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ISRAËL AU 21e SIÈCLE : LES ENJEUX POLITIQUES DU GAZ OFFSHORE

 

 

 

 

 

 

 

Les enjeux géopolitiques du gaz offshore

David Wurmser

Le CAPE de Jérusalem, 20 avril 2013

 

Le 30 mars dernier, le flux du gaz naturel en provenance du réservoir Tamar situé en Méditerranée a été inauguré en grande pompe, marquant ainsi le début d’une ère nouvelle.

 

Désormais, Israël est indépendant en besoins énergétiques, mais surtout il pourra devenir un exportateur mondial de gaz maritime, notamment en direction de l’Europe.

 

Tout a débuté le 17 janvier 2009 lorsqu’une équipe dirigée par une société texane, Noble Energy, a découvert du gaz dans le champ Tamar à l’est de la Méditerranée. Elle estime sa découverte à 9,7 trillions de cubes (TCF) de gaz naturel de pure qualité. Deux ans plus tard, la même équipe, forant à quelques dizaines de kilomètres à l’ouest, a découvert un gigantesque gisement de gaz nommé à juste titre “Léviathan”. Ce nouveau forage est estimé contenir plus de 18 TCF et pourrait commencer à fournir du gaz à partir de 2016.

 

Le site Tamar n’est que le début de l’exploration en Méditerranée car l’ensemble de la quantité de gaz découvert suffit pour une consommation pouvant durer plus d’un demi-siècle. Pour comparer avec l’Europe, le gisement représente plus de la moitié de ce que les 27 pays de l’Union européenne consomment chaque année. 

 

A court terme, la Jordanie semblerait être un pays pour l’exportation du gaz car il s’agit d’une entreprise relativement simple et peu coûteuse. Toutefois, en raison de sa proximité géographique, l’Europe pourrait devenir un marché attractif. En effet, elle traverse une crise majeure d’approvisionnement de gaz en raison de l’instabilité en Afrique du Nord et particulièrement en Algérie. Mais l’Asie, et en premier lieu la Chine, pourra devenir une destination préférentielle. La compagnie australienne Woodside, qui a déjà acquis un tiers des droits du site “Léviathan”, souhaite orienter la commercialisation du gaz vers l’Asie et envisage la construction d’une usine de liquéfaction.

 

Suite à l’amère expérience d’Israël avec l’Egypte, dont la moitié de son approvisionnement en gaz naturel a été définitivement rompu juste après la chute du régime Moubarak, Israël devrait prévoir de nouvelles infrastructures au sein de son propre territoire mais aussi au-delà des frontières, avec la Jordanie, Chypre, ou la Turquie.        

 

Les responsables israéliens perçoivent le nouveau gazoduc traversant Israël et reliant la mer Rouge et la Méditerranée comme une alternative au canal de Suez. Cependant, une nouvelle structure fonctionnant directement d’Eilat vers les marchés asiatiques pourrait être confrontée à un grave problème stratégique, à savoir : le renforcement de la présence navale iranienne en mer Rouge.   

 

Le “printemps arabe” et ses retombées ont prouvé que les gazoducs internationaux étaient particulièrement vulnérables et les armées arabes sont désormais incapables de les protéger ou peut être ne sont pas disposées à le faire.

 

Ces turbulences ont également menacé la sécurité énergétique de l’Europe. Il existe cinq gazoducs fournissant du gaz en provenance d’Afrique du Nord, principalement d’Algérie.

 

L’Union européenne a cherché à diversifier son approvisionnement en gaz en construisant le gazoduc Transsaharien. Mais ce dernier, qui transporte du gaz en provenance du Niger, passe par Hassi al-Rim, en Algérie, où il se raccorde aux autres gazoducs concurrentiels. Environ 18% de la fourniture du gaz d’Europe est acheminée à partir de ce site, qui se trouve donc être extrêmement vulnérable.

 

Tandis que la France est intervenue au Mali, la montée des islamistes en Afrique du Nord, dans le Sahara et au Sahel a menacé considérablement la stabilité des pays de la région. L’effondrement des institutions centrales a renforcé le rôle ancestral des tribus, des grandes familles et des bédouins. La présence de puits de pétrole ou de gaz à la portée des tribus prête un énorme pouvoir aux négociations. Par exemple en mars 2013, la production du champ de pétrole de Jalu, en Libye, a été suspendue durant plus d’une semaine jusqu’à ce que la compagnie Waha Oil cède en embauchant des chauffeurs et des gardiens d’une tribu locale. Dans le delta du Nil, la production de gaz naturel a été perturbée et certains champs de pétrole fermés en raison des pressions exercées par la population locale. En outre, des bédouins armés installés dans la péninsule du Sinaï ont kidnappé le patron américain d’Exxon Mobile et son épouse, puis les ont relâchés quelques heures plus tard. En Algérie, comme au Maroc ou en Mauritanie, des intérêts locaux et tribaux prévalent souvent sur les considérations diplomatiques. 

 

Ainsi, le climat de tensions en Afrique du Nord demeure si explosif que des troubles peuvent facilement éclater et dégénérer à partir d’un problème local, insignifiant dans le contexte international et face aux besoins énergétiques extérieurs.

 

Devant cette nouvelle donne et le souhait de réduire la dépendance à l’égard de la Russie, l’Europe pourrait représenter pour Israël une opportunité pour signer des accords à long terme et renforcer ses relations avec son premier partenaire économique.

 

Bien entendu, ce projet ambitieux et grandiose n’est pas sans complications ni risques.

 

Sur le plan politique, les nouvelles ressources énergétiques sont un atout considérable pour le bien des populations mais aussi pour pouvoir favoriser la paix entre Israël et ses voisins. Hélas, l’expérience du passé démontre le contraire. Les efforts dans le développement économique et commercial ont plutôt augmenté la ferveur islamique contre Israël et ont renouvelé les attaques antisémites et populistes concernant le soi-disant “contrôle des Juifs sur les économies arabes”.

 

Alors que certains en Israël espèrent que l’exportation du gaz vers la Turquie aidera à renforcer des relations bilatérales tendues, l’expérience avec l’Egypte et les Palestiniens diminue les espoirs dans ce sens.

 

Enfin, les nouveaux défis stratégiques, le changement de l’ordre régional et les nouvelles ressources énergétiques devront augmenter les dépenses militaires. Ils renforceront certes la position israélienne, mais dépendront aussi de la politique américaine dans cette région du monde qui s’est bien affaiblie ces dernières années.

 

 

Les raisons des raids en Syrie

Stéphane Juffa

menapress.org, 5 mai 2013

 

A la fin de mon article de jeudi après-midi dernier, "Evolutions", je rapportais que j’entendais à la fois des vols de chasseurs-bombardiers et de fortes explosions. Après vérification, il ne s’agissait pas de combats d’artillerie entre sunnites et alaouites, mais bien de frappes aériennes.

 

Depuis la rédaction de Métula, on en compta six ou sept. Elles étaient particulièrement violentes.

 

Ce matin, des sources proches des renseignements occidentaux, des agences de presse, des porte-paroles de la rébellion syrienne, ainsi que des fuites en provenance d’officiels israéliens et américains font état d’un raid aérien d’envergure sur Damas, aux petites heures de ce dimanche.

 

Ces informations évoquent deux attaques – ou séries d’attaques -, dont l’une se serait déroulée vendredi matin, et l’autre, comme nous venons de le mentionner, aujourd’hui.

 

A la Ména nous possédons suffisamment de rapports précis pour nous permettre d’affirmer que si ces deux assauts ont bien eu lieu, il y en eut d’autres, très récemment, qui sont passés inaperçus aux yeux de la plupart des commentateurs, à l’exception de quelques officiers de l’ASL [Armée Syrienne Libre] sur le terrain.

 

On n’en est peut-être pas au stade d’actions militaires ininterrompues de la part de Tsahal mais, assurément, de frappes ciblées à répétition. Les objectifs militaires que poursuivent les pilotes hébreux sont des entrepôts et des cargaisons de missiles sol-sol iraniens de type Fatah-110 (le victorieux), de quatrième génération, à destination du Hezbollah au Liban ; des missiles sol-air de fabrication russe, également destinés à la même milice, des radars antiaériens, russes aussi, déployés en Syrie ; des centres de stockage d’armes de destruction massive, et aussi des brigades syriennes spécialisées dans la mise en œuvre des moyens sol-air, et, finalement, des brigades de Pasdaran, les Gardiens de la Révolution iraniens.

 

Ce qu’il est indispensable de noter, d’un strict point de vue stratégique, est que ces raids n’ont pas grand-chose à voir avec la Guerre Civile syrienne. Ces opérations sont exclusivement liées à la situation prévalant entre l’Iran et Israël.

 

Tout le monde, dans la région, est conscient qu’une attaque contre les infrastructures nucléaires perses est prévue par l’état-major de Tsahal entre la fin juin et le début juillet. La plupart des analystes sont d’avis que si ce conflit devait se déclencher, la "République" Islamique ne riposterait pas directement contre l’Etat hébreu, par crainte de voir la confrontation gagner en intensité sans avoir les moyens de se mesurer efficacement aux ressources militaires de Jérusalem.

 

Dans cette situation, Téhéran mise principalement sur l’ouverture d’un second front à partir du Liban, entre la milice chiite du Hezbollah et Israël.

 

Mais les hommes de Hassan Nasrallah ne disposent actuellement, en grande majorité, que de roquettes de courte et de moyenne portée, pas à même d’opposer un défi crédible à la puissance de feu israélienne.

 

Certes, le Hezb possède des dizaines de milliers de ces engins rustiques, mais, comme on l’a remarqué en 2006, même en en tirant un très grand nombre – on pense que 8000 roquettes avaient été lancées du Liban durant ledit conflit -, l’étendue des dégâts et le nombre des victimes côté hébreu demeura négligeable en termes tactiques.

 

Pour commencer à poser un problème militaire à Tsahal, et justifier ainsi l’ouverture d’un second front, Nasrallah doit impérativement disposer de deux choses : des missiles sol-air dotés d’une technologie avancée, capables à tout le moins de déranger un peu la suprématie absolue de l’aviation adverse, ainsi que de missiles sol-sol précis et porteurs d’une charge explosive conséquente.

 

Ces considérations expliquent les efforts soutenus consentis par l’Iran dans le but d’acheminer des armes de ces types dans le pays des cèdres. En pleine guerre civile syrienne, Téhéran utilise l’aéroport de Damas, même soumis aux bombardements des forces insurgées, non pas pour renforcer l’armée de Béchar al Assad, mais pour préparer sa propre guerre éventuelle contre les Israéliens.

 

En termes stratégiques plus globaux, cela donne une explication satisfaisante aux propos tenus mardi dernier par Gaby Ashkenazi [l’ancien chef d’état-major de Tsahal] à New York : il est dans l’intérêt de Jérusalem de favoriser la victoire des forces sunnites sur celles du régime actuel.

 

Plus les al Assad perdront du terrain, plus la capacité des Iraniens à utiliser la Syrie en qualité de plateforme logistique pour armer le Hezbollah sera réduite.

 

L’objectif des Israéliens, en favorisant le transfert du pouvoir à l’opposition syrienne, consiste, en première finalité, à priver les ayatollahs de l’opportunité d’ouvrir un second front à partir du Liban.

 

S’ils en sont empêchés, par des raids aériens et/ou par une perte de l’aéroport international de Damas, par exemple, le problème tactique de l’Iran face à une éventuelle attaque israélienne de son industrie nucléaire sera pratiquement insurmontable.

 

Une évolution de la situation dans ce sens pourrait, si les dirigeants de la théocratie chiite agissent dans la logique, les pousser à la transaction lors de leurs discussions officielles avec les 5+1, et secrètes, en Suisse, avec les émissaires de Washington.

 

A propos du Fatah-110, nos lecteurs doivent savoir que, contrairement aux roquettes actuellement à la disposition du Hezb, privées de moyens de guidage, il s’agit, dans ce cas, d’une arme efficace et redoutable.

 

Le Fatah-110-D1, soit la quatrième génération du Fatah 100, datant des premières années du XXIème siècle, possède l’avantage d’emporter, à plus de 3 500 km/h, une charge explosive de l’ordre de 250 kilos, sur une distance maximale de 300 km.

 

De quoi atteindre pratiquement n’importe quelle cible stratégique en Israël à partir du Liban et de l’endommager sérieusement. A noter que les Perses affirment que le Fatah-110 peut emporter jusqu’à 650 kilos de charge utile, mais les experts occidentaux ne les croient pas. Reste qu’un quart de tonne d’explosif représente un potentiel destructeur considérable, apte à raser un bloc d’immeubles dans son entièreté, une base militaire ou une usine.

 

Cela explique les risques pris par l’armée de l’air à l’étoile bleue dans le but d’empêcher que ces missiles ne parviennent dans les mains des miliciens chiites libanais.

 

Tôt ce matin, c’est une quantité conséquente de ces missiles et de leurs ogives qui ont été touchés de plein fouet par les salves des F-16 du He’l Avir. La déflagration impliquant des milliers de kilos de charges hautement explosives a transformé le ciel de Damas en décor d’apocalypse.

 

"On aurait dit", confient des témoins oculaires, "l’explosion d’une bombe atomique. Les flammes s’élevaient à une centaine de mètres au-dessus du quartier de Jamraya, dans le nord de la capitale syrienne, et les détonations assourdissantes se succédaient". Sur les images filmées depuis les avant-postes rebelles, on entendait les combattants sunnites admirer la scène, en lançant des Allah hou akbar !, Dieu est grand. [Voir la vidéo de la principale explosion tournée par les rebelles].

 

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, l’officine médiatique principale des rebelles située en Grande-Bretagne, de même que des sources combattantes et d’autres s’exprimant depuis Beyrouth, ont annoncé que les frappes des chasseurs-bombardiers ont également visé d’autres dépôts de munitions, des systèmes antiaériens syriens ainsi que deux bataillons de Pasdaran perses.

 

En effectuant des recoupements à partir de nos bureaux de Beyrouth et de Metula, nous sommes d’avis que ces informations sont plausibles.

 

Sorti du domaine strictement militaire, il est loisible d’observer que ces frappes aériennes revêtent plusieurs conséquences largement positives pour Jérusalem. En décidant de se départir de leur neutralité stérile, le gouvernement et l’establishment de la Défense israéliens sont en train de briser l’une de leurs plus mauvaises habitudes : jusqu’à présent, ils remportaient des succès militaires indiscutables mais ne parvenaient pas à les transformer en résultats positifs sur le plan politique.

 

A l’occasion de leurs dernières actions, ils se sont mis à inverser la tendance ; d’abord en renforçant leur capacité de dissuasion démontrée. Car autant les partisans d’Assad, que les combattants de la rébellion, les miliciens chiites libanais, les responsables de la "République" Islamique d’Iran, que les dirigeants et les observateurs avisés du monde arabo-musulmans, vont garder longtemps en mémoire les images vidéo des explosions gigantesques de ce matin.

 

Avec un impact sans doute particulier sur les officiers de l’armée iranienne et sur les mollahs, qui saisissent sans peine que ce que les appareils israéliens viennent de réaliser à Damas, ils pourront le répéter tout aussi efficacement dans deux mois sur leur territoire.

 

Ils savent, entre autres, que les moyens de défense antiaériens dont ils disposent sont identiques à ceux qui sont déployés en Syrie. Lors, la supériorité des Hébreux dans le domaine de la guerre électronique est telle, que la DCA [Défense Contre les Avions] alaouite ignorait jusqu’à la présence des avions dans son ciel et n’a pas eu la possibilité ne serait-ce que de tenter de les intercepter.

 

De ce point de vue, l’on peut conclure que le He’l Avir est techniquement prêt pour une intervention en Perse, et que ses pilotes, du fait de leur avancement technologique, ne courent qu’un risque très mesuré en participant à ces opérations.

 

L’on peut aussi déduire, comme vient de le faire le major-général à la retraite Amos Yadlin, ex-chef du renseignement militaire, que "ce que l’on voit en Syrie démontre un niveau très élevé de renseignement et de performance militaire". Il est vrai que des pilotes entraînés à atteindre un chef terroriste à Gaza au milieu d’une foule, avec une précision de l’ordre de quelques centimètres, n’expérimentent naturellement pas de problèmes lorsqu’il s’agit de détruire un grand entrepôt.

 

Tout cela est prédominant du point de vue du moral et de la dissuasion, mais il y a plus encore. La télévision syrienne a bien fait état du raid de cette nuit, de même que les porte-paroles du régime, mais ils l’ont fait en s’épargnant les menaces de représailles qu’ils profèrent ordinairement.

 

Même les commentaires officiels iraniens sont prudents, soulignant que l’armée de la théocratie chiite, si elle compte entraîner celle des al Assad, ne projette pas de se battre à ses côtés contre "l’entité sioniste".

 

Pour Assad, les termes de l’équation sont simples : toute tentative, ne serait-ce que symbolique, de riposter militairement contre Israël, se solderait par un appui accru des Hébreux à son opposition. Jérusalem se trouve dans une situation confortable, dans laquelle elle peut décider, sans pour cela employer des moyens démesurés, qui des alaouites ou des sunnites remportera la guerre civile. Pour Bechar al Assad, défier Tsahal aurait pour conséquence certaine de se voir renverser de son trône déjà chancelant.

 

Même incapacité de riposter pour le Hezbollah : en ce dimanche, à Métula et à Kiryat Shmona, aussi bien qu’à Nahariyya, Haïfa et Afula, l’état d’alerte n’a pas été décrété et les gens vaquent normalement à leurs occupations professionnelles.

 

Ce matin, par mesure de précaution, deux batteries de Dôme de fer ont été déployées, l’une dans la périphérie de Haïfa, l’autre, dans celle de Safed. Au sein de l’état-major hébreu, l’on est persuadé que les Iraniens et leurs substituts chiites libanais ne prendront pas le risque insensé de tirer quelques-unes de leurs roquettes en direction de la Galilée.

 

La raison à la clé de leur réflexion consiste en cela que la milice libanaise se trouve terriblement exposée à d’éventuels raids supplémentaires de l’aviation bleue et blanche. Le Hezb est traditionnellement une milice agissant selon les règles de la guérilla ; c’est-à-dire qu’elle se fond parmi la population et que c’est ainsi qu’elle se préserve des attaques d’un ennemi qui lui est supérieur dans tous les paramètres de la confrontation.

 

Mais ces jours, le Hezbollah a été amené à modifier sa tactique, intégrant ses combattants à l’armée régulière syrienne et aux brigades de Gardiens de la Révolution. Ses forces n’agissent plus selon les lois de la guérilla mais à l’instar d’une armée régulière, avec des bases exposées et des voies de communication connues, ce qui en fait des proies de prédilection pour les pilotes expérimentés du He’l Avir.

 

Dans les conditions qui prévalent, le prix à payer par le Hezb pour le tir de quelques Katiouchas se paierait, pour les supplétifs libanais d’Ahmadinejad, par des centaines voire des milliers de morts en quelques sorties de l’aviation israélienne.

 

Quant à l’Iran, il ne dispose pas des moyens nécessaires afin de se livrer à une attaque préventive de l’Etat hébreu. Toute offensive de sa part se solderait par une défaite cuisante, additionnée du transfert à Jérusalem de la légitimité internationale de s’en prendre à ses infrastructures nucléaires. Ceci explique la retenue des ayatollahs.

 

Côté occidental, finalement, dans le camp des démocraties qui aimeraient bien en faire plus pour aider la rébellion, mais qui craignent de se mouiller comme en Irak et en Afghanistan, on n’a aucune intention de critiquer les opérations israéliennes. Au contraire, le Président Barack Obama a déclaré, en apprenant l’attaque sur Damas, qu’Israël avait "le droit de se protéger contre le transfert d’armes avancées à destination du Hezbollah".

 

Dans le même cadre, nous devons relever que ces tentatives iraniennes de transférer des missiles au Liban violent de manière flagrante la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU ayant mis un terme à la Deuxième Guerre du Liban en 2006. Celle-ci interdit formellement à tout pays de livrer des armes à toute organisation armée autre que celle dépendant des autorités légitimes de Beyrouth.

 

 

 

Les arcanes de la position conciliatrice

d’Obama face au nucléaire iranien

Richard Darmon

upjf.org, 17 mai 2013

   

A l’occasion du Nouvel An perse célébré voilà quelques semaines, le président américain a élucidé les trois lignes forces de la stratégie de Washington censée empêcher les mollahs de Téhéran de détenir « l’arme suprême » : persuasion, menaces d’isolement et sanctions économiques aggravées. Mais apparemment, cela ne marche pas du tout avec les leaders iraniens actuels ! Pour la 5ième année consécutive, Barack Obama a tenu à présenter ses meilleurs vœux de réussite et de prospérité au peuple iranien à l’occasion du Nowruz, le Jour de l’An perse célébré chaque année en Iran et dans une dizaine d’autres pays à la fin mars au moment de l’équinoxe du printemps.

 

Comme l’ont relevé les spécialistes des relations américano-iraniennes, le plus intéressant dans ce 5e « discours de Nowruz » d’Obama fut le changement assez perceptible de ton et de vocabulaire dans sa rhétorique appelant les leaders iraniens à ouvrir un « dialogue constructif » avec son pays. Alors qu’en 2010, Obama déclarait que « les USA reconnaissent votre droit à utiliser pacifiquement l’énergie nucléaire », il précisait en 2012 que « l’Iran doit prouver par des mesures concrètes qu’il assume ses responsabilités eu égard à son programme nucléaire ».

 

Or, le grand changement de ton et de « focus » relevé fin mars dernier a tenu à cette phrase d’Obama : « Les leaders iraniens disent que leur programme nucléaire poursuit des buts seulement médicaux et énergétiques. Mais jusqu’ici, ils ont été incapables de convaincre la communauté internationale que leurs activités nucléaires n’avaient que des objectifs pacifiques ». Et de conclure avec des menaces de sanctions économiques aggravées : « Le choix d’un avenir meilleur, avais-je déclaré l’an dernier, est dans les mains des leaders iraniens. Mais ces mots ne sont plus valables aujourd’hui, car ce sont ces mêmes leaders qui ont directement contribué à l’isolement de leur propre pays. Voilà pourquoi le monde est désormais uni pour résoudre cette question et pourquoi l’Iran se retrouve si seul – ce qui n’est d’ailleurs pas bon pour le monde lui-même ! (…) Et s’il poursuit sur sa même voie, le gouvernement de Téhéran doit savoir que l’isolement de l’Iran sera encore accru ».

 

Conclusion : même si le président américain a utilisé de nombreuses fois le mot « sanctions » dans ce discours plus que dans les quatre précédents, et même si une partie de l’opposition iranienne a sympathisé avec ce ton à la fois conciliant et menaçant qui prenait parti pour le « peuple iranien » contre « l’aveuglement » de ses dirigeants actuels – une modération qui lui permet aussi de recueillir le soutien des Américains et de la communauté internationale -, il reste bien clair que Washington est fermement opposé à toute confrontation militaire avec l’Iran : tout simplement parce qu’Obama a fait le choix de la diplomatie et des sanctions, en rejetant toute menace ou rhétorique sur un conflit armé !

 

Ce n’est pas seulement le triple échec patent, en six mois, des trois rounds de négociations entre l’Iran et le G 5 + 1 (il y aura eu en tout cinq essais et échecs de ce genre lors de la dernière année !) qui montre que les mollahs de Téhéran sont prêts à endurer les pires « sanctions aggravées » et un isolement maximum pourvu qu’ils puissent enfin concrétiser leurs « rêves nucléaires » et asseoir, ce faisant, leur volonté tous azimuts d’hégémonie régionale… Même avec une certaine ambigüité, les stratèges américains reconnaissent en effet que la politique d’Obama n’est pas adéquate face au leadership iranien actuel.

 

Ainsi, lit-on dans les conclusions d’une étude de fond qui vient de paraître aux USA, rédigée par les experts officiels de l’« Iran Project », les deux phrases contradictoires suivantes : « Un renforcement du processus diplomatique doublé de menaces de sanctions en échange d’une véritable coopération avec l’Iran pourrait nous faire sortir de l’impasse actuelle et mener à un accord nucléaire. (…) Mais après presque trois décennies de sanctions et de tentatives d’isoler l’Iran, il semble assez douteux que seules des ‘pressions’ de ce genre puissent infléchir les décisions de ses leaders »…

POSITIVE ECONOMIC & POLITICAL PROSPECTS FOR ISRAEL, A JEWISH RETURN TO SPAIN?

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Contents:                          

 

Israel winning in Europe: Arsen Ostrovsky,Ynet News, Dec. 14, 2012—Before the ink was even dry on the Palestinian vote at the UN last week, headlines already started flooding on how Israel 'lost Europe.' The reality however, could not be further from the truth, as Israel continues to make stunning headway in its trade and bilateral relations with the EU.

 

Israeli Find Barrels Of Shale Oil In 'Game Changer': Sharon Udasin, Jerusalem Post, Dec. 17, 2012—Israel Energy Initiatives (IEI), which has already completed an exploratory pre-pilot drilling phase in Israel’s Adullam region near Beit Shemesh, has claimed that the area – also called the Shfela Basin – contains approximately 250 billion barrels of shale oil, amounts that could be competitive to the amount of crude oil in Saudi Arabia.

 

A Tepid ‘Welcome Back’ for Spanish Jews: Doreen Carvajal, New York Times, Dec. 8, 2012—Top government officials pledged to speed up the existing naturalization process for Sephardic Jews who through the centuries spread in a diaspora — to the Ottoman Empire and the south of Italy; to Spain’s colonies in Central and South America; and to outposts in what are now New Mexico, Texas and Mexico..

 

On Topic Links

 

 

Israeli Cardboard Bike Revolutionizes Transportation: Algemeiner, Oct 18, 2012

Groundbreaking Innovations in Hydroelectricity: Gedaliah Borvick, Times of Israel, Oct. 18, 2012

Massachusetts, Israel Cooperate to Build Water Innovation: Sharon Udasin, Jerusalem Post, Dec. 18, 2012

 

 

ISRAEL WINNING IN EUROPE

Arsen Ostrovsky

Ynet News, Dec. 14, 2012

Before the ink was even dry on the Palestinian vote at the UN last week, headlines already started flooding in on how Israel 'lost Europe.' The reality however, could not be further from the truth, as Israel continues to make stunning headway in its trade and bilateral relations with the EU.

 

Anyone familiar with the mechanisms of the United Nations, where the Palestinians enjoy an automatic anti-Israel majority, never seriously doubted the outcome. Despite the predictable posturing by President of Germany, the Jewish state may have liked a few more 'no' votes in their camp, but given the choice, Israel would take tangible results over symbolic victories at the UN any day.

 

Regrettably, when commentators lament how Israel has 'lost' Europe, they overlook the impressive list of achievements by this government in the past four years. For example, in May 2010 the OECD unanimously voted to invite Israel to join the organization. This was no small achievement, and came despite intensive lobbying by the Palestinians. Even countries like Norway, Spain and Ireland, traditionally the most hostile to Israel in Europe, voted in favor.

 

In September 2011 Israel became the first non-European member of CERN, the European Organization for Nuclear Research, while in July this year the EU and Israel signed a memorandum of understanding to deepen their scientific cooperation in the fields of energy and water desalination, where Israel is a world leader.

 

Moreover, in October the European Parliament ratified the ACAA agreement (Agreement on Conformity Assessment and Acceptance of Industrial Products) with Israel. The agreement is unprecedented in that it recognizes Israel’s industrial standards as equivalent to those in Europe, especially in healthcare, and is a prime example of a 'win-win' situation for both Europe and Israel.

 

According to David Saranga, the head of European Parliament Liaison Department for the Israeli Mission to the EU: "The ACAA protocol will eliminate technical barriers to trade by facilitating the mutual recognition of assessment procedures. This will in turn help lead to facilitating imports of high-quality, low-cost Israeli medicines into the EU, while at the same time increasing medicinal choice for European patients and healthcare professionals."

 

In the last few years, Israel has also held an increasing number of government-to-government meetings at the highest level of Cabinet with various European allies, including the Czechs, Italy, Poland, Bulgaria and Germany….As a result of these meetings, Israel has signed a number of significant bilateral agreements in areas of high-tech, green energy, culture and the sciences.

 

This year alone, Israel has signed multi-billion dollar gas deals with Cyprus and Greece; Israel’s Aerospace Industries has secured two contracts worth nearly $1 billion to provide Italy with air force military equipment; whilst the past year has also been Israel’s “best tourism year ever”, with more than 3.5 million visitors to the Holy Land – most of whom have come from European countries.

 

Importantly, in 2011 the EU was Israel's largest trading partner, with total trade amounting to approximately €29.4 billion for the year – an increase of 45% from 2009; and this came during the midst of an unprecedented financial crisis in Europe….

 

Whilst the United States will always remain Israel's most important ally, the Foreign Ministry, under the present political leadership, has made a concerted effort to reach out to allies in Europe (and elsewhere) that had been neglected in the past. Perhaps the key factor behind Israel’s success in Europe has been its ability to successfully extricate 'the conflict' from their bilateral relations.

 

Previously, there had been a direct correlation between how the conflict was progressing and Israel's trade relations. Today, Israel has created an environment in which its bilateral agreements are increasingly judged on trade merits alone, while membership in international organizations is based on the same criteria as for every other nation – that is, what can Israel contribute by way of skills, experience and expertise. No, Israel has not 'lost' Europe. Rather, Israel is 'winning' in Europe.

 

Arsen Ostrovsky is an International Human Rights Lawyer and freelance journalist.

 

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ISRAELI FIND BARRELS OF SHALE OIL IN 'GAME CHANGER'

Sharon Udasin

Jerusalem Post, Dec. 17, 2012

 

Developing a firmer understanding of shale oil’s chemical complexities is crucial to oil explorers in both Israel and North America, who are drilling in shale rock and sand in the search for alternatives to traditional OPEC crude, an expert told The Jerusalem Post in an interview last week.

 

Israel Energy Initiatives (IEI), which has already completed an exploratory pre-pilot drilling phase in Israel’s Adullam region near Beit Shemesh, has claimed that the area – also called the Shfela Basin – contains approximately 250 billion barrels of shale oil, amounts that could be competitive to the amount of crude oil in Saudi Arabia. The company intends to acquire the oil by drilling a production well and surrounding in situ heating wells approximately 300 meters below the Earth’s surface, in order to melt the hydrocarbon-filled sedimentary rock from within the ground before extraction.

 

While the country’s green groups adamantly protest the drilling process as potentially catastrophic both below and above ground, the company has repeatedly stressed that an impenetrable layer of rock separates the shale layer and the water aquifer, and that there will likewise be little permanent surface impact.

 

Prof. Carol Parish, of the chemistry department at the University of Richmond in Virginia, has called the oil shale finds in Israel a “game changer,” but also said it was crucial to study the relatively new resource on a molecular level, and compare it to traditional crude oil. “In order to fully harness this resource, it is necessary to develop a thorough understanding of the petroleum chemistry and reactivity of the molecular constituents of oil shale,” Parish said.

 

Upon completing a Fulbright fellowship with Prof. Sason Shaik, director of the Lise Meitner Minerva Center for Computational Quantum Chemistry at Hebrew University, Parish spoke last week with The [Jerusalem] Post about the importance of studying shale oil on such a close level. Parish visited Israel under the Fulbright fellows academic exchange program, which works in partnership with the US-Israel Educational Foundation that manages Israeli participation in the program.

 

In her research, Parish is looking at applying quantum mechanics techniques to the characterization of molecules in alternative energy sources, particularly oil sand and oil shale. “There are actually a lot of parallels with the development of petroleum crude,” she said.

 

Yet in typical light, sweet crude oil, about 90 percent of the molecules exist in long, straight chains and about 10% are cyclical, Parish explained. The reverse is true for shale oil molecules in that they are predominantly cyclic. Because crude oil is made up almost entirely of straight chains, this is where the bulk of molecular research has thus far been done on oil. Parish, on the other hand, is looking at the cyclical molecules that dominate shale oil.

 

Often as a result of the cyclical molecules, diradicals – molecules with two dangling electrons – can form. According to Parish, diradicals are very difficult to properly characterize because many are very reactive. Visiting Shaik’s lab in Israel for four months allowed her to learn a specific quantum mechanics technique called the Valence Bond Theory, aiding in the understanding of the bonding that occurs between the diradicals.

 

With this knowledge, scientists will be able to derive a more accurate characterization of the shale molecules, comprehending the combustion and pyrolysis – decomposition of compounds by heat in the absence of oxygen – that are the foundation for petroleum production, she explained.

 

Due to Shaik’s expertise in Valence Bond Theory and the huge oil shale supply in the country’s Shfela Basin, Parish stressed that the “the two things put together caused Israel to be the perfect place to pursue this kind of work.”

 

During her time here, Parish said her work with Shaik amounted to a great success. “We were able to characterize a diradical system which hadn’t been characterized using valent bonds,” Parish said, noting that she now has 90% of the results necessary to publish her research. Because IEI plans to heat the shale in-situ, meaning while it is still underground, rather than pump sludge to a refinery, Parish said she believes that the process will be a much cleaner one than methods that have thus far prevailed.

 

“The advantage to the Israeli method is that they’re going to get it pure, directly out of the ground, and don’t have to ship it to the refinery,” she said. “They are basically going to do the refining right out of the ground.”

 

She noted that another advantage the Israeli shale deposits have over those of the US is that “there is an impenetrable layer of material that separates oil shale deposits from the water table.” In the US, on the contrary, the two layers are often intermixed.

 

Because she is not a geologist and therefore could not officially confirm IEI’s claims that an impassable barrier separates the shale and the aquifer, she stressed that “it would be an outright lie to say what they are saying if it is not true.” Parish suggested that the green groups who doubt IEI’s claims raise funds to bring in third-party geologists to survey the region.

 

Ultimately, focusing on her own research, Parish said she hopes to be laying the groundwork for further research into the characteristics of shale oil, as the world continues to demand more and more long-term, sustainable sources of energy. “The harvesting of oil shale is a very new field and people become more interested in alternative energy like that when the price per barrel of conventional fuel rises,” Parish added.

 

“There has to be an economic motivation in order to harvest alternatives. I believe that we can get a better understanding of the energy content and the reactivity of these alternative sources of fuel,” she said. “That too will motivate the development of more sophisticated techniques to harvest the alternative fuels.”

 

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A TEPID ‘WELCOME BACK’ FOR SPANISH JEWS

Doreen Carvajal

New York Times, Dec. 8, 2012

 

Top government officials pledged to speed up the existing naturalization process for Sephardic Jews who through the centuries spread in a diaspora — to the Ottoman Empire and the south of Italy; to Spain’s colonies in Central and South America; and to outposts in what are now New Mexico, Texas and Mexico.

 

I am conducting a global search for a missing menorah that my great-aunt Luz concealed in a commode in her cramped bedroom in a garden apartment in San José, Costa Rica. She preserved it until she died, in her 80s, in 1998, when she was buried swiftly the next day with a Sabbath-day psalm on her funeral card — cryptic signs of my Catholic family’s clandestine Sephardic Jewish identity because the prayer avoided any reference to the trinity or Jesus.

 

I tallied these and other Carvajal family clues a few days after the Spanish government heralded its new immigration reform last month. Five hundred and twenty years after the start of the Inquisition, Spain opened the door to descendants of Sephardic Jews whose ancestors had fled the Iberian Peninsula, forced, in order to live in Spain or its colonies, to choose between exile or conversion to Christianity. Or worse.

 

Top government officials pledged to speed up the existing naturalization process for Sephardic Jews who through the centuries spread in a diaspora — to the Ottoman Empire and the south of Italy; to Spain’s colonies in Central and South America; and to outposts in what are now New Mexico, Texas and Mexico.

 

Spain’s foreign minister, José Manuel García-Margallo, sought to address his nation’s painful legacy when he revealed the reforms, declaring it was time “to recover Spain’s silenced memory.” But the process is much more complicated than it appears, and some descendants are discounting the offer as useless, or even insulting, as it dawns on them that they are excluded.

 

Some of those converts in Spain’s colonies — still within the reach of the Inquisition — led double lives for generations, as I learned from writing a book about my own family’s concealed identity. They lived discreetly, maintaining Jewish rituals that would have put them in peril if they had been discovered. They risked confiscation of wealth, prison, torture or death. Some relatives knew, some didn’t and others refused to see.

 

For this act of heresy, living life as Jews, a branch of Carvajal converts in the 16th century was decimated in the Spanish colony of Mexico by burning at the stake. They are called anousim — Hebrew for the forced ones — crypto Jews or Marranos, which in Spanish means swine. I prefer a more poetic term that I read in a French book: silent Jews who lived double lives.

 

The Spanish offer was not as simple as it first sounded, and almost immediately evoked a mix of reactions. The Federation of Sephardic Jews in Argentina, for one, was elated. But there were some hard questions from bnei anousim, the descendants of the anousim. They were concerned about criteria that were not widely explained.

 

Genie Milgrom, president of the Jewish Genealogical Association of Greater Miami, researched her family’s unbroken Sephardic Jewish line through 19 generations of grandmothers to Spain. She said she had no interest in Spanish citizenship in “a country that extinguished my heritage.” But for those who want nationality, she said Spain “needs to be abundantly clear on what they are going to do with the anousim.”

 

The proof of Jewish identity among the anousim is often pieced together like a mosaic of broken Spanish tiles. Clues range from last names to cultural customs in the home to intermarriages among families with traditional Sephardic Jewish names.

 

In my case, I have a family tree ornamented with such names, since ancestors had an enduring habit of marrying among trusted distant cousins to protect their secret lives. Is it enough, though, to offer the Spanish government a family tree? Or what about Aunt Luz’s old menorah if I can ever find it? My great-grandfather had a habit of visiting a local rabbi in San José weekly. Was that evidence of interior religious lives?

 

When I asked Isaac Querub, president of the Federation of Jewish Communities of Spain, about the criteria for anousim, I was startled by the response. To be naturalized and become citizens, secular bnei anousim Jewish applicants whose families had maintained double lives as Catholics must seek religious training and undergo formal conversion to Judaism. It is the federation that will screen and certify the Sephardic Jewish backgrounds of applicants who seek the documents that can be submitted to the government to obtain citizenship. Mr. Querub said that what the government meant by Jews is “the Sephardic descendants who are members of the Jewish community.”

 

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Israeli Cardboard Bike to Revolutionize Transportation in Developing Nations: Algemeiner, Oct 18, 2012—An Israel inventor, Izhar Gafni, has created a bicycle made nearly entirely out of cardboard as well as a new model of “green” transportation production that could allow poor nations to get bicycles for free.

 

Groundbreaking Innovations in Hydroelectricity: Gedaliah Borvick, Times of Israel, Oct. 18, 2012—The story of Israel’s burgeoning energy industry is absolutely fascinating as it reinforces the “can do” spirit of the Jewish nation. While its neighboring countries account for four of the top six oil producers in the world, Israel – ranked way down the list at number 98 – is rising to the occasion by discovering creative alternative energy solutions.

 

Massachusetts, Israel Cooperate to Build Water Innovation: Sharon Udasin, Jerusalem Post, Dec. 18, 2012—As Massachusetts eagerly seeks Israeli partners in water innovation, a Herzliya-based firm specializing in rapid microbiological water testing will get the chance to showcase its systems in the New England hi-tech hub.

 

 

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