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VICTOIRE POUR OBAMA, INCERTITUDE POUR ISRAËL

 

 

 

 

LA VICTOIRE D’OBAMA À LA VEILLE DES ÉLECTIONS ISRAÉLIENNES
Freddy Eytan

Le CAPE de Jérusalem, 8 novembre 2012

 

 
Après l’euphorie de la victoire et la réélection d’Obama de nombreuses questions se posent sur les capacités de l’homme qui va diriger les Etats-Unis et le monde libre durant les quatre prochaines années supplémentaires. Va-t-il pouvoir juguler la crise économique et le marasme social? Arrêter net le projet nucléaire de l’Iran? Lutter contre le terrorisme aveugle et le fanatisme islamique? Chasser Bechar el Assad en mettant un terme au massacre quotidien du régime de Damas? Ou réglera t-il enfin  le problème palestinien en justifiant ainsi le prix Nobel de la paix?
 
En jugeant le bilan des quatre dernières années à la Maison Blanche nous pouvons affirmer que la déception est bien profonde. Le Moyen-Orient s’est transformé en une poudrière islamiste, menaçante et instable justement et surtout en raison  d’une absence  totale d’une  politique américaine  cohérente et ferme dans notre région. Toutefois, les Américains et notamment une écrasante majorité de Juifs ont accordé à leur président une deuxième chance. Nous devons donc toujours espérer car la réussite dObama sera aussi la notre.
 
Aujourd’hui, nous mettons les bévues et les maladresses aux vestiaires et tournons une nouvelle page. Obama connaît parfaitement les dossiers  et probablement  ne fera pas les mêmes erreurs du passé en exerçant de fortes pressions sur le gouvernement israélien et en exigeant un nouveau gel des implantations et notamment la construction de logements à Jérusalem. Pour reprendre le processus de paix avec les Palestiniens il ne devrait y avoir aucune condition préalable et Obama ne devrait surtout pas lier tout progrès dans les négociations avec le projet nucléaire iranien.
 
Les Etats-Unis comme l’Europe ont le devoir politique et moral d’éviter à tout prix une démarche palestinienne pour obtenir une reconnaissance de membre non-étatique au sein de l’ONU. Cette démarche est contreproductive et une violation flagrante des accords signés avec les Palestiniens dont Américains et Européens sont cosignataires. La Pax americana est certes souhaitable sous plusieurs conditions mais elle  devrait être appliquée prudemment et avec réciprocité.
 
Les sanctions imposées par la communauté internationale sont sévères mais n’ont pas été très dissuasives puisque l’Iran poursuit sans relâche  son programme atomique. Une reprise du dialogue avec Téhéran  sans un arrêt préalable et immédiat  du projet nucléaire prouvera de la part des Etats-Unis naïveté et faiblesse. Il est clair que Téhéran ne changera pas fondamentalement sa politique expansionniste et n’abandonnera jamais son arsenal atomique, cheval de bataille et fierté du peuple iranien. L’Iran pourra peut-être changer à court terme  de tactique pour alléger le fardeau des sanctions, mais sa stratégie sera toujours la même, à savoir la “destruction de l’Etat sioniste” et l’exportation de la révolution chiite par des satellites tel que le Hezbollah au Liban.
 
Certes, il existe entre Israël et les Etats-Unis des malentendus, des frictions parfois graves et l’attitude du gouvernement Netanyahou a été parfois ambiguë, mais les relations n’ont jamais abouti à la rupture ou au divorce car les intérêts politiques, diplomatiques, et stratégiques entre les deux pays amis sont réciproques. Washington et Jérusalem partagent les mêmes valeurs démocratiques et universelles. Un affaiblissement de l’Etat juif et de son leadership agissent  contre les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient.
 
Dans ce contexte, le Premier ministre israélien se trouve dans l’obligation de s’entendre avec le président Obama sur la marche à suivre. La rencontre de Netanyahou avec l’ambassadeur américain en Israël quelques heures seulement après l’annonce de la victoire d’Obama prouve que la page est tournée et que la sagesse, le pragmatisme et la raison d’Etat l’emportent sur les divergences personnelles qui d’ailleurs sont toujours fort exagérées par l’opposition et la presse. Enfin, Obama et ses conseillers ne devraient pas non plus “intervenir” pour influer sur le résultat des élections israéliennes… Attendons et respectons le verdict du peuple, seul maître du pays, le 22 janvier prochain.

 

APRÈS L’AMÉRIQUE
Guy Millière
dreuz.info, 8 novembre 2012

 

 

Je le dis d’emblée : je me suis trompé.
 
Je ne me suis pas trompé sur qui est Obama, sur l’effet de ses décisions politiques ou sur qui est Mitt Romney. Mais j’ai sous estimé la capacité de mobilisation souterraine de la campagne Obama.
 
J’ai sous estimé le pouvoir de nuisance des grands médias. J’ai basé mes analyses sur les données utilisées par les plus grands analystes américains, Karl Rove, Michael Barone, Thomas Sowell, Charles Krauthammer. Ils sont aujourd’hui consternés autant que je le suis.
 
J’ai longtemps pensé qu’Obama serait réelu. Divers signes m’ont laissé penser, comme Karl Rove, Michael Barone, Thomas Sowell, Charles Krauthammer, que Romney était parvenu à incarner l’alternative. Il s’est avéré que non.
 
Obama a été réélu bien que des centaines de milliers d’Américains restent sans électricité après le passage de la tempête Sandy. Une majorité d’Américains semble donc trouver normal que le gouvernement fédéral soit aussi inefficace après un cataclysme naturel qu’un pays du tiers monde.
 
Obama a été réélu malgré une multiplication des pauvres et des assistés sociaux. Parce qu’il a bénéficié d’un vote massif et d’une mobilisation absolue des pauvres et des assistés sociaux.
 
Il a été réélu malgré l’islamisation du Proche Orient, une politique d’apaisement vis à vis de l’Iran, et la trahison des assassinés de Benghazi.

Une majorité d’Américains ne s’intéresse plus à l’esprit d’entreprise qui a fait des Etats Unis ce qu’ils sont, et ne s’intéresse pas davantage au sort géopolitique du monde. Une majorité d’Américains n’en a plus que faire des règles éthiques qui ont prévalu depuis le temps des pères fondateurs.
 
Nous entrons dans une phase ou les Etats Unis ne seront plus les Etats Unis que nous avons connus. Les Etats Unis seront un pays où la corruption et la trahison seront tolérées, où on achètera les voix, ou l’économie déclinera et glissera lentement vers la faillite, comme les économies européennes. Ils sont un pays dont la voix ne comptera plus guère sur la planète.
 
Les conséquences pour les Américains attachés à ce que l’Amérique fut seront douloureuses. Le nombre de ceux vivant de prédation l’emportera sur le nombre de ceux qui vivent de production. Le futur, je le crains, ressemblera à la Californie aujourd’hui : une minorité de gens riches vivant d’entreprises liées au gouvernement fédéral ou d’autres gens riches vivant dans les fantasmes d’artistes plus ou moins décadents, et une majorité de pauvres en situation d’assistance. Passer de San Francisco à la Vallée centrale est passer d’une ville opulente de bourgeois de gauche à des régions sinistrées et en faillite. Les pauvres votent pour ceux qui leur donnent le chèque de fin de mois, jusqu’au moment où il n’y a plus d’argent.
 
Les conséquences pour le reste du monde seront douloureuses aussi. Les Etats Unis ont été la locomotive économique du monde. Obama détruit la locomotive, et il n y a pas de locomotive de rechange. La Chine ne peut jouer ce rôle, l’Europe déliquescente et vieillissante non plus.
 
Les Etats Unis ont assuré l’ordre du monde qui a permis d’éviter le pire depuis la Deuxième guerre mondiale. Nous allons vers un désordre planétaire croissant très propice aux crimes des dictateurs.
 
Nombre de commentateurs européens se réjouissent, j’en suis sûr. Ils ne voient pas les relations de cause à effet, et ne relient pas Obama à la décomposition économique du monde ou à la montée de l’islam radical. Les liens n’en existent pas moins.
 
Je reviendrai sur ces sujets dans les jours qui viennent. Pour l’heure, je suis en état de choc et dans une immense tristesse.
 
J’ai voulu croire qu’il restait assez de forces vives aux Etats Unis pour qu’une page se tourne, et de multiples données semblaient me donner raison. La page qui se tourne est en fait celle des forces vives des Etats Unis.
 
Ronald Reagan doit se retourner dans sa tombe. George Walker Bush est sans doute aussi triste que moi. Mitt Romney aussi. Entre l’entrepreneur et l’escroc anti-américain, une majorité d’Américains a choisi l’escroc anti-américain.
 
Mon livre, le désastre Obama reste d’actualité. Le désastre va se poursuivre et s’accentuer. Il peut servir de guide à ceux qui veulent comprendre ce qui les attend.

A NEW MIDDLE EAST? JEWISH FERTILITY & FUTURE US FOREIGN POLICY

 

 

Contents:

 

I Stood in Jerusalem : Zelda Mishkovski, Forum, Spring/Summer 1984

I stood in Jerusalem, Jerusalem suspended from a cloud…

Jewish Demography Defies Conventional 'Wisdom':Yoram Ettinger, Israel Hayom, Oct. 19, 2012
In 2012, Israel’s Jewish demography continued its robust surge, typical of the last 17 years, while Muslim demography, west of the Jordan River and throughout the Middle East, increasingly embraces Western standards.

 

Mitt Romney's M.E. Foreign Policy Remarks: Mitt Romney, Foreign Policy, October 8, 2012

It is time to change course in the Middle East.  That course should be organized around these bedrock principles:  America must have confidence in our cause, clarity in our purpose and resolve in our might. No friend of America will question our commitment to support them… no enemy that attacks America will question our resolve to defeat them…

 

On Topic Links

 

Fertility Decline In The Muslim World: Nicholas Eberstadt and Apoorva Shah,  

Hoover Institute, June 1, 2012

Zionism 2.0 : Tal Benjamin, Jerusalem Report, September 6, 2012

Telling Israel like it is — in Arabic : Philippe Assouline Times of Israel, October 17, 2012

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I Stood in Jerusalem

 

By ZELDA, (FORUM 51/52)

I stood

in Jerusalem,

Jerusalem suspended from a cloud,

in a graveyard with people crying

and a crooked tree.

Blurry mountains

and a tower.

You are not!

death spoke to us.

You are not!

he turned to me.

 

 

I stood

in the midst of Jerusalem.

Jerusalem checkered in the sun,

smiling like a bride in the field,

slender green grass

by her side.

 

 

Why were you frightened

yesterday in the rain?

death spoke to me.

Am I not your quiet

older brother?

 

 

 

 

Zelda Mishkovski was one of  Israel’s most admired and most widely read poets. She was awarded the Bialik and Brenner Prizes  for poetry in Israel.

 

 

 

 

 

JEWISH – ARAB DEMOGRAPHY DEFIES CONVENTIONAL 'WISDOM' 
Yoram Ettinger

Israel Hayom, October 19, 2012

In 2012, Israel’s Jewish demography continued its robust surge, typical of the last 17 years, while Muslim demography, west of the Jordan River and throughout the Middle East, increasingly embraces Western standards.

 

According to a June 2012 study by the Washington-based Population Reference Bureau (PRB), 72 percent of 15-49 year old Palestinian married women prefer to avoid pregnancy, as do 78% in Morocco, 71% in Jordan, 69% in Egypt and Libya, 68% in Syria, 63% in Iraq and 61% in Yemen. The PRB study states that “a growing number of women are using contraception, as family planning services have expanded in the Arab region.”

The unprecedented fertility decline in the Muslim world was documented in June 2012 by Dr. Nicholas Eberstadt, a leading demographer at the American Enterprise Institute, and Apoorva Shah of the Hoover Institute. According to Eberstadt and Shah,

 

“Throughout the worldwide Muslim community, fertility levels are falling dramatically … According to the U.N. Population Division estimates and projections, all 48 Muslim-majority countries and territories witnessed fertility decline over the last three decades … The proportional decline in fertility for Muslim-majority areas was greater than for the world as a whole over that same period, or for the less-developed regions as a whole … Six of the ten largest absolute declines in fertility for a two-decade period yet recorded in the postwar era (and by extension, we may suppose, ever to take place under orderly conditions in human history) have occurred in Muslim-majority countries … Four of the ten greatest fertility declines ever recorded in a 20-year period took place in the Arab world … No other region of the world — not highly dynamic Southeast Asia, or even rapidly modernizing East Asia — comes close to this showing … The remarkable fertility declines now unfolding throughout the Muslim world is one of the most important demographic developments in our era.”

 

The key developments yielding a drastic decline in Arab fertility, in the Middle East including west of the Jordan River, have been modernity and its derivatives. For instance, urbanization (the Arab population of Judea and Samaria was 70% rural in 1967, and 75% urban in 2012), expanded women’s education and employment, a record-high divorce rate and wedding age, all-time-high family planning, rapidly declining teen-pregnancy, youthful male net-emigration, etc.

 

The Palestinian Authority has inflated the actual number of Arabs in Judea and Samaria (1.65 million) by one million, to counter the arrival of one million immigrants from the former Soviet Union to Israel. Thus, contrary to internationally accepted demographic standards, the PA counts some 400,000 overseas residents, who have been overseas for over a year, as de-facto residents. Some 300,000 Israeli I.D. card-holding Jerusalem Arabs are counted twice, both as Israelis (by Israel) and as Palestinians (by the PA). The number of births is over-reported, the number of deaths is under-reported, emigration is ignored.

 

In 2012, Israel’s Jewish fertility rate (three births per woman) is trending upward, boding well for Israel’s economy and national security, exceeding any Middle Eastern Muslim country, other than Yemen, Iraq and Jordan, all of which are trending downward. Iran’s fertility rate is 1.8 births per woman, in Saudi Arabia and the Gulf States the rate is 2.5, in Syria and Egypt 2.9 and in North Africa 1.8. The average fertility rate of an Israeli-born Jewish mother has already surpassed three births. In 2012, the Israeli Arab-Jewish fertility gap is half a birth per woman, compared with a six birth gap in 1969. Moreover, young Jewish and Arab-Israeli women have converged at three births, with Arab women trending below — and Jewish women trending above — three births.

 

In 2012, Jewish births have expanded to 77% of total Israeli births, compared with 69% in 1969. While the ultra-Orthodox Jewish fertility rate has declined, due to growing integration into the workforce and the military, the secular Jewish fertility rate has risen significantly. [emphasis ours – Ed.]

 

Since 2001, the number of Jewish emigrants has decreased and the number of returning Jewish expatriates has increased. Aliyah (Jewish immigration) has been sustained annually since 1882, while Arab net-emigration — especially from Judea and Samaria — has been fixed, at least, since 1950.

 

The current 66% Jewish majority in the combined area of pre-1967 Israel, Judea and Samaria could catapult to an 80% majority in 2035, if Israel seizes the clear and present dramatic aliyah window of opportunity. At least 500,000 immigrants from the former Soviet Union, France, Britain, Argentina and the U.S. could reach Israel during the next five years, in light of Israel’s economic indicators, the intensification of European anti-Semitism, the Islamic penetration of Europe and the expansion of Jewish-Zionist education.

 

The suggestion that Jews are doomed to become a minority between the Jordan River and the Mediterranean is either dramatically mistaken or outrageously misleading. (Top of Page)

 

 

MITT ROMNEY'S [FOREIGN POLICY] REMARKS AT
VIRGINIA MILITARY INSTITUTE

Mitt Romney

Foreign Policy, October 8, 2012

 

…For more than 170 years, VMI has done more than educate students.  It has guided their transformation into citizens, and warriors, and leaders.  VMI graduates have served with honor in our nation's defense, just as many are doing today in Afghanistan and other lands….

 

Of all the VMI graduates, none is more distinguished than George Marshall-the Chief of Staff of the Army who became Secretary of State and Secretary of Defense, who helped to vanquish fascism and then planned Europe's rescue from despair. His commitment to peace was born of his direct knowledge of the awful costs and consequences of war.  General Marshall once said, "The only way human beings can win a war is to prevent it."  Those words were true in his time-and they still echo in ours.

 

Last month, our nation was attacked again.  A U.S. Ambassador and three of our fellow Americans are dead – murdered in Benghazi, Libya…. The attacks against us in Libya were not an isolated incident.  They were accompanied by anti-American riots in nearly two dozen other countries, mostly in the Middle East, but also in Africa and Asia.  Our embassies have been attacked.  Our flag has been burned.  Many of our citizens have been threatened and driven from their overseas homes by vicious mobs, shouting "Death to America." These mobs hoisted the black banner of Islamic extremism over American embassies on the anniversary of the September 11th attacks….

 

The attacks on America last month should not be seen as random acts.  They are expressions of a larger struggle that is playing out across the broader Middle East – a region that is now in the midst of the most profound upheaval in a century.  And the fault lines of this struggle can be seen clearly in Benghazi itself.

 

The attack on our Consulate in Benghazi on September 11th, 2012 was likely the work of forces affiliated with those that attacked our homeland on September 11th, 2001. This latest assault cannot be blamed on a reprehensible video insulting Islam, despite the Administration's attempts to convince us of that for so long.  No, as the Administration has finally conceded, these attacks were the deliberate work of terrorists who use violence to impose their dark ideology on others, especially women and girls; who are fighting to control much of the Middle East today; and who seek to wage perpetual war on the West….

 

This is the struggle that is now shaking the entire Middle East to its foundation.  It is the struggle of millions and millions of people-men and women, young and old, Muslims, Christians and non-believers – all of whom have had enough of the darkness.  It is a struggle for the dignity that comes with freedom, and opportunity, and the right to live under laws of our own making….

 

We have seen this struggle before.  It would be familiar to George Marshall.  In his time, in the ashes of world war, another critical part of the world was torn between democracy and despotism.  Fortunately, we had leaders of courage and vision, both Republicans and Democrats, who knew that America had to support friends who shared our values, and prevent today's crises from becoming tomorrow's conflicts….

 

This is what makes America exceptional:  It is not just the character of our country – it is the record of our accomplishments.  America has a proud history of strong, confident, principled global leadership – a history that has been written by patriots of both parties.  That is America at its best.  And it is the standard by which we measure every President, as well as anyone who wishes to be President. Unfortunately, this President's policies have not been equal to our best examples of world leadership.  And nowhere is this more evident than in the Middle East.

 

I want to be very clear:  The blame for the murder of our people in Libya, and the attacks on our embassies in so many other countries, lies solely with those who carried them out-no one else.  But it is the responsibility of our President to use America's great power to shape history – not to lead from behind, leaving our destiny at the mercy of events.  Unfortunately, that is exactly where we find ourselves in the Middle East under President Obama.

 

The relationship between the President of the United States and the Prime Minister of Israel, our closest ally in the region, has suffered great strains. The President explicitly stated that his goal was to put "daylight" between the United States and Israel.  And he has succeeded.  This is a dangerous situation that has set back the hope of peace in the Middle East and emboldened our mutual adversaries, especially Iran.

 

Iran today has never been closer to a nuclear weapons capability.  It has never posed a greater danger to our friends, our allies, and to us.  And it has never acted less deterred by America, as was made clear last year when Iranian agents plotted to assassinate the Saudi Ambassador in our nation's capital.  And yet, when millions of Iranians took to the streets in June of 2009, when they demanded freedom from a cruel regime that threatens the world, when they cried out, "Are you with us, or are you with them?" — the American President was silent….

 

The President has failed to lead in Syria, where more than 30,000 men, women, and children have been massacred by the Assad regime over the past 20 months. Violent extremists are flowing into the fight.  Our ally Turkey has been attacked.  And the conflict threatens stability in the region….

 

The President is fond of saying that "The tide of war is receding."  And I want to believe him as much as anyone.  But when we look at the Middle East today…it is clear that the risk of conflict in the region is higher now than when the President took office.

 

I know the President hopes for a safer, freer, and a more prosperous Middle East allied with the United States. I share this hope.  But hope is not a strategy.  We cannot support our friends and defeat our enemies in the Middle East when our words are not backed up by deeds, when our defense spending is being arbitrarily and deeply cut, when we have no trade agenda to speak of, and the perception of our strategy is not one of partnership, but of passivity….

 

It is time to change course in the Middle East.  That course should be organized around these bedrock principles:  America must have confidence in our cause, clarity in our purpose and resolve in our might. No friend of America will question our commitment to support them… no enemy that attacks America will question our resolve to defeat them… and no one anywhere, friend or foe, will doubt America's capability to back up our words.

 

I will put the leaders of Iran on notice that the United States and our friends and allies will prevent them from acquiring nuclear weapons capability. I will not hesitate to impose new sanctions on Iran, and will tighten the sanctions we currently have. I will restore the permanent presence of aircraft carrier task forces in both the Eastern Mediterranean and the Gulf region-and work with Israel to increase our military assistance and coordination.  For the sake of peace, we must make clear to Iran through actions-not just words-that their nuclear pursuit will not be tolerated.

 

I will reaffirm our historic ties to Israel and our abiding commitment to its security-the world must never see any daylight between our two nations. I will deepen our critical cooperation with our partners in the Gulf.

 

And I will roll back President Obama's deep and arbitrary cuts to our national defense that would devastate our military. I will make the critical defense investments that we need to remain secure.  The decisions we make today will determine our ability to protect America tomorrow.  The first purpose of a strong military is to prevent war.

 

The size of our Navy is at levels not seen since 1916. I will restore our Navy to the size needed to fulfill our missions by building 15 ships per year, including three submarines.  I will implement effective missile defenses to protect against threats. And on this, there will be no flexibility with Vladimir Putin….

 

I will make further reforms to our foreign assistance to create incentives for good governance, free enterprise, and greater trade, in the Middle East and beyond. I will organize all assistance efforts in the greater Middle East under one official with responsibility and accountability to prioritize efforts and produce results.  I will rally our friends and allies to match our generosity with theirs.  And I will make it clear to the recipients of our aid that, in return for our material support, they must meet the responsibilities of every decent modern government – to respect the rights of all of their citizens, including women and minorities… to ensure space for civil society, a free media, political parties, and an independent judiciary… and to abide by their international commitments to protect our diplomats and our property….

 

I will support friends across the Middle East who share our values, but need help defending them and their sovereignty against our common enemies. In Egypt, I will use our influence – including clear conditions on our aid – to urge the new government to represent all Egyptians, to build democratic institutions, and to maintain its peace treaty with Israel. And we must persuade our friends and allies to place similar stipulations on their aid.

 

In Syria, I will work with our partners to identify and organize those members of the opposition who share our values and ensure they obtain the arms they need to defeat Assad's tanks, helicopters, and fighter jets. Iran is sending arms to Assad because they know his downfall would be a strategic defeat for them.  We should be working no less vigorously with our international partners to support the many Syrians who would deliver that defeat to Iran rather than sitting on the sidelines.  It is essential that we develop influence with those forces in Syria that will one day lead a country that sits at the heart of the Middle East….

 

Finally, I will recommit America to the goal of a democratic, prosperous Palestinian state living side by side in peace and security with the Jewish state of Israel.  On this vital issue, the President has failed, and what should be a negotiation process has devolved into a series of heated disputes at the United Nations. In this old conflict, as in every challenge we face in the Middle East, only a new President will bring the chance to begin anew….

 

I know many Americans are asking a different question: "Why us?"  I know many Americans are asking whether our country today – with our ailing economy, and our massive debt, and after 11 years at war – is still capable of leading.

 

I believe that if America does not lead, others will – others who do not share our interests and our values – and the world will grow darker, for our friends and for us.  America's security and the cause of freedom cannot afford four more years like the last four years.  I am running for President because I believe the leader of the free world has a duty, to our citizens, and to our friends everywhere, to use America's great influence – wisely, with solemnity and without false pride, but also firmly and actively – to shape events in ways that secure our interests, further our values, prevent conflict, and make the world better-not perfect, but better….

 

Sir Winston Churchill once said of George Marshall:  "He … always fought victoriously against defeatism, discouragement, and disillusion."  That is the role our friends want America to play again.  And it is the role we must play…. (Top of Page)

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Fertility Decline In The Muslim World: Nicholas Eberstadt and Apoorva Shah,  Hoover Institute, June 1, 2012

Throughout the Ummah, or worldwide Muslim community, fertility levels are falling dramatically for countries and subnational populations — and traditional marriage patterns and living arrangements are undergoing tremendous change.

 

Zionism 2.0 : Tal Benjamin, Jerusalem Report, September 6, 2012

 

He [Jon Medved] compares the emerging high-tech Zionism to the first stirrings of the Jewish culture and emigration movement in the Soviet Union in the 1960s and 1970s, which took Leon Uris’s Exodus as its base text. “Start-Up Nation has become the Exodus of this generation,”

 

Telling Israel like it is — in Arabic : Philippe Assouline Times of Israel, October 17, 2012

 

A secular, liberal Arab woman from the Galilee, Boshra Khalaila leaves passionate critics of Israel open-mouthed simply by describing the rights and freedoms she routinely enjoys.

 

 

 

 

AGRESSION ISLAMISTE : LE CANADA SAUVE L’HONNEUR DU MONDE OCCIDENTAL

 

 

 

 

LE CANADA SAUVE L’HONNEUR
DU MONDE OCCIDENTAL

Guy Millière

menapress.org, 16 septembre 2012

 

Nous assistons présentement à l’implosion généralisée du monde musulman, à un isolement croissant d’Israël face à ses ennemis, soigneusement orchestré par l’administration Obama, et à un déferlement de lâcheté dans l’ensemble du monde occidental.

 

Un monde où les grands media voudraient faire croire que tout cela vient, d’une part, de l’intransigeance belliciste de Binyamin Netanyahu et, d’autre part, d’une vidéo antimusulmane mise en ligne sur Youtube au mois de juillet dernier. 

 

Comme si les dirigeants iraniens n’avançaient pas effectivement vers l’arme atomique, et comme si la rage islamique avait besoin de prétextes, disponibles sur Internet depuis longtemps, pour tuer.

 

Le gouvernement canadien, en prenant, la semaine dernière, la décision de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, a illustré, face à ce contexte absolument navrant, ce que pouvait être la voie du courage et de la dignité. Elle est en cela importante, et pourrait engendrer des effets et des conséquences.
 

De fait, les arguments avancés par le Canada pour prendre cette décision sont, en soi,

difficiles à contourner. La déclaration de John Baird, chef de la diplomatie canadienne, accuse explicitement l’Iran de financer le terrorisme islamique international.

 

Baird précise qu’il n’est pas possible de prétendre lutter efficacement contre ce fléau tout en abritant l’ambassade d’un régime qui le finance ; avec, parmi ses cadres, des gens bénéficiant de l’immunité diplomatique pouvant, dans ces conditions, entretenir des liens avec des entités terroristes.
 
La question du maintien de relations diplomatiques entre les autres pays occidentaux et le régime en place à Téhéran peut être posée bien plus explicitement : le raisonnement du Canada ne devrait-il pas valoir pour tous les Etats civilisés ? Comment des gouvernements de pays qui affirment lutter contre le terrorisme peuvent-ils justifier la présence sur leur sol d’ambassades d’un pays concourant au terrorisme islamique mondial ? Et celle de personnes travaillant pour ce régime ?
 
Le maintien de relations diplomatiques avec tout Etat pratiquant la complaisance vis-à-vis du terrorisme, ou avec toute entité contribuant à ce dernier, soulève une autre question. Au minimum, vraiment au minimum, des pays qui affirment lutter contre le terrorisme devraient user de la diplomatie pour signifier, de manière claire, nette et abrupte, ce qu’ils refusent.

 

Les arguments fournis par le gouvernement canadien peuvent servir de base pour que des journalistes authentiques interrogent à ce sujet les dirigeants des pays concernés, et ne se contentent plus de réponses évasives. On peut, bien sûr, se demander s’il existe encore de tels journalistes. Au vu de la lâcheté susdite, l’on peut en douter. La balle est dans leur camp [et elle le restera. Ndlr.].

 

De fait, encore, la décision des responsables du pays à la feuille d’érable montre qu’Israël n’est pas, malgré les efforts de l’administration Obama, totalement isolé sur la scène internationale, et que les inquiétudes légitimes du gouvernement hébreu et de Binyamin Netanyahu concernant le danger constitué par le régime iranien et le terrorisme islamique rencontrent quelques oreilles attentives.
 
John Baird ne parle pas, dans sa décision, de la quête de l’arme nucléaire par les Perses : en mettant l’accent sur le terrorisme, il insiste sur ce qui rend absolument inacceptable l’accession du régime iranien à l’arme nucléaire. Non seulement un Iran nucléaire constituerait un danger pour Israël et une déstabilisation régionale majeure, mais la dictature chiite pourrait, de plus, fournir des matériaux radioactifs à des groupes terroristes, permettant ainsi à ceux-ci de réaliser des attentats avec « bombes sales ».
 
Comme ne cesse de le répéter Jérusalem, l’acquisition par l’Iran de la bombe atomique, et la mise à disposition du nucléaire au service du terrorisme islamique, constituent des menaces majeures et planétaires, que le monde occidental dans son ensemble ne peut pas se permettre de prendre à la légère.

 

Peut-on se contenter de sanctions, même renforcées, face au régime iranien, sans pour autant sous-estimer la menace ? L’Occident peut-il se limiter à mener des négociations, dont il est absolument évident qu’elles ne servent qu’à permettre au régime iranien de gagner du temps ? Les Etats développés peuvent-ils prétendre indéfiniment que la menace pesant sur Israël ne les concerne pas eux aussi, et très directement ? Peuvent-ils faire comme s’ils ne voyaient pas la conjugaison du nucléaire iranien avec le terrorisme islamique ?
 
Là encore, de « vrais » journalistes devraient interroger les dirigeants des pays concernés et ne pas se contenter des réponses qu’ils leur soumettent habituellement.

 

Enfin, s’il est un pays où la décision du Canada de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran pourrait avoir un impact, c’est bien son voisin immédiat. Les Etats-Unis se trouvent au milieu d’une campagne électorale, qui conduira, le 6 novembre prochain, à la réélection ou à la non-réélection de Barack Obama. Le score s’annonce très serré.
 
Israël, je l’ai déjà écrit, représente l’un des enjeux de la campagne, car les positions de Mitt Romney et de son adversaire sur le sujet sont éloignées à l’extrême. Des observateurs, à Washington, soupçonnent même le président-candidat – avec de très bonnes raisons à cela – d’être prêt, après avoir isolé Israël, à sacrifier ce dernier sur l’autel de relations plus apaisées avec un monde musulman basculant, frénétiquement, vers l’islam radical.

 

L’Iran constitue aussi l’un des enjeux de la campagne. Obama peut-il feindre indéfiniment de ne pas discerner tout à la fois le clair et présent danger constitué par l’accession du régime iranien à la bombe nucléaire et par le rôle actif de l’Iran dans le terrorisme planétaire ? Peut-il se contenter des réponses affligeantes de simplisme qu’il apporte actuellement à l’éruption de rage islamique ?
 
Le président des Etats-Unis est le Commander-in-chief (commandant en chef des armées) ; l’une de ses missions essentielles consiste à veiller à la sécurité du pays. Si j’étais Mitt Romney, je mettrais plus nettement encore Obama au pied du mur, concernant Israël comme concernant l’Iran, le nucléaire, le terrorisme, la rage islamique, et je lui demanderais si ce qu’ont décidé les responsables canadiens ne pourrait pas inciter le gouvernement US à adopter une posture plus précise et plus déterminée sur ces points.

 

Barack Obama ne peut plus arguer que l’ensemble du monde occidental tient des positions aussi ambiguës que les siennes aujourd’hui, car l’un de ces pays, qui plus est son allié traditionnel le plus proche et le plus fidèle, est sorti très explicitement de l’ambiguïté.

 

L’AVENIR DE JÉRUSALEM
DANS LA POLITIQUE AMÉRICAINE

Dore Gold
Le Cape de Jérusalem, 19 septembre 2012

 

La modification in extremis du programme  démocrate américain sur la question de Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël soulève des interrogations sur le traitement du sujet au fil des années.
 
Récemment les projecteurs ont été braqués sur la convention du parti démocrate réunie à Charlotte en Caroline du nord. Contrairement aux   trois programmes présidentiels précédents, la question de Jérusalem comme capitale d’Israël a été omise délibérément. Tandis que le sénateur Newyorkais, Charles Schoumer, critiquait cette omission, d’autres responsables du parti déclaraient qu’il s’agissait simplement   »d’une erreur technique »… En fin de compte, la charte démocrate a été rectifiée suite aux consignes du président Barak Obama, critiqué sévèrement et mis sur la sellette par le candidat républicain Mitt Romney.

 

S’agit-il vraiment d’un oubli? D’une erreur technique? Car comment expliquer que la modification a suscité tant de divergences au sein du parti démocrate et pourquoi fallait-il avoir l’approbation de toute l’Assemblée par trois votes consécutifs pour pouvoir obtenir la majorité des deux tiers nécessaires.  Cela s’est passé en direct, et les caméras de télévision ont zoomé sur  l’un des délégués manifestant sa colère et portant une chemise sur laquelle était inscrite une inscription en arabe…
 
Aucun journaliste n’a posé la question fondamentale: pourquoi le parti démocrate a modifié le texte de l’article sur le statut de Jérusalem; Pensaient-ils que la question n’aurait-elle pas d’impact durant la campagne et qu’en fait certains gouvernements israéliens étaient même prêts à diviser la ville dans le cadre d’un règlement définitif.
 
En réalité nous constatons au fil des ans une certaine érosion de la part des Etats Unis concernant leur position sur l’avenir de Jérusalem et cela concerne les deux grands partis. Les vétérans du parti démocrate n’étaient-ils pas conscients de la situation?  Ne savaient-ils pas que la question de Jérusalem avait déjà affecté significativement la campagne électorale de Jimmy Carter alors qu’il briguait un deuxième mandat?  Rappelons les faits: le 1er mars 1980, le Conseil de Sécurité de l’ONU  approuve la résolution 465. Celle-ci condamnait fermement la construction des implantations et avait appelé à les démanteler en se référant bizarrement sur les nouveaux quartiers juifs construits à Jérusalem. Contrairement au traditionnel veto des Etats- Unis,  l’ambassadeur américain à l’ONU, Donald McHenry, avait approuvé cette résolution, ce qui provoqua une tempête politique aux Etats Unis…En dépit des explications « techniques » de l’administration américaine sur les différents projets de proposition avant le vote, la communauté juive n’a pu oublier ce revers concernant la question de Jérusalem au Conseil de sécurité, et ainsi lors des élections présidentielles c’est bien le candidat du parti républicain, Ronald Reagan, qui remporta la victoire. Jimmy Carter avait obtenu le taux le plus bas des voix juives en comparaison aux autres candidats démocrates. Le message de la communauté  juive sur l’importance de Jérusalem fut sans équivoque et bien clair.
 
Certes, la campagne présidentielle actuelle n’est pas celle de 1980, et pourtant selon des sondages dirigés par Marvin Warbitt pour le compte du Comité juif américain –(AIC) à la question sempiternelle:
 
« Dans le cadre d’un règlement permanent avec les Palestiniens, pensez-vous qu’Israël  se contenterait de Jérusalem ville unifiée sous souveraineté israélienne? » En 2001, 44% avaient répondu favorablement pour un nouveau partage de Jérusalem contre 50% qui se sont opposés. En 2010, seulement 35% ont répondu favorablement à la question du partage de Jérusalem tandis que  60% se sont opposés farouchement à tout compromis. Ces résultats révèlent que Jérusalem unifiée demeure importante dans les esprits des Juifs américains et que « Jérusalem unifiée » a toujours obtenu le soutien traditionnel des  démocrates comme des républicains. La fameuse loi exigeant que l’ambassade des Etats-Unis soit transférée à Jérusalem reconnaissant  ainsi l’unité de Jérusalem capitale de l’Etat juif sous souveraineté israélienne  a été présentée en 1990 au Congrès conjointement par les chefs des deux grands Partis, démocrate et républicain.
 
Dans ce contexte, Il est fort important que l’administration actuelle et le parti démocrate se souviennent du passé et du soutien inconditionnel des deux partis sur l’avenir du statut de Jérusalem. Dans l’espoir que les « erreurs » commises lors de la dernière convention démocrate ne se répèteront plus jamais.

 

UNE AUTRE AGRESSION ISLAMISTE,

UN AUTRE RECUL HUMILIANT OCCIDENTAL
Daniel Pipes
The Boston Herald, 13 septembre 2012
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

Les attaques de mardi contre les missions américaines au Caire et à Benghazi s'inscrivent dans un schéma familier d'intimidations islamistes et d'apaisement de l'Occident qui remontent à l'affaire Salman Rushdie en 1989. La réponse veule [* littéralement "supine" qui vient du latin supinus, couché sur le dos (NDLT)] de l'administration Obama à l'assassinat des diplomates américains augmente la probabilité d'autres agressions de ce genre.

 

La crise Rushdie a éclaté soudainement quand le chef de l'Iran, l'ayatollah Khomeiny, a émis une condamnation à mort d'un romancier pour avoir écrit un roman réaliste magique, Les Versets sataniques, déclarant que le livre était "contre l'Islam, le Prophète et le Coran." Cet incident a été suivi par une longue liste d'agressions similaires – concernant une frise sculptée du prophète Mahomet , la frise de la cour suprême des USA en 1997, un dirigeant évangélique américain Jerry Falwell en 2002, Newsweek en 2005, les caricatures danoises en 2006, le pape Benoît XVI également en 2006, le prédicateur de Floride Terry Jones en 2010, et les soldats américains en Afghanistan au début de 2012. Dans chacun de ces cas, ce qui est perçu comme insulte à l'islam conduit à des actes de violence, parfois contre les Occidentaux mais le plus souvent parmi les musulmans eux-mêmes.
 
En effet, l'incident de 2010 a causé quelque 19 morts en Afghanistan, ce qui incite David Goldman, alors au magazine First Things, à observer qu' «un fou ayant une allumette et une copie du Coran peut faire plus de dégâts dans le monde musulman qu'un bus rempli de kamikazes pour des attentats-suicide….». Quelle est la valeur monétaire des dégâts causés par une édition de poche usagée du Coran? " Goldman a spéculé sur la façon dont les services de renseignement pourraient s'inspirer de Jones et, pour quelques dollars, semer l'anarchie généralisée.
 
Jusqu'à présent, le spasme de violence de 2012 a donné lieu à quatre morts américains, avec plus peut-être qui vont suivre. Jones (avec sa "journée internationale du jugement de Mahomet" ) et Sam Bacile (qui peut-être n'existe pas, mais est accusé d'avoir créé la vidéo anti-islamique qui a principalement inspiré cette violence de ce 11 septembre 2012) peuvent non seulement causer des décès à volonté, mais ils peuvent aussi mettre des bâtons dans les roues des relations américano-égyptiennes et même devenir un critère déterminant dans une élection présidentielle américaine.

 

Quant au gouvernement Obama: en agissant avec son [désir d']apaisement et son mode apologétique habituels, il a fait retomber la faute sur les critiques envers l'islam. "L'ambassade des Etats-Unis au Caire condamne les efforts continus déployés par des individus malavisés pour heurter les convictions religieuses des musulmans …. Nous rejetons fermement les actions commises par ceux qui abusent du droit universel à la liberté d'expression pour blesser les convictions religieuses d'autrui." La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ("Les Etats-Unis déplorent tout effort en vue de dénigrer les croyances religieuses d'autrui») et Barack Obama («les États-Unis rejettent les efforts visant à dénigrer les croyances religieuses d'autrui») ont confirmé le mouvement de [lâche] recul initial.
 
Le candidat présidentiel républicain Mitt Romney à juste titre a rétorqué que «C'est scandaleux que la première réponse de l'administration Obama ne fut pas de condamner les attaques effectuées contre nos missions diplomatiques, mais de sympathiser avec ceux qui ont mené les attaques." Cet argument a des implications très importantes, non pas tant pour les élections (l'Iran est la question clé de politique étrangère là) mais parce qu'une telle faiblesse incite les islamistes à attaquer à nouveau, à la fois pour faire cesser définitivement la critique de l'islam et imposer un aspect de la charia, ou loi islamique, à l'occident.
 
Terry Jones, Sam Bacile et leurs imitateurs futurs savent comment aiguillonner les musulmans pour les pousser à la violence, embarrasser les gouvernements occidentaux, et faire bouger l'histoire. En réponse, les islamistes savent exploiter Jones, et les autres. Le seul moyen d'arrêter ce cycle est pour les gouvernements de se tenir fermement à ce principe: «Les citoyens ont la liberté d'expression, ce qui implique notamment le droit d'insulter et de gêner. Les autorités protègeront ce droit. Les musulmans ne jouissent pas de privilèges spéciaux, mais sont soumis aux mêmes règles de liberté de parole que tout le monde. Laissez-nous tranquilles. "

ROMNEY À JÉRUSALEM : « QUE DIEU BÉNISSE ET PROTÈGE LA NATION D’ISRAËL »

 

 

LE REMARQUABLE DISCOURS
DE MITT ROMNEY À JÉRUSALEM

Daniel Pipes

danielpipes.org, 29 juillet 2012
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Mitt Romney, le candidat officiel républicain à la présidentielle, a prononcé un discours passionné à la Fondation de Jérusalem aujourd'hui, enveloppant d'un soutien affectif les déclarations de franche politique. Le contraste avec le président Obama pourrait difficilement être plus spectaculaire. En effet, on pourrait éplucher le discours et noter les nombreuses assertions qui réfutent Obama. Par exemple, le commentaire d'ouverture que « mettre les pieds en Israël c'est mettre les pieds dans une nation qui a commencé avec une ancienne promesse faite dans cette terre » contraste directement avec la déclaration dure d'Obama au Caire sur « l'aspiration à une patrie juive [étant] enracinée dans une histoire tragique. »

En outre, contrairement à la position absurde de l'administration Obama sur Jérusalem –effectuant sournoisement les changements de légendes qui l'identifiaient comme telle [capitale d'Israël (NDLT)] et en passant par la gymnastique verbale pour éviter de la nommer – Romney s'est dévoilé et a clairement appelé Jérusalem « la capitale d'Israël. »

Plusieurs de ses déclarations sont un hymne à l'Etat juif et aux liens extraordinaires qui l'unissent aux États-Unis. Quelques citations :

« Nos deux nations sont séparées par plus de 8000 kms. Mais pour un Américain à l'étranger, on ne peut pas être plus proche des idéaux et des convictions de mon propre pays qu'on ne l'est en Israël. »
« J'ai la ferme conviction que la sécurité d'Israël est vitale pour les intérêts de la sécurité nationale des États-Unis. »

« Nous avons vu les horreurs de l'histoire. Nous ne resterons pas là sans rien faire. Nous n'allons pas les regarder jouer à nouveau. Il serait insensé de ne pas prendre les dirigeants iraniens au mot. Ils sont, après tout, le produit d'une théocratie radicale. … Nous avons un devoir solennel et un impératif moral de refuser aux dirigeants iraniens les moyens de donner suite à leurs intentions malveillantes. »

« Notre alliance est plus profonde que les modèles de stratégie ou le poids des intérêts. L'histoire de la façon dont l'Amérique – une nation encore si nouvelle dans le monde du point de vue de cette ancienne région – se leva pour devenir le cher ami du peuple d'Israël est parmi les plus beaux et le plus prometteurs [exemples] dans l'histoire de notre nation. Aussi différents que nos chemins aient été, nous voyons les mêmes qualités dans l'autre. Israël et l'Amérique sont à bien des égards le miroir l'un de l'autre. »

« L'alliance durable entre l'État d'Israël et les États-Unis d'Amérique est plus qu'une alliance stratégique: c'est une force au service du bien dans le monde. Le soutien de l'Amérique à Israël devrait rendre tout Américain fier. Nous ne devrions pas permettre aux complexités inévitables de la géopolitique moderne d'occulter les pierres de touche fondamentales. Une … Amérique libre et forte se tiendra toujours à côté d'un Israël libre et fort. »

« Par l'histoire et par conviction, nos deux pays sont liés entre eux. Aucun individu, aucune nation, aucune organisation mondiale, ne nous séparera. Et tant que nous restons ensemble et solidaires, il n'y a pas de menace que nous ne puissions pas surmonter et très peu de chose que nous ne puissions pas réaliser. »

Mais de tout le discours, ce sont les derniers mots qui m'ont le plus frappé. « Fasse que Dieu bénisse l'Amérique, et qu'Il bénisse et protège la nation d'Israël ». Depuis quand un politicien a-t-il demandé au Seigneur de protéger un autre pays et pas uniquement le sien propre?

Commentaires: (1) Obama et Romney se présentent comme étant autant en désaccord sur Israël qu'ils le sont sur les sources de la croissance économique. (2) A maintes reprises, Romney est revenu à la question des obligations morales existant entre les deux pays ; oui, il y a des avantages mutuels à notre relation, mais finalement cela reflète quelque chose de supérieur et de plus grand que n'importe lequel d'entre nous. (3) S'il est élu, il sera fascinant de voir dans quelle mesure les perspectives exprimées aujourd'hui se transmettront aux questions de politique courante. Je m'attends à ce qu'il les transmette en grande partie.

MITT ROMNEY EN ISRAËL
Guy Millière
dreuz.info, 30 juillet 2012

La presse britannique a critiqué ces derniers jours Mitt Romney en lui reprochant d’avoir dit que la préparation des Jeux Olympiques de Londres avait connu des difficultés.

Mitt Romney disait ainsi ce que la presse britannique dit elle-même depuis des mois, mais à lire les articles publiés, on aurait cru qu’il a proféré une obscénité. La presse de gauche américaine a, bien sûr, emboîté le pas de la presse britannique, tout comme l’équipe de campagne d’Obama. La presse française s’est comportée de la même façon, ce qui est logique dans un pays où, si la population votait pour les élections présidentielles américaines, Obama obtiendrait un score proche de ceux obtenus par les dirigeants communistes d’Europe Centrale au temps où il n’y avait qu’un seul bulletin de vote.

Mitt Romney a passé ensuite deux jours en Israël, pays où Barack Obama s’est bien gardé de se rendre depuis qu’il est Président. Il n’a pas critiqué la politique étrangère de l’administration Obama pendant ce séjour : c’est l’une des règles de base de la diplomatie, lorsqu’on est candidat à une haute fonction, de ne pas critiquer la politique menée par les dirigeants de son propre pays pendant qu’on voyage à l’étranger.

Il n’en a pas moins pensé et dit à haute et intelligible voix ce qu’il pensait. Et j’en parle ici car je serais étonné si ce qu’il a dit, en un discours prononcé dimanche, trouvait un large écho dans la presse qui l’a critiqué pour ses propos au Royaume-Uni. Mitt Romney n’a, à la différence de qui vous savez, pas parlé des « frontières de 1967 » comme base de négociation en vue d’un retour au « processus de paix », car il sait, lui, que les « frontières de 1967 » n’existent pas. Il n’a pas usé de circonlocutions et a parlé de « Jérusalem, capitale d’Israël ».

Il n’a pas, à la différence de qui vous savez, évoqué les constructions immobilières israéliennes dans la périphérie de Jérusalem ou en Judée-Samarie comme un « obstacle » à la paix, mais a parlé d’Israël comme de l’une des « plus impressionnantes démocraties existant sur la terre ».

Il ne s’est pas, toujours à la différence de qui vous savez, montré distant envers Binyamin Netanyahou, mais en a parlé comme de son ami, ce qui est logique puisque Mitt Romney et Binyamin Netanyahou sont amis depuis leur jeunesse. Et il a cité deux fois Menahem Begin. La première de cette façon : « nous avons la responsabilité de nous assurer que plus jamais notre indépendance ne sera menacée ». La deuxième fois de cette façon : « si un ennemi du peuple juif dit qu’il veut le détruire, croyez-le sur parole ».

Il n’a pas, à la différence encore de qui vous savez, tendu la main vers les islamistes ou vers la République islamique d’Iran, et a au contraire souligné ceci : « Quand les dirigeants iraniens nient l’Holocauste ou parlent de rayer Israël de la carte, seuls ceux qui sont naïfs, ou pire que naïfs, y verront un excès de rhétorique ». Puis : « Il serait insensé de ne pas prendre au pied de la lettre les propos des dirigeants iraniens. Ils sont les produits d’une théocratie radicale ».

Il n’a pas proposé de poursuivre les négociations avec le régime des mollahs, et s’est contenté de dire que le régime avait gagné plusieurs années « pour développer ses capacités nucléaires ».

Aux fins que les choses soient claires, et après avoir rendu hommage aux « dissidents iraniens » abandonnés à leur sort il y a trois ans, il a précisé : « Il est parfois dit que ceux qui sont déterminés à empêcher le régime iranien d’obtenir des armes nucléaires sont imprudents et incitent à la guerre. C’est l’opposé qui est vrai. Nous sommes les vrais artisans de la paix. L’histoire enseigne avec force et clarté que lorsque les régimes les plus despotiques se dotent des armes les plus destructrices, la paix laisse souvent la place à l’oppression, à la violence ou à une guerre dévastatrice ».

Il n’a pas, à la différence de qui vous savez, d’Hillary Clinton, ou de Leon Panetta, demandé à Israël de faire des gestes pour « la paix », et il n’a pas cité une seule fois l’Autorité Palestinienne, tout comme il n’a pas parlé de « processus de paix ». Il a par contre déclaré que l’alliance entre les Etats-Unis et Israël était « bien davantage qu’une alliance stratégique » : « une force pour le bien dans ce monde ».

Il a précisé « Nous ne pouvons rester silencieux quand ceux qui veulent déstabiliser Israël font entendre leurs critiques. Et nous ne devons pas nous joindre à ces critiques. La distance diplomatique entre nos pays encourage les adversaires d’Israël ».

Sa conclusion : « Aussi longtemps que nous serons unis et debout ensemble, il n’est pas de menace que nous ne pourrons surmonter et rien que nous ne pourrons accomplir ».

Et enfin : « Que Dieu bénisse l’Amérique et qu’il bénisse et protège la Nation d’Israël ».

Comme si tout cela ne suffisait pas, Mitt Romney n’a pas prévu de faire un détour par Riyad aux fins de faire une courbette de déférence devant le monarque saoudien. Il n’a pas non plus prévu de se rendre au Caire pour serrer la main des dirigeants des Frères musulmans ou pour parler à Al Azhar.

Les déclarations de Mitt Romney en Israël ne trouveront aucun écho dans la presse britannique, sans aucun doute. Elles ne trouveront qu’un faible écho dans la presse de gauche américaine.Elles ne trouveront que fort peu de place dans la presse française où on continuera à parler de ses supposées « bourdes » au Royaume-Uni. Mieux vaut sans doute qu’elles ne trouvent que peu de place dans la presse française : elles y seraient charcutées et triturées par les antisémites (pardon, « antisionistes ») de service. Le Nouvel Observateur a noté que Romney avait un « ton agressif » : c’est étrange, je n’ai jamais lu dans Le Nouvel Observateur de phrase disant qu’Ahmadinejad avait un ton agressif…

Le Monde a gardé en titre de sa page web du secteur international : « Mitt Romney, champion olympique des gaffes ». Une dépêche de l’AFP cite Saeb Erekat, « négociateur palestinien » quand il parle anglais, et apôtre des attentats suicides lorsqu’il parle arabe cf. www.jihadwatch.org) : « Les déclarations de Romney portent atteinte aux intérêts américains dans la région, à la paix, à la sécurité, et à la stabilité. Ces déclarations sont inacceptables et nous les rejetons totalement ». Saeb Erekat s’y connaît en matière de défense des intérêts américains : c’est un vrai spécialiste de la question.

La presse française avait déjà toutes les raisons de détester Romney : il est républicain, conservateur, et il a fait fortune en tant qu’entrepreneur. Elle a davantage de raisons encore de le détester. L’idée qu’il puisse être élu et que ses propos puissent définir la politique étrangère des Etats-Unis doit donner des aigreurs d’estomac dans les salles de rédaction.

Tous les candidats à l’élection présidentielle américaine ne peuvent pas être démocrates, venus de l’extrême gauche, liés aux Frères musulmans et au mouvement « palestinien », tous ne peuvent pas être d’anciens agitateurs sociaux et avoir pour amis d’anciens terroristes non repentis. Tous ne pensent pas que l’islam est une religion de paix et d’amour. Tous ne célèbrent pas le ramadan. Tous n’ont pas le profil idéal pour séduire une certaine catégorie de personnes.

Les articles désobligeants sur Mitt Romney vont donc continuer à déferler en France.

ÉLECTIONS AMÉRICAINES, NAÏVETÉ ET FAUSSES ÉQUIVALENCES

 

 

Les élections américaines et Israël
Jacques Benillouche
Guysen.com, 11 avril 2012

L’américain modéré Mitt Romney, favori dans la course à l'investiture du Parti républicain, vient d’être désigné pour s’opposer à la réélection de Barack Obama. Il aura la lourde tâche de convaincre la majorité des juifs à voter pour lui alors que, pour l’instant, 30% sont prêts à lui faire confiance. Contrairement à la France, les juifs qui représentent 2% de la population peuvent influer sur le vote de la présidentielle car ils vivent dans deux importants États, la Floride et la Pennsylvanie, où ils peuvent faire basculer le résultat. Ils ont toujours voté pour le candidat démocrate, et pour l’instant, il semble qu’ils ne comptent pas modifier leurs habitudes.

 

Questions économiques

 

Les juifs ne vont pas voter selon la position des candidats vis-à-vis d’Israël mais en fonction des solutions qui leur sont proposées sur les questions économiques. En période de récession, la politique étrangère est leur dernier souci. Un sondage du Public Religion Research Institute précise d’ailleurs que 51% des électeurs juifs mettent la situation économique au premier plan, 4% se prononcent en fonction de l’avenir d’Israël et 2% jugent les problèmes liés à l’Iran. Ce sondage confirme ainsi que, à l’instar de la France, les préoccupations internes au pays priment sur la stratégie des politiques à l’étranger.

 

Cela n’empêche pas les républicains de multiplier les déclarations contre l’Iran et de confirmer leur soutien à Israël. Mitt Romney s’est engagé à soutenir Israël et à s’opposer à l’Iran. Mais, depuis 1967, tous les candidats avaient affirmé durant leur campagne électorale que, s’ils étaient élus, ils transfèreraient l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Seuls ceux qui les ont écoutés ont cru à cette promesse et l’ambassade trône toujours au milieu de la rue Hayarkon, la rue des clubs et bars et des restaurants.

 

Refus de la faiblesse

 

L’histoire a montré que la faiblesse vis-à-vis des ennemis d’Israël pourrait être défavorable à un candidat, fut-il sortant. Jimmy Carter en avait fait les frais puisqu’il n’avait pas été réélu. Il avait montré à la fin de son mandat une grande faiblesse dans l’abandon du Shah d'Iran, dans la crise des otages de l'ambassade américaine à Téhéran et dans l'intervention soviétique en Afghanistan. Israël y avait vu un avertissement dans ses relations avec les États-Unis, nécessitant une plus grande indépendance.

 

Jimmy Carter l’avait d’ailleurs constaté : «Tout membre du Congrès qui désire se faire réélire est quasiment dans l’impossibilité de dire qu’il adoptera une position équilibrée entre Israël et les palestiniens, ou qu’il insistera auprès d’Israël afin qu’il se retire à l’intérieur des frontières internationales, ou encore qu’ils s’attèleront à la protection des droits humains des palestiniens – car s’il lève la langue sur ces questions, il est pratiquement certain de ne pas être réélu». C’est pourquoi, Mitt Romney a annoncé qu’il ferait sa première visite officielle à l’étranger en Israël s’il était élu. Il avait d’ailleurs attaqué le discours de Barack Obama devant l’AIPAC, le lobby pro-israélien, le 4 mars: «Si Barack Obama est réélu pour un second mandat, l’Iran se dotera de l’arme atomique».

Le président Obama savait, dès le départ, que le danger viendrait de Mitt Romney et il avait conseillé à ses stratèges d’axer leurs attaques sur lui tout en s’attelant aux solutions des problèmes économiques qui pourraient seuls lui faire perdre l’élection.

 

Bon gestionnaire

 

La force du candidat Mitt Romney est de dominer les problèmes économiques. Ancien gouverneur du Massachusetts, millionnaire enrichi grâce à sa société d’investissement et doté d’une fortune de 250 millions de dollars, il est réputé pour être un bon gestionnaire. Diplômé de droit de l’université Harvard et titulaire d’un M.B.A, il a créé sa propre société d’investissement Bain Capital. Sa gestion de l’organisation des Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002 avait dégagé beaucoup de profits. De même, en tant que gouverneur de l’État de Massachusetts de 2003-2007, il a non seulement équilibré les finances mais il a quitté son poste en laissant des excédents. C’est dire sa capacité à gérer les finances publiques qui représentent actuellement la préoccupation majeure des américains.

 

Mormon pratiquant, Mitt Romney était évêque de la paroisse (sorte de pasteur) puis éparque (responsable d’un évêché). Il est classé parmi les conservateurs modérés qui savent faire preuve de souplesse politique si nécessaire. David Axelrod, qui avait mené Barack Obama à la victoire, a trouvé un qualificatif pour le définir: «occuper deux positions sur chaque question, une à gauche et une autre loin à droite, ne fait pas de vous un centriste. Cela fait de vous un charlatan». Certains membres de son parti lui attribuent une étiquette de «charognard» (Rick Perry) ou de «menteur» (Newt Gingrich).

Il ne néglige pas les problèmes internationaux puisqu’il s’est engagé à modifier la politique internationale américaine qui a «perdu sa foi dans les idéaux américains». Il veut redonner aux États-Unis la grandeur et la force qu’ils ont perdues ces dernières années. Il estime nécessaire de renforcer la puissance militaire et nucléaire des États-Unis et de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme islamique alors que «les nations telles que la Russie et la Chine s’efforcent de neutraliser notre primauté militaire.» Malgré cela, Israël n’attend pas un changement notable en cas d’alternance. Benjamin Netanyahou a déjà assimilé ce principe et il peaufine sa propre politique de sécurité en fonction des seuls intérêts de son pays. Il conseillera aux juifs américains de voter en fonction de leur conscience.

(Jacques Benillouche est le correspondant à Jérusalem du site internet français SLATE.fr, chroniqueur au sein de la chaîne GUYSEN TV, à la Radio nationale KOL-ISRAEL et auprès de plusieurs autres médias francophones d'Israël.)

US Jews and Obama: sorry, folks, but they're for him!
Dépêche
Philosemitisme.blogspot.ca, 11 avril 2012

Brian Goldfarb commente l'article paru dans le Jewish Forward sur un sondage sur les intentions de vote des Juifs à l'approche de l'élection présidentielle américaine.

 

Le plus intéressant n'est pas que 62% des Juifs américains soutiennent l'actuel président Barack Obama contre 30% (les chiffres sont identiques à un sondage effectué en juin 2008, alors qu'en novembre de la même année il étaient 78% contre 21%), mais le fait que ce qui motive leur vote sont les questions sociales et pas Israël. Israël figure bien bas dans leur liste de préoccupations:

 

«Une majorité de 51% ont indiqué que l'économie est la question la plus importante dans leur décision de vote, suivie par l'écart entre riches et pauvres (15%), la santé (10%) et le déficit fédéral (7%). A peine 4% des électeurs juifs ont déclaré qu'Israël est la question la primordiale lorsqu'ils décident quel candidat aura leur suffrage.»

 

Bien entendu, le rapport est beaucoup plus nuancé. On apprend également que la focalisation des Républicains sur l'attitude d'Obama envers Israël et les relations difficiles qu'il entretien avec le Premier ministre israélien ont eu peu ou pas d'impact sur les électeurs juifs. Brian Goldfarb conclut que ces résultats vont décevoir tous ceux qui n'approuvent pas la politique d'Obama envers Israël. Cependant, ils apportent un démenti cinglant à des gens comme Mearsheimer et Walt (auteurs du Israel Lobby) et au détestable Gilad Atzmon.

Dossier halal: Éric Duhaime réplique au porte-parole d’Olymel
Dépêche
Pointdebasculecanada.ca, 5 avril 2012

 Le porte-parole d’Olymel, Richard Vigneault, a écrit au Journal de Québec que si son entreprise avait le moindre doute que les montants versés pour la certification halal servent l’islam radical, elle renoncerait à cette certification. Éric Duhaime lui rappelle que les liens entre la certification halal et le terrorisme sont établis à partir de documents gouvernementaux. En conséquence, il demande à M. Vigneault de passer de la parole aux actes.

 

Le 1er avril dernier, dans son article Financer le terrorisme en achetant halal?, Éric Duhaime s’attardait au dossier du halal et posait la question suivante à Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel, une entreprise dont une partie de la production de poulets est accréditée halal par une agence affiliée à la Muslim Association of Canada (MAC):

 

Monsieur Vigneault, (…) Combien donnez-vous d’argent et à qui pour profiter de l’accréditation de l’Association des viandes Halal (AVH)? Les consommateurs ont le droit de savoir!

 

Dans son édition du 3 avril, le Journal de Québec a donné la parole à Richard Vigneault qui réplique à Éric Duhaime:

 

Je passerai rapidement sur les amalgames que vous faites avec une facilité déconcertante entre la certification halale d’un établissement d’Olymel et le financement de l’islamisme radical et le terrorisme. Si chez Olymel, nous avions le moindre soupçon et la plus infime preuve que les sommes marginales que l’établissement de Saint-Damase verse pour une certification halale se trouvaient à financer des activités terroristes, nous n’hésiterions pas une seconde à le dénoncer et à renoncer à cette certification. Vos sources sont peu crédibles.

 

Interviewé un peu plus tard par Richard Martineau dans le cadre de l’émission Franchement Martineau, Éric Duhaime a répété que les liens entre la certification halal et le financement de l’islam radical sont fondés sur des documents officiels disponibles auprès de trois agences gouvernementales: le registre des entreprises du Québec, l’Agence du revenu du Canada, le Service de l’évaluation foncière de la Ville de Montréal.

 

Registre des entreprises du Québec: Cette première source établit clairement que l’Association des viandes halal (l’agence de certification – dossier 1165515017) est dirigée par des individus liés à la Muslim Association of Canada (MAC). Dans son dossier au registre des entreprises, la MAC utilise le nom français d'Association musulmane du Canada:

 

Lazhar Aissaoui, identifié par le registre des entreprises comme un administrateur de l’agence de certification, a été trésorier de la MAC jusqu’au début 2011 selon les dossiers de l’Agence du revenu du Canada. Le dossier 1160478880 de la MAC qu’on retrouve dans le registre des entreprises du Québec identifie toujours Lazhar Aissaoui comme le trésorier de la MAC. La dernière mise à jour annuelle fournie par la MAC au registraire date du 8 juin 2010. Mohamed Hamrani, également identifié par le registre des entreprises comme un administrateur de l’agence de certification, a été un des directeurs de la MAC en 2006 selon les dossiers de l’Agence du revenu du Canada. L’actuel président de l’agence de certification, Mohamed Habib Marzougui, a signé en 2007 une pétition initiée par la MAC et d’autres de ses organisations affiliées lors de l’épisode des accommodements raisonnables.

 

Agence du revenu du Canada (ARC): Cette seconde source permet de confirmer que la MAC a transféré des fonds à IRFAN-Canada, le collecteur de fonds du Hamas au pays. Les rapports financiers soumis par la MAC à l’ARC de 2000 à 2011 sont tous facilement accessibles sur le site de l’ARC. C’est également sur le site de l’ARC qu’on retrouve l’avis de révocation du statut d’organisme de bienfaisance d’IRFAN-Canada pour avoir transféré 14,6 millions $ au Hamas.

 

Service de l’évaluation foncière de la Ville de Montréal: Cette troisième source permet de confirmer que le 371 Jean-Talon E., siège de l’Association des viandes halal, l’agence de certification, fait partie d’une propriété possédée par la Muslim Association of Canada. L’édifice concerné est situé à l’intersection des rues Jean-Talon et Saint-Denis à Montréal. Il comprend les adresses suivantes: sur Jean-Talon : 365, 369 et 371 et sur Saint-Denis: 7160 et 7164.

 

En 2009, à titre de trésorier de la MAC, Lazhar Aissaoui a demandé (et obtenu) une exemption de taxes foncières pour une partie de la propriété qui comprend le 371 Jean-Talon E. à Montréal. À l’époque, M. Aissaoui avait justifié sa demande en évoquant des activités religieuses, sociales et culturelles menées par le Centre dont il se déclara administrateur. M. Aissaoui identifia l’adresse du Centre comme étant 7160-7164 rue Saint-Denis.

 

Passer de la parole aux actes

 

Éric Duhaime a conclu son intervention à l’émission Franchement Martineau en invitant Olymel à renoncer à son association avec la Muslim Association of Canada:

 

Quand M. Vigneault, le porte-parole d’Olymel, me dit que s’ils ont le moindre doute ils vont arrêter ça, bien je l’invite aujourd’hui à passer de la parole aux actes parce qu’aujourd’hui les soupçons, on les a. Les sources … s’il considère que Revenu-Canada, le registre des entreprises du Québec et les documents officiels de la Ville de Montréal ne sont pas crédibles… Je ne sais pas ce que ça va y prendre.

Nucléaire israélien et iranien: les fausses équivalences de La Presse
David Ouellette
Davidouellette.net, 7 avril 2012

 La Presse publie aujourd’hui [7 avril 2012] un dossier sur les options nucléaires israélienne et iranienne marqué au coin de la fausse équivalence. La politique nucléaire d’Israël «irrite au plus haut point ses voisins du Moyen-Orient, dont l’Iran», nous dit-on. Si la République islamique d’Iran cherche à se doter d’une capacité nucléaire militaire, c’est parce qu’Israël posséderait lui-même un arsenal nucléaire. Pire encore, il serait «douteux, en matière d’éthique» pour Israël d’enrayer les ambitions nucléaires d’un régime voué à sa destruction.

 

Pourtant, pour «irritante» qu’elle soit, la capacité nucléaire israélienne n’a pas déclenché de prolifération nucléaire dans les pays arabes voisins. Pour la bonne raison que ses voisins ont compris la nature purement dissuasive du nucléaire israélien, développé à une époque où une coalition de pays arabes menaçait activement l’État juif d’annihilation. De cela, il n’est guère question dans le dossier de La Presse. Ni du succès de la doctrine dissuasive israélienne. Il n’y a plus eu de guerre conventionnelle entre Israël et des États arabes depuis 1973 et d’aucuns estiment que l’effet dissuasif de l’option nucléaire israélienne a contribué à la volonté égyptienne de conclure un accord de paix avec Israël, la clé de voute de la stabilité régionale.

 

On ne peut en dire autant du régime islamiste iranien qui articule ses ambitions nucléaires avec des déclarations génocidaires anti-israéliennes. De cela aussi il n’est guère question dans le dossier de La Presse. De plus, le programme nucléaire iranien ne répond à aucun impératif dissuasif. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Irak, aucune puissance militaire ne menace l’existence de la République islamique d’Iran. Si menace il y a aujourd’hui, elle provient des millions d’Iraniens qui étouffent sous la tyrannie des ayatollahs.

 

Si l’option nucléaire israélienne n’a pas été un facteur de prolifération dans les pays arabes, on ne peut en dire autant du programme nucléaire iranien. Il suffit de constater le nombre de pays arabes, surtout ceux de la péninsule arabique exposés aux velléités hégémoniques iraniennes, qui déclarent leur intérêt pour le développement de programmes nucléaires depuis que le programme iranien clandestin a été exposé. Les pays de la péninsule s’inquiètent du nucléaire iranien tout autant qu’Israël et redoutent que sa nucléarisation enhardisse davantage les ayatollahs à déstabiliser la région en intervenant impunément dans leurs affaires internes, comme c’est déjà le cas à Gaza, au Liban, en Syrie, en Irak, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, au Yémen.

 

Signe de l’inquiétude croissante des Arabes, le Conseil de coopération du Golfe, qui regroupe six pays arabes dont l’Arabie Saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis, a annoncé aujourd’hui même via le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn qu’il développera un système de défense anti-missiles pour «protéger les puits de pétroles et les ports de la région de possibles attaques iraniennes». Ce qui nous amène à une autre faiblesse du dossier de La Presse: la réduction de la menace nucléaire iranienne aux seules préoccupations israéliennes. Faut-il vraiment rappeler aux auteurs du dossier que «le développement clandestin par l’Iran d’un programme nucléaire en violation du Traité de Non-Prolifération constitue une crise de sécurité internationale majeure», comme l’affirme la diplomatie française?

 

Mais le plus troublant dans ce dossier demeure la fausse équivalence établie entre l’Iran et Israël. Il peut «sembler douteux, en matière d’éthique, pour un pays qui n’est pas signataire d’un traité de jouer le rôle de justicier à l’égard d’un autre», croit savoir La Presse. Comme s’il y avait la moindre équivalence entre une impitoyable tyrannie théocratique qui assujettit les femmes, exécute les homosexuels, liquide journalistes et étudiants et réprime dans le sang son propre peuple et une démocratie libérale, aussi imparfaite soit-elle. Comme si le régime de Téhéran n’était pas fondé sur l’objectif explicite de son fondateur l’Ayatollah Khomeini d’exporter son totalitarisme islamiste et d’éradiquer l’État juif. Comme si l’Iran ne proférait pas quasi quotidiennement son ambition de détruire Israël. Et comme si l’Iran n’armait et ne finançait pas des organisations islamistes comme le Hamas, le Djihad islamique palestinien et le Hezbollah vouées à la destruction d’Israël.

 

Face à un avenir incertain dans l’ombre d’une bombe nucléaire islamiste, Israël ne «joue» pas au «justicier». Il joue son existence comme chaque jour depuis sa fondation il y a 64 ans.

Comment l’Iran se moque de tout le monde
Shraga Blum

Israel7.com, 11 avril 2012

L’Iran n’est pas seulement devenu expert dans le domaine nucléaire, il s’est aussi spécialisé dans le domaine de la boulangerie: rouler l’Occident dans la farine. Cela fait des années que Téhéran va de rounds de pourparlers en rounds de pourparlers avec les puissances occidentales, après chaque fois des mois d’hésitations calculées, sans pour autant bouger d’un iota dans son emploi du temps, et la communauté internationale se laisse entraîner dans cette énorme tromperie avec un consentement coupable.

La prochaine session des palabres qui va débuter d’ici quelques jours devait être celle de la «dernière chance» si l’on s’en tient aux déclarations américaines et européennes. Mais c’était sans compter la ruse des dirigeants musulmans de Téhéran, qui n’a d’égale que la fausse naïveté occidentale, et qui annoncent mercredi «qu’ils présenteraient une nouvelle initiative de leur cru» lors de cette rencontre. Autrement dit, un plan sorti du turban que vont devoir naturellement étudier les cinq pays concernés et l’ONU, ce qui prendra encore quelques mois, avant de retourner «une dernière-dernière-mais vraiment dernière fois» à la table de négociations. Et ainsi de suite. Entre temps, l’horloge tourne et l’Iran aura avancé encore un peu plus dans son programme.

HANDLING IRAN’S DRIVE TO NUCLEAR STATUS: “I WON’T LET IRAN GET NUKES”—ROMNEY

Yesterday, the UN’s nuclear watchdog, the International Atomic Energy Agency, released it most damning account to date of Iran’s continued pursuit of nuclear weapons. According to the report, “The Agency has serious concerns regarding possible military dimensions to Iran’s nuclear programme” and that credible information “indicates that Iran has carried out activities relevant to the development of a nuclear explosive device.…”

 

In light of this, many nations are now calling for the implementation of crippling sanctions against the Iranian regime; however, due to Russian and Chinese objections, it is unlikely that the UN Security Council will reach the requisite consensus to take decisive measures to persuade Iran to alter its course. Further complicating matters is the Obama administration’s recent backtracking on its vow to sanction Iran’s Central Bank, Tehran’s main conduit for oil sales.

 

Amidst increasing chatter in Israel regarding the possibility of pre-emptive military action on Iranian nuclear facilities, and as the Mullahs march unabated towards “the bomb,” the stakes have risen to new levels, with the potential consequences dire.

 

IRAN ACCUSED OF NUCLEAR AIMS
Jay Solomon
Wall Street Journal, November 9, 2011

The United Nations’ nuclear agency [the International Atomic Energy Agency] said Iran has developed technologies needed to produce nuclear weapons, a finding that puts new pressure on the Obama administration to act more forcefully against Tehran.…

The 25-page report represents the loudest alarm yet sounded by the agency in a decade-long standoff with Iran over its nuclear program, and comes as Israeli officials have discussed a possible military strike. It will also raise questions over which avenues the U.S., already under pressure domestically and internationally to ratchet up penalties against Tehran following several rounds of sanctions, has left to pursue.

While U.S. officials say Washington will try to use the report to bring new sanctions, the Obama administration has stepped back from one potential target—sanctioning Iran’s central bank, the principal conduit for Iran’s oil sales.…

The White House is facing its own increasing pressure to act more aggressively toward Iran—from Capitol Hill, as well as from its closest allies in the Middle East, including Israel and Saudi Arabia. Israeli officials in recent days have publicly warned that they might take military action against Iran if a more robust international effort doesn’t materialize to contain Tehran. Arab states in the Persian Gulf have also been seeking an acceleration of arms purchases from the U.S. to thwart what they call Iran’s increasingly aggressive actions in their region.…

One key area of continuing research is in the computer modeling of nuclear detonations, which is used in developing warheads.… The IAEA report said Iran has produced enough fissile material for as many as four bombs, if it is enriched further to weapons grade. The IAEA also said evidence it gathered indicates that Iran has continued research into triggering devices for nuclear bombs.…

CRIPPLE IRAN WITH SANCTIONS
Editorial

Jerusalem Post, November 9, 2011

The International Atomic Energy Agency’s report released on Tuesday on Iran’s progress toward obtaining and using nuclear weapons should result in a fundamental change in the world’s approach to the Islamic Republic.

The central problem remains that the concerned parties, including the US, Israel, several Sunni Arab states and the European Union, have traditionally been unable to act in concert, and current sanctions toward Iran have not resulted in a change in the country’s long-term goal of acquiring nuclear capabilities.…

The findings of this latest report once again put the world spotlight on the Islamic Republic. In the Israeli media, however, there has been increased discussion about potential plans to attack Iran since more than a week ago. This public debate has little bearing on the reality, which is that the struggle to prevent Iran’s development of a nuclear weapon and a delivery system for it that could threaten Israel and the Gulf Arab states, is of concern to the world community, especially Israel’s friends and allies.

However, the support for the full court press that has been drastically needed is sorely lacking.

The White House has stood by its National Intelligence Estimates over the past several years that indicated Iran had halted its nuclear program, or at the very least dismantled its administrative structure. The Christian Science Monitor reported that a senior administration official responded, “the IAEA does not assert that Iran has resumed a full-scale nuclear weapons program, nor does it [say] how advanced the programs really are.…”

However, Iran has continued to mislead the inspectors and Western governments through obfuscation and playing various diplomatic games over the years, such as saying it would halt certain activities in exchange for concessions. This means that every year brings new hand-wringing over the nuclear program while Iran moves closer and closer to acquiring the most dangerous technology. Israel bears the brunt of this threat while having the least influence over the matter, short of using military means against Iran, which some say would plunge the region into a major crisis.

Yet hidden allies exist; Saudi Arabia fears that Iranian tentacles are reaching deep into the Gulf Arab states, Iraq and Yemen, not to mention fears regarding Iranian influence over the Arab Springs street protests.… Another positive development has been the fact that Iranian President Mahmoud Ahmadinejad has faced internal threats to his regime from traditional elites seeking to remove him from power for corruption.

The most important next step remains for the world powers to read the latest report and to take it seriously, assuming the worst about Iranian intentions and working to place another round of stricter sanctions on the country.

IRAN’S NUCLEAR PROJECT
Michael Rubin
National Review, November 8, 2011

…The International Atomic Energy Agency (IAEA) [has] release[d] a report which…concludes that Iranian nuclear scientists have sought to create a nuclear-bomb trigger and conducted extensive computer modeling of a nuclear weapon. Such findings end the fiction that energy concerns motivate the Islamic Republic’s nuclear quest.…

While Ali Khamenei, Iran’s supreme leader, has said that the Islamic Republic harbors no nuclear-weapon ambitions, his denial is disinformation.… Many Iranian leaders—especially those close to Khamenei—embrace Iran’s nuclear goals openly. Almost a decade ago, Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, a former president whom many diplomats consider a pragmatist—declared, “The use of an atomic bomb against Israel would totally destroy Israel, while the same against the Islamic world would only cause damage. Such a scenario is not inconceivable.” On Feb. 14, 2005, Ayatollah Mohammad Baqer Kharrazi, the head of Iranian Hezbollah, declared, “We are able to produce atomic bombs and we will do that.…”

The IAEA’s findings are not only an indictment of Iran, however. They also reveal the fundamental corruption of Mohamed ElBaradei, the Egyptian diplomat who was the IAEA’s director general from December 1997 to November 2009. While his job was to administer a technocratic agency, ElBaradei repeatedly intervened to distort the inspectors’ findings. Rather than confront the Islamic Republic on its cheating, he coached Iranian officials on their public diplomacy. He also repeatedly ignored mounting evidence of secret Iranian facilities until these were publicly exposed by other means.…

The IAEA report should also embarrass Thomas Fingar, Vann H. Van Diepen, and Kenneth Brill. Fingar was concurrently chairman of the National Intelligence Council and deputy director of national intelligence for analysis; Van Diepen, whom Secretary of State Clinton has taken under her wing, was national intelligence officer for weapons of mass destruction and proliferation; Brill was director of the National Counter-proliferation Center. Colleagues knew each as deeply political and agenda-driven. As analysts began to question the 2007 National Intelligence Estimate (NIE), which changed definitions and manipulated evidence to exculpate Iran, each hid behind righteous indignation that anyone might question his professionalism.…

Much of the 2007 NIE was fiction. The biggest difference between the 2003 NIE and its 2007 counterpart was the conclusion that Iran had stopped its weapons program. The 2007 NIE, however, went beyond normal intelligence analysis and actively sought to guide policy. Against a backdrop of speculation that Bush might use military force against Iran, the 2007 NIE concluded that Iran’s supposed decision to cease nuclear-weapons work was a result of diplomacy. Therefore, the estimate concluded, Iran was susceptible to diplomatic persuasion. If this was the consensus opinion of the intelligence community, it was a deeply flawed and tenuous conclusion. After all, 2003 also coincided with Iran’s shock at the speed with which American troops occupied Iraq and ended Saddam’s quarter-century rule. American troops had done in three weeks what Iranian troops had failed to do in an eight-year war. By falsely endorsing diplomacy’s effectiveness, committing America to an ineffective strategy for years to come, the 2007 NIE represented an intelligence failure.…

If there is a silver lining to the IAEA’s report, it is that Iranian intentions are now clear and Tehran’s insincerity has been exposed. The Islamic Republic is an ideological regime in pursuit of a revolutionary goal, one whose attainment presents a price too high for the United States and its regional allies to bear.… Incremental strategies will not influence Iran; only overwhelming pain will convince the supreme leader that the Islamic Republic cannot shoulder the costs of his quest.

(Michael Rubin is a resident scholar at the American Enterprise Institute.)

AMERICA’S DEADLY DYNAMICS WITH IRAN
David E. Sanger

NY Times, November 5, 2011

Commuting to work in Tehran is never easy, but it is particularly nerve-racking these days for the scientists of Shahid Beheshti University. It was a little less than a year ago when one of them, Majid Shahriari, and his wife were stuck in traffic at 7:40 a.m. and a motorcycle pulled up alongside the car. There was a faint “click” as a magnet attached to the driver’s side door. The huge explosion came a few seconds later, killing him and injuring his wife.

On the other side of town, 20 minutes later, a nearly identical attack played out against Mr. Shahriari’s colleague Fereydoon Abbasi, a nuclear scientist and longtime member of the Islamic Revolutionary Guards Corps. Perhaps because of his military training, Mr. Abbasi recognized what was happening, and pulled himself and his wife out the door just before his car turned into a fireball.… Perhaps to make a point, Mr. Abbasi, now recovered from his injuries, has been made the director of Iran’s atomic energy program.…

Not surprisingly, the Iranians are refusing to sit back and take it—which is one reason many believe the long shadow war with Iran is about to ramp up dramatically. At the White House and the C.I.A., officials say the recently disclosed Iranian plot to kill the Saudi ambassador to the United States—by blowing up a Georgetown restaurant frequented by senators, lobbyists and journalists—was just the tip of the iceberg. American intelligence officials now believe that the death of a Saudi diplomat in Pakistan earlier this year was an assassination. And they see evidence of other plots by the Quds Force, the most elite Iranian military unit, from Yemen to Latin America.

“The Saudi plot was clumsy, and we got lucky,” another American official who has reviewed the intelligence carefully said recently. “But we are seeing increasingly sophisticated Iranian activity like it, all around the world.” Much of this resembles the worst days of the cold war, when Americans and Soviets were plotting against each other—and killing each other—in a now hazy attempt to preserve an upper hand. But Iran is no superpower. And there are reasons to wonder whether, in the end, this shadow war is simply going to delay the inevitable: an Iranian bomb or, more likely, an Iranian capability to assemble a fairly crude weapon in a matter of weeks or months. For understandable reasons, this is a question no one in the Obama administration will answer publicly. To admit that Iran may ultimately get a weapon is to admit failure.…

Israelis have long argued that if Iran got too close, that could justify attacking Iran’s nuclear sites. Reports in Israel last week suggested that such a pre-emptive attack is once again being debated. The worries focus on renewed hints from top Israeli officials that they will act unilaterally—even over American objections.…

To many members of Prime Minister Benjamin Netanyahu’s government—and, by the accounts of his former colleagues, to the Israeli leader himself—the Iran problem is 1939 all over again, an “existential threat.” “WHEN Bibi talks about an existential threat,” one senior Israeli official said of Mr. Netanyahu recently, “he means the kind of threat the United States believed it faced when you believed the Nazis could get the bomb.”

Israelis worry that as Iran feels more isolated by sanctions…it may view racing for a bomb as the only way to restore itself to its position as the most influential power in the Middle East. The fate of Col. Muammar el-Qaddafi may strengthen that impulse. “One should ask: would Europe have intervened in Libya if Qaddafi had possessed nuclear weapons?” the Israeli defense minister, Ehud Barak, said on army radio last week, referring to the Libyan leader’s decision to give up his program in 2003. “Would the U.S. have toppled Saddam Hussein if he had nuclear weapons?”

To many in the Obama administration, though, the Iranian threat seems more akin to 1949, when the Soviets tested their first nuclear device. That brought many confrontations that veered toward catastrophe, most notably the Cuban Missile Crisis. But ultimately the Soviets were contained. Inside the Pentagon and the National Security Council, there is a lot of work—all of it unacknowledged—about what a parallel containment strategy for Iran might look like.

The early elements of it are obvious: the antimissile batteries that the United States has spent billions of dollars installing on the territory of Arab allies, and a new Pentagon plan to put more ships and antimissile batteries into the Persian Gulf, in cooperation with six Arab states led by Saudi Arabia. It was the Saudi king who famously advised American diplomats in the cables revealed by WikiLeaks last year that the only Iran strategy that would work was one that “cut off the head of the snake.”

The big hitch in these containment strategies is that they are completely useless if Iran ever slips a bomb, or even some of its newly minted uranium fuel, to a proxy—Hezbollah, Hamas or some other terrorist group—raising the problem of ascertaining a bomb’s return address. When the Obama administration ran some tabletop exercises soon after coming to office, it was shocked to discover that the science of nuclear forensics was nowhere near as good in practice as it was on television dramas. So if a bomb went off in some American city, or in Riyadh or Tel Aviv, it could be weeks or months before it was ever identified as Iranian. Even then, confidence in the conclusion, officials say, might be too low for the president to order retaliation.

The wisdom of a containment strategy has also taken a hit since the revelation of the plot to kill the Saudi ambassador. Emerging from a classified briefing on the plot, a member of Congress said what struck him was that “this thing could have gotten Iran into a war, and yet we don’t know who ordered it.” There is increasing talk that it could have been a rogue element within the Quds Force. If so, what does that say about whether the Iranian leadership has as good a hand on the throttle of Iran’s nuclear research program as Washington has long assumed?…

For all the talk about how “all options are on the table,” Washington says a military strike isn’t worth the risk of war; the Israelis say there may be no other choice.… All of which raises the question: how much more delay can be bought with a covert campaign of assassination, cyber-attacks and sabotage?…

[Furthermore,] now the element of surprise is gone. The Iranians are digging their plants deeper underground, and enriching uranium at purities that will make it easier to race for a bomb.… And as the Quds Force has shown, sabotage and assassination is a two-way game, which may ratchet up one confrontation just as Americans have been exhausted by two others.

I WON’T LET IRAN GET NUKES
Mitt Romney

Wall Street Journal, November 10, 2011

The International Atomic Energy Agency’s latest report this week makes clear what I and others have been warning about for too long: Iran is making rapid headway toward its goal of obtaining nuclear weapons.

Successive American presidents, including Barack Obama, have declared such an outcome to be unacceptable. But under the Obama administration, rhetoric and policy have been sharply at odds, and we’re hurtling toward a major crisis involving nuclear weapons in one of the most politically volatile and economically significant regions of the world.

Things did not have to be this way. To understand how best to proceed from here, we need to review the administration’s extraordinary record of failure.

As a candidate for the presidency in 2007, Barack Obama put forward “engagement” with Tehran as a way to solve the nuclear problem, declaring he would meet with Iran’s leaders “without preconditions.” Whether this approach was rooted in naïveté or in realistic expectations can be debated; I believe it was the former. But whatever calculation lay behind the proposed diplomatic opening, it was predictably rebuffed by the Iranian regime.

After that repudiation, a serious U.S. strategy to block Iran’s nuclear ambitions became an urgent necessity. But that is precisely what the administration never provided. Instead, we’ve been offered a case study in botched diplomacy and its potentially horrific costs.

In his “reset” of relations with Russia, President Obama caved in to Moscow’s demands by reneging on a missile-defense agreement with Eastern European allies and agreeing to a New Start Treaty to reduce strategic nuclear weapons while getting virtually nothing in return. If there ever was a possibility of gaining the Kremlin’s support for tougher action against Tehran, that unilateral giveaway was the moment. President Obama foreclosed it.

Another key juncture came with the emergence of Iran’s Green Revolution after the stolen election of 2009. Here—more than a year before the eruption of the Arab Spring—was a spontaneous popular revolt against a regime that has been destabilizing the region, supporting terrorism around the world, killing American soldiers in Iraq, and attacking the U.S. for three decades. Yet President Obama, evidently fearful of jeopardizing any further hope of engagement, proclaimed his intention not to “meddle” as the ayatollahs unleashed a wave of terror against their own society.… Thanks to this shameful abdication of moral authority, any hope of toppling a vicious regime was lost, perhaps for generations.…

Recent events have brought White House fecklessness to another low. When Iran was discovered plotting to kill Saudi Arabia’s ambassador by setting off a bomb in downtown Washington, the administration responded with nothing more than tough talk and an indictment against two low-level Iranian operatives, as if this were merely a common criminal offense rather than an act of international aggression. Demonstrating further irresolution, the administration then floated the idea of sanctioning Iran’s central bank, only to quietly withdraw that proposal.

Barack Obama has shredded his own credibility on Iran, conveyed an image of American weakness, and increased the prospect of a cascade of nuclear proliferation in the unstable Middle East. The United States needs a very different policy. Si vis pacem, para bellum. That is a Latin phrase, but the ayatollahs will have no trouble understanding its meaning from a Romney administration: If you want peace, prepare for war.

I want peace. And if I am president, I will begin by imposing a new round of far tougher economic sanctions on Iran. I will do this together with the world if we can, unilaterally if we must. I will speak out forcefully on behalf of Iranian dissidents. I will back up American diplomacy with a very real and very credible military option. I will restore the regular presence of aircraft carrier groups in the Mediterranean and the Persian Gulf region simultaneously. I will increase military assistance to Israel and coordination with all of our allies in the region. These actions will send an unequivocal signal to Iran that the United States, acting in concert with allies, will never permit Iran to obtain nuclear weapons.

Only when the ayatollahs no longer have doubts about America’s resolve will they abandon their nuclear ambitions.

(Mitt Romney, the former governor of Massachusetts,
is seeking the Republican presidential nomination.
)