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LA VICTOIRE DE HOLLANDE : INDICATIF D’UN CHANGEMENT CIVILISATIONNEL EN OCCIDENT?

HOLLANDE SERA-T-IL L'OBLIGÉ DE SON ÉLECTORAT MUSULMAN?

Ivan Rioufol
upjif.org, 9  Mai 2012

François Hollande a été notamment élu grâce aux voix des musulmans. Il aurait obtenu 93% des suffrages des votants, selon un sondage OpinionWay publié mardi par Le Figaro. Un sondage TNS Sofres évalue ce pourcentage à 85%. Toujours selon OpinionWay, les catholiques se seraient, eux, portés sur Nicolas Sarkozy à 73% pour les pratiquants réguliers et à 51% pour les non pratiquants. Musulmans et catholiques partageant un même conservatisme lié aux mœurs, à la famille, à la filiation, ce ne sont donc pas les perspectives d’un mariage homosexuel ni d’une euthanasie légalisée qui expliquent cette spectaculaire adhésion au président nouvellement élu. La clé de ce vote doit être recherchée ailleurs, dans les signaux envoyés par le PS en direction d’une communauté attachée à son particularisme culturel. Reste à savoir si cette politique d’accommodements et de connivences, qui n’est pas clairement assumée par un président qui dit vouloir lutter contre le communautarisme, ne risque pas de consolider le multiculturalisme et ses repliements, ces freins à l’intégration. Personnellement, je le redoute.

Les résultats obtenus par Hollande répondent aux vœux du groupe de réflexion socialiste Terra Nova. Ce think tank a publié, le 9 mars 2011, une étude intitulée : "Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane". Ce document a l’honnêteté de reconnaître "la mutation profonde et rapide de l’identité de la France" du fait de l’immigration musulmane. Mais de ce constat, Terra Nova estime que "l’intérêt général du pays" est d’accompagner cette mutation en faisant émerger une "puissante citoyenneté musulmane" afin que les musulmans deviennent "acteurs du changement", notamment grâce à l’encouragement au vote. Dans un texte ultérieur intitulé : "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?", Terra Nova a même proposé aux socialistes d’abandonner la classe ouvrière et populaire, jugée désormais acquise à la droite, au profit de la "France de demain" constituée par les femmes, les jeunes et les minorités des cités, soit un potentiel évalué entre 10 à 15 millions d’électeurs. C’est cette stratégie, pourtant dénoncée officiellement par le PS, qui a produit ses effets attendus. Hollande tiendrait-il un double discours ?

 En tout cas, ces nouveaux soutiens n’ont pas tardé à se rappeler au bon souvenir du nouveau président de la République. Dès mardi, le collectif AC le Feu, qui s’est fortement impliqué pour inciter les habitants des cités  à se rendre aux urnes, a réclamé immédiatement une "bouffée d‘oxygène". "Le nouveau chef de l’État devra envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire", écrit le collectif basé en Seine-Saint-Denis : un département où Hollande a fait mieux (65,32%) que dans son fief de Corrèze. Le même jour, le président algérien Abdelaziz  Bouteflika  a estimé que "seule une lecture objective de l’histoire" permettra à la France  et à l’Algérie "de transcender les séquelles du passé douloureux", ouvrant la voie à une énième repentance unilatérale. Hollande saura-t-il ne pas être l’obligé de cet important électorat ?

 RÉFLEXION SUR LE REGARD DE LA FRANCE PORTÉ SUR ISRAËL

Victor Perez

juif.org, 9 Mai 2012

Les ténors du Parti Socialiste ont tous nié, avant le second tour des présidentielles, que les imams de centaines de mosquées, ou encore le théologien Tarik Ramadan aient appelé à voter François Hollande. Au soir de sa victoire les drapeaux de l'Algérie, de Tunisie, du Maroc, d'Égypte, du Liban, ou encore de la « Palestine » ont flotté sur la place de la Bastille. Le drapeau français était, quant à lui, quasi absent. Intrigués, les journalistes de Khouspa Tv ont filmé ce qu'en pensent quelques jeunes militants sur place. Ils obtinrent quatre minutes de stupidités sur le conflit proche-oriental, d'accusations mensongères et de haine pure. Un anti-israélisme primaire partagé à n'en pas douter par un très grand nombre de français. Ce qui impose à tout quidam curieux un certain questionnement.
Comment en 2012, en France la Patrie des droits de l'homme, de telles idées nauséeuses peuvent êtres aussi répandues ?…

Le principal associé du PS, le Front de Gauche, préconise déjà des pressions commerciales, une suspension de l'accord d'association UE-Israël, et l'établissement de listes noires des entreprises israéliennes, françaises et européennes qui auraient un quelconque intérêt économique dans la « colonisation ». Listes établies dans l'objectif de les boycotter et les sanctionner.

Dialoguer ou tenir compte des besoins spécifiques d'Israël ? Quelle idée ! L'os de cette politique écœurante est que le deuxième belligérant est quant à lui systématiquement excusé si ce n'est pardonné. L'assassinat de civils Juifs, l'éducation à l'antisémitisme dans les écoles ou le refus de reconnaître le droit d'existence de l'État d'Israélien tant qu'état du peuple juif ne dérangent nullement les ??bonnes'? consciences françaises quelles soient, intellectuelles, politiques ou médiatiques. Position partisane qui autorise la pensée manichéenne et la mise à l'index de l'état juif par la collectivité.

Faut-il, après cela, s'étonner que la jeunesse soit inculte et haineuse ? Qu'elle descende manifester bruyamment dès que l'occasion se présente en scandant des slogans délégitimant et déshonorant l'état juif ? Que les politiques récupèrent ce mécontentement à leurs seuls profits en poursuivant et amplifiant leur condamnation systématique de « l'entité sioniste » ? Ou encore que les médias tenus par leur idéologie et la fidélité à leur clientèle éduquée à l'anti-israélisme reproduisent aussitôt en les développant les blâmes portés.

Bien sûr que non ! Ainsi la boucle est bouclée et l'espoir d'une marche arrière réduit à rien. Constat qui confirme un avenir sombre pour la France ainsi que pour la communauté juive qui y habite toujours.

FRANÇOIS HOLLANDE, INCH ALLAH
Guy Millière
dreuz.info, 9mai 2012

On parle et on parlera beaucoup encore dans les jours qui viennent des mutations politiques en cours. Un Président de la république s’en va et un autre le remplace. Des élections législatives auront lieu eu juin. On parle et on parlera beaucoup de politique politicienne : qui va s’allier avec qui, et qui peut gagner, ou perdre.
    On parlera de la situation économique du pays et de celle de l’Europe, mais en évitant de trop insister sur les sujets qui fâchent, tels l’endettement catastrophique du pays et les situations de banqueroute qui devraient s’ajouter les unes aux autres, dans un effondrement qui ressemblera, dans quelques mois, à celui d’un château de cartes. 
    On ne parlera pas de sujets pourtant tout aussi essentiels, voire davantage. La France, comme d’autres pays d’Europe, est en train de changer de civilisation. Le changement s’est trouvé enclenché bien plus tôt. Il se poursuit et s’accentue, et avec l’élection de François Hollande, et l’élection vraisemblable d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale dans les semaines à venir, ce changement va connaître une accélération difficilement réversible. 
    Ce changement a reposé depuis longtemps sur une destruction patiente des rouages économiques. La captation par le gouvernement de la richesse produite a augmenté au fil des années. Un nombre croissant d’entreprises ont été placées sous tutelle et en situation de dépendance par le biais de l’économie administrée jusqu’à ce que l’idée de liberté d’entreprendre soit asphyxiée. Un nombre croissant de gens ont été placés eux-mêmes en situation de dépendance par rapport au gouvernement : l’augmentation du nombre des fonctionnaires est allé de pair avec l’augmentation du nombre des chômeurs et des pauvres et avec la démultiplication des allocations versées aux chômeurs et aux pauvres. Comme les engrenages mis en place ont coûté de plus en plus cher et ont fini par coûter si cher qu’il n’a plus semblé possible de taxer beaucoup plus les strates encore actives et dynamiques, et comme les membres des strates encore actives et dynamiques ont commencé à prendre le chemin de l’exil, il a été décidé de recourir à l’endettement qui, lui-même est en train d’atteindre ses limites.
    Ce changement a reposé sur une destruction patiente de la logique et sur une délégitimation graduelle de ce qui a fait la fécondité du monde occidental. Les institutions d’enseignement ont diffusé au fil des ans des discours relativistes suggérant que tout vaut tout, qu’il n’y a plus ni bien ni mal, ni fécondité ni stérilité, que le capitalisme et le libre marché sont délétères, que le développement est destructeur, que l’être humain est une créature polluante, que l’État est bienveillant et doit disséminer une « justice sociale », que les droits fondamentaux sont des droits créances signifiant que chacun a le droit de tendre la main aux fins que le gouvernement distribue. La culture subventionnée a prolongé la destruction et la délégitimation venue des institutions d’enseignement. Les grands médias ont fait le reste.
    Ce changement a reposé sur une dissémination d’éléments de détestation vis-à-vis de la civilisation occidentale elle-même ou, tout au moins, vis-à-vis de ce qui dans la civilisation occidentale était porteur de fécondité. L’Occident a été accusé pour la colonisation, et seul l’Occident semble s’être rendu coupable de quelque chose: les empires non occidentaux ont été totalement exonérés. L’Occident a été accusé pour l’esclavage (ne parlez surtout pas d’esclavage africain ou d’esclavage musulman !), pour le « pillage » des richesses de la terre, pour « l’impérialisme » qu’il est censé avoir pratiqué, pour le racisme qui est censé avoir été son apanage, pour l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation de la nature par l’homme, et que sais-je encore.
     L’Occident a été accusé pour le nazisme et le fascisme, dont on a oublié au passage qu’ils ont été des excroissances monstrueuses du socialisme. Des pays occidentaux ont été les heureux bénéficiaires de doses de haine nettement plus intenses : les États-Unis, qui sont un pays abominable, sauf lorsqu’ils portent à la présidence un métis anti-américain d’extrême gauche. Israël, qui est aussi un pays abominable, sauf quand des Israéliens expliquent eux-mêmes qu’ils détestent Israël ou disent qu’ils voient dans des terroristes antisémites des gens désespérés en raison des crimes commis par Israël. 
    Ce changement, au nom de la lutte contre la xénophobie, est passé par la nébulisation dans l’atmosphère d’une xénophilie effrénée qui fait que tout discours sur l’identité nationale tenu par un occidental est décrété abominable, mais que tout discours sur l’identité nationale tenu par un non occidental est décrété admirable, ou que les critiques les plus viles du christianisme sont considérés comme courageuses et nécessaires alors que les critiques vis-à-vis de l’islam sont considérées comme infâmes et racistes vis-à-vis des membres de la race musulmane, inventée pour l’occasion.
    Nous sommes face au résultat. La victoire de François Hollande est celle d’un assemblage de gens qui ne comprennent plus comment la richesse se crée, ce que c’est que le droit, que la richesse n’est pas une substance qu’on peut prélever indéfiniment pour la donner à d’autres. Elle est celle d’un assemblage de gens qui n’ont plus de repères moraux et civilisationnels, et qui ne comprendront vraisemblablement rien quand l’effondrement généralisé de l’Europe viendra.
    Elle est celle des dogmes hétéroclites, simplistes et suicidaires de la gauche. Elle est celle aussi de ce qui a été le grand absent des débats entre les deux tours de l’élection présidentielle et qui restera sans doute le grand absent des débats qui précéderont les élections législatives : l’islam. Oui.
   Les dogmes de la gauche se sont faits les compagnons de route de l’islam en France. Au nom de la tolérance et de l’anti-racisme, ils entendent interdire qu’on évoque le totalitarisme islamique en train d’incendier tout le monde musulman, de l’Afghanistan à la Syrie, de la Turquie au Maroc, en passant par l’Égypte. Ils entendent imposer le silence face à l’extermination des Chrétiens en terres musulmanes et à l’antisémitisme virulent qui monte partout où règne la parole coranique.
    Au nom de la tolérance et de l’anti-racisme, ils entendent tout faire pour que ne soient pas évoquées les banlieues de l’islam, et l’existence en France et ailleurs en Europe d’un islam radical, intolérant, antisémite, anti-occidental.
   Au nom de la liberté de parole et des valeurs de la société ouverte, je dis qu’il faut évoquer le totalitarisme islamique qui monte à nos portes et qui a déjà, souvent, franchi la porte. Je dis qu’il faut parler de l’extermination des chrétiens en terre d’islam, de l’antisémitisme musulman, des banlieues de l’islam, de l’antisémitisme musulman et de l’existence de l’islam radical en France et ailleurs en Europe.
   C’est pour évoquer ces sujets que j’ai écrit, avec Daniel Pipes, un livre bref, et, je pense, indispensable en ces temps troublés. Il s’appelle Face à l’islam radical*. Il a été écrit pour poser les questions qui s’imposent, et pour proposer des réponses. La France, comme d’autres pays d’Europe, est en train de changer de civilisation, disais-je. Il est extrêmement tard pour aller contre le courant. Je veux de toutes mes forces penser qu’il n’est pas trop tard.
   Le soir du 6 mai, place de la Bastille, les drapeaux de tous les pays du dar el islam flottaient, triomphalement, accompagnés de drapeaux rouges ornés de la faucille et du marteau. Les drapeaux français étaient encore tolérés. Quelques drapeaux du mouvement gay étaient visibles : le mouvement gay est toléré, provisoirement, en ce qu’il détruit de l’intérieur la civilisation exécrée par l’islam. Je n’imagine pas que des drapeaux israéliens ou américains auraient eu leur place, sinon pour être brûlés ou piétinés.
   Dans les jours qui ont précédé le 6 mai, une vidéo a été mise en circulation sur le net, appelée 24 H avec FH. On y entend plusieurs fois : François Hollande Inch Allah. Ce n’est pas un hasard. Le vote du 6 mai n’a pas été seulement cela, mais il a été aussi cela : un vote François Hollande Inch Allah. La musique d’accompagnement n’est pas très Inch Allah : elle fait partie aussi de ce qui détruit de l’intérieur la civilisation exécrée par l’islam. C’est un rap de Kanye West, artiste noir gauchiste américain. Il y est question de « putes », d’alcool, de drogue et de « mother fuckers ». François Hollande Mother Fucker aurait été moins porteur sans doute que François Hollande Inch Allah.
   Daniel Pipes pense, comme moi, que rien n’est inéluctable. Nous expliquons dans Face à l’islam radical que rien n’est inéluctable, non, et nous expliquons ce qui se joue. Nous disons aussi qu’il est très tard pour réagir. Vraiment très tard.

 LES PERDANTS DE L’ACCORD LIKOUD-KADIMA

Gilles Finzi
guysen.com, 9  Mai 2012

Le coup d’éclat politique de Benyamin Netanyahou ce mardi 9 mai, aura eu le mérite d’apaiser les inquiétudes au sein de plusieurs partis. En formant la plus large coalition de l’Histoire de l’Etat d’Israël, en unissant Likoud et Kadima, le Premier ministre israélien a évité une périlleuse redistribution des cartes lors d’élections anticipées qui s’annonçaient pour début septembre.

Si c’est Kadima, qui semble avoir été sauvé d’un naufrage certain, qui sort avec le Likoud grand gagnant de la manœuvre, d’autres partis n’ont pas eu d'autre choix que de se résoudre à l’accord qui maintient l’actuelle Knesset, a priori, jusque fin 2013.
Tous les regards se tournent bien sûr vers deux partis, qui jusqu’ici pouvaient se targuer de faire la pluie et le beau temps au sein du gouvernement : Shass, et Israël Beitenou.
Avec le poids nouveau des 28 députés de Kadima, ils ne pourront plus menacer de faire tomber la coalition. Benyamin Netanyahou réduit ainsi sa dépendance à l’égard de partenaires certes conciliants mais exigeants.

Désormais hors de position de faire pression, ces deux partis de droite s’estiment du coup heureux de conserver des postes ministériels, alors que les sondages leur prédisaient, à eux aussi, la perte de plusieurs sièges à la Knesset. Même constat pour Yahadout HaTorah, sans parler d’un Ehoud Barak, dont le poids de son micro-parti Atsmaouth, est insignifiant.

Pour Benyamin Netanyahou en revanche, il s’agit d’une démonstration de force. Au plus haut dans les sondages, et plébiscité pour son action et son aura par les Israéliens, le Chef du gouvernement voit son influence on ne peut plus renforcée. Il contrôle plus que jamais la coalition, et ne craint pas l’éventualité d’élections anticipées si le nouveau Gouvernement s’avérait instable.

La stabilité, c’est d’ailleurs le mot d’ordre, de Benyamin Netanyahou. Il affirme avoir mis sur pied cette nouvelle équipe, pour doter Israël d’une assise ferme, face aux défis en tous genres qui l’attendent.

Shaoul Mofaz, de son côté, assure la survie politique au moins provisoire de Kadima, un parti dont il vient de prendre le leadership à Tsipi Livni, et obtient une place au sein du très stratégique cabinet restreint de sécurité. De quoi faire dire à certains que l’arrivée de cet ancien Chef d’État-Major de Tsahal renforce le sentiment d’imminence d’une importante opération, comme par exemple une intervention en Iran.

Autres grands perdants du deal, les travaillistes, qui espéraient gagner des sièges à la Knesset, en cas d’élections anticipées et qui se retrouvent de facto à la tête d’une mini-opposition en lambeaux. Mais aussi le tout nouveau mouvement de Yaïr Lapid, contraint d’attendre 1 an et demi dans l’opposition, sans le moindre député, de quoi diluer nettement l’effet « nouveauté » lors du prochain scrutin.

Une chose est sûre : c’est une leçon de réalisme politique que vient d’infliger Benyamin Netanyahou à tous ses adversaires.

SOCIÉTÉ ALLEMANDE:

"VOUS ÊTES UNE VRAIE JUIVE, MENTEUSE ET TRICHEUSE"

Philosémistisme, 7  Mai 2012

Une société allemande a présenté des excuses à une cliente en Israël pour l'envoi d'un email antisémite suite à un différend commercial. (Jerusalem Post)

Lars Adler, co-propriétaire de Hoff-Interieur, un fabricant basé à Nuremberg, s'est excusé pour un email envoyé à partir du compte de son entreprise à Eti Doron, qui tient un magasin de jouets à Tel Aviv.  L'email disait que les Juifs sont une maladie et faisait l'éloge de l'écrivain Günter Grass qui a accusé Israël d'être une menace pour la paix mondiale.

Lars Adler a déclaré que le message injurieux a été envoyé, à son insu lorsqu'il était à l'étranger, par son père, M. Walter Adler, le fondateur à la retraite de l'entreprise.

"Veuillez noter que nous regrettons sincèrement l'affront fait à Mme Doron, à sa religion et à votre peuple.  Nous sommes des personnes libérales, cosmopolites, ouvertes et commerçons avec le monde entier depuis de nombreuses années", a-t-il écrit au Jérusalem Post.

M. Adler a déclaré que son père, âgé de 75 ans, n'était plus impliqué dans la gestion de l'entreprise car les médecins avaient diagnostiqué il y a cinq ans qu'il souffrait d'une maladie mentale.

La semaine dernière Eti Doron a montré au JPost le message haineux que lui avait adressé Hoff-Interieur suite à l'annulation d'une transaction d'une valeur de 600 euros.

"Nous voyons que vous avez décidé d'être une vraie Juive, non seulement une menteuse mais aussi une tricheuse.  Votre comportement abominable nous a causé une grosse perte. Nous devons nous rappeler ce qui fut un aphorisme pendant des centaines d'années en Europe, que certaines personnes de votre origine sont la pestilence-la peste pour l'être humain. Nous n'avons jamais cru que c'était vrai, mais vous avez confirmé que c'est bien vrai."