the weapons to the Islamic Republic. (Washington Post, Jan. 10, 2019)

HUNDREDS RALLY IN KHARTOUM FOR AL-BASHIR’S OUSTER (Khartoum) — Hundreds of protesters marched in and around Sudan’s capital Khartoum, the fourth week of unrest that began over skyrocketing prices and a failing economy but which now calls for the ouster of autocratic President Omar al-Bashir. Bashir is also wanted by the International Criminal Court for genocide in Darfur. An Islamist who has been in power since he led a military coup in 1989, he has said those seeking to oust him can only do so through elections, and he is running for another term in office next year. He has insisted that the protests are part of a foreign plot to undermine Sudan’s “Islamic experiment” and blamed the country’s worsening economic crisis on international sanctions. (Washington Post, Jan. 13, 2019)

IRAN EXPLORING NEW URANIUM ENRICHMENT: NUCLEAR CHIEF (Tehran) — The head of Iran’s nuclear program said Sunday that Iran has begun “preliminary activities for designing” a modern process for 20% uranium enrichment for its 50-year-old research reactor in Tehran. Restarting enrichment at that level would mean Iran had withdrawn from the 2015 nuclear deal it struck with world powers, an accord that Trump already pulled America out of in May. However, Ali Akbar Salehi’s comments appeared aimed at telling the world Iran would slowly restart its program. If it chooses, it could resume mass enrichment at its main facility in the central Iranian town of Natanz. (Arutz Sheva, Jan. 14, 2019)

ELDERLY COUPLE FOUND STABBED DEAD IN JERUSALEM (Jerusalem) — A couple in their seventies were found dead from stab wounds in their apartment on Mordechai Elkehai street in the Armon Hanatziv neighborhood of Jerusalem on Sunday. Police do not yet have a motive for the attack. On January 9th, a 14-year-old girl was stabbed by an unknown assailant on that same street as she made her way to school in the morning. The terrorist who attacked her was not found. It is unknown if there is a connection between the two attacks. The Armon Hanatziv neighborhood is adjacent to several Arab neighborhoods, and has been the site of a number of terror attacks, some of them lethal. (Jewish Press, Jan. 13, 2019)

CANADIANS TARGETED IN THWARTED 2018 TERROR PLOT IN ISRAEL (Jerusalem) — A Canadian delegation was among a group of targets that a man planned to attack in Jerusalem last year, according to the Israel Security Agency. Muhammad Jamal Rashdeh was sentenced to 11 years in prison in connection with the plot. Shin Bet, said in a statement issued in June, 2018, that Rashdeh had also been planning to assassinate Prime Minister Netanyahu and Jerusalem Mayor Nir Barkat, and attack buildings belonging to the U.S. consulate in Jerusalem (which has now been converted into the new U.S. embassy). The statement said Rashdeh, a resident of a Palestinian refugee camp in eastern Jerusalem, received orders from a Syria-based terrorist group. (Globe & Mail, Jan. 10, 2019)

‘TRADITIONAL MASCULINITY’ DEEMED HARMFUL, APA SAYS (Washington) — For the first time, the American Psychological Association (APA) released guidelines concerning men and boys, saying that so-called “traditional masculinity” not only is “harmful” but also could lead to homophobia and sexual harassment. “The main thrust of the subsequent research is that traditional masculinity – marked by stoicism, competitiveness, dominance and aggression – is, on the whole, harmful,” reads the news release. It notes that “traditional masculinity is psychologically harmful and that socializing boys to suppress their emotions causes damage that echoes both inwardly and outwardly.” The document goes on to coin “masculinity ideology,” and claims that it harms boys and men. (Fox News, Jan. 9, 2019)

US PURCHASES ISRAELI MISSILE-DEFENSE SYSTEMS (New York) — The U.S. military has completed an $80 million purchase of the Israeli-developed missile-defense system Trophy to protect tanks and armored-personnel carriers. As part of the agreement, the U.S. is expected to pay an additional $120 million for more defense systems, bringing the sum of the two contracts to around $400 million, according to a Rafael spokesperson. The Trophy consists of a radar-detection system that recognizes incoming missiles and projects their trajectories, with launchers that shoot metal pellets, causing the incoming missile or rocket to explode away from the tank. (Jewish Press, Jan. 12, 2019)

FRANCE JOINS US, WARNS IRAN TO STOP WORK ON BALLISTIC MISSILES (Paris) — France has called on Iran to immediately cease all work on ballistic missiles capable of carrying a nuclear payload. The move comes in the wake of an announcement that Iran will send two satellites (space launch vehicles) into orbit in the coming weeks. Iran responded by telling France to avoid repeating “irresponsible and incorrect” claims about Tehran’s missile work made by other nations who opposed the 2015 JCPOA nuclear deal. The United States issued a warning to Iran earlier this month on its violations of UN Security Council resolution 2231 after the Iran Ministry of Defense announced its plans to launch three space launch vehicles in the coming months. (Jewish Press, Jan. 11, 2019)

LAST NAZI IN US DIES AFTER DEPORTATION (New York) — The last known Nazi in the U.S. has died at the age of 95 in the town of Ahlen, Germany, months after being deported from his home in Queens. Former concentration camp guard Jakiw Palij, an ethnic Ukrainian, entered the U.S. in 1949 under the Displaced Persons Act and told officials he worked during the war in a woodshop and farm in occupied Poland. In 2003, he was stripped of his U.S. citizenship for “participation in acts against Jewish civilians” and ordered deported. Germany, Poland, Ukraine and others refused to accept him. It wasn’t until 2018 that Germany finally acceded. (Jewish Press, Jan. 13, 2019)

EX-PM PAUL MARTIN RECOMMENDS IRWIN COTLER FOR A NOBEL PRIZE (Montreal) — Former Prime Minister Paul Martin and former Jewish Agency chair Natan Sharansky have endorsed Irwin Cotler for this year’s Nobel Peace Prize. Cotler was nominated by Gerald Steinberg, founder of NGO Monitor, an Israeli-based academic research institute. Cotler served as justice minister and attorney general in Martin’s Liberal cabinet from 2003 to 2006. Steinberg cites Cotler’s lifelong human rights advocacy, especially on behalf of political prisoners. After leaving politics in 2015, Cotler founded the Montreal-based Raoul Wallenberg Centre for Human Rights. (CJN, Jan. 10, 2019)

On Topic Links

A Look at Large-Scale Extremist Attacks in Kenya: National Post, Jan. 15, 2019—Here is a look at large-scale extremist attacks in Kenya over the years…

Is Rashida Tlaib Guilty of Bigotry?: Alan M. Dershowitz, Gatestone Institute, Jan. 9, 2019 —If Congress were considering legislation prohibiting boycotts directed against gays, women or Muslim owned companies, would Senator Bernie Sanders be arguing that such a ban would violate the First Amendment?

‘Jewish Voice for Peace’ Group Showcases Palestinian Woman With Assault Rifle, Defends ‘Right to Resist Military Occupation’: Algemeiner, Jan. 11, 2019—An anti-Zionist Jewish group shared a drawing on Wednesday of a Jewish woman holding hands with a Palestinian counterpart who was armed with an assault rifle and bullets, before defending what it described as “the right to resist military occupation.”

The Man Who Humbled Qassim Suleimani: Bret Stephens, New York Times, Jan. 11, 2019—“We struck thousands of targets without claiming responsibility or asking for credit.”

QUEL AVENIR POUR LES KURDES ?

SYRIE: LE RETRAIT AMÉRICAIN DOIT SE FAIRE EN “ASSURANT” LA DÉFENSE DES ALLIÉS DES USA (BOLTON)

I24, 6 jan., 2019

Le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton a affirmé dimanche à Jérusalem que le retrait américain de Syrie devait se faire de telle sorte que la défense d’Israël et “d’autres amis” de Washington dans la région soit “absolument assurée”.

“Nous allons discuter de la décision du président Donald Trump sur le retrait, mais il faut faire cela (…) de telle sorte que l’Organisation de l’Etat islamique soit défaite (…) et que la défense d’Israël et d’autres amis dans la région soit absolument assurée”, a affirmé M. Bolton au journalistes à l’occasion d’entretiens avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

  1. Bolton a également souligné que le retrait militaire américain de Syrie annoncé le mois dernier par le président Trump tiendra également compte “de ceux qui ont combattu avec nous contre l’Organisation de l’Etat islamique et d’autres groupes terroristes”.

 

  1. Bolton avait auparavant affirmé que des conditions devaient être réunies avant le retrait des troupes américaines de Syrie, telle que la sécurité de leurs alliés kurdes.

En visite en Israël depuis samedi, M. Bolton a annoncé devant les journalistes que les États-Unis souhaitaient que la Turquie garantisse la protection des Kurdes en Syrie, selon la chaîne de télévision américaine NBC News.

Ankara ne cache pas son intention de lancer une offensive contre eux pour éviter la formation, à ses portes, d’un embryon d’Etat kurde susceptible de raviver le séparatisme des Kurdes de Turquie.

“Souveraineté israélienne sur le Golan”

Jusqu’ici alliés de Washington dans la lutte contre les djihadistes, les combattants kurdes en Syrie craignent que le retrait américain ne les laisse démunis face à la Turquie.

Depuis son annonce, qui a ébranlé de nombreux alliés de Washington, Donald Trump a assuré que le retrait se ferait “sur un certain temps” et pas “du jour au lendemain”, semblant avoir pris acte des appels à éviter un départ précipité.

  1. Netanyahou s’est pour sa part engagé à poursuivre ses efforts pour empêcher l’Iran de s’implanter militairement en Syrie.

Il a également appelé de nouveau les Etats-Unis a reconnaître l’annexion israélienne du plateau syrien du Golan conquis en 1967.

“Demain si le temps le permet nous allons monter sur le plateau du Golan (…) qui est extrêmement important pour notre sécurité, et je pense que lorsque vous y serez vous serez en mesure de comprendre parfaitement que nous ne quitterons jamais le plateau du Golan et pourquoi il est important que tous les pays reconnaissent la souveraineté israélienne sur le Golan”, a affirmé M. Netanyahou en s’adressant à M. Bolton.

Selon la chaîne israélienne Channel 10, Netanyahou a récemment demandé à la Maison Blanche de reconnaître officiellement la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, en guise de compensation pour le retrait des troupes américaines de Syrie,

L’annexion du Golan n’a jamais été reconnue par la communauté internationale y compris les Etats-Unis.

Israël a lancé des centaines de frappes aériennes en Syrie contre des cibles de l’armée iranienne et des livraisons d’armes perfectionnées au Hezbollah, soutenu par Téhéran.

“Notre position est claire”, a déclaré dimanche M. Netanyahou. “Nous continuons à agir pour le moment contre le renforcement de l’armée iranienne en Syrie et contre quiconque saperait ou tenterait de menacer la sécurité d’Israël.”

 

LES KURDES DE SYRIE APPELLENT DAMAS À L’AIDE

Le Temps, 28 dec., 2018

Les zones du nord-est de la Syrie que les unités à dominante kurde regroupées au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS) contrôlent sont en effet menacées par une offensive d’Ankara qui pourrait survenir une fois effectif le retrait états-unien. Chasser ces forces de Manbij est par ailleurs une priorité formulée de longue date par le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Ces derniers jours, l’armée turque avait commencé à amasser des forces à la frontière syrienne en prévision, semble-t-il, d’un éventuel assaut. Ankara considère les YPG comme une force apparentée au PKK, la guérilla kurde qui est en guerre contre la Turquie.

Peu après l’appel des forces kurdes, le porte-parole de l’armée syrienne a annoncé à la télévision que le drapeau syrien avait été hissé à Manbij, laissant entendre que les forces du régime de Damas étaient entrées dans la ville. Il n’en est cependant rien sur le terrain. Sur Twitter, Yusha Youssef, qui dirige le média en ligne Muraselon, très proche du régime, affirme que les forces gouvernementales ne sont pas entrées dans la ville, où des militaires américains sont toujours présents.

Un accord en train d’être négocié

Un début d’accord serait toutefois en cours de négociation afin d’organiser le retour progressif du gouvernement syrien dans des zones contrôlées par les forces à dominante kurde. D’après des témoignages, une délégation du régime serait entrée dans la ville de Manbij pour parlementer avec les autorités locales. A l’ouest de Manbij, les forces du régime se sont par ailleurs renforcées au cours des derniers jours dans des localités rurales dont elles partagent le contrôle avec les Forces démocratiques syriennes depuis deux ans.

Notre récent reportage: Dans la «démocratie modèle» des Kurdes de Syrie

De son côté, le président turc a qualifié les déclarations du régime syrien d’«opération psychologique». Dans un communiqué, le Ministère turc de la défense a par ailleurs affirmé que les forces à dominante kurde qui contrôlent toujours Manbij n’avaient «pas le droit ou le pouvoir de parler au nom de la population locale ou d’inviter une quelconque partie».

L’armée syrienne de Bachar el-Assad absente durant six ans

Donald Trump a ordonné il y a quelques jours le départ dès que possible des quelque 2000 militaires états-uniens stationnés dans le nord-est de la Syrie, où ils luttaient contre les djihadistes aux côtés des milices arabo-kurdes. Il a estimé que ces troupes n’étaient plus utiles car l’Etat islamique était «en grande partie vaincu». Le Pentagone a expliqué dimanche dernier que l’ordre de retrait des soldats états-uniens de Syrie avait été signé. Dans la foulée de cette décision, le secrétaire à la Défense, James Mattis, a annoncé sa démission.

A ce sujet: L’ordre de retrait des forces américaines de Syrie a été signé

Cela faisait six ans que l’armée syrienne de Bachar el-Assad ne pénétrait pas dans les régions contrôlées par les forces kurdes. Cependant, sur le terrain, les YPG ont parfois collaboré activement avec les forces du régime contre certains groupes armés de l’opposition. Au moins officiellement, les forces kurdes ont toujours écarté l’idée de former un Etat indépendant dans le nord de la Syrie, même si la région a parfois semblé en prendre la direction sous la forme d’un «Rojava» formé de trois enclaves. Ce Kurdistan syrien dispose de sa propre administration autonome depuis 2013.

 

RETRAIT DE SYRIE: L’AMÉRICAIN JOHN BOLTON TANCÉ PAR ERDOGAN

RFI, 8 jan., 2019

Cela ressemble fort à un camouflet diplomatique. Après un passage par Israël, le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, se trouve à Ankara, en Turquie, ce mardi 8 janvier, pour des entretiens sur le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, excédé par le soutien des Etats-Unis aux forces kurdes syriennes, a refusé de rencontrer John Bolton, poussant le conseiller américain à quitter Ankara plus tôt que prévu, après avoir rencontré des officiels turcs de rang moins élevé qu’annoncé, sans faire la conférence de presse qui était programmée. Un camouflet que la presse turque n’a pas manqué de relever.

De notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

John Bolton a été reçu pendant près de deux heures par le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, ainsi que par de hauts responsables des ministères de la Défense, des Affaires étrangères et du renseignement… mais ni par un ministre, ni par Recep Tayyip Erdogan lui-même.

S’agissait-il d’une formule de politesse, ou le directeur de la communication du président turc Recep Tayyip Erdogan a-t-il taclé John Bolton sur Twitter ? Fahrettin Altun a ainsi espéré que le conseiller américain à la sécurité nationale avait « pu goûter à la célèbre hospitalité turque ». Un message partagé juste après le départ de John Bolton, départ précipité, car le président Erdogan a refusé de le recevoir comme l’avait demandé – et annoncé – le responsable américain.

Erdogan n’a pas apprécié les déclarations de Bolton en Israël

Le président turc s’est toutefois exprimé sur la visite de John Bolton, usant d’un ton très offensif. Visiblement, le président turc n’a pas du tout apprécié les déclarations de John Bolton ce week-end dernier, lorsque le conseiller de Donald Trump se trouvait en Israël. John Bolton avait expliqué que les soldats américains ne quitteraient la Syrie que si la Turquie promettait de ne pas attaquer les forces kurdes présentes sur place, les YPG, alliés de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique.

Réponse cinglante de Recep Tayyip Erdogan devant son groupe parlementaire :« Nous ne pouvons pas accepter le message que Bolton a donné en Israël. Nous ne pouvons pas l’avaler. L’organisation terroriste des YPG ne pourra jamais représenter mes citoyens ou mes frères kurdes. Si les Etats-Unis pensent le contraire, ils commettent une très grave erreur. »

Quant aux menaces d’intervention turque à l’est de l’Euphrate, qui semblaient en suspens depuis les annonces de Donald Trump sur un prochain retrait des Etats-Unis de Syrie, Recep Tayyip Erdogan a été clair. « Nous passerons à l’action très bientôt », a prévenu le dirigeant turc, affirmant que son armée avait terminé ses préparatifs à la frontière turco-syrienne.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui débute également une tournée au Moyen-Orient a de son côté déclaré que le président Recep Tayyip Erdogan s’était engagé auprès de son homologue américain Donald Trump à « protéger » les combattants kurdes en Syrie, des propos démentis par la présidence turque. Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a également ajouté : «Ce que nous attendons, c’est que toutes les armes livrées [NDLR : aux milices kurdes syriennes soutenues par Washington] soient récupérées».

La presse turque partage le constat d’un camouflet diplomatique

« La réponse cinglante d’Erdogan à Bolton », titre le quotidien Karar, plutôt proche du pouvoir, rappelant le refus d’Ankara de s’engager à ne pas attaquer les forces kurdes de Syrie, comme le demande Washington. Recep Tayyip Erdogan a au contraire réitéré ses menaces d’intervention. Des menaces pour « pousser les Etats-Unis à prendre une décision nette et rapide » au sujet de leur retrait, avance l’expert Murat Yesiltas dans le quotidien Star, pro-Erdogan. Le journal Sözcü, d’opposition nationaliste, estime de son côté qu’après quelques mois de réchauffement, les relations turco-américaines sont à l’aube d’une nouvelle crise.

 

APRÈS UN ARRÊT EN IRAK, MIKE POMPEO ARRIVE EN ÉGYPTE

La Presse, 9 jan., 2019

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo est arrivé mercredi soir au Caire après un arrêt en Irak pour rassurer les responsables locaux sur le soutien de Washington et sur le sort des milices kurdes après le retrait américain de Syrie.

Plus tôt dans la journée, il avait atterri à Bagdad pour une visite surprise, avant de se rendre à Erbil, au Kurdistan irakien.

Depuis que le président Donald Trump a annoncé, à la surprise générale, le retrait de quelque 2000 soldats américains de Syrie, les interrogations se multiplient sur le sort des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde syrienne et fer de lance du combat contre le groupe djihadiste État islamique (EI).

Ankara, qui considère les YPG comme une organisation « terroriste », menace de les attaquer.

Il est « important de faire tout ce que nous pouvons pour nous assurer que ces gens qui ont combattu avec nous soient en sécurité », a déclaré M. Pompéo.

S’exprimant depuis Erbil, il a encore assuré que le président turc Recep Tayyip « Erdogan a pris des engagements, il comprend […] que nous voulons en être sûrs ».

« Nous allons faire de vrais progrès dans les jours à venir », a-t-il ajouté, alors que mardi Ankara a catégoriquement démenti s’être engagé auprès de Donald Trump à garantir la sécurité des YPG.

Il y a deux semaines, M. Trump avait suscité les critiques en Irak en rendant visite à des soldats américains stationnés dans le pays, sans rencontrer aucun dirigeant irakien.

  1. Pompeo, lui, a été reçu par les dirigeants kurdes à Erbil et des autorités fédérales à Bagdad.

 

Soutien américain

Il leur a promis « le soutien des États-Unis […] pour assurer la stabilité et la sécurité ».

Et il a plaidé pour « la poursuite de la coopération » entre armées « pour s’assurer que la défaite du groupe État islamique soit durable ».

« L’EI est défait militairement, mais la mission n’est pas accomplie », a renchéri le président irakien Barham Saleh, estimant avoir « besoin du soutien américain ».

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton, en visite mardi en Turquie, avait affirmé que les États-Unis allaient s’assurer que l’EI avait vraiment été vaincu avant un départ de Syrie.

Mike Pompeo s’est refusé à évoquer un calendrier, alors que l’administration américaine s’emploie à rassurer ses partenaires régionaux et occidentaux, déjà ébranlés par la stratégie parfois illisible du président américain au Moyen-Orient.

La question de la présence de l’EI en Syrie, qui partage avec l’Irak plus de 600 km de frontières, désertiques et propices à l’installation de cellules djihadistes clandestines, est majeure pour Bagdad.

Même s’il a annoncé en décembre 2017 la fin de trois années de guerre contre l’EI, des djihadistes continuent de mener des attaques. Mardi, deux personnes ont ainsi été tuées par une voiture piégée au nord de Bagdad.

Fin décembre, M. Trump avait bien assuré que, s’il retirait les troupes américaines de Syrie, il ne prévoyait « pas du tout » de retirer celles d’Irak, qui pourrait servir de « base » pour éventuellement « intervenir en Syrie ».

Mais cette présence même fait débat dans le pays, pris en étau entre ses deux grands alliés eux-mêmes ennemis, l’Iran et les États-Unis.

Ainsi, le bloc pro-Iran qui gagne en puissance militaire et surtout politique en Irak avait de nouveau poussé pour un calendrier de retrait des forces américaines au lendemain de la visite de M. Trump.

« Pression sur l’Iran »

L’Irak occupe une place centrale dans un Moyen-Orient en recomposition, où, selon les experts, l’Iran commence à voir se réaliser un scénario souvent évoqué : un corridor terrestre qui lui permettrait d’atteindre la Méditerranée à travers l’Irak, la Syrie et le Liban.

Au coeur de cet axe qui pourrait servir au transit de biens et de personnes, l’Irak joue désormais les intercesseurs auprès de Damas.

Selon un haut responsable irakien, Bagdad – en plus de se ménager le terrain pour investir dans la reconstruction de la Syrie – joue les médiateurs pour le rétablissement des liens entre Damas et le Qatar, où MM. Saleh et Hakim se sont rendus en soirée.

Mais alors que la priorité numéro un de Washington dans la région est de contrecarrer l’influence de l’Iran que les Américains jugent « déstabilisatrice », Bagdad cherche à défendre ses bonnes relations avec son voisin iranien.

L’Irak a déjà obtenu des exemptions face aux nouvelles sanctions américaines en s’engageant à réduire sa dépendance énergétique à l’Iran.

Bagdad entend obtenir leur prolongation même si M. Pompeo a promis mardi de « redoubler » « les efforts diplomatiques et commerciaux pour mettre vraiment la pression sur l’Iran ».

À Bagdad, il a répété « l’importance d’avancer vers l’indépendance énergétique de l’Irak ».

Après l’Égypte, M. Pompeo doit se rendre à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, au Qatar, en Arabie saoudite, à Oman et au Koweït.

 

 

Actualité

 

 

ISRAËL: DÉCÈS DE L’ANCIEN MINISTRE MOSHÉ ARENS À L’ÂGE DE 93 ANS

i24NEWS, 7 jan., 2019

L’ancien ministre israélien de la Défense, Moshé Arens, est décédé lundi à l’âge de 93 ans.

Il avait commencé sa carrière à la Knesset en 1973 et avait été ministre de la Défense des gouvernements de Menachem Begin, Yitzhak Shamir et de Benyamin Netanyahou.

En tant qu’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Moshé Arens avait recruté Netanyahou comme attaché, puis l’avait nommé ambassadeur auprès des Nations Unies. Il était considéré comme la personne qui a découvert l’actuel Premier ministre et qui l’a amené vers le monde de la diplomatie et de la politique.

“Nous comptons d’abord sur nous-mêmes et je pense que nous sommes tout à fait capables de faire ce que nous voulons faire nous-mêmes”, déclarait-il il y a plusieurs mois à i24NEWS.

En 1983, il a remplacé Ariel Sharon après la publication du rapport Cohen sur le massacre de Sabra et Chatila.

Face aux nombreuses pertes enregistrées par Tsahal sur le front libanais, Moshé Arens avait décidé plusieurs retraits, notamment sur les hauteurs du District du Chouf. Il a également initié la libération de 4300 prisonniers palestiniens contre celle de six soldats de l’unité Nahal faits prisonniers par l’OLP.

Des décisions prises, qui ont fait l’objet d’une opposition stratégique observée aussi durant son deuxième mandat au ministère de la Défense lors de la Première Guerre du Golfe en Irak. Partisan d’une ligne dure, il avait présenté son plan censé impliquer les forces israéliennes dans le conflit.

Or, les appareils militaires et politiques avaient fait le choix de la retenue malgré les tirs de Scuds irakiens contre le territoire de l’Etat Hébreu.

Par ailleurs, Moshé Arens n’avait pas hésité à critiquer les choix stratégiques opérés par Benyamin Netanyahou notamment face aux tirs de roquettes du Hezbollah avant d’être nommé à nouveau au poste de Ministre de la Défense en 1999.

Il poursuivit sa politique de retrait des avants postes de Tsahal positionnés au Liban, offrant une période d’accalmie de quelques mois aux habitants de la partie Nord du pays.

Cette voix discordante, l’ex soldat de l’armée américaine l’a fait entendre durant toute sa carrière politique. Retraité de la vie politique, Moshé Arens s’est également opposé au plan de désengagement de Gaza décidé par Ariel Sharon en 2005.

 

LA LISTE ARABE UNIE SE SCINDE APRÈS LE DÉPART DE AHMAD TIBI ET DE SON PARTI TAAL

Adam Rasgon

Times of Israel, 8 jan., 2019

Le député Ahmad Tibi de la Liste arabe unie a annoncé mardi que son parti Taal romprait ses liens qui l’unissait à la Liste arabe unie, indiquant que son parti pourrait se présenter indépendamment aux élections nationales d’avril.

Dans une lettre adressée au président de la Commission de la chambre de la Knesset, le député Miki Zohar, Tibi a demandé l’autorisation de retirer sa fraction Taal, dont le nom signifie « Mouvement arabe du renouveau », de la Liste arabe unie.

La Liste arabe unie réunissait quatre factions politiques arabes qui s’étaient regroupées lors des élections en 2015, les partis Hadash, Balad, Taal et la Liste arabe unie.

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Si la Commission approuve la demande de Tibi, la Liste arabe unie resterait une coalition de trois factions principalement arabes.

Dans sa lettre, Tibi n’a pas fourni d’explications à propos de sa décision.

Ni Tibi ni son porte-parole n’ont répondu aux demandes de commentaires.

Un porte-parole de la Knesset a déclaré qu’il examinait la demande de Tibi et qu’il ferait le point ultérieurement.

La Liste arabe unie a été constituée en janvier 2015 après que la Knesset a relevé le seuil électoral, faisant passer de 2 à 3,25 % le pourcentage de voix qu’un parti doit obtenir pour obtenir un siège au Parlement de 120 sièges.

La Liste arabe unie, coalition de communistes, de nationalistes palestiniens, de religieux musulmans et de féministes, a remporté 13 sièges aux élections de la Knesset en mars 2015, devenant l’une des factions les plus importantes de l’opposition.

Ayman Odeh, le chef de la Liste arabe unie, a suggéré mardi qu’en dépit de l’intention de Tibi de quitter le parti, il aimerait garder Hadash, Balad et la Liste arabe unie sur un seul ticket.

« Netanyahu veut voir la Liste arabe unie se désagréger plus que quiconque. L’extrême droite veut diviser et conquérir les Arabes », a déclaré Odeh, qui est également à la tête de Hadash, peu après que Tibi lui a fait part de sa demande de retirer son parti de la Liste arabe unie.

« Je suis fier de faire partie d’un mouvement qui sait faire passer l’idéologie avant les intérêts personnels », a ajouté Odeh.

Tibi a déposé sa demande de quitter la Liste arabe unie environ trois mois avant les élections à la Knesset qui doivent avoir lieu le 9 avril.

Un sondage Hadashot TV réalisé il y a deux semaines a révélé que la Liste arabe unie remporterait 12 sièges à la Knesset, si des élections avaient lieu le jour où la chaîne d’information a réalisé le sondage.

Aida Touma-Sliman, députée de la Liste arabe unie, a déclaré qu’elle ne s’attendait pas au départ de Tibi.

« J’ai été surprise de la décision d’Ahmad Tibi. C’est précisément le moment de renforcer l’unité et de consolider les forces démocratiques », a déclaré Touma-Sliman, une membre de Hadash, à la radio militaire mardi soir. « La Liste arabe unie continuera de fonctionner. En fin de compte, le public fera payer un prix à celui qui envisage de la quitter. »

Tibi devrait se présenter seul aux élections du 9 avril après l’échec de sa candidature à la tête de la Liste arabe unie.

 

SONDAGE: LE LIKOUD AUGMENTE SON SCORE

Shraga Blum

LPH, 8 jan., 2019

Si la déclaration “dramatique” du Premier ministre lundi soir a été descendue en flèche par l’opposition et les grands médias généralistes, elle semble avoir au contraire resserré le rangs de ses partisans autour de lui.

Le prermier sondage réalisé par l’Institut Panels Politics après son intervention accorde au Likoud plus de sièges qu’il n’en a à l’heure actuelle. Autre bonne nouvelle, Habayit Hayehoudi sort la tête de l’eau, mais uniquement dans le cas où il était dirigé par Betzalel Smotritch. Il faut préciser que ce sondage a été réalisaé avant que le député Ahmad Tibi n’annonce son départ de la Liste arabe qui ne se présentera donc probablement pas sous sa forme actuelle:

Likoud 32 (+2); Yesh Atid 13 (+2); Liste arabe unifiée 12 (-1); ‘Hossen LeIsrael 12 (+12); Nouvelle Droite 8 (+8); Parti travailliste 8 (-16); Yahadout Hatorah 7 (+1); Shass 5 (-2); Koulanou 5 (-5); Meretz 5 (-); Habayit Hayehoudi 5 (-3); Israël Beiteinou 4 (-2) et Gesher 4 (+4).

Le parti HaTenoua de Tsipi Livni ne passe pas le seuil d’éligibilité, pas plus que les partis Telem (Moshé Yaalon), Yahad (Elie Ishaï); Zehout (Moshé Feiglin) et Otsma Yehoudit (Dr. Michaël Ben-Ari).

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

On Topic Links

Rashida Tlaib Casually Dives Into Anti-Semitism: Editorial, New York Post, Jan. 7, 2018

Unkosher Ban: Editorial, Jerusalem Post, Jan. 6, 2019

2018 Was Horrible, and this Year Isn’t Looking Great, Either: Terry Glavin, National Post, Jan. 2, 2019

BESA’s Top Ten of 2018: BESA, Jan. 4, 2019

 

WEEKLY QUOTES 

“I think this is the reality setting in that you got to plan this out…the bottom line here is we want to make sure we get this right, that ISIS doesn’t come back. And I applaud the president for re-evaluating what he’s doing…He has a goal in mind of reducing our presence. I share that goal. Let’s just do it smartly.” — U.S. Senator Lindsey Graham. U.S. troops will not leave Syria until I.S. is defeated and fighters are protected, a top White House aide said. The President did not offer a timetable in the announcement last month about the approximately 2,000 U.S. forces. But officials said at the time they expected U.S. forces to be out by mid-January. (Globe & Mail, Jan. 7, 2018) 

“We don’t think the Turks ought to undertake military action that’s not fully coordinated with and agreed to by the United States at a minimum so they don’t endanger our troops — but also so that they meet the President’s requirement that the Syrian opposition forces that have fought with us are not endangered.” — National Security Adviser John Bolton. The U.S. will pull out of Syria only with assurances Turkey will not attack Kurdish allies there, Bolton said. Bolton described the pullout as a “cause-and-effect mission,” demanding assurances from players in the region. Trump said that the US effort to withdraw troops is continuing, and “I never said we’re doing it quickly, but we’re decimating ISIS.” (CNN, Jan. 7, 2019)

“(Austrians) understand that Israel is an occupying force and Palestine is occupied and enslaved…One thing I am concerned about is Austria’s voting record at the United Nations. I hope that Austria won’t vote with Israel there. For us, Israel is in many respects a rogue state. It continues to violate international humanitarian law. Whoever votes for Israel votes for violations of global humanitarian right(s).” — Palestinian official Hanan Ashrawi. In an interview with an Austrian radio station, Ashrawi said that she believes the Austrian people still support the Palestinian cause, citing former chancellor Bruno Kreisky, who was born Jewish but was criticized by Israel and Austria’s Jewish community due to his close ties with the Arab world, including the PLO. (Times of Israel, Jan. 2, 2019) 

“Why does one have to give such a platform to a hater of Israel? Hanan Ashrawi used her invitation to Vienna to once again demonize Israel…Both Israelis and Palestinians suffer from this Palestinian leadership. What Mrs. Ashrawi calls a pro-Israel position is certainly more pro-Palestinian than the terror-promoting policy of Fatah and Hamas…In Israel, every person enjoys equal rights. Muslims, Christians, Jews, atheists and others have the right to elect parliamentarians, judges, and so on…Standing for European values would mean not to invite Israel haters such as Hanan Ashrawi to the New Year’s concert.”— Oskar Deutsch, head of Austria’s Jewish community. The Austrian Jewish community criticized the country’s foreign minister for inviting Hanan Ashrawi to Vienna’s prestigious New Year’s concert. (Times of Israel, Jan. 2, 2019)

“Opinions of French Jews about the Jewish situation in their country were, on many issues, the most negative in Europe. In France, almost all respondents saw anti-Semitism as a “very big” or “fairly big” problem. A somewhat smaller percentage saw racism in France similarly. Almost all French respondents said that anti-Semitism had increased during the past five years. The survey specifically asked about anti-Semitic graffiti, desecration of Jewish cemeteries, vandalism of Jewish buildings or institutions, expressions of hostility toward Jews as well as in the media and political life, and on the internet (including social media). In France, the majority of respondents rate almost all these manifestations of anti-Semitism as a big problem. Virtually all French respondents considered the expressions of hostility toward Jews in the street and other public places a big problem. The majority of French respondents — a higher percentage than elsewhere — worried about being confronted with anti-Semitic verbal insults and physical attacks in the coming twelve months. An even higher percentage of those polled were concerned that family members or close friends might become victims of anti-Semitic insults and harassments in the next twelve months. Again this percentage was higher than in any other country surveyed.” — Dr. Manfred Gerstenfeld. (Arutz Sheva, Jan. 6, 2019)

“This ‘dual loyalty’ canard is a typical anti-Semitic line…#BDS isn’t about freedom & equality, it’s about destroying #Israel.” — Florida Republican Sen. Marco Rubio. Rubio is pushing a bill that would protect states that penalize Israel boycotters, spurring a freshman congresswoman to question his loyalties. On Monday, Rubio decried the statement from Rep. Rashia Tlaib, D-Mich., as antisemitic. Tlaib in the earlier tweet had attacked a Senate bill initiated by Rubio and Sen. James Risch. One of the measures protects states that pass anti-BDS bills, including those that ban work with contractors who boycott Israel, from lawsuits. “They forgot what country they represent,” Tlaib said in her tweet. “This is the U.S. where boycotting is a right & part of our historical fight for freedom & equality.” (JTA, Jan. 7, 2019)

“Another of the (Women’s) March leaders, Linda Sarsour, is a controversial figure in her own right as an Islamist sympathizer and a BDS supporter who has accused American Jews of dual loyalties (an old anti-Semitic canard) and called Israelis “white supremacists.” All three — Mallory (black), Perez (Latina) and Sarsour (Palestinian) — were accorded visibility and power to de-whiten the March’s original brand and provide an “intersectional” lamination to the movement, without any thought given to the personal biases they might be bringing to the table.” — Barbara Kay, Canadian Institute for Jewish Research Academic Fellow. (National Post, Jan. 2, 2018)

“Once again columnist Barbara Kay demonstrates courage and great insight by exposing the blatant, outrageous anti-Semitism of Women’s March leaders, Tanika Mallory, Carmen Perez and Linda Sarsour. The fact that they were given “visibility and power,” ignoring their public personal biases, is becoming more and more commonplace in the U.S. and Canada. The number of antiSemitic and hate crimes perpetrated against Jews has risen precipitously over the past couple of years. These people go unchecked, despite the rule of law that is supposed to protect vulnerable groups from people like them. This dangerous trend of events is bad for everyone. It may start with the Jews but as we know it never ends with just the Jews.” — Doris Epstein, Co-Chair Canadian Institute for Jewish Research, Toronto. (National Post, Jan. 4, 20118) 

Contents

 

SHORT TAKES 

DEMS BLOCK SENATE BILL ON ISRAEL BOYCOTTS (Washington) — Democrats are split over Sen. Marco Rubio’s “Combating BDS Act,” which seeks to counter the BDS movement against Israel. For now, the package has stalled on a vote of 56-44, not enough to clear the 60-vote hurdle needed to advance. Coming amid the partial government shutdown, Democrats said they will block the bill until government is reopened. Senate Minority Leader Schumer opposed proceeding to the legislation. Rubio’s bills would affirm the legal authority of state and local governments to restrict contracts and take other actions against those “engaged in BDS conduct.” Several states are facing lawsuits after taking action against workers supporting boycotts of Israel. Opponents say Rubio’s measure infringes on free speech. (Ynet, Jan. 9, 2019)

MAN FACING HATE CHARGE TOLD TO STAY AWAY FROM JEWISH SCHOOLS, SYNAGOGUES (Montreal) — A Montreal man charged with inciting hatred online against Jews had his bail conditions tightened to ensure he stays away from Jewish schools and synagogues. 55-year-old Robert Gosselin was charged with two counts of uttering threats and one count of inciting hatred in relation to posts on the Facebook page of the Journal de Montreal. Among the messages was one that threatened to “eliminate Jews by killing an entire school of Jewish girls.” (CTV, Jan. 7, 2018) 

BELGIUM BANS KOSHER AND HALAL SLAUGHTERING (Brussels) — Belgium has banned kosher and halal animal slaughtering methods. Jewish and Muslim traditions require animals to be in perfect health when slaughtered, a requirement that clashes with some EU laws that require animals to be incapable of feeling pain when they are killed. Most countries offer exemptions that allow for the production of halal and kosher meat. But Belgium instituted a ban on ritual slaughter, which was promoted both by animal advocates and nationalists. Jewish and Muslim communities will now likely have to import meat. There are around 30,000 Jews and 500,000 Muslims in Belgium. (The Hill, Jan. 6, 2019)

KOSHER MISREPRESENTATION COULD CAUSE ‘SPIRITUAL TRAUMA’: COURT (Toronto) — A Mississauga company has been ordered to pay $25,000 for misrepresenting a cake mix as kosher, after an Ontario court said the move could cause “spiritual trauma” to consumers who bought the product for religious reasons. A court found that Adee Flour Mills breached its contract with the Kashruth Council of Canada, one of the country’s biggest kosher certification agencies, by misusing its logo on a devil’s food cake mix that was not, in fact, certified as kosher. The judge ordered the company to pay the council $20,000 for the breach and the harm it caused to the council’s reputation, as well as $5,000 in punitive damages for the potential harm to consumers. (Toronto Sun, Jan. 3, 2018)

‘PEACE DEAL OF THE CENTURY’ ONLY AFTER APRIL ELECTIONS (Washington) — The U.S. peace plan will probably be publicized only after the Israeli elections, April 9, 2019, according to ambassador to Israel David Friedman. Friedman indicated that the challenge before the plan’s authors is to deal more soberly with realities in the Middle East. He reminded the reporters that the last time a significant agreement was signed between Israel and the PLO was in 1993. (Jewish Press, Jan. 7, 2019)

TLAIB ON TRUMP: WE’RE GOING TO IMPEACH THAT MOTHERF**KER (Washington) — Hours after being sworn in as the first-ever Palestinian-American to serve in Congress, Michigan Democrat Rashida Tlaib used an expletive to describe President Trump and vowed to push for his impeachment. Speaking at an event, Tlaib recounted a conversation she had with her son. “‘Momma look you won. Bullies don’t win,’” she said he told her. “And I said, ‘Baby they don’t, because we’re going to go in there and impeach the mother**ker,” Tlaib continued. Tlaib is one of the first-ever lawmakers to support the BDS movement. A reporter in Tlaib’s office noted the world map hanging on her wall with a minor change. On top of Israel was a post-it note that said “Palestine.” (Times of Israel, Jan. 4, 2018)

US WARNS IRAN ON BALLISTIC MISSILE THREAT (Washington) — The U.S. issued a warning to Iran on its violations of UN Security Council Resolution 2231 after Iran announced plans to launch three space launch vehicles (SLV) in the coming months. The Iranian regime has launched ballistic missiles numerous times since UNSCR 2231 was adopted and continues to do so. On December 1, the Iranian regime test-fired a medium range ballistic missile capable of carrying multiple warheads, both routine and nuclear-armed warheads, according to Israeli sources. The commander of the IRGC Aerospace Force later said Iran tests 40 to 50 ballistic missiles every year. (Jewish Press, Jan. 4, 2018)

EU SANCTIONS IRANIAN INTELLIGENCE UNIT (Tehran) — The EU froze the assets of an Iranian intelligence unit and two of its staff, as the Netherlands accused Iran of two killings on its soil and joined France and Denmark in alleging Teheran plotted other attacks in Europe. The move marks the first time the EU has enacted sanctions on Iran since lifting a host of sanctions three years ago following the 2015 nuclear deal. The decision, which includes designating the unit and the two Iranians as terrorists, follows last year’s disclosure by Denmark and France that they suspected an Iranian government intelligence service of pursuing assassination plots on their soil. (Arutz Sheva, Jan. 9, 2018)

USS COLE BOMBING SUSPECT JAMAL AL-BADAWI KILLED IN U.S. AIRSTRIKE (Sanaa) — Jamal al-Badawi, the Yemeni al-Qaida operative accused of organizing the 2000 attack on the USS Cole, has been killed in a U.S. airstrike, President Trump said. 17 U.S. sailors were killed and more than 40 were injured in the attack, in which al-Qaeda suicide bombers pulled up to the refueling destroyer in an explosives-laden boat and blasted a hole in its hull. Badawi was sentenced to death by a Yemeni court in 2004, then had his sentence reduced to 15 years in prison. He made two successful jailbreaks in 2003 and 2006; after he surrendered in 2007, authorities in Yemen secretly made a deal to allow him to remain free in exchange for aiding in the capture of other al-Qaida operatives. (National Post, Jan. 7, 2018)

EGYPT TRIED TO BLOCK BROADCAST OF CBS INTERVIEW WITH SISI (Cairo) — Egypt tried to block the broadcast of an interview by CBS with President Sisi about his covert military cooperation with Israel. The network refused and broadcast the interview on Sunday. Sisi’s interview, with the program “60 Minutes,” appears to be the first time that he has publicly acknowledged or even addressed the Israeli military cooperation with Egypt. In its statement, CBS said that an interviewer had asked Sisi if the military cooperation between Egypt and Israel was closer than ever, and he had replied, “That is correct…We have a wide range of cooperation with the Israelis.” (New York Times, Jan. 4, 2018)

ISRAEL SAYS IT STOPPED PALESTINIAN BID FOR FULL UN MEMBERSHIP (Tel Aviv) — Israel announced it had blocked an upcoming bid by the Palestinians to gain full membership at the UN. It was just last month that Palestinian Foreign Minister Riyad al-Maliki said he would seek full membership this month to the world body. However, Israel’s U.N. Ambassador Danny Danon started lobbying U.N. member states and several Security Council members in recent weeks to prevent such a push. Danon had made it clear to those with whom he spoke that the Palestinians did not meet the conditions of full U.N. membership, in part due to its payments to terrorists. (Fox News, Dec. 7, 2018)

EISENKOT: WE THWARTED THE SMUGGLING OF SOME 20,000 ROCKETS INTO GAZA (Jerusalem) — The IDF thwarted the smuggling of thousands of rockets into the Hamas-run Gaza Strip, outgoing Chief of Staff Lt.-Gen. Gadi Eisenkot. Despite this, 2018 has seen the most serious peak of violence between Israel and terrorist groups in the Strip since the end of Operation Protective Edge in 2014, with over 1,000 rockets fired. Israel struck targets belonging to Hamas and Islamic Jihad in Gaza 865 times over the past year in response to rockets fired towards southern Israel. The targets struck by the Israeli Air Force (IAF) included headquarters, tunnels, military positions, technological facilities, training camps, weapons caches and the growing naval arm of Hamas. (Jerusalem Post, Jan. 8, 2018)

GIVAT ASAF SHOOTER ARRESTED (Jerusalem) — Israeli security captured a terrorist responsible for a deadly shooting attack outside of Givat Assaf, north of Jerusalem. Israeli forces apprehended Asam Barghouti, who had opened fire on a group of Israelis on December 13th, killing two IDF soldiers, and wounding two more Israelis. Asam Barghouti carried out the attack just days after his brother, Saleh Omar Barghouti, shot seven Israelis just north of Givat Assaf. One newborn child, who was delivered prematurely as a result of the attack, died three days after the shooting. (Arutz Sheva, Jan. 8, 2018)

POLICE RAID SETTLEMENT YESHIVA (Jerusalem) — Police raided the West Bank yeshiva attended by the five high school students suspected of a fatal stone-throwing attack in October that killed a Palestinian woman. Earlier this week, Shin Bet announced that three students from Pri Haaretz had been arrested in late December in connection to the killing of 47-year-old Aisha Rabi, and another two students were arrested last weekend. Rabi, a mother of eight, was struck on the head by a rock on the evening of October 12 as she traveled to her West Bank home with her husband and daughter. She died of her injuries at a Nablus hospital a short time later. (New York Times, Jan. 6, 2018)

ADL CONDEMNS HUMAN SWASTIKA FORMED BY MIDDLE SCHOOLERS (Los Angeles) — Several middle school students in California were photographed while forming a human swastika, prompting a Jewish civil rights group to express concern over the “chilling” act. In a letter sent to parents at Matilija Junior High School in Ojai, administrators said a dozen pupils were found to have participated in a group chat that included “racist, sexually inappropriate and threatening commentary including a comment by a student to bring knives to school.” Photos shared in the chat showed nine students laying positioned in the shape of a swastika. The Anti-Defamation League (ADL) called the incident “chilling,” but applauded the school for addressing the issue. (Algemeiner, Jan. 4, 2018)  

NAZI MURDER RATE FAR HIGHER THAN PREVIOUSLY THOUGHT (Tel Aviv) — Nearly 1.5 million Jews were murdered in just three months in 1942, a new study found. The expedited murder rate was part of Nazi Germany’s Operation Reinhard for annihilating the Jews of Poland, according to the study by biomathematician Lewi Stone of Tel Aviv University. In August and September, around half a million victims were killed each month. The majority of the murders were done in three large death camps in western Poland, either by gassing victims or shooting them. According to Yad Vashem, Israel’s main state museum for the genocide, at least 6 million people died in the Holocaust. (JTA, Jan. 4, 2018)

ISRAEL TO DEMAND COMPENSATION FOR JEWISH REFUGEES (Tel Aviv) — The Israeli government is seeking $250 billion from seven Arab countries and Iran as compensation for property left behind by the estimated 850,000 Jews who were forced to flee those countries following the establishment of the State of Israel. Included in the demand will be $35 billion dollars from Tunisia and $15 billion dollars from Libya. Also included will be Morocco, Iraq, Syria, Egypt, Yemen and Iran. The Israeli claim counters a demand by the PA for over $100 billion in compensation from Israel for assets left behind by Arabs who fled at the time of the establishment of Israel. (Breaking Israel News, Jan. 6, 2018)

MOSHE ARENS DIES AT 93 (Tel Aviv) — Moshe Arens, 93, who was minister of defense and minister of foreign affairs in Likud governments between 1983 and his retirement in 2003, died Monday. Since his retirement, Arens wrote op-eds in Ha’aretz. For many years he was the political patron of Netanyahu, whom Arens brought into the public eye after hearing him speak in the US. Arens was born in Lithuania in 1925 and grew up in the US. He was the Beitar representative in the US, and immigrated to Israel in 1949. Arens was first elected to the Knesset in 1973. He chaired the Knesset Foreign Affairs and Defense Committee, was one of the opponents of the peace agreement with Egypt, and later also opposed the Oslo Accords. (Globes, Jan. 7, 2018)

On Topic Links 

Rashida Tlaib Casually Dives Into Anti-Semitism: Editorial, New York Post, Jan. 7, 2018 —Freshman Rep. Rashida Tlaib may take great pains to deny she is anti-Semitic, but she’s just launched her congressional career by resorting to one of the oldest and most blatantly anti-Jewish canards.

2018 Was Horrible, and this Year Isn’t Looking Great, Either: Terry Glavin, National Post, Jan. 2, 2019— The brave young activists of Hong Kong’s democracy movement, hounded in the courts, ruthlessly bullied but not yet broken in spirit, ushered in the new year this week in diminished ranks.

BESA’s Top Ten of 2018: BESA, Jan. 4, 2019 —What Might an Israel-Iran War Look Like? — Prof. Hillel Frisch argues that in the not unlikely event of an Iranian-Israeli war triggered by Tehran’s military entrenchment in Syria, Israel has one advantage Iran doesn’t: a public that is firmly behind its democratically elected government.

Unkosher Ban: Editorial, Jerusalem Post, Jan. 6, 2019—Last week, a new law went into effect in Flanders, the northern region of Belgium, banning shechita, kosher slaughter.

 

MALGRÉ LA RECOMPOSITION POLITIQUE À GAUCHE COMME À DROITE, LE LIKUD RESTE HÉGÉMONIQUE

SONDAGE ÉLECTIONS 2019 : LE LIKOUD LARGEMENT EN TÊTE

Shmouel

Kountrass, 25 dec., 2018

Faut-il le préciser, les élections sont dans plus de trois mois et beaucoup de choses peuvent survenir pour brouiller les cartes d’ici là. Mais il était intéressant de savoir quelles sont les intentions de vote “à chaud” après l’annonce par le Premier ministre de la dissolution de la 20e Knesset et de la tenue d’élections anticipées pour le 9 avril prochain.

Le sondage publié mardi matin par Maariv a été réalisé par l’institut Panels Politics et donne les résultats suivants:

Likoud 30 (-)

Benny Gantz 13 (+13)

Yesh Atid 12 (+1)

Liste arabe unifiée 12 (-1)

Habayit Hayehoudi 11 (+3)

Camp Sioniste 9 (-15)

Yahadout Hatorah 7 (+1)

Meretz 6 (+1)

Koulanou 6 (-4)

Orly Lévy-Abecassis 6 (+6)

Israël Beiteinou 5 (-1)

Shass 4 (-3)

Quelques enseignements:

Le Likoud de Binyamin Netanyahou maintient le nombre de députés actuels, ce qui est exceptionnel pour un parti au pouvoir après quatre ans.

La coalition souhaitée par Binyamin Netanyahou après les élections – s’il les remporte – serait très large car il a déclaré lundi que la coalition actuelle devra être la base du futur gouvernement mais n’a pas exclu un élargissement vers le centre. Un ralliemement de Benny Gantz ou même du parti d’Orly Lévy-Abecassis pourrait permettre une coalition de près de 80 députés.

Avi Gabbaï, qui assurait lundi être le prochain Premier ministre réalise “l’exploit” de faire passer le Camp Sioniste sous la barre des 10 députés, un record historique négatif pour le Parti travailliste. Des tensions en prévision au sein du parti.

Le parti Shass dirigé par Arié Dery est menacé de disparition.

Sur le plan idéologique, la droite reste majoritaire avec 46 sièges, le centre (auquel on adjoint Benny Gantz et Orly Lévy-Abecassis) obtient 37 sièges, la gauche tombe à 15 sièges (27 avec les députés arabes) et les orthodoxes baissent légèrement à 11 sièges.

Le rêve éveillé d’Ehoud Barak, Avi Gabbaï et Tsipi Livni de créer un bloc alternatif ou même une minorité de blocage est pour le moment voué à l’échec.

 

BENNY GANTZ CRÉE UN NOUVEAU PARTI

À L’APPROCHE DES ÉLECTIONS D’AVRIL

Times of Israel, 27 dec., 2018

L’ancien chef d’Etat-major Benny Gantz a enregistré son nouveau parti politique, faisant officiellement son entrée en politique à l’approche des élections législatives anticipées, prévues pour avril 2019.

Le nom de son nouveau parti est Hossen LeYisrael, ce qui signifie Résilience pour Israël.

Un certain nombre de sondages placent Gantz à la seconde place, derrière le Likud de Benjamin Netanyahu, et même loin derrière dans la projection du nombre total de sièges.

Gantz, qui a été chef d’Etat-major entre 2011 et 2015, a maintenu un silence radio sur ses positions politiques.

« L’Etat d’Israël et la politique israélienne ont besoin de gens biens à la Knesset. Bienvenue et bonne chance », a écrit Yaïr Lapid, le chef de Yesh Atid, sur Twitter.

L’enregistrement du nouveau parti de Gantz a mis fin à d’intenses spéculations sur ses projets politiques en plein contexte de dissolution de la Knesset.

Un allié politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que le parti au pouvoir, le Likud, ne croit pas que le nouveau parti de Benny Gantz, l’ancien chef d’état-major de Tsahal, puisse se faire élire au mois d’avril.

« Nous ne sommes pas inquiets au sujet de Benny Gantz. Il n’est même pas sur les radars de Netanyahu et selon les sondages [le Likud] obtient le double des sièges qui lui sont attribués », a déclaré le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi à la radio israélienne.

La mère d’un soldat israélien dont le corps a été capturé par le Hamas lors de la guerre de Gaza en 2014 s’en est pris à Benny Gantz, l’ancien chef d’état-major de Tsahal après son entrée officielle sur la scène politique.

« J’ai entendu parler aujourd’hui d’un nouveau parti, « Hossen leYisrael ». Je vous demande, Benny Gantz, de quelle résilience parlez-vous, a déclaré Zehava Shaul lors d’une conférence de presse.

Mme Shaul a pris la parole à l’occasion du 25e anniversaire de son fils Oron Shaul, un fantassin de la brigade Golani qui a été tué pendant la guerre de 2014 et dont la dépouille est retenue par le Hamas.

« Vous avez dirigé Barrière Protectrice – qu’en avons-nous retiré ? », a demandé Zehava Shaul à Gantz en se référant à la guerre par son nom en Israël.

Elle a également critiqué Moshe Yaalon, qui était ministre de la Défense pendant la guerre. Il a annoncé cette semaine qu’il allait créer son propre parti pour les prochaines élections.

 

ISRAËL: LE NOUVEAU PARTI “NOUVELLE DROITE”

OBTIENDRAIT ENTRE 6 ET 14 SIÈGES (SONDAGE)

I24, 30 dec., 2018

Le nouveau parti “HaYamin HaHadash” (la Nouvelle droite) du ministre de l’Education Naftali Bennett et de la ministre de la Justice Ayelet Shaked, qui a été lancé samedi soir obtiendrait entre 6 et 14 sièges à la Knesset si des élections se tenaient aujourd’hui, et dépasserait le Foyer juif, dont il est issu, selon des sondages publiés dimanche.

Lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, Bennett et Shaked ont annoncé samedi qu’ils quittaient le parti nationaliste religieux Foyer juif (HabaYit Hayehudi) pour créer un nouveau parti qui, selon eux, sera destiné à égalité à des électeurs religieux et non religieux “dans un vrai partenariat” et qu’ils dirigeront conjointement.

Le “Foyer juif”, un parti sioniste religieux créé en 2013, qui compte 8 députés sur 120 à la Knesset et stagne dans les sondages, n’a jamais réussi à atteindre le but que son chef Naftali Bennett, membre de la mouvance sioniste religieuse, s’était fixé au départ d’attirer un public non religieux.

Un sondage publié par Hadashot TV dimanche soir attribue six sièges au nouveau parti, tandis que selon Channel 10, il en obtiendrait huit. Enfin, un sondage réalisé par le diffuseur public Kan prévoit qu’il remporterait 14 des 120 sièges parlementaires aux prochaines élections.

Selon les analystes, les dirigeants de ce nouveau parti tentent de présenter une nouvelle option de droite, non religieuse, afin d’attirer des électeurs du centre droit.

Naftali Bennett a en effet laissé entendre que les électeurs sionistes religieux, base électorale du Foyer juif, ne pourraient pas faire progresser électoralement le parti, en raison de l’allégeance d’un grand nombre d’entre eux au Likoud de M. Netanyahou.

Si Bennett a été officiellement désigné président du parti lors de son inscription auprès du Comité central des élections, le logo de la Nouvelle droite qui a été dévoilé dimanche indique les noms des deux dirigeants, Shaked étant même placée devant Bennett.

Selon le sondage de Walla, le parti au pouvoir, le Likoud de Benyamin Netanyahou, obtiendrait 28 sièges, soit deux de moins que ce qu’il détient aujourd’hui.

L’enquête indique que la Nouvelle droite siphonnerait surtout des électeurs chez le nouveau parti de l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, “Résilience pour Israël” qui passe de 14 sièges dans un sondage précédent à 11 sièges.

Selon Walla, le parti de Benny Gantz pourrait par ailleurs fusionné avec un nouveau parti annoncé par un autre ancien chef d’état-major et ex-ministre de la Défense, Moshe Ya’alon.

Par ailleurs, l’enquête montre que le principal parti d’opposition, l’Union sioniste, alliance politique entre le parti travailliste (gauche) et le part Kadima (centre) chuterait de 24 à 9 sièges, tandis que le deuxième parti d’opposition, Yesh Atid, obtiendrait 15 sièges, contre 11 actuellement.

Dans l’ensemble, la création de la Nouvelle droite ne renforcerait pas spécialement le bloc de droite, qui obtiendrait 62 sièges, soit une baisse par rapport à un sondage précédent, selon Walla.

 

 

UNION SIONISTE :

GABBAY MET BRUSQUEMENT FIN À SON PARTENARIAT AVEC LIVNI

Times of Israel, 1 jan, 2019

Dans le cadre du dernier rebondissement visant à secouer la scène politique israélienne au début de la campagne électorale d’avril, le président de l’Union sioniste, Avi Gabbay, a annoncé par surprise mardi la fin de son partenariat avec Tzipi Livni, présidente de Hatnua, et que les deux ne se représenteraient plus ensemble.

Au grand choc des 24 députés de son parti, et de Livni elle-même, lors d’une réunion de faction à la Knesset, Gabbay a déclaré qu’il avait « espéré et cru que le nouveau partenariat conduirait à notre croissance commune, à une véritable connexion et à un soutien mutuel. Mais le public intelligent a vu que ce n’est pas le cas, et il est parti. »

Cette décision fait suite à l’appel lancé la semaine dernière par Livni aux partis centristes et de gauche du pays pour qu’ils « mettent leurs ego de côté » et s’unissent en vue de renverser le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Dans une pique apparente à Gabbay, qui aurait refusé d’envisager une union avec un autre parti dans lequel il n’était pas numéro un, elle a dit qu’elle serait la première à renoncer à sa place de choix sur une nouvelle liste unifiée.

Depuis, la rumeur court qu’elle cherche à s’associer au nouveau parti politique Hossen LeYisrael, fondé par l’ancien chef d’état-major de Tsahal Benny Gantz.

Gabbay a souligné mardi qu’il voulait lui aussi former un front uni contre Netanyahu, mais qu’il ne pouvait pas continuer à travailler avec Livni et a remis en question sa « loyauté » par rapport à sa conduite.

« Je crois toujours à la coopération, à l’union des forces et à l’unification d’un grand camp engagé dans le changement, mais le succès des pactes exige l’amitié, l’accord et la loyauté envers la voie choisie », a-t-il dit, avec une Livni abasourdie assise à ses côtés.

« Cela n’existe pas dans ce partenariat », a-t-il accusé, refusant d’établir un contact visuel avec la chef de Hatnua.

Lors de sa rencontre avec ses députés de l’Union sioniste après l’annonce choc, Gabbay a continué à dénigrer Livni, selon des sources du parti. « Je n’ai eu que des merdes avec elle. Je l’ai laissée diriger l’opposition, et elle n’avait rien de positif à dire à mon sujet », ont déclaré les sources aux médias israéliens.

Il leur a également dit que « l’union sioniste est finie », et que le parti reprendrait son nom de parti travailliste (Avodah).

Les députés de l’Union sioniste ont répondu férocement à Gabbay, a indiqué une source du parti au Times of Israel, lui reprochant de ne pas avoir discuté de la décision avec eux en premier.

« Ce n’est pas seulement sa décision. Il aurait dû nous le dire « , ont-ils dit. « Cela a été fait de la manière la plus agressive possible tout en nous laissant dans l’ignorance. »

Livni, qui devait prendre la parole après Gabbay mais n’était pas au courant de son annonce, a dit qu’elle ne répondrait pas avant d’avoir « pris sa décision ».

En réponse à l’annonce plus tard sur Twitter, Mme Livni s’est déclarée heureuse que « les doutes aient été dissipés et que nous – tous ceux qui croient vraiment en la réalisation d’un véritable changement lors des prochaines élections – puissions nous concentrer sur le défi national important auquel nous sommes confrontés ».

Mme Livni a affirmé, lors d’une conférence de presse mardi après-midi, avoir été surprise par l’annonce de M. Gabbay et a rejeté les accusations de ce dernier sur son manque de loyauté.

« Gabbay a eu raison sur un point, il n’y a jamais eu de partenariat réel entre nous car il n’en a jamais voulu », a-t-elle accusé.

« Ce qui est vraiment important c’est de se concentrer sur les élections et le combat pour le sionisme, pas sur la dissolution (du parti) Union sioniste », a ajouté Mme Livni.

Le Parlement israélien a voté en faveur de sa dissolution, provoquant des élections anticipées fixées au 9 avril.

Dans un communiqué de son parti, Benjamin Netanyahu a rappelé : « Je n’interviens pas dans le partage des voix au sein de la gauche ».

« Ce qui compte pour moi est que la droite forme le prochain gouvernement et pour cela, il faut voter pour le Likud », a-t-il ajouté.

Ce coup de théâtre n’est pas le premier de la campagne électorale. D’autres pourraient encore survenir d’ici au scrutin.

Samedi, deux ministres du parti national religieux HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett et Ayelet Shaked, ont annoncé la création d’un nouveau parti ouvert à l’électorat non religieux.

La semaine précédente, l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, dont les opinions politiques n’ont pas encore été dévoilées, a annoncé la création de son propre parti.

 

Actualité  

 

PREMIÈRE VISITE OFFICIELLE D’UN

DIRIGEANT ISRAÉLIEN AU BRÉSIL

I24, 28 dec., 2018

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est arrivé vendredi à Rio de Janeiro pour une visite de cinq jours au Brésil, dont le point d’orgue sera l’investiture du président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro, le 1er janvier.

“Le Brésil est un immense pays, avec un énorme potentiel pour Israël du point de vue de l’économie, de la diplomatie et de la sécurité”, a déclaré M. Netanyahou à des journalistes lors de son vol vers Rio.

“Nous sommes heureux d’entamer une nouvelle ère (pour les relations) entre Israël et cette grande puissance qu’est le Brésil”, a-t-il ajouté.

  1. Netanyahou a été accueilli à l’aéroport par le fils de Jair Bolsonaro, avant de retrouver le président élu pour déjeuner dans un fort militaire de la célèbre plage de Copacabana.

“C’est une visite historique”, a déclaré Eduardo Bolsonaro.

  1. Netanyahou a également laissé entendre qu’il comptait réclamer au président élu une annonce officielle concernant le transfert de l’ambassade du Brésil en Israël de Tel Aviv à Jerusalem, comme les Etats-Unis l’ont fait en mai.

Jair Bolsonaro avait déclaré début novembre vouloir suivre les traces du président américain Donald Trump, avant de rétropédaler quelques jours plus tard, affirmant que ce transfert “n’avait pas encore été décidé”.

Le Premier ministre israélien sera l’un des principaux leaders mondiaux présents lors de l’investiture lundi, aux côtés du président chilien Sebastian Pinera ou du Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Donald Trump, dont Jair Bolsonaro est un fervent admirateur, ne fera pas le déplacement, mais va envoyer son Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, qui doit s’entretenir avec M. Netanyahou le 1er janvier, à Brasilia.

Cette rencontre devrait porter sur la décision de Washington de retirer les 2.000 soldats américains déployés en Syrie.

  1. Netanyahou aura également des entretiens avec les présidents du Chili et du Honduras, ainsi qu’avec des membres de la communauté juive brésilienne et un groupe chrétien pro-israélien.

Les échanges actuels entre Israël et le Brésil s’élèvent à 1,2 milliard de dollars, soit un milliard d’euros. Jair Bolsonaro a notamment annoncé mardi des négociations sur l’utilisation de technologies israéliennes pour la production d’eau dans le nord-est du pays, frappé par de longs épisodes de sécheresse.

 

“AMOS OZ ÉTAIT L’UN DES PLUS GRANDS

ÉCRIVAINS DE L’ÉTAT D’ISRAËL”

JForum, 31 dec., 2018

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a exprimé sa peine en apprenant la mort du célèbre écrivain, ajoutant : “Oz a exprimé avec talent et émotion d’importants aspects de l’expérience israélienne”.

Amos Oz, l’auteur le plus célèbre et reconnu internationalement d’Israël, est décédé vendredi à l’âge de 79 ans des suites d’un cancer.

Le président Reuven Rivlin et son épouse Nehama ont exprimé leur chagrin, après la mort d’Oz : “Une histoire d’amour et de lumière et maintenant, de grandes ténèbres. La tristesse s’abat sur nous au moment du chabbat. Un géant littéraire. La gloire de nos créateurs. Un titan spirituel. Repose en paix, notre cher Amos. “

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a repris à son compte les sentiments de Rivlin et de sa femme: “Amos Oz était l’un des plus grands écrivains de l’Etat d’Israël. Il a contribué au renouvellement de la littérature hébraïque, à travers laquelle il a exprimé avec talent et émotion des aspects importants de l’expérience israélienne.

“Malgré le fait que nous ne nous soyons pas toujours entendus, j’ai profondément apprécié sa contribution à la langue et à la littérature hébraïques. Ses paroles et son écriture continueront de nous accompagner pendant de nombreuses années. Que sa mémoire soit une bénédiction”, a déclaré Netanyahu.

Le président de Yesh Atid, Yair Lapid, a tweeté “Amos Oz a écrit:” Il est permis de toucher, de bouger, de se rapprocher, de changer, de laisser une trace. Touchez la pierre, touchez ce qui est vivant, touchez les gens. ‘ Oz a réussi à le faire et nous a tous touchés. “

L’écrivain AB Yehoshua, ami intime du célèbre auteur, a déclaré : “Je viens de quitter l’hôpital après lui avoir dit au revoir. Notre amitié de 60 ans était profonde et authentique. Au fil des ans, Amos a exprimé ses opinions et ses réflexions, mais pas parce qu’il cherchait à s’opposer à quelque chose, mais parce que c’était sa vérité. C’était un honnête homme et un grand auteur. C’était un bon ami et l’un des plus grands hommes qu’Israël ait connu. “

Oz a consacré une grande partie de sa vie à l’activité publique et appartenu à la gauche sioniste. L’ancien président du Meretz et ami proche d’Oz a déclaré : “Nous nous séparons d’un grand auteur et d’un intellectuel, qui avait la capacité d’exprimer avec précision la vision de générations entières qui avaient un amour infini pour ce pays, tout en suscitant des critiques et aspirer à un Israël meilleur et plus juste. “

La ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a également rendu hommage au regretté écrivain. “J’ai été désolée d’apprendre le décès du lauréat du prix Israël, Amos Oz, qui avait remporté des dizaines de prix littéraires en Israël et à l’étranger pour ses œuvres qui ont inspiré des générations entières”.

“Vos créations continueront de retentir à la fois en Israël et dans le monde entier. Vous pouvez reposer en paix, notre esprit courageux (Oz en hébreu)”, a ajouté Regev.

 

LE GRAND RÉSISTANT JUIF GEORGES

LOINGER EST DÉCÉDÉ À L’ÂGE DE 108 ANS

RFI, 30 dec., 2018

Le grand résistant juif Georges Loinger, qui avait sauvé des centaines d’enfants juifs pendant l’Occupation en France et a été associé à l’épopée de l’Exodus, est décédé vendredi à l’âge de 108 ans, a annoncé ce samedi 29 décembre la Fondation pour la mémoire de la Shoah sur son site.

« Ancien résistant durant la Seconde Guerre mondiale, Georges Loinger nous a quittés vendredi 28 décembre à l’âge de 108 ans. Avec lui s’éteint un homme d’exception dont les combats resteront dans les mémoires », écrit la Fondation pour la mémoire de la Shoah dans un communiqué.

Georges Loinger est né à Strasbourg en août 1910 dans une famille juive orthodoxe. En 1940, alors qu’il est prisonnier de guerre en Bavière, il reçoit une lettre de son épouse qui dirige une maison abritant 125 enfants juifs allemands, dont les parents avaient été arrêtés en 1938 en Allemagne. Il s’évade et rejoint La Bourboule (Puy-de-Dôme) en zone libre où elle s’est repliée avec les enfants.

Comme ils risquent d’être arrêtés, le couple les sauve en les dispersant, d’abord dans des maisons de l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSE) puis dans des familles ou institutions chrétiennes ou laïques. Par la suite, Georges Loinger fera passer quelque 350 enfants juifs en Suisse, via Annemasse. Certains convois connaîtront des fins tragiques.

Après la guerre, il œuvrera pour faciliter le passage des rescapés du nazisme en Palestine et jouera un grand rôle dans l’affaire de l’Exodus lorsqu’il fera escale en France.

Celui qui était le doyen de la Résistance juive en France a aussi participé à la création de « la Fraternité d’Abraham » qui prône le rapprochement des trois religions monothéistes.

Interrogé en 2005, alors qu’il recevait les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, il avait répondu qu’il estimait avoir fait simplement « ce qu’il avait à faire ». Il a écrit plusieurs livres racontant son expérience, notamment : Les Résistances juives pendant l’occupation; L’odyssée d’un résistant : témoignage d’un centenaire, enfant d’Alsace.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

On Topic Links

The Top 10 Best UN Watch Moments of 2018: UNWatch, Dec. 31, 2018

Need a Refresher on the War in Afghanistan? Here Are the Basics: Daniel Victor, New York Times, Dec. 21, 2018

Mattis Reportedly Quit After Trump Refused to Reverse Syria Decision: Ben Feuerherd, New York Post, Dec. 20, 2018

Israel’s Brain-Gain; No Brain-Drain: Yoram Ettinger, Ettinger Report, Dec. 28, 2018

 

WEEKLY QUOTES

“Donald Trump’s decision to withdraw ‎American troops from Syria shocked many in the ‎United States and the Middle East. In Israel, ‎most of the public discourse about this decision revolves around the ‎challenges of this process, but we seem to be ‎largely ignoring the question of what opportunities ‎it may present: For one, could Israel, as ‎compensation, secure a pledge from Washington to ‎help it in times of war and on other vital ‎diplomatic issues?‎… It is no secret that during the Obama ‎administration, the United States lost some of its status ‎in the region. The Trump administration has taken ‎several steps — from striking Syrian assets in ‎response to Syrian President Bashar Assad’s use ‎of chemical weapons to pulling out of the 2015 ‎nuclear deal with Iran — to improve this situation. ‎A commitment to aid Israel would be a continuation ‎of this policy of  improvement, presenting multiple ‎possibilities not only for Israel but also for the ‎Trump administration…‎” — Michael Oren, a  former Israeli ambassador to the U.S. (Algemeiner, Dec. 25, 2018) 

“Trump is God’s gift that keeps on giving…Trump implements Russia’s negative agenda by default, undermining the U.S.–led world order, U.S. alliances, U.S. credibility as a partner and an ally. All of this on his own. Russia can just relax and watch and root for Trump, which Putin does at every TV appearance.” — Vladimir Frolov, a Russian columnist and foreign affairs analyst. President Trump blindsided his aides and the rest of the world by deciding to pull the full contingent of some 2,000 American troops out of Syria, helping confirm Putin’s gamble that intervening in Syria would revive Russian influence in the Middle East. Trump followed that up by declaring that the U.S. would pull half its forces out of Afghanistan; the combined withdrawals prompted the resignation of Jim Mattis, the general who leads the Pentagon. (New York Times, Dec. 21, 2018)

“It’s clear that a rapid pullout of all international forces could spark the collapse of the Afghan government and start a new civil war…Still, this partial withdrawal could send a useful message to all sides. This signals to the Taliban that the U.S. is serious about negotiating an exit.” — Graeme Smith, a consultant with the International Crisis Group and a longtime observer of Afghanistan. On December 21, Afghan officials and Western diplomats woke to the unexpected news that Trump had ordered half of the 14,000 American troops in Afghanistan home, even as the war continues to rage and the Taliban threaten much of the country. (New York Times, Dec. 21, 2018)

“Iran is not standing still with the defeat of the ISIS caliphate, but rather it seeks to fill the vacuum that has been created…The most tangible expression of the Iranian interest in Syria has been its plan to complete a land corridor from Iran through Iraq and Syria to Lebanon and the Mediterranean Sea…The land corridor would allow Tehran to re-supply Hezbollah in Lebanon and Syria without being dependent on potentially vulnerable air transport of weapons and manpower across the Middle East.” — Former Israeli diplomat Dore Gold, calling for the establishment of a NATO-like body in the Middle East to “guarantee that Iran’s dreams of regional hegemony will never be realized.” Gold — now the president of the Jerusalem Center for Public Affairs think tank — said the withdrawal of US troops from Syria could be viewed in “a larger regional context of the strategic struggle over postwar Syria between Israel and Iran.” (Algemeiner, Jan. 1, 2018)

“The victory of the Palestinian people in recent years has not meant the ability to form a government in Tel Aviv, which, of course, will also be realized with the grace of God, but the main victory was that the Zionist regime, which the Arab armies could not defeat, was brought to its knees by the Palestinian people and resistance groups, and bigger victories will be on their ways to you.” — Iranian Leader Ayatollah Khamenei, in a meeting with Secretary General of the Palestinian Islamic Jihad resistance movement Ziad al-Nakhala in Tehran. Khamenei mentioned a clear equation regarding Palestine and said, “according to this equation, your resistance will result in your victory, and if you do not resist you will not be victorious. But thank God, the people of Palestine have resisted until now in the fight against the Zionist regime, and have been victorious.” (Mehr News, Dec. 31, 2018) 

“Unfortunately, the Mediterranean is no longer a Western lake. Over the Obama years, the US significantly retreated from the Middle East. President Donald Trump has also displayed isolationist sentiments, despite a commitment to enhance US military power. A weakened American military posture is reflected in that the US Sixth Fleet no longer has a permanent aircraft carrier presence in the Mediterranean. (This is also true of the Seventh Fleet in the Indian Ocean.) European naval fleets have similarly lost some of their capabilities and reduced their presence in the eastern Mediterranean. Instead, the Russian eastern Mediterranean naval presence is growing. Russia secured for itself the naval base at Tarsus and the air base at Khmeimim in Syria, by intervening successfully in the Syrian civil war. Cyprus and Egypt also allow Russia use of their ports.” — Efraim Inbar. (Jerusalem Post, Dec. 17, 2018)

“There’s something in standing and fighting diplomatically, always fighting your corner, and there are other parts of the United Nations that are bad also…But UNESCO has this, it’s kind of a brand, and it has this kind of public aura about it. It has a reputation and if it starts bashing Israel endlessly it’s not good. It’s not good for Israel. People listen to UNESCO. … In the third world, it’s quite powerful.” — David Kornbluth, Israel’s UNESCO envoy from 2005-2009. “Maybe they will learn a lesson,” the former Israeli ambassador to UNESCO said, as the Jewish state officially left the global cultural institution. Kornbluth said the country was pulling out of the body now largely because the US had scheduled to leave by the end of 2018. (Algemeiner, Jan. 1, 2018) 

“What’s important tonight is honoring those #Jews across #Arab lands who lost their possessions, their homes, and…their lives all for the sake of preserving their faith, their beliefs, and their identity.” — Miss Iraq, Sarah Idan. Miss Iraq courageously honored Jews who were kicked out of Arab Lands. Miss Iraq and Miss Israel took a “selfie” together which grabbed the attention of the international world. So many were in awe of the touching friendship between the two women from “opposite” sides. And those who hate Israel were outraged. Miss Iraq knew the consequences of her actions, and she still chose to stand with Israel. (Israel Unwired, Dec. 25, 2018) 

Contents

 

SHORT TAKES

NETANYAHU HEADS TO BRAZIL ON HISTORIC VISIT (Sao Paulo) — Prime Minister Netanyahu said that Brazilian President-elect Jair Bolsonaro will relocate the Latin American country’s mission to Jerusalem. The statement came after Netanyahu and Bolsonaro met on Friday, and after an Israeli government source insisted that Brazil’s embassy move to Jerusalem was merely “a matter of time.” Bolsonaro said he expects to visit Israel by March 2019, after accepting an invitation by Netanyahu. Netanyahu’s is the first-ever visit by an Israeli prime minister to Brazil. (Times of Israel, Dec. 30, 2018)

MORE HAMAS VIOLENCE AT GAZA BORDER WITH ISRAEL (Jerusalem) —Thousands of Gazans led by Hamas attacked Israel’s security fence and military forces as they defended the border on Friday. During the clashes at least one rioter was killed and five more were injured, according to Arab media. Also on Friday an incendiary balloon was found in the Sdot Negev Regional Council district near a kindergarten. It was the first such incident to occur in weeks. A police sapper was summoned to the site to defuse the homemade bomb that was attached to the balloon. (Jewish Press, Dec. 28, 2018)

PA COURT SENTENCES AKEL TO LIFE FOR ATTEMPTING LAND SALE TO JEWS (Jerusalem) — A court in Ramallah sentenced Issam Akel, a Palestinian American and a resident of East Jerusalem, to life in prison for attempting to sell land to Jewish Israelis in Jerusalem. A report said an individual with the same initials as Akel was sentenced to life in prison for attempting “to annex part of the Palestinian lands to an alien state.” Palestinian law considers selling land to Israeli Jews a punishable offense. Punishments for trying to sell or selling land to Jewish Israelis include various degrees of hard labor and imprisonment as well as execution. However, the law requires that President Abbas approve any death sentence, and he has not signed off on any executions since 2006. (Times of Israel, Dec. 31, 20118)

OHIO HOSPITAL EX-RESIDENT SAID SHE WOULD GIVE JEWS ‘THE WRONG MEDS’ (Cleveland) — A hospital in Ohio said it has fired a doctor after it emerged she had been making antisemitic remarks on social media. Lara Kollab was a resident at Cleveland Clinic from July until September 2018. In dozens of tweets she called for violence against Jews, called them “dogs,” minimized the Holocaust, likened Israel to the Nazi regime and claimed Zionists control US media and schools. In 2012 she wrote that she would “purposely give all the yahood the wrong meds,” using the Arabic word for Jews. She also expressed hope that “Allah will kill the Jews.” A BDS supporter, Kollab has also said that “jewish settlers in palestine are the descendants of the nazis.” (Times of Israel, Jan. 1, 2018)

MK MICHAEL OREN LEAVES KULANU (Jerusalem) — Deputy Minister in the Prime Minister’s Office, MK Michael Oren, who served as Israel’s ambassador to the U.S. between 2009 and 2013, announced his decision to leave Moshe Kahlon’s Kulanu party. The Kulanu party, which won 10 seats in the 2015 elections, is currently tittering on the precipice of the vote threshold, and according to many polls is expected to win between four and six Knesset seats. Oren announced that he does not rule out joining another party. He is likely to be recruited by Netanyahu for the Likud list. (Jewish Press, Dec. 30, 2018)

EX-ISRAELI MILITARY CHIEFS IN TALKS ON POTENTIAL JOINT TICKET (Jerusalem) — Two former heads of the Israeli military are said to be in talks to run together on a joint slate in the April 9 Knesset general election. Moshe Ya’alon and Benny Gantz were reportedly in “advanced contacts” and the chance of them establishing a united front were very high. The 68-year-old Yaalon was the IDF chief of staff in the early 2000s while Benny Gantz, 59, served in the role during Operation Cast Lead in 2014. Ya’alon entered politics as a Likud member and was named defense minister in 2013. He resigned from the position in 2016 after a falling out with Netanyahu. (Algemeiner, Dec. 26, 2018)

BENNETT’S, SHAKED’S ‘NEW RIGHT’ PARTY TO CHALLENGE NETANYAHU (Jerusalem) — Habayit Hayehudi chairman and Education Minister Naftali Bennett, and Justice Minister Ayelet Shaked announced the establishment of a new party, The New Right, appealing to the secular and religious right-wing voters. The two said The New Right party would be “for the land of Israel without compromises and against a Palestinian state.” According to Bennet and Shaked, “had this party existed 13 years ago, the disengagement [from Gaza] would not have happened.” (Jewish Press, Dec. 29, 2018)

MANCHESTER STABBINGS SUSPECT DETAINED DUE TO MENTAL HEALTH (Manchester) — The sole suspect in the New Year’s Eve stabbings of three people at a train station in Manchester has been detained under Britain’s Mental Health Act, police said. Police are treating the assault at Manchester’s Victoria Station as a terrorist attack. The train station is next to Manchester Arena, the site of a May 2017 suicide bombing that killed 22 people at a pop concert. Police said the 25-year-old man arrested at the scene was assessed by medical staff before the decision was reached. He is accused of stabbing a British Transport police sergeant and two others while shouting Islamic extremist slogans. (CTV, Jan. 2, 2018)

FRENCH POLICE SEARCH FOR PROTESTERS WHO ACCOSTED JEWISH WOMAN (Paris) — French police opened an investigation into allegations that an elderly Jewish woman was subjected to antisemitic invective while traveling on the Paris Metro last weekend, after she approached three supporters of the “yellow vests” protest movement with a request to stop their abusive chants and gestures. Since the appearance of the mass “yellow vests” protests in mid-November, concerns have risen about the violent behavior of some of the movement’s supporters, along with the infiltration of antisemitic elements. A number of antisemitic and anti-Zionist signs have been spotted at the demonstrations, along with hundreds of similar posts by “yellow vests” supporters on social media. (Algemeiner, Dec. 26, 2018)

IRANIAN DISSIDENTS URGE TRUMP TO RELEASE FROZEN TEHRAN REGIME ASSETS (Tehran) — More than 400 Iranian pro-democracy activists have signed an open letter to President Trump seeking U.S. support to bring down their country’s regime. Around half of the letter’s signatories live in Iran, with the remainder residing in Western countries — including Canada, the US, Australia and several European nations. The letter’s publication comes amid renewed student protests in Tehran. Amateur video that circulated on Monday showed Iranian security forces firing tear gas at hundreds of students demanding the resignation of top officials at Azad University in the capital. (Algemeiner, Jan. 1, 2018)

NETFLIX CRITICIZED FOR YANKING PATRIOT ACT EPISODE IN SAUDI ARABIA (San Francisco) — Netflix faced criticism for pulling an episode in Saudi Arabia of comedian Hasan Minhaj’s “Patriot Act” that criticized the kingdom’s powerful crown prince. The American comedian used his second episode, released on Oct. 28, to lambaste Crown Prince Mohammed bin Salman over the killing of writer Jamal Khashoggi and the Saudi-led coalition at war in Yemen. Minhaj said the crown prince was being hailed as the reformer the Arab world needed until Khashoggi’s killing. Khashoggi was killed and dismembered by Saudi agents inside the Saudi consulate in Istanbul last year. (CTV, Jan. 2, 2018)

ARGENTINE MINISTER INVESTIGATED FOR DEAL WITH IRAN PASSES AWAY (Buenos Aires) — Former Argentinian Foreign Minister Hector Timerman has passed away at the age of 65. Timerman served as Argentina’s foreign minister in January 2013 when Argentina and Iran signed an agreement to form an independent commission to investigate the 1994 bombing of the Buenos Aires Jewish community center. Timerman later was named, along with Argentine President Cristina Fernandez de Kirchner, in prosecutor Alberto Nisman’s 300-page complaint claiming a cover-up of Iran’s role in the bombing, which killed 85. Nisman was found shot dead four days after filing the complaint. In late 2017, a judge ruled that Nisman was murdered and did not commit suicide. (Arutz Sheva, Jan. 2, 2019)

WOMEN’S MARCH EVENT CANCELED OVER CONCERNS OF BEING ‘OVERWHELMINGLY WHITE’ (San Francisco) — Organizers of a Women’s March rally slated for Northern California next month have canceled the event, saying they were concerned that participants would have been “overwhelmingly white.” Organizers for the march in Eureka – about 270 miles north of San Francisco – said the “decision was made after many conversations between local social-change organizers and supporters of the march…Up to this point, the participants have been overwhelmingly white, lacking representation from several perspectives in our community.” (Fox News, Dec. 30, 2018)

ISRAELI TOURISM FOR 2018 TOPS RECORDS (Jerusalem) — 2018 was the best year ever for incoming tourism with 4 million people entering the country injecting NIS 24 billion into the economy. The figures were an increase of approximately 13% on the previous year and 38% on the year before that. Jerusalem was the fastest growing tourist destination in the world in 2018 and was also named between its four “cities to watch” along with Osaka, Porto, and Mumbai. The largest number of tourist to Israel came from the United States (813,500), France (320,000), Russia (303,200), Germany 259,500, Britain about 200,000 and from China (about 100,000). (Jewish Press, Dec. 27, 2018)

ISRAELI STARTUPS RAISED OVER $400M IN DECEMBER (Tel Aviv) — Israeli startups raised over $400 million in December, according to press releases issued by companies that completed financing rounds. The figure may be more as some companies prefer not to publicize the investments they have received. This sum can be added to the $4.5 billion that Israeli startups raised in the first nine months of 2018, according to IVC-ZAG as well as the estimated $1.2 billion raised in October and November. This means that the country’s startups have raised a record $6.1 billion since the start of 2018, easily surpassing last year’s record of $5.24 billion. (Globes, Jan. 1, 2019)

ISRAEL’S POPULATION NEARS 9 MILLION – INCLUDING 6.6 MILLION JEWS (Tel Aviv) — Israel’s population neared nine million on the eve of the new year. A total of approximately 8,972,000 people lived in Israel as of December 31st. Of those nearly 9 million people, roughly 74.3%, or 6,668,000, are Jews. Approximately 1.88 million, or 20.9% of the population, are Arabs, while 426,000 (4.8% of the total) are neither Jewish nor Arab, and are classified as “Others”. (Arutz Sheva, Dec. 31, 2018) 

AMOS OZ, ISRAELI AUTHOR AND PEACE ADVOCATE, DIES AT 79 (Jerusalem) — Amos Oz, the renowned Israeli author whose work captured the characters and landscapes of his young nation, and who matured into an advocate for peace with the Palestinians, died on Friday. He was 79. Oz began storytelling in his early 20s. He published more than a dozen novels, including “My Michael” and “Black Box,” as well as collections of short fiction, works of nonfiction and many essays. His work was translated into more than 35 languages. His acclaimed memoir, “A Tale of Love and Darkness,” was first published in Hebrew in 2002 and became an international best seller. (New York Times, Dec. 29, 2018)

On Topic Links

The Top 10 Best UN Watch Moments of 2018: UNWatch, Dec. 31, 2018 —10. One Million Views: Col. Kemp Testifies at UN Urgent Session on Gaza Riots. In May, when the UN Human Rights Council called an Emergency Session on the Gaza border riots—to prejudge Israel as guilty of war crimes in its self-defense against Hamas terrorists—UN Watch invited Colonel Richard Kemp, who had witnessed the events himself, to tell the truth.

Need a Refresher on the War in Afghanistan? Here Are the Basics: Daniel Victor, New York Times, Dec. 21, 2018—Even the most dedicated news junkies can find it difficult to keep up on the war in Afghanistan, now beginning its 18th year.

Mattis Reportedly Quit After Trump Refused to Reverse Syria Decision: Ben Feuerherd, New York Post, Dec. 20, 2018—Defense Secretary Jim Mattis made a last-ditch effort on Thursday to convince President Trump to keep US troops in Syria — and when Trump rebuffed him, the four-star general resigned, The New York Times reported.

Israel’s Brain-Gain; No Brain-Drain: Yoram Ettinger, Ettinger Report, Dec. 28, 2018—While Israel’s establishment documents net-migration of higher-education Israelis, it fails to document the massive influx of higher-education Olim (Jewish immigrants).

ISRAËL: RÉTROSPECTIVE DE L’ANNÉE 2018

RÉFUGIÉS PALESTINIENS :

POURQUOI TRUMP COUPE LES VIVRES À L’UNRWA

Pierre Rehov

Figaro, 18 jan., 2018

Dans le cadre de coupes budgétaires annoncées, l’administration américaine va réduire de façon drastique sa participation financière à l’UNRWA, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. L’ambassadrice aux Nations unies, Nikki Haley, souhaitait la suppression pure et simple des 364 millions de dollars attribués chaque année à l’agence onusienne, tant qu’elle n’aurait pas mis en œuvre les réformes nécessaires à son bon fonctionnement et à sa transparence, mais le secrétaire d’État aux affaires étrangères Rex Tillerson, s’est contenté pour l’instant de réduire de moitié la première tranche d’aide, originellement fixée à 125 millions.

Au cœur de cette affaire, il y a évidemment la volonté du président Trump d’arrêter de financer toute agence et organisation internationale qui ne contribuerait pas directement aux intérêts américains. Mais il y a surtout le virage à 180 degrés de des USA dans le conflit israélo-arabe depuis que la nouvelle administration s’est engagée à ne pas refaire les mêmes erreurs que les gouvernements précédents.

Créée en décembre 1949 pour un mandat d’un an, la «United Nation Relief and Work Agency for Palestine Refugees in the Near East» ou «Office de secours et d’aide des Réfugiés palestiniens», avait pour but à sa naissance d’aider à s’établir les quelque 600 000 Arabes de Palestine ayant fui la zone de conflit à la renaissance de l’État d’Israël.

Parmi ces réfugiés, selon un article de Tibor Mende dans Le Monde en 1951, «certains ne voulaient pas vivre dans un État juif, d’autres ont fui la bataille et, une fois celle-ci terminée, n’ont pas pu rentrer chez eux. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui sont partis parce qu’on leur avait dit que c’était pour quelques jours, quelques semaines au plus, et qu’ils reviendraient avec les armées arabes triomphantes»

On s’étonnera du fait qu’aucun office n’ait été créé en parallèle pour prêter secours aux 870 000 Juifs expulsés et spoliés par la majorité des pays arabo-musulmans entre 1948 et 1974, y compris ceux chassés militairement de Judée-Samarie par le royaume Hachémite, qui s’empressa de renommer cette région «Cisjordanie» après l’avoir annexée.

Ces Juifs en exode furent accueillis par l’État d’Israël et dans le monde occidental tandis qu’à l’exception de la Jordanie, aucun pays arabe limitrophe de l’État hébreu ne fit le moindre geste pour ses propres victimes du conflit, préférant au contraire, pour des raisons politiques, les laisser croupir dans les pires conditions.

Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique.

En 1950, alors que le général canadien Kennedy, et Sir Henry Right, premiers responsables de l’UNRWA, devaient constater que leur travail était rendu impossible par la politisation de la crise humanitaire dont ils avaient la charge, et que leur mandat ne pourrait s’achever en un si court laps de temps, un parlementaire anglais travailliste, Richard Crossrian, fut appelé à expliquer leur échec devant la Chambre des Communes.

Sa réponse fut éloquente: «Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique. Il y a la ligue arabe, et toute la politique de la ligue arabe. La ligue arabe a besoin du problème des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël. L’établissement des réfugiés la priverait de son sujet de plainte le plus important…»

Depuis 70 ans, la petite agence humanitaire est devenue un monstre.

L’UNRWA a aujourd’hui la charge de plus de cinq millions d’âmes, dont seulement quelques 20 000 devraient être considérés comme réfugiés selon la définition internationale des Nations unies, qui s’applique aux millions d’exilés dans le monde… Exception faite des Palestiniens.

Le statut de «réfugié» ne saurait être transmissible de génération en génération, comme c’est les cas pour les Palestiniens aujourd’hui.

Un Palestinien possédant un passeport européen, américain ou jordanien n’a donc aucune raison d’être considéré comme réfugié. Sauf pour l’UNRWA.

Que l’on compare alors quelques chiffres de la plus haute importance.

– Tous les réfugiés de la planète (à l’exception des Palestiniens) sont pris en charge par le Haut Conseil aux Réfugiés des Nations unies (UNHCR). Un staff de 10 966 cadres et employés tente de porter secours à 65,6 millions de victimes, depuis le Congo jusqu’à Myanmar.

– L’UNRWA quant à elle déploie 30 627 exécutifs et 21 571 chargés d’éducation pour s’occuper des descendants de «réfugiés» palestiniens, dont le nombre quoiqu’en inflation à cause de la nature perverse du système, reste dix fois inférieur à celui de tous les autres déplacés.

Autrement dit, chaque bénéficiaire reçoit une aide en assistance humaine et en argent environ 50 fois supérieure à celle d’un Africain ou d’un Asiatique directement victime de persécutions!

Le budget annuel de l’UNRWA avoisine le milliard de dollars. Dont, nous l’avons vu, plus d’un tiers est financé par les USA. Mais il y a plus. Contrairement aux autres agences humanitaires onusiennes, celle en charge des descendants de réfugiés palestiniens dispose d’un fonds de pension et de retraite placé en bourse dans divers pays pour un montant de plus d’un milliard et demi de dollars.

Ces chiffres astronomiques ne font que souligner et compléter plusieurs aberrations de l’UNRWA.

Tout d’abord, et non des moindres, selon l’UNRWA “un réfugié de Palestine est une personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit israélo-arabe de 1948.»

Les Palestiniens se sont mis à enterrer leurs morts la nuit, sans les déclarer, afin de se partager leurs rations.

Clairement, tout travailleur immigré ou visiteur, quelle que soit son origine, pouvait entrer dans les statistiques de l’UNRWA et transmettre ce droit, dès lors qu’il pouvait justifier avoir passé ces deux dernières années à l’intérieur de ce qui était devenu Israël.

Interrogé sur ce sujet par l’auteur de cet article, le biographe d’Arafat et ancien conseiller de Saddam Hussein, Saïd Aburish, lui-même réfugié de la région du nord d’Israël, a révélé d’autres aberrations du même ordre.

«Dès lors que l’ONU les a pris en charge, les Palestiniens se sont mis à enterrer leurs morts la nuit, sans les déclarer, afin de se partager leurs rations. Ce qui fait que pendant près de 20 ans, le taux de mortalité officiel dans les camps était proche de zéro. De plus, il y avait beaucoup de mouvements entre les camps. Mais ces déplacements étaient rarement répertoriés, de sorte qu’un Palestinien pouvait apparaître dans plusieurs camps au même moment, multipliant ainsi les aides financières auxquelles il avait droit.»

Mais dès qu’il s’agit de l’UNRWA, les termes employés pour décrire leur mission perdent rapidement leur sens. Par exemple, les banlieues de Djénine et de Ramallah, composées de petites maisons cossues, avoisinant quelques résidences surpeuplées, continuent d’être appelées «camps de réfugiés» alors que les tentes et les réchauds ont depuis longtemps été remplacés par des constructions en dur, le tout à l’égout et l’électricité.

Dans les années soixante, l’administration israélienne avait développé un projet humanitaire destiné à l’auto-réhabilitation des réfugiés de Gaza. L’idée était simple: il s’agissait de construire des quartiers résidentiels modernes dans les terrains encore inexploités de l’enclave. Les 160 000 Palestiniens vivant alors dans des camps auraient obtenu des prêts gratuits, leur permettant d’accéder rapidement à la propriété, tandis que nombre d’entre eux auraient participé à la construction des unités, des infrastructures, des écoles et des hôpitaux, en échange d’un salaire qui leur permettrait de rembourser le prêt. La réaction ne se fit pas attendre. Yasser Arafat en appela immédiatement à la ligue arabe qui fit aussitôt pression sur les Nations unies, entraînant l’organisation à condamner Israël une fois de plus pour son initiative, et concluant sa résolution par l’injonction suivante «Renvoyez les réfugiés dans les camps!»

Le projet fut avorté après que seulement 7 500 Palestiniens ont pu en profiter.

Les partisans de l’Agence, tel le porte-parole des Nations Unies Stéphane Dujarric, ont cependant raison de dire que, d’une certaine manière «l’UNRWA est une présence stabilisante sur le terrain». Car, si demain les plus de 30 000 employés de l’UNRWA, à 95% palestiniens, se retrouvaient sans travail, tandis que les rations, aides, et accès à l’éducation pour les personnes à charge étaient supprimées, la situation déjà explosive dans les «camps» pourrait tourner au drame, et déclencher des vagues de violence sans précédent.

Le 12 février 2017, l’ONG «UN WATCH» a dénoncé auprès du secrétaire général des Nations unies Antonio Gutteres, la prise de position d’une quarantaine de responsables de l’UNRWA dont les pages Facebook font l’apologie du nazisme, vénèrent Hitler, appellent à l’extermination des Juifs, célèbrent le meurtre et l’enlèvement d’Israéliens, publient la propagande du Hamas à la gloire des «martyrs» et, plus généralement, refusent le droit à l’existence d’Israël, quelles que soient ses frontières.

Pendant les guerres opposant Israël aux organisations terroristes qui dirigent Gaza, des roquettes étaient couramment tirées depuis les écoles de l’UNRWA, ou à proximité de ses hôpitaux. Les accès à plusieurs tunnels ont été creusés sous ses infrastructures. Des munitions ont été retrouvées dans un collège. Évidemment, interrogés sur ce point, les responsables de l’UNRWA se sont empressés de condamner l’intolérable utilisation de leur neutralité à des fins guerrières. Ce qui n’a pas empêché l’UNRWA de rendre au Hamas les roquettes et autres mortiers trouvés dans ses infrastructures…

Plusieurs reportages vidéo conduits par le Center For Near East Policy auprès d’élèves d’écoles de l’UNRWA sont encore plus inquiétants. Aucun enfant, interrogé sur ce point, ne reconnaît le droit à l’existence d’Israël. Tous, filles comme garçons, rêvent de devenir un jour des martyrs à la cause palestinienne, certains affirment sans honte que leur plus grand souhait est de tuer des Juifs. Interrogés sur la source de leur motivation, la plupart répondent que leurs enseignants leur ont appris l’histoire de leur pays «volé par les Juifs».

Alors, que faire face à une telle situation?

Le retrait progressif des fonds alloués par les USA semble une mesure positive à condition toutefois que l’UNRWA réforme sa structure et son mode de fonctionnement.

Une première solution logique serait de fusionner l’UNRWA avec le Haut-Commissariat aux Réfugiés, mettant ainsi fin à l’exception palestinienne, tout en étalant les budgets de façon plus équitables entre les vrais réfugiés souffrant les pires misères sur cette planète.

Malheureusement, l’UNRWA dépend de l’Assemblée Générale des Nations unies, où la majorité automatique anti-israélienne conduite par la ligue arabe empêche toute modification de son statut actuel.

Le retrait progressif des fonds alloués par les USA semble une mesure positive à condition toutefois que l’UNRWA réforme sa structure et son mode de fonctionnement.

Il s’agirait alors pour l’avatar onusien de faire preuve de transparence, de s’assurer qu’aucun membre d’aucune organisation terroriste ne fasse plus désormais partie de ses employés, de changer son curriculum scolaire douteux pour une éducation engageant à la paix, de dénoncer l’entraînement paramilitaire qui se déroule parfois dans la cour de ses écoles et, en gage de bonne foi, de commencer par annuler la tournée mondiale de son «jeune ambassadeur», Muhammad Assaf, qui, lors de ses interventions ne fait qu’encourager à l’insurrection et à la violence.

Concluons par une citation du porte-parole de l’UNRWA, Chris Gunness: «L’UNRWA continuera de travailler inlassablement pour s’assurer de l’application intégrale de notre mandat, tel que défini par l’assemblée générale».

Autrement dit, dans trente ans, si rien n’est fait, l’UNRWA gérera le destin de quarante millions de réfugiés palestiniens.

 

2018, UN TOURNANT DANS LA DIPLOMATIC D’ISRAEL ?

Albert Soued

Dreuz, 16 mai, 2018

Depuis sa renaissance, Israël était sur la bonne voie économique, mais c’est seulement en 2009 que le pays a amorcé la voie exponentielle qui l’a mené en moins de 10 ans à un revenu par habitant supérieur à celui de la France. La question qu’on se pose aujourd’hui concerne l’évolution de la diplomatie.

Informer les nations des problèmes de sécurité d’Israël est devenu une gageure. Car qui ne veut pas comprendre est atteint de surdité. Il faut vaincre les « mantras islamo-gauchistes », mais aussi les « affaires étrangères » (Quai d’Orsay, Foreign Office, Us State Department), les médias et les agences de presse, acquis à l’antisionisme pour des raisons diverses, pas forcément idéologiques. Sans tomber dans une vulgaire propagande, utilisée par l’ennemi, cette information nécessite beaucoup de relations et de persuasion. Et aujourd’hui le pays ne manque pas d’atouts matériels et immatériels pour parvenir à expliquer qu’il n’est plus candidat au suicide, et ne veut plus faire plaisir à une série d’antisémites attardés.

Bien que la diplomatie ne soit pas comparable à l’économie, il semble – depuis la venue au pouvoir d’une administration américaine favorable, notamment le couple Nikki Haley/Mike Pence (Nikki Haley est ambassadrice des Etats-Unis, à l’Onu et Mike Pence est vice-président) et la décision du gouvernement israélien de prendre le problème à bras-le-corps et d’y consacrer des moyens adéquats – que la situation évolue favorablement et qu’au printemps 2018, nous nous trouvons à un tournant décisif (voir en note 1, la série d’évènements  positifs qui se succèdent en peu de temps).

En fait, le pays avait des difficultés tant du fait de sa culture que de ses moyens. Un Juif n’aime pas faire de la propagande, considérant qu’il s’agit d’un moyen peu moral de leurrer l’autre, et le prosélytisme par exemple est interdit. L’Israélien est d’un abord difficile, ayant vécu en guerre imposée quasi permanente depuis de nombreuses générations. Ce problème de communication avec les pays tiers a néanmoins tendance à s’atténuer.

Mais les diplomates israéliens ne connaissent pas forcément la langue du pays où ils vont prêcher la bonne parole et défendre leur pays, ne connaissent pas les bons arguments pour répondre aux propos de leurs medias, ne traitent pas leurs interlocuteurs comme il faudrait le faire … Il y a encore du chemin à parcourir, mais Israël est un pays jeune qui a tout à apprendre. Aujourd’hui, vu les changements intervenus sur le plan international – dus en grande partie à la nouvelle administration américaine — certains pensent que dans une dizaine d’années même la majorité automatique à l’Onu se renversera en faveur d’Israël….

Israël a de meilleures relations avec les pays arabes sunnites au Moyen Orient, des relations avec Bahrein et Oman, ainsi que les Emirats (2). Le pays a construit des relations d’amitié avec de nombreux pays africains et asiatiques, notamment l’Inde et la Chine, avec les pays de l’Est et du Centre européen…., avec la Grèce et Chypre.

Mais les difficultés se situent surtout au niveau de l’Europe occidentale. L’engouement des technocrates européens et des élites occidentales, pour les citoyens d’un État de Palestine fantôme (3) et destructeur, au détriment du seul État démocratique du Moyen Orient, semble relever d’une ignorance de la situation sur le terrain, d’une corruption « qatarisée », d’un début de soumission à l’Islam ou d’un antisémitisme latent.

Elles se situent aussi au niveau de certaines universités en Occident où la propagande des groupes pro BDS (Boycott, désinvestissement, sanction), organisée par les Palestiniens, est virulente.

Néanmoins globalement, Israël est de plus en plus perçu objectivement comme un pays qui se construit, qui construit et aide de nombreux autres pays défavorisés à se construire, notamment sur le plan de la pénurie d’eau, de l’agriculture et de la santé. La concentration et le développement de « start-up » a contribué à donner au pays son vrai visage et une image très favorable.

Parallèlement, les exagérations dans la destruction et le mal entraînant la mort, des différentes composantes de l’Autonomie palestinienne ont aussi contribué à la détestation de ses citoyens par les pays arabes (4). La corruption de ses dirigeants a entraîné une forte diminution des contributions financières internationales, source de survie de cette entité.

Aujourd’hui, la diplomatie israélienne est devant un tournant très favorable pour l’écoute des menaces à l’égard du pays et des risques qu’il encourt au Moyen Orient et de la prise en considération de sa capacité à contribuer à l’essor d’autres nations (5)

Notes

(1) Evènements médatiquement favorables en peu de temps :

  • Le Mossad a osé en Iran la plus belle opération d’espionnage de tous les temps, une ½ tonne de documents et de CD-ROM secrets sur le nucléaire iranien enlevés en quelques heures la nuit.
  • L’armée Israélienne riposte en Syrie contre une attaque iranienne au Golan ratée: en 1h30 presque toute l’infrastructure de l’Iran en Syrie est détruite.
  • Trump donne raison à Benjamin Netanyahu et se retire de l’accord « pourri » appelé JCPOA, signé par Obama et menaçant Israël.
  • L’ambassade américaine à Jerusalem est inaugurée devant Ivanka, la fille de Trump, et son gendre Jared Kuchner, ainsi que les représentants d’une cinquantaine de nations et les journalistes du monde entier.
  • Israël a retrouvé sa terre depuis déjà 70 ans et la Knesset a déclaré Israël comme la nation juive.
  • Netanyahu est invité d’honneur par la Russie pour commémorer la victoire russe contre les nazis, et la Hatiqva jouée par l’orchestre de l’armée sur la Place Rouge.
  • Le Giro d’Italia part de Jérusalem et sillonne Israël pendant 3 jours
  • Eurovision est gagné par une Israélienne, Netta Barzilai

(2) – Le grand mufti d’Arabie saoudite, Cheikh Abdulaziz ibn Abdallah Al-Sheikh, a récemment émis une fatwa disant que « combattre les Juifs est contraire à la volonté d’Allah et le Hamas est une organisation terroriste ».

– De plus en plus de religieux et universitaires musulmans de par le monde, et en particulier Khalil Mohamed, professeur de Religion à « San Diego State University » , reconnaissent aujourd’hui que le Coran précise en pers versets que la Terre Sainte revient au peuple juif, le peuple de Moïse.

– Le journaliste koweitien Abdallah Al-Hadlaq dans le quotidien al Watan : «L’Unrwa est une organisation partiale et raciste qui perpétue ledit problème palestinien de réfugiés, qui obéit aux dictats du Hamas et a comme objectif l’élimination d’Israël… Il est grand temps d’arrêter de la financer et de l’aider, afin qu’elle s’écroule et disparaisse…. »

– Il y a au moins 8 sourates coraniques qui précisent qu’il est impératif que les Juifs reviennent sur la terre d’Israël (https://quran.com/5/20-26 )

– Suite à la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, Abdulhamid Hakim, dirigeant du Centre d’études stratégiques et juridiques du Moyen-Orient à Jeddah, a déclaré sur la chaîne de TV al-Hurra : « Cette décision assénera un choc positif pour faire bouger les eaux stagnantes entourant les négociations. Nous, en tant qu’Arabes, devons parvenir à une entente avec l’autre bord et savoir ce que sont ses exigences de façon à pouvoir faire aboutir les négociations avec succès.  Nous devons admettre et réaliser que Jérusalem est un symbole religieux pour les Juifs qui est tout juste aussi saint pour eux que la Mecque et Médine le sont pour nous…La mentalité arabe doit se libérer de l’héritage de Gamal Abdel Nasser et de l’Islam politique des sectes aussi bien chiite que sunnite, qui ont instillé des intérêts purement politiques dans une culture fondée sur la haine des Juifs et qui ont dénié leurs droits historiques de vivre dans la région »

– Lors d’une rencontre qui s’est déroulée au Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles, le Roi du Bahreïn Hamed ben Issa Al Khalifa a appelé à la fin du boycott arabe envers Israël. Rappelons que tous les citoyens du royaume de Bahreïn sont libres de se rendre en Israël.

– Mohamed ben Salman, héritier du trône d’Arabie et ministre de la Défense, dit MBS, cherche à restaurer l’Islam d’avant Médine, « à l’époque où on allait au théâtre avec les Juifs et les Chrétiens, en toute liberté et où le premier juge choisi était une femme… »

Il a dit aussi : « Le temps est venu où les Palestiniens doivent accepter les propositions qui leur sont faites et venir à la table des négociations, sinon, qu’ils la ferment et cessent de se plaindre… Il y a des sujets plus importants et plus urgents à traiter comme l’Iran! »

(3) Selon Maître Bertrand Ramas-Muhlbach, éminent juriste sur le plan international, la réalité juridique est que la Judée Samarie n’est ni palestinienne, ni occupée.

(4) La « Marche du Retour » qui consiste à envoyer, moyennant finances, le maximum de gens vers la barrière qui protège la frontière avec Israël, pour la démolir et pénétrer dans le territoire israélien, a été un échec flagrant. Elle a été payée par l’Iran, coûté plus de 100 millions $ et n’a entraîné que le 1/3 de manifestants attendus. Elle a tué plus de 100 citoyens, blessé des milliers, pollué l’atmosphère da Gaza par les incendies de pneus, brûlé quelques champs israéliens par des cerf-volant traînant des explosifs et donné quelques images sordides participant au « Palywood » quotidien.

(5) – Le ministre russe des Affaires Etrangères Sergey Lavrov : « titre « La Russie au Moyen Orient, jouant sur tous les tableaux »: « Nous avons déjà dit à plusieurs reprises que nous n’acceptons pas ces propos contre Israël, en tant qu’état sioniste, appelant à sa destruction et à son effacement de la carte. C’est la manière la plus erronée pour faire avancer ses propres intérêts »

– Leonid Frolov, vice-ambassadeur de Russie en Israël : “Si l’Iran attaque un jour Israël, Moscou se rangera du côté d’Israël. En cas d’agressivité iranienne envers Israël, ce ne sont pas seulement les Etats-Unis qui soutiendront Israël mais également la Russie… De nombreux concitoyens habitent en Israël et Israël est un pays ami de la Russie. Nous ne permettrons pas qu’Israël soit agressé”.

– John Bolton, ex-ambassadeur américain à l’Onu et conseiller de Donald Trump, lors d’un rassemblement de plus de 100 000 opposants iraniens à Paris : « Le régime des ayatollahs a échoué, à l’intérieur au niveau politique et économique, et sur le plan international ; ses échecs accélèrent sa chute et c’est pourquoi nous devons aujourd’hui saisir l’occasion pour renverser le régime des mollahs; je le dis déjà depuis 10 ans, car ce régime ne va jamais se modérer, ses objectifs étant immuables ; alors nous devons aider le peuple iranien à changer de régime, changement que nous célébrerons à Téhéran avant 2019… »

 

 

A LA VEILLE DU NOUVEL AN JUIF, LA POPULATION ISRAÉLIENNE AVOISINE LES 9 MILLIONS !

United With Israel, 5 sept., 2018

175 000 bébés sont nés en Israël au cours de l’année, et l’État hébreu peut se targuer du taux de fécondité le plus élevé de l’OCDE, une organisation internationale de pays développés, selon une enquête du Bureau central israélien des statistiques (CBS).

La population israélienne a augmenté a hauteur de 162 000 personnes depuis le dernier Nouvel An juif, soit une croissance de 1,9%, comparable à celle des années précédentes; 43 000 personnes sont décédées au cours de l’année.

Israël compte ainsi désormais 8 907 000 citoyens au total, dont la grande majorité (89%) définit son humeur personnelle comme «bonne» ou «très bonne» et un pourcentage similaire s’attend à ce que l’année juive 5779 soit au moins aussi bonne que l’année précédente.

La population juive représente 6 625 000 personnes, soit 75% de la population totale. Les citoyens arabes d’Israël constituent 20,9% de la population, soit environ 1 864 000 personnes. Les chréties non arabes et les autres groupes religieux représentent 4,7% de la population.

25 000 Juifs ont fait l’Aliyah (immigré en Israël) au cours de l’année écoulée.

Environ 3,5 millions de personnes ont fait leur Aliyah depuis 1948, soit 42% de la population totale.

Selon les prévisions de CBS, la population d’Israël dépassera la barre des 10 millions d’habitants en 2024 et la barre des 15 millions aux alentours de 2048, date du 100ème anniversaire d’Israël. La population de l’Etat hébreu atteindra 20 millions en 2065.

En 2018, plus de 70 ans après l’Holocauste, la plus grande population juive du monde vit en Israël. Ce chiffre représente 43% de la communauté juive mondiale.

La population d’Israël est jeune par rapport à d’autres pays occidentaux. Les enfants de moins de 14 ans représentent 28% de la population.

Ces chiffres ont été publiés par CBS via son rapport statistique traditionnel sur les citoyens d’Israël en l’honneur de Rosh Hashana, le nouvel an juif, qui sera célébré lundi et mardi.

Cette année, 52 809 couples se sont mariés; 14 819 ont divorcé.

 

ISRAËL: NUIT DE CÉLÉBRATIONS APRÈS LA VICTOIRE DE NETTA BARZILAI À L’EUROVISION

I24, 13 mai, 2018

20 ans qu’ils attendaient ce moment.

Deux décennies que les Israéliens rêvaient d’entendre à nouveau “Israël: 12 points”. Et leur souhait s’est réalisé.

Devant des dizaines de millions de téléspectateurs à travers l’Europe, Netta Barzilai a réalisé un exploit, celui d’apporter la 4ème victoire de l’Histoire de l’Etat hébreu à l’Eurovision.

Le suspens a été total, jusqu’à la dernière seconde.

Toute la journée les chansons israéliennes et chypriotes étaient au coude à coude sur les sites de paris en ligne.

A 1h40 du matin, alors que les jurys européens terminent de présenter leurs votes, Netta Barzilai est toujours dans la course. Il ne reste que deux résultats à annoncer: celui de Chypre et….d’Israël. Le pays qui récoltera le meilleur résultat l’emportera.

La tension est à son comble. Les Israéliens retiennent leur souffle…

La présentatrice portugaise finit par prononcer ces quelques mots: “Le pays qui est arrivé en seconde position est….Chypre”. Israël explose de joie. Netta remporte l’Eurovision 2018 avec 529 points, sa rivale chypriote devra se contenter de 436. Un immense écart.

La chanteuse israélienne monte sur scène en larmes, elle s’empare du micro et crie: “Merci d’avoir choisi la différence! Merci de célébrer les différences”, ajoutant “I love my country, next year in Jerusalem!”, “J’aime mon pays, l’an prochain à Jérusalem!”, avant d’interpréter à nouveau sa chanson, “Toy”.

A 2h30 à Tel Aviv, la Place Rabin est noire de monde. Dans quelques heures la majorité de cette foule ira travailler. Mais pour le moment tous veulent faire la fête.

Des drapeaux d’Israël emplissent les rues. Les automobilistes klaxonnent. Les voitures s’arrêtent. Les passants s’enlacent. Des inconnus dansent ensemble, crient, pleurent, s’embrassent. La scène ressemble à la victoire de la France lors de la Coupe du Monde de 1998.

Après avoir célébré cette victoire, en rentrant chez eux les Israéliens sont sur un nuage.

Tous savent désormais qu’un défi de taille les attend: organiser l’an prochain l’Eurovision 2019 dans l’Etat hébreu et pouvoir dire: “Bonsoir l’Europe, ici Jérusalem”.

 

 

ISRAËL: LE PARLEMENT VOTE POUR SA

DISSOLUTION ET POUR DES ÉLECTIONS LE 9 AVRIL

I24, 26 dec., 2018

Le Parlement israélien a voté en deuxième et troisième lecture en faveur d’un projet de loi visant à dissoudre cette assemblée et à organiser des élections anticipées le 9 avril.

La coalition du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a décidé lundi de dissoudre le Parlement alors qu’elle ne disposait plus que d’une seule voix de majorité (sur 120) après la démission, le mois dernier, du ministre de la Défense et chef du parti Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman.

Votée à 102 voix contre 2, cette loi prend effet immédiatement, le Parlement étant dissous jusqu’aux élections, tout juste quatre ans après le dernier scrutin en mars 2015.

Le gouvernement reste en place mais ne peut pas prendre des décisions nécessitant l’accord du Parlement comme le vote de nouvelles lois.

En poste depuis près de dix ans, après un premier mandat dans les années 1990, Benyamin Netanyahou, 69 ans, a récemment échoué à faire voter une loi sur la conscription des ultra-orthodoxes juifs dans l’armée, à laquelle s’opposent deux partis religieux de la majorité.

Le Premier ministre est par ailleurs menacé d’être inculpé pour “corruption” dans trois affaires, à la suite d’une recommandation de la police en ce sens.

La coalition actuelle conduite par M. Netanyahou est considérée comme la plus à droite de l’histoire d’Israël.

“Nous allons assister à une tentative de la gauche de renverser notre pouvoir avec l’aide des médias et d’autres”, a-t-il déclaré.

“Ils ne doivent pas réussir car sinon, le mouvement que vous représentez sera clairement en danger”, a-t-il ajouté.

Aucun des sondages ne prévoit cependant la fin du long mandat de Benyamin Netanyahou, qui serait alors en passe de battre le record de longévité (plus de 13 ans) du père fondateur de l’Etat d’Israël, David Ben Gourion.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!