Canadian Institute for Jewish Research
L'institut Canadien de Recherches sur le Judaisme
Strength of Israel will not lie

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COUP DUR POUR LE HEZBOLLAH: TSAHAL DÉTERRE SES TUNNELS

L’ARMÉE ISRAÉLIENNE LANCE UNE OPÉRATION POUR NEUTRALISER PLUSIEURS TUNNELS DU HEZBOLLAH

I24, 4 dec., 2018

L’armée israélienne a lancé mardi une opération visant à détruire plusieurs tunnels terroristes creusés par le Hezbollah soutenu par l’Iran dans le nord d’Israël à la frontière avec le Liban.

“Nous sommes fiers des combattants et des commandants de Tsahal pour les actions complexes déjà opérées et les succès opérationnels (déjà obtenus) au début de l’opération. Quiconque tentera d’attaquer l’État d’Israël paiera un lourd tribut”, a déclaré le Premier ministre et ministre de la Défense, Benyamin Netanyahou.

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, John Bolton, a quant à lui affirmé que les Etats-Unis soutiennent les efforts de l’Etat hébreu pour “défendre sa souveraineté” contre les tunnels du Hezbollah.

Le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a indiqué plus tôt qu’un certain nombre de tunnels découverts avaient pour objectif de pénétrer en territoire israélien. “Nous considérons les activités du Hezbollah comme une violation flagrante de la souveraineté israélienne, et cela prouve une nouvelle fois le mépris total du Hezbollah pour les résolutions des Nations unies”, a-t-il assuré.

Jonathan Conricus a par ailleurs affirmé que l’armée avait établi une zone militaire fermée dans le secteur concerné et renforcé sa présence, mais n’avait pas mobilisé les soldats de réserve. En outre, aucune consigne spécifique n’a été délivrée aux populations civiles israéliennes.

“Nous avons lancé l’opération Bouclier du nord pour mettre au jour et déjouer la menace des tunnels d’attaque de l’organisation terroriste Hezbollah conduisant sous la frontière du Liban vers Israël”, a-t-il dit.

Le lancement de l’opération “Bouclier du nord” intervient au lendemain d’une rencontre initialement non annoncée entre M. Netayahou et le secrétaire d’État américain à Bruxelles. Le Premier ministre israélien a redit lundi lors de cette rencontre avec Mike Pompeo qu’Israël agirait pour empêcher le Hezbollah de construire des usines de missiles de précision au Liban.

Cette opération est le dernier épisode en date de la confrontation entre Israël et la formation pro-iranienne, l’un des principaux ennemis de l’Etat hébreu, de part et d’autre de la Ligne bleue fixant la frontière libano-israélienne.

La confrontation s’était au cours des dernières années largement déroulée sur le sol de la Syrie voisine, mais le discours israélien a évolué récemment pour dénoncer davantage les activités du Hezbollah et de l’Iran au Liban.

Le 11 août 2006, la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU mettait fin à 33 jours d’une guerre qui a fait 1.200 morts côté libanais, et 160 côté israélien, sans neutraliser le Hezbollah, alors visé par une vaste offensive après l’enlèvement de deux soldats israéliens.

Après différents conflits, Israël et le Liban demeurent techniquement en état de guerre mais la frontière est restée relativement calme ces dernières années.

Israël construit actuellement une barrière principalement pour stopper d’éventuelles tentatives d’infiltration du Hezbollah. L’objectif à terme est d’ériger un mur le long des 130 kilomètres de frontière, à la place de la haute clôture existante.

 

L’ONU CONFIRME L’EXISTENCE D’UN TUNNEL À LA FRONTIÈRE ISRAÉLO-LIBANAISE

La Presse, 6 dec., 2018

La Force intérimaire de l’ONU (FINUL) a fait cette annonce dans un communiqué après une visite dans un secteur près de la ville frontalière de Metula dans le nord d’Israël.

La force de l’ONU ne mentionne pas le mouvement chiite libanais Hezbollah, ennemi juré d’Israël qui n’a toujours pas réagi aux accusations israéliennes.

Le général Stefano Del Col, le commandant de la FINUL, accompagné d’une équipe technique, s’est rendu dans un secteur « où Israël avait dit avoir découvert un tunnel proche de la ligne bleue », fixant la frontière libano-israélienne, selon le communiqué.

« Après inspection du site, la FINUL peut confirmer l’existence d’un tunnel dans cette zone », a ajouté le texte. La FINUL est « engagée avec les parties pour assurer d’urgence un suivi (de la situation). Il est très important d’avoir une idée complète de cet évènement grave ».

L’organisation internationale a indiqué qu’elle allait envoyer les « résultats préliminaires » aux autorités libanaises concernées.

Mardi, Israël a annoncé avoir découvert des tunnels du Hezbollah, son ennemi juré soutenu par l’Iran, infiltrant son territoire depuis le Liban, et a lancé une opération pour les détruire.

L’armée israélienne, qui a appelé la FINUL à intervenir, a affirmé qu’un des tunnels détectés partait d’une maison dans le village libanais de Kfar Kila, courant sur 40 m en territoire israélien, ajoutant travailler à sa « neutralisation ».

Les forces israéliennes opèrent actuellement dans trois secteurs le long de la frontière d’ouest en est, selon un porte-parole militaire.

Jeudi, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a emmené des diplomates basés en Israël à la frontière avec le Liban pour leur montrer les tunnels souterrains, les appelant à sanctionner le Hezbollah.

A Beyrouth, le ministre des Affaires étrangères Gebrane Bassil a demandé à l’ambassadeur libanais à l’ONU de « déposer une plainte contre Israël », selon un communiqué. Il a accusé l’État hébreu de mener une « campagne diplomatique et politique contre le Liban, en prélude à des agressions » contre ce pays.

Du côté libanais de la frontière, des habitants du village de Kfar Kila ont reçu sur leurs téléphones portables des messages vocaux enregistrés en arabe de la part d’Israël, leur demandant de se distancer du Hezbollah et de cesser de coopérer avec lui, selon l’agence nationale d’informations libanaise.

« Votre village risque d’être en danger en raison de la présence de tunnels liés au (Hezbollah) près de vos maisons », est-il écrit dans le message selon l’agence.

Pour M. Nétanyahou, le Hezbollah, comme le mouvement palestinien Hamas, agit pour le compte de l’Iran, autre bête noire d’Israël. « Quiconque nous attaque verra couler son propre sang », a-t-il dit. « Le Hezbollah le sait et le Hamas le sait aussi ».

L’opération israélienne contre ces tunnels est le dernier épisode en date de la confrontation avec le Hezbollah de part et d’autre de la frontière libano-israélienne.

Leur dernier conflit d’envergure remonte à 2006 quand 33 jours de guerre avaient fait 1200 morts côté libanais, et 160 côté israélien, sans neutraliser le Hezbollah, visé par une vaste offensive après l’enlèvement de deux soldats israéliens.

 

BIEN SÛR, LE HEZBOLLAH CREUSE DES TUNNELS.

POURQUOI NE LE FERAIT-IL PAS ?

Avi Issacharoff

Times of Israel, 4 dec., 2018

L’annonce faite mardi matin par l’armée israélienne d’une opération contre les tunnels d’attaque du Hezbollah depuis le territoire libanais vers Israël ne constitue pas nécessairement une indication claire d’une escalade avec le groupe terroriste chiite. Sauf qu’un examen de l’ampleur de l’évolution de la situation dans la région, notamment en ce qui concerne ces tunnels et en particulier les usines du Hezbollah qui reçoivent l’aide de l’Iran pour ses roquettes de précision, nous amène à une conclusion alarmante : La prochaine guerre entre Israël et le Hezbollah est déjà à la porte.

Le Hezbollah, suite à la diminution de la guerre civile en Syrie, est une organisation plus forte qu’elle ne l’était avant l’éclatement de la violence il y a sept ans. Il est vrai qu’il a subi de lourdes pertes, environ 2 000 de ses combattants ayant été tués et quatre fois plus de blessés, alors qu’il luttait contre les rebelles au nom du régime d’Assad. Mais sur le champ de bataille, Israël fait maintenant face à un ennemi plus dangereux, entraîné et habitué à une guerre terrestre prolongée.

Le groupe terroriste basé au Liban a commencé à reconstituer ses capacités contre Israël de plusieurs façons. D’abord, en roquettes. Le Hezbollah disposait d’un grand nombre de roquettes avant l’éclatement de la guerre civile syrienne, bien que la plupart d’entre elles n’étaient pas d’une grande précision. Aujourd’hui, sous la direction de l’Iran en Syrie et au Liban, il s’efforce de remédier à cela.

Les usines de fabrication de missiles de précision que le Hezbollah s’emploie à mettre en place, avec l’aide des Gardiens de la Révolution, permettront à l’organisation terroriste chiite d’avoir des capacités impressionnantes pour endommager les infrastructures, tant militaires que civiles – le genre de dommages qui feront paraître la guerre de 2006, dernier conflit contre Israel où des pluies de roquettes se sont abattues dans le Nord du pays, comme une promenade de santé.

Dans le même temps, le Hezbollah s’emploie à enrôler de nouveaux combattants, à les former et à les doter d’armes et d’argent iraniens.

En outre, l’organisation s’emploie à mettre en place une infrastructure militaire sur le plateau du Golan syrien, sous le nez et avec l’accord des autorités syriennes, mais face à l’indifférence de la Russie.

En 2015, Israël aurait abattu le commandant en chef du Hezbollah, Jihad Mughniyah, qui conduisait ce projet ; apparemment un de ses frères a pris la relève.

Il apparaît maintenant clairement que les préparatifs du Hezbollah pour une opération terrestre contre Israël, dans le cadre de la prochaine guerre, n’ont même pas cessé un seul instant. L’objectif n’est pas seulement de procéder à de massifs tirs de roquettes sur Israël, mais aussi de tenter de prendre le contrôle des localités israéliennes – scénarios que les chefs du Hezbollah ont appelés « conquête de la Galilée ».

Comme beaucoup d’autres, j’avais entendu des explications sans fin de la part d’officiers supérieurs et d’autres moins supérieurs de Tsahal selon lesquelles le Hezbollah n’a aucun intérêt pour les tunnels en raison du coût et de la difficulté de les creuser dans le relief du nord.

Le substrat rocheux calcaire est complètement différent du sol sablonneux de la bande de Gaza, où le groupe terroriste du Hamas creuse des tunnels depuis des années. Il a également été affirmé qu’une opération terrestre secrètement lancée, dans les zones boisées du nord, serait plus efficace et efficiente qu’un investissement dans des tunnels. Les habitants du Nord se sont fait dire la même chose par Tsahal.

Pourtant, le Hezbollah pensait clairement différemment. Avec le recul, il est difficile de comprendre pourquoi il ne ferait pas exactement ce qu’il a fait de toute évidence. Lors de la deuxième guerre du Liban en 2006, l’armée israélienne a découvert que les « réserves naturelles » que le Hezbollah avait établies à la frontière nord comprenaient un réseau de tunnels, creusés dans ce territoire vallonné difficile, creusé dans la roche calcaire du sous-sol. Par conséquent, il était éminemment raisonnable d’imaginer que le Hezbollah tenterait de construire des tunnels d’attaque en Israël.

Un autre facteur pertinent à cet égard est le départ du groupe djihadiste de l’État islamique de l’arène du Moyen Orient, qui a donné au Hezbollah plus d’énergie, de ressources et de motivation pour une nouvelle confrontation avec Israël. La menace extrémiste sunnite de l’EI a été presque complètement anéantie ; il est maintenant possible de se concentrer sur les efforts visant à nuire à Israël, sous la direction étroite de l’Iran. Le Hezbollah a pris le contrôle du Liban et fait tout ce qu’il veut là-bas. Les menaces israéliennes de frapper les infrastructures libanaises n’ont guère impressionné le groupe. Elle n’existe que pour servir ses maîtres à Téhéran.

Un dernier point à considérer est que l’effort de Tsahal pour découvrir et contrer les tunnels du Hezbollah n’est pas une « opération » militaire sur le front intérieur libanais. Ce n’est pas non plus un raid commando audacieux. Il s’agit plutôt d’une opération d’ingénierie. Certes, il y a un risque d’escalade, mais il ne semble pas y avoir de raison de s’inquiéter d’une guerre simplement à cause d’une opération en territoire israélien.

Même l’impératif de travaux à la frontière nord par le corps du génie de l’armée israélienne et d’autres unités ne constitue pas une raison réelle pour permettre le transfert d’argent – 15 millions de dollars pour être précis, en espèces du Qatar, chaque mois – dans les caisses du Hamas comme convenu après les heurts entre Israël et le Hamas le mois dernier. Avec cette politique, Israël n’achète pas le calme, mais la prochaine escalade. Pas du nord, mais du sud.

 

Actualité 

 

L’ONU REFUSE DE CONDAMNER LE HAMAS

Bluewin, 7 dec., 2018

Les Etats-Unis ne sont pas parvenus jeudi à faire condamner le Hamas par l’Assemblée générale de l’ONU. La résolution de leur ambassadrice n’a pas recueilli la majorité nécessaire. Le mouvement islamiste palestinien parle d’une “gifle” à l’administration Trump.

“L’échec de l’entreprise américaine aux Nations unies constitue une gifle pour l’administration des Etats-Unis et une confirmation de la légitimité de la résistance”, a déclaré un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zahri, utilisant une formule faisant référence aux groupes armés hostiles à Israël.

Le texte des Etats-Unis n’a recueilli que 87 voix, dont celles de l’Union européenne. Cinquante-sept pays ont voté contre et 33 se sont abstenus. Au préalable, le Koweït avait obtenu qu’une règle d’une majorité aux deux tiers soit appliquée au texte américain malgré de vives critiques de l’Américaine Nikki Haley.

“Une simple majorité est requise”, avait-elle plaidé en vain avant le scrutin, tenu avec une heure de retard en raison “de négociations de dernière minute”, selon la présidence de l’Assemblée générale. Cette enceinte, dont les résolutions n’ont pas de valeur contraignante, “n’a jamais rien dit sur le Hamas”, avait ajouté la diplomate américaine. Et de dénoncer une “politique de deux poids deux mesures” aux dépens d’Israël.

“La décision (d’un vote de procédure) vise à entraver” l’adoption de la résolution américaine, “et mon frère du Koweït le sait très bien”, avait ajouté l’ambassadrice américaine. La règle des deux tiers a été approuvée par 75 voix, 72 pays s’exprimant contre – dont l’Union européenne – et 26 Etats se sont abstenus.

La présentation de sa résolution, soutenue par l’UE après un léger ajout de langage vague visant à soutenir une solution de paix au Proche-Orient sur la base des “résolutions pertinentes” déjà adoptées à l’ONU, constituait l’un des derniers faits d’armes de Nikki Haley, qui a récemment annoncé quitter ses fonctions en fin d’année.

Selon des diplomates, Nikki Haley, soutien inconditionnel d’Israël, avait fait de cette condamnation du Hamas “une affaire très personnelle”.

Son projet de texte condamnait “le Hamas pour des tirs répétés de roquettes en Israël et pour incitation à la violence, mettant la vie de civils en danger”. Il exigeait “que le Hamas et d’autres entités militantes incluant le djihad islamique palestinien cessent toutes les provocations et activités violentes dont le recours à des engins aériens incendiaires”.

Eviter une confrontation

Sous la pression des Européens, les Palestiniens et les pays arabes avaient renoncé à amender le texte américain pour y introduire des rappels précis des résolutions liées à la demande d’une fin de l’occupation israélienne, au statut de Jérusalem-Est et à la solution de deux Etats dans les frontières reconnues en 1967, largement soutenue dans le monde.

Ils ont transformé leur amendement en projet de résolution qui devait être mis au vote dans l’après-midi à l’Assemblée générale de l’ONU. L’objectif de l’Union européenne “était d’éviter une confrontation dont tout le monde serait sorti perdant”, a expliqué un diplomate sous couvert d’anonymat. Il s’agissait aussi de préserver “l’unité de l’Union européenne”, a-t-il ajouté.

“Personne ne comptait avancer” sur le processus de paix avec les textes en débat jeudi, a précisé cette source.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya s’était plaint dès le 28 novembre de la démarche américaine dans une lettre rare à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU. La missive, remise au représentant de l’ONU à Gaza, n’est cependant jamais arrivée à destination. Elle a été transmise au seul pouvoir légitime reconnu par l’ONU, à savoir l’Autorité palestinienne, qui l’a toujours en mains, selon une source onusienne.

 

ISRAËL/AFFAIRE 4000: LES RECOMMANDATIONS DE LA POLICE N’ONT “AUCUNE VALEUR JURIDIQUE” (NETANYAHOU)

I24, 2 dec., 2018

A l’occasion de l’allumage de la première bougie de Hanoukka, Benyamin Netanyahou a fait un discours dans lequel il a ridiculisé les recommandations de la police, qui a demandé dimanche la mise en examen du Premier ministre.

Il s’est moqué des tentatives de la police visant à l’inculper, qui ont pour “but de l’évincer depuis le début”, selon lui. “Les recommandations de la police n’ont aucune valeur juridique”, a-t-dit.

La police israélienne a recommandé dimanche la mise en examen de Netanyahou et de son épouse Sara pour fraude, corruption et abus de confiance dans l'”affaire 4000″, après avoir déjà recommandé l’inculpation du chef du gouvernement dans deux autres affaires de corruption.

Le procureur général doit maintenant décider s’il inculpera ou non le couple, soupçonné d’avoir tenté de s’assurer une couverture favorable dans le site d’informations Walla! en contrepartie de faveurs gouvernementales.

Sont également mis en cause le principal actionnaire de Bezeq, Shaul Elovitch, et son épouse Iris, soupçonnés d’avoir versé les pots-de-vin, ainsi que leur fils Or , accusé de fraude.

Entre 2012 et 2017, le Premier ministre et son entourage sont “intervenus sur le contenu publié par le site d’information ‘Walla’ et ont cherché à influencer la nomination de personnes” afin de “publier des articles et des photos flatteuses, supprimant le contenu critiquant le Premier ministre et sa famille”, a précisé la police dans son communiqué résumant les conclusions de l’enquête.

Le Premier ministre avait déjà immédiatement réagi et rejeté les conclusions de la police affirmant qu’elles n’étaient pas “légales”.

“Je suis sûr que dans cette affaire, les autorités compétentes, après avoir examiné la question, parviendront à la conclusion: qu’il n’y avait rien parce qu’il n’y a rien”, a indiqué le Premier ministre dans un communiqué.

En outre, lors de leur réunion hebdomadaire, les ministres du Likoud (droite), le parti de Benyamin Netanyahou, ont exprimé leur soutien au chef du gouvernement. “Merci beaucoup mais vous devez prendre cela bien plus sérieusement que je ne le fais”, a répondu le Premier ministre au sujet de l’affaire.

Dans l’opposition, le chef du parti Union sioniste (centre gauche) Avi Gabbay a appelé Benyamin Netanyahou à démissionner. La dirigeante du parti de gauche Meretz, Tamar Zandberg a estimé sur Twitter qu”Israël doit organiser des élections maintenant”, le Premier ministre étant accusé du “plus grave délit selon la loi israélienne”.

Légalement, rien n’oblige Benyamin Netanyahou à démissionner s’il est inculpé, tant qu’il n’a pas été condamné et tous les recours épuisés.

Fragilisé par la démission du ministre de la Défense, le nationaliste Avigdor Lieberman, le 14 novembre et par le retrait de son parti Beiteinou de la coalition, le gouvernement de Benyamin Netanyahou ne dispose plus que d’une majorité d’une voix au Parlement (61 députés sur 120).

Mais M. Netanyahou jouit d’une solide popularité, et surtout, fait face à une opposition qui ne semble pas en mesure de le battre si des élections étaient organisées aujourd’hui.

L’échéance est normalement fixée à novembre 2019, mais depuis des mois flotte un parfum d’élections anticipées.

En février, la police avait déjà recommandé la mise en examen de M. Netanyahou dans deux affaires, sa femme étant également visée par une affaire de frais de bouche.

Dans un autre dossier, les enquêteurs suspectent M. Netanyahou d’avoir tenté de conclure avec le propriétaire du journal Yediot Aharonot un accord pour une couverture plus favorable de la part du plus grand quotidien israélien payant.

Début novembre, la police a par ailleurs annoncé disposer d’éléments prouvant l’implication de David Shimron, cousin et avocat de Benyamin Netanyahou, dans une affaire de corruption autour de la vente par l’Allemagne à Israël de sous-marins et navires militaires. Le chef du gouvernement n’a jamais été mis en cause dans cette affaire.

 

LA FRANCE VA DÉCERNER LE PRIX DES DROITS DE L’HOMME À L’ONG D’EXTRÊME GAUCHE B’TSELEM

I24, 5 dec., 2018

L’ONG palestinienne Al-Haq et israélienne d’extrême gauche B’Tselem figurent parmi les cinq lauréats du Prix des droits de l’homme de la République française 2018, attribué par le Premier ministre français Edouard Philippe.

Le prix de cette année est décerné “aux organisations harcelées ou soumises à des pressions pour avoir défendu et promu les droits de l’homme”.

Le prix sera remis par la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, et la présidente de la Commission consultative nationale des droits de l’homme (CNCDH), Christine Lazerges.

La cérémonie aura lieu le 10 décembre au ministère de la Justice à Paris qui marque également la Journée internationale des droits de l’homme, le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du 20e anniversaire de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme.

En plus des ONG Al-Haq et B’Tselem, les lauréats de cette année incluent des défenseurs des droits de l’homme originaires de Chine, de Colombie, du Bélarus et du Niger.

“C’est un grand honneur pour Al-Haq de recevoir ce prix prestigieux conjointement avec nos collègues de B’Tselem, qui sont nos partenaires dans la lutte pour la justice et un avenir meilleur contre l’oppression et l’occupation,” a déclaré Shawan Jabarin, Directeur général d’Al-Haq.

 

UN TRÉSOR DE PIÈCES D’OR DATANT DE 900 ANS MIS AU JOUR EN ISRAËL

I24, 3 dec., 2018

Un trésor de pièces d’or rares a été découvert dans le port antique de Césarée (nord d’Israël), probablement enfoui – et jamais récupéré – par son propriétaire pour le soustraire à la conquête de la ville par les Croisés il y a 900 ans.

Des fouilles ont permis d’exhumer il y a quelques jours un petit pot de bronze renfermant 24 pièces d’or et une boucle d’oreilles, placé entre deux pierres à côté d’un puits dans une ancienne maison, ont indiqué l’Autorité archéologique israélienne et plusieurs organisations impliquées dans la découverte.

Les pièces, présentées lundi à la presse et datant de la fin du XIe siècle “permettent de lier le trésor à la conquête de la ville par les Croisés en 1101, un des épisodes les plus dramatiques de l’histoire médiévale de la ville”, disent dans un communiqué les directeurs des fouilles, Peter Gendelman et Mohammed Hatar.

“Quelqu’un a dissimulé sa fortune en espérant la reprendre plus tard, mais n’est jamais revenu”, disent-ils.

“Selon des sources écrites contemporaines, la plupart des habitants de Césarée ont été massacrés par l’armée de Baudouin Ier, alors roi de Jérusalem. Il est probable que le propriétaire du trésor et sa famille ont péri dans le massacre, ou ont été vendus comme esclaves, et n’ont jamais récupéré leur or”, ajoutent-ils.

Selon Robert Kool, expert en numismatique pour l’Autorité archéologique israélienne, le trésor contient des pièces rares liées au règne de l’empereur byzantin Michel VII.

“Ces pièces ne circulaient pas localement et laissent présumer des contacts, et de possibles relations commerciales, entre Césarée et Constantinople (Byzance) à cette période”, explique-t-il.

“Une ou deux de ces pièces d’or équivalaient au salaire annuel d’un fermier, il est donc probable que la personne qui a caché le trésor était d’un milieu aisé ou pratiquait le commerce”, ajoute-t-il.

Césarée, sur les bords de la Méditerranée, a été construite au 1er siècle av. J.-C par le roi de Judée Hérode 1er, nommé par les Romains.

Les vestiges importants des époques romaine et médiévale font de cette ville l’une des attractions d’Israël.

Le site est aussi le lieu de nombreuses découvertes: en 2015, 2.000 pièces d’or vieilles de 1.000 ans avaient ainsi été retrouvées par des plongeurs, le plus important trésor numismatique mis au jour en Israël selon l’Autorité des antiquités.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

 

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

On Topic Links

The True Arab Spring is the Dawning of Genuine Peace with Israel: Mike Fegelman, National Post, Nov. 30, 2018

George H. W. Bush Always Saw Us As Real People: Natan Sharansky, Times of Israel, Dec. 3, 2018

Hanukkah: A ‘Stiff Necked’ People — the Fight for Sovereignty and Against Assimilation: Micha Danzig, Algemeiner, Dec. 4, 2018

Hanukkah Is the Perfect Answer to BDS: Jeremy Rosen, Algemeiner, Dec. 3, 2018

 

WEEKLY QUOTES 

“These cross-border terror tunnels were built by Hezbollah with direct support and funding from Iran. They were built with one purpose in mind—to attack and murder innocent Israeli men, women and children…This is a grave violation of Israel’s sovereignty and a gross violation of U.N. Security Council Resolution #1701. It is an unacceptable act of wanton aggression.” — Prime Minister Benjamin Netanyahu. The IDF launched “Operation Northern Shield” to eliminate tunnels constructed by Hezbollah from Lebanon to Israel. “I have a message for the people of Lebanon: Hezbollah is putting your lives in danger…They are sacrificing your well-being to serve the aggressive purposes of Iran. Israel holds the Lebanese government accountable for all terror activity emanating from Lebanon against Israel. Like any other nation, Israel maintains the right to defend itself. We will continue to do all that is necessary to defend ourselves against Iran’s efforts to use Lebanon, Syria and Gaza as forward terror bases to attack Israel.” he added. (Breaking Israel News, Dec. 5, 2018)

“We’ve been preparing for this morning for a very long time…I don’t want to talk about the number [of tunnels], those details will stay classified…It suffices to say that it is a small number. Work has started near Metullah, and in the coming days the operation will expand to other sections of the homefront.” — IDF Spokesperson Ronen Manelis. “The fact that Hezbollah has tunnels crossing the border into Israeli territory is proof of a flagrant violation of Israeli sovreignty,” Manelis said. “We see this as a very serious situation that hurts Lebanon and the citizens of Lebanon, and we hold the Lebanese government accountable. We have indisputable proof that the Lebanese government is not in control of their border. Iranian money is behind these tunnels.” (Ha’aretz, Dec. 5, 2018)

 “We strongly support Israel’s efforts to defend itself, and we call on Hizballah to halt all provocative behavior immediately and refrain from escalation and violence…We also call upon Iran and its proxies to stop their provocative and dangerous actions. We stand with Israel.” — U.S. Special Representative for International Negotiations Jason Greenblatt. The United States has expressed its support for Israel’s efforts to defend itself against Iranian attempts to annihilate the Jewish State through its proxies — in particular, through Hezbollah’s cross-border attack tunnels, which Netanyahu said were part of a broader operation to launch the conquest of the Galilee region. (Jewish Press, Dec. 4, 2018)

“The US strongly supports Israel’s efforts to defend its sovereignty, and we call on Hezbollah to stop its tunneling into Israel and to refrain from escalation and violence…More broadly, we call on Iran and all of its agents to stop their regional aggression and provocation, which pose an unacceptable threat to Israeli and regional security.” — US national security adviser John Bolton. The Israeli military says “Northern Shield” is part of a bigger defense effort intended to secure Israel’s border. In the past few years, Israel has built a defense wall along sensitive portions of the border, created cliffs, and cleared vegetation. (CNN, Dec. 4, 2018)

“The United States has repeatedly warned the world about Iran’s deliberate efforts to destabilize the Middle East and defy international norms…The international community cannot keep turning a blind eye every time Iran blatantly ignores Security Council resolutions.” — Nikki Haley, US ambassador to the UN, in a statement published ahead of a Security Council debate on Iran’s latest ballistic missile test last Saturday. Paying tribute to the UK and France for raising the ballistic missile test at the UN’s highest body, Haley noted that the test was “dangerous and concerning, but not surprising…If the Security Council is serious about holding Iran accountable and enforcing our resolutions, then at a minimum we should be able to deliver a unanimous condemnation of this provocative missile test,” Haley emphasized. (Algemeiner, Dec. 4, 2018)

 “In the wake of Airbnb’s decision to ban Jewish homes in Jerusalem and the West Bank, we made it clear the boycott, divestment and sanctions movement is wrong, and it has no place in the free enterprise of the United States of America…We stand with Israel because we believe in right over wrong, good over evil, liberty over tyranny…Because support for Israel is not a partisan issue, it is an American issue.” — Vice President Mike Pence, at the fifth annual Israeli-American Council conference. Pence remarked on the administrative accomplishments under U.S. President Trump, whom he said is “the most pro-Israel president in the history of the United States of America.” Pence denounced the online marketplace Airbnb for delisting some 200 rental properties this month in Judea and Samaria, which the company alleged as “Israeli settlements in the occupied West Bank that are at the core of the dispute between Israelis and Palestinians.” (Breaking Israel News, Dec. 3, 2018)

“Over the past several years, the New Israel Fund has provided tens of millions of dollars to anti-Israel organizations that defend terrorists in court, defame IDF soldiers, and delegitimize Israel…Despite the NIF’s claims to be working on behalf of Israel…the reality is that the NIF is the largest umbrella organization of radical Israeli propaganda organizations operating against Israel and IDF soldiers.” — Matan Peleg, CEO of the Zionist organization Im Tirtzu. A new series of videos addressed to the CEO of the New Israel Fund, Daniel Sokatch call on him to stop funding organizations that delegitimize Israel and the IDF in the upcoming year. The videos include personal testimonies from bereaved parents, Druze and Muslim minorities, a wounded IDF veteran and a resident of the Gaza periphery, each stating how the New Israel Fund has “harmed” them. (Jewish Press, Dec. 3, 2018)

“(George H.W. Bush) was always a true friend to Israel and the Jewish people, taking a stand against PLO terrorism and proving instrumental in helping saving tens of thousands of Jews.” — Israel’s ambassador to the UN, Danny Danon. Tributes to Bush, the 41st president of the United States who died on Friday, continued to pour in as Jewish groups and leaders issued statements. The Republican Jewish Coalition described Bush as an “American hero” and “a great friend of Israel, the Jewish people, and the RJC.” The group joined many others in noting the work Bush did to help bring Jews from the former Soviet Union and Ethiopia to Israel, as well as his actions to help ensure the safety of Israel. (Times of Israel, Dec. 2, 2018)

“More than 2000 years ago, Jewish patriots (Maccabees) captured Jerusalem, purified the Holy Temple and rededicated it as a house of Jewish worship. The U.N. can’t vote away the facts: Jerusalem is the ancient and modern capital of Israel. Happy Chanukah from this blessed city!” — U.S. Ambassador to Israel David Friedman. Prime Minister Netanyahu issued his own message, saying the holiday “celebrates the great victory of the Maccabees against the Seleucid Greeks over 2,000 years ago…By this war of heroism, the few against the many, Judah Maccabee and his brothers secured the future of Judaism — the survival of the Jewish people…So we in Israel, and around the world, celebrate this great victory, this great war of liberation.” (Algemeiner, Dec. 3, 2018)

Contents

 

SHORT TAKES 

RUSSIA COMPLETES SYRIAN AIR DEFENSES, TROUBLES ISRAEL, U.S. (Damascus) — Russia has completed a comprehensive air defense system in Syria that constrains the United States’ ability to operate in the country and in the eastern Mediterranean, according to a new report. The Russian moves include the deployment of S-300 and S-400 missiles and other weapons systems as well as electronic warfare capabilities in Syria. Underlying the Kremlin’s efforts, the report claims, is a wider push to force American troops to withdraw from Syria. The Syrian deployments will also severely limit Israel’s ability to launch strikes against Iranian forces in the country. (Jerusalem Post, Dec. 1, 2018)

CANADIAN JEWS EXPERIENCED A SPIKE IN HATE CRIMES IN 2017 (Ottawa) — The number of hate crimes in Canada soared to a new high in 2017, with Jews being the most targeted victim group, according to Statistics Canada. While hate crimes overall rose by 47 per cent over 2016, the number of incidents involving Jews climbed by nearly 63 per cent. Jews made up the largest victim group in 2017 even though Canada’s Jewish population of around 375,000 makes up just over one per cent of the country’s inhabitants. The vast majority of all hate incidents were non-violent. (CJN, Nov. 30, 2018)

JEWISH MAN ATTACKED IN WILLIAMSBURG (New York) — An ultra-Orthodox man was beaten Friday in the Brooklyn neighborhood of Williamsburg, New York. The man was wearing religious garb, including a fur streimel hat typically worn by Orthodox men on the Sabbath and holidays, but police said they weren’t treating the incident as an antisemitic attack. The attack, which was captured on camera, came days after two Orthodox Jewish boys were attacked in Brooklyn. Earlier this month, the NYPD circulated a video of a group of teens that it says has carried out a series of antisemitic attacks in Brooklyn, including throwing a metal pipe through the window of a synagogue. (Times of Israel, Dec. 2, 2018)

MPS RECOGNIZE JEWISH REFUGEES FROM ARAB COUNTRIES (Ottawa) — Two Canadian lawmakers made statements in the House of Commons to commemorate “Jewish Refugee Day.” “Jewish Refugee Day” recognizes the 850,000 Jews who were forced to flee their homes in Arab countries across the Middle East in the days leading up to and following the creation of the State of Israel. Jewish property was confiscated, severe restrictions were placed on the Jews, and some were executed. Conservative lawmaker David Sweet referred to the attack on a Pittsburgh synagogue and recent antisemitic events are a “painful reminder that the fight against anti-Semitism endures.” (JTA, Dec. 2, 2018)

CNN CONTRIBUTOR FIRED FOR ENDORSING ‘PALESTINE FROM THE RIVER TO THE SEA’ (New York) — CNN terminated its relationship with commentator Marc Lamont Hill because of a speech in which he called for a “free Palestine, from the river to the sea.” This decision came after growing criticism over Hill’s speech at a United Nations event devoted to solidarity with the Palestinians. In his speech, Hill expressed support for boycotting Israel, and stated that a just solution to the Israeli-Palestinian conflict would be “a free Palestine from the river to the sea.”  (Ha’aretz, Nov. 30, 2018)

JEWS NOW HAVE AN ‘AIRBNB’ OF THEIR OWN (Tel Aviv) — Days after Airbnb singled out Jewish owned homes in Judea and Samaria as the only homes in the world it refuses to list, Hershy Landau of Brooklyn and Tzvi Arnstein of Ramat Beit Shemesh changed the landscape for kosher travelers for good. Koshnb.com – a portal of kosher-friendly guest rentals around the globe – is now up and running. “Today its Airbnb, tomorrow it can be HomeAway or Bookings.com, it’s untenable that we allow these large business moguls to dictate where Jews should or shouldn’t live,” Arnstein said. Landau stressed the importance of Jews uniting behind this endeavor. “We need to all boycott the boycott and together show the world that the BDS movement will not succeed,” he stated. (United With Israel, Nov. 30, 2018)

TLAIB TO HEAD CONGRESSIONAL DELEGATION TO WEST BANK (Washington) — Democratic Representative-elect Rashida Tlaib plans to lead a delegation of lawmakers to the West Bank. Tlaib said the delegation will focus on “Israel’s detention of Palestinian children, education, access to clean water, and poverty.” The Palestinian-American congresswoman-to-be she personally supports the movement to boycott Israel, confirming speculation that emerged when she called on the U.S. to cut military aid to the country. Before Tlaib won her primary, her campaign represented her as supporting a two-state solution and aid to Israel. Since her primary victory, she has explicitly endorsed a one-state solution and called for an end to aid to Israel. (Ha’aretz, Dec. 4, 2018)

148 NATIONS DISAVOW JEWISH TIES TO JERUSALEM, TEMPLE MOUNT (New York) — The UN General Assembly approved six anti-Israel resolutions including two that ignored Jewish ties to the Temple Mount. The primary resolution on Jerusalem, that passed 148-11 with 14 abstentions, also disavowed Israeli sovereignty in Jerusalem. Both that text and a second more global one on the Israeli-Palestinian conflict, which passed 156-8, with 12 abstentions, spoke of Judaism’s most holy site – The Temple Mount – solely by its Muslim name of al-Haram al-Sharif. A third text called on Israel to withdraw from the Golan Heights. The U.S., Canada and Australia voted against all six resolutions, which are the first batch of some 20 resolutions annually passed against Israel. (Jerusalem Post, Dec. 2, 2018)

U.S. DRONE STRIKE TAKES OUT TALIBAN LEADER (Kabul) — The top Taliban shadow governor in one of Afghanistan’s largest provinces was killed in a U.S. drone strike. Mullah Abdul Manan and four other Taliban commanders were killed when their convoy traveling through the Nawzad district of Helmand Province was struck by U.S. drones on Saturday. The drone strike comes amid claims a U.S. airstrike targeting insurgent forces in Helmand ended with the deaths of over 20 civilians, including 15 children. It also comes a week after three U.S. service members were killed and three wounded when an improvised explosive device detonated November 27 near Ghazni city. (Washington Times, Dec. 2, 2018)

QATAR TO LEAVE OPEC AND SET OWN OIL AND GAS OUTPUT (Doha) — The tiny, energy-rich Arab nation of Qatar said it will withdraw from OPEC in January, meeting its aspirations to increase production outside of the cartel’s constraints and slighting the Saudis who are currently boycotting Doha. The surprise announcement throws into question the role of the cartel which had to turn to non-members to push through a production cut in 2016 after prices crashed below $30 US a barrel. It also marks the first time a Mideast nation has left the cartel since its founding in 1960. (CBC, Dec. 3, 2018)

CHESS FEDERATION DISQUALIFIES SAUDIS FOR BANNING ISRAELI PLAYERS (Riyadh) — Fédération Internationale des Échecs (FIDE), the international chess governing body announced that the World Rapid and Blitz Championships that was going to take place in Saudi Arabia would be held in Russia instead. The Israelis, supported by The Lawfare Project, were prevented by the Saudi organizers from taking part in the same tournament in Saudi Arabia last year because of their nationality. Israeli chess grandmaster Ilya Smirin and the pro-Israeli activist, chess organizer, and former spokesperson for the Israeli Chess Federation, Lior Aizenberg, wrote the FIDE seeking assurances that it will not allow host countries to perpetrate such discrimination against Israelis again. (Jewish Press, Dec. 4, 2018)

JEWISH COMMUNITY IN DUBAI FOUNDS FIRST SYNAGOGUE IN CITY (Dubai) — The small Jewish community in Dubai founded the first synagogue in the city, Bloomberg reported. The community includes Jewish citizens of other countries who deal in finance, law, energy, and diamonds. Three years ago they rented a villa in a residential area where they would pray. The building has a kosher kitchen and bedrooms for members. Despite the improved situation, synagogue members ask not to reveal the synagogue’s location. The synagogue’s establishment and publication of its existence may be related to warming relations reported between Israel and Saudi Arabia. (Arutz Sheva, Dec. 5, 2018)

DUTCH RAIL TO PAY REPARATIONS FOR TRANSPORTING JEWS TO DEATH CAMPS (Amsterdam) — The Dutch national railway company is investigating how it can pay individual reparations for its role in mass deportations of Jews by Nazi occupiers during World War II. A spokesman said the commission will look at making payments to Dutch Holocaust survivors and direct family members of Jews who died at the hands of the Nazis. It is not yet clear how many people could be eligible. More than 100,000 Jews — 70 per cent of the Dutch Jewish community — did not survive the war. Most were deported and killed in Nazi concentration camps. (National Post, Nov. 28, 2018)

CACHE OF RARE GOLD COINS DISCOVERED AT CAESAREA PORT (Tel Aviv) — A small bronze pot holding 24 gold coins and a gold earring, was uncovered a few days ago at the Caesarea National Park. The gold cache was found hidden between two stones on the side of a well, in a house in a neighborhood dating to the Abbasid and Fatimid periods, some 900 years ago. According to the directors of the excavation “the coins in the cache dating to the end of the eleventh century, make it possible to link the treasure to the Crusader conquest of the city in the year 1101, one of the most dramatic events in the medieval history of the city.” (Jewish Press, Dec. 3, 2018)

EXHIBIT AT THE JEWISH MUSEUM EXPLORES HANUKKAH LAMPS (New York) — The Jewish Museum in New York is presenting Accumulations: Hanukkah Lamps through February 9, 2020, featuring over 80 Hanukkah lamps representing six centuries of artistic production. The Jewish Museum’s collection of Hanukkah lamps is the largest in the world at nearly 1,050 pieces, and was amassed over the 114 years of the Museum’s existence. The selection of lamps on view range in date from the Renaissance to Thanksgiving 2013 when Hanukkah and Thanksgiving coincided. Hanukkah commemorates the liberation of the ancient Jewish Temple in Jerusalem from repressive Greek rule in 164 BCE. The holiday is observed through the kindling of lights for eight nights. (Art Daily, Oct. 12, 2018) 

On Topic Links

The True Arab Spring is the Dawning of Genuine Peace with Israel: Mike Fegelman, National Post, Nov. 30, 2018 —The sands have certainly shifted in the broader Middle East. Though peace and the normalization of relations between Israel and the Arab and Muslim world have proceeded at a glacial and sometimes raucous pace, new relationships have been forged, and old, dormant ties, rekindled.

George H. W. Bush Always Saw Us As Real People: Natan Sharansky, Times of Israel, Dec. 3, 2018—Avital first met George H. W. Bush when he visited Israel in 1979 as head of the CIA, back when I was still imprisoned in the Soviet gulag. Avital described my situation and that of other Prisoners of Zion, and George Bush vowed to help our cause.

Hanukkah: A ‘Stiff Necked’ People — the Fight for Sovereignty and Against Assimilation: Micha Danzig, Algemeiner, Dec. 4, 2018 —Hanukkah is not just about gifts, latkes, jelly-filled donuts (sufganyot), and dreidels — though they are certainly nice (and fun). At its core, Hanukkah is the story of a battle for the heart and soul of a conquered and colonized people — of the clash between the dominant Greek/Hellenist culture of the time on the one hand, and the culture and essential identity of the Jewish people on the other.

Hanukkah Is the Perfect Answer to BDS: Jeremy Rosen, Algemeiner, Dec. 3, 2018—Boycotts rarely have the desired effects. At most, they can make the person who applies a boycott feel self-righteous. I have boycotted. In the ’50s, I boycotted Germany and its products because I believed that most Nazis were rehabilitated into the infrastructure and senior political positions after the war.

 

L’ÉCLOSION DIPLOMATIQUE D’ISRAËL AU GRAND DAM DES PALESTINIENS

EN ISRAËL, LE PRÉSIDENT TCHÈQUE DOUTE

DU RÉALISME DE LA SOLUTION À 2 ÉTATS

Raphael Ahren

Times of Israel, 11 nov., 2018

Le président tchèque Milos Zeman a fait part lundi de son scepticisme quant au réalisme de la solution à deux Etats, affirmant qu’il était intéressé à en apprendre davantage sur les approches alternatives pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

‘J’ai été inspiré par votre idée d’un Etat à deux nations, et je sais que l’idée est provocante – et ce, le cas de toutes les grandes idées », a déclaré Zeman au président Reuven Rivlin durant un entretien à Jérusalem.

« Je me demande quels seront vos arguments pour étayer cette idée, parce que pendant des décennies, il y a une discussion sur [la création] de deux Etats indépendants. Mais franchement, je ne vois pas Gaza comme une état indépendant, parce que je considère le Hamas comme une organisation terroriste et non pas comme un État », a-t-il poursuivi.

Durant leur entretien à huis-clos, Rivlin est revenu sur les propos de Zeman sur la solution à un État, mais s’est abstenu de soutenir un quelconque modèle de résolution du conflit avec les Palestiniens.

« Quand je parle d’Israël, je veux dire qu’Israël est un Etat juif et démocratique. Israël ne peux pas être un Etat juif sans être démocratique, et ne peux pas être démocratique s’il n’est pas juif », a-t-il dit.

Rivlin a souligné que les Israéliens et les Palestiniens doivent « partager la terre », et indiqué qu’il faut trouver un moyen pour mettre en oeuvre ce vivre-ensemble. « Nous devons trouver un moyen de comprendre que nous tous destinés à vivre ici. Notre destin, c’est de vivre ici tous ensemble, et notre futur à tous peut-être merveilleux », a-t-il dit.

Les Palestiniens doivent comprendre qu’Israël est « un foyer national juif » et les Israéliens doivent se faire à l’idée que des Arabes y vivent aussi.

Zeman, fervent supporter d’Israël est arrivé dimanche soir pour un voyage officiel de trois jours, durant lequel il inaugurera la « Maison tchèque » à Jérusalem, un bureau qui servirait de tremplin pour le transfert de l’ambassade à Jérusalem.

En recevant le président Zeman à la résidence présidentielle lundi, Rivlin à salué l’étroitesse des relations bilatérales entre Israël et la République tchèque.

« Dans la conjoncture actuelle, notre amitié est plus importante que jamais. Nous saluons votre soutien à un éventuel transfert de l’ambassade tchèque à Jérusalem », a-t-il dit. « Jérusalem est une ville de paix. Puisse la paix commencer à Jérusalem, et puisse-t-elle se répandre depuis Jérusaelm et sur le monde. »

Zeman s’adressera à la Knesset lundi, en commençant par le mot « Shalom », a-t-il dit à Rivlin

Mardi, il ouvrira officiellement la Maison tchèque à la cinémathèque de Jérusalem en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu et et se rendra au musée du mémorial de Yad Vashem.

En avril, Zeman avait annoncé le lancement du processus de transfert de la mission diplomatique de Tel Aviv à Jérusalem, mais l’échéance d’un véritable transfert reste floue.

Jiri Ovcacek, porte-parole de Zeman, a déclaré que la Maison tchèque abriterait les institutions gouvernementales, notamment le Centre des Affaires étrangères, du commerce et du tourisme.

Le ministre des Affaires étrangères tchèque a avait réaffirmé mercredi dernier que l’ambassade de la République tchèque ne sera pas transférée de Tel Aviv à Jérusalem et que la Maison tchèque « n’avait aucun statut diplomatique et n’était qu’un centre culturel ».

Lundi, la vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely a déclaré que l’ambassadeur « travaillera à temps partiel depuis Jérusalem », tout comme l’ambassadeur américain David Friedman.

« Nous avons reçu des garanties » à ce sujet, a-t-elle déclaré à la radio militaire. « C’est la première fois qu’un tchèque flottera à Jérusalem. »

L’ambassadeur tchèque Martin Stropnický, a confirmé au Times of Israël qu’il organiserait certaines rencontres à la Maison tchèque, mais a réaffirmé qu’elle n’aurait aucun statut diplomatique.

« Je suis de toutes façons à Jérusalem deux fois par semaine », a-t-il dit, alors au lieu de se donner rendez-vous dans des cafés, je peux inviter les responsables ici. »

  

PREMIÈRE VISITE D’UN PRÉSIDENT TCHADIEN EN ISRAËL

Times of Israel, 25 nov., 2018

Le président Idriss Déby Itno est arrivé en Israël dimanche pour la première visite d’un chef d’Etat tchadien dans ce pays, après plus de quatre décennies de rupture des relations diplomatiques.

  1. Déby a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a qualifié sa visite d’ « historique ».

« Nous reprenons une coopération qui a été suspendue », a indiqué M. Netanyahu, lors d’une conférence de presse commune à l’issue de leur entrevue, qui s’est déroulée dans les bureaux de M. Netanyahu.

La coopération entre les deux pays allait porter notamment sur la lutte contre le terrorisme, « un objectif que nous avons en commun », a assuré M. Netanyahu, affirmant qu’ « Israël revient en Afrique et l’Afrique revient en Israël ».

Selon les services du Premier ministre, les relations entre Israël et le Tchad étaient rompues depuis 1972. « Nous entrons dans une nouvelle ère de coopération » a salué M. Déby.

Le président tchadien a précisé que « la perspective de reprise des relations diplomatiques n’occulte pas le problème palestinien ». « Le Tchad est profondément attaché au processus de paix entre Israël et la Palestine », a-t-il affirmé.

  1. Netanyahu a par ailleurs évoqué les changements dans le monde arabe, rappelant sa visite récente à Oman et annonçant « qu’il y aura très bientôt d’autres visites dans des pays arabes ».

Lors d’une rencontre avec son homologue israélien Reuven Rivlin, le président tchadien a affirmé vouloir « rétablir les relations diplomatiques » avec Israël, « un partenaire important à nos yeux ».

Le Tchad est l’un des Etats africains engagés dans la lutte contre Boko Haram et l’organisation jihadiste Etat islamique en Afrique de l’ouest. A ce titre, il a reçu des Etats-Unis il y a quelques semaines des véhicules et navires militaires d’une valeur de 1,3 million de dollars (1,15 million d’euros).

Pour faire face à des rébellions dans le nord et l’est du pays, l’armée tchadienne et l’Agence nationale du renseignement se sont équipées de matériels militaires israéliens, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources sécuritaires tchadiennes.

Arrivé au pouvoir en 1990, Idriss Déby, 66 ans, est l’un des dirigeants africains à la plus grande longévité au pouvoir. Il exerce aujourd’hui son cinquième mandat après avoir remporté des élections controversées en avril 2016.

 

LES PALESTINIENS EN QUÊTE DE SOUTIEN, ET LE MONDE ARABE SE RAPPROCHE D’ISRAËL

Times of Israel, 27 nov., 2018

Le dégel des relations d’Israël avec divers pays arabes et musulmans du Moyen Orient et d’Afrique amènerait les responsables de l’Autorité palestinienne (AP) à se démener, craignant que l’appui à leur cause ne s’estompe chez les alliés.

Nabil Shaath, principal conseiller du président de l’AP Mahmoud Abbas, a déclaré au quotidien Haaretz lundi que Ramallah cherche à convoquer des sessions d’urgence de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), car il craint que des pays comme le Tchad, le Soudan, Bahreïn, Oman et l’Arabie saoudite se rapprochent de la normalisation avec Jérusalem – relations qui seraient en contradiction avec les résolutions des deux organismes de coordination.

« Il existe un certain nombre de résolutions et de déclarations arabes et islamiques affirmant explicitement qu’il n’y aura pas de processus de normalisation avec Israël sans un règlement de la question palestinienne fondé sur l’Initiative de paix arabe et les décisions de la communauté internationale », a déclaré Shaath à Haaretz.

Lors du dernier sommet de la Ligue arabe en avril, les pays membres ont signé une déclaration dans laquelle ils s’engageaient à ne pas conclure d’accords de réconciliation sans une solution concertée à la question palestinienne.

« Ce à quoi nous avons assisté ces dernières semaines – à commencer par la visite de Netanyahu à Oman et la visite en Israël du président tchadien, et maintenant il est question de Bahreïn et du Soudan et de liens, sous une forme ou une autre, avec l’Arabie saoudite – pose problème, et il faut donc clarifier la position arabe et islamique, » a déclaré Shaath.

Dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accueilli le président tchadien Idriss Déby pour une visite historique dans l’Etat juif, jetant les bases de la normalisation des liens avec les pays à majorité musulmane du Soudan, du Mali et du Niger, selon un rapport de la Dixième chaîne israélienne d’information diffusé dimanche.

Déby a signifié aux dirigeants israéliens à Jérusalem qu’il souhaitait rétablir les relations diplomatiques.

Selon d’autres rapports, Israël s’emploie également à normaliser ses relations avec Bahreïn, alors que Jérusalem intensifie ses efforts pour forger des relations plus ouvertes avec le monde arabe dans un contexte d’alliances en évolution au Moyen Orient, en raison des préoccupations communes concernant l’Iran.

Netanyahu évoque depuis des années le réchauffement des liens entre Israël et le monde arabe, citant non seulement l’Iran comme ennemi commun, mais aussi l’intérêt de nombreux pays à coopérer avec Israël en matière de sécurité et de défense, ainsi que l’industrie high-tech israélienne en expansion.

Le mois dernier, Oman a accueilli le Premier ministre israélien lors d’une visite surprise, qui a constitué un signe manifeste des progrès réalisés par Israël dans le rapprochement avec les pays du Golfe.

Lors d’une conférence de presse avec Déby dimanche, Netanyahu a annoncé qu’“il y aura d’autres visites de ce type dans les pays arabes très bientôt”, sans donner de détails.

Netanyahu a déclaré lundi que des signes d’un épanouissement diplomatique pour Israël se produisaient sans que Jérusalem n’ait à faire de concessions sur les implantations en Cisjordanie.

« Nous sommes en train de changer le monde », a-t-il déclaré lundi à sa faction du Likud lors d’une allocution publique. « Israël connaît un essor diplomatique sans précédent, notamment dans le monde arabe… et le monde musulman. »

  1. Netanyahu a souligné que les dirigeants précédents avaient tenté de renforcer la position internationale d’Israël par des « concessions dangereuses, telles que le démantèlement de localités », faisant référence au plan de désengagement de 2005 de M. Ariel Sharon, ancien Premier ministre, dans lequel toutes les implantations de la bande de Gaza avaient été démantelées.

« Cela ne s’est pas produit – et ne se produira pas – avec moi », a poursuivi Netanyahu. « C’est exactement le contraire qui se produit. Nous obtenons l’appui du monde entier, y compris de nombreux pays du monde arabe, grâce à notre position forte et inébranlable ».

« Nous croyons en la paix sans contrainte, nous croyons en des alliances nées de la valeur d’Israël en tant que puissance technologique, financière, de défense et de renseignement », a-t-il ajouté. « C’est ce que nous continuerons à faire, et c’est aussi comme ça que nous parviendrons à la paix. »

Alors que Shaath a indiqué que le dégel des relations d’Israël avec les bailleurs de fonds traditionnels de Ramallah n’a pas encore atteint le niveau de relations diplomatiques complètes, il a évoqué « le début d’un processus inquiétant qui doit être arrêté ».

Shaath a fait valoir que ces développements régionaux s’inscrivent dans le contexte du clivage actuel entre l’administration Trump et l’Autorité palestinienne. L’AP prétend que Washington cherche à l’isoler davantage en encourageant divers pays arabes et musulmans à améliorer leurs liens avec Israël. L’AP boycotte l’administration Trump depuis qu’elle a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël l’année dernière et a déplacé son ambassade dans la ville en mai.

Le représentant de l’AP a déclaré qu’il espérait convoquer des conférences d’urgence sur ces questions, mais a admis que la plupart des efforts des puissances régionales sont utilisés pour traiter la question de la réconciliation entre le Fatah d’Abbas et le groupe terroriste du Hamas à Gaza, qui sont en conflit depuis longtemps.

 

Actualité  

 

LA MACHINE ISRAÉLIENNE EXTRAYANT DE L’EAU

POTABLE DE L’AIR ENVOYÉE EN CALIFORNIE

Times of Israel, 26 nov., 2018

Une machine israélienne qui parvient à extraire de l’eau à partir de l’air a été envoyée au nord de la Californie pour fournir de l’eau potable aux policiers et sapeurs-pompiers américains qui luttent actuellement contre le « Campfire ».

Dimanche, les responsables ont annoncé que l’incendie était dorénavant contrôlé à 100 %. Au moins 87 personnes sont mortes et 249 sont encore portées disparus dans ce sinistre qui a duré 17 jours, détruisant plus de 63 000 hectares au nord de Sacramento – dont 17 000 constructions. Des milliers de personnes vivent actuellement dans des refuges et dans les hôtels.

Ce générateur d’eau atmosphérique appelé le GEN-350, qui a été développé par la compagnie Watergen, peut produire presque 600 litres d’eau par jour et il est transportable. Il circulera dans un véhicule de secours d’urgence équipé d’un générateur et d’une station de chargement.

« Apporter à la police et aux pompiers cette nécessité de base qu’est l’eau potable leur permettra de faire leur service et de venir en aide à la population plus longtemps », a commenté Ed Russo, directeur-général de Watergen USA.

« Si nous pouvons aider à alléger le fardeau en leur fournissant de l’eau potable, alors il faut le faire », a déclaré pour sa part Yehuda Kaploun, président de Watergen USA.

Cette initiative de Watergen permettant d’offrir de l’eau potable dans le monde entier a permis à l’entreprise de figurer sur la liste établie par le Forum économique mondial des plus grands pionniers de la technologie internationale en 2018.

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

On Topic Links

Airbnb Must be Taught a Hard Lesson: Manfred Gerstenfeld, Jerusalem Post, Nov. 26, 2018

Will Anyone Stand up to Airbnb’s Anti-Semitic Boycott?: Barbara Kay, National Post, Nov. 27, 2018

The Implications of Sanctions for the Iranian Oil Market: Dr. Doron Itzchakov, BESA, Nov. 25, 2018

Russia’s Latest Attack on the Ukrainians is a Warning to the West: Anne Applebaum, Washington Post, Nov. 26, 2018

 

WEEKLY QUOTES 

“In the last two years, I was in Africa three times — East and West Africa…I will drop a big hint: I hope to get to Central Africa. Israel is coming back to Africa. Africa is coming back to Israel.”— Prime Minister Benjamin Netanyahu. In an unprecedented visit to Israel, Chadian President Idriss Déby said he wishes to restore diplomatic relations with the Jewish state, 46 years after ties between the two countries were severed. Netanyahu, meanwhile, hinted that he intends to travel to additional Arab countries in the near future, following his surprise visit to Oman in October for the first trip to the country by an Israeli prime minister in over 20 years. (Times of Israel, Nov. 25, 2018)

“The world is changing before our eyes. Crises and wars we knew are changing as well…There’s a time for war and a time for peace. Our message is global to all leaders: Chad doesn’t presume to speak for black Africa. Chad comes to renew bilateral diplomatic relations. But if Chad can be a facilitator, Chad will not hesitate.” — Chad President Idriss Déby. Benjamin Netanyahu will soon visit Chad to formally re-establish diplomatic relations between the two countries. Israel and Chad have not had formal relations since the 1970’s, when the Arab-Israeli conflict drove a wedge between Israel and African countries. Déby’s historic visit was reportedly meant to lay the groundwork for establishing normalized relations with other Muslim-majority African nations including Mali, Niger, and controversially, Sudan. (I24, Nov. 27, 2018)

“The Zionist regime is clearly weaker than 10, 20 years ago. A few years ago they fought Hezbollah for 33 days and were defeated. They were defeated 2 years later in the 22-day war on Palestinian resistance; in 8-day war on oppressed people of Gaza and recently in the 2-day war.” — Supreme Leader Ali Khamenei of Iran. Khamenei tweeted insults against Israel after President Hassan Rouhani called Israel a “cancerous tumor” during his address to an annual Islamic Unity Conference. “One of the ominous results of World War II was the formation of a cancerous tumor in the region,” Rouhani said, referring to Israel.  He also said that Israel is a “fake regime” set up by Western countries. Rouhani said in his address that the U.S. cultivates close ties with “regional Muslim nations” to protect Israel, referring to Saudi Arabia. He said succumbing to American pressure is “treason.” (JTA, Nov. 25, 2018)

“Iran’s regime calling Israel a ‘cancerous tumor’ is like the pot calling the kettle black. All the people of that region will be better off once both murderous regimes are terminated.” — Hussam Ayloush, a senior Council on American-Islamic Relations (CAIR) official. Based on this tweet, one might assume Ayloush has an equal disdain for the Islamic Republic of Iran and Israel. However, whereas Ayloush would like to see regime change in Iran, he has a history of describing Israel in ways that echo Iranian rhetoric calling for its destruction. He has referred to Israelis as “zionazis” and repeatedly equated the IDF with I.S. terrorists. (IPT News, Nov. 26, 2018)

“I always say that life without dreams is empty. As I see it, we the Palestinians have a great dream before us: To liberate Palestine from the [Jordan] River to the [Mediterranean] Sea. This dream will remain before us and requires of us willpower. Our people’s willpower is strong. The proof of this is the thousands of prisoners and the thousands of martyrs who have fallen to realize the dream of liberating Palestine.” — The Rector of Al’Istiqlal University in Jericho Saleh Abu Osba. Palestinian children are still being taught that “Palestine” includes all of Israel. Decades after the Oslo Accords, the PA, headed by Mahmoud Abbas, still doesn’t recognize Israel’s existence. One of the PA’s popular slogans, a way of saying all of Israel is “Palestine,” is to describe it as stretching “from the Jordan River to the Mediterranean Sea.” (Jewish Press, Nov. 27, 2018)

“Airbnb is not welcome in Beverly Hills as long as its policies are based on anti-Jewish double standards. We can try to inoculate others against this malady but we also must protect ourselves against its effects.” — Beverly Hills Vice Mayor John A. Mirisch. The city council of Beverly Hills, CA voted unanimously to withdraw apartment listings for the city from Airbnb after the home rental giant decided to remove some 200 ads for accommodation units located in Jewish settlements in the West Bank. Mirisch said Beverly Hills is determined to fight “the disease” called “Jew hatred.” The statement emphasized that Airbnb’s decision stems from antisemitism and therefore will not be tolerated. “Airbnb’s decision to remove all listings in Jewish settlements in the West Bank demonstrates hatred, prejudice, ignorance and hypocrisy…Airbnb’s actions are antithetical to the values that we hold dear in Beverly Hills … prejudice and discrimination based on religion have no place in our community, country and world,” the statement read. (Times of Israel, Nov. 25, 2018)

“(Airbnb) adopts the anti-Semitic practices and narratives of the BDS movement…BDS is not a movement that is interested in promoting peace or a better future for the Palestinians, but rather in demonizing and discriminating against the State of Israel, the only democracy in the Middle East and the strongest US ally in the region…The policy of Airbnb is particularly worrisome when it is understood that it is directed only at Israel. Such a policy is not applied to any other area of ​​the conflict. This is an anti-Semitic (hopefully unintentionally) practice of applying a double standard to Israel which are not applied to any other country.” — Israeli Minister of Strategic Affairs Gilad Erdan. Erdan addressed US state governors, asking them to impose economic sanctions on the rental giant Airbnb and to speak against it publicly. (Jewish Press, Nov. 28, 2018)

“The Pal Authority has been holding US citizen Isaam Akel in prison for ~2 months…His suspected ‘crime’? Selling land to a Jew. Akel’s incarceration is antithetical to the values of the US & to all who advocate the cause of peaceful coexistence. We demand his immediate release.” — US Ambassador to Israel David Friedman. Friedman called on the PA to release from custody a U.S. citizen who is suspected of selling property in East Jerusalem to Jewish Israelis. The arrest of the Palestinian-American, whom Friedman named as Issam Akel, is said to have prompted Israel to arrest the Palestinian governor of East Jerusalem, in an attempt to pressure the PA to release him. PA courts have previously sentenced Palestinians to death for selling land to Jews. Since 2005 the PA has not carried out any executions. (Times of Israel, Nov. 28, 2018)

“The United States is committed to seeing that those responsible for this attack face justice…We call upon all countries, particularly Pakistan, to uphold their UN Security Council obligations to implement sanctions against the terrorists responsible for this atrocity, including Lashkar-e-Taiba and its affiliates.” — US Secretary of State Mike Pompeo. During four days of terror in Mumbai in 2008, Islamists belonging to the Pakistan-based Lashkar-e-Taiba (LeT) group carried out 12 coordinated attacks, murdering 166 people and wounding more than 300. Among their targets was Nariman House — the Jewish community center operated by the Chabad movement in Mumbai. Other targets included a Catholic college as well as hotels and a cinema. Six people were killed during the siege at Nariman House, including Rabbi Gavriel Holzberg and his wife Rivka, who was six months pregnant at the time. Pompeo said it was “an affront to the families of the victims that, after ten years, those who planned the Mumbai attack have still not been convicted for their involvement.” (Algemeiner, Nov. 26, 2018)

Contents

 

SHORT TAKES 

ISRAEL REPORTEDLY EYEING TIES WITH SUDAN (Tel Aviv) — Israel is working to establish diplomatic ties with a number of central African nations, including Sudan, as Chadian leader Idriss Déby made a historic visit to the Jewish state and Prime Minister Netanyahu signaled he would soon travel to unspecified Arab states. According to a report, Israel’s diplomatic push in Africa is driven in part by a desire to ease air travel to Latin America. Flying in the airspace of traditionally hostile African countries — namely Chad and Sudan — would allow airlines to offer faster, more direct flights between Israel and the continent. (Times of Israel, Nov. 25, 2018)

ISRAEL ON BRINK OF DIPLOMATIC TIES WITH BAHRAIN (Jerusalem) — Israel is reportedly in the late stages of forging diplomatic relations with the Persian Gulf state of Bahrain. Netanyahu and his ministers have visited a number of Persian Gulf states in recent weeks. Local media said Israel was already talking to Bahrain about establishing official ties. Meanwhile, Israeli Economy Minister Eli Cohen said he had been invited to attend a conference next year in Bahrain. Bahrain shares Israel’s animosity toward Iran, and is an active member of the Sunni coalition against Iran in the Arab world. Its forces are currently fighting alongside the Saudis in the civil war in Yemen. (Breaking Israel News, Nov. 26, 2018)

CZECH PRESIDENT IN ISRAEL, TO BEGIN MOVING EMBASSY (Jerusalem) — Miloš Zeman, the president of the Czech Republic – one of the friendliest countries to Israel in Europe – arrived for a four-day state visit. Zeman will inaugurate an office in Jerusalem he said will be the precursor to moving the country’s embassy to the city. Zeman, ardently pro-Israel, said at a gala celebration in April in Prague in honor of Israel’s 70th anniversary that the appointment of an honorary consul that month, followed by the establishment of the Czech cultural center in the city, were the first two steps of a three-step process that he hoped would culminate in the opening of the embassy. (Jerusalem Post, Nov. 25, 2018)

SON OF BRAZIL’S PRESIDENT-ELECT TELLS KUSHNER EMBASSY WILL MOVE (Brasilia) — The question is not whether Brazil will move its embassy to Jerusalem, but when, Eduardo Bolsonaro – the son of Brazil’s president-elect Jair Bolsonaro – said in Washington. Bolsonaro made this comment during a meeting in the White House with Donald Trump’s senior adviser and son-in-law, Jared Kushner. Jair Bolsonaro has said that he intended to transfer the Brazilian embassy to Jerusalem from Tel Aviv, as he promised in his campaign. So far Guatemala is the only country that followed the US move in May. Paraguay also did so, but has since moved it back to Tel Aviv. (Jerusalem Post, Nov. 28, 2018)

THREE SOLDIERS WOUNDED IN CAR-RAMMING ATTACK IN WEST BANK (Jerusalem) — Three Israeli soldiers were wounded, one moderately and two lightly, in a car-ramming attack in the West Bank. The assailant was shot dead by one of the soldiers. Palestinian media named the driver as Ramzi Abu Yabbes, a former prisoner from the Deheisheh refugee camp. (Ha’aretz, Nov. 26, 2018)

IS IN SINAI SEIZES IRANIAN WEAPONS BOUND FOR HAMAS — REPORT (Cairo) — The I.S. affiliate in Egypt’s Sinai has seized a weapons shipment that included Kornet missiles, the Russian-made advanced anti-tank laser-guided weapon system. The shipment was making its way from Iran to Palestinian terror group Hamas, according to a report. A source said the shipment is the largest seized by IS and included other GPS-guided weaponry. The source said a local IS commander was refusing to cooperate with Hamas and transfer the weapons. Earlier this month, terrorists in Gaza fired a Kornet missile at an Israeli bus near the border, seriously injuring an IDF soldier. (Times of Israel, Nov. 24, 2018)

HAMAS ON HUNT FOR ‘COLLABORATORS’ AFTER ISRAELI OPERATION IN GAZA (Gaza) — Palestinian terror group Hamas is reportedly on the hunt for suspects it believes may have aided the Israeli special forces in a raid, and is specifically looking for a small van spotted in surveillance footage. The van is alleged to have been used by the Israeli forces or those who are suspected of helping them, dubbed “collaborators,” according to the report. On November 11, a group of Israeli soldiers was discovered deep in southern Gaza during an operation that went awry, resulting in a deadly clash that left one senior IDF officer and seven Palestinian fighters dead. (Times of Israel, Nov. 24, 2018)

UKRAINE IMPOSES MARTIAL LAW IN BORDER REGIONS AFTER CLASH WITH RUSSIA (Kiev) — Ukraine imposed martial law for 30 days after a naval confrontation off the Crimean Peninsula in which Russia fired on and seized three Ukrainian vessels. The U.S. blamed Russia for what it called “unlawful conduct” over Sunday’s incident in the Black Sea. The two neighbours have been locked in a tense tug-of-war since Russia’s 2014 annexation of Crimea, but the incident Sunday in which Russian coast guard ships fired on Ukrainian navy vessels directly pitted the two militaries, placing them on the verge of an open conflict. (CBC, Nov. 26, 2018)

ENTITIES MAY BE SANCTIONED FOR BUSTING IRAN SANCTIONS, U.S. ENVOY SAYS (Washington) — The American ambassador to Germany, Richard Grenell, said the US government will contemplate sanctions against French and German entities that seek to evade sanctions on Iran’s clerical regime. Grenell was responding to an article reporting “France and Germany have joined forces to rescue a European effort to create a payments channel to keep trade flowing with Iran, defying US attempts to take the air out of the plan.” The WSJ article cited senior diplomats as the sources for the French and German strategy to circumvent US sanctions. (Jerusalem Post, Nov. 28, 2018)

MAN ARRESTED AFTER ALLEGEDLY ATTEMPTING TO RUN OVER JEWS NEAR L.A. SYNAGOGUE (Los Angeles) — A man has been arrested in Los Angeles after allegedly attempting to run over two Jews near a synagogue in the city on Friday night in what police are investigating as a potential hate crime. Mohamed Mohamed, 32, is being held on $55,000 bail and has been charged with assault with a deadly weapon with a vehicle. Earlier this month, 33-year-old Steven Szwet was arrested over a string of incidents in the North Hollywood-Valley Glen area in which three Orthodox Jewish women had their wigs ripped from their heads in public. (Algemeiner, Nov. 26, 2018)

COLLEGE FACULTY VOTES TO END STUDY ABROAD IN ISRAEL (Los Angeles) — The faculty of Pitzer College in Southern California voted to suspend the school’s study abroad program at Haifa University in Israel. The faculty also voted to condemn the school’s trustees for opposing a student government resolution to divest from Israel, according to a student newspaper at the private liberal arts school in Claremont. The student senate voted last year to divest from five companies as part of the movement to boycott Israel. Recent months have seen college instructors oppose their students’ intentions to study in Israel. Two instructors at the University of Michigan refused to write letters of recommendation for students to study there. (Times of Israel, Nov. 28, 2018)

KENTUCKY BECOMES 26TH STATE TO ENACT ANTI-BDS MEASURE (Louisville) — Kentucky became the 26th state to enact an anti-BDS measure, prohibiting awarding state contractors who partake in the anti-Israel movement. “The State of Israel is an important friend and trading partner to the Commonwealth,” said Republican Gov. Matt Bevin. “We will not allow state resources to benefit entities that intentionally engage in discriminatory practices to harm the sovereignty and economic prosperity of any ally nation. Today’s executive order makes it clear that Kentucky condemns the BDS movement and that we stand shoulder-to-shoulder with our friend, Israel.” (JNS, Nov. 16, 2018)

WOMEN’S MARCH FOUNDER CALLS ON CURRENT LEADERSHIP TO STEP DOWN (Los Angeles) — The woman who first called for a women’s march after the election of President Trump is now calling for the group’s current leadership to step aside — slamming them as antisemitic and anti-gay rights. Teresa Shook called out Women’s March board members Mari Lynn “Bob” Bland, Tamika Mallory, Linda Sarsour and Carmen Perez in a Facebook post. Accusations of antisemitism were lodged against Shook’s co-organizers when Mallory was captured on video attending a Nation of Islam event in which Louis Farrakhan said “the powerful Jew is my enemy.” Board members of Women’s March Inc. — including Sarsour, Perez and Bland — initially defended Mallory. (New York Post, Nov. 20, 2018)

SAUDIS PLEDGE $50 MILLION FOR UNRWA (Riyadh) — Saudi Arabia pledged $50 million in aid to the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (UNRWA), which has been hit by the withdrawal of all US funding, an official said. In August, the US State Department announced that it was ending its funding of UNRWA. The US cited both the ‘disproportionate’ burden it shouldered in funding UNRWA, as well as the UN agency’s practices. (Arutz Sheva, Nov. 28, 2018)

SAUDI WOMEN ACTIVISTS ARE BEING TORTURED AND SEXUALLY HARASSED IN PRISON: REPORTS (Riyadh) — Several imprisoned Saudi human rights activists, including women, have been subjected to sexual assault and torture by electrocution, flogging and sleep-deprivation, Amnesty International said. Most of the women activists detained in Saudi prisons are mothers or grandmothers, and have been detained without charges or access to legal representation for around six months now. Some of them were at the forefront of calls to undo laws that give men the final say on whether female relatives can marry, obtain a passport or travel. (Global, Nov. 20, 2018)

FIRECRACKER THROWN TOWARD ISRAELI JOURNALIST SPEAKING HEBREW IN BERLIN (Berlin) — A firecracker exploded near an Israeli TV journalist reporting in Hebrew in Berlin after she was harassed by several young men. The incident, which police are investigating as a possible case of antisemitism, is the latest of several antisemitic, anti-Israel attacks in the German capital in the past year. Antonia Yamin, 30, was reporting when four young men walked up to her and blocked the camera. Yamin said she and her cameraman had been speaking Hebrew, and the name of their TV program was on the microphone in Hebrew letters. Yamin told reporters that she seldom visits districts where she feels “it is not particularly safe to be recognized as an Israeli or Jew.” (Ha’aretz, Nov. 27, 2018)

PALESTINIAN ARRESTED IN ITALY FOR PLAN TO POISON PUBLIC WATER (Rome) — Italian police arrested a 38-year-old Palestinian in Macomer, Sardinia who was reportedly planning to poison the island’s drinking water. The suspect, who has a Palestinian passport and an Italian residency permit, was arrested in Macomer. Italian police were monitoring the suspect for an extended period before his arrest. Security forces requested urgent precautionary measures due to the high risk of the suspected case, and a judge authorized an operation within a few hours. (Jerusalem Post, Nov. 28, 2018)

95-YEAR-OLD CHARGED AS ACCESSORY TO 36,000 DEATHS AT NAZI CAMP (Berlin) — Prosecutors in Germany reportedly charged a 95-year-old alleged former guard at a Nazi death camp with more than 36,000 counts of accessory to murder. Hans Werner H., whose last name was not publicly released, was accused of serving as a guard at the Mauthausen concentration camp in Austria. More than 95,000 people, including 14,000 Jews, are believed to have been executed at Mauthausen. The suspect was not charged with any specific killings related to the camp’s operation. The suspect is alleged to have served as a guard, as well as having run prisoner details at a nearby quarry. (The Hill, Nov. 24, 2018)

WORLD’S LARGEST YOUTH ORGANIZATION ADOPTS OFFICIAL IHRA DEFINITION OF ANTISEMITISM (Geneva) — The European Youth Forum (YFG) has passed a motion condemning antisemitism and adopting the official International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) definition of it. At a meeting of its General Assembly on November 24, YFJ delegates voted in favor of the motion, “Combating Antisemitism: Young people’s responsibility,” by an overwhelming margin. The YFJ is the largest youth organization in the world, representing 104 smaller groups, including tens of millions of young Europeans. (Algemeiner, Nov. 26, 2018)

ISRAEL, CYPRUS, GREECE AND ITALY AGREE ON GAS PIPELINE (Athens) — Israel has inked an agreement with Greece, Italy and Cyprus to lay an underwater pipeline that would provide a conduit for Eastern Mediterranean gas to reach the European market. The initiative, which is expected to cost over $7 billion, comes as Europe is seeking to diversify its energy needs beyond its largest suppliers: Russia, Gulf States and Iran. Work on the pipeline will reportedly begin in a few months’ time and take five years to complete. The estimated 1,350-mile-long channel will transport 706 billion cubic feet of gas per year, making it the longest and deepest underwater pipeline in the world. (Media Line, Nov. 25, 2018) 

CELINE DION COLLABORATES WITH ISRAELI BRAND (Montreal) — Singer Céline Dion has launched a gender-neutral line of apparel for children. Dubbed Celinununu, the line is a result of a partnership with children’s boutique Nununu, a Tel Aviv-based company that sells their clothing in stores such as Saks Fifth Avenue. Founders Iris Adler and Tali Milchberg set out to create clothes for kids that didn’t follow traditional colors and patterns for boys and girls. Both big box and independent retailers have started stocking some gender-neutral clothing options for kids. (Magic Valley, Nov. 20, 2018) 

On Topic Links

Airbnb Must be Taught a Hard Lesson: Manfred Gerstenfeld, Jerusalem Post, Nov. 26, 2018—The Israeli government and many of its supporters abroad understand that Airbnb has to be taught a hard lesson. Under pressure from heavily funded anti-Israel boycotters, the company eliminated rentals in the West Bank from its portfolio.

Will Anyone Stand up to Airbnb’s Anti-Semitic Boycott?: Barbara Kay, National Post, Nov. 27, 2018 —Planning a group holiday in Kashmir? Airbnb is there to serve you. Likewise in Tibet, northern Cyprus and Georgia’s separatist republic of Abkhazia, all occupied or disputed territories.

The Implications of Sanctions for the Iranian Oil Market: Dr. Doron Itzchakov, BESA, Nov. 25, 2018—On November 5, the Trump government imposed wide-ranging sanctions on the Islamic Republic of Iran in order to bring about a change in the revolutionary regime’s radical orientation.

Russia’s Latest Attack on the Ukrainians is a Warning to the West: Anne Applebaum, Washington Post, Nov. 26, 2018—On Saturday evening, three small Ukrainian naval vessels left the Ukrainian port of Odessa and headed for the Ukrainian port of Mariupol.

ISRAËL, NOUVELLE PUISSANCE SUNNITE?

ISRAËL ET LES PAYS ARABES DU GOLFE :

UNE RÉVOLUTION DIPLOMATIQUE

Le Point, 11 nov., 2018

Il aura fallu attendre un mois pour obtenir une réponse officielle israélienne. Vendredi 2 novembre dernier, soit un mois jour pour jour après l’assassinat de Jamal Khashoggi, Benjamin Netanyahu a enfin réagi à l’effroyable meurtre du journaliste saoudien qui a ému le monde entier. « Ce qui s’est passé au consulat à Istanbul est horrible et il faut dûment s’en occuper », a déclaré le Premier ministre israélien lors d’une conférence de presse en Bulgarie. Et d’ajouter : « Cependant (…), il est très important pour la stabilité du monde, pour la région et pour le monde que l’Arabie saoudite reste stable. Je pense qu’il faut trouver un moyen d’atteindre ces deux objectifs, car le plus grand problème est l’Iran. »

Le message est clair. Benjamin Netanyahu ne souhaite pas que le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, dit MBS, soupçonné d’avoir commandité l’assassinat, soit poussé vers la sortie. À en croire le Washington Post , le journal auquel collaborait Jamal Khashoggi, le Premier ministre israélien aurait transmis le message auprès de l’administration Trump, en compagnie du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, arguant que MBS est pour lui un partenaire stratégique au Moyen-Orient.

Cet épisode douloureux traduit l’inexorable rapprochement au cours de ces dernières années entre Israël et l’Arabie saoudite, unis dans leur lutte contre la République islamique d’Iran. « Ces dernières années, à cause de la menace iranienne, il y a une convergence claire des intérêts entre nos pays pour affronter ce défi. Car l’ennemi qui menace la région, ces pays, ainsi qu’Israël, c’est l’Iran », confirmait au Point, il y a moins d’un mois, Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, non sans ajouter : « Il est nécessaire de rappeler qu’il n’y a pas de relation diplomatique entre Israël et les pays du Golfe. »

Mais la nouveauté est que ces derniers ne se cachent plus pour l’afficher. Fait rare, les propos de Benjamin Netanyahu sur Jamal Khashoggi ont été salués par le royaume Bahreïn, voisin et allié de Riyad, qu’il soutient corps et âme dans cette affaire. « En dépit des différends existants, la position du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est claire en ce qui concerne l’importance de la stabilité de la région et le rôle du royaume saoudien dans le maintien de cette stabilité », a tweeté le ministre bahreïnien des Affaires étrangères, Khaled ben Ahmed Al-Khalifa.

Si le meurtre effroyable du journaliste saoudien et l’indignation internationale qu’il a suscitée ont paru embarrasser les dirigeants israéliens, voyant l’un des maillons de l’axe anti-iranien Washington-Tel-Aviv-Riyad-Abu Dhabi mis à l’épreuve, ils réalisent depuis un mois une formidable opération de communication illustrant à merveille leur rapprochement avec les pays arabes du Golfe. « Une visite spéciale à Oman, un moment historique », a tweeté le 26 octobre Benjamin Netanyahu, avec une photo le montrant arrivant, en compagnie de sa femme Sara, au palais du sultan Qabus d’Oman, première visite à ce niveau depuis vingt-deux ans, avant que le sultanat ne ferme la représentation commerciale israélienne dans son pays après le déclenchement de la seconde intifada en 2000.

Au sein de la délégation israélienne étaient présents le directeur du Mossad Yossi Cohen, le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat, ainsi que Yuval Rotem, le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères (qui n’a pas de ministre dans ce gouvernement, NDLR). Cette « importante visite démontre une entente profonde et une coopération grandissante entre Israël et des partenaires régionaux », s’est d’ailleurs félicité ce dernier sur Twitter. Ce coup médiatico-diplomatique a été rendu public vendredi après-midi, au retour de la délégation israélienne d’Oman. Et a sonné le début d’un week-end de rêve pour la diplomatie israélienne.

Au même moment, la ministre israélienne de la Culture et des Sports se trouvait à Abu Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, pour accompagner l’équipe nationale de judo, qui participait pour la première fois au Grand Chelem d’Abu Dhabi sous les couleurs d’Israël (elle portait auparavant des kimonos « neutres », NDLR). Vêtue d’une abaya rouge et portant un voile blanc, Miri Regev en a profité dimanche pour visiter la splendide mosquée Cheikh Zayed. C’est la « première visite d’un ministre israélien » aux Émirats arabes unis, s’est réjouie Miri Regev en postant la photo sur sa page Facebook. Et, le soir même, la ministre n’a pas pu retenir ses larmes lorsqu’a retenti l’hymne national israélien lors de la remise de la médaille d’or au judoka israélien Sagi Muki, dans la catégorie des moins de 81 kilos. Une première dans un pays arabe du Golfe.

Depuis, le tabou israélien dans le Golfe semble s’être brisé. Et les visites d’officiels de l’État hébreu en pays arabes se multiplient. Le 30 octobre, le ministre israélien des Communications, Ayoub Kara, membre de la communauté druze (et du Likoud, NDLR), a participé à Dubaï à une conférence internationale sur les télécommunications, à l’invitation de son homologue émirien, durant laquelle il a plaidé, en arabe, pour « la paix et la sécurité, accompagnées de progrès économiques et scientifiques ». Cette semaine, le ministre israélien des Transports Israël Katz doit se rendre à Oman pour participer à une conférence internationale sur les transports, où il doit notamment promouvoir la liaison ferroviaire entre Haïfa et le Golfe.

Jusqu’ici, l’État d’Israël n’est officiellement reconnu que par l’Égypte, avec laquelle il a signé un traité de paix en 1979, et la Jordanie, depuis 1994. Pour les autres pays, notamment ceux du Golfe, toute reconnaissance de l’État hébreu était jusqu’ici soumise à un règlement préalable du conflit israélo-palestinien. En 2002, l’Arabie saoudite a soumis une initiative selon laquelle les États arabes se disaient prêts à nouer des relations diplomatiques avec Israël en échange d’un État palestinien dans les frontières de 1967 (donc sans les colonies israéliennes en Cisjordanie et le Golan occupé, NDLR).

Or, avec le renforcement de l’Iran (chiite) dans la région, en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban, qui inquiète autant l’État hébreu que les monarchies sunnites, les priorités semblent avoir changé. Ainsi, à l’occasion d’une conférence sur la sécurité fin octobre à Bahreïn, le ministre omanais des Affaires étrangères, Youssef ben Alaoui ben Abdallah, a estimé qu’il était « peut-être temps pour Israël d’être traité de la même manière et d’avoir les mêmes obligations que les autres nations » du Moyen-Orient. Reste à savoir si ces pays arabes seront capables de convaincre leur opinion publique de la légitimité de ce revirement diplomatique, alors qu’ils la mobilisent depuis des décennies contre l’État hébreu pour mieux justifier leur gouvernance autoritaire.

Et l’État palestinien  ?

Pour Israël, ce rapprochement avec le Golfe est une véritable aubaine lui permettant de sortir de son isolement régional, de renforcer son front contre l’Iran et de repousser d’autant plus tout hypothétique État palestinien. « Nous avons toujours cru que nous ouvririons les portes de la paix avec le monde arabe au sens large si nous résolvions le problème palestinien », a d’ailleurs admis Benjamin Netanyahu le 1er novembre dernier, la veille de la révélation de sa visite à Oman. Mais il est « peut-être plus vrai que, si vous vous ouvrez au monde arabe et que vous normalisez vos relations avec eux, cela finira par ouvrir la porte à la réconciliation et à la paix avec les Palestiniens ».

Un avis qu’est loin de partager Mohammed Chtayyeh, membre du comité central du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas. Réagissant à la rencontre historique entre Benjamin Netanyahu et le sultan Qabus d’Oman, ce haut responsable palestinien a déploré dans un communiqué le rapprochement opéré par Israël et les pays arabes du Golfe. Et de souligner : « C’est le début de la normalisation publique et la fin de l’initiative de paix arabe. »

 

 

BAHREÏN, PREMIER PAYS DU GOLFE À PRENDRE POSITION EN FAVEUR D’ISRAËL

Courrier international, 5 nov., 2018

Sur son compte Twitter, le ministre bahreïni des Affaires étrangères a déclaré qu’Israël avait “le droit de se défendre” contre l’Iran. Si le rapprochement entre l’État hébreu et les pétromonarchies du Golfe est un secret de polichinelle, jamais un haut responsable de ces pays n’avait encore aussi ouvertement pris position.

“Tant que l’Iran perturbe le statu quo dans la région et considère qu’il peut attaquer à sa guise les autres pays avec ses troupes et ses missiles, tout pays de la région, y compris Israël, a le droit de se défendre en détruisant les sources du danger.” C’est ce qu’écrit le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, le prince Khaled ben Ahmed AL Khalifa, sur son compte Twitter.

C’est la première fois qu’un haut responsable des pays arabes du Golfe fait une déclaration aussi favorable à Israël. D’autant plus étonnant que cette information se trouve à la une du quotidien bahreïni Akhbar Al-Khalij, un des journaux les plus lus de la petite monarchie pétrolière.

“La même aversion pour la République islamique d’Iran”

“Bahreïn a brisé un tabou”, estime ainsi le journal libanais L’Orient-le Jour, soulignant que cette déclaration a été faite quelques heures après “les frappes israéliennes contre des positions iraniennes en Syrie, qui auraient abouti à la destruction de 70 cibles militaires iraniennes”.

“Le message est clair”, poursuit le journal : Israël et les pays du Golfe “partagent la même aversion pour la République islamique d’Iran”. Cette déclaration est “une rupture” selon le consultant Michael Horowitz, cité par le journal :

Il y a un rapprochement entre les États du Golfe et Israël, mais il se fait de manière discrète et non officielle. […] Les propos du ministre bahreïni tranchent par rapport aux non-déclarations des autres pays.”

Pour l’Arabie Saoudite, qui est de loin le pays le plus puissant de la péninsule, “le coût politique d’un rapprochement avec Israël serait extrêmement élevé, puisqu’il pourrait éroder le prestige saoudien dans l’opinion publique des pays arabes, et renforcer le monopole iranien de la ‘résistance’ à Israël.”

Pour le journal, “l’initiative bahreïnie peut être interprétée comme un ballon d’essai”. En effet, Manama “n’a probablement pas pu faire une telle sortie sans consulter préalablement l’Arabie Saoudite”. 

 

EMIRATS: MIRI REGEV, PREMIÈRE PERSONNALITÉ ISRAÉLIENNE INVITÉE À LA MOSQUÉE SHEIKH ZAYED

I24, 29 oct., 2018

La ministre israélienne de la Culture et des Sports, Miri Regev, a été invitée lundi pour une visite officielle à la mosquée Sheikh Zayed, la plus grande des Émirats arabes unis et la neuvième au rang mondial.

C’est l’endroit le plus important de l’émirat auquel sont invités les dirigeants du monde entier se rendant à Abou Dhabi.

Miri Regev est la première personnalité israélienne à avoir signé le livre d’or de la mosquée, dans lequel elle a inscrit, en hébreu, un message d’espoir et de conciliation entre les nations, a rapporté son ministère.

“Il y a un message de fraternité et de paix dans cette mosquée”, a-t-elle confié lors de sa visite, vêtue d’un habit traditionnel.

“Je souhaite qu’Abou Dhabi ouvre la voie vers la paix pour tous”, a-t-elle ajouté.

Dimanche, l’hymne d’Israël a été entonné pour la première fois lors de la remise de la médaille d’or remportée par le judoka israélien Sagi Muki au Grand Chelem d’Abou Dhabi.

Sagi Muki a battu le Belge Matthias Casse dans la catégorie des moins de 81 kg.

Trois autres athlètes israéliens ont remporté une médaille de bronze samedi lors de la même compétition, tous autorisés à participer sous les couleurs de l’Etat hébreu pour la toute première fois.

Gili Cohen, Baruch Shmailov et Timna Nelson Levy se sont placés troisième dans leurs catégories de poids respectives.

Le déplacement de la ministre israélienne aux Emirats arabes unis était également une première tandis que que Jérusalem et Abu Dhabi n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

Au mois de juillet, la Fédération Internationale de Judo (FIJ) avait déclaré qu’elle suspendait deux tournois organisés aux Emirats Arabes Unis et en Tunisie, ces deux pays refusant de garantir que les sportifs israéliens puissent y concourir avec leur hymne et drapeau.

Début septembre, la FIJ avait annulé la suspension après que les Israéliens avaient été autorisés à concourir sous leurs couleurs par les autorités émiraties.

 

A OMAN, ISRAËL PRÉSENTE SON PROJET FERROVIAIRE LA “VOIE DE LA PAIX RÉGIONALE”

Le Point, 7 nov., 2018

Le ministre israélien des Transports a présenté mercredi à Mascate un projet de ligne ferroviaire reliant, à travers son pays, la Méditerranée aux pays du Golfe, nouvelle illustration de l’offensive de charme israélienne en direction des pays arabes.

L’intervention de Yisrael Katz lors d’une conférence de l’Union internationale des transports routiers (IRU), ouverte mardi à Oman, s’inscrit dans le cadre de l’offensive de charme israélienne en direction des pays arabes. Israël n’entretient des relations diplomatiques qu’avec deux pays arabes, l’Egypte et la Jordanie avec lesquels il a signé des traités de paix.

La ligne ferroviaire, appelée la “voie de la paix régionale”, partirait de Haïfa, le plus important port israélien, passerait par la Jordanie, puis emprunterait des lignes existantes vers le Golfe, selon le ministre.

“Logique” et allant “au-delà des différends idéologiques et politiques”, a dit mercredi M. Katz à propos de ce projet. Selon lui, cette initiative “se base sur deux idées: Israël (serait) un pont et la Jordanie un hub régional de transport”.

Il a ajouté que ce projet “soutenu par l’administration américaine” serait profitable à l’Arabie saoudite, à ses voisins du Golfe ainsi qu’à l’économie palestinienne.

“Il permettra de créer, dans la région, une route commerciale supplémentaire plus courte, plus rapide et moins coûteuse qui profiterait aux économies de la Jordanie, des Palestiniens — qui y seront connectés aussi –, (à celles) d’Israël, de l’Arabie saoudite, des pays du Golfe et de l’Irak à l’avenir”, a affirmé M. Katz selon une retranscription de ses propos transmis à l’AFP par son cabinet.

Le déplacement de M. Katz intervient moins de deux semaines après celui du Premier ministre Benjamin Netanyahu, reçu à Oman par le sultan Qabous, une première depuis plus de vingt ans.

  1. Netanyahu ne cesse de proclamer que les nouvelles réalités régionales, à commencer selon lui par l’expansion de l’influence iranienne, créent une convergence d’intérêts avec les pays arabes.

Les pays arabes ont historiquement fait du règlement de la question palestinienne la condition d’une normalisation avec Israël. Mais M. Netanyahu et des membres de l’administration Trump défendent une approche inversée dans laquelle ce serait une normalisation avec les pays arabes qui favoriserait la paix avec les Palestiniens.

L’administration Trump, proche alliée du gouvernement Netanyahu, oeuvre ainsi à un rapprochement entre Israël et l’Arabie saoudite, en même temps qu’elle dit préparer une initiative de paix entre Israéliens et Palestiniens.

 

Actualité 

 

MOSHE LION CONFIRMÉ COMME MAIRE DE JÉRUSALEM

Times of Israel, 14 nov., 2018

Le dépouillement des votes des soldats, des prisonniers et des patients des hôpitaux de l’armée israélienne pour le second tour des élections municipales à Jérusalem a été compilé, confirmant que Moshe Lion sera le prochain maire de la capitale.

Au lendemain du second tour, Moshe Lion, 57 ans, soutenu notamment par le Shas, parti ultra-orthodoxe dirigé par le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, l’avait emporté avec 51,54 % face à son adversaire Ofer Berkovitch, candidat non religieux qui a récolté 48,46 % des suffrages.

Mais il manquait quelque 9 000 bulletins de vote qui n’avaient pas encore été comptabilisés. Et les résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur avaient donné 6 528 voix d’avance à Moshe Lion, laissant peu d’espoirs au camp du laïc Ofer Berkovitch.

Les deux hommes siégeaient déjà au sein du conseil municipal de la ville la plus peuplée d’Israël.

Moshe Lion, expert-comptable, a été brièvement directeur général du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu en 1997, succédant à Avigdor Liberman, chef du parti ultra-nationaliste Yisrael Beytenu, un des soutiens de M. Lion durant la campagne électorale pour la mairie de Jérusalem.

Moshe Lion a également reçu le soutien du Likud, le parti de M. Netanyahu mais pas de ce dernier, qui a refusé de s’exprimer sur son choix au second tour, après la défaite au premier tour de son candidat, Zeev Elkin, le ministre l’Environnement chargé des affaires de Jérusalem.

Lors de la campagne, Deri, qui était chargé de l’organisation des élections en tant que ministre de l’Intérieur, a proclamé que la campagne de l’adversaire de Moshe Lion était inspirée par « Satan ».

« Tous nos rabbins soutiennent (Moshe Lion) contre un candidat non religieux qui veut continuer à séculariser Jérusalem, notre Ville sainte », avait déclaré Aryeh Deri.

Après l’annonce des résultats partiels mercredi, Lion a affirmé vouloir travailler à consolider l’unité.

« J’ai l’intention d’être le maire de tous les habitants de Jérusalem, qui qu’ils soient. Ceux qui ont voté pour moi et ceux qui ne l’ont pas fait », a-t-il proclamé.

Berkovitch, à l’avant-garde de la population laïque de la ville avec son parti Hitorerut [réveil], avait refusé d’accepter sa défaite, accusant son adversaire de fraude. « Notre équipe juridique examine les résultats », avait-il dit.

Les ultra-orthodoxes constituent plus d’un tiers de la population de Jérusalem et exercent une grande influence dans la politique de la ville qui a déjà été administrée par un maire ultra-orthodoxe dans le passé.

Le maire est élu séparément des membres du conseil municipal et doit ensuite composer avec les différents partis politiques qui occupent les 31 sièges de conseillers municipaux.

 

CÉLINE DION S’ASSOCIE AVEC UNE MARQUE DE MODE ISRAÉLIENNE

I24, Nov. 14, 2018

Céline Dion, vedette internationale, et Iris Adler et Tali Milchberg, designers et cofondateurs de la marque internationale pour enfants nununu, présentent aujourd’hui une nouvelle marque : Célinununu.

Avec cette nouvelle marque, Céline Dion et nununu veulent libérer les enfants des rôles traditionnellement prédestinés aux filles et aux garçons et développent une collection leur permettant de porter ce qu’ils souhaitent, sans associer de sexe au vêtement.

Celinununu croit que la mode pour enfants détermine des rôles dès le plus jeune âge en utilisant toujours des modèles récurrents. La nouvelle marque pour enfants veut libérer filles et garçons de ces rôles, et leur laisser découvrir qui ils sont en faisant preuve de créativité et de flexibilité. Celinununu veut donner confiance aux enfants et leur montrer que tout est possible, tant pour les filles que les garçons.

La première collection de Celinununu comporte 70 articles dans les tailles de 0 à 14 ans. Des pièces de collection unisexes aux formes indémodables, un dictionnaire débordant de symboles et une palette de coloris minimaliste.

Céline Dion et nununu sont convaincues que leur collaboration peut mettre fin aux stéréotypes prescrits dans la mode pour les enfants, et que ces derniers ont le droit de grandir et de devenir qui ils sont vraiment.

La marque de mode internationale a intuitivement choisi de rompre avec les règles présentes dans le monde de la mode pour les enfants et a été vite cataloguée comme la marque bad-ass parmi les marques pour enfants.

Ces dernières années, elle a initié la tendance des collections unisexes simplistes et est rapidement devenue l’exemple par excellence d’un monde de bleu et de rose dans une mode pour enfants qui ne fait pas de différences entre les filles et les garçons.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

DURE SEMAINE À LA FRONTIÈRE GAZAOUÏE QUI AURA PEUT-ÊTRE RAISON DU GOUVERNEMENT

LES ISRAÉLIENS CRITIQUENT NETANYAHU MAIS

VEULENT QU’IL RÈGLE LE PROBLÈME DE GAZA

David Horovitz

Times of Israel, 15 juin, 2018

Avec la démission du ministre de la Défense Avigdor Liberman, Benjamin Netanyahu occupe désormais les trois postes les plus élevés du gouvernement israélien : Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense.

La façon dont Liberman aurait décrit la gouvernance d’Israël à ses collègues au cours des dernières 24 heures, cependant, est que les décisions les plus cruciales d’Israël sont depuis longtemps celles de Netanyahu et Netanyahu seul, le Premier ministre garantissant automatiquement une majorité dans ce qui est censé être le principal organe décisionnel, le conseil des 12 membres du gouvernement chargé de la sécurité du pays.

« Tout n’est qu’un tour de passe-passe », se serait plaint Liberman à des collègues non cités, selon Hadashot TV dans la nuit de mercredi. « Nous siégeons au cabinet, ou nous menons des consultations de sécurité, et les décisions sont prises ». Mais il n’y a pas de véritable débat, et il est impossible que des propositions qui diffèrent de celles de Netanyahu puissent être approuvées », a-t-il indiqué.

Lors de la réunion du cabinet de sécurité de mardi, qui a duré 7 heures, M. Liberman aurait dit qu’une chose remarquable s’était produite : Naftali Bennett, qui cherche maintenant à succéder à Liberman en tant que ministre de la Défense, a « soutenu ma proposition » – qui était apparemment qu’Israël n’accepte pas un cessez-le-feu, mais continue plutôt à viser les groupes terroristes à Gaza. « Mais nous n’avons pas demandé de vote parce qu’il n’y avait pas de majorité pour nous… Toute la bande, Kahlon, Gallant, Erdan et Katz, tous alignés avec Bibi. »

En se défendant, les collaborateurs de Netanyahu ont été cités dans la même émission comme affirmant que la décision du Premier ministre de mettre fin à l’escalade des combats qui durait depuis 48 heures était convaincante car il avançait des arguments « extrêmement concrets » en faveur « de la nécessité d’un calme immédiat à ce stade ». Alors que l’“irresponsable” Liberman « se comportait comme un politicien » en quittant son poste super sensible, pour mieux se positionner en vue des prochaines élections. Netanyahu et la majorité ministérielle, ces collaborateurs non identifiés, ont dit avoir « fait un choix politique ».

Quel que soit le narratif que vous choisissez de croire, ils soulignent tous deux la position incontestée de Netanyahu aux commandes de l’Etat d’Israël. Et un sondage instantané réalisé par Hadashot, immédiatement après l’annonce de la démission de M. Liberman, indique à peu près la même chose.

Mercredi a été l’un des jours politiques les plus sombres pour Netanyahu – le Premier ministre de droite, abandonné par son ministre de la Défense Liberman, plus à droite, défié par Bennett, son partenaire encore plus à droite, pour ne pas avoir assez longtemps ou durement frappé le Hamas. Le Hamas se réjouit de sa prétendue victoire. Et des centaines d’Israéliens dans le sud manifestent dans les rues, certains scandant « Bibi, rentre chez toi » et déclarent qu’ils ont définitivement perdu confiance en lui.

Pourtant, l’enquête télévisée, pour laquelle aucune marge d’erreur ne fut au départ disponible, a montré que le Likud de Netanyahu, qui détient 30 sièges à la Knesset actuelle, a perdu un seul de ses sièges, passant à 29. Il lui resterait donc encore 11 sièges de plus que son plus proche rival, Yair Lapid du parti Yesh Atid avec ses 18 sièges, et toujours le mieux placé pour former la prochaine coalition.

Liberman, dont Yisrael Beytenu détient actuellement cinq sièges, n’a augmenté que de deux sièges pour passer à sept, alors que le ministre sortant de la Défense aurait dû être tout en haut de l’affiche. Le parti HaBayit HaYehudi de Bennett est en hausse, mais de seulement trois sièges, passant de huit actuellement à 11.

Avec le départ de Liberman, Netanyahu fait face à un dilemme aigu : capituler devant l’ultimatum de Bennett et le nommer ministre de la Défense, ou encore convoquer des élections.

Il est beaucoup trop habile et expérimenté en politique pour se reposer sur ses lauriers, même en ce qui concerne les chiffres peu fiables des sondages instantanés ou les protestations de centaines d’Israéliens en colère. La même enquête a révélé que 74 % des Israéliens étaient insatisfaits (contre 17 % satisfaits) de la manière dont il avait géré la dernière crise à Gaza. Mais il sait que sa position reste extrêmement forte et qu’il n’y a actuellement aucun politicien qui représente une menace crédible pour lui.

Il est peut-être un peu plus préoccupé par une deuxième question posée par les sondeurs, qui portait sur la façon dont les Israéliens voteraient si l’ancien chef de cabinet Benny Gantz entrait en politique à la tête d’un nouveau parti, comme on le suppose de plus en plus.

Le parti inexistant de Gantz remporterait 15 sièges, selon l’enquête, et ramènerait le Likud à 24, une chute très inquiétante. Mais les anciens chefs d’état-major sont régulièrement très populaires avant d’entrer en politique, et invariablement beaucoup moins dès qu’ils commencent à faire des discours politiques.

Ce qui compte vraiment pour Israël et pour les Israéliens, alors que deux jours de quasi-guerre ont fait place mercredi à des démissions politiques, des revendications et des controverses, est de déterminer si Netanyahu a réellement de bonnes et concrètes raisons pour avoir statué tard mardi après-midi que nous avions plus à perdre qu’à gagner en poursuivant ce conflit.

Dans ce contexte, il convient de noter que, de l’avis général, l’appareil de sécurité n’a pas fait pression énergiquement en faveur d’une opération plus vaste à Gaza.

La réalité quotidienne est de plus en plus difficile pour le sud d’Israël, le Hamas étant non seulement prêt et capable, mais aussi manifestement disposé à faire pleuvoir des roquettes et à forcer un grand nombre d’Israéliens à s’abriter dans des abris anti-aériens au moment de leur choix. Et de ponctuer ses attaques par de plus petits tirs de roquettes, d’importantes émeutes sur la frontière et des incendies criminels dans les villes, les villages et les champs du sud.

Si le Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense trouve un moyen de changer cette sinistre réalité, il n’aura rien à craindre sur le plan politique.

Ils ne sont peut-être pas très contents de Netanyahu en ce moment, mais c’est toujours vers lui que les Israéliens se tournent pour trouver une solution pour Gaza. La nature de cette solution, après une nouvelle série de violences douloureuses et infructueuses avec les terroristes de Gaza, reste cependant aussi difficile à discerner que jamais.

 

 

L’AP FURIEUSE FACE À L’ENTRÉE DES LIQUIDITÉS DU « GANGSTER » QATARI À GAZA

Times of Israel, 11 nov., 2018

De longues files de Palestiniens se sont formées vendredi à Gaza pour toucher des arriérés de salaire ou des aides financés par le Qatar, dans un nouvel effort visant à dissiper les tensions dans et autour du territoire soumis à d’importantes restrictions. L’Autorité palestinienne a pour sa part critiqué l’envoyé – qui a amené l’argent dans des valises – le qualifiant de « gangster » et de « trafiquant ».

Au total, ce sont 90 millions de dollars qataris qui doivent être distribués en six mensualités de 15 millions, selon les autorités, principalement pour payer au moins partiellement les fonctionnaires du groupe terroriste islamiste au pouvoir dans l’enclave.

Des dizaines de Palestiniens se sont en effet pressés dans la matinée devant les guichets des bureaux de poste, exceptionnellement ouverts vendredi et samedi, exhibant ensuite plusieurs billets de cent dollars après plusieurs mois de paiements sporadiques des salaires dans la bande assiégée.

« Je suis venu chercher 400 dollars, au titre de mon salaire de juillet », dit Fadi Abou Safia, fonctionnaire de 35 ans, au principal bureau de poste de Gaza City.

Mohamed Abed al-Hadi, 27 ans, est venu, lui, collecter 700 shekels versés aux Palestiniens blessés dans les violences des derniers mois, « une belle somme au vu des conditions dans lesquelles nous vivons ».

Depuis des mois, des dizaines de milliers de fonctionnaires ne sont plus payés que sporadiquement, ajoutant aux tensions dans l’enclave palestinienne éprouvée par les guerres, les restrictions israéliennes et égyptiennes, la pauvreté et les pénuries.

L’argent est entré dans l’enclave palestinienne via Israël dans la soirée de jeudi, amené par l’envoyé du Qatar à Gaza, Mohammad al-Emadi, selon une source gouvernementale dans la bande.

Le Qatar a également fait savoir qu’il verserait 100 dollars à chacune des 50 000 familles pauvres de Gaza, ainsi que des sommes plus importantes aux Palestiniens blessés dans des affrontements le long de la frontière avec Israël.

Cette opération de transfert de fonds autorisée par Israël entrerait dans le cadre d’un accord qui verrait le Hamas, à court de liquidités, mettre un terme à des mois de manifestations violentes à la frontière e échange d’un allègement d’une partie du blocus imposé par Israël à Gaza.

Israël et l’Egypte ont largement fermé leurs frontières avec Gaza après que le Hamas, un groupe terroriste islamiste violent qui cherche à détruire Israël, a pris le contrôle de l’enclave, qui se trouvait alors aux mains de l’Autorité palestinienne, lors d’un coup d’Etat. Les deux pays affirment qu’il est nécessaire d’empêcher le trafic d’armes vers et depuis la bande.

Malgré l’accord, il y a encore eu des manifestations vendredi le long de la frontière, même si elles ont été plus modestes que ces dernières semaines.

Des centaines de Palestiniens se sont rassemblés en différents points, mais pour la majorité à relative distance de la barrière gardée par les snipers israéliens, et les affrontements ont été limités, ont constaté des journalistes de l’AFP et des témoins.

Singulièrement, un convoi diplomatique qatari approchant les manifestants à l’est de la ville de Gaza a essuyé des jets de pierres et a rapidement rebroussé chemin.

Selon des informations, les Palestiniens ont également lancé des dispositifs explosifs aux soldats israéliens et deux hommes ont tenté d’ouvrir une brèche dans la frontière. L’armée a répond par des gaz lacrymogènes et des moyens de dispersion d’émeutes. Le mouvement de protestation a fait, du côté palestinien, au moins un mort et 37 blessés, a annoncé le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.

L’entreprise d’apaisement fait grincer des dents de part et d’autre, notamment du côté de l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.

Ahmed Majdalani, haut-responsable de l’Organisation de libération de la Palestine, en Cisjordanie, s’est fait l’écho de cette colère.

Ce qu’a fait l’ambassadeur du Qatar, « trafiquant de l’argent » à Gaza dans des valises, s’apparente à des « agissements de gangster », a dit Ahmed Majdalani à l’AFP.

« L’OLP n’a pas souscrit à l’accord qui a aidé au transfert de cet argent au bénéfice du Hamas de cette façon », a-t-il ajouté.

Interlocutrice palestinienne historiquement reconnue de la communauté internationale, l’Autorité se juge court-circuitée et redoute une reconnaissance de fait et la pérennisation du contrôle du Hamas sur Gaza.

Un tel accord ne peut que nuire aux initiatives égyptiennes de réconciliation entre le Hamas et l’AP et il est susceptible d’aider le groupe terroriste à consolider son contrôle sur Gaza, a déploré Majdalani.

Même si Israël a donné son feu vert à l’entrée des fonds au sein de l’enclave côtière, le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a lui aussi critiqué cette initiative.

« C’est une capitulation devant le terrorisme et en effet, Israël achète un calme à court-terme avec de l’argent tout en sapant gravement la sécurité à long-terme », a-t-il commenté, des propos repris vendredi par le Yediot Aharonot.

Dans un autre accord approuvé par Israël, le Qatar a commencé à acheter du carburant supplémentaire à destination de la seule centrale électrique de Gaza, permettant une réduction de la pénurie à un niveau jamais connu au cours de ces dernières années.

L’Egypte et les Nations Unies mènent des négociations indirectes pour conclure une trêve à long-terme entre le Hamas et Israël. Le groupe terroriste a combattu trois guerres contre l’Etat juif depuis 2008.

Faisant la tournée des manifestations qui ont eu lieu vendredi, le leader du Hamas, Yahya Sinwar, a nié qu’un accord avait été passé avec Israël mais il a indiqué que le groupe oeuvrait avec l’ONU, l’Egypte et le Qatar à mettre un terme au blocus.

Des affrontements meurtriers ont accompagné le mouvement de protestation majeur le long de la frontière entre Israël et Gaza qui a commencé le 30 mars, faisant naître par moment la crainte d’une nouvelle guerre ouverte entre l’Etat juif et le Hamas.

Israël accuse le Hamas, qui a juré la destruction d’Israël, d’avoir orchestré les manifestations et de les utiliser comme couverture pour commettre des attentats contre les soldats stationnés à la frontière.

 

 

UN ACCORD DE CESSEZ-LE-FEU A ÉTÉ CONCLU ENTRE

ISRAËL ET GAZA, RETOUR À LA NORMALE

I24, 13 nov., 2018

Un accord de cessez-le-feu a été conclu entre Israël et les factions palestiniennes à Gaza, mardi après-midi, sous l’égide de l’Egypte.

“Les efforts de l’Egypte ont permis d’aboutir à un cessez-le-feu (…) et la résistance le respectera aussi longtemps que l’ennemi sioniste le respectera”, ont annoncé dans l’après-midi les factions palestiniennes dans un communiqué conjoint.

Alors qu’Israël avait indiqué suspendre ses pourparlers avec la médiation égyptienne et l’ONU sur un accord de trêve avec le Hamas, la délégation egypto-onusienne a indiqué qu’elle se rendrait dans la bande de Gaza et dans l’Etat hébreu mercredi.

En Egypte, intermédiaire historique à Gaza, le ministère des Affaires étrangères a appelé Israël, dans un communiqué après cette annonce, à “cesser immédiatement toutes les formes d’actions militaires”.

Selon une source diplomatique ayant eu connaissance de l’accord, Israël et le Hamas se sont engagés à retourner “aux dispositions de l’accord de 2014”, après la guerre meurtrière qui les avait opposés durant l’été de cette année-là.

Cette source a cependant souligné que la situation restait “très précaire” et pouvait exploser “de nouveau”.

Les habitants du sud du pays ont protesté mardi soir contre l’accord de cessez-le-feu.

Tout au long de la journée de mardi, les tirs de roquettes palestiniennes et les frappes israéliennes de représailles se sont poursuivis sans interruption.

Israël a riposté à l’envoi de plus de 460 roquettes et frappé plus de 160 positions terroristes dans l’enclave côtière, a annoncé l’armée.

Des dizaines de milliers d’habitants des localités du sud d’Israël ont passé la nuit de lundi à mardi au rythme ininterrompu des sirènes les précipitant vers les abris ou les y maintenant.

Des dizaines d’Israéliens ont été légèrement blessés, essentiellement par des éclats, ont rapporté les secours.

La plupart des roquettes envoyées depuis la bande de Gaza sont tombées dans des zones inhabitées, a indiqué l’armée. Cependant, plusieurs bâtiments ont été directement touchés, dont l’un à Ashkelon.

Peu après l’annonce du cessez-le-feu, le Koweït et la Bolivie ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU mardi pour discuter des violences, selon des diplomates.

 

LE HAMAS NE CHANGERA JAMAIS. IL FAUDRA

LE VAINCRE, TÔT OU TARD

David Horovitz

Times of Israel, 12 nov., 2018

En l’espace de deux heures, depuis 16h30, lundi après-midi, le Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza ont tiré plus de 200 roquettes sur le sud d’Israël.

La salve a été si intense qu’il a fallu attendre de longues minutes avant qu’un jeune soldat israélien, âgé de 19 ans et grièvement blessé par un missile anti-char tiré sur un bus près de la frontière, puisse être évacué en toute sécurité vers un hôpital.

À la tombée de la nuit, les tirs de roquettes ont continué – et ont pénétré plus loin sur le territoire israélien. Les sirènes d’alarme ont retenti à Ashkelon; une maison a été touchée de plein fouet. Le maire de Beer Sheva a ordonné l’ouverture des abris anti-bombes de la ville au moment où des roquettes ont commencé à tomber près de sa municipalité. Dans la ville frontalière de Sdérot, prise pour cible elle aussi comme si souvent par le passé, un habitant s’est plaint lundi après-midi dans une interview à la radio militaire : “C’est une vraie zone de guerre ici.”

L’incident à l’origine de cette dernière escalade s’est produit tard dans la journée de dimanche. Une unité des forces spéciales de l’armée israélienne participant à une opération d’infiltration à Gaza (dont les détails restent sous censure militaire) a apparemment été repérée et attaquée. Un officier supérieur israélien a été tué; ainsi que sept membres du Hamas et d’autres groupes terroristes.

Immédiatement après cet incident, le Hamas a tiré plusieurs roquettes sur Israël, dont certaines ont été interceptées par le système de défense antimissile Dôme de fer. Mais l’espoir d’une fin des tensions a été brisé par la pluie de roquettes tirées par les terroristes de Gaza depuis lundi après-midi.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a sans nul doute cherché à éviter que cela ne dégénère en conflit plus profond, comme en 2014. Les autorités sécuritaires israéliennes ont également fait des efforts pour éviter une nouvelle série de combats. Israël a même autorisé le transfert vers Gaza de 15 millions de dollars en espèces en provenance du Qatar au cours du week-end pour soulager la pression économique sur l’enclave. Une décision prise en toute connaissance de cause : l’afflux de ces fonds pouvait permettre au Hamas de libérer d’autres ressources afin de se consacrer à son objectif premier – détruire Israël.

Depuis sa féroce prise de pouvoir à Gaza en 2007, le Hamas, un groupe terroriste islamiste, a consacré toutes ses ressources à la construction de roquettes, au creusement de tunnels et à la préparation de ballons et d’autres dispositifs incendiaires utilisables contre Israël. Depuis huit mois, il encourage par ailleurs les émeutes violentes de la “Marche du retour” à la frontière avec Israël. Des heurts qui permettent aux émeutiers de poser des bombes près de la clôture, et parfois, de franchir la frontière. Le but de ce mouvement est dans son nom : le Hamas veut pousser des millions de Palestiniens à un “retour” en Israël, afin d’écraser le seul État à majorité juive dans le monde.

Israël, il faut le répéter, ne dispose d’aucune présence militaire dans la bande de Gaza, une zone prise à l’Égypte lors de la Guerre de 1967. L’armée israélienne a quitté Gaza et déraciné les 7 à 8 000 civils juifs qui y vivaient dans des implantations en 2005. Mais une bande de Gaza exempte de juifs ne suffit pas au Hamas. Il veut toutes les terres de la mer Méditerranée au Jourdain.

Les émeutes, les tunnels et les tirs de roquettes s’apparentent à du chantage. Le Hamas promet que si Israël ne met pas fin au blocus sécuritaire qu’il maintient à Gaza, les Israéliens devront continuer à subir des attaques à la roquette et au mortier, à craindre la menace de tunnels terroristes transfrontaliers, à redouter les ballons incendiaires qui brûlent leurs champs.

Mais si Israël lève le blocus sécuritaire, le Hamas en profitera pour importer davantage d’armes afin de causer encore plus de dégâts. Nécessairement.

Malgré des affrontements réguliers depuis la guerre de 2014, Israël s’est efforcé d’éviter les pertes humaines et les dégâts qu’un conflit plus important aurait causés.

Israël sait aussi que “vaincre le Hamas” peut sembler simple, mais est en réalité extrêmement complexe. Le défi militaire est profond, bien qu’il ne soit absolument pas impossible à relever pour les forces militaires israéliennes. Mais Israël ne veut pas reconquérir Gaza et devenir responsable de deux millions de Palestiniens hostiles.

Pourtant, le Hamas ne s’arrêtera pas et ne changera pas.

Tôt ou tard, il devra être vaincu. Dans la bataille entre un État souverain qui est obligé d’assurer la sécurité de ses citoyens et une organisation terroriste cynique et impitoyable, soutenue par l’Iran et vouée à la destruction d’Israël, il ne peut et ne doit y avoir qu’un seul gagnant.

 

Actualité 

 

JUIFS REFOULÉS EN 1939: TRUDEAU PRÉSENTE DES EXCUSES OFFICIELLES

Le Soleil, 7 nov., 2018

«En 1939, le Canada a refusé 907 réfugiés juifs perçus comme indignes d’avoir un foyer ou notre aide, a-t-il dit aux Communes dans une déclaration solennelle. Je présente en direct les excuses officielles du gouvernement du Canada aux passagers du MS Saint-Louis et à leur famille pour cette injustice.»

Le MS Saint-Louis avait quitté l’Allemagne avec plus de 900 juifs qui fuyaient le régime nazi, dans l’espoir de trouver refuge à Cuba, d’abord, puis aux États-Unis, mais ces deux pays ont refusé d’accueillir le navire dans leurs ports. Alors que le paquebot s’approchait de Halifax, des Canadiens ont tenté de convaincre le gouvernement libéral de Mackenzie King d’accepter leur demande d’asile; les responsables fédéraux ont refusé.

Quatre pays d’Europe – le Royaume-Uni, la Belgique, la France et les Pays-Bas – ont finalement accepté de les accueillir, et la plupart des passagers se sont dispersés sur le continent. Mais l’année suivante, lorsque les nazis ont envahi la Belgique, la France et les Pays-Bas, 254 des passagers du MS Saint-Louis ont été tués.

Près de 80 ans plus tard, le premier ministre Trudeau a offert «des excuses attendues depuis trop longtemps aux réfugiés juifs que le Canada a refusés».

«Alors que nous nous battions pour la démocratie à l’étranger, nous étions en train d’abandonner les victimes d’Hitler chez nous, a-t-il dit. Ce que nous étions prêts à faire là-bas, nous n’étions pas prêts à le faire chez nous.

«J’espère sincèrement qu’en présentant ces excuses, nous pourrons mettre en lumière ce douloureux chapitre de notre histoire et nous assurer de ne jamais oublier ses leçons, a souhaité le premier ministre. L’antisémitisme, la xénophobie et la haine n’ont pas leur place dans notre pays ni ailleurs dans le monde.

«Nous devrions avoir honte de l’histoire du Saint-Louis et du mauvais traitement qu’ont subi les juifs avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, a soutenu M. Trudeau. Lorsque le Canada a choisi de tourner le dos aux réfugiés il y a plus de 70 ans, le gouvernement n’a pas seulement omis d’aider les plus vulnérables : il nous a tous nui.

«Il y a plus de 70 ans, le Canada vous a tourné le dos. Mais aujourd’hui, les Canadiens font le serment que maintenant et pour toujours : «Plus jamais»», a conclu le premier ministre en s’adressant à la communauté juive.

Il y aura 80 ans en fin de semaine, les nazis amorçaient un peu partout en Allemagne la tristement célèbre «nuit de cristal», un vaste «pogrom» contre les juifs qui est considéré comme précurseur de la Shoah. Selon M. Trudeau, de tous les pays alliés, c’est le Canada qui a accueilli le moins de juifs entre 1933 et 1945. Et parmi ceux qui ont été admis au Canada, quelque 7000 ont été détenus comme prisonniers de guerre, aux côtés d’Allemands capturés sur les champs de bataille, a déclaré le premier ministre.

Judith Steel se souvient qu’elle tenait la main de son père lorsqu’elle a senti quelqu’un d’autre lui prendre la main; ce geste l’a sauvée du train qui conduira le lendemain ses parents dans le camp de concentration nazi d’Auschwitz, où ils sont morts. C’est précisément ce cruel destin que ses parents espéraient éviter lorsqu’ils avaient embarqué sur le Saint-Louis en 1939. Présente à Ottawa mercredi, Judith Steel a estimé que ces excuses «enlèveront de ses épaules une partie de cette lourdeur».

Cela fait des mois que les excuses du gouvernement canadien sont soigneusement planifiées, mais la mort par balle de onze fidèles dans une synagogue de Pittsburgh, il y a près de deux semaines, donne une signification toute particulière au geste. «Le drame du Saint-Louis était alimenté par l’intolérance et la haine, qui dressent à nouveau leur tête hideuse», a estimé une autre survivante, Eva Wiener, aujourd’hui âgée de 80 ans.

Le premier ministre a d’ailleurs évoqué l’attentat de Pittsburgh dans ses excuses mercredi : «Les récents attentats visant la communauté juive témoignent du travail qu’il nous reste à faire. Nous devons toujours nous dresser contre les attitudes xénophobes et antisémites et contre la haine sous toutes ses formes.»

Les chiffres les plus récents de Statistique Canada révèlent qu’en 2016, c’est la communauté juive qui était la cible la plus fréquente des crimes haineux visant une religion.

Steve McDonald, directeur des politiques au Centre consultatif des relations juives et israéliennes, espérait la semaine dernière que ces excuses ouvriraient un débat sur «ce que nous pouvons tous faire pour lutter contre l’antisémitisme – indépendamment de notre passé -, et en particulier sur ce que le gouvernement et les élus peuvent faire».

«L’antisémitisme vise directement les juifs, mais il ne concerne pas que les juifs et ce n’est pas un problème juif.»

L’histoire du Saint-Louis a suscité un regain d’intérêt l’année dernière lorsque des photos et des récits de victimes ont été diffusés sur les médias sociaux après la décision du président des États-Unis, Donald Trump, de fermer les portes à des immigrants et des réfugiés de certains pays.

 

L’ALLEMAGNE COMMÉMORE LA « NUIT DE CRISTAL » ET CRAINT UN REGAIN D’ANTISÉMITISME

Times of Israel, Nov. 9, 2018

L’Allemagne commémore vendredi, 80 ans après, la « Nuit de cristal », ces pogroms, meurtres, arrestations et saccages annonciateurs de l’extermination des Juifs, dans un contexte de crainte d’un regain d’antisémitisme.

Les dirigeants allemands ont mis en garde vendredi contre la résurgence de l’ »antisémitisme préoccupant » et l’essor de l’extrême droite.

« L’Etat doit agir de manière conséquente contre l’exclusion, l’antisémitisme, le racisme et l’extrémisme de droite », a jugé la chancelière Angela Merkel lors d’un discours dans la plus grande synagogue d’Allemagne, à Berlin.

La dirigeante, tout de noir vêtue, a montré du doigt ceux qui « réagissent par des réponses prétendument simples aux difficultés » de l’époque actuelle, une référence à l’essor des populismes et de l’extrême droite en Allemagne comme en Europe.

Dans ce lieu de culte profané par les nazis il y a 80 ans jour pour jour, le président du Conseil central des Juifs, Josef Schuster est allé encore plus loin en invectivant le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui siège depuis un an au Bundestag, qualifiant ses membres d’ »incendiaires moraux ».

Certains cadres de ce parti ont tenu des propos polémiques sur l’Holocauste et le devoir de mémoire en Allemagne. Ils tiennent aussi un discours islamophobe visant essentiellement les centaines de milliers de demandeurs d’asile arrivés dans le pays depuis 2015.

  1. Schuster a ainsi qualifié de « honte pour notre pays » les agressions commises contre les juifs mais aussi contre les réfugiés musulmans.

Quelques minutes plus tôt, lors d’une cérémonie à la chambre des députés, le président allemand Frank-Walter Steinmeier avait  dénoncé l’émergence en Europe d’un « nouveau nationalisme » nostalgique, selon lui, d’ »un vieux monde parfait qui n’a en réalité jamais existé ».

« Nous sentons dans notre société (…) que les fossés se creusent », a mis en garde devant la chambre des députés le président de la République allemande, Frank-Walter Steinmeier.

Le chef de l’Etat a fustigé devant les députés, dont ceux du parti d’extrême droite AfD, le « langage de la haine » qui cherche des « boucs émissaires » parmi les migrants, accueillis en nombre en Allemagne depuis 2015, et les musulmans.

Des mots lourds de sens 80 ans après, là aussi jour pour jour, les saccages par les nazis de milliers de synagogues et commerces tenus par des Juifs en Allemagne et en Autriche.

« Je tenais la main de mon père. J’ai vu la synagogue en feu et j’ai demandé ‘Pourquoi les pompiers ne viennent pas ?’ Je n’ai pas eu de réponse », a témoigné de cette nuit Charlotte Knobloch, ancienne présidente du Conseil central des juifs d’Allemagne, à l’antenne de la ZDF.

Plus de 1 400 lieux de culte incendiés dans toute l’Allemagne, des magasins tenus par des Juifs saccagés et pillés, au moins 91 personnes tuées et des milliers déportées : pour les historiens, ce qui s’est passé en Allemagne et en Autriche les 9 et 10 novembre 1938 marque le passage de la discrimination des juifs à leur persécution puis leur extermination par les nazis.

La propagande affirme alors qu’il s’agit d’une éruption de violence spontanée après le meurtre d’un diplomate à Paris. Mais elle a en réalité été planifiée au plus haut niveau de la hiérarchie nazie.

Le signal a été donné par Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, et les destructions exécutées par des SS, SA, Jeunesses hitlériennes. La « Nuit de cristal » ou Nuit du « verre brisé » diffère ainsi des pogroms en Europe de l’est au XIXe siècle.

Cette commémoration, qui se télescope avec le centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale et de la fin de l’Empire allemand, intervient dans un contexte trouble en Allemagne.

Il y a tout juste un an entrait au Bundestag une formation d’extrême droite, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD). Et en août, la ville de Chemnitz (ex-Allemagne de l’Est) était le théâtre de manifestations et violences xénophobes.

« Aujourd’hui, nous voyons à nouveau la violence dans les rues », s’alarme auprès de l’AFP Felix Klein, commissaire du gouvernement contre l’antisémitisme, qui s’inquiète de la « radicalisation des discours en Allemagne ».

Le président français Emmanuel Macron s’est lui dit « frappé » le 31 octobre par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe, « divisée par les peurs, le repli nationaliste », et celle des années 1930.

« Regardez comme en cinq ans la situation a évolué en Turquie, au Brésil, aux Etats-Unis, en Syrie et même ici en Allemagne, avec Chemnitz », abonde Uwe Neumärker, directeur de la Fondation en mémoire des Juifs d’Europe assassinés.

Il est un des concepteurs d’une exposition consacrée à la « Nuit de cristal » au musée berlinois Topographie de la Terreur, situé sur l’ancien site de la Gestapo et de la SS.

« En novembre 2018, nous ne sommes pas au bord du précipice d’une autre Nuit de Cristal, mais il est de notre devoir d’empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent », met aussi en garde le Congrès juif mondial.

De nombreux Allemands commémorent cette Nuit en polissant ou en déposant des fleurs sur les « Stolpersteine« , des milliers de petites plaques de laiton incrustées entre les pavés pour identifier les victimes et leur adresse.

En 2017, des plaques avaient été volées, alimentant la crainte d’une résurgence de l’antisémitisme, une réalité infamante pour un pays dont l’identité s’est bâtie sur la repentance pour l’Holocauste.

Une forme d’antisémitisme nouvelle pour l’Allemagne fait en effet régulièrement les gros titres, celui prêté à de nombreux migrants arabo-musulmans qui ont afflué depuis 2015.

Mais l’essor de l’extrême droite allemande a aussi remis au premier plan un antisémitisme national. L’AfD a multiplié les polémiques liées au nazisme, jugeant en particulier que l’Allemagne devait cesser son repentir pour l’extermination des juifs. Des militants d’extrême droite voulaient manifester vendredi à Berlin mais le rassemblement a été interdit.

L’inquiétude ne cesse donc de grandir au sein de la communauté juive allemande, forte d’environ 200 000 personnes.

Le nombre de crimes et délits à caractère antisémite est resté néanmoins stable dans les statistiques de police, avec environ 1.400 cas recensés chaque année depuis 2015. Plus de 90 % des affaires sont attribuées à l’extrême droite.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

MEDIA-OCRITY OF THE WEEK: “Is Trump Driving the U.S. Toward the Brink of Fascism?” — ““Make America Great Again” is the ultimate fascist statement. It promises to restore what’s lost and panders to the urge for enemies to blame…Adolf Hitler capitalized on those fears by appealing to nationalism, bigotry and suspicion of “the others,” in that case primarily, Jews…Like Hitler, Mr. Trump promises an economic miracle that will restore the good-paying jobs and the hope that aggrieved Americans have lost. He proclaims himself a nationalist, a thinly-veiled synonym for racist, and fabricates scapegoats, in this case migrants, minorities, Muslims and political adversaries. Second, in a fascist state, institutions that stand in the way of authoritarianism are undermined. Science and experts are rejected in favour of the all-knowing demagogue. Critical thinking is discarded in favour of simplistic solutions delivered in simplistic language. Nationalism replaces multilateralism.” — Douglas Frantz. (Globe & Mail, Nov. 2, 2018)

On Topic Links

After Midterm Campaign Marred by anti-Semitism, US Jews Divided as Ever: Ben Sales, Times of Israel, Nov. 6, 2018

BDS Debates Rage on College Campuses: Alexander Joffe, Algemeiner, Nov. 2, 2018

Will Clinton, Schumer, Booker Finally Condemn Farrakhan?: Shmuley Boteach, Jeruslaem Post, Nov. 5, 2018

Terrified Jew Chased and Attacked in Jerusalem: Jerusalem Online, Nov. 5, 2018

 

WEEKLY QUOTES 

“Tremendous success tonight. Thank you to all!” — US President Donald Trump. Widely viewed as a referendum on Trump’s presidency, Tuesday’s midterm results offered a split decision that revealed deep tensions in the American electorate. Trump stayed quiet for much of election night as Republicans maintained their hold on the Senate and Democrats were on track to claim the House — a shift all but certain to redefine his presidency. (Times of Israel, Nov. 7, 2018)

“The Blue Wave that would have shaken President Trump’s authority and legitimized the frenzied assault on him by the Democrats and their national media echo chamber did not happen, as the president gained several Senate seats to secure his judicial nominations and authority in foreign policy. He also had the pleasure of seeing off the last of the vocal Never Trumpers in his own party and now exercises more control over the Republicans than has any previous leader of that party since Ronald Reagan, if not Dwight D. Eisenhower. The Democrats can certainly celebrate their narrow takeover of the House of Representatives, but they will have to sort out the problems between the Trump-hating Resistance and those who want to work in the system…It is the final bust of any attempt to pretend that Donald Trump isn’t a real president, even as it wears out his effort to drain the swamp whose denizens, in both parties, he ran against.” — Conrad Black. (National Post, Nov. 7, 2018) 

“We know Israel is a democratic state in a dangerous neighbourhood. And… we fully support Israel’s right to defend itself against aggression – whether it is from Iran or from terrorist groups such as Hamas.”— Canada’s Foreign Minister Chrystia Freeland, on the second day of her official visit to Israel as part of a Middle East tour. Freeland met with Prime Minister Netanyahu in Jerusalem, where she called Canada’s support of Israel’s security “unwavering” and “ironclad.” “We support Israel’s right to live in peace, and we are committed to a comprehensive, just and lasting peace in the Middle East.” Freeland began her remarks to Netanyahu by paying tribute to the victims of the synagogue massacre in Pittsburgh on Oct. 27, calling the incident “a reminder to all of us that our shared objectives – peace, security, and acceptance – are fragile works in progress and we must continue to work together to combat hate and prejudice.” (CJN, Nov. 2, 2018)

“This day is a historic day. This is the day on which the United States, led by President Trump, imposed the most severe sanctions on Iran, the most severe sanctions imposed on Iran since the beginning of the effort to stop its aggression.” — Prime Minister Benjamin Netanyahu. The reinstatement of Iranian sanctions is a great day for Israel and its future, Netanyahu said as he lauded in particular the Trump Administration’s decision to include the Belgium based SWIFT financial messaging service in its economic war with Tehran. In light of that decision, SWIFT said it is suspending some unspecified Iranian banks’ access to its messaging system in the interest of the stability and integrity of the global financial system. “Iran is the greatest threat to Israel, the Middle East and to world peace. You know that for many years I have devoted my time and energy to the war against the Iranian threat. In this matter I went almost against the whole world. Today we see the results of this long and continuous struggle,” said the Prime Minister. (Jerusalem Post, Nov. 5, 2018)

“I promise you that doing business with Iran in defiance of our sanctions will ultimately be a much more painful business decision than pulling out of Iran.” — Mike Pompeo. Speaking hours after sweeping new sanctions went into force, Pompeo, the US secretary of state, warned businesses not to use a special channel being set up by the EU to allow ongoing trade with Tehran. The UK, France, Germany and the EU are eager to see businesses continuing to deal with Iran, believing that if Iran does not see economic benefits from the 2015 nuclear agreement it will scrap the deal and resume enriching uranium. European powers said they would push forward with a Special Purpose Vehicle (SPV), a financial mechanism designed to allow firms to get around American restrictions. The US sanctioned 700 Iranian people, businesses, aircraft, and ships in what it said was the “largest ever single-day action targeting Iran”. (Telegraph, Nov. 5, 2018)

“We are in an economic war situation. We are standing up to a bullying enemy…Yesterday, Saddam was in front us; today Trump is front of us. There is no difference. We must resist and win.” — Iranian President Rouhani, invoking Iran’s 1980s war with Iraqi dictator Saddam Hussein. Iranian state television broadcast video of air defense systems and anti-aircraft batteries in two-day military maneuvers underway across the country’s north. Iran is already in the grip of an economic crisis. Its national currency, the rial, now trades at 150,000 to one U.S. dollar; a year ago, it was about 40,500 to $1. The economic chaos sparked mass anti-government protests last year, resulting in nearly 5,000 reported arrests and at least 25 people being killed. Sporadic demonstrations still continue. (Washington Post, Nov. 5, 2018)

“I understand how the enemies have plotted against the Iranian people and I would like to stay alongside you to stop their plots.” — Nation of Islam leader Louis Farrakhan. Farrakhan led Iranians in the chant “Death to America” while on a solidarity visit to Iran, reported The Algemeiner. The visit came ahead of the re-imposition of U.S. sanctions against Iran scheduled to go into effect November 5. The event featuring Farrakhan was held on the 39th anniversary of the takeover of the U.S. embassy in Tehran in 1979. Farrakhan also led the crowd in the chant “Death to Israel.” He recently referred to Jews as the “synagogue of Satan” and “termites.” Referring to America as the “enemy,” Farrakhan declared in Iran, “America has never been a democracy.” Farrakhan ripped into America’s support for Saudi Arabia, Iran’s mortal enemy, declaring, “Satan [America] seeks to divide Muslims and wants them to kill each other, while God tells us in the Quran to be united.” Farrakhan railed against Israel, praised women’s rights in Iran and lauded the mandatory hijab rule in the Islamic Republic. (Clarion Project, Nov. 5, 2018)

“Anti-Semitism did not begin in 2016. It’s been going on for many centuries – about 25 centuries…And Donald Trump is not responsible for the anti-Semitism that has existed really in the United States in an increased fashion over the last couple of decades.” — Israeli ambassador to the United States, Ron Dermer. Jewish supporters of Trump — and especially Israeli officials — defended the president in the wake of the Pittsburgh synagogue massacre. They pointed to his condemnation of antisemitism following the tragedy. And Israeli Diaspora Affairs Minister Naftali Bennett, listing a litany of actions welcomed by the Israeli government, said that criticism of Trump following Pittsburgh was “unfair.” (Times of Israel, Nov. 6, 2018)

“My heart is broken for the families in Pittsburgh. It’s hard to even imagine such senselessness. As a Jew, an American and a human, I’m devastated. We are with you, Pittsburgh.” — New England Patriots receiver Julian Edelman, the day after the synagogue massacre. Edelman concluded his tweet with the word Tanchumim – condolences, spelled out in Hebrew. Following his team’s 31-17 victory over the Green Bay Packers, Edelman again expressed his support for the shooting victims, speaking to reporters in the Patriots’ locker room while wearing an Israeli baseball cap. (Jewish Press, Nov. 5, 2018)

Contents

 

SHORT TAKES 

MUSLIM WOMEN MAKE HISTORY WITH CONGRESSIONAL WINS (Washington) — For the first time in U.S. history, two Muslim women were elected to Congress during Tuesday’s midterm elections, Democrats Ilhan Omar of Minnesota and Rashida Tlaib of Michigan. Tlaib has voiced support for a one-state solution to the Israeli-Palestinian conflict, slashing US military aid to Israel and efforts to boycott the Jewish state. Omar, a Somalia-born activist, easily won the election for the Minneapolis-area congressional district being vacated by Rep. Keith Ellison. Though she once called Israel an “apartheid regime” that was guilty of “evil doings,” Omar has softened her tone recently, coming out against BDS and voicing support for a two-state solution. (Times of Israel, Nov. 7, 2018) 

ISRAEL THWARTED 480 PALESTINIAN TERROR ATTACKS IN PAST YEAR (Jerusalem) — Shin Bet Director Nadav Argaman said his agency’s thwarting of 480 substantial terror attacks in the last year was a big part of holding together a fragile quiet between Israel and the Palestinians. Argaman also referred to what appeared to be 590 potential lone wolf attacks that the Shin Bet had prevented and busting 219 Hamas cells. Despite the successes, Argaman said that 10 Israelis had been killed and 56 injured in terror attacks in 2018 as compared to 9 killed and 66 injured in 2017. Nine of the 10 Israelis killed in 2018 came from lone wolf attacks. (Jerusalem Post, Nov. 6, 2018)

ATTACK AT JOSEPH’S TOMB (Nablus) — Thousands of Jewish pilgrims flocked to the Tomb of Joseph in Nablus, Samaria, heavily escorted by security forces with the intention of praying there, but they were attacked by Palestinian protesters. The Palestinians threw stones and a Molotov cocktail at an Israel Defense Forces (IDF) vehicle that was charged with crowd dispersal, the military spokesman said. Inside the Tomb, the soldiers discovered two explosive devices, which were neutralized by the IDF bomb squad. No injuries were recorded. (Jerusalem Online, Nov. 7, 2018) 

BRAZIL’S BOLSONARO CONFIRMS EMBASSY MOVE TO JERUSALEM (Rio de Janeiro) — Brazil’s president-elect Jair Bolsonaro confirmed that he intends to move his country’s embassy from Tel Aviv to Jerusalem. Netanyahu enthusiastically welcomed the announcement: “I congratulate my friend, the president-elect of Brazil Jair Bolsonaro, for his intention to move the Brazilian embassy to Jerusalem. This is a historic, correct and moving step.” The embassy move squarely aligns Bolsonaro with US President Trump, and bolsters his image as a “Tropical Trump.” (Times of Israel, Nov. 2, 2018) 

CHINESE VP VISITS ISRAEL INNOVATION CONFERENCE (Tel Aviv) — Last week, Chinese VP Wang Qishan led a large delegation to Israel to comprise the Chinese side of the fourth China-Israel Innovation Committee conference. The delegation included Jack Ma, co-founder of the Alibaba Group, one of the world’s largest e-commerce companies. The event was designed to highlight Israel’s technological innovation in the areas of digital health, food and agriculture technologies, and cybersecurity.  The committee was established in 2014 to bolster Israel-China cooperation in several domains related to innovation cooperation and involves ministries and government agencies from both countries, as well as leading universities and research institutions. (BESA, Nov. 5, 2018)

PA PUNISHES THOSE THAT SELL HOUSES TO ISRAELIS (Jerusalem) — The Palestinian Authority is pressuring large clans in east Jerusalem to shun anyone selling houses and land to Jews in the eastern part of the city. Recently, the larger clans in east Jerusalem held gatherings where they threatened to banish anyone who sells buildings and lands to Jews. Those selling are risking death. The PA has released Issam Akel, a resident of Beit Hanina, who was held in custody at the Palestinian interrogations facility in Ramallah on suspicion of selling houses to Jews in the Old City of Jerusalem. Akel, who has U.S. citizenship, was released as a result of Israeli and U.S. pressure. (Jerusalem Online, Nov. 4, 2018)

PARIS POLICE PROBING ASSAULTS ON JEWISH TEENS AS HATE CRIMES (Paris) — Two Jewish teenagers were assaulted in separate incidents on the streets of Paris in what police are investigating as possible hate crimes. A male victim, 19, was attacked by three men in Paris’ 19th District after noticing that one of the assailants was trying to steal his wallet and computer from his bag. The incident involving a teenage girl occurred the previous day in Sarcelles, a suburb of Paris with a sizable Jewish community. She was hit forcefully in the back by a man who spoke Arabic to her. Separately, unidentified individuals wrote “Long live Palestine, Jews out” on a Paris synagogue. Worshipers discovered the graffiti on Saturday on the wall of a synagogue in Les Lilas, an eastern suburb of Paris. (JTA, Nov. 5, 2018)

BROOKLYN SYNAGOGUE ATTACKED AS JEWS PRAY INSIDE (New York) — A gang of some half a dozen teenagers attacked a small synagogue in the Williamsburg neighborhood towards the conclusion of the Sabbath. They hurled a metal pole through one of the glass windows of the lower-floor synagogue, shattering it. No physical injuries were reported in the attack. Last week a former Democratic volunteer on the Obama campaign broke into the historic Union Temple in Prospect Heights last week to draw a swastika on the door and “Kill All Jews” in the building’s stairwell. James Polite, age 26, was arrested this past Friday in connection with the incident. (Jewish Press, Nov. 5, 2018)

PROFESSOR: BDS PANEL AT U. OF MICHIGAN WAS AN ‘UNRELENTINGLY ANTI-ISRAEL PROPAGANDA FETE’ (Ann Arbor) — A professor at the University of Michigan said a recent panel hosted by the school on the BDS campaign was “a totally one-sided propaganda fete.” Victor Lieberman, who teaches a popular history course on the Arab-Israeli conflict, said he was one of some 70 people who attended last week’s “Teach-In Town Hall,” which was organized by U-M’s Center for Middle Eastern and North African Studies (CMENAS) after the university sanctioned a BDS-supporting professor who denied a letter of recommendation to a student who sought to study in Israel. CMENAS said the event would include a “decidedly pro-BDS” panel. (Algemeiner, Nov. 5, 2018) 

NYU STUDENT SENATE TO VOTE ON BDS MEASURE (New York) — A resolution calling on New York University to divest from companies that it says are associated with mistreating Palestinians was presented to the student government. The resolution was presented by three student senators who are affiliated with Students for Justice in Palestine and Jewish Voice for Peace. The resolution calls on the university to require General Electric, Caterpillar, and Lockheed Martin to cease their involvement “in the violation of Palestinian human rights and human rights globally,” and divestment from the companies if they do not comply. (Arutz Sheva, Nov. 5, 2018)

U.K. OPENS HATE-CRIME INQUIRY INTO ANTISEMITISM IN LABOUR (London) — After several months of scandal within Britain’s opposition Labour Party over its handling of antisemitism in its ranks, investigators in London said they have opened a criminal inquiry into accusations that some party members posted antisemitic threats online. Police said officers were looking into online posts by Labour members that amounted to more than just offensive comments. The online posts were part of a dossier of Facebook comments and other statements that included 45 cases of suspected antisemitism by Labour members. Four warranted a criminal investigation as hate crimes. (New York Times, Nov. 2, 2018)

GUNMEN IN EGYPT ATTACK BUS CARRYING CHRISTIANS (Cairo) — Gunmen said to be from I.S. opened fire on a bus carrying worshipers returning from a remote Coptic Christian monastery in upper Egypt, killing at least eight and wounding 13. Friday’s violence comes more than a year after a similar assault on Christian pilgrims traveling to the same monastery. In May 2017, gunmen attacked buses carrying worshipers, leaving at least 28 people dead. Since December 2017, the last major assault on Christians, there has been a relative lull in the targeting of the Coptic community. Since 2016, I.S. suicide bombers have targeted churches in Cairo, Alexandria and Tanta. Last month, an Egyptian military court sentenced to death 17 people convicted in those attacks. (Washington Post, Nov. 2, 2018)

BLASPHEMY CASE WOMAN IN PAKISTAN SEEKS CANADIAN ASSISTANCE (Islamabad) — The husband of a Pakistani Christian woman acquitted after spending eight years on death row on charges of blasphemy has appealed to Trump for refuge. Ashiq Masih, who is married to Asia Bibi, whose case has outraged Christians worldwide and been a source of division within Pakistan, also appealed to the UK and Canada for assistance. The Tehreek-e-Labaik (TLP) party blocked major roads in Pakistan’s biggest cities for three days, calling for the murder of the Supreme Court judges who acquitted Bibi. The TLP called off the protests late on Friday after striking a deal with the government. Bibi was convicted of blasphemy in 2010 for allegedly making derogatory remarks about Islam after neighbours objected to her drinking water from their glass because she was not Muslim. (CBC, Nov. 4, 2018)

I.S. MASS GRAVES MAY HOLD UP TO 12,000 BODIES (Baghdad) — More than 200 mass graves containing between 6,000 and 12,000 bodies have been found in Iraq from the time of I.S.’s three-year reign, U.N. investigators said. The 202 graves verified by investigators dot northern Iraq and are a “legacy of I.S.’s terror,” according to a report. The graves date from 2014 to 2017 when the terrorists ruled some of Iraq’s largest cities and towns. Several graves found in Iraq’s Salahuddin province contain the remains of victims of the 2014 Camp Speicher massacre, when the I.S. killed around 1,700 Iraqi security forces and army cadets. (National Post, Nov. 6, 2018)

IRAN ACCUSES ISRAEL OF LAUNCHING NEW CYBER ATTACK (Tehran) — Iran accused Israel of a new cyberattack on the Islamic Republic, the same day that sanctions were reimposed. This comes days after Iran said it had neutralized a new version of the Stuxnet virus. Telecommunication Minister Jahromi blamed Israel for the attack, saying it targeted Iran’s communications infrastructure and that Iran would sue for the cyberattack via international bodies. Iran also reportedly neutralized a potent new version of the Stuxnet virus, which in 2011 destroyed thousands of centrifuges which were involved in Iran’s nuclear program. While no country has acknowledged being behind the attack, it was believed to have been carried out by the US and Israel. (Jerusalem Post, Nov. 5, 2018)

FORMER NAZI SS CAMP GUARD GOES ON TRIAL (Muenster) — A 94-year-old former SS enlisted man went on trial in Germany, facing hundreds of counts of accessory to murder for alleged crimes committed during the years he served as a guard at the Nazis’ Stutthof concentration camp. Johann Rehbogen appeared alert as the presiding judge asked him questions. Rehbogen is accused of working as a guard at the camp east of Danzig, today the Polish city of Gdansk, from June 1942 to September 1944. There is no evidence linking him to a specific crime, but over 60,000 people were killed at Stutthof and prosecutors argue that as a guard, he was an accessory to at least hundreds of those deaths. Rehbogen, a former SS Sturmmann, does not deny serving in the camp during the war, but has told investigators he was unaware of the killings and did not participate in them. (Ynet, Nov. 7, 2018)

ELBIT WILL PROVIDE MARITIME UAS TO EU MARITIME SAFETY AGENCY (Haifa) — Elbit Systems announced it was awarded a framework contract to provide maritime Unmanned Aircraft System (UAS) patrol services to be provided by the European Maritime Safety Agency (EMSA) to countries in the EU. If fully ordered, the total contract value is €59 million (approximately $68 million). Elbit Systems will lease and operate its HermesTM 900 Maritime Patrol and its Ground Control Station. (Arutz Sheva, Nov. 1, 2018)

OCTOBER WAS BEST EVER MONTH FOR  TOURISM (Tel Aviv) — The Tourism Ministry said that more tourists had visited Israel in October than ever before, with a total of about 486,000 registered entries. This represents a 19% increase over April 2018 numbers, which held the previous record for entrances, and a 14% increase from October of last year. Tourists spent 2.5 billion shekels in October alone, adding to a total of 18 billion shekels that foreigners have spent in Israel since the beginning of the year. In a year-over-year comparison, 65% more Hungarians and 50% more Italians visited Israel in October, and the country saw a 40% increase of visitors from Poland, the Netherlands and Romania. The ministry spent an average of 47% more on marketing in these countries. (Jerusalem Post, Nov. 5, 2018) 

On Topic Links

After Midterm Campaign Marred by anti-Semitism, US Jews Divided as Ever: Ben Sales, Times of Israel, Nov. 6, 2018—Do American Jews agree on anything anymore? It seems like they have been asking the question for years — or at least since 2016. And in the campaign leading up to the 2018 midterm elections, divisions have become even more pronounced.

BDS Debates Rage on College Campuses: Alexander Joffe, Algemeiner, Nov. 2, 2018 —BDS news in October continued to be dominated by examples of institutions being subverted and manipulated by the BDS movement. Earlier this year, two University of Michigan instructors (one a teaching assistant and the other an assistant professor, John Cheney-Lippold) rescinded offers to write letters of recommendation upon discovering the students planned to study in Israel.

Will Clinton, Schumer, Booker Finally Condemn Farrakhan?: Shmuley Boteach, Jeruslaem Post, Nov. 5, 2018—We’ve spent the best part of a week in grief for 11 martyred Jews in Pittsburgh and largely hearing that they died because of Donald Trump. My good friend Bret Stephens, The New York Times Pulitzer-Prize winning columnist, wrote, “The blood that flowed in Pittsburgh is on [Trump’s] hands also.”

Terrified Jew Chased and Attacked in Jerusalem: Jerusalem Online, Nov. 5, 2018— Posted on Twitter a few days ago there are hundreds of Arabic speakers celebrating this brief video clip of a Jew, wearing his prayer shawl and tefillin, running for his life down a Jerusalem alley as Arabs throw things at him. He trips and loses his yarmulka as Arabs jeer.

NON, L’ANTISÉMITISME D’EXTRÊME DROITE N’EST PAS MORT

PITTSBURGH: LA PIRE ATTAQUE ANTISÉMITE AUX ÉTATS-UNIS

L’Express, 28 oct, 2018

Avec onze morts et six blessés, la tuerie de Pittsburgh, samedi, est la plus grave attaque antisémite de l’histoire récente des États-Unis. Le pape François dénonce ce dimanche un “acte inhumain de violence”. “J’exprime ma proximité à la ville de Pittsburgh, aux Etats-Unis, et en particulier à la communauté juive, touchée hier par un terrible attentat”, a-t-il dit après la prière.

Le tireur, identifié par les autorités comme étant Robert Bowers, a fait irruption peu avant 10 heures dans la synagogue Tree of Life (Arbre de Vie) de Pittsburgh, une grande ville de Pennsylvanie.Il a crié “Tous les Juifs doivent mourir”, selon des médias, et a commencé à tirer sur les fidèles réunis en ce jour du chabbat, le repos hebdomadaire juif, pour une cérémonie marquant la naissance d’un enfant.

Vingt minutes après le premier tir, Robert Bowers s’est rendu. Souffrant de multiples blessures, il a été placé en garde à vue et hospitalisé. Il sera poursuivi, entre autres, pour crime antisémite et sera passible de la peine de mort, a déclaré le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions.

La justice fédérale a peu après inculpé le tireur de 29 chefs d’accusation, dont 11 chefs d’utilisation d’une arme à feu pour commettre un meurtre et 11 chefs d’obstruction de l’exercice d’une religion ayant entraîné la mort.

“Le service était en cours quand on a entendu un grand bruit”, a raconté un membre de la congrégation, Stephen Weiss, 60 ans, au journal Tribune Review. “J’ai reconnu des tirs d’arme à feu”. Outre les 11 morts, six personnes ont été blessées, dont quatre parmi les forces de l’ordre. Aucun enfant n’a été tué. 

L’Anti-Defamation League (ADL), grande organisation américaine de lutte contre l’antisémitisme, a déclaré qu’il s’agissait “probablement” de “l’attaque contre la communauté juive la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis”. À son arrivée sur les lieux, la police a dû ouvrir le feu pour appréhender Bowers, qui disposait d’un fusil d’assaut et d’au moins trois armes de poing quand il est entré dans la synagogue, selon les autorités.

“La scène est terrible à l’intérieur”, a confié devant les caméras le directeur de la sécurité publique de Pittsburgh, Wendell Hissrich, visiblement très ému. “C’est l’une des pires scènes de crime sur laquelle je me sois rendu, et j’ai été sur des accidents d’avion”, a-t-il déclaré.

La congrégation Tree of Life a été fondée il y a 150 ans à Pittsburgh. La synagogue se situe dans le quartier de Squirrel Hill, où se trouve le coeur de l’importante communauté juive de cette ville de Pennsylvanie.

La liste des victimes est en outre connue. La plus âgée s’appelle Rose Mallinger, elle avait 97 ans. Elle a perdu la vie au côté de Sylvan et Bernice Simon, 86 et 84 ans, Melvin Wax, 88 ans, et Joyce Fienberg, 75 ans. Ces cinq victimes étaient nés pendant la Seconde guerre mondiale quand six millions de Juifs ont été exterminés en Europe.

Les plus jeunes victimes de cette fusillade sont des frères, David et Cecil Rosenthal, âgés de 54 et 59 ans. Richard Gottfried, 65 ans, Jerry Rabinowitz, 66 ans, Irving Younger, 69 ans et Daniel Stein, 71 ans, ont également été abattus par le tueur. Il y a également six blessés dont quatre membres des forces de l’ordre

Le FBI a indiqué que Bowers n’était pas connu jusqu’alors des services de police. Mais il est apparemment l’auteur d’une série de posts antisémites en ligne, notamment sur le site Gab.com, où des théories conspirationnistes s’affichent couramment. Le site annonce d’ailleurs ce dimanche sa fermeture temporaire.

Une citation en haut de la page de Bowers déclarait ainsi: “Les Juifs sont les enfants de Satan”, selon des captures d’écran de son compte, à présent suspendu, réalisées par le groupe SITE, qui surveille les mouvements extrémistes.

La tuerie de Pittsburgh a suscité de nombreuses réactions à l’étranger. Le Premier israélien Benjamin Netanyahu a déploré une attaque “antisémite horrible”. Berlin, Ottawa, Paris et l’ONU ont aussi condamné l’attentat.

 

 

TRUDEAU DÉNONCE UNE «ATTAQUE ANTISÉMITE HORRIBLE»

Agence France-Presse, 27 oct., 2018

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a qualifié d’«attaque antisémite horrible» la fusillade qui a fait plusieurs morts samedi dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie.

« Aujourd’hui, les Canadiens sont de tout cœur avec la communauté juive de Pittsburgh qui a subi une attaque antisémite horrible alors qu’elle priait. Puissent les familles des personnes tuées trouver du réconfort, et puissent les blessés se rétablir complètement et rapidement. » a déclaré M. Trudeau sur son compte Twitter.

«Nous devons faire front commun contre toute cette haine, cette intolérance, cet antisémitisme et cette violence», a souligné de son côté la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, se disant «horrifiée» par la fusillade.

 

 

L’ANTISÉMITISME N’EST PAS QU’ISLAMISTE

Jacques Benillouche

Octobre, 2018

Il n’y a pas de nouvel antisémitisme, c’est le même qui prend ses quartiers d’hiver pour réapparaître plus sournoisement à travers la critique du sionisme, de la politique israélienne et qui se pare de la défense du droit international au sein du mouvement BDS. Il est vrai qu’il se distingue de l’antisémitisme traditionnel fondé sur la haine du Juif, sur le principe que les Juifs sont une race inférieure, sur l’idée qu’ils sont à l’origine d’un complot juif mondial qui permet le contrôle économique du capitalisme. Mais les antisémites historiques ont été de tout temps issus de l’extrême-droite politique même s’ils sont à présent rejoints par l’extrême gauche raciste qui n’a pas démérité dans ce domaine et par les islamistes sanguinaires.

 Alors de nouvelles déductions sont établies ; puisque l’antisémitisme est la haine du Juif et qu’être juif c’est être sioniste donc il est facile d’être antisémite quand on est antisioniste. Et là est l’erreur de croire que tous les Juifs sont sionistes car la judéité n’établit pas forcément un lien avec l’État d’Israël. Beaucoup de Juifs ne s’identifient pas avec Israël pour des raisons qui leur sont propres et il faut noter que le sionisme n’était pas à l’origine une émanation religieuse mais issu d’idéologies nationalistes, voire marxistes. Les religieux, au début opposés à la création d’un État juif, l’ont rejoint tardivement. 

 Les Américains sont des spécialistes du paradoxe qui permet d’être à la fois sioniste et antisémite. Ainsi, le leader des ultra-conservateurs, Richard Spencer, se déclare comme un sioniste blanc : «empli d’un sentiment national et identitaire, et compte tenu de l’histoire et des épreuves du peuple Juif, vous devriez respecter quelqu’un comme moi, qui éprouve des sentiments d’appartenance identiques en tant que blanc. Je veux que nous ayons une patrie sûre pour nous et rien que pour nous. Juste comme vous voulez une patrie sûre pour Israël». Mais cela ne l’empêche pas d’affirmer par ailleurs que «les Juifs sont largement surreprésentés dans ce que l’on peut appeler l’establishment».

Mais ces antisémites croient partager avec Israël l’islamophobie en oubliant que 20% des Israéliens sont musulmans ou druzes. Enfin, la politique stricte menée à l’égard des migrants noirs, qui ont traversé la frontière égyptienne, leur sert de modèle. Israël ne peut effectivement intégrer tous les migrants érythréens et soudanais entrés illégalement et les encourage à quitter le pays avec un petit pactole.

Alors, le sionisme et l’antisémitisme coïncident ou se chevauchent. Malgré une distinction pourtant claire, il est devenu admis que la critique d’Israël est une forme d’antisémitisme. On ne peut que condamner les discours de haine et les crimes contre les Juifs, observés aux Etats-Unis et l’antisémitisme des partis politiques européens d’extrême-droite. L’antisémitisme d’extrême-droite n’a jamais disparu et il est même alimenté par des officines juives sous couvert de défense d’Israël. Des soi-disant défenseurs juifs de la communauté française s’affichent aux côtés d’une extrême-droite qui n’a jamais caché ses relents d’antisémitisme mais que l’on apprécie pour son attitude anti-arabe. Sous prétexte d’entendre un discours pro-israélien à l’Assemblée nationale, on adoube des militants qui n’ont qu’une hâte, casser ensuite du Juif. 

Gilles-William Goldnadel se veut intransigeant avec l’islam radical mais il montre beaucoup d’indulgence avec la droite antisémite : «Je ne vois pas pourquoi Marine Le Pen et Monsieur Mélenchon ne seraient pas invités au dîner du CRIF alors que Monsieur Hamon l’est». En fait il a fait part de ses inquiétudes quant à ce qu’il juge être une «hémiplégie intellectuelle et morale d’une partie du CRIF, extrêmement sévère envers le Front National et extrêmement indulgente envers l’extrême gauche». Mais il ne se rend pas compte qu’il dédiabolise ainsi ceux qui se sentent des alliés d’Israël uniquement par opportunisme.

On ne cesse de parler du nouvel antisémitisme qui est issu de l’opposition au sionisme et à l’État d’Israël et émanant simultanément de l’extrême gauche, de l’extrême droite et de l’islam fondamentaliste. Mais tous ces extrêmes n’ont rien innové et ils n’hésitent pas à recycler les anciens préjugés antisémites, jadis axés sur la religion, comme le rejet du Christ par les Juifs déicides, ou sur une prétendue race juive. En s’appuyant sur la critique d’Israël, ils banalisent la signification de la haine du Juif. Cet antisémitisme est un nouveau phénomène regroupant une coalition de gauchistes bruyamment opposés à la politique d’Israël et d’antisémites d’extrême-droite, partisans de la destruction d’Israël, qui ont été rejoints par des millions de Musulmans qui ne cachent plus leur haine d’Israël et des Juifs en général.

Le terme de Juif semble banni du vocabulaire de certains dirigeants politiques comme s’il exprimait une injure ou un soutien inavoué à Israël. Ainsi le président français Macron a publié : «Tristesse et pensées pour celles et ceux qui sont tombés à Pittsburgh lors de la fusillade. Nous sommes avec le peuple américain, une nouvelle fois endeuillé». Il n’ose pas parler pas de Juifs pour ne pas choquer ses amis arabes alors que l’attentat visait ouvertement des fidèles juifs dans une synagogue. Pour lui, le terme de juif est banni. C’est à se demander s’il ne faudrait pas remettre à nouveau au goût du jour l’expression «d’Israélite» pour ne pas choquer. Le président français semble nous avoir entendu puisqu’il a fait une déclaration complémentaire du bout des lèvres : «Je condamne avec force cet acte odieux d’antisémitisme à Pittsburgh. Mes pensées pour les victimes et mon soutien à leurs proches».

 

Actualité 

 

NETANYAHU EN VISITE OFFICIELLE À OMAN, UNE PREMIÈRE DEPUIS DES ANNÉES

Times of Israel, 26 oct., 2018

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a effectué vendredi une rarissime visite à Oman où il a été reçu par le sultan d’Oman Qabous ben Saïd, malgré l’absence de relations diplomatiques entre Israël et ce pays arabe, ont indiqué ses services.

Il s’agit de la première visite du genre depuis 1996, ont précisé les services de M. Netanyahu dans un communiqué.

Cette visite est « un pas important dans la mise en oeuvre de la politique du Premier ministre Netanyahu visant à approfondir les relations avec les pays de la région en se servant des avantages d’Israël dans les domaines de la sécurité, de la technologie et dans le secteur économique », dit le communiqué.

La dernière visite d’un dirigeant israélien à Oman remonte à 1996, lors de la visite de Shimon Peres.

Parmi les pays arabes, Israël entretient des relations diplomatiques officielles avec l’Egypte et la Jordanie.

Les Netanyahu ont été invités à Oman par le sultan, qui dirige l’Etat du Golfe depuis 1970, « après de longs contacts entre les deux pays », indique le communiqué.

Dans une déclaration conjointe publiée par Jérusalem et Mascate, les deux dirigeants ont discuté des « moyens de faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient ainsi que de plusieurs questions d’intérêt commun concernant la réalisation de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient ».

A Mascate, Netanyahu et son épouse étaient accompagnés du directeur du Mossad, Yossi Cohen, du conseiller à la sécurité nationale, Meir Ben-Shabbat, du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yuval Rotem, du chef du personnel du Premier ministre, Yigal Horowitz, et du secrétaire militaire du Premier ministre, le Brigadier Général Avi Bluth.

Cette « importante visite démontre une entente profonde et une coopération grandissante entre Israël et des partenaires régionaux », a tweeté Yuval Rotem.

La visite de Netanyahu intervient quelques jours à peine après que le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, s’est lui-même entretenu avec le sultan à Mascate.

Les deux dirigeants avaient discuté « des derniers développements liés à la question palestinienne » et des relations bilatérales, lisait-on sur le site officiel de l’AP, Wafa.

Netanyahu évoque depuis des années le réchauffement des relations entre Israël et le monde arabe, citant non seulement l’Iran comme ennemi commun, mais également l’intérêt de nombreux pays de coopérer avec Israël sur les questions de sécurité, de défense et du développement de son industrie de haute technologie.

« Vous ne devez pas sous-estimer aujourd’hui l’ouverture et la soif [de normalisation avec Israël] du monde arabe », avait-il déclaré jeudi lors de l’inauguration d’un centre pour l’innovation, en compagnie du vice-président chinois, Wang Qishan.

« Un certain nombre de pays voisins se rapprochent d’Israël à cause de l’innovation et sont en train de normaliser leurs relations, ce qui est un pas vers la paix. Ils veulent nos innovations, pas seulement pour des questions de sécurité », disait-il, « ils les veulent pour l’eau, la santé, les technologies de l’information, l’énergie solaire, ils les veulent pour tout ». « C’est une aubaine pour la paix », ajoutait-il.

« Nous avons toujours cru que nous ouvririons les portes de la paix avec le monde arabe au sens large si nous résolvions le problème palestinien », disait-il, mais il est « peut-être plus vrai que si vous vous ouvrez au monde arabe et que vous normalisez vos relations avec eux, cela finira par ouvrir la porte à la réconciliation et à la paix avec les Palestiniens ».

Oman, un pays d’environ quatre millions et demi d’habitants situé sur la côte sud-est de la péninsule arabique, est depuis longtemps l’un des rares États arabes à ne pas avoir fui les relations ouvertes avec Israël.

A la différence d’autres dans la région, Oman n’a pas participé aux conflits armés entre les pays arabes et Israël.

En 1994, le Premier ministre Yitzhak Rabin s’était rendu à Oman et avait été accueilli par le sultan. En 1995, quelques jours après l’assassinat de Rabin, le Premier ministre par intérim, Shimon Peres, avait accueilli le ministre des Affaires étrangères omanais, Yusuf Ibn Alawi, à Jérusalem.

En janvier 1996, Israël et Oman ont signé un accord sur l’ouverture réciproque de bureaux de représentation commerciale.

« Oman pense que l’étape en cours conduira à des progrès continus dans le processus de paix et à une stabilité accrue dans la région », avait alors déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères à l’époque, précisant que son rôle principal serait « de développer des relations économiques et commerciales réciproques » avec Oman, ainsi que la coopération dans les domaines de l’eau, de l’agriculture, de la médecine et des communications. »

Quatre mois plus tard, Peres s’était rendu à Oman pour y ouvrir officiellement des « bureaux de représentation commerciale en Israël ».

Dirigé par une petite équipe de trois diplomates israéliens, le bureau de Mascate fonctionnait « comme une ambassade ordinaire – sans le drapeau israélien », selon un responsable israélien en poste dans la mission.

Les liens déclarés avec Oman n’ont pas duré plus de cinq ans. En octobre 2000, après la deuxième Intifada, les dirigeants omanais ont senti que l’opinion publique s’était retournée contre Israël. Ils ont alors suspendu leurs relations et fermé la mission.

Le ministère israélien des Affaires étrangères avait exprimé ses regrets face à cette décision, soulignant que la cessation des contacts et du dialogue ne faisait rien pour faire avancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. « En temps de crise, il est particulièrement important que les lignes de communication entre les pays restent ouvertes », a déclaré le ministère.

Malgré la fermeture de la représentation israélienne située rue Al-Adhiba à Mascate, le gouvernement omanais a discrètement encouragé les diplomates israéliens à rester dans les parages, tant que les relations entre les deux pays restaient secrètes.

 

 

A DUBAÏ, UN MINISTRE ISRAÉLIEN LIKUD

PLAIDE EN ARABE POUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

Times of Israel, 30 oct., 2018

 

Un ministre israélien a plaidé mardi pour « la paix et la sécurité » lors d’une rare intervention durant une conférence internationale aux Emirats arabes unis (EAU).

« La paix et la sécurité, accompagnées de progrès économique et scientifique, sont la garantie pour l’avenir de nos générations futures », a dit le ministre israélien des Communications, Ayoub Kara, dans un discours en arabe lors de cette conférence internationale sur les télécommunications à Dubaï.

Membre du Likud, le parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, M. Kara, un druze, a affirmé que « la priorité fondamentale » de son pays était « le renforcement des relations économiques et la coopération scientifique » avec les Etats du monde.

Lundi, la ministre israélienne de la Culture et des Sports, Miri Regev, avait posté sur sa page Facebook une vidéo d’elle visitant la grande mosquée Cheikh Zayed à Abou Dhabi, capitale des Emirats, en soulignant qu’il s’agissait de la « première visite » du genre « d’un ministre israélien ».

Vêtue d’une abaya rouge et d’un voile blanc, elle était entourée d’hommes portant la tenue traditionnelle émiratie.

Elle était arrivée jeudi aux Emirats pour accompagner l’équipe nationale de judo au Grand Chelem d’Abou Dhabi. Dimanche, le judoka israélien Sagi Muki a reçu une médaille d’or alors que retentissait l’hymne israélien, là aussi une première.

Ces visites avaient été précédées de celle de M. Netanyahu au sultanat d’Oman, vendredi dernier. Il s’agissait du premier voyage dans ce pays d’un dirigeant israélien depuis 1996.

Parmi les pays arabes, Israël n’a à ce jour de relations diplomatiques qu’avec l’Egypte et la Jordanie.

De leur côté, des responsables palestiniens se sont inquiétés d’une « normalisation » des relations entre Israël et les pays arabes, ces derniers ayant historiquement fait du règlement de la question palestinienne la condition d’une normalisation avec l’Etat hébreu.

 

ISRAËL/MUNICIPALES: LES PREMIERS

RÉSULTATS APRÈS UNE PARTICIPATION RECORD

I24, 31 octobre 2018

Les élections municipales israéliennes se sont achevées mardi soir avec un taux de participation record, 54% contre 50,9% lors du précédent scrutin en 2013. Le maire sortant de Tel Aviv, Ron Huldai a été réélu avec 47% des votes enregistrés jusqu’à présent, entamant alors son 5ème mandat.

“Nous avons encore beaucoup à faire pour les habitants de Tel Aviv”, a déclaré Huldai peu après l’annonce des résultats.”Je remercie les habitants pour leur confiance [en moi] et toute mon équipe, qui a fait un travail formidable”, a-t-il salué.

Ses principaux adversaires, Assaf Zamir et Assaf Harel ont obtenu respectivement 34,2% et 12,1% des voix.

“Il est clair que nous serons l’un des partis les plus influents de la ville dans les années à venir”, a cependant affirmé Assaf Harel.

Avec un taux de 44.7% de participation à Tel Aviv, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri s’est réjoui “du succès obtenu par le ministère dans l’amélioration de la participation électorale et de la manière professionnelle avec laquelle il a organisé les élections.”

A Jérusalem, la participation avoisinant les 35% était en très légère hausse par rapport aux précédents scrutins.

Les conseillers municipaux, Moshe Lion et Ofer Berkovitch, s’affronteront toutefois pour un second tour le 13 novembre, car aucun des deux candidats n’a reçu les 40% des suffrages nécessaires pour l’emporter au premier tour.

Au vu des premiers résultats, l’homme d’affaires Moshe Lion (centre droit) aurait remporté 33,3% des voix, Ofer Berkovitch, (le fondateur du mouvement social Hitorerut et seul candidat laïc) 28,8%, Zeev Elkin (droite) 19,8%, le maire adjoint Yossi Daitch (ultra-orthodoxe) 17,2 %, et l’ancien avocat de la ville, Avi Salman 0,8%.

“En politique, il faut savoir perdre”, a déclaré Elkin qui est arrivé en troisième position. “Je félicite les deux vainqueurs.”

Il a déclaré qu’il coopérerait pleinement avec “celui qui remportera le second tour.”

Haïfa

A Haïfa, la candidate de l’opposition, Einat Kalisch Rotem, (parti travailliste) est entrée dans l’histoire en battant le maire sortant, Yona Yahav et en devenant la première femme élue à la tête de l’une des plus grandes villes d’Israël, où les habitants ont voté à hauteur de 47%.

“C’est une grande victoire pour Haïfa”, a déclaré le chef du parti travailliste Avi Gabby. “Einat a prouvé qu’avec un travail acharné et de la détermination, les suffrages pouvaient avoir un impact. Bonne chance à notre maire et à tous les habitants de Haïfa.”

Avec 57% des votes, elle a battu Yahav, qui aurait remporté environ 35% des suffrages après 15 ans de mandat.

Kalisch Rotem a notamment reçu le soutien de la communauté ultra-orthodoxe de la ville.

En outre, les résultats finaux montrent qu’une série d’accusations de corruption contre des maires en poste ont eu peu d’impact sur les électeurs, tous les municipaux qui font l’objet d’investigations criminelles semblent susceptibles de conserver leur siège.

Nous vous souhaitons Shabbat Shalom!

 

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

On Topic Links

President Pays Respects (Video): Jerusalem Online, Oct. 31, 2018

The Lives Lost in the Pittsburgh Synagogue Shooting: Washington Post, Oct. 28, 2018

Pittsburgh Synagogue Massacre Exposes Sarsour’s Two-Faced Opportunism: IPT News, October 29, 2018

Anti-Semitic Conspiracy Theories Proliferate in Labour: Dr. Manfred Gerstenfeld, BESA, October 29, 2018

 

WEEKLY QUOTES 

“Nearly eighty years since Kristallnacht, when the Jews of Europe perished in the flames of their houses of worship, one thing is clear. Antisemitism, Jew hating, is not a distant memory. Antisemitism is a clear and present danger. But we will prevail. The Tree of Life will never be uprooted by hatred.” — Minister of Jews in the Diaspora, and Minister of Education, Naftali Bennett. Bennett addressed a memorial vigil held in the city of Pittsburgh, for the 11 members of the Jewish community murdered in the shooting attack at the Tree of Life Congregation on Saturday…”Today, we stand in the shadow of death. In the shadow of evil. In the shadow of a cowardly, terror attack on Jews who were in synagogue to pray. The deadliest anti-Semitic attack in the history of the United States…But today, I met the people, and the leaders of the community here in Pittsburgh, and I didn’t see death. I saw life, strength. I saw a warm community, of love and unity. I saw the Tree of Life, which will never be uprooted by hatred.” (Oct. 29, 2018)

“We are thinking of the families of those murdered and praying for the quick recovery of those injured…I am sure that the law enforcement and legal authorities in the US will investigate this horrific event thoroughly and that justice will be served on the despicable murderer…Our thoughts and prayers are with those affected by the events in Pittsburgh, Pennsylvania. We are thinking of ‘our brothers and sisters, the whole house of Israel, in time of trouble,’ as we say in the morning prayers.” — Israeli President Reuven Rivlin. The killer, 46-year-old Robert Bowers, is allegedly an antisemitic white supremacist. Bowers allegedly bragged on social media about the weapons he had, and spewed his hate for Jews, who he referred to as “invaders” in a post about the Hebrew Immigrant Aid Society (HIAS). He brought at least two handguns and an AR-15 assault rifle with him to the Tree of Life synagogue on Saturday morning (Oct. 27), where a brit mila (circumcision ceremony) was in progress when he began to carry out the mass murder. (Jewish Press, Oct. 27, 2018)

“The president of the United States is always welcome at our synagogue…I’m a citizen, he is my president. He is certainly welcome.” — Rabbi Jeffrey Myers, of Tree of Life synagogue. President Trump ignored loud protests from some who warned him that he was “not welcome” in Pittsburgh, arriving to offer condolences for the 11 Jewish victims who were slaughtered at the Tree of Life. Protesters held a protest against the president as his visit began, claiming he is an antisemite whose rhetoric was at least partly responsible for the attack. Local sources said the protests by Jews were driven by the local chapter of “Bend the Arc,” founded in 2012 as a national advocacy organization. Three years later, with the help of Alexander Soros, son of liberal philanthropist George Soros, the group launched its first Jewish political action committee focused on dealing solely with domestic issues. (Jewish Press, Oct. 31, 2018)

“I am shocked because of the number. The carnage. The tragedy. But not surprised. Because for all my years, I’ve been saying to the Jewish community and beyond, anti-Semitism is real in this country. We have millions of anti-Semites. Their anti-Semitism is latent. They don’t get up in the morning and say, How can I get the Jews? How can I hurt the Jews? But the potential is always there. It’s not an exact science. But from everything that we know, acts directed at Jews in the US have ranged from 1,200 to 1,800 a year, depending on who measures, who reports. Anti-Semitism is still the number one hate target in America, not Muslims. God forbid, I don’t want Muslims to be targeted. To this day, [there are] more attacks, more assaults, against Jews than any other faith.” — Abraham Foxman, former Director of the Anti-Defamation League. (Times of Israel, Oct. 30, 2018)

“The Canadian Institute for Jewish Research condemns the vicious murders of eleven Jews in the Etz Chaim/Tree of Life synagogue in Pittsburgh, Pennsylvania, and extends its profound sympathy to the families of the victims and wounded, including the courageous police who, risking their own live, rushed to defend the congregation and disarmed the assailant. Rising antisemitism, of both the extreme left and right, nurtured by the dynamics of the ubiquitous “social media”, has been well documented recently in the U.S. and Canada, including a rising tempo of synagogue desecrations. We also observe with increasing anxiety the toleration of virulent anti-Israel sentiments among elements of the left (“progressive”) wing of the U.S.’s Democratic Party. This phenomenon, not dissimilar from the situation in Europe and Great Britain (where Jeremy Corbyn, a known and unrepentant antisemite, currently heads the British Labour Party), is deeply concerning.” — Professor Frederick Krantz, Director, Canadian Institute for Jewish Research. (CIJR, Oct. 29, 2018)

“We are sickened by this horrific attack at the Tree of Life synagogue in Pittsburgh’s historic Jewish neighborhood. … Americans need and want leadership from both sides of the political aisle to stop the continuous slide to the brink.” — Dean and Founder of the Simon Wiesenthal Center Rabbi Marvin Hier and Associate Dean and Director of Global Social Action Abraham Cooper, in a statement. The statement called on President Donald Trump to “immediately convene an emergency meeting of religious leaders to help stop the slide to extremism in American Society.” (Algemeiner, Oct. 27, 2018)

“Absolutely appalling and a criminal act, but does it ever occur to Bibi [Prime Minister Benjamin Netanyahu] and the present Israeli government that it’s [sic] actions against Palestinians may be re-igniting antisemitism? I suppose someone will say that it is antisemitic to say so?” — Baroness Jenny Tonge. Tonge, an independent peer in the UK’s House of Lords, has suggested that the Israeli government bears some responsibility for the attack on the Tree of Life Synagogue. The post has since been removed from social media, and Tonge issued an apology. Tonge has twice been suspended by the UK’s Liberal Democrats over allegations of antisemitism and eventually resigned. (United With Israel, Oct. 28, 2018)

“I also told the crown prince. I said, ‘You know how to make people talk. Whatever happened between these 18 people, this dodgy business is among them. If you are determined to lift suspicion, then the key point of our cooperation is these 18 people.’” — President Tayyip Erdogan of Turkey. Turkish prosecutors have prepared an extradition request for 18 suspects from Saudi Arabia in the killing of journalist Jamal Khashoggi, after Erdogan urged Riyadh to disclose who ordered the murder. (Globe & Mail, Oct. 26, 2018)

“In a widely broadcast speech this week, Mr. Erdogan used the occasion to lecture his rivals in Riyadh about transparency and pose as a protector of journalists. Amid the horror of Mr. Khashoggi’s slaying, Turkey is presenting itself as a model of respect for the rule of law. That can’t be allowed to happen. The Erdogan regime stomps on the rights of ordinary citizens and shackles its press with legal attacks and financial coercion. It may try to launder its reputation by grandstanding through the Khashoggi affair, but Ankara is little better than Riyadh…Turkey has since become the world’s leading jailer of journalists. More than 150 members of the press have been imprisoned on bogus charges since the coup attempt, an estimated 2,500 have lost their jobs and some 180 media outlets have been shut down, according to the #FreeTurkeyMedia campaign.” — Editorial. (Globe & Mail, Oct. 25, 2018)

“We will prove to the world that the two governments (Saudi and Turkish) are cooperating to punish any criminal, any culprit and at the end justice will prevail.” — Saudi Arabia’s Crown Prince Mohammed bin Salman. Prince Mohammed vowed that the killers of Jamal Khashoggi would be brought to justice, in his first public comments since the journalist’s murder sparked global condemnation. Saudi Arabia and Turkey would work together “to reach results” on a joint investigation and described cooperation between the two countries as “special”, despite criticism from Ankara. “The incident that happened is very painful, for all Saudis… The incident is not justifiable,” the crown prince said. “There are now those who are trying to take advantage of the painful situation to create a rift between the kingdom and Turkey,” he said. “I want to send them a message that they cannot do this as long as there a king named Salman bin Abdulaziz and a crown prince named Mohammed bin Salman in Saudi Arabia, and a president in Turkey named Erdogan.” (Globe & Mail, Oct. 24, 2018)

“The time is now for the cessation of hostilities, including missile and UAV (unmanned aerial vehicles) strikes from Houthi-controlled areas into the Kingdom of Saudi Arabia and the United Arab Emirates…Subsequently, Coalition air strikes must cease in all populated areas in Yemen.” — U.S. Secretary of State Mike Pompeo. Pompeo said missile and drone strikes by Iran-allied Houthi rebels against Saudi Arabia and the UAE should stop, and the Saudi-led coalition must cease air strikes in all populated areas of Yemen. Yemen is one of the poorest Arab countries and faces the world’s worst humanitarian crisis, exacerbated by a four-year-old war that pits the Houthis against the internationally recognized government backed by Saudi Arabia, the UAE and the West. (Global, Oct. 31, 2018)

“We always thought that if we solved the Palestinian problem it would open up the doors to peace with the broader Arab world. And that’s certainly true if you could do it. But it may mean that equally true and perhaps even truer is that if you open up to the Arab world and you normalize relations with them it will open the door for an eventual reconciliation and peace with the Palestinians…We should do both but I think you should not underestimate the openness and the thirst in the Arab world today for Israel. And the reason, the first reason before anything else, is that we’re there in innovation.” — Prime Minister Netanyahu. Netanyahu made a surprise visit to Oman, an Arab Muslim state which has no diplomatic ties with Israel. The last such Israeli visit occurred in 1996, when former Prime Minister Shimon Peres, traveled to Oman to open an Israel Trade Representation office. Netanyahu has long argued that the Arab world is open to normalized economic ties with Israel, even in advance of any resolution to the Israeli-Palestinian conflict. (Jerusalem Post, Oct. 26, 2018)

“The (Oman) visit was symbolic and extraordinary…(Netanyahu is) telling those who may have doubted, ‘Look, my approach is working. Nobody cares about the Palestinians, I’m welcomed everywhere and it’s just the beginning.’” — Yoel Guzansky, an Israeli expert on the Gulf States and Iran at the Institute for National Security Studies at Tel Aviv University. “Symbolism is very important in the Middle East,” he added. In another sign of warming ties with the gulf countries, Israel’s culture and sports minister, Miri Regev, traveled to the United Arab Emirates to accompany Israel’s judo team at the Abu Dhabi Grand Slam 2018. (New York Times, Oct. 26, 2018)

“The Zionist regime seeks to sow discord among Muslim countries and cover up 70 years of usurpation and aggression and killing of innocent Palestinian people…History shows that submission and capitulating to the illegitimate demands of the United States and the usurper Zionist regime will further embolden them to exert more pressure, advance further into the region and ignore the inalienable and legitimate rights of the Palestinian nation.” — Iranian Foreign Ministry Spokesman Bahram Qassemi. Qassemi said Netanyahu’s visit to Oman was an effort to cover up his regime’s policy of occupation and massacre of Palestinians. (Jerusalem Online, Oct. 28, 2018)

“I hope very much that Syria will not misuse these missiles [S-300], because if Syria tries to intercept Israeli aircraft or fighter [jets], we will have to respond. It has already happened and it is not going to be different even if S-300 are involved. We are not going to initiate any attacks on these weapons but at the same time, these weapons do not have any immunity. We hope very much that the coordination between Israel and Russia will continue… We hope that Syrians will not make silly mistakes like it was done with the Ilyushin affair.” — Former Israeli deputy chief of staff Gen. Uzi Dayan. Israeli forces have no plans to target Russian-made S-300 air defense systems in Syria if the Syrian army uses them in a way that poses no threat to Israel, Dayan said. On October 2, Moscow delivered S-300 systems to Damascus in a bid to increase the safety of the Russian troops deployed in Syria. The air defense upgrade was announced after a Russian Ilyushin Il-20 military plane was downed by a missile launched by a Syrian S-200 air defense system targeting Israeli F-16 jets that were carrying out airstrikes in Latakia. Russia has blamed the crash on Israel, claiming that the Israeli jets used the Russian aircraft as a shield against Syrian air defense systems. The Il-20 crash claimed the lives of 15 Russian troops. (Jerusalem Online, Oct. 31, 2018)

Contents

 

SHORT TAKES 

TOP PALESTINIAN BODY CALLS FOR REVOKING RECOGNITION OF ISRAEL, NIXING AGREEMENTS (Jerusalem) — A top Palestinian body passed a motion urging PA President Abbas to suspend all agreements with Israel and revoke recognition of the Jewish state until Israel formally recognizes a Palestinian state. The body said Palestinians should end “all forms” of security coordination with Israel and nullify several financial agreements that it said were being “ignored” by Jerusalem. The vote is not binding, and a final decision rests with Abbas. Previous votes by the council in 2018 and in 2015 to suspend security coordination with Israel were not implemented. (Times of Israel, Oct. 29, 2018) 

DEFAMING MUHAMMAD DOES NOT FALL UNDER FREE SPEECH: EURO COURT (Vienna) — Freedom of speech does not extend to include defaming the prophet of Islam, the European Court of Human rights ruled. ECHR ruled that insulting Islamic prophet Muhammad “goes beyond the permissible limits of an objective debate” and “could stir up prejudice and put at risk religious peace.” The court’s decision comes after it rejected an Austrian woman’s claim that her conviction for calling Muhammad a pedophile, due to his marriage to a 6-year-old girl, violated her freedom of speech. The woman claimed in 2009 that Muhammad’s marriage to a young girl was akin to “pedophilia.” According to Islamic tradition, the marriage between Muhammad and a 6-year-old girl was consummated when she was 9 years old and he was about 50. (Fox, Oct. 28, 2018)

MAN WHO PRAISED I.S. ON SOCIAL MEDIA ORDERED DEPORTED (Vancouver) — A B.C. man whose Facebook posts promoted I.S. and praised lone wolf terrorist attacks has been ordered deported from Canada. The Immigration and Refugee Board has ruled that Othman Hamdan is a “danger to the security of Canada” and is inadmissible. Hamdan, a Jordanian national, says he moved to Canada from the U.S. in 2002 because of threats he’d received. The posts included praise for Michael Zehaf-Bibeau, the 2014 Parliament Hill shooter, and Martin Couture-Rouleau, who killed a soldier with his car in Quebec the same year. Hamdan also posted a lengthy entry described as a “how-to” for people carrying out lone wolf attacks against non-Muslims. (CBC, Oct. 26, 2018)

FACEBOOK REMOVES IRANIAN NETWORK THAT WAS SPREADING DISINFORMATION (San Francisco) — Facebook said that it had identified and removed a new influence network that had originated in Iran. It was the second time this year that a disinformation effort targeting people in the U.S. had been tied to Iranians. The company took down more than 82 pages, groups and accounts, including 30 Facebook pages, 33 Instagram accounts and three Facebook groups, it said. About one million users in the United States and Britain followed those accounts. The Iran-linked accounts frequently posted about emotionally charged topics like race relations and President Trump. (New York Times, Oct. 26, 2018)

CAQ WANTS TO EXPAND RELIGIOUS SYMBOL BAN (Montreal) — Quebec’s new government is planning to block Muslim women who work in the civil service from wearing the chador, a piece of clothing that covers the head and body, and the niqab, which also covers the face. Coalition Avenir Québec ​Premier Legault has already made clear his intention to prohibit those who hold positions of authority including teachers from wearing religious symbols, such as the hijab, a Muslim headscarf. The ban on the chador and niqab, however, would extend to all employees in the public sector. (CBC, Oct. 24, 2018)

JIHAD JANE’S RECRUITER SENTENCED (New York) — An Algerian man was sentenced to 15 years in prison for conspiring to recruit men and women in Europe and the U.S. to a terrorist cell to wage violent jihad in the West. Ali Damache, also known as “Theblackflag,” led the terrorist cell, some of whose members intended to travel to South Asia to obtain explosives training and return to Europe to carry out terror attacks. Damache pleaded guilty in July to conspiracy to provide material support to terrorists. Damache enticed Pennsylvania resident Colleen R. LaRose (a/k/a “Jihad Jane”) and Jamie Paulin Ramirez, who lived in Colorado, to travel to Ireland, live with him and train for violent jihad. (IPT, Oct. 31, 2018)

ASIA BIBI ACQUITTED AFTER AWAITING DEATH FOR “BLASPHEMY” (Islamabad) — After 3,422 days imprisonment, the death penalty verdict against Asia Noreen Bibi has been overturned. Pakistan’s Supreme set aside sentence against Bibi, a Roman Catholic. On June 14, 2009, Asia Bibi drank water from a communal well on a hot day, while working in a field. Two Muslim women alleged that because she, a Christian, had touched the water from the well, the entire well was now haram (forbidden by Islamic law). On November 8, 2010, after five minutes of deliberation, Asia Noreen Bibi, under Article 295 of Pakistan’s Penal Code, was sentenced to death by hanging. (Gatestone Institute, Oct. 31, 2018)

DEATH TOLL IN FLOOD REACHES 21 (Amman) — Grief at the death of 21 people, mostly schoolchildren, in a flash flood near the Dead Sea in Jordan turned to anger last week as the Jordanian government said that the school that organized the trip may not have had the proper permits. The middle-school students, from a school in Amman, were visiting hot springs when rain storms unleashed floods that swept them into a valley. The IAF and its search-and-rescue unit assisted Jordanian forces in the effort to find the children following a request from Jordan, and illuminated the search area from the air. Ten Israeli teenagers were killed in similar circumstances in April when a flash flood swept them away while they were hiking in a riverbed near the Dead Sea on the Israeli side. (New York Times, Oct. 26, 2018)

HAIFA ELECTS ITS FIRST WOMAN MAYOR, JERUSALEM RACE GOES TO RUNOFF (Haifa) — A woman was elected mayor of Haifa for the first time, while the mayor’s race in Jerusalem will go to a runoff following municipal elections held across Israel on Tuesday. In Tel Aviv, Ron Huldai will serve a fifth term as mayor after defeating his deputy. In Jerusalem, voters will return to the polls in two weeks to choose between Municipal Council member Moshe Lion and former deputy mayor Ofer Berkovitch, who each received about 30 percent of the vote, failing to reach the 40 percent threshold to avoid a runoff. (JTA, Oct. 31, 2018)

BRAZIL’S NEW PRESIDENT SAYS HE’LL MOVE COUNTRY’S EMBASSY TO JERUSALEM (Sao Paulo) — Jair Messias Bolsonaro, Brazil’s new president-elect, said he plans to visit Israel soon and move Brazil’s embassy in the country from Tel Aviv to Jerusalem, following the lead of the United States. Bolsonaro, appears to be an ardent admirer of Donald Trump. And that could usher in one of the warmest bilateral relationships in the Western Hemisphere. Trump called to congratulate Bolsonaro on Sunday night, shortly after the far-right congressman scored a resounding victory at the polls, winning 55 percent of the vote following a mud-slinging campaign with a leftist rival. (Ynet, Oct. 29, 2018)

PENGUINS HOLD MOMENT OF SILENCE FOR SYNAGOGUE SHOOTING VICTIMS (Pittsburgh) — The Pittsburgh Penguins held an 11-second moment of silence prior to their game against the New York Islanders to remember the victims of Saturday’s shooting at Tree of Life—each second for the 11 who were killed. Additionally, Penguins players wore a special “Stronger than Hate” black-and-white silhouette patch that combined the team’s logo and Star of David. The Islanders featured something similar on their helmets. The Penguins’ jerseys were also autographed, and they will be auctioned to raise money in support of the victims and their families. (JNS, Oct. 31, 2018) 

On Topic Links

President Pays Respects (Video): Jerusalem Online, Oct. 31, 2018—U.S. President Donald Trump and First Lady Melania Trump stood in the lobby of the Pittsburgh Tree of Life synagogue to light candles for the 11 dead in the worst case of antisemitic violence in the country’s history.

The Lives Lost in the Pittsburgh Synagogue Shooting: Washington Post, Oct. 28, 2018— They were the synagogue’s most faithful. Two brothers who had attended services each week since boyhood and now, in their 50s, handed out hugs and hellos at Tree of Life’s front entrance.

Pittsburgh Synagogue Massacre Exposes Sarsour’s Two-Faced Opportunism IPT News, October 29, 2018—Expressions of grief, shock and solidarity came from all corners Saturday and Sunday as a horrified nation learned about a Jew-hating gunman’s attack on a historic Pittsburgh synagogue.

Anti-Semitic Conspiracy Theories Proliferate in Labour: Dr. Manfred Gerstenfeld, BESA, October 29, 2018—Conspiracy theories can usually be found in environments where anti-Semitism is substantially present. The classic, most extreme case – a lie originating in Tsarist Russia – is the Protocols of the Elders of Zion. Many extreme anti-Semitic conspiracy theories flourish in the Arab world.

WEDNESDAY’S “NEWS OF THE WEEK IN REVIEW”

On Topic Links

Khashoggi Rejiggers Middle East at a Horrible Cost: Dr. James M. Dorsey, BESA, October 23, 2018

UK: Anjem Choudary Released from Prison: Soeren Kern, Gatesotne Institute, October 20, 2018

Dismantling ‘Isle of Peace,’ Jordan Chooses Hardliners Over Israel Ties: Raoul Wootliff & Adam Rasgon, Times of Israel, Oct. 21, 2018

Israeli and Jordanian Experts Downplay Significance of Peace-Treaty Changes: Israel Kasnett, JNS, Oct. 23, 2018

 

WEEKLY QUOTES 

“My opinion is very clear…We must land a strong blow against Hamas. That’s the only way to lower the level of violence to zero, or close to zero…We have exhausted all other options in Gaza…I’ve held a series of meetings with the head of the Southern Command, the head of the [Gaza] Division, the brigade commanders, the battalion commanders, also with soldiers. My impression is that they all have reached the understanding that the situation as it is today cannot continue.” — Israel Defense Minister Avigdor Liberman. Hamas and Israel came a step closer to all-out war last week after two upgraded GRAD missiles were launched at major Israeli population centers from the Gaza Strip. A house in the southern Israel city Beersheva was hit causing damages, while a mother and three children were treated for shock. The IDF pounded several Hamas targets in Gaza after the missile launches, killing at least seven Palestinians, according to Palestinian media. (Jerusalem Online, Oct. 18, 2018) 

“Death to America, Death to Israel, Curse the Jews, Victory to Islam.” — Houthis slogan. The Houthis are a Yemeni rebel group that conquered Sana’a and almost took control of Aden in 2015, threatening the country’s most important cities. A Saudi Arabia-led alliance has been fighting the rebels since then. The Houthis are backed by Iran and have fired missiles at Riyadh. They have increasingly incorporated anti-Israel rhetoric into their speeches, as part of the growing network of Iranian-backed groups in the region, such as Hezbollah, that is obsessed with fighting Israel. The Houthis have incorporated the antisemitic “curse the Jews” slogan into their chants. (Jerusalem Post, Oct. 10, 2018)

“In the past, mainstream Jewish organizations strove to be nonpartisan. But alas, no longer, with the majority of the non-Orthodox strongly opposed to their president. This would not be so bad if they did so as Americans, but to do so as an expression of their supposed Jewish identity, or in their capacity as Jewish leaders, is incomprehensible. But what is utterly outrageous is the attitude displayed by Jews toward Trump’s Israel policies. Trump is your president and as Americans you can hate him or love him. But as Jews you should appreciate what he has done for us by being the first American president to openly ally himself with Israel and avoid moral equivalency by telling the truth about Palestinian duplicity and terror.” — Isi Leibler (Jerusalem Post, Oct. 22, 2018)

“(Anti Defamation League Director Jonathan) Greenblatt’s defenders like to point to the occasional times he’s managed to criticize a non-Republican for anti-Semitism, but such criticism usually comes after indefensible silence. The larger point is that under Greenblatt, the ADL paints a picture of the political right’s extremists as connected. But instances of left-wing extremism aren’t given the same treatment; they are depicted as isolated incidents, not dots to be connected. Meanwhile, Ellison is the DNC’s No. 2; Sarsour helped the campaign of New York Mayor Bill de Blasio and then ran the Women’s March; and a slew of prominent Democrats have been kicking the Jewish community in the teeth. The party’s newest rising star is Alexandria Ocasio-Cortez, a member of the Democratic Socialists of America who parroted Hamas talking points to accuse Israelis of being butchers and occupiers of “Palestine.”” — Seth Mandel. (Commentary, Oct. 2018)

“To the members of the Jewish community that don’t like me, thank you very much for putting my name all over the planet because of your fear of what we represent…So when they talk about Farrakhan, call me a hater, you [know] what they do, call me an antisemite. Stop it, I’m anti-termite…I don’t know nothing about hating somebody because of their religious preference.” — Nation of Islam leader Louis Farrakhan. Farrakhan has once again provoked controversy by comparing Jews to termites and calling Jewish people stupid at an event marking the 23rd anniversary of the so-called “Million Man March” in Washington, DC in 1995. Farrakhan was referring to the strong reaction to antisemitic comments he made in a speech in May this year when he talked of “Satanic Jews who have infected the whole world with poison and deceit.” (Jerusalem Post, Oct. 17, 2018)

“The idea that there’s a question about the Jewish historical presence in the Holy Land and specifically at these sites is unacceptable and diminishes the religious rights of the Jewish people.” — Gary Bauer, head of the US Commission on International Religious Freedom. UNESCO, the cultural and educational agency of the UN, was attacked by Bauer for undermining the historic connection between the Jewish people and the Land of Israel. Bauer was referring to two resolutions adopted by UNESCO on October 10, which refer to Jewish holy sites in Hebron and Bethlehem solely as “Palestinian sites.” “UNESCO has no business pronouncing on territorial sovereignty or arbitrating territorial disputes,” Bauer said. Consistent anti-Israel bias at UNESCO led both the United States and Israel to announce their respective withdrawals from the agency in October 2017. (Algemeiner, Oct. 23, 2018)

“The State of Israel has been founded, and it has been founded only thus: with blood and fire, with a strong hand and an outstretched arm, with suffering and sacrifice…The Hebrew army can and must be one of the best-trained and excellent armies in the world… This was shown by all of the Hebrew youth, the youth of the Haganah, of Lehi and of the Irgun… the likes of which no generation in the generations of Israel, from Bar-Kokhba to the Bilu’im, had ever seen.” — Former Israeli Prime Minister Menachem Begin. A recording of a speech by Begin has recently been found in Jerusalem, 70 years after it was made. The recording, made in 1948, a day after the establishment of the State of Israel, will be up for sale in Jerusalem. The speech was broadcast live on the Irgun radio station. The item will go up for auction on November 13, and bidding is to begin at $300,000. (Jerusalem Post, Oct. 19, 2018)

Contents

 

SHORT TAKES 

SAUDI JOURNALIST KHASHOGGI’S REMAINS FOUND (Istanbul) — The remains of dissident Saudi journalist Jamal Khashoggi have been found, with one source saying remains were found in the garden of the Saudi consul general’s home. The report comes after remarks by Turkish President Erdogan, who said that Khashoggi’s body hasn’t been found. Intelligence sources said Saud al-Qahtani, a top aide for Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman, ran Khashoggi’s killing at the Saudi consulate in Istanbul by giving orders over Skype. A source relayed that at one point Qahtani told his men to dispose of Khashoggi. “Bring me the head of the dog,” Qahtani instructed. (Ha’aretz, Oct. 23, 2018) 

US GENERAL WOUNDED IN AFGHANISTAN (Kabul) — The U.S. general who oversees the NATO mission in southern Afghanistan was wounded in an attack last week. Brig. Gen. Jeffrey Smiley was shot during a meeting of military and intelligence leaders in the Kandahar Province. Smiley is being treated for his wound. The attack happened during a meeting involving U.S. Gen. Scott Miller, regional police chief Gen. Abdul Raziq and intelligence chief Gen. Abdul Momin. Raziq and Momin were killed in the attack. The Taliban later said the attack, which caused the delay of elections in Kandahar, was directed at Raziq and Miller. (The Hill, Oct. 22, 2018)

JORDAN CANCELS PART OF PEACE DEAL (Amman) — Jordan’s King Abdullah II said he has decided not to renew parts of his country’s landmark peace treaty with Israel. Abdullah intends to pull out of two annexes from the 1994 peace agreement that allowed Israel to lease two small areas, Baqura and Ghamr, from the Jordanians for 25 years. The lands were leased to Jewish farmers early last century, but then became part of Jordan after the kingdom gained independence in 1946. Baqura was captured by Israel in 1950. Ghamr was seized in the 1967 Mideast War. Under their peace agreement, Jordan agreed to grant Israeli farmers and military officers free access to the enclave. (National Post, Oct. 21, 2018)

ABBAS & HAMAS USE TORTURE TO CRUSH DISSENT: HUMAN RIGHTS WATCH (London) — Human Rights Watch accused both the PA and Hamas of routinely engaging in “systematic” unwarranted arrests and torture of critics, suspected dissidents and political opponents, and of developing “parallel police states” in the West Bank and Gaza Strip. In a report based on interviews with 147 witnesses, HRW detailed a common method of abuse and torture known as shabeh in which detainees are placed in painful physical positions for lengthy periods of time. Such practices cause distress and traumad, while often leaving “little or no trace on the body,” the report said. (Times of Israel, Oct. 23, 2018)

IDF TROOPS ARREST SUSPECTED ACCOMPLICE OF BARKAN TERRORIST — REPORT (Jerusalem) — IDF troops operating in the West Bank village of Shuweika arrested a man suspected of aiding the escaped terrorist who killed two Israelis at the Barkan Industrial Zone earlier this month. The move comes after officials delivered a demolition order to Ashraf Na’alowa’s family home. Na’alowa has been on the run since killing Kim Levengrond Yehezkel and Ziv Hajbi on October 7 at the factory where he was employed. A third Israeli was wounded in the attack. (Times of Israel, Oct. 2, 2018)

IDF UNCOVERS ANOTHER HEZBOLLAH OBSERVATION POST (Beirut) — The IDF recently uncovered another Hezbollah observation post, the sixth in number in the past couple of years. The organization uses these posts for military purposes. According to the IDF, Hezbollah members move along the fence, patrol Israel and form military infrastructure. Similar to the five observation posts IDF uncovered last year, this post is apparently used for intelligence gathering through observing IDF activity. Hezbollah has set up this network under the guise of Green Without Borders, a Hezbollah-funded organization that promotes agriculture and environmental protection. (Jerusalem Post, Oct. 22, 2018)

ANJEM CHOUDARY RELEASED FROM U.K. PRISON (London) — A radical Islamic preacher was released from a British prison after serving less than half of a 5-1/2-year prison sentence for encouraging support for I.S. Anjem Choudary, 51, will be subject to strict supervision. Choudary has been one of the most high-profile faces of radical Islam in Britain for years, leading groups under names including al-Muhajiroun, Islam4UK and Muslims Against Crusades. Several people who attended Choudary’s rallies and events have been convicted of violent attacks, including the two al Qaeda-inspired killers who ran over British soldier Lee Rigby and stabbed him to death in 2013. (CTV, Oct. 19, 2018)

ALGERIA BANS WEARING OF FULL-FACE VEILS IN ADMINISTRATION (Algeiers) — Algeria Prime minister Ahmed Ouayhia has banned female public sector employees from wearing veils that cover their faces. In a letter sent to ministers and regional governors, Ouayhia cited reasons of identification for the move. Civil servants, he wrote, need to “observe the rules and requirements of security and communication within their department, which impose their systematic and permanent physical identification.” Not so many women wear the niqab in Algeria, where the hijab — a scarf that covers the head and neck, but leaves the face clear — is the most popular. (National Post, Oct. 19, 2018)

MISS EARTH LEBANON STRIPPED OF TITLE AFTER PHOTO WITH ISRAELI (Beirut) —  Miss Earth Lebanon has reportedly been stripped of her title after posing for a photo with Miss Earth Israel. Salwa Akar took for a photo with Israeli-Arab contestant Dana Zreik, and the image has circulated on social media. Akar claimed that Zreik spoke to her in Arabic, and she didn’t know she was Israeli. But the Lebanese pageant organizer said Zreik was wearing a sash reading Israel, and it did not accept the excuse. The Miss Earth competition is set to take place for the 18th year running on November 3 in the Philippines. The pageant seeks to promote environmental awareness. (Jerusalem Post, Oct. 17, 2018)

AUSTRALIA’S EMBASSY MOVE TO JERUSALEM IN DOUBT FOLLOWING LIBERAL PARTY’S DEFEAT (Sydney) — Australia’s potential move of its embassy to Jerusalem was left in doubt after the Liberal government lost its one-seat majority following a defeat in a special election for Parliament. Dave Sharma, the former ambassador to Israel, was beaten Saturday in the vote to fill a vacant House of Representatives seat near Sydney. Independent Party candidate Kerry Phelps, a convert to Judaism, won the Wentworth seat, which has gone traditionally to the Liberal Party. Wentworth is home to a Jewish community of 20,000, or 12.5 percent of its population. (JTA, Oct. 21, 2018)

BOLIVIA PROMOTES ANOTHER CONTROVERSIAL EVENT AT UN SECURITY COUNCIL (New York) — The Bolivian mission to the United Nations, which ‎holds the Security Council presidency this ‎month‎, ‎announced it plans to host another anti-‎Israel event at the forum.‎ The Bolivian Ambassador to the UN has invited Randa Siniora, director ‎of the Ramallah-based Women’s Center for Legal Aid ‎and Counselling and former director of Al-Haq—both ‎groups that promote anti-Israel lawfare and support ‎the BDS movement—to ‎address the Security Council.‎ Bolivia has a long track record of human-rights violations. The South American country is believed to be the epicenter ‎massive human-trafficking rings, including ‎trafficking in women and children for forced labor ‎and prostitution. (JNS, Oct. 24, 2018)

MPS APPROVE MOTION CALLING FOR STRATEGY ON RETURNING I.S. MEMBERS (Ottawa) — An opposition motion tabled in the House of Commons called on the Canadian government to put forward a plan within 45 days for bringing to justice those who fought with I.S. The Liberals said they would support the motion. MPs approved the motion by a 280 to 1 vote. MP Michelle Rempel introduced the motion, arguing the government should acknowledge that anyone who travelled abroad to take part in terrorism or genocide should face legal consequences. (Global, Oct. 22, 2018)

GERMANY SEES RISE IN CITIZENSHIP APPLICATIONS BY BRITISH JEWS (London) — The number of Britons who have requested to regain German citizenship that was robbed from their families by the Nazis has risen from 43 in 2015 to almost 1,700 last year, with most of those eligible being British Jews. Last year, following the 2016 referendum in the UK to leave the EU, the number leapt to 1,667 requests. Under article 116-2 of the German constitution, former Germans who lost their citizenship on “political, racial or religious grounds” between the day Adolf Hitler became chancellor on January 30, 1933 and Germany’s surrender on May 8, 1945, can ask to have their citizenship reinstated. The report also comes following a poll last month that showed 40 percent of British Jews would “seriously consider emigrating” if Labour Party leader Jeremy Corbyn became prime minister. (Times of Israel, Oct. 19, 2018)

BIBLE MUSEUM PULLS FAKE DEAD SEA SCROLLS (Washington) — The Museum of the Bible in Washington DC announced it was pulling five of its 16 Dead Sea Scroll fragments from display. The museum, which opened in November, said it was removing the fragments after an analysis showed that the artifacts are not in fact authentic Dead Sea Scrolls. The eight-story, 430,000-square-foot Museum of the Bible – that cost more than $500 million – was created and funded by Steve Green, the conservative Evangelical heir to the Hobby Lobby retail chain. The vast majority of the Dead Sea Scrolls – ancient manuscripts dated to the 2nd century BCE – belong to the Israeli government, and are housed in the Israel Museum. Various fragments are believed to be in private hands. (Jerusalem Post, Oct. 23, 2018)

ISRAEL AND US POSTAL SERVICES ISSUE JOINT HANUKKAH STAMP (Washington) — Israel Post and the U.S. Postal Service have issued a joint stamp for Hanukkah. The stamp is meant to celebrate 70 years since the establishment of diplomatic relations between Israel and the U.S. The new stamp design was launched simultaneously in the Touro Synagogue in Newport, Rhode Island, the oldest synagogue in the U.S., and at the American Center in Jerusalem. The stamp art features a Hanukkah menorah created using papercutting, a Jewish folk art, by artist Tamar Fishman. (JTA, Oct. 17, 2018) 

On Topic Links

Khashoggi Rejiggers Middle East at a Horrible Cost: Dr. James M. Dorsey, BESA, October 23, 2018—The killing of Saudi journalist Jamal Khashoggi at the Saudi consulate in Istanbul threatens to severely disrupt the US-Saudi alliance that holds together many of the Middle East’s fault lines.

UK: Anjem Choudary Released from Prison: Soeren Kern, Gatesotne Institute, October 20, 2018—The Islamist firebrand preacher Anjem Choudary, described as Britain’s “most dangerous extremist,” has been released from prison after serving only half of the five-and-a-half-year sentence he received in 2016 for pledging allegiance to the Islamic State.

Dismantling ‘Isle of Peace,’ Jordan Chooses Hardliners Over Israel Ties: Raoul Wootliff & Adam Rasgon, Times of Israel, Oct. 21, 2018—When Israel and Jordan signed a peace treaty in 1994, special arrangements were made for parcels of land near Naharayim in the north and Tzofar in the southern Arava desert. Although the land had belonged to Israel for decades and had been farmed by Israeli settlers, under the treaty, it was transferred to Jordan.

Israeli and Jordanian Experts Downplay Significance of Peace-Treaty Changes: Israel Kasnett, JNS, Oct. 23, 2018 —Jordan’s King Abdullah just announced that he informed Israel “of an end to the application of the peace-treaty annexes regarding al-Baqura and al-Ghumar.” The king was referring to a small area in Naharayim in Israel’s north and the Tzofar enclave in the Arava in Israel’s south, both of which were leased from Jordan in the 1994 peace agreement between Jordan and Israel.