Tag: Mohammed Merah

QUÉBEC, QATAR, TOULOUSE, IRAN…

 

 

 

QUÉBEC: L'IMAM SAÏD JAZIRI, UN MANIPULATEUR
Dépêche

Postedeveille.ca, 2 avril 2012

L'imam islamiste Saïd Jaziri, un Tunisien, a été expulsé du Canada en octobre 2007 pour avoir menti aux autorités lors de sa demande d'asile politique. Il avait omis de déclarer qu'il avait fait usage de faux passeports et qu’il avait un casier judiciaire en France et en Tunisie. Il accuse maintenant le Canada de l'avoir «envoyé directement à la torture». Voir l'article de Taïeb Moalla dans le Journal de Québec, au titre trompeur: Le Canada a envoyé Saïd Jaziri à la torture. Pour un portrait de cette fripouille, lire l'article de Me Ftouh Souhail, avocat à Tunis, datant de 2009. Jaziri, qui se présente comme un «modéré», s'était prononcé en faveur de l'instauration de tribunaux de la charia et avait organisé une manifestation violente pour protester contre les caricatures danoises de Mahomet.

 

En 2011, Jaziri a tenté de revenir au Québec en passant par les USA. Ce grand voyageur qui semble disposer d'un budget illimité pour s'offrir les services des meilleurs avocats, a été arrêté aux USA après avoir franchi illégalement la frontière mexicaine dans le coffre d'une voiture. Il a demandé l'asile aux USA, ce qui ne semble pas avoir fonctionné puisqu'il est de retour en Tunisie. Le Canada l'aurait envoyé à la torture? Vraiment? En 2009, le journaliste Marc Thibodeau de La Presse l'avait joint par téléphone à Tunis pour faire un suivi. Jaziri avait alors indiqué qu'il n'avait «pas de problème» avec le gouvernement local. «La Tunisie a été beaucoup plus humaine avec moi que le Canada», a-t-il souligné.

 

Jaziri semble vouloir soutirer de l'argent aux contribuables canadiens. Il a d'ailleurs confié ses intentions à l'AFP : «Le Canada a sous-traité ma torture en Tunisie. C'est aussi simple que ça. … Je veux juste que les personnes responsables de mon expulsion (ndlr: du Canada) soient jugées et que je puisse revenir à Montréal pour m'occuper de ma famille».

 

Jaziri a eu un fils avec la québécoise convertie Nancy Adams alors qu'il était déjà sous le coup d'une ordonnance d'expulsion. Aujourd'hui, le Journal de Québec joue sur le registre de la culpabilisation éhontée en publiant un article illustré par une photo du petit Mohamed pleurant l'absence de son papa. Or cet enfant est victime des mauvaises décisions de ses parents, qui tentent d'en reporter les conséquences sur l'ensemble de la société québécoise. Quelle manipulation!

QUÉBEC: L'ISLAMISATION DE L'UNIVERSITÉ MCGILL
Dépêche

Postedeveille.ca, 1 avril 2012

Les universités occidentales sont à vendre au plus offrant, en l’occurrence les bédouins incultes des pétromonarchies, et ce financement a un impact sur l’enseignement et la recherche.

 

L’Université McGill de Montréal vient d’annoncer un important don du Qatar:

 

L’Université McGill et son Institut d’études islamiques ont reçu un généreux don de 1,25 million de dollars de l’État du Qatar. Annoncé aujourd’hui lors d’une visite à McGill de Son Excellence Salem Al-Shafi, premier ambassadeur du Qatar au Canada, ce don coïncide avec le 60e anniversaire de l’Institut et servira à financer une série de conférences qui seront présentées l’année prochaine:

 

«Nous croyons que cette contribution permettra à l’Institut de poursuivre l’importante mission qu’il s’est donnée lors de sa création, en 1952, qui est de favoriser l’avancement de la recherche sur l’Islam, ainsi que sur l’histoire et la civilisation du monde islamique, affirme Son Excellence Al-Shafi. Nous croyons également que l’Institut partage notre vision selon laquelle le savoir et l’éducation sont essentiels pour faire face aux défis d’un monde en perpétuelle évolution, qu’ils nous fournissent les outils nécessaires pour mieux comprendre les liens sans cesse changeants qui existent entre la religion et l’humanité, et qu’ils contribuent à notre bien-être et à la coexistence entre les peuples.»

 

Point de bascule [pointdebasculecanada.ca] publie un dossier sur cet évènement, où il rappelle que le Qatar possède un Centre international pour la propagation de la charia «éthique» établi en collaboration avec le prédicateur Qaradawi ainsi que Tariq Ramadan. Point de bascule note que l’annonce du don intervient peu après que la France a interdit des prédicateurs extrémistes de son territoire, y compris Qaradawi. Le ministre de l'Intérieur a également regretté la venue prochaine de Tariq Ramadan «dont les positions et les propos sont contraires à l'esprit républicain». Rappelons que Ramadan doit sa nomination comme titulaire d'une chaire d'études islamiques à Oxford à la générosité d'un roitelet arabe.

 

L’année dernière, Barbara Kay signait un article fouillé dans Campus Watch sur les dons aux universités du Canada et des États-Unis par des groupes liés à l'islam radical. Elle y souligne le manque stupéfiant d'examen diligent du dossier des donateurs. Elle déplore que des groupes radicaux colonisent les universités, devenues des lieux de propagande et d'apologie plutôt que de haut savoir, et blanchissent leur réputation en associant leur nom à des institutions prestigieuses. Elle prévient que la liberté académique est menacée.

 

En Grande-Bretagne, des études sur les dons des pays arabes aux universités ont révélé que sous des apparences philanthropiques, ces dons sont faits avec l’intention réelle de changer le climat intellectuel du pays. Selon l’étude du professeur Anthony Glees, ces dons ont pour véritable objectif de promouvoir une idéologie extrémiste et d’agir comme véhicule de propagande du courant wahhabite de l'islam au sein des universités. Ce financement encourage, conclut-il, «le mauvais type d'éducation, par le mauvais type de personnes, avec des fonds provenant du mauvais type de bienfaiteurs». Une autre étude révèle que le contenu de l’enseignement dans les centres financés par ces dons présente aux étudiants locaux et étrangers une vision du monde presque exclusivement anti-occidentale.

JUSQU’OÙ VA-T-ON LAISSER
L’INFLUENCE DU QATAR SE DÉVELOPPER?

Roger Cukierman
UPJF.org, 3 avril 2012

On voit apparaître en France depuis quelques années un émirat musulman particulièrement dynamique: le Qatar. Il envahit notre économie. C’est une invasion par le haut. Le Qatar est le 3ième exportateur mondial de gaz. Ce qui lui permet de détenir le record du plus haut revenu par tête au monde, et d’investir notamment en France, mais aussi en Grande Bretagne et en Allemagne [ainsi qu’au Canada, voir article ci-haut]. Le Qatar est un pays minuscule, grand comme la Corse. Il est dirigé par le Cheikh Hamad Al Thani. Il abrite 1,8 million d’habitants dont 10 % seulement sont des Qataris de souche, musulmans sunnites. Le reste est composé de travailleurs immigrés dont quelques jeunes Français de nos banlieues.

 

Les Qataris sont depuis peu les premiers actionnaires de Lagardère, avec 26% du capital. Or, cette société est gros actionnaire de Hachette, Europe 1, Canal +, et EADS, société mère d’Airbus. Il n’y a pas plus stratégique que la communication et l’aéronautique! Le Qatar a aussi des participations dans Total, LVMH, Vinci, Veolia, et possède plusieurs palaces hôteliers à Paris et à Cannes. S’ajoute à ces investissements une résidence somptueuse dans l’ile Saint-Louis, l’Hôtel Lambert qui appartenait autrefois à Guy de Rothschild

 

Mais c’est un investissement relativement modeste 40 Millions d’euros, qui a fait le plus de bruit en France: l’achat du PSG. L’émir désire avec l’aide du français Richard Attias, spécialiste des grands événements, faire du Qatar une capitale du sport, avec tournois de tennis, courses automobiles ou cyclistes. Le Qatar a même remporté l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2022 et Al Jazeera a obtenu les droits télé du championnat de football de Ligue 1 et de la coupe d’Europe.

 

Cet intérêt du Qatar pour le sport lui donne une image positive auprès de l’opinion publique française. Les relations chaleureuses entre l’émir du Qatar et les Autorités françaises se sont manifestées par une convention fiscale qui exonère le Qatar d’impôts. Il est paradoxal d’accueillir à bras ouverts les capitaux étrangers au moment où l’excès d’impôts incite nombre de capitalistes français à envisager l’exil fiscal. Mais les Qataris savent être généreux, par exemple pour le sauvetage des infirmières bulgares, ou pour la création d’un fonds de 50 millions d’euros destiné à la création d’entreprises par les jeunes des banlieues.

 

Et c’est là que le bât blesse! Que veut réellement ce pays dirigé par un islamiste convaincu en étant aussi présent en France, particulièrement auprès des 10% ou plus de la population française de confession musulmane? En réalité la position du Qatar est très ambigüe. La réputation du Qatar doit beaucoup à la chaîne de télévision Al Jazeera, concurrent redouté de CNN ou BBC. Al Jazeera diffusait avec empressement les messages de Ben Laden. Elle donne la parole au prêcheur islamiste Qaradawi qui exprime sa haine des Juifs, recommande la lapidation des femmes adultères, et la mort des homosexuels et des apostats. Au point que notre gouvernement vient de lui refuser l’entrée sur le territoire français. Quant au gouvernement qatari il soutient en Égypte les salafistes, plus extrémistes encore que les frères musulmans, et maintient des rapports étroits avec le Hezbollah, le Hamas, et les talibans.

 

À l’inverse, le Qatar entretient les meilleures relations avec les Occidentaux, a eu des contacts avec Israël jusqu’en 2009, et s’est rangé aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne lors du conflit contre Khadafi. En résumé, l’argent provenant du gaz a été intelligemment utilisé pour permettre à cet émirat de jouer un double jeu auprès de tous les acteurs, les gentils comme les méchants, de la scène internationale. Mais jusqu’où va-t-on laisser l’argent qatari pénétrer notre économie, et influencer nos dirigeants comme nos concitoyens?

QUAND UNE CERTAINE GAUCHE INTERDIT DE METTRE EN GARDE
CONTRE CETTE HAINE ISLAMISTE DE L'OCCIDENT

Gilles William Goldnadel
Atlantico.fr, 2 avril 2012

Au lendemain des deux drames montalbanais et toulousain, sans doute pour très peu de temps, les évidences indicibles peuvent être dites et montrées. Il existe encore, et si l’on ose dire, une fenêtre de tir, étroite, que l’idéologie en majesté va s’employer à refermer, comme elle en a la magie. Entre-temps, les Français auront pu apprendre ce qu’on leur cachait comme à des enfants immatures ou des adultes incapables. Ainsi, si l’identité du tueur ne leur avait pas été révélée aussi prestement, nul doute que les prestigieux invités au congrès annuel de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) qui se tiendra de ce vendredi à lundi au Bourget, auraient été reçus sans encombre et dans le silence des médias.

 

Nul n’aurait su, par exemple, que M. Abdallah Asfar avait légitimé le fait de battre son épouse si elle n’obéissait pas à son mari. Ou que les proches du Hamas, Messieurs Akrima Sabri et Al Huazi avaient respectivement déclaré : «Je vous annonce qu’il y a des centaines de femmes qui sont prêtes à se sacrifier pour libérer la terre de Palestine, et à sacrifier ce qu’elles ont de plus cher, leurs propres enfants» et encore: «Oui, je suis antisémite. Si ce ne sont pas les dirigeants arabes, nous devrons dévorer les juifs avec nos dents». Pour ne pas être en reste, le quatrième hôte empêché de l’UOIF, M. Al Qarni a qualifié les juifs de «frères des singes et des porcs» (le Figaro du 30 mars).

 

De même, jusqu’à présent, tous mes efforts à populariser les prêches sur Al-Jazira du cheikh Qaradawi, qui ne viendra pas non plus au Bourget à la suite de l’intervention de Nicolas Sarkozy auprès de l’émir du Qatar, qui a bien voulu se montrer compréhensif, étaient demeurés vains. Les Français auraient continué d’ignorer la qualité de la prose de celui qui, dans son ouvrage «le licite et l’illicite» recommande l’extermination physique des homosexuels.

 

Sur Qatar TV, en février 2006, cet ami du Hamas, déclara que «les opérations martyrs sont autorisées, même s’il se trouve des civils parmi les victimes». Pour ce qui est des occidentales violées, il ajoutait que celles-ci l’avaient été par ce que «une provocatrice non habillée décemment devait être punie (…) pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite». Mme Gisèle Halimi et ses amies féministes ne semblent pas avoir été très émues jusqu’alors de semblables propos.

 

Ou encore, cette sortie le 28 janvier 2009, toujours sur Al-Jazira, dont bien peu d’antiracistes autoproclamés, hier encore, faisaient grand cas: «Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs les personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler – et bien que les juifs aient exagéré les faits – il a réussi à les remettre à leur place. C’est est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois ce sera par la main des musulmans». Pour se consoler, le public de l’UOIF pourra toujours applaudir Tariq Ramadan qui vient de considérer que Mohamed Merah «renvoyait la France à son miroir» et que celui-ci avait «fini jihadiste sans réelle conviction après avoir été un citoyen sans réelle dignité». […]

 

(Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il est l'auteur de «Réflexions sur la question blanche» et de «Le vieil homme m'indigne!: Les postures et impostures de Stéphane Hessel» parus chez Jean-Claude Gawsewitch.)

PAS D'EXCUSES POUR MERAH!
Giulio Meotti
Courrierinternational.com, 30 mars 2012

«Mohammed Merah n’est pas un loup solitaire, il avait de nombreux complices et tous n’étaient pas musulmans. La réaction de l’Occident relève du déni». Caroline Glick, rédactrice en chef du quotidien israëlien Jerusalem Post, livre ainsi son interprétation du massacre de Toulouse. Une véritable opération de dissimulation est en cours, fondée sur une immense méprise. Un musulman français a fauché trois parachutistes à coups de mitraillette, avant d’abattre un enseignant juif, ses deux enfants et une autre fillette. Dans les heures qui ont précédé l’assaut final des forces spéciales et son issue fatale, jeudi dernier, Mohammed Merah a révélé avoir préféré refuser une mission suicide d’Al-Qaida pour «rester en vie» et multiplier les attaques.

Merah n'a pas voulu se faire exploser pour semer la mort, il a tenu à regarder ses victimes dans les yeux, il les a achevées d’une balle en pleine tête, il les a même filmées, il les a exterminées au seul motif qu’il s'agissait de soldats ou de Juifs. Symboliquement, la dépouille de Merah devait être enterrée en Algérie, terre islamique où vit son père [après le refus des autorités algériennes, Mohammed Merah a finalement été enterré en banlieue toulousaine], alors que ses victimes juives avaient déjà été inhumées en Israël, un pays que les islamistes de son acabit aimeraient voir rayé de la carte.

 

Sur les sites Internet islamistes, les hommages au «martyre du frère Mohammed Merah», «la terreur de la France» confirment que Merah n’était pas une exception. L’administrateur du forum Al Shumukh lui a dédié une prière: «Ô Allah, accueille-le aux plus hauts niveaux du paradis parmi les prophètes, les hommes pieux et les martyrs». Une partie de la presse européenne, de ses intellectuels assermentés et de sa classe dirigeante s’obstine pourtant à faire de Merah un cas psychiatrique. Il avait divorcé deux jours avant le massacre des juifs de Toulouse, souligne-t-on. Il était chômeur. Il «délirait» et, comme n’importe quel serial killer, «il éprouvait du plaisir à tuer».

 

Tariq Ramadan l’a érigé en symbole de l’aliénation sociale qui gangrène les banlieues françaises. Les journaux français ont concocté une dichotomie réconfortante: «L’ignoble criminel et la France raciste». Merah a beau être coupable, la France est raciste et l’a bien cherché. La méprise se nourrit de la paranoïa. On en arrivera bientôt à plaider l’innocence de l’auteur des attentats, accablé d’une «situation familiale problématique» ou d’une «situation sociale peu enviable». […]

 

La minimisation de l’attentat est une aubaine pour tous ceux qui, dans le silllage de Le Pen, ne s’embarassent d’aucune nuance et veulent déclarer la guerre à l’immigration toute entière. Douglas Murray, collaborateur du Wall Street Journal et du Daily Telegraph, auteur d’essais sur l’Europe, fait partie des intellectuels qui ont inspiré le revirement du Premier ministre anglais David Cameron en matière de multiculturalisme [en février, Cameron a affirmé l'échec du multiculturalisme]. Il déchiffre pour Il Foglio l’opération culturelle en cours sur le massacre de Toulouse: «On a d'abord pensé que le meurtrier était néonazi, alors les médias se sont empressés de construire de toutes pièces le profil d’un coupable idéal en allant rechercher des photos de fascistes tatoués. Quand il est apparu que l’assassin était djihadiste, un grand silence a recouvert toute l’affaire. L’opération "déni" a démarré. La presse a alors inventé la figure du loup solitaire.»

Selon Douglas Murray, le phénomène est à la fois idéologique et culturel. «C’est la maladie de l’Occident, une cécité répétitive devant ce qui nous attend. Elle trahit un manque total de volonté d’appréhender le problème du multiculturalisme et de l’extrémisme islamique, qui se répand dans notre société. Il existe une hostilité et un dénigrement ultra-libéral qui fait l’amalgame entre dénonciation de l’islamisme en Europe et islamophobie. A Toulouse, le choix des mots s’est révélé décisif pour édulcorer l’identité du meurtrier. On s’est efforcé de trouver des excuses au terrorisme islamique.»

Selon Murray, la tragédie de Toulouse nous confronte à l’échec des modèles communautaristes d’intégration: «Le multiculturalisme d’Etat a ravalé les nations européennes au rang d’auberges. Le credo politique a poussé les Etats à traiter et à juger les personnes en fonction des critères de leur "communauté" d’origine. Les attentats et les complots terroristes en Grande-Bretagne et en Europe, menés par des extrémistes élevés sur le territoire national, ont conduit à un point de rupture que nul ne peut plus ignorer.»

POUR UN RÉALIGNEMENT DES FORCES AU MOYEN-ORIENT
DEVANT LA MENACE D’UN IRAN NUCLÉAIRE

David Bensoussan

Isranet.org, 5 avril 2012

Efforts diplomatiques, activités subversives, et sanctions économiques ont jusqu’à présent échoué et l’option d’une opération militaire qui ferait cesser les efforts iraniens visant à développer la technologie nucléaire à des fins militaires devient de moins en moins hypothétique. Les conséquences sur le plan mondial seraient considérables: hausse vertigineuse du prix du pétrole, conflit généralisé au Proche-Orient et augmentation des activités terroristes dans le monde entier. Est-ce-là un scénario inévitable?

 

Efforts diplomatiques, activités secrètes et sanctions économiques

 

Les puissances occidentales et Israël ont exprimé leur inquiétude devant la possibilité que l’Iran ne se dote d’une arme atomique. Au fil des années, les négociations avec l’Iran et les efforts diplomatiques visant à enrayer le projet iranien ont échoué et n’ont fait que faire gagner du temps aux Iraniens. Des activités clandestines dont il est difficile d’attribuer l’initiative, ont résulté en des pannes d’ordinateur au moyen de l’insertion d’un virus informatique ou peut-être même à l’élimination de savants iraniens. Cela n’a guère arrêté le gouvernement iranien, mais a quand même retardé leur projet. Les sanctions économiques ont eu plus de vigueur après que l’Agence internationale de l’énergie atomique ait conclu dans son rapport en 2011 que l’Iran œuvre en vue de fabriquer une arme atomique et soit en passe d’y parvenir. Tout récemment, en février 2012, le président Obama a ordonné le gel des avoirs iraniens dont ceux de la banque centrale d’Iran. De son côté, l’Union européenne a décrété un embargo sur les nouveaux contrats d’importation de pétrole; les anciens contrats ne seront plus en vigueur à partir de juillet 2012. Les USA ont augmenté leurs forces terrestres et navales dans le Golfe persique (le Golfe arabique) en vue de protéger le passage du pétrole dans le détroit d’Ormuz si l’Iran s’aventurait à le bloquer. Les États-Unis et les pays européens ont demandé au Conseil de sécurité d’appliquer des sanctions contre l’Iran, mais la Russie et la Chine s’y sont opposées. L’Iran est un acheteur d’armement russe important et la Chine a besoin du pétrole iranien.

 

Devant l’entêtement du gouvernement iranien, la probabilité d’une option militaire va croissant, que ce soit par Israël, ou encore par les États-Unis et les puissances européennes.

 

L’option militaire 

 

Une attaque israélienne rencontrerait beaucoup plus de difficultés que dans le cas du bombardement du réacteur irakien Tammouz. Les centrales nucléaires iraniennes sont dispersées et enfouies sous terre, parfois dans des zones peuplées. Israël peut agir en ayant recours à son aviation ou au moyen de missiles. Toutefois, les missiles iraniens Shaab 3 ont un rayon d’action qui peut atteindre Israël et, selon toute probabilité, la Syrie et le Hezbollah tireront des milliers de missiles contre Israël. Selon le Premier ministre israélien Netanyahou, une telle attaque est à prévoir même si les États-Unis se lancent dans une attaque contre l’Iran et que, par conséquent, l’attaque avec de missiles conventionnels serait préférable à une attaque nucléaire. Toutefois, bien des politiciens et des journalistes trouvent que cette attaque est irresponsable. Le Pentagone et le ministre des Affaires étrangères français ont exprimé leur inquiétude face à cette option. Quant à la Russie, elle prédit que cette dernière serait catastrophique.

 

Une attaque américaine aurait une puissance et un impact bien plus considérables. L’Occident n’est guère intéressé par un Iran atomique, car il constitue un danger pour l’ensemble du monde et bien des pays arabes  sont du même avis, le conflit entre Arabes en majorité sunnites et Iraniens en majorité chiites étant par ailleurs millénaire. Aussi, il n’est pas à exclure qu’une nouvelle guerre se tiendra,  similaire à celle de la Guerre du Golfe qui a permis aux États-Unis, à l’Europe ainsi qu’à un bon nombre de pays arabes d’être unis. Or, l’Amérique est fatiguée des guerres suite à son intervention en Afghanistan et en Irak. L’économie américaine s’essouffle et une guerre ne ferait qu’empirer la situation.

 

Israël n’arrête pas de réitérer que plus d’une alarme a été sonnée depuis une dizaine d’années et que la situation actuelle n’est pas sans rappeler celle des années 30 durant la montée du nazisme. Or, en 1940, il était déjà trop tard. Tout porte à croire qu’Obama ordonnera une attaque, mais que celle-ci ne se fera qu’in extremis et pas avant les élections américaines qui se tiendront en novembre 2012. De plus en plus, le Premier ministre israélien Netanyahou exprime sa conviction à l’effet qu’il serait dangereux de compter sur le reste du monde et qu’Israël ne doit compter que sur elle-même.

 

Pour un réalignement des forces au Moyen-Orient

 

La conception qui a prévalu jusqu’à ce jour veut que la possession de l’arme atomique soit en soi un équilibre de la terreur attendu que son usage impliquera l’annihilation réciproque. Cela s’applique-t-il dans le cas de l’Iran? Pensons au leader Rafsandjani qui, lors des élections iraniennes précédentes, fut considéré comme étant un modéré par les médias occidentaux durant les élections précédentes a déclaré lors d’un sermon fait à l’université de Téhéran en 2001: «l’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout, mais, contre le monde islamique, ne causerait que des dommages limités.» En outre, il existe une lecture islamique voulant qu’un pays conquis par l’islam doive rester entre les mains des Musulmans. Étrangement, cette lecture ne s’applique pas à l’Espagne ou aux Balkans, mais uniquement à Israël. Elle s’exprime d’une façon radicale: «L’entité sioniste est une forme de tumeur maligne du cancer qu’il faut extirper.» ou encore «l’extermination d’Israël est un devoir religieux.» Qui plus est, il est difficile de chasser de l’esprit l’idéal de martyrologie chiite et sa vision d’une apocalypse rédemptrice qui précéderait la venue du mahdi, le messie chiite.

 

Les discours haineux et l’enseignement de la haine précèdent généralement des actes irréfléchis. Or, les médias du Moyen-Orient sont sursaturés par la tenue de tels discours depuis plusieurs décennies: la cause palestinienne a servi de prétexte pour subjuguer les masses arabo-musulmanes. Aujourd’hui encore et pour augmenter leur influence dans le monde arabe, la Turquie et l’Iran se font la compétition pour montrer aux masses arabes lequel des deux est le plus anti-israélien. Ces deux pays continuent donc de déstabiliser la région, durcissant les positions des principaux concernés: les Israéliens et les Palestiniens. Or, s’il fallait prendre au sérieux la menace iranienne, en cas de conflit atomique, il ne resterait ni les uns ni les autres.

 

Plus que jamais, le temps est venu pour les Israéliens et les Palestiniens de cesser d’être les pions des aspirations hégémoniques des puissances du Moyen-Orient et de bâtir des relations de confiance afin de faire les compromis indispensables à une paix durable.  

 

(L’auteur est professeur de sciences à l’Université du Québec)

QUÉBEC, QATAR, TOULOUSE, IRAN…

 

 

 

QUÉBEC: L'IMAM SAÏD JAZIRI, UN MANIPULATEUR
Dépêche

Postedeveille.ca, 2 avril 2012

L'imam islamiste Saïd Jaziri, un Tunisien, a été expulsé du Canada en octobre 2007 pour avoir menti aux autorités lors de sa demande d'asile politique. Il avait omis de déclarer qu'il avait fait usage de faux passeports et qu’il avait un casier judiciaire en France et en Tunisie. Il accuse maintenant le Canada de l'avoir «envoyé directement à la torture». Voir l'article de Taïeb Moalla dans le Journal de Québec, au titre trompeur: Le Canada a envoyé Saïd Jaziri à la torture. Pour un portrait de cette fripouille, lire l'article de Me Ftouh Souhail, avocat à Tunis, datant de 2009. Jaziri, qui se présente comme un «modéré», s'était prononcé en faveur de l'instauration de tribunaux de la charia et avait organisé une manifestation violente pour protester contre les caricatures danoises de Mahomet.

 

En 2011, Jaziri a tenté de revenir au Québec en passant par les USA. Ce grand voyageur qui semble disposer d'un budget illimité pour s'offrir les services des meilleurs avocats, a été arrêté aux USA après avoir franchi illégalement la frontière mexicaine dans le coffre d'une voiture. Il a demandé l'asile aux USA, ce qui ne semble pas avoir fonctionné puisqu'il est de retour en Tunisie. Le Canada l'aurait envoyé à la torture? Vraiment? En 2009, le journaliste Marc Thibodeau de La Presse l'avait joint par téléphone à Tunis pour faire un suivi. Jaziri avait alors indiqué qu'il n'avait «pas de problème» avec le gouvernement local. «La Tunisie a été beaucoup plus humaine avec moi que le Canada», a-t-il souligné.

 

Jaziri semble vouloir soutirer de l'argent aux contribuables canadiens. Il a d'ailleurs confié ses intentions à l'AFP : «Le Canada a sous-traité ma torture en Tunisie. C'est aussi simple que ça. … Je veux juste que les personnes responsables de mon expulsion (ndlr: du Canada) soient jugées et que je puisse revenir à Montréal pour m'occuper de ma famille».

 

Jaziri a eu un fils avec la québécoise convertie Nancy Adams alors qu'il était déjà sous le coup d'une ordonnance d'expulsion. Aujourd'hui, le Journal de Québec joue sur le registre de la culpabilisation éhontée en publiant un article illustré par une photo du petit Mohamed pleurant l'absence de son papa. Or cet enfant est victime des mauvaises décisions de ses parents, qui tentent d'en reporter les conséquences sur l'ensemble de la société québécoise. Quelle manipulation!

QUÉBEC: L'ISLAMISATION DE L'UNIVERSITÉ MCGILL
Dépêche

Postedeveille.ca, 1 avril 2012

Les universités occidentales sont à vendre au plus offrant, en l’occurrence les bédouins incultes des pétromonarchies, et ce financement a un impact sur l’enseignement et la recherche.

 

L’Université McGill de Montréal vient d’annoncer un important don du Qatar:

 

L’Université McGill et son Institut d’études islamiques ont reçu un généreux don de 1,25 million de dollars de l’État du Qatar. Annoncé aujourd’hui lors d’une visite à McGill de Son Excellence Salem Al-Shafi, premier ambassadeur du Qatar au Canada, ce don coïncide avec le 60e anniversaire de l’Institut et servira à financer une série de conférences qui seront présentées l’année prochaine:

 

«Nous croyons que cette contribution permettra à l’Institut de poursuivre l’importante mission qu’il s’est donnée lors de sa création, en 1952, qui est de favoriser l’avancement de la recherche sur l’Islam, ainsi que sur l’histoire et la civilisation du monde islamique, affirme Son Excellence Al-Shafi. Nous croyons également que l’Institut partage notre vision selon laquelle le savoir et l’éducation sont essentiels pour faire face aux défis d’un monde en perpétuelle évolution, qu’ils nous fournissent les outils nécessaires pour mieux comprendre les liens sans cesse changeants qui existent entre la religion et l’humanité, et qu’ils contribuent à notre bien-être et à la coexistence entre les peuples.»

 

Point de bascule [pointdebasculecanada.ca] publie un dossier sur cet évènement, où il rappelle que le Qatar possède un Centre international pour la propagation de la charia «éthique» établi en collaboration avec le prédicateur Qaradawi ainsi que Tariq Ramadan. Point de bascule note que l’annonce du don intervient peu après que la France a interdit des prédicateurs extrémistes de son territoire, y compris Qaradawi. Le ministre de l'Intérieur a également regretté la venue prochaine de Tariq Ramadan «dont les positions et les propos sont contraires à l'esprit républicain». Rappelons que Ramadan doit sa nomination comme titulaire d'une chaire d'études islamiques à Oxford à la générosité d'un roitelet arabe.

 

L’année dernière, Barbara Kay signait un article fouillé dans Campus Watch sur les dons aux universités du Canada et des États-Unis par des groupes liés à l'islam radical. Elle y souligne le manque stupéfiant d'examen diligent du dossier des donateurs. Elle déplore que des groupes radicaux colonisent les universités, devenues des lieux de propagande et d'apologie plutôt que de haut savoir, et blanchissent leur réputation en associant leur nom à des institutions prestigieuses. Elle prévient que la liberté académique est menacée.

 

En Grande-Bretagne, des études sur les dons des pays arabes aux universités ont révélé que sous des apparences philanthropiques, ces dons sont faits avec l’intention réelle de changer le climat intellectuel du pays. Selon l’étude du professeur Anthony Glees, ces dons ont pour véritable objectif de promouvoir une idéologie extrémiste et d’agir comme véhicule de propagande du courant wahhabite de l'islam au sein des universités. Ce financement encourage, conclut-il, «le mauvais type d'éducation, par le mauvais type de personnes, avec des fonds provenant du mauvais type de bienfaiteurs». Une autre étude révèle que le contenu de l’enseignement dans les centres financés par ces dons présente aux étudiants locaux et étrangers une vision du monde presque exclusivement anti-occidentale.

JUSQU’OÙ VA-T-ON LAISSER
L’INFLUENCE DU QATAR SE DÉVELOPPER?

Roger Cukierman
UPJF.org, 3 avril 2012

On voit apparaître en France depuis quelques années un émirat musulman particulièrement dynamique: le Qatar. Il envahit notre économie. C’est une invasion par le haut. Le Qatar est le 3ième exportateur mondial de gaz. Ce qui lui permet de détenir le record du plus haut revenu par tête au monde, et d’investir notamment en France, mais aussi en Grande Bretagne et en Allemagne [ainsi qu’au Canada, voir article ci-haut]. Le Qatar est un pays minuscule, grand comme la Corse. Il est dirigé par le Cheikh Hamad Al Thani. Il abrite 1,8 million d’habitants dont 10 % seulement sont des Qataris de souche, musulmans sunnites. Le reste est composé de travailleurs immigrés dont quelques jeunes Français de nos banlieues.

 

Les Qataris sont depuis peu les premiers actionnaires de Lagardère, avec 26% du capital. Or, cette société est gros actionnaire de Hachette, Europe 1, Canal +, et EADS, société mère d’Airbus. Il n’y a pas plus stratégique que la communication et l’aéronautique! Le Qatar a aussi des participations dans Total, LVMH, Vinci, Veolia, et possède plusieurs palaces hôteliers à Paris et à Cannes. S’ajoute à ces investissements une résidence somptueuse dans l’ile Saint-Louis, l’Hôtel Lambert qui appartenait autrefois à Guy de Rothschild

 

Mais c’est un investissement relativement modeste 40 Millions d’euros, qui a fait le plus de bruit en France: l’achat du PSG. L’émir désire avec l’aide du français Richard Attias, spécialiste des grands événements, faire du Qatar une capitale du sport, avec tournois de tennis, courses automobiles ou cyclistes. Le Qatar a même remporté l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2022 et Al Jazeera a obtenu les droits télé du championnat de football de Ligue 1 et de la coupe d’Europe.

 

Cet intérêt du Qatar pour le sport lui donne une image positive auprès de l’opinion publique française. Les relations chaleureuses entre l’émir du Qatar et les Autorités françaises se sont manifestées par une convention fiscale qui exonère le Qatar d’impôts. Il est paradoxal d’accueillir à bras ouverts les capitaux étrangers au moment où l’excès d’impôts incite nombre de capitalistes français à envisager l’exil fiscal. Mais les Qataris savent être généreux, par exemple pour le sauvetage des infirmières bulgares, ou pour la création d’un fonds de 50 millions d’euros destiné à la création d’entreprises par les jeunes des banlieues.

 

Et c’est là que le bât blesse! Que veut réellement ce pays dirigé par un islamiste convaincu en étant aussi présent en France, particulièrement auprès des 10% ou plus de la population française de confession musulmane? En réalité la position du Qatar est très ambigüe. La réputation du Qatar doit beaucoup à la chaîne de télévision Al Jazeera, concurrent redouté de CNN ou BBC. Al Jazeera diffusait avec empressement les messages de Ben Laden. Elle donne la parole au prêcheur islamiste Qaradawi qui exprime sa haine des Juifs, recommande la lapidation des femmes adultères, et la mort des homosexuels et des apostats. Au point que notre gouvernement vient de lui refuser l’entrée sur le territoire français. Quant au gouvernement qatari il soutient en Égypte les salafistes, plus extrémistes encore que les frères musulmans, et maintient des rapports étroits avec le Hezbollah, le Hamas, et les talibans.

 

À l’inverse, le Qatar entretient les meilleures relations avec les Occidentaux, a eu des contacts avec Israël jusqu’en 2009, et s’est rangé aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne lors du conflit contre Khadafi. En résumé, l’argent provenant du gaz a été intelligemment utilisé pour permettre à cet émirat de jouer un double jeu auprès de tous les acteurs, les gentils comme les méchants, de la scène internationale. Mais jusqu’où va-t-on laisser l’argent qatari pénétrer notre économie, et influencer nos dirigeants comme nos concitoyens?

QUAND UNE CERTAINE GAUCHE INTERDIT DE METTRE EN GARDE
CONTRE CETTE HAINE ISLAMISTE DE L'OCCIDENT

Gilles William Goldnadel
Atlantico.fr, 2 avril 2012

Au lendemain des deux drames montalbanais et toulousain, sans doute pour très peu de temps, les évidences indicibles peuvent être dites et montrées. Il existe encore, et si l’on ose dire, une fenêtre de tir, étroite, que l’idéologie en majesté va s’employer à refermer, comme elle en a la magie. Entre-temps, les Français auront pu apprendre ce qu’on leur cachait comme à des enfants immatures ou des adultes incapables. Ainsi, si l’identité du tueur ne leur avait pas été révélée aussi prestement, nul doute que les prestigieux invités au congrès annuel de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) qui se tiendra de ce vendredi à lundi au Bourget, auraient été reçus sans encombre et dans le silence des médias.

 

Nul n’aurait su, par exemple, que M. Abdallah Asfar avait légitimé le fait de battre son épouse si elle n’obéissait pas à son mari. Ou que les proches du Hamas, Messieurs Akrima Sabri et Al Huazi avaient respectivement déclaré : «Je vous annonce qu’il y a des centaines de femmes qui sont prêtes à se sacrifier pour libérer la terre de Palestine, et à sacrifier ce qu’elles ont de plus cher, leurs propres enfants» et encore: «Oui, je suis antisémite. Si ce ne sont pas les dirigeants arabes, nous devrons dévorer les juifs avec nos dents». Pour ne pas être en reste, le quatrième hôte empêché de l’UOIF, M. Al Qarni a qualifié les juifs de «frères des singes et des porcs» (le Figaro du 30 mars).

 

De même, jusqu’à présent, tous mes efforts à populariser les prêches sur Al-Jazira du cheikh Qaradawi, qui ne viendra pas non plus au Bourget à la suite de l’intervention de Nicolas Sarkozy auprès de l’émir du Qatar, qui a bien voulu se montrer compréhensif, étaient demeurés vains. Les Français auraient continué d’ignorer la qualité de la prose de celui qui, dans son ouvrage «le licite et l’illicite» recommande l’extermination physique des homosexuels.

 

Sur Qatar TV, en février 2006, cet ami du Hamas, déclara que «les opérations martyrs sont autorisées, même s’il se trouve des civils parmi les victimes». Pour ce qui est des occidentales violées, il ajoutait que celles-ci l’avaient été par ce que «une provocatrice non habillée décemment devait être punie (…) pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite». Mme Gisèle Halimi et ses amies féministes ne semblent pas avoir été très émues jusqu’alors de semblables propos.

 

Ou encore, cette sortie le 28 janvier 2009, toujours sur Al-Jazira, dont bien peu d’antiracistes autoproclamés, hier encore, faisaient grand cas: «Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs les personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler – et bien que les juifs aient exagéré les faits – il a réussi à les remettre à leur place. C’est est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois ce sera par la main des musulmans». Pour se consoler, le public de l’UOIF pourra toujours applaudir Tariq Ramadan qui vient de considérer que Mohamed Merah «renvoyait la France à son miroir» et que celui-ci avait «fini jihadiste sans réelle conviction après avoir été un citoyen sans réelle dignité». […]

 

(Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il est l'auteur de «Réflexions sur la question blanche» et de «Le vieil homme m'indigne!: Les postures et impostures de Stéphane Hessel» parus chez Jean-Claude Gawsewitch.)

PAS D'EXCUSES POUR MERAH!
Giulio Meotti
Courrierinternational.com, 30 mars 2012

«Mohammed Merah n’est pas un loup solitaire, il avait de nombreux complices et tous n’étaient pas musulmans. La réaction de l’Occident relève du déni». Caroline Glick, rédactrice en chef du quotidien israëlien Jerusalem Post, livre ainsi son interprétation du massacre de Toulouse. Une véritable opération de dissimulation est en cours, fondée sur une immense méprise. Un musulman français a fauché trois parachutistes à coups de mitraillette, avant d’abattre un enseignant juif, ses deux enfants et une autre fillette. Dans les heures qui ont précédé l’assaut final des forces spéciales et son issue fatale, jeudi dernier, Mohammed Merah a révélé avoir préféré refuser une mission suicide d’Al-Qaida pour «rester en vie» et multiplier les attaques.

Merah n'a pas voulu se faire exploser pour semer la mort, il a tenu à regarder ses victimes dans les yeux, il les a achevées d’une balle en pleine tête, il les a même filmées, il les a exterminées au seul motif qu’il s'agissait de soldats ou de Juifs. Symboliquement, la dépouille de Merah devait être enterrée en Algérie, terre islamique où vit son père [après le refus des autorités algériennes, Mohammed Merah a finalement été enterré en banlieue toulousaine], alors que ses victimes juives avaient déjà été inhumées en Israël, un pays que les islamistes de son acabit aimeraient voir rayé de la carte.

 

Sur les sites Internet islamistes, les hommages au «martyre du frère Mohammed Merah», «la terreur de la France» confirment que Merah n’était pas une exception. L’administrateur du forum Al Shumukh lui a dédié une prière: «Ô Allah, accueille-le aux plus hauts niveaux du paradis parmi les prophètes, les hommes pieux et les martyrs». Une partie de la presse européenne, de ses intellectuels assermentés et de sa classe dirigeante s’obstine pourtant à faire de Merah un cas psychiatrique. Il avait divorcé deux jours avant le massacre des juifs de Toulouse, souligne-t-on. Il était chômeur. Il «délirait» et, comme n’importe quel serial killer, «il éprouvait du plaisir à tuer».

 

Tariq Ramadan l’a érigé en symbole de l’aliénation sociale qui gangrène les banlieues françaises. Les journaux français ont concocté une dichotomie réconfortante: «L’ignoble criminel et la France raciste». Merah a beau être coupable, la France est raciste et l’a bien cherché. La méprise se nourrit de la paranoïa. On en arrivera bientôt à plaider l’innocence de l’auteur des attentats, accablé d’une «situation familiale problématique» ou d’une «situation sociale peu enviable». […]

 

La minimisation de l’attentat est une aubaine pour tous ceux qui, dans le silllage de Le Pen, ne s’embarassent d’aucune nuance et veulent déclarer la guerre à l’immigration toute entière. Douglas Murray, collaborateur du Wall Street Journal et du Daily Telegraph, auteur d’essais sur l’Europe, fait partie des intellectuels qui ont inspiré le revirement du Premier ministre anglais David Cameron en matière de multiculturalisme [en février, Cameron a affirmé l'échec du multiculturalisme]. Il déchiffre pour Il Foglio l’opération culturelle en cours sur le massacre de Toulouse: «On a d'abord pensé que le meurtrier était néonazi, alors les médias se sont empressés de construire de toutes pièces le profil d’un coupable idéal en allant rechercher des photos de fascistes tatoués. Quand il est apparu que l’assassin était djihadiste, un grand silence a recouvert toute l’affaire. L’opération "déni" a démarré. La presse a alors inventé la figure du loup solitaire.»

Selon Douglas Murray, le phénomène est à la fois idéologique et culturel. «C’est la maladie de l’Occident, une cécité répétitive devant ce qui nous attend. Elle trahit un manque total de volonté d’appréhender le problème du multiculturalisme et de l’extrémisme islamique, qui se répand dans notre société. Il existe une hostilité et un dénigrement ultra-libéral qui fait l’amalgame entre dénonciation de l’islamisme en Europe et islamophobie. A Toulouse, le choix des mots s’est révélé décisif pour édulcorer l’identité du meurtrier. On s’est efforcé de trouver des excuses au terrorisme islamique.»

Selon Murray, la tragédie de Toulouse nous confronte à l’échec des modèles communautaristes d’intégration: «Le multiculturalisme d’Etat a ravalé les nations européennes au rang d’auberges. Le credo politique a poussé les Etats à traiter et à juger les personnes en fonction des critères de leur "communauté" d’origine. Les attentats et les complots terroristes en Grande-Bretagne et en Europe, menés par des extrémistes élevés sur le territoire national, ont conduit à un point de rupture que nul ne peut plus ignorer.»

POUR UN RÉALIGNEMENT DES FORCES AU MOYEN-ORIENT
DEVANT LA MENACE D’UN IRAN NUCLÉAIRE

David Bensoussan

Isranet.org, 5 avril 2012

Efforts diplomatiques, activités subversives, et sanctions économiques ont jusqu’à présent échoué et l’option d’une opération militaire qui ferait cesser les efforts iraniens visant à développer la technologie nucléaire à des fins militaires devient de moins en moins hypothétique. Les conséquences sur le plan mondial seraient considérables: hausse vertigineuse du prix du pétrole, conflit généralisé au Proche-Orient et augmentation des activités terroristes dans le monde entier. Est-ce-là un scénario inévitable?

 

Efforts diplomatiques, activités secrètes et sanctions économiques

 

Les puissances occidentales et Israël ont exprimé leur inquiétude devant la possibilité que l’Iran ne se dote d’une arme atomique. Au fil des années, les négociations avec l’Iran et les efforts diplomatiques visant à enrayer le projet iranien ont échoué et n’ont fait que faire gagner du temps aux Iraniens. Des activités clandestines dont il est difficile d’attribuer l’initiative, ont résulté en des pannes d’ordinateur au moyen de l’insertion d’un virus informatique ou peut-être même à l’élimination de savants iraniens. Cela n’a guère arrêté le gouvernement iranien, mais a quand même retardé leur projet. Les sanctions économiques ont eu plus de vigueur après que l’Agence internationale de l’énergie atomique ait conclu dans son rapport en 2011 que l’Iran œuvre en vue de fabriquer une arme atomique et soit en passe d’y parvenir. Tout récemment, en février 2012, le président Obama a ordonné le gel des avoirs iraniens dont ceux de la banque centrale d’Iran. De son côté, l’Union européenne a décrété un embargo sur les nouveaux contrats d’importation de pétrole; les anciens contrats ne seront plus en vigueur à partir de juillet 2012. Les USA ont augmenté leurs forces terrestres et navales dans le Golfe persique (le Golfe arabique) en vue de protéger le passage du pétrole dans le détroit d’Ormuz si l’Iran s’aventurait à le bloquer. Les États-Unis et les pays européens ont demandé au Conseil de sécurité d’appliquer des sanctions contre l’Iran, mais la Russie et la Chine s’y sont opposées. L’Iran est un acheteur d’armement russe important et la Chine a besoin du pétrole iranien.

 

Devant l’entêtement du gouvernement iranien, la probabilité d’une option militaire va croissant, que ce soit par Israël, ou encore par les États-Unis et les puissances européennes.

 

L’option militaire 

 

Une attaque israélienne rencontrerait beaucoup plus de difficultés que dans le cas du bombardement du réacteur irakien Tammouz. Les centrales nucléaires iraniennes sont dispersées et enfouies sous terre, parfois dans des zones peuplées. Israël peut agir en ayant recours à son aviation ou au moyen de missiles. Toutefois, les missiles iraniens Shaab 3 ont un rayon d’action qui peut atteindre Israël et, selon toute probabilité, la Syrie et le Hezbollah tireront des milliers de missiles contre Israël. Selon le Premier ministre israélien Netanyahou, une telle attaque est à prévoir même si les États-Unis se lancent dans une attaque contre l’Iran et que, par conséquent, l’attaque avec de missiles conventionnels serait préférable à une attaque nucléaire. Toutefois, bien des politiciens et des journalistes trouvent que cette attaque est irresponsable. Le Pentagone et le ministre des Affaires étrangères français ont exprimé leur inquiétude face à cette option. Quant à la Russie, elle prédit que cette dernière serait catastrophique.

 

Une attaque américaine aurait une puissance et un impact bien plus considérables. L’Occident n’est guère intéressé par un Iran atomique, car il constitue un danger pour l’ensemble du monde et bien des pays arabes  sont du même avis, le conflit entre Arabes en majorité sunnites et Iraniens en majorité chiites étant par ailleurs millénaire. Aussi, il n’est pas à exclure qu’une nouvelle guerre se tiendra,  similaire à celle de la Guerre du Golfe qui a permis aux États-Unis, à l’Europe ainsi qu’à un bon nombre de pays arabes d’être unis. Or, l’Amérique est fatiguée des guerres suite à son intervention en Afghanistan et en Irak. L’économie américaine s’essouffle et une guerre ne ferait qu’empirer la situation.

 

Israël n’arrête pas de réitérer que plus d’une alarme a été sonnée depuis une dizaine d’années et que la situation actuelle n’est pas sans rappeler celle des années 30 durant la montée du nazisme. Or, en 1940, il était déjà trop tard. Tout porte à croire qu’Obama ordonnera une attaque, mais que celle-ci ne se fera qu’in extremis et pas avant les élections américaines qui se tiendront en novembre 2012. De plus en plus, le Premier ministre israélien Netanyahou exprime sa conviction à l’effet qu’il serait dangereux de compter sur le reste du monde et qu’Israël ne doit compter que sur elle-même.

 

Pour un réalignement des forces au Moyen-Orient

 

La conception qui a prévalu jusqu’à ce jour veut que la possession de l’arme atomique soit en soi un équilibre de la terreur attendu que son usage impliquera l’annihilation réciproque. Cela s’applique-t-il dans le cas de l’Iran? Pensons au leader Rafsandjani qui, lors des élections iraniennes précédentes, fut considéré comme étant un modéré par les médias occidentaux durant les élections précédentes a déclaré lors d’un sermon fait à l’université de Téhéran en 2001: «l’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout, mais, contre le monde islamique, ne causerait que des dommages limités.» En outre, il existe une lecture islamique voulant qu’un pays conquis par l’islam doive rester entre les mains des Musulmans. Étrangement, cette lecture ne s’applique pas à l’Espagne ou aux Balkans, mais uniquement à Israël. Elle s’exprime d’une façon radicale: «L’entité sioniste est une forme de tumeur maligne du cancer qu’il faut extirper.» ou encore «l’extermination d’Israël est un devoir religieux.» Qui plus est, il est difficile de chasser de l’esprit l’idéal de martyrologie chiite et sa vision d’une apocalypse rédemptrice qui précéderait la venue du mahdi, le messie chiite.

 

Les discours haineux et l’enseignement de la haine précèdent généralement des actes irréfléchis. Or, les médias du Moyen-Orient sont sursaturés par la tenue de tels discours depuis plusieurs décennies: la cause palestinienne a servi de prétexte pour subjuguer les masses arabo-musulmanes. Aujourd’hui encore et pour augmenter leur influence dans le monde arabe, la Turquie et l’Iran se font la compétition pour montrer aux masses arabes lequel des deux est le plus anti-israélien. Ces deux pays continuent donc de déstabiliser la région, durcissant les positions des principaux concernés: les Israéliens et les Palestiniens. Or, s’il fallait prendre au sérieux la menace iranienne, en cas de conflit atomique, il ne resterait ni les uns ni les autres.

 

Plus que jamais, le temps est venu pour les Israéliens et les Palestiniens de cesser d’être les pions des aspirations hégémoniques des puissances du Moyen-Orient et de bâtir des relations de confiance afin de faire les compromis indispensables à une paix durable.  

 

(L’auteur est professeur de sciences à l’Université du Québec)

DE GAZA À TOULOUSE: ANTISÉMITISME ET PROPAGANDE

 

 

MAIS QUI EST MOHAMED MERAH?
SUR LA PISTE DU MEURTRIER DE TOULOUSE-MONTAUBAN

Dépêche
Guysen International News, 21 mars 2012

Les antécédents de l'auteur présumé des tueries qui ont causé la mort de sept personnes en France, retranché mercredi dans un immeuble de Toulouse cerné par la police, ont éveillé les soupçons des enquêteurs dès la première attaque, le 11 mars dernier.

Mohamed Merah, âgé de 24 ans, est soupçonné d'être derrière la mort de trois militaires, un le 11 mars à Toulouse et deux le 15 mars à Montauban, ainsi que du meurtre d'un rabbin et de trois enfants dans une école juive de Toulouse lundi dernier. A chaque fois, l'auteur est arrivé en scooter et a tué ses victimes en tirant à bout portant dans la tête. Le 11 mars, le maréchal des logis chef Imad Ibn Ziaten, qui a mis en vente sa moto sur internet en précisant qu'il était militaire et en donnant son prénom, est abattu d'une balle dans la tête à Toulouse par un homme qui s'enfuit aussitôt.

«Après son assassinat, la police a épluché les communications qu'il avait reçues de la part de personnes qui étaient intéressées par l'acquisition de cette moto», a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, lors d'une conférence de presse, à Toulouse. «Et le croisement de ce fichier et des renseignements dont disposait la DCRI a fait apparaître une adresse IP correspondant à la mère de la personne que nous sommes en train d'interpeller», a-t-il dit précisant que 575 acheteurs potentiels avaient consulté l'annonce.

Mohamed Merah était sous surveillance de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) depuis longtemps pour appartenance à un mouvement salafiste sans qu'il y ait toutefois d'élément permettant de penser qu'il était sur le point de passer à un acte criminel, a précisé le ministre. A la suite de l'attaque lundi du collège-lycée juif de Toulouse, plusieurs membres de la famille du suspect sont mis sur écoute sur ordre du parquet. A partir des éléments recueillis par le biais de ces écoutes, la décision est prise de mener l'opération du raid dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon une source policière, les enquêteurs auraient remonté la piste du suspect présumé par le biais de son frère qui se serait rendu chez un concessionnaire Yamaha et aurait demandé comment désactiver le «tracker» du scooter, un dispositif électronique installé pour le localiser en cas de vol.

La découverte la semaine dernière que la même arme avait été utilisée lors des deux attaques visant les militaires a permis de déterminer qu'il s'agissait du même tueur et de mettre en place une vaste opération de recherche. «L'élément déclenchant a été le jeudi soir de l'assassinat de Montauban, la découverte par les services de police judiciaire de l'identité de l'arme entre celle qui avait frappé à Toulouse et celle qui avait frappé à Montauban», a dit le ministre de la Défense Gérard Longuet au micro de RTL. «A cet instant s'est déclenché un énorme effort de mobilisation, près de 200 enquêteurs», ajoute-t-il.

Après la tuerie survenue au collège-lycée juif de Toulouse, la piste d'une attaque visant essentiellement l'armée est abandonnée par les enquêteurs. «Dans un premier temps, nous avons cru, et surtout au soir de Montauban, que c'était l'armée qui était en quelque sorte (visée)», a indiqué Gérard Longuet. «Nous avons regardé 20.000 dossiers de soldats, la première idée était de se dire ‘peut-être un règlement de compte, peut-être une rancune’, nous avons examiné 20.000 dossiers».

Les enquêteurs se recentrent alors sur des informations liées aux milieux islamistes extrémistes et les informations des données informatiques permettent de se rapprocher de Mohamed Merah, qui se revendique d'Al Qaïda. «C'est le croisement (de ces) informations (…) et le travail d'examen des fichiers des adresses internet des interlocuteurs de la première victime qui a permis de se rapprocher» du suspect, selon le ministre de la Défense. Prié de dire si des morts auraient pu être évitées, il a répondu: «Je ne pense pas, sauf à transformer la France en État policier.»

CATHERINE ASHTON, TOULOUSE ET GAZA:
UNE COMPARAISON OBSCÈNE

Éditorial
UPJF.org, 21 mars 2012

L’UPJF demande au gouvernement français d’élever une protestation officielle à l’encontre de Catherine Ashton, responsable de la diplomatie de l'Union Européenne qui a osé comparer la tuerie d’enfants devant une école juive de Toulouse, et l’accident de bus survenu en Suisse, avec les massacres perpétrés par le dictateur syrien Bachar Al Assad, et les éliminations ciblées de terroristes du Hamas qui utilisent les boucliers humains pour accomplir leurs forfaits, pour finalement…honorer la cause palestinienne.

 

On se souvient que Catherine Ashton, avait fait l’apologie des Kamikazes palestiniens en 2004, qu’elle recourait en 2006 aux stéréotypes antisémites classiques du complot juif international en accusant le lobby pro-israélien de tenir le monde occidental dans ses serres financières, qu’elle a apporté son soutien au Hamas en 2008 lors du blocus de Gaza, qu’elle a rencontré illégalement Khaled Meshaal , le chef du Hamas, en 2009 après avoir stigmatisé «l’agression israélienne» et qu’elle n’a pas hésité en janvier 2010 à accuser les israéliens de trafic d’organes lors de l’aide apportée par Israël aux Haïtiens.

 

Le stade de la bêtise et de l’indécence est largement dépassé. Pour Catherine Ashton, la détestation du juif et des israéliens va de pair avec son amour immodéré de la cause palestinienne et de son terrorisme aveugle. Tout est bon pour le rappeler. Dans son délire, la lutte contre le terrorisme, ou un accident de bus, deviennent équivalents aux massacres perpétrés par des assassins et des dictateurs.

 

Salir la dépouille d’enfants juifs français et belges par des comparaisons obscènes sur la base du plus petit dénominateur commun relève pour elle de l’évidence tant que cela sert la cause palestinienne. Le Parlement Européen et les pays qui en sont membres ne sont comparables, ni à la Syrie, ni à la bande de Gaza. Les représentants européens ont une obligation de respectabilité et de dignité.

 

Madame Ashton qui est la politicienne la mieux payée au monde sans avoir jamais été élue démocratiquement, vient de démontrer sa vilénie, et son inaptitude à assurer avec clairvoyance et dignité les hautes fonctions qu’elle représente. Trop, c’est trop! Nous ne voulons plus que l’idéal européen et sa représentation internationale soient trahis et pervertis par des représentants «munichois» aux idées rances. Madame Ashton doit être démise sans délai de toutes ses fonctions parlementaires.

CATHERINE ASHTON:
LA FEMME QUI RIT DANS LES CIMETIÈRES

François Miclo
UPJF.org, 21 mars 2012

Quand l’Europe n’a rien à dire, elle envoie Catherine Ashton le dire à sa place. C’est son job. On la paie pour ça – et même très bien: elle occupe l’emploi politique le mieux rémunéré au monde. Ne chipotons pas sur les 360 000 euros annuels qu’elle perçoit. C’est peut-être plus que les indemnités d’un Nicolas Sarkozy, d’une Angela Merkel ou d’un Barack Obama, mais elle le vaut bien: la baronne travailliste a été nommée, en 2009, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, autrement dit chef de la diplomatie européenne.

 

Catherine Ashton se retrouve donc depuis quatre ans être cheftaine d’un truc qui n’existe pas. Autant le reconnaître: elle y excelle. Sa capacité instinctive à viser à côté de la plaque force le respect. Son zèle à être absente de tous les grands dossiers géostratégiques relève de la prouesse. Quant aux questions de sécurité et de défense, son incompétence est unanimement saluée.

 

Ne noircissons toutefois pas le tableau: Catherine Ashton représente, à elle seule, une grande victoire du féminisme. Elle réalise la prophétie que Françoise Giroud formulait il y a trente ans dans Le Monde: «La femme sera vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente.» Catherine Ashton est comme un aboutissement.

 

Cependant, le grand malheur n’est pas que la Haute représentante soit incompétente, mais dotée de la parole. C’est que Madame parle, cause, bavarde. Elle s’exprime. Jamais à bon escient. La boucler est pourtant le b.a.-ba du métier de diplomate: «A diplomat, cancanait le sénateur américain Frederick Sawyer dans les années 1880, is a person who thinks twice before he says nothing» (Un diplomate est une personne qui réfléchit deux fois avant de ne rien dire). Bref, Catherine Ashton ne maîtrise pas ce que les Grecs avaient quasi-divinisé: le kaïros, le moment opportun, le right time.

 

Elle vient de nous en apporter une nouvelle fois la preuve. Lundi, elle a rendu un bien curieux hommage aux victimes de l’école Ozar Hatorah: «Quand nous pensons à ce qui s’est passé aujourd’hui à Toulouse, quand nous nous souvenons de ce qui s’est passé en Norvège il y a un an, quand nous savons ce qui se passe en Syrie, quand nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde, nous pensons aux jeunes et aux enfants qui perdent leur vie…» Elle poursuit par un hommage aux victimes du terrible accident de car en Suisse ainsi qu’aux jeunes Palestiniens qui «contre toute attente, continuent à apprendre, à travailler, à rêver et aspirent à un meilleur avenir».

 

Les autorités israéliennes ont aussitôt réagi – qu’est-ce qu’ils sont susceptibles, ces gens-là! La Haute représentante en a pris acte. Elle a fait modifier, sur son site, son texte, rajoutant Sderot à Gaza, tout en dépêchant son porte-parole pour dire que jamais elle n’avait osé établir le moindre parallèle entre «les circonstances de l’attaque de Toulouse et la situation à Gaza». La baronne Ashton essaie de se raccrocher aux branches comme elle peut. Mais elle a parlé. Et son propos fut odieux.

 

Odieux, parce qu’il est des moments où la simple humanité consiste à respecter la douleur des familles et le deuil d’un pays. Et respecter cette douleur et ce deuil, c’est d’abord en accepter la singularité: les trois enfants et le professeur morts à Toulouse n’ont pas été tués par accident. Le «tueur au scooter» les a abattus délibérément, ni par hasard ni parce qu’ils se trouvaient à portée de tir, mais parce qu’ils étaient juifs. On appelle ça de l’antisémitisme. Quelqu’un peut-il informer Mme Ashton qu’ils ne sont pas morts d’un gros rhume?

 

C’est une manifestation abjecte d’antisémitisme qui s’est produite à Toulouse. L’une des plus hautes responsables européennes s’en moque comme de sa première voiture de fonction, jusqu’à en diluer le caractère spécifique parmi une série d’événements tout aussi tragiques, mais d’une autre nature. L’antisémitisme n’est plus, selon Mme Ashton, qu’une libre variation de la mortalité humaine. Elle invente une catégorie: «les jeunes et les enfants qui perdent la vie» pour dissimuler l’antisémitisme opérant à Toulouse et, au final, le banaliser. Ses contempteurs reprochaient indûment à Raymond Poincaré de rire dans les cimetières, Catherine Ashton, elle, s’y fend la poire.

 

Mais pourquoi la Haute représentante établit-elle un parallèle entre Gaza et Toulouse? Quelles sont les arrière-pensées de Mme Ashton – terme impropre au demeurant, puisqu’il suggère l’impossible: qu’elle ait seulement une pensée… Où veut-elle en venir en établissant des parallèles fâcheux? Veut-elle insinuer que les élèves assassinés à Toulouse n’ont eu, après tout, que ce qu’ils méritaient? Parce qu’Israël. Parce que Gaza.

 

Est-ce désormais une précaution oratoire d’évoquer la situation palestinienne chaque fois qu’un acte antisémite se produit? Pour faire bonne mesure. Pour rétablir l’équité. Pour que les juifs ne soient plus les seuls à être, selon l’expression d’Alain Finkielkraut, les «rois du malheur».

 

Mais faut-il aller, lorsqu’on parle d’enfants juifs morts parce qu’ils étaient juifs, à faire la laudatio de la jeunesse palestinienne. Il y a quelque chose d’incongru et de scandaleux même dans les propos de Catherine Ashton. Faut-il réclamer, pour autant, la démission de la chef de la diplomatie européenne? Et pourquoi pas lancer une pétition, pendant qu’on y est! On a confié la politique étrangère de l’Union, c’est-à-dire d’une puissance qui aurait, si elle en avait la volonté, son rôle à jouer au Proche Orient et dans l’ensemble méditerranéen, à la femme la plus incompétente et la plus gauche de sa génération. Ce n’est pas un hasard, mais un aveu: nos États ne tiennent tout bonnement pas à ce que l’Union dispose d’une diplomatie. Avec Catherine Ashton, nous sommes assurés de ne point en avoir.

 

(François Miclo est rédacteur en chef de Causeur magazine.)

 

TUERIE DE TOULOUSE: L'AUTORITÉ PALESTINIENNE
DANS LE RÔLE DE POMPIER PYROMANE

Hélène Keller-Lind

France-Israel.org, 21 mars 2012

Alors que l'on met en terre les corps des trois petits enfants juifs assassinés et du jeune père de deux d'entre eux en Israël, en présence notamment des familles, de responsables israéliens mais aussi du ministre d’État Alain Juppé, on apprend que l'Autorité palestinienne affirme ne rien avoir à faire avec ces assassinats. Ce serait oublier son incitation à la haine anti-israélienne et antisémite diffusée au quotidien et qui a poussé il y a un an, par exemple, deux jeunes Palestiniens à assassiner trois enfants juifs, dont un bébé de 3 mois, égorgé dans son berceau, et leurs parents. Des Franco-israéliens aussi, la famille Fogel.

 

Dans la tuerie de Toulouse la responsabilité de l'Autorité palestinienne et de tous ceux qui incitent à la haine d'Israël et des Juifs, comme cette employée de l'ONU, Khoolod Badaw, une Arabe israélienne haineuse, diplômée de l'Université israélienne de Haïfa, qui avait publié sur son compte Twitter la photo d'une enfant palestinienne morte il y a quelques années dans un accident en accusant les forces israéliennes de l'avoir tuée il y a quelques jours à Gaza, est pleine et entière. Ce Tweet scélérat avait été en tête des messages retransmis sur ce réseau social.

 

Et c'est au quotidien que la télévision officielle palestinienne incite à la haine d'Israël, désinforme, délégitime l’État hébreu, nie la Shoah quand elle ne la justifie pas. Palestinian Watch, – Observatoire des Médias Palestiniens- http://palwatch.org/ – souvent traduit sur www.desinfos.com – en rend compte jour après jour. Pierre Rehov a montré et dénoncé ce nouvel enseignement de la haine dans une série de documentaires remarquables. http://pierrerehov.com/ Travail essentiel ne relevant d'aucune idéologie mais de la vérité dans un cas comme dans l'autre. Malheureusement trop peu repris, voir pas du tout, par les médias nationaux.

 

La Famille Fogel: cinq personnes dont trois enfants de 3 mois, 4 et 5 ans, victimes de la haine enseignée par l'Autorité palestinienne voici un an.

 

On avait eu un exemple frappant des conséquences mortelles de ce nouvel enseignement de la haine diffusé par l'Autorité palestinienne en mars dernier lorsque deux jeunes Palestiniens, remplis de haine des Juifs, avaient pénétré la nuit dans l'implantation d'Itamar pour tuer à coups de couteau de jeunes parents, âgés de 36 ans, Ruth et Oudi et leurs enfants, Yoav 11 ans, Elad, 4 ans, avant de retourner égorger dans son berceau Hadas, bébé de 3 mois, qu'ils n'avaient pas vu mais qu'ils ont entendu pleurer. C'était en mars 2011. C'était une famille franco-israélienne, les Fogel et leur enterrement avait était aussi terrible que celui de ce jour. L’indicible chagrin n'a jamais cédé la place à la vengeance…

 

En avril, avant l'arrestation des meurtriers par les forces israéliennes, ces mêmes autorités palestiniennes avaient tenté de faire porter le chapeau à des ouvriers thaïlandais, accusant même Oudi Fogel d'avoir été responsable, en quelque sorte de ces assassinats car il aurait provoqué la colère de ces ouvriers qu'il n'aurait pas payés (!).

 

Mahmoud Abbas avait déclaré alors qu'il était impossible que des Palestiniens commettent un tel acte et un ministre palestinien avait même accusé des «colons» (sic) de ces crimes qu'ils auraient commis pour faire dérailler le processus de paix en faisant faussement accuser des Palestiniens… Des mensonges courants de la part de personnes malheureusement considérées comme partenaires par mainte chancellerie occidentale… Benyamin Netanyahou avait alors répliqué, à juste titre, que l'Autorité palestinienne ferait mieux de cesser d'inciter à la haine et la violence anti-israéliennes. […]

 

Une incitation à la haine systématique par l'Autorité palestinienne et salaire des terroristes.

 

Or, en janvier de cette année, la télévision palestinienne, qui dépend directement de Mahmoud Abbas, encensait ces assassins lors d'un programme consacré aux prisonniers palestiniens. Ces barbares étaient qualifiés de «héros» et de «légendes».

 

L'Autorité palestinienne glorifie d'ailleurs de mille et une façons les «martyrs» –terroristes morts en commettant des attentats ou en étant arrêtés – et, de surcroît, verse des salaires aux terroristes arrêtés, jugés et emprisonnés par Israël à raison de près de 5 millions d'€ par mois. Le salaire du terrorisme… Ces terroristes sont mieux payés que les fonctionnaires palestiniens en moyenne. Et ce sont des fonds occidentaux qui sont utilisés.  En avril 2011 des sondages indépendants avaient d'ailleurs montré qu'un Palestinien sur trois approuvait ces meurtres de membres de la famille Fogel.

 

Mais qui, en France se souvient de cette famille massacrée? Alors que tout le monde se souviendra de Mohamed Al-Dura dont la mort avait été filmée par un cameraman palestinien et attribuée à des soldats israéliens dans le commentaire qu'y avait plaqué plus tard Charles Enderlin qui n'était pas sur les lieux. Accusations invraisemblables, portées sans la moindre preuve ni la moindre enquête et offertes gratuitement par France 2 à qui en faisait la demande. Cette séquence avait fait le tour du monde et des dégâts incalculables.

 

Et qui sait aujourd'hui qu'Arlette Chabot, devenu directrice de l'information de cette chaîne, avait déclaré par deux fois au moins que l'on ne pouvait accuser ces soldats d'avoir tué cet enfant? Tout indiquant, au contraire, qu'ils ne l'avaient pas fait.

 

Autre exemple de cette désinformation médiatique: cet engouement invraisemblable avec cet anti-israélien primaire qu'est Stéphane Hessel, dont l'imposture a été démontée par Gilles-William Goldnadel dans «Le Vieil Homme m'indigne». Engouement de certains politiques aussi à l'égard de cet homme si haineux d'Israël et qui avait pleuré sur le sort des Palestiniens en rencontrant le Hamas à Gaza où il avait été invité par les services consulaires français pour une conférence dans le «Centre cultuel français de Gaza».

 

On mesure ici la responsabilité écrasante des médias. Même si la désinformation qui aurait poussé Mohamed Merah, tueur présumé des enfants et du jeune père d'Ozar Hatorah, ne lui est sans doute pas venue par les médias nationaux mais par des réseaux sociaux ou des antennes paraboles.

 

Protestations d'innocence méprisables pour quelques millions de plus et un soutien politique.

 

Quant à l'Autorité palestinienne qui se dit si innocente, c'est qu'elle a gros à perdre. D'abord en espèces sonnantes et trébuchantes alors que, justement, l'Union européenne et sa Haute Représentante, Catherine Ashton, lui consacrent actuellement une série «d'événements» à Bruxelles pour les encenser et lui verser des subventions par millions d'€ sans qu'il n'y ait le moindre contrôle sur les fonds versés. Fonds dont une partie alimente forcément les campagnes BDS et autres campagnes anti-israéliennes et antisémites.

 

Catherine Ashton qui a pour les jeunes Palestiniens les yeux de Chimène et qui, devant un parterre de ces «jeunes réfugiés», vient d'oser comparer la tuerie de Toulouse, alors que l'on ignorait qu'elle avait été commise pour soi-disant venger les enfants palestiniens, selon l'auteur présumé, avec «ce qui est en train de se passer à Gaza». Faisant sans doute référence aux tirs ciblés défensifs d'Israël il y a quelques jours alors qu'un million de civils vivaient dans la terreur imposée par les terroristes faisant pleuvoir sur eux missiles, roquettes et obus de mortiers. De cela Madame Ashton ne dit bien entendu pas un mot.

 

Ensuite l'Autorité palestinienne ment car si sa vérité était ainsi exposée, elle perdrait l'appui politique dont elle dispose. On se souvient, en effet, que la France a voté pour son entrée à l'UNESCO, organisation onusienne censée contribuer à la paix par l'éducation. Les États-Unis ont voté contre, faut-il souligner. Il faut dire que Barack Obama et Hillary Clinton ont dénoncé, eux, cette incitation palestinienne à la haine anti-israélienne que l'on semble ignorer ici.

 

Et si l'Autorité palestinienne, véritable pompier pyromane, se précipite ainsi pour protester de sa bonne foi démentie par les faits, c'est que le ministre d’État Alain Juppé a accompagné les corps, dont trois tout petits corps, dans l'avion les amenant en Israël pour qu'ils y soient enterrés et qu'il a assisté à ces terribles funérailles.