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AGRESSION ISLAMISTE : LE CANADA SAUVE L’HONNEUR DU MONDE OCCIDENTAL

 

 

 

 

LE CANADA SAUVE L’HONNEUR
DU MONDE OCCIDENTAL

Guy Millière

menapress.org, 16 septembre 2012

 

Nous assistons présentement à l’implosion généralisée du monde musulman, à un isolement croissant d’Israël face à ses ennemis, soigneusement orchestré par l’administration Obama, et à un déferlement de lâcheté dans l’ensemble du monde occidental.

 

Un monde où les grands media voudraient faire croire que tout cela vient, d’une part, de l’intransigeance belliciste de Binyamin Netanyahu et, d’autre part, d’une vidéo antimusulmane mise en ligne sur Youtube au mois de juillet dernier. 

 

Comme si les dirigeants iraniens n’avançaient pas effectivement vers l’arme atomique, et comme si la rage islamique avait besoin de prétextes, disponibles sur Internet depuis longtemps, pour tuer.

 

Le gouvernement canadien, en prenant, la semaine dernière, la décision de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, a illustré, face à ce contexte absolument navrant, ce que pouvait être la voie du courage et de la dignité. Elle est en cela importante, et pourrait engendrer des effets et des conséquences.
 

De fait, les arguments avancés par le Canada pour prendre cette décision sont, en soi,

difficiles à contourner. La déclaration de John Baird, chef de la diplomatie canadienne, accuse explicitement l’Iran de financer le terrorisme islamique international.

 

Baird précise qu’il n’est pas possible de prétendre lutter efficacement contre ce fléau tout en abritant l’ambassade d’un régime qui le finance ; avec, parmi ses cadres, des gens bénéficiant de l’immunité diplomatique pouvant, dans ces conditions, entretenir des liens avec des entités terroristes.
 
La question du maintien de relations diplomatiques entre les autres pays occidentaux et le régime en place à Téhéran peut être posée bien plus explicitement : le raisonnement du Canada ne devrait-il pas valoir pour tous les Etats civilisés ? Comment des gouvernements de pays qui affirment lutter contre le terrorisme peuvent-ils justifier la présence sur leur sol d’ambassades d’un pays concourant au terrorisme islamique mondial ? Et celle de personnes travaillant pour ce régime ?
 
Le maintien de relations diplomatiques avec tout Etat pratiquant la complaisance vis-à-vis du terrorisme, ou avec toute entité contribuant à ce dernier, soulève une autre question. Au minimum, vraiment au minimum, des pays qui affirment lutter contre le terrorisme devraient user de la diplomatie pour signifier, de manière claire, nette et abrupte, ce qu’ils refusent.

 

Les arguments fournis par le gouvernement canadien peuvent servir de base pour que des journalistes authentiques interrogent à ce sujet les dirigeants des pays concernés, et ne se contentent plus de réponses évasives. On peut, bien sûr, se demander s’il existe encore de tels journalistes. Au vu de la lâcheté susdite, l’on peut en douter. La balle est dans leur camp [et elle le restera. Ndlr.].

 

De fait, encore, la décision des responsables du pays à la feuille d’érable montre qu’Israël n’est pas, malgré les efforts de l’administration Obama, totalement isolé sur la scène internationale, et que les inquiétudes légitimes du gouvernement hébreu et de Binyamin Netanyahu concernant le danger constitué par le régime iranien et le terrorisme islamique rencontrent quelques oreilles attentives.
 
John Baird ne parle pas, dans sa décision, de la quête de l’arme nucléaire par les Perses : en mettant l’accent sur le terrorisme, il insiste sur ce qui rend absolument inacceptable l’accession du régime iranien à l’arme nucléaire. Non seulement un Iran nucléaire constituerait un danger pour Israël et une déstabilisation régionale majeure, mais la dictature chiite pourrait, de plus, fournir des matériaux radioactifs à des groupes terroristes, permettant ainsi à ceux-ci de réaliser des attentats avec « bombes sales ».
 
Comme ne cesse de le répéter Jérusalem, l’acquisition par l’Iran de la bombe atomique, et la mise à disposition du nucléaire au service du terrorisme islamique, constituent des menaces majeures et planétaires, que le monde occidental dans son ensemble ne peut pas se permettre de prendre à la légère.

 

Peut-on se contenter de sanctions, même renforcées, face au régime iranien, sans pour autant sous-estimer la menace ? L’Occident peut-il se limiter à mener des négociations, dont il est absolument évident qu’elles ne servent qu’à permettre au régime iranien de gagner du temps ? Les Etats développés peuvent-ils prétendre indéfiniment que la menace pesant sur Israël ne les concerne pas eux aussi, et très directement ? Peuvent-ils faire comme s’ils ne voyaient pas la conjugaison du nucléaire iranien avec le terrorisme islamique ?
 
Là encore, de « vrais » journalistes devraient interroger les dirigeants des pays concernés et ne pas se contenter des réponses qu’ils leur soumettent habituellement.

 

Enfin, s’il est un pays où la décision du Canada de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran pourrait avoir un impact, c’est bien son voisin immédiat. Les Etats-Unis se trouvent au milieu d’une campagne électorale, qui conduira, le 6 novembre prochain, à la réélection ou à la non-réélection de Barack Obama. Le score s’annonce très serré.
 
Israël, je l’ai déjà écrit, représente l’un des enjeux de la campagne, car les positions de Mitt Romney et de son adversaire sur le sujet sont éloignées à l’extrême. Des observateurs, à Washington, soupçonnent même le président-candidat – avec de très bonnes raisons à cela – d’être prêt, après avoir isolé Israël, à sacrifier ce dernier sur l’autel de relations plus apaisées avec un monde musulman basculant, frénétiquement, vers l’islam radical.

 

L’Iran constitue aussi l’un des enjeux de la campagne. Obama peut-il feindre indéfiniment de ne pas discerner tout à la fois le clair et présent danger constitué par l’accession du régime iranien à la bombe nucléaire et par le rôle actif de l’Iran dans le terrorisme planétaire ? Peut-il se contenter des réponses affligeantes de simplisme qu’il apporte actuellement à l’éruption de rage islamique ?
 
Le président des Etats-Unis est le Commander-in-chief (commandant en chef des armées) ; l’une de ses missions essentielles consiste à veiller à la sécurité du pays. Si j’étais Mitt Romney, je mettrais plus nettement encore Obama au pied du mur, concernant Israël comme concernant l’Iran, le nucléaire, le terrorisme, la rage islamique, et je lui demanderais si ce qu’ont décidé les responsables canadiens ne pourrait pas inciter le gouvernement US à adopter une posture plus précise et plus déterminée sur ces points.

 

Barack Obama ne peut plus arguer que l’ensemble du monde occidental tient des positions aussi ambiguës que les siennes aujourd’hui, car l’un de ces pays, qui plus est son allié traditionnel le plus proche et le plus fidèle, est sorti très explicitement de l’ambiguïté.

 

L’AVENIR DE JÉRUSALEM
DANS LA POLITIQUE AMÉRICAINE

Dore Gold
Le Cape de Jérusalem, 19 septembre 2012

 

La modification in extremis du programme  démocrate américain sur la question de Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël soulève des interrogations sur le traitement du sujet au fil des années.
 
Récemment les projecteurs ont été braqués sur la convention du parti démocrate réunie à Charlotte en Caroline du nord. Contrairement aux   trois programmes présidentiels précédents, la question de Jérusalem comme capitale d’Israël a été omise délibérément. Tandis que le sénateur Newyorkais, Charles Schoumer, critiquait cette omission, d’autres responsables du parti déclaraient qu’il s’agissait simplement   »d’une erreur technique »… En fin de compte, la charte démocrate a été rectifiée suite aux consignes du président Barak Obama, critiqué sévèrement et mis sur la sellette par le candidat républicain Mitt Romney.

 

S’agit-il vraiment d’un oubli? D’une erreur technique? Car comment expliquer que la modification a suscité tant de divergences au sein du parti démocrate et pourquoi fallait-il avoir l’approbation de toute l’Assemblée par trois votes consécutifs pour pouvoir obtenir la majorité des deux tiers nécessaires.  Cela s’est passé en direct, et les caméras de télévision ont zoomé sur  l’un des délégués manifestant sa colère et portant une chemise sur laquelle était inscrite une inscription en arabe…
 
Aucun journaliste n’a posé la question fondamentale: pourquoi le parti démocrate a modifié le texte de l’article sur le statut de Jérusalem; Pensaient-ils que la question n’aurait-elle pas d’impact durant la campagne et qu’en fait certains gouvernements israéliens étaient même prêts à diviser la ville dans le cadre d’un règlement définitif.
 
En réalité nous constatons au fil des ans une certaine érosion de la part des Etats Unis concernant leur position sur l’avenir de Jérusalem et cela concerne les deux grands partis. Les vétérans du parti démocrate n’étaient-ils pas conscients de la situation?  Ne savaient-ils pas que la question de Jérusalem avait déjà affecté significativement la campagne électorale de Jimmy Carter alors qu’il briguait un deuxième mandat?  Rappelons les faits: le 1er mars 1980, le Conseil de Sécurité de l’ONU  approuve la résolution 465. Celle-ci condamnait fermement la construction des implantations et avait appelé à les démanteler en se référant bizarrement sur les nouveaux quartiers juifs construits à Jérusalem. Contrairement au traditionnel veto des Etats- Unis,  l’ambassadeur américain à l’ONU, Donald McHenry, avait approuvé cette résolution, ce qui provoqua une tempête politique aux Etats Unis…En dépit des explications « techniques » de l’administration américaine sur les différents projets de proposition avant le vote, la communauté juive n’a pu oublier ce revers concernant la question de Jérusalem au Conseil de sécurité, et ainsi lors des élections présidentielles c’est bien le candidat du parti républicain, Ronald Reagan, qui remporta la victoire. Jimmy Carter avait obtenu le taux le plus bas des voix juives en comparaison aux autres candidats démocrates. Le message de la communauté  juive sur l’importance de Jérusalem fut sans équivoque et bien clair.
 
Certes, la campagne présidentielle actuelle n’est pas celle de 1980, et pourtant selon des sondages dirigés par Marvin Warbitt pour le compte du Comité juif américain –(AIC) à la question sempiternelle:
 
« Dans le cadre d’un règlement permanent avec les Palestiniens, pensez-vous qu’Israël  se contenterait de Jérusalem ville unifiée sous souveraineté israélienne? » En 2001, 44% avaient répondu favorablement pour un nouveau partage de Jérusalem contre 50% qui se sont opposés. En 2010, seulement 35% ont répondu favorablement à la question du partage de Jérusalem tandis que  60% se sont opposés farouchement à tout compromis. Ces résultats révèlent que Jérusalem unifiée demeure importante dans les esprits des Juifs américains et que « Jérusalem unifiée » a toujours obtenu le soutien traditionnel des  démocrates comme des républicains. La fameuse loi exigeant que l’ambassade des Etats-Unis soit transférée à Jérusalem reconnaissant  ainsi l’unité de Jérusalem capitale de l’Etat juif sous souveraineté israélienne  a été présentée en 1990 au Congrès conjointement par les chefs des deux grands Partis, démocrate et républicain.
 
Dans ce contexte, Il est fort important que l’administration actuelle et le parti démocrate se souviennent du passé et du soutien inconditionnel des deux partis sur l’avenir du statut de Jérusalem. Dans l’espoir que les « erreurs » commises lors de la dernière convention démocrate ne se répèteront plus jamais.

 

UNE AUTRE AGRESSION ISLAMISTE,

UN AUTRE RECUL HUMILIANT OCCIDENTAL
Daniel Pipes
The Boston Herald, 13 septembre 2012
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

Les attaques de mardi contre les missions américaines au Caire et à Benghazi s'inscrivent dans un schéma familier d'intimidations islamistes et d'apaisement de l'Occident qui remontent à l'affaire Salman Rushdie en 1989. La réponse veule [* littéralement "supine" qui vient du latin supinus, couché sur le dos (NDLT)] de l'administration Obama à l'assassinat des diplomates américains augmente la probabilité d'autres agressions de ce genre.

 

La crise Rushdie a éclaté soudainement quand le chef de l'Iran, l'ayatollah Khomeiny, a émis une condamnation à mort d'un romancier pour avoir écrit un roman réaliste magique, Les Versets sataniques, déclarant que le livre était "contre l'Islam, le Prophète et le Coran." Cet incident a été suivi par une longue liste d'agressions similaires – concernant une frise sculptée du prophète Mahomet , la frise de la cour suprême des USA en 1997, un dirigeant évangélique américain Jerry Falwell en 2002, Newsweek en 2005, les caricatures danoises en 2006, le pape Benoît XVI également en 2006, le prédicateur de Floride Terry Jones en 2010, et les soldats américains en Afghanistan au début de 2012. Dans chacun de ces cas, ce qui est perçu comme insulte à l'islam conduit à des actes de violence, parfois contre les Occidentaux mais le plus souvent parmi les musulmans eux-mêmes.
 
En effet, l'incident de 2010 a causé quelque 19 morts en Afghanistan, ce qui incite David Goldman, alors au magazine First Things, à observer qu' «un fou ayant une allumette et une copie du Coran peut faire plus de dégâts dans le monde musulman qu'un bus rempli de kamikazes pour des attentats-suicide….». Quelle est la valeur monétaire des dégâts causés par une édition de poche usagée du Coran? " Goldman a spéculé sur la façon dont les services de renseignement pourraient s'inspirer de Jones et, pour quelques dollars, semer l'anarchie généralisée.
 
Jusqu'à présent, le spasme de violence de 2012 a donné lieu à quatre morts américains, avec plus peut-être qui vont suivre. Jones (avec sa "journée internationale du jugement de Mahomet" ) et Sam Bacile (qui peut-être n'existe pas, mais est accusé d'avoir créé la vidéo anti-islamique qui a principalement inspiré cette violence de ce 11 septembre 2012) peuvent non seulement causer des décès à volonté, mais ils peuvent aussi mettre des bâtons dans les roues des relations américano-égyptiennes et même devenir un critère déterminant dans une élection présidentielle américaine.

 

Quant au gouvernement Obama: en agissant avec son [désir d']apaisement et son mode apologétique habituels, il a fait retomber la faute sur les critiques envers l'islam. "L'ambassade des Etats-Unis au Caire condamne les efforts continus déployés par des individus malavisés pour heurter les convictions religieuses des musulmans …. Nous rejetons fermement les actions commises par ceux qui abusent du droit universel à la liberté d'expression pour blesser les convictions religieuses d'autrui." La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ("Les Etats-Unis déplorent tout effort en vue de dénigrer les croyances religieuses d'autrui») et Barack Obama («les États-Unis rejettent les efforts visant à dénigrer les croyances religieuses d'autrui») ont confirmé le mouvement de [lâche] recul initial.
 
Le candidat présidentiel républicain Mitt Romney à juste titre a rétorqué que «C'est scandaleux que la première réponse de l'administration Obama ne fut pas de condamner les attaques effectuées contre nos missions diplomatiques, mais de sympathiser avec ceux qui ont mené les attaques." Cet argument a des implications très importantes, non pas tant pour les élections (l'Iran est la question clé de politique étrangère là) mais parce qu'une telle faiblesse incite les islamistes à attaquer à nouveau, à la fois pour faire cesser définitivement la critique de l'islam et imposer un aspect de la charia, ou loi islamique, à l'occident.
 
Terry Jones, Sam Bacile et leurs imitateurs futurs savent comment aiguillonner les musulmans pour les pousser à la violence, embarrasser les gouvernements occidentaux, et faire bouger l'histoire. En réponse, les islamistes savent exploiter Jones, et les autres. Le seul moyen d'arrêter ce cycle est pour les gouvernements de se tenir fermement à ce principe: «Les citoyens ont la liberté d'expression, ce qui implique notamment le droit d'insulter et de gêner. Les autorités protègeront ce droit. Les musulmans ne jouissent pas de privilèges spéciaux, mais sont soumis aux mêmes règles de liberté de parole que tout le monde. Laissez-nous tranquilles. "

L’ÉCHEC DE L’OCCIDENT DANS LA CONFRONTATION AVEC LES « FOUS D’ALLAH » : LE DÉCLIN DES USA

 

 

 

L’ÉCHEC DE L’OCCIDENT DANS

LA CONFRONTATION AVEC LES « FOUS D’ALLAH »
Freddy Eytan
le CAPE de Jérusalem,13 septembre 2012

 

Depuis les attentats spectaculaires du 11 septembre 2001 contre l’Amérique, le combat inlassable contre le terrorisme n’a pas cessé un seul jour, mais il a fallu plus de dix ans à la CIA pour réussir à tuer le chef commanditaire, le tristement célèbre Oussama Ben Laden.

En dépit du combat tous azimuts contre l’Axe du Mal, les islamistes de tous bords, chiites et sunnites, continuent sans crainte à dicter leur loi fanatique et à propager le culte de la mort. Ces groupes extrémistes tels qu’al Qaïda rêvent d’instaurer un sinistre objectif, à savoir un califat de l’Indonésie au Nigéria dont le centre serait al Qouds…

 

Ces « fous d’Allah » se permettent de  ravager, d’incendier et tuer tous les objectifs infidèles. Ces barbares ont franchi toutes les lignes rouges, couleur sang! Désormais, les ambassades, lieux sanctuaires des diplomates ne sont plus protégés, les lois internationales sont bafouées; les drapeaux des pays occidentaux dont celui de l’étoile de David sont piétinés et brûlés avec une haine féroce et devant des foules en délire.

 

 Après une longue décennie de confrontation nous constatons que les résultats sont néfastes. L’Occident a échoué dans sa politique et cet échec est cuisant sur tous les plans et dans tous les domaines. La peur d’affronter directement les « fous d’Allah » dépasse l’entendement. Des reportages éloquents diffusés ces jours-ci à la télévision israélienne prouvent que la crainte est criante. La perplexité sera toujours à double tranchant. Culpabilisée par la colonisation en Europe ou complexé par le racisme noir en Amérique, les deux continents hésitent à agir sans merci  pour des raisons également  mercantiles, par manque de leadership et surtout d’audace.

 

Le « Printemps arabe » transformé en révolte islamiste à la chaîne et les massacres quotidiens en Syrie, ont délaissé l’administration Obama perplexe, voire indifférente. Par manque de vision, par sous estimation du monde islamique et par l’absence de renseignements fiables, les Occidentaux et en particulier les  Américains ont laissé des fidèles  alliés et toute influence dans les Etats devenus islamistes. Plus grave encore, ils risquent ainsi de légitimer indirectement les « représailles »  des « fous d’Allah » contre la moindre  tentative d’éclairer les esprits et d’apporter des aspects et des versions différentes de l’Islam. Hier le déchainement était contre Salman Rushdie pour la publication de son roman « les versets sataniques », puis contre des caricatures du prophète Mahomet publiées dans la presse et notamment à la une de Charlie Hebdo, et récemment contre la diffusion d’un film insultant sur la vie du prophète.  

 

Certes, nous condamnons vigoureusement la provocation et nous devrions respecter toutes les religions, mais il est inadmissible que des extrémistes nous dictent leur loi en imposant un agenda  obscur et en nous empoisonnant la vie quotidiennement! Les barbares devraient savoir qu’en Occident et dans toutes les démocraties, les règles sont différentes et les hors la loi sont jetés en prison. La liberté d’expression est chez nous sacrée contrairement à ceux qui la qualifient de sacrilège!

 

En pleine campagne électorale, et au risque de perdre des voix, le président Obama a réagi timidement et sans vigueur après l’attaque contre le consulat américain à Benghazi. Il ne s’agit pas simplement de condamner, de renforcer les effectifs  et de promettre que justice sera faite. Les terroristes islamistes comprennent un autre langage. Rappelons qu’en juin 1982, Menahem Begin avait lancé son opération militaire contre l’OLP au Liban au lendemain de l’attentat contre notre ambassadeur à Londres Shlomo Argov. Et que le président Ronald Reagan n’a pas hésité en avril 1986 d’expédier 45 avions de chasse et larguer plus des bombes sur des casernes, camps militaires et aérodromes en Libye en apprenant que Kadhafi était responsable de l’attentat d’une discothèque fréquentée par des militaires américains à Berlin-Ouest. Ce fut une autre période où les terroristes tremblaient et n’osaient sortir de leurs trous. On respectait la force des Américains et la dissuasion l’emportait tout naturellement.

 

Aujourd’hui nous vivons dans un monde où les voyous dictent leur lois et les shérifs tremblent avant de tirer sur la gâchette. Comment ne pas traiter de casus belli l’assassinat de l’ambassadeur et trois autres diplomates américains, ainsi que la mise à sac et à feu du consulat à Benghazi? La défaillance des services américains n’est-elle pas flagrante? Les autorités libyennes ne sont-elles pas responsables du fiasco sécuritaire dans un pays toujours plongé dans le chaos total?  Décidément, l’Amérique  est méconnaissable et s’est bien affaiblie durant ces dernières  décennies, en fait, depuis l’époque de l’administration Carter, lors de la prise d’otages des diplomates à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran par les ayatollahs et en connivence avec l’OLP d’Arafat. Le prestige et l’influence des pionniers du Far-West se trouvent hélas en déclin.

 

Pour l’Etat juif qui demeure le plus fidèle des alliés cela est grave et très inquiétant. Devant la menace la plus dangereuse du siècle, celle de la bombe atomique des ayatollahs, nous devons rapidement en tirer des leçons.

 

USA/ DÉCLIN ET DESTIN
Michel Gurfinkiel
Valeurs Actuelles, 30 août 2012

 

L’Amérique a beau être la plus jeune des grandes puissances – trois cent quatre-vingt douze ans en prenant la traversée de la Mayflower, en 1620, comme point de départ, deux cent trente-six ans en ne retenant que la Déclaration d’Indépendance, en 1776 -, elle est hantée par l’idée du déclin. Sans doute en raison d’un abus de lectures bibliques. L’Ancien Testament, en effet, ne cesse de mettre en garde les heureux de ce monde : s’ils trahissent l’Alliance, leur chute sera à la mesure de leur ascension.
 
Jusqu’à présent, l’Amérique a toujours surmonté ses épreuves. Et déjoué ses rivaux. La Russie lui avait infligé en 1957 le « choc du spoutnik »  mais en 1969, douze ans plus tard, c’est la mission Apollo qui se pose sur la Lune. Après le Vietnam, la stagflation, les années Carter : l’ère Reagan. La guerre froide ? Au bout de quatre décennies, elle la gagne. Le défi asiatique (« confucéen ») des années 1980 : effacé par la contre-attaque de la Silicon Valley dans les années 1990. Les attentats hyperterroristes du 11 septembre 2001 : vengés par des guerres éclair en Afghanistan et en Irak. Les enlisements dans ces deux pays, au milieu des années 2000 : corrigés par la stratégie du « Surge » et le recours aux drones.
 
Mais depuis 2008, le doute s’installe. Pour faire face à une crise financière subite, les Américains élisent pour la première fois un président noir, le démocrate Barack Obama. Il est jeune, élégant, éloquent : on veut voir en lui la synthèse de Franklin Roosevelt, John Kennedy et Martin Luther King. Las, il échoue. L’économie ne repart part, l’emploi s’effondre, la dette publique triple. Ses réformes sociales ne convainquent pas. Sa politique étrangère est minée par d’étranges contradictions : activisme militaire et passivité diplomatique ou géopolitique, maintien des priorités de l’ère Bush et main tendue aux ennemis, notamment dans le monde islamique. L’un dans l’autre, quatre « années perdues ».
 
Comment interpréter cette situation ? Effet mécanique des idées fausses ou approximatives que professe l’administration actuelle ? C’est ce qu’affirment officiellement les républicains. Ainsi que leur candidat, Mitt Romney, qui joue la carte des idées « vraies » et « claires » en choisissant pour colistier le congressman (député fédéral) Paul Ryan, théoricien et même « théologien » du conservatisme économique et stratégique.
 
De nombreux auteurs étayent cette analyse. Les plus radicaux : Aaron Klein et Brenda Elliot. Leurs ouvrages – The Manchurian President, Red Army (« Le président-robot », « L’Armée rouge américaine ») – figurent en permanence sur la liste des best-sellers du New York Times. Selon eux, Obama a été mis en orbite par des réseaux crypto-communistes infiltrés au sein du parti démocrate. Il aurait tenté de mettre en place une politique quasi-marxiste dès 2009. L’échec de son parti aux élections de mi-novembre, en 2010, l’aurait contraint à une politique plus modérée, en vue d’une réélection  en 2012 qui lui permettrait de reprendre son programme initial. C’est le scénario exposé dans Fool Me Twice (« Moque toi une seconde fois de moi »), le tout dernier livre du tandem, qui vient de paraître.
 
Hugh Hewitt, dans The Brief against Obama (« Le Dossier contre Obama »), met en cause la médiocrité personnelle du président actuel, personnage « sous-dimensionné » par rapport aux exigences du moment : « Obama disait en 2008 : Yes we can ! (Oui nous le pouvons). C’est triste à dire, mais non, il ne pouvait pas. »  Le réquisitoire est précis, minutieux, implacable. Et plein d’humour.
 
Quant à James Mann, passé du Los Angeles Times à l’Ecole des Relations internationales de l’université Johns Hopkins, il s’en tient dans The Obamians (« Les Obamiens ») à une analyse plus classique. D’après lui, les contradictions et les échecs de l’administration Obama tiennent à son caractère composite. Il y aurait, d’une part, les proches d’Obama, issus de l’extrême-gauche démocrate, et d’autre part les caciques du parti, de sensibilité centriste, ralliés à lui par opportunisme. Après avoir suivi les premiers, avec des résultats négatifs, Obama aurait finu par se rapprocher des derniers – et de leur tête de file Hillary Clinton – depuis 2010.
 
Mais certains républicains pensent qu’Obama et son administration ont tellement aggravé la crise américaine qu’un simple retour à l’orthodoxie conservatrice en 2013 ne suffirait pas. Et un autre secteur de l’opinion américaine, républicains et démocrates confondus, ose poser la question d’un déclin structurel – indépendamment de ce qu’Obama fait ou ne fait pas.
 
Cette question est double : le succès d’une nation tient-il à des facteurs objectifs et quantifiables (la situation géographique, la masse critique humaine, la technologie) ou à des facteurs subjectifs et inquantifiables (la culture, les valeurs, l’identité) ?
 
Et d’autre part, si l’on souscrit au second point plutôt qu’au premier, l’Amérique des années 2010 est-elle encore l’Amérique ? Ou bien, dans une proportion croissante, un autre peuple ?
 
Au pays du Premier Amendement, cet addendum à la constitution qui prescrit une liberté totale d’opinion et d’expression, de telles questions sont aujourd’hui quasiment taboues. Victor Davis Hanson, professeur de lettres classiques et historien militaire, est l’un des rares intellectuels conservateurs ayant à la fois le courage et le talent de les poser. Dans Mexifornia, paru en 2003, il s’interrogeait par exemple sur la reconquête démographique de l’Ouest américain par le Mexique.
 
Le fait est que si Obama a été élu par une nette majorité d’Américains en 2008. Mais aussi que sa majorité était plus nette dans certaines communautés que d’autres. Il obtenait 95 % des suffrages au sein de la communauté noire (ce qui se comprend de soi-même). Mais il l’emportait également chez les Hispaniques (66 %), les Asiatiques (63 %), les Amérindiens (58 %). Les communautés hindoue et sikhe avaient voté démocrate à plus de 60 %. Chez les Américains originaires du Moyen-Orient islamique, il l’avait emporté à 60 %. On a pu parler d’un vote « non-blanc » massif en sa faveur. Chez les Blancs, il n’y a guère eu que les juifs non-orthodoxes pour le soutenir de la même façon.
 
Ces pesanteurs décideront peut-être également du scrutin présidentiel de 2012. De même qu’elles pèsent de plus en plus lourd dans les scrutins européens, notamment en France. Derrière la crise tout court, la crise d’identité.

 

COMBIEN DE JUIFS AMÉRICAINS SONT-ILS PRÊTS

À "POUSSER ISRAËL SOUS LES ROUES DE L’AUTOBUS" ?
Guy Millière
dreuz.info, 9 septembre 2012

 

Deux mois de campagne vont encore s’écouler avant le 6 novembre, date à laquelle on saura si Barack Obama sera réélu, ou si Mitt Romney le remplacera. Pour l’heure, après les conventions Républicaine et Démocrate, les sondages indiquent une élection très serrée. La décision finale se jouera dans une poignée d’Etats, parmi lesquels l’Ohio, la Virginie, le Colorado et la Floride.
 
Il peut paraître surprenant que le scrutin s’annonce si étroit entre les deux candidats, si l’on regarde les données économiques et sociales. Celles-ci consacrent en effet l’échec écrasant de la présidence Obama.
 
On peut être surpris, en outre, par le décalage entre certains chiffres, qui indiquent d’un côté un net pessimisme de la population américaine et la certitude majoritaire au sein de celle-ci, que le pays va dans la mauvaise direction (pourquoi persister si la direction est mauvaise ?), et qui indiquent, en parallèle, une bonne cote de popularité personnelle de Barack Obama. Comme si l’homme était perçu comme sympathique tandis que sa politique est rejetée.
 
Les explications que l’on peut donner à cette dichotomie tiennent au fait que nombre de gens ne s’informent pas, ou très peu, et votent en fonction de la tête du candidat et de ce qu’il semble être : Obama s’est placé en position de symbole d’une Amérique post-raciale, ce qui constitue un atout immense parlant en sa faveur.
 
De plus, les grands media américains sont très largement aux mains de la gauche, et, comme en 2008, ne jouent plus leur rôle d’informateurs et se transforment en propagandistes au service de la campagne du président-candidat.
 
Enfin, l’une des explications découle de ce que Barack Obama s’est constitué des clientèles électorales.
 
D’une part, on trouve les Américains qui vivent de l’assistance sociale et qui sont incités à voter pour qui reconduit une telle aide. Il faut dire que le nombre de pauvres a littéralement explosé sous Obama, tout comme le nombre de personnes placées en invalidité permanente sous des prétextes spécieux. Le nombre de bénéficiaires de bons d’alimentation (food stamps) a augmenté de plus de trente pour cent, passant de trente-deux millions de personnes à plus de quarante-sept millions aujourd’hui.
 
D’autre part, il y a les minorités. Obama recevra massivement les bulletins des Afro-Américains, appartenant lui-même à cette communauté. Il récoltera aussi les votes de plus de soixante pour cent des Hispaniques, se présentant comme celui qui régularisera la situation des immigrants clandestins.
 
Barack Obama recevra aussi, sans doute, une majorité nette du vote de la communauté juive américaine. Là, l’explication est bien plus difficile à apporter.
 
J’ai consacré des articles dans ces colonnes à ce sujet. Norman Podhoretz, dans son livre « Why Jews Are Liberal? »(Pourquoi les Juifs sont-ils libéraux ?) (éditions Doubleday, 352p., 2009, 27$), explique que nombre d’Israélites américains ont changé d’allégeance et sont désormais bien moins juifs que membres d’une gauche qui se veut « progressiste », et qui accorde plus d’importance à l’avortement tardif et au mariage gay qu’à l’avenir d’Israël. Il n’en reste pas moins qu’il existe là une anomalie consternante ; cette année, davantage que lors des présidentielles précédentes.
 
De fait, Barack Obama représente sans aucun doute le président des Etats-Unis le plus anti-israélien depuis 1948. Nul besoin d’énoncer à nouveau les raisons illustrant ce propos. Je les ai déjà évoquées à plusieurs reprises, en détail, notamment dans mon dernier livre, « Le désastre Obama » (éditions Tatamis, 200p., 2012, 15€).
 
De fait, aussi, le parti Démocrate, dans son ensemble, se trouve entraîné dans une dérive gauchiste par le président américain, et s’avère désormais nettement anti-israélien.
 
Si des preuves supplémentaires devaient être apportées à cette mutation, elles l’ont été lors de la convention Démocrate de Charlotte.
 
Premier élément. La plate-forme du parti Démocrate ne mentionne plus, à la différence de ce qui était en vigueur en 2008, les dangers terroristes auxquels Israël est confronté – ce qui est logique, puisque, lors des réunions du Global Counter-terrorism Forum (Forum Mondial Anti-terroriste), cénacle créé par l’administration Obama pour lutter contre le terrorisme à l’échelle planétaire, Israël a été exclu des débats et jamais cité.
 
Le programme ne mentionne plus non plus le fait que le retour des « réfugiés palestiniens » se ferait dans un futur Etat palestinien, position qui était déjà très minimaliste, et laisse ouverte la possibilité d’un droit au retour comprenant le territoire israélien, qui est celui demandé par l’Autorité Palestinienne.
 
Elle n’avançait plus que Jérusalem devait être reconnue comme la capitale d’Israël, jusqu’à ce qu’advienne une improvisation très significative. Discernant que l’omission du nom de Jérusalem, ainsi que celle de Dieu, au sein de la plate-forme, faisait scandale. Aussi, mercredi après-midi, Antonio Villaraigosa, co-président du Democratic National Committee (Comité Démocratique National), a fait voter par acclamations la réintroduction du mot « Jérusalem » dans le texte. Le moins qu’on puisse dire est que ces acclamations ont été houleuses et ont montré une forte hostilité à l’encontre d’Israël dans la salle.
 
Deuxième élément. Debbie Wasserman Schultz, co-présidente du Democratic National Committee, a déclaré, lors d’une interview, que les positions des Républicains concernant Israël, favorables à une reconnaissance de Jérusalem comme capitale, et soutenant le gouvernement israélien dans la crise présente face à l’Iran, étaient désavouées par le gouvernement hébreu.
 
L’ambassadeur d’Israël aux Etats Unis, Michael Oren, a aussitôt démenti. Debbie Wasserman Schultz a alors rétorqué que le journaliste l’avait citée faussement ; à la suite de quoi, ledit journaliste a aussitôt diffusé l’enregistrement de l’interview. Qu’une responsable importante du parti Démocrate se comporte ainsi vis-à-vis d’Israël et procède à un double mensonge est assurément inquiétant.