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AGRESSION ISLAMISTE : LE CANADA SAUVE L’HONNEUR DU MONDE OCCIDENTAL

 

 

 

 

LE CANADA SAUVE L’HONNEUR
DU MONDE OCCIDENTAL

Guy Millière

menapress.org, 16 septembre 2012

 

Nous assistons présentement à l’implosion généralisée du monde musulman, à un isolement croissant d’Israël face à ses ennemis, soigneusement orchestré par l’administration Obama, et à un déferlement de lâcheté dans l’ensemble du monde occidental.

 

Un monde où les grands media voudraient faire croire que tout cela vient, d’une part, de l’intransigeance belliciste de Binyamin Netanyahu et, d’autre part, d’une vidéo antimusulmane mise en ligne sur Youtube au mois de juillet dernier. 

 

Comme si les dirigeants iraniens n’avançaient pas effectivement vers l’arme atomique, et comme si la rage islamique avait besoin de prétextes, disponibles sur Internet depuis longtemps, pour tuer.

 

Le gouvernement canadien, en prenant, la semaine dernière, la décision de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, a illustré, face à ce contexte absolument navrant, ce que pouvait être la voie du courage et de la dignité. Elle est en cela importante, et pourrait engendrer des effets et des conséquences.
 

De fait, les arguments avancés par le Canada pour prendre cette décision sont, en soi,

difficiles à contourner. La déclaration de John Baird, chef de la diplomatie canadienne, accuse explicitement l’Iran de financer le terrorisme islamique international.

 

Baird précise qu’il n’est pas possible de prétendre lutter efficacement contre ce fléau tout en abritant l’ambassade d’un régime qui le finance ; avec, parmi ses cadres, des gens bénéficiant de l’immunité diplomatique pouvant, dans ces conditions, entretenir des liens avec des entités terroristes.
 
La question du maintien de relations diplomatiques entre les autres pays occidentaux et le régime en place à Téhéran peut être posée bien plus explicitement : le raisonnement du Canada ne devrait-il pas valoir pour tous les Etats civilisés ? Comment des gouvernements de pays qui affirment lutter contre le terrorisme peuvent-ils justifier la présence sur leur sol d’ambassades d’un pays concourant au terrorisme islamique mondial ? Et celle de personnes travaillant pour ce régime ?
 
Le maintien de relations diplomatiques avec tout Etat pratiquant la complaisance vis-à-vis du terrorisme, ou avec toute entité contribuant à ce dernier, soulève une autre question. Au minimum, vraiment au minimum, des pays qui affirment lutter contre le terrorisme devraient user de la diplomatie pour signifier, de manière claire, nette et abrupte, ce qu’ils refusent.

 

Les arguments fournis par le gouvernement canadien peuvent servir de base pour que des journalistes authentiques interrogent à ce sujet les dirigeants des pays concernés, et ne se contentent plus de réponses évasives. On peut, bien sûr, se demander s’il existe encore de tels journalistes. Au vu de la lâcheté susdite, l’on peut en douter. La balle est dans leur camp [et elle le restera. Ndlr.].

 

De fait, encore, la décision des responsables du pays à la feuille d’érable montre qu’Israël n’est pas, malgré les efforts de l’administration Obama, totalement isolé sur la scène internationale, et que les inquiétudes légitimes du gouvernement hébreu et de Binyamin Netanyahu concernant le danger constitué par le régime iranien et le terrorisme islamique rencontrent quelques oreilles attentives.
 
John Baird ne parle pas, dans sa décision, de la quête de l’arme nucléaire par les Perses : en mettant l’accent sur le terrorisme, il insiste sur ce qui rend absolument inacceptable l’accession du régime iranien à l’arme nucléaire. Non seulement un Iran nucléaire constituerait un danger pour Israël et une déstabilisation régionale majeure, mais la dictature chiite pourrait, de plus, fournir des matériaux radioactifs à des groupes terroristes, permettant ainsi à ceux-ci de réaliser des attentats avec « bombes sales ».
 
Comme ne cesse de le répéter Jérusalem, l’acquisition par l’Iran de la bombe atomique, et la mise à disposition du nucléaire au service du terrorisme islamique, constituent des menaces majeures et planétaires, que le monde occidental dans son ensemble ne peut pas se permettre de prendre à la légère.

 

Peut-on se contenter de sanctions, même renforcées, face au régime iranien, sans pour autant sous-estimer la menace ? L’Occident peut-il se limiter à mener des négociations, dont il est absolument évident qu’elles ne servent qu’à permettre au régime iranien de gagner du temps ? Les Etats développés peuvent-ils prétendre indéfiniment que la menace pesant sur Israël ne les concerne pas eux aussi, et très directement ? Peuvent-ils faire comme s’ils ne voyaient pas la conjugaison du nucléaire iranien avec le terrorisme islamique ?
 
Là encore, de « vrais » journalistes devraient interroger les dirigeants des pays concernés et ne pas se contenter des réponses qu’ils leur soumettent habituellement.

 

Enfin, s’il est un pays où la décision du Canada de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran pourrait avoir un impact, c’est bien son voisin immédiat. Les Etats-Unis se trouvent au milieu d’une campagne électorale, qui conduira, le 6 novembre prochain, à la réélection ou à la non-réélection de Barack Obama. Le score s’annonce très serré.
 
Israël, je l’ai déjà écrit, représente l’un des enjeux de la campagne, car les positions de Mitt Romney et de son adversaire sur le sujet sont éloignées à l’extrême. Des observateurs, à Washington, soupçonnent même le président-candidat – avec de très bonnes raisons à cela – d’être prêt, après avoir isolé Israël, à sacrifier ce dernier sur l’autel de relations plus apaisées avec un monde musulman basculant, frénétiquement, vers l’islam radical.

 

L’Iran constitue aussi l’un des enjeux de la campagne. Obama peut-il feindre indéfiniment de ne pas discerner tout à la fois le clair et présent danger constitué par l’accession du régime iranien à la bombe nucléaire et par le rôle actif de l’Iran dans le terrorisme planétaire ? Peut-il se contenter des réponses affligeantes de simplisme qu’il apporte actuellement à l’éruption de rage islamique ?
 
Le président des Etats-Unis est le Commander-in-chief (commandant en chef des armées) ; l’une de ses missions essentielles consiste à veiller à la sécurité du pays. Si j’étais Mitt Romney, je mettrais plus nettement encore Obama au pied du mur, concernant Israël comme concernant l’Iran, le nucléaire, le terrorisme, la rage islamique, et je lui demanderais si ce qu’ont décidé les responsables canadiens ne pourrait pas inciter le gouvernement US à adopter une posture plus précise et plus déterminée sur ces points.

 

Barack Obama ne peut plus arguer que l’ensemble du monde occidental tient des positions aussi ambiguës que les siennes aujourd’hui, car l’un de ces pays, qui plus est son allié traditionnel le plus proche et le plus fidèle, est sorti très explicitement de l’ambiguïté.

 

L’AVENIR DE JÉRUSALEM
DANS LA POLITIQUE AMÉRICAINE

Dore Gold
Le Cape de Jérusalem, 19 septembre 2012

 

La modification in extremis du programme  démocrate américain sur la question de Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël soulève des interrogations sur le traitement du sujet au fil des années.
 
Récemment les projecteurs ont été braqués sur la convention du parti démocrate réunie à Charlotte en Caroline du nord. Contrairement aux   trois programmes présidentiels précédents, la question de Jérusalem comme capitale d’Israël a été omise délibérément. Tandis que le sénateur Newyorkais, Charles Schoumer, critiquait cette omission, d’autres responsables du parti déclaraient qu’il s’agissait simplement   »d’une erreur technique »… En fin de compte, la charte démocrate a été rectifiée suite aux consignes du président Barak Obama, critiqué sévèrement et mis sur la sellette par le candidat républicain Mitt Romney.

 

S’agit-il vraiment d’un oubli? D’une erreur technique? Car comment expliquer que la modification a suscité tant de divergences au sein du parti démocrate et pourquoi fallait-il avoir l’approbation de toute l’Assemblée par trois votes consécutifs pour pouvoir obtenir la majorité des deux tiers nécessaires.  Cela s’est passé en direct, et les caméras de télévision ont zoomé sur  l’un des délégués manifestant sa colère et portant une chemise sur laquelle était inscrite une inscription en arabe…
 
Aucun journaliste n’a posé la question fondamentale: pourquoi le parti démocrate a modifié le texte de l’article sur le statut de Jérusalem; Pensaient-ils que la question n’aurait-elle pas d’impact durant la campagne et qu’en fait certains gouvernements israéliens étaient même prêts à diviser la ville dans le cadre d’un règlement définitif.
 
En réalité nous constatons au fil des ans une certaine érosion de la part des Etats Unis concernant leur position sur l’avenir de Jérusalem et cela concerne les deux grands partis. Les vétérans du parti démocrate n’étaient-ils pas conscients de la situation?  Ne savaient-ils pas que la question de Jérusalem avait déjà affecté significativement la campagne électorale de Jimmy Carter alors qu’il briguait un deuxième mandat?  Rappelons les faits: le 1er mars 1980, le Conseil de Sécurité de l’ONU  approuve la résolution 465. Celle-ci condamnait fermement la construction des implantations et avait appelé à les démanteler en se référant bizarrement sur les nouveaux quartiers juifs construits à Jérusalem. Contrairement au traditionnel veto des Etats- Unis,  l’ambassadeur américain à l’ONU, Donald McHenry, avait approuvé cette résolution, ce qui provoqua une tempête politique aux Etats Unis…En dépit des explications « techniques » de l’administration américaine sur les différents projets de proposition avant le vote, la communauté juive n’a pu oublier ce revers concernant la question de Jérusalem au Conseil de sécurité, et ainsi lors des élections présidentielles c’est bien le candidat du parti républicain, Ronald Reagan, qui remporta la victoire. Jimmy Carter avait obtenu le taux le plus bas des voix juives en comparaison aux autres candidats démocrates. Le message de la communauté  juive sur l’importance de Jérusalem fut sans équivoque et bien clair.
 
Certes, la campagne présidentielle actuelle n’est pas celle de 1980, et pourtant selon des sondages dirigés par Marvin Warbitt pour le compte du Comité juif américain –(AIC) à la question sempiternelle:
 
« Dans le cadre d’un règlement permanent avec les Palestiniens, pensez-vous qu’Israël  se contenterait de Jérusalem ville unifiée sous souveraineté israélienne? » En 2001, 44% avaient répondu favorablement pour un nouveau partage de Jérusalem contre 50% qui se sont opposés. En 2010, seulement 35% ont répondu favorablement à la question du partage de Jérusalem tandis que  60% se sont opposés farouchement à tout compromis. Ces résultats révèlent que Jérusalem unifiée demeure importante dans les esprits des Juifs américains et que « Jérusalem unifiée » a toujours obtenu le soutien traditionnel des  démocrates comme des républicains. La fameuse loi exigeant que l’ambassade des Etats-Unis soit transférée à Jérusalem reconnaissant  ainsi l’unité de Jérusalem capitale de l’Etat juif sous souveraineté israélienne  a été présentée en 1990 au Congrès conjointement par les chefs des deux grands Partis, démocrate et républicain.
 
Dans ce contexte, Il est fort important que l’administration actuelle et le parti démocrate se souviennent du passé et du soutien inconditionnel des deux partis sur l’avenir du statut de Jérusalem. Dans l’espoir que les « erreurs » commises lors de la dernière convention démocrate ne se répèteront plus jamais.

 

UNE AUTRE AGRESSION ISLAMISTE,

UN AUTRE RECUL HUMILIANT OCCIDENTAL
Daniel Pipes
The Boston Herald, 13 septembre 2012
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

Les attaques de mardi contre les missions américaines au Caire et à Benghazi s'inscrivent dans un schéma familier d'intimidations islamistes et d'apaisement de l'Occident qui remontent à l'affaire Salman Rushdie en 1989. La réponse veule [* littéralement "supine" qui vient du latin supinus, couché sur le dos (NDLT)] de l'administration Obama à l'assassinat des diplomates américains augmente la probabilité d'autres agressions de ce genre.

 

La crise Rushdie a éclaté soudainement quand le chef de l'Iran, l'ayatollah Khomeiny, a émis une condamnation à mort d'un romancier pour avoir écrit un roman réaliste magique, Les Versets sataniques, déclarant que le livre était "contre l'Islam, le Prophète et le Coran." Cet incident a été suivi par une longue liste d'agressions similaires – concernant une frise sculptée du prophète Mahomet , la frise de la cour suprême des USA en 1997, un dirigeant évangélique américain Jerry Falwell en 2002, Newsweek en 2005, les caricatures danoises en 2006, le pape Benoît XVI également en 2006, le prédicateur de Floride Terry Jones en 2010, et les soldats américains en Afghanistan au début de 2012. Dans chacun de ces cas, ce qui est perçu comme insulte à l'islam conduit à des actes de violence, parfois contre les Occidentaux mais le plus souvent parmi les musulmans eux-mêmes.
 
En effet, l'incident de 2010 a causé quelque 19 morts en Afghanistan, ce qui incite David Goldman, alors au magazine First Things, à observer qu' «un fou ayant une allumette et une copie du Coran peut faire plus de dégâts dans le monde musulman qu'un bus rempli de kamikazes pour des attentats-suicide….». Quelle est la valeur monétaire des dégâts causés par une édition de poche usagée du Coran? " Goldman a spéculé sur la façon dont les services de renseignement pourraient s'inspirer de Jones et, pour quelques dollars, semer l'anarchie généralisée.
 
Jusqu'à présent, le spasme de violence de 2012 a donné lieu à quatre morts américains, avec plus peut-être qui vont suivre. Jones (avec sa "journée internationale du jugement de Mahomet" ) et Sam Bacile (qui peut-être n'existe pas, mais est accusé d'avoir créé la vidéo anti-islamique qui a principalement inspiré cette violence de ce 11 septembre 2012) peuvent non seulement causer des décès à volonté, mais ils peuvent aussi mettre des bâtons dans les roues des relations américano-égyptiennes et même devenir un critère déterminant dans une élection présidentielle américaine.

 

Quant au gouvernement Obama: en agissant avec son [désir d']apaisement et son mode apologétique habituels, il a fait retomber la faute sur les critiques envers l'islam. "L'ambassade des Etats-Unis au Caire condamne les efforts continus déployés par des individus malavisés pour heurter les convictions religieuses des musulmans …. Nous rejetons fermement les actions commises par ceux qui abusent du droit universel à la liberté d'expression pour blesser les convictions religieuses d'autrui." La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ("Les Etats-Unis déplorent tout effort en vue de dénigrer les croyances religieuses d'autrui») et Barack Obama («les États-Unis rejettent les efforts visant à dénigrer les croyances religieuses d'autrui») ont confirmé le mouvement de [lâche] recul initial.
 
Le candidat présidentiel républicain Mitt Romney à juste titre a rétorqué que «C'est scandaleux que la première réponse de l'administration Obama ne fut pas de condamner les attaques effectuées contre nos missions diplomatiques, mais de sympathiser avec ceux qui ont mené les attaques." Cet argument a des implications très importantes, non pas tant pour les élections (l'Iran est la question clé de politique étrangère là) mais parce qu'une telle faiblesse incite les islamistes à attaquer à nouveau, à la fois pour faire cesser définitivement la critique de l'islam et imposer un aspect de la charia, ou loi islamique, à l'occident.
 
Terry Jones, Sam Bacile et leurs imitateurs futurs savent comment aiguillonner les musulmans pour les pousser à la violence, embarrasser les gouvernements occidentaux, et faire bouger l'histoire. En réponse, les islamistes savent exploiter Jones, et les autres. Le seul moyen d'arrêter ce cycle est pour les gouvernements de se tenir fermement à ce principe: «Les citoyens ont la liberté d'expression, ce qui implique notamment le droit d'insulter et de gêner. Les autorités protègeront ce droit. Les musulmans ne jouissent pas de privilèges spéciaux, mais sont soumis aux mêmes règles de liberté de parole que tout le monde. Laissez-nous tranquilles. "