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LA BARBARIE ISLAMIQUE S’AFFRONTE À LA LÉTHARGIE DE L’ONU

 

LA BARBARIE ISLAMIQUE

Guy Millière

dreuz.info, 19 juin 2012

Voici quelque temps, le gouvernement israélien a décidé de restituer les corps d’assassins à l’Autorité Palestinienne et au Hamas. Comme on pouvait s’y attendre, cette restitution a été prise comme un signe de victoire par les populations arabes sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne comme par les populations arabes sous le contrôle du Hamas.

Le contraire eut été très étonnant. A chaque fois que des Israéliens sont assassinés, ces gens font la fête par milliers. Les rues de Ramallah et de Gaza City portent des noms d’assassins, qui sont considérés comme des héros ou, plus précisément, des « martyrs ». Les télévisions « palestiniennes » financées avec l’argent occidental sont des organes d’incitation à la haine antisémite et au meurtre. Les manuels scolaires « palestiniens » sont des instruments servant aux mêmes fins.

S’il fallait une preuve supplémentaire qu’aucune paix n’est possible avec le Hamas, bien sûr, mais aussi avec l’Autorité Palestinienne, on en disposerait ainsi. Mais faut-il une preuve supplémentaire ? Les preuves sont abondantes, et absolument accablantes, depuis longtemps. Ceux qui ne veulent pas voir sont des aveugles volontaires dont je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont imprégnés d’intentions aussi vomitives qu’inavouables.

Les gens qu’on nomme « Palestiniens » ne pourraient vivre en paix avec leurs voisins qu’après de nombreuses années passées en désintoxication, et ces années passées en désintoxication devraient être un préalable à toute forme de geste ou de déclaration. La désintoxication ne pourrait venir, bien sûr, qu’après un changement de régime à Gaza et dans l’Autorité Palestinienne.

Ce changement de régime devrait commencer par l’abolition du Hamastan de Gaza et par l’abolition de l’Autorité Palestinienne. Ces abolitions devront venir. Elles viendront tôt ou tard. Ceux qui pensent que des accords sont possibles avec le Hamas ou avec l’Autorité Palestinienne me font penser à ceux qui pensaient en 1938 qu’on pouvait s’entendre en Europe avec Adolf Hitler. Et ce n’est sans doute pas un hasard si Mein Kampf est un best seller dans une bonne part du monde arabe. Fort heureusement, le Hamas et l’Autorité palestinienne ont des moyens très réduits par rapport à ceux dont disposait Hitler.

Un changement de régime à Gaza et dans les territoires de Judée-Samarie occupés par l’Autorité Palestinienne serait un commencement en direction du règlement de la guerre musulmane contre Israël. Mais le règlement ne pourra venir tant qu’existera encore le mal, plus vaste, qui touche toutes les terres d’islam et une large part de la « communauté des croyants ». Et ce mal doit être regardé en face. Il existe une barbarie islamique qui touche depuis des années l’ensemble du monde musulman, et la barbarie « palestinienne » fait partie intégrante de la barbarie islamique. Les exemples de barbarie islamique sont trop nombreux pour qu’on les énumère. Il y faudrait des pages et des pages.

Faut-il rappeler les crimes innommables commis pendant des années par le GIA et le FIS en Algérie ? Faut-il évoquer les innombrables attentats commis par Al Qaida, qui ne se limitent pas aux attaques du 11 septembre 2001 ? Faut-il rappeler les actes abjects commis en Irak sous la dictature de Saddam Hussein et après la chute de celui-ci ? Faut-il dire, n’en déplaise à Bernard Henri Levy, que la Libye est passée des mains d’un dictateur brutal aux mains de hordes et de milices qui ont assassiné par centaines des noirs africains et mis en circulation des armes qui se retrouvent dans le Sinaï ? Faut-il décrire les meurtres commis par les talibans en Afghanistan, par des islamistes pakistanais en Inde ? Faut-il parler des scènes d’égorgements filmés en vidéo qui ont jalonnée la dernière décennie ? Faut-il parler des attentats multiples déjoués par les services de sécurité du monde entier ? Les attentats non islamiques sont des exceptions qui confirment la règle.

Je persiste à dire que tous les musulmans ne sont pas coupables, mais je dois rappeler que les coupables de la barbarie islamique sont musulmans. Et je dois dire que la barbarie islamique est le danger principal aujourd’hui sur la terre. La barbarie islamique passera et s’éteindra. Elle est stérile et destructrice, et ne peut donc que passer et s’éteindre. Ce qui importe est de veiller à ce qu’elle fasse le moins de dégâts possible avant qu’elle passe et s’éteigne. Ce qui importe est de ne se faire aucune illusion à son égard. Strictement aucune illusion. Ce qui importe est de l’appeler par son nom et de ne pas avoir à son égard des attitudes à géométrie variable, en considérant, par exemple, que la barbarie « palestinienne » peut être dissociée du reste de la barbarie islamique.

Nous sommes dans une guerre planétaire et multiforme. Nous devons la voir comme telle. Et, puisque c’est à l’ordre du jour, nous devons voir que ce qui se passe présentement en Syrie relève aussi de la barbarie islamique. J’avais écrit au début de l’intervention contre le régime Kadhafi en Libye que le choix serait entre la peste et le choléra. Le choléra Kadhafi a perdu, la peste a gagné.

Je dis qu’en Syrie, le choix est à nouveau entre la peste et le choléra. Le moment où des modérés auraient pu émerger est passé. Le choix est désormais entre le régime Assad et ses meurtres de masse, et un pouvoir passant aux mains des Frères musulmans, et des meurtres de masse. C’est abominable.

C’est la barbarie islamique qui est abominable. 

LA CRISE SYRIENNE

ET LE RÔLE INSIGNIFIANT DE L’ONU

Dore Gold

Le Cape de Jérusalem, 19 juin 2012

La crise syrienne est la troisième preuve d’une série d’échecs de l’ONU. Durant ces deux dernières décennies, l’Organisation des Nations-Unies a  échoué dans ses tentatives  d’empêcher des massacres. Son incapacité flagrante d’intervenir au moment voulu dans les crises au Rwanda et en Bosnie. De nombreux éditorialistes évoquent même la faillite de l’organisation en raison de son cuisant échec d’accomplir l’un de ces principaux objectifs pour lesquels elle a été créée.

En 1994, le commandant des forces onusiennes au Rwanda, le général Romeo Delair, a expédié un message urgent au siège de l’ONU à New York. S’appuyant sur des informations crédibles, il alarmait que les dirigeants du pays, originaires de la tribu Hutu, avaient l’intention de commettre des massacres contre les Tutsis. Kofi Annan, alors chargé des Forces de la paix au sein de l’ONU, avait répondu en priant le commandant Delair de s’abstenir de toute ingérence. .. Et quelques mois plus tard…plus de 800 mille Rwandais sont massacrés!

L’échec de l’ONU se poursuivra  avec le déclenchement de la guerre en Bosnie, le cœur de l’Europe. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait créé « une zone de sécurité » située dans les environs de la ville Srebrenica afin de garantir la sécurité aux musulmans bosniaques. Le Commandant local des Forces de l’ONU a assuré sa protection en ces termes: « croyez-moi, je vous promets de ne plus jamais vous quitter ». .. Et quelques temps plus tard, en juillet 1995, l’armée serbe- bosniaque  attaque l’enclave de Srebrenica et massacre plus de 8000 musulmans!

 Ainsi, à chaque fois que l’ONU est mise à l’épreuve, à chaque fois que ses forces pour le maintien de la paix dans le monde souhaitent protéger des populations en détresse elles échouent dans leur mission. Aujourd’hui, l’ONU affronte une « nouvelle Srebrenica »… Depuis mars 2011, une guerre civile se déchaîne en Syrie, mais en raison du veto imposé par les Russes et par les Chinois ce n’est qu’en mai 2012, seulement après  le massacre d’une centaine de civils dont de nombreux enfants à Houla, que le Conseil de Sécurité  condamne le régime d’Assad sans toutefois prendre des mesures adéquates.

 En février 2012, une nouvelle initiative de l’ONU dirigée par l’ancien Secrétaire général Kofi Annan et mandatée par la Ligue arabe échoue également et embarrasse fortement l’Occident. Dans ce contexte, il est clair que la raison principale de tous ces échecs   découle des intérêts des pays membres de l’organisation. L’ONU refuse d’adopter la morale et de condamner vigoureusement les responsables des massacres ou prendre contre eux des mesures efficaces.

 Le 28 mai dernier, le Wall Street Journal a même qualifié l’ONU « de collaborateur » pour avoir permis le massacre de Houla, et celui de Srebrenica en 1995. C’est sans doute une sévère critique, mais elle est justifiée par un argument essentiel que nous ne pouvons ignorer : l’ONU est une organisation dont les attentes de protection au sein des populations en détresse et regardant la mort en face sont quasiment immenses. En réalité, la déception est si profonde que l’impuissance de l’organisation onusienne.

 Si l’ONU est incapable de prendre des décisions pour éviter des génocides, et ne distingue pas entre assassins et victimes, est-il juste et possible  de lui attribuer  sérieusement un poids moral quelconque à ces déclarations au sujet du conflit israélo-palestinien ? La crise syrienne n’est-elle pas éloquente? N’illustre-t-elle pas la perte d’autorité morale qu’avait jadis l’ONU? Israël doit réaliser la situation néfaste et répliquer dans ce sens à chaque fois qu’un fonctionnaire officiel de cette organisation ose nous condamner injustement. 

LA MALTRAITANCE SYMBOLIQUE DES JUIFS

Shmuel Trigano

upjf.org, 17 juin 2012

L’antisémitisme ne se résume pas aux actes violents qui peuvent frapper les Juifs dans la rue mais il comprend aussi un climat général d’inimitié et d’exécration touchant plus que les Juifs et l’État d’Israël : le judaïsme et la culture juive, l’identité juive elle même. De l’inimitié, on est en règle générale au courant, sauf les inconscients qui sont nombreux, y compris parmi les Juifs qui se sentent par principe coupables ou ont un compte à régler avec leurs origines. La scène médiatique est la scène de cette inimitié. Elle se manifeste par une hostilité de principe à Israël ou à la communauté juive quand elle sort de son image de « victimes de la Shoah » (on aura remarqué qu’elle est ou bien « martyre » ou bien « agressive » : ce sont ses 2 images autorisées).

Le scénario d’interprétation des événements du Moyen Orient est prêt avant même que les événements n’arrivent. Ils sont alors construits pour répéter la même histoire et l’enraciner encore plus dans les consciences. Son trait principal repose sur la culpabilité essentielle d’Israël, son illégitimité et sa criminalité : à Djénine, à Gaza il y a eu un génocide et l’État d’Israël souffre d’un racisme institutionnel qui tient à l’essence même de son existence. Ce mythe est omniprésent et il est partagé autant par la classe politique que l’opinion publique. Les perpétrateurs d’actes antisémites y puisent implicitement la raison et la légitimité de leurs actes.

Par contre, de l’exécration, l’opinion juive commune est moins consciente car elle se développe dans la littérature, les essais, les magazines, l’université. Il faut aussi, dans ces milieux, avoir l’esprit aiguisé pour la percevoir car elle concerne le judaïsme comme religion, pensée, culture, société. Ce domaine met en jeu, pourrait-on dire, le prestige de l’identité juive, son honneur, sans compter la vérité historique et la compétence académique.

Or ce sont les lieux mêmes de la production culturelle qui sont touchés. Il faut savoir par exemple que, dans les universités, les Instituts d’études politiques, c’est un discours qui accrédite la version palestinienne des faits qui est la référence, sans aucune confrontation possible avec d’autres thèses, et cela remonte jusqu’au Collège de France. Des générations d’étudiants qui, plus tard, assumeront des responsabilités politiques, sont ainsi formées, nourries d’une version viciée de l’histoire.

Plus généralement, sur le plan du destin étudiant, choisir un sujet de doctorat en rapport avec les Juifs (en quelque matière que ce soit) équivaut aujourd’hui à un suicide professionnel car cela vous condamne à être exclu en premier des jurys de sélection pour les rares postes universitaires au concours, sous prétexte de particularisme, d’étroitesse d’esprit ou de choix « idéologique » (« religieux »). On n’étudie pas les choses juives comme on étudie l’Amérique latine, ou le monde… arabe.

Le discrédit s’exerce en premier, bien sûr, sur le judaïsme dont la destruction symbolique est joyeusement perpétrée dans livres, magazines, compte-rendus de presse, sauf rarissimes exceptions. Si vous examinez dans le détail la place qui est reconnue au judaïsme et la façon de le traiter (notamment dans toute cette presse sur les religions – en fait, au départ, presse catholique – produisant nombre de numéros spéciaux sur religions, spiritualités et civilisations), vous remarquerez le traitement défavorable dont il est l’objet (souvent mis en œuvre par des spécialistes juifs). Par contre, l’islam y occupe une place centrale et abusive.

On a l’impression que le refoulé du tabou sur l’islam, à base de menaces de terreur, se déverse sur le judaïsme, moins « dangereux » et au plus bas de son prestige. Toute une gamme d’intellectuels juifs et de chercheurs est objectivement bannie de cette presse. On n’y rend compte ni de leurs travaux, ni de leurs interventions. La chose est réitérée depuis maintenant 10 ans au point que l’on se dise qu’il doit y avoir une liste noire qui écarte les auteurs non complaisants avec le discours de rigueur, le scénario des médias en matière juive. La chose est statistiquement démontrable, tant pour l’écrit que l’audio-visuel (les radios et TV publiques sont au sommet). L’atmosphère d’inimitié n’est pas le résultat d’une série de hasards.

Mais il y a aussi l’édition généraliste. Certes, elle est en crise en générale et le lectorat juif exigeant est très limité, en dessous du seuil de rentabilité commerciale pour une grande maison d’édition, mais les possibilités de publication de livres à thèmes judaïques (exceptée la marée en rapport avec la Shoah) se restreint de plus en plus. Il faut comparer, là aussi, avec le déluge éditorial concernant l’islam qui est le critère d’évaluation.

Ceci dit, ces dernières années a fleuri une littérature d’un genre très spécial qui dépeint pseudo critiquement le judaïsme comme religion, sous des traits conjuguant cruauté, violence et tromperie, parfois paganisme. La religion de l’Israël antique serait la source de toutes les violences, du génocide, de la haine de l’autre, de la cruauté sacrée. La semaine dernière, Le Point a publié 3 pages de plaidoyer de Michel Onfray pour défendre le cinquième livre (Qui est Dieu ?) d’une série très violente sur le judaïsme de Jean Soler où notamment il statue sur son côté sanguinaire et haineux. Michel Onfray cite une phrase de ce livre : « le nazisme de Mein Kampf est le modèle hébraïque auquel ne manque même pas Dieu » qui nous renseigne sur sa teneur.

La façon dont il prévient la remarque qui s’impose devant un tel discours montre bien la pirouette rhétorique la plus répandue pour exclure le point de vue juif : « l’accusation d’antisémitisme est celle qui accueille le plus souvent ses recherches. Elle est l’insulte la plus efficace pour discréditer le travail d’une vie et l’être même d’un homme ». Ainsi la boucle est bouclée entre ce que pense Al Djazira et ce que pense une certaine France : le « génocide de Gaza » était inscrit dans le judaïsme et l’État d’Israël est nazi.

Tant que les Juifs ne défendront pas leur honneur, tant qu’ils ne seront pas jaloux de leur réputation, on ne voit pas comment ni pourquoi cesserait leur maltraitance, leur rudoiement symbolique. Cette maltraitance est le premier pas vers le coup qu’on leur portera.

On ne peut se contenter de tirer cette seule leçon générale de la réalité. C’est ici aussi l’occasion de constater le degré de démission du judaïsme français face aux défis qui se pressent à son horizon. Ces questions devraient en premier lieu concerner le rabbinat français. Mais où sont les rabbins ? Où est le Grand Rabbin ? Il n’est pas possible que s’institue le partage entre ceux iraient toujours au charbon et ne récolteraient que la réprobation et ceux qui pontifieraient sur la scène de « l’éthique » et du politiquement correct.

Article additionnel (veuillez cliquer sur le titre pour accéder au lien) :

 

LE RETOUR HUMANITAIRE DE LA CROISADE
Shmuel Trigano

À partir d’une chronique sur Radio J, 1er juin 2012

 

 

US BEHIND UN’S FAILED SYRIA PEACE PLAN—TRAGI-FARCE AS PRELUDE TO OBAMA M.E. WITHDRAWAL?

Tuesday, April 10, 2012 was supposed to mark the beginning of Syria’s implementation of a UN-Arab League brokered peace plan, aimed at halting President Bashar Assad’s yearlong crackdown on anti-regime protests which is estimated to have killed more than 9000 people. Instead, Syrian Foreign Minister Walid Muallem (in Moscow) introduced new preconditions to the deal devised by former UN Secretary General Kofi Annan, as government forces continued to shell civilian neighborhoods throughout the country.

 

Syria is now demanding that a cessation of violence occur simultaneously with the deployment of an international monitoring mission, whose members it approves, to the country (not unlike the failed Arab League monitoring mission sent to Syria in November), and that both Annan and opposition groups provide written guarantees to abide by a ceasefire should government forces be withdrawn from cities. The Free Syrian Army has rejected the latter stipulation, leaving no end to the conflict in sight.

 

Yet Syria’s non-compliance was predictable, if not inevitable. Over the past year, the Assad regime has on numerous occasions promised to bring to an end its military campaign against civilians as well as to implement reforms. In other words, Assad has repeatedly defied and manipulated a fractured, floundering “international community,” using diplomacy as a means to buy time in order to crush dissent while shoring up his domestic political support base.

 

Over the weekend, Riad al-Asaad, the leader of the rebel Free Syrian Army (FSA) precicted that “the regime will not implement [Annan’s] plan. This plan will fail.” The consequences are dire: on Monday alone, more than 160 people were killed in Syria by government forces, one of the deadliest days since the uprising began.

 

TRAGEDY AND FARCE IN SYRIA
Jonathan Spyer

Jerusalem Post, April 5, 2012

The supposed acceptance by the regime of Bashar Assad of UN Special Envoy Kofi Annan’s six-point plan represents the latest phase of the Syrian dictator’s strategy to buy time in order to crush the uprising against his rule. According to the plan, the regime is obliged to withdraw troops and armor from Syrian urban centers by April 10th.… [Instead], the regime is now ramping up its attacks on centers of the uprising.…

The pattern is familiar. In November, the regime proclaimed acceptance of an Arab League plan. The blood-letting, however, continued apace.

A team of hapless Arab League spectators, led by a suspected Sudanese war criminal, General Mustafa al-Dabi, were dispatched to the country. These men spent a few weeks watching Assad’s forces butcher Syrian civilians before being quietly withdrawn. The regime has also twice before announced its acceptance of proposals by Annan—to no noticeable effect.

The current plan envisages the commencement of an “inclusive, Syrian-led political process” that will follow a “cease-fire including the withdrawal of troops and heavy weapons from inside and around populated areas.” These are the key elements of the Annan proposal, which also calls for the release of “arbitrarily detained persons,” free movement across Syria for journalists, provision of humanitarian aid via a UN mechanism and respect for “freedom of association” and the right to peacefully demonstrate.

The most immediately notable aspect of these proposals is their somewhat otherworldly quality. They envisage no timetable for a transition of power and do not even call for the dictator to step down. Rather, Assad is supposed to begin an open-ended process of dialogue with the opposition.… At the same time, the slaughter…will continue.…

All of this is quite obvious, and is disputed by hardly anyone among serious observers of events in Syria. It is therefore difficult not to conclude that there is simply no real interest on the part of the West to help bring about the end of the Assad dictatorship.

Assad has benefited throughout from a de facto international coalition that supports him. Iran and Hezbollah provide the assistance on the ground. Russia and China are responsible for the diplomatic cover. Either opposing international efforts will be made to help the Syrian rebels transform themselves into a real, physical threat to the dictatorship, or the dictatorship is likely to survive.…

Karl Marx, in the 18th Brumaire of Louis Bonaparte, famously asserted that “great world-historic facts and personages appear twice. The first time as tragedy, the second time as farce.” Marx, however, did not foresee the current international response to the situation in Syria. This manages, uniquely, to combine the essential qualities of tragedy and farce into a single picture.

THE U.N.’S FAILED PLAN FOR SYRIAN PEACE
Editorial

Washington Post, April 9, 2012

Twenty-[one] days have passed since the U.N. Security Council endorsed the Syria peace plan of former secretary-general Kofi Annan. It’s been eight days since Mr. Annan said the regime of Bashar Assad had agreed on a deadline of April 10—Tuesday—to withdraw heavy weapons from cities, and five since the Security Council ratified that date. So the entirely predictable outcome of the initiative ought now to be recognized: Mr. Annan and his backers have merely provided cover for Mr. Assad to go on slaughtering his own people.…

In a statement, Mr. Annan proclaimed himself “shocked” to discover that mass murder was still going on inside Mr. Assad’s establishment. But the Obama administration, whose U.N. ambassador called the Annan plan “the best way to end the violence,” had no excuse for such naïveté. It was clear from the outset that Mr. Assad would never implement the U.N. terms…because to do so would cause the collapse of his regime. Mr. Annan is merely the latest of a series of envoys made to look foolish by the Syrian dictator, including not a few Americans.

The question now facing the administration and the Security Council is also familiar: how to respond to Mr. Assad’s double-cross. The easiest, and sadly, probably most likely answer is to give Mr. Annan more time—while the killing continues. The Obama administration reportedly hopes that Russia, one of Mr. Assad’s biggest backers, will pressure him into making a deal with the opposition under Mr. Annan’s auspices. But Russia seeks to preserve the Syrian regime; the idea that it would support a genuine transition to democracy, or that it could induce Mr. Assad to go along with one, is far-fetched.

The inescapable reality is that Mr. Assad will go on killing unless and until he is faced with a more formidable military opposition. That is why the shortest way to the end of the Syrian crisis is the one Mr. Obama is resisting: military support for the opposition and, if necessary, intervention by NATO. The administration has been inching in the right direction by providing non-lethal aid to the Free Syrian Army while tacitly consenting to the provision of arms by Saudi Arabia and Qatar. But reports from the ground say the opposition is not receiving anything close to the support it would need to change the military balance.…

A civil war is taking place in Syria. Mr. Obama may believe that by fleeing from leadership through figments such as the Annan plan, he is avoiding “militarization.” In fact, he is ensuring that thousands more people will die.

IT’S TIME TO ADD SYRIA TO KOFI ANNAN’S LONG LIST OF FAILURES
Jonathan Schanzer & Claudia Rosett

New Republic, April 5, 2012

It should have raised red flags when both Syria and Russia approved of Kofi Annan’s February 23 appointment as the United Nations-Arab League Joint Special Envoy (JSE) to Syria. But after bickering world powers repeatedly failed to agree on an emissary to broker an end to the killing spree…the U.S. Ambassador to the U.N., Susan Rice, was content to laud Annan as “an outstanding choice.”

Certainly the Ghana-born Annan comes loaded with credentials: former U.N. secretary general, winner of the 2001 Nobel Peace Prize, and recipient of a host of other awards, positions, and honorary degrees. But a closer look at Annan’s record reveals that he has often exacerbated crises, rather than solving them. We can now add Syria to this list.

The string of failures begins in 1994, when Annan, then head of peacekeeping, dismissed the warnings of General Romeo Dallaire, commander of the U.N.’s peacekeeping forces in Rwanda, about arms caches that would soon be used for mass murder. In July 1995, with Annan still head of peacekeeping, came another mass murder, this time in Srebrenica. Serbs slaughtered more than 8,000 Bosnian Muslims while peacekeepers stood by.

During his tenure as U.N. chief, from 1997-2006, his responsibilities included overseeing the Oil-for-Food relief program for Iraq. The program, run by the U.N. from 1996 until Saddam Hussein’s overthrow in 2003, was supposed to ease the pain imposed on Iraq’s people by sanctions targeting Saddam’s regime. Instead, Oil-for-Food evolved into one of the most corrupt failures in the history of humanitarian relief, while Annan urged its expansion and praised its performance.

Oil-for-Food expanded into a global web of graft. Saddam skimmed and smuggled billions out of oil production meant for humanitarian relief, using the money to pay the families of Palestinian suicide bombers, bribe for influence on the Security Council, buy luxury cars, and procure weapons. Syria, incidentally, was one of Saddam’s major conduits for smuggling oil out of Iraq, and smuggling weapons in. Chairing a 2005 congressional subcommittee hearing on this traffic, Representative Dana Rohrabacher estimated that Syria banked some $3 billion in Saddam’s illicit funds.

Evidence discovered in Baghdad after Saddam’s overthrow led to multiple probes of Oil-for-Food. In 2005, Annan’s handpicked director, Benon Sevan, was accused by the U.N.’s own inquiry of having pocketed money from the program.… While Annan himself was not accused of wrongdoing, a U.N. probe led by former Chairman of the Federal Reserve Paul Volcker diplomatically assessed that his performance “fell short of the standards that the United Nations Organization should strive to maintain.…”

In the case of Syria, Annan met with Syrian President Bashar Assad in Damascus [on March 10 and 11] and reportedly urged him “to heed the old African proverb: ‘You cannot turn the wind, so turn the sail.’ The realistic response is to embrace change and reform.” By March 16, Annan had laid out a six-point plan meant to bring an overdue end to the bloodshed.

Unfortunately, Annan’s plan creates more problems than it solves. It does not call for Bashar Assad to step down, though this is a core demand of the Arab League, the United States, and other interested parties. Annan calls for a “Syrian-led” dialogue between Assad and the opposition. So favorable was this plan to the Syrian regime that Assad (according to Annan) said yes, while leaders of Syria’s opposition rejected it as naive. Meanwhile, despite promises of an immediate ceasefire to be followed by a full withdrawal from urban areas, Assad’s military continues to pound civilian areas.…

IF ASSAD SURVIVES
Editorial

Wall Street Journal, April 9, 2012

The last time Kofi Annan embarked on a diplomatic mission to Damascus, after the 2006 war between Israel and Hezbollah, the then-U.N. Secretary General extracted a promise from Bashar Assad not to allow weapons to cross the border with Lebanon. It was a promise Mr. Assad instantly flouted, allowing Hezbollah to double its prewar arsenal by most estimates. U.S. figures such as Nancy Pelosi were soon coming to Damascus to pay the young dictator court.

Now Mr. Annan is again serving as envoy to Damascus, this time to negotiate a U.N. peace plan that Mr. Assad doesn’t deserve and few think he has the slightest intention of honouring.…

So why is the Obama Administration playing along with the Annan charade? That’s one of the many mysteries of the Administration’s policy toward Syria. Unlike with Egypt, where Mr. Obama was quick to call for Hosni Mubarak’s departure despite his 30-year alliance with the U.S., it took months for the President to call for Mr. Assad to go—and that’s despite the Assad family’s 40-year track record of hostility to the U.S. and its support for terrorism.

The Administration eventually came around to calling for Mr. Assad’s ouster, and Robert Ford, the U.S. Ambassador in Damascus, paid a courageous visit to the embattled city of Hama. Administration officials also took to speaking of Mr. Assad’s downfall as a foregone conclusion—and of what a useful setback that would be for Iran and its clients in the region.

And then—nothing. The Administration pressed for a toothless Security Council resolution condemning Mr. Assad, which Russia and China vetoed. The Pentagon went out of its way to make known its objections to a no-fly zone or any other military action against Damascus. Other senior U.S. officials also laid out the case for inaction: The Syrian opposition was disjointed; U.S. military aid could fall into the wrong hands; the U.N. hadn’t authorized an operation; the Arab League should take the lead, and so on.…

[In the interim], Mr. Assad has been brutally rolling up his opponents city-by-city, and now it looks like he may be on the cusp of winning. Some 9,000 Syrian civilians have been killed, and another 200,000 are estimated to be in prison. Russia continues to supply the regime with arms, Venezuela supplies it with oil, and Iran provides help in the dirty-works department. Because Mr. Assad leads a sectarian Allawite regime that has everything to fear from a Sunni-dominated government, it has the motive and will to keep fighting.

This ought to prompt some thinking by the Obama Administration about what it would mean if Mr. Assad survives. This is a humanitarian and strategic concern. Secretary of State Hillary Clinton has said repeatedly that “Assad must go.” Does the U.S. mean it, or is it another hollow line, like calling an Iranian nuclear bomb “unacceptable”?

Iran’s mullahs, who are about to enter their own nuclear negotiations with the U.S., will be interested in knowing that answer. So will Hezbollah, which has depended on Syrian support (both direct and as a conduit to Iran) for three decades. They know Mr. Assad’s survival will have a material bearing on their own prospects.

Then there are America’s regional allies—from Saudi Arabia to Turkey to Israel to whatever remains of a democratic movement in Lebanon. Turkey has taken a risk in urging that Assad must go and by sheltering Syrian refugees who are coming over the border in growing numbers. The Saudis and smaller Gulf states have come out for arming the Syrian opposition and are willing to finance the effort. Far from feeling pressured by the U.S., they want America to lead.

These countries are already getting the sense that the Obama Administration wants out of its Mideast entanglements, period.… American inaction on Syria will serve as an invitation for these countries to pursue their own interests, never mind America’s wishes. That’s an especially odd lesson for the U.S. to impart to a country like Israel, given the effort the Administration is otherwise making to persuade Israelis not to attack Iran.…