Tag: Rachid Ghannouchi

VOUS AVEZ DIT EXTRÊMISTES?

 

 

VIOLENCES DE BEIT SHEMESH:
QUI SONT CES ULTRA-ORTHODOXES?

Julien Bahloul

Guysen.com, 28 décembre 2011

Qui sont les ces ultra-orthodoxes responsables des violences de ces derniers jours? Les orthodoxes israéliens refusent d’être tous mis dans le même sac. Et pour cause. Le groupe à l’origine des récents évènements est affilié à la petite secte religieuse des Toldot Aharon.

 

Cette dernière est essentiellement basée à Londres, à New York, dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem et à Beit Shemesh, où se sont concentrés les récents évènements. Ils seraient une cinquantaine de familles dans cette ville.

 

Dirigée par le rabbin David Kohn, elle est née d’une scission avec le mouvement orthodoxe Shomer Emunim. Les deux groupes ont en commun un mode de vie très rigide (la mouvance Shomer Emunim proscrit par exemple le port de vêtements en laine) et la haine du sionisme. Ils estiment que l’État d’Israël dans sa forme actuelle est une aberration et une insulte à la promesse messianique d’un retour des Juifs en terre promise lorsque le Temple de Jérusalem sera rebâti.

 

A Jérusalem, les hommes mariés et non mariés revêtent la veste blanche et grise «Zebra» durant la semaine et la veste or bekishes durant le shabbat. Les membres du Toldot Aharon sont les seuls Juifs orthodoxes à avoir le même code vestimentaire pour les hommes mariés ou non mariés âgés de plus de 13 ans. La distinction entre un homme marié et un homme célibataire se fait sur la base des chaussures. Le premier revêt des souliers blancs tandis que le second en revêt des noires.

 

Les femmes mariées cachent leurs cheveux sous une perruque. La pudeur exigée est la plus sévère de tous les groupes orthodoxes juifs. Certaines femmes, pas toutes, vont jusqu’à se raser le crane. Cette tradition se retrouve essentiellement dans la communauté de Jérusalem. Par ailleurs, au sein de la capitale israélienne, les jeunes filles pas encore mariées séparent leurs cheveux en deux tresses alors que, la plupart du temps, les filles orthodoxes n’en ont qu’une en forme de queue de cheval.

 

Mais ce qui distingue surtout ces ultra-orthodoxes des orthodoxes «classiques» est leur rapport à l’État d’Israël. La majorité des orthodoxes israéliens ne sert pas dans l’armée car elle estime qu’être soldats l’empêcherait de consacrer tout son temps à Dieu et à l’étude de la Thora. En revanche, elle est respectueuse des lois de l’État d’Israël, participe à la vie politique du pays en étant représentée par divers partis. A la naissance de l’État, les dirigeants orthodoxes avaient assuré David Ben Gourion de leur soutien à son gouvernement et à la fondation du pays, en échange de la garantie qu’Israël respecterait un certain nombre de règles: pas de services publics durant le shabbat, nourriture casher dans les cantines du service public, monopole sur les questions familiales (naissance, mariage, divorce, décès) accordés aux tribunaux rabbiniques etc. Cet accord est connu sous le nom du «statu quo» entre religieux et laïcs qui permet à l’État d’exister et aux deux populations de coexister.

 

A l’inverse, les ultras ont toujours refusé la moindre entente avec les gouvernements israéliens dont ils ne reconnaissent ni la légitimité, ni l’autorité. Présents en terre d’Israël depuis des siècles, ils n’ont jamais accepté que les «sionistes» puissent leur donner des ordres. La moindre intervention policière dans l’un de leurs quartiers vire souvent à la violence. Le cas d’une décision de justice, il y à quelques années, de retirer la garde d’un enfant à une femme soupçonnée de maltraitance sur ce dernier avait provoqué des émeutes. Les ultras avaient même accusé l’hôpital d’avoir volontairement aggravé l’état de santé de l’enfant et les «sionistes» d’avoir créé un complot de toute pièce.

 

Ces ultra-orthodoxes ont une capacité à faire du bruit qui parait parfois impressionnante. Ils n’hésitent pas à croiser le fer avec la police ou avec l’armée.Ils représentent aujourd’hui un défi de crédibilité pour le gouvernement israélien qui devra assoir son autorité et rétablir le calme. Un défi d’autant plus grand que cette secte religieuse n’est qu’un groupuscule extrémiste et que les Israéliens ne comprennent pas qu’un nombre aussi peu élevé de personnes parvienne à faire autant de bruit.

PLUSIEURS MILLIERS DE PERSONNES RÉUNIES
POUR DIRE NON À L'INTÉGRISME RELIGIEUX

Mathias Ryan

Guysen.com, 28 décembre 2011

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi 27 décembre à Beit Shemesh pour dénoncer les juifs ultra-orthodoxes qui cherchent à imposer leurs codes religieux dans cette ville située à une trentaine de kilomètres de Jérusalem.

 

Des échauffourées ont éclaté lundi à Beit Shemesh, après le tollé provoqué par des images de télévision montrant une fillette de huit ans se plaignant d'avoir été insultée sur le chemin de l'école par des juifs ultra-orthodoxes.

 

Ces derniers, qui lui reprochaient une tenue «indécente», lui ont craché dessus, a-t-elle déclaré. Ces images ont alimenté la crainte d'une poussée de l'extrémisme religieux dans le pays. (…)

 

La dirigeante de l'opposition parlementaire, Tzipi Livni, qui voit dans ces évènement l'occasion de faire remonter sa côte de popularité, a participé mardi au rassemblement de Beit Shemesh et a dénoncé «les extrémistes qui veulent imposer leurs vues à tous». Des manifestants brandissaient des pancartes où on pouvait lire: «nous ne deviendrons pas un autre Téhéran», allusion aux règles strictes imposées aux Iraniens par les dirigeants de la République islamique.

 

Auparavant, le président israélien Shimon Peres avait appelé la population à se rassembler pour protester contre les pressions des juifs ultra-traditionalistes. «Nous combattons pour préserver l'âme de la nation et la nature de l'État», a-t-il déclaré dans une allocution retransmise à la télévision. «C'est une journée test. Toute la nation devra se mobiliser pour sauver la majorité des griffes d'une petite minorité, qui met à mal nos valeurs les plus sacrées», a dit Shimon Peres. «Personne n'a le droit de menacer une petite fille, une femme ou qui que ce soit, en aucune manière», a t-il ajouté. «Ils ne sont pas les seigneurs de cette terre.» (…)

 

Les autorités ont alimenté la colère des fondamentalistes hostiles à la mixité en enlevant une pancarte qui appelait les femmes à éviter certaines rues où résident les ultra-orthodoxes. Hommes et femmes sont d'ores et déjà séparés sur certaines lignes de bus de quartiers ultra-orthodoxes de Jérusalem.

LES OBSERVATIONS D’UN CANADIEN
SUR LES ISLAMISTES DE TUNISIE

Dépêche

Pointdebasculecanada.ca, 29 décembre 2011

Lors de la récente campagne électorale tunisienne, Rafaël Primeau-Ferraro a pris l’initiative d’aller en Tunisie pour alimenter un blogue qui rendait compte des activités ayant entouré l'élection de l'Assemblée Constituante qui a eu lieu le 23 octobre 2011.  Primeau-Ferraro mit fin à son blogue à la mi-novembre, deux semaines après la tenue des élections. Il consacra une partie de son dernier article à expliquer ce qui l’amena à changer d’opinion face au parti Ennahda durant les six semaines qu’il passa en Tunisie. Nous reproduisons cette portion de l’article intitulée Les islamistes.

 

En ce qui a trait aux islamistes, mon opinion a changé récemment. En débutant ce blogue, je tenais à rester objectif. C’est pourquoi j’ai pris la décision de mettre de côté les préjugés dont ils font l’objet et j’ai préféré, comme il sied en démocratie, leur donner le bénéfice du doute. Il m’apparaissait logique de laisser la chance au coureur. Après tout, le programme d’Ennahda semblait reposer sur une vision moderne et ouverte de l’Islam et leurs idées ne semblaient pas non plus restreindre les droits de quiconque.

 

À tout évènement, le parti islamiste était alors accusé – surtout par les médias français – de tenir un double discours. D’autres les ont carrément traité d’extrémistes et parfois même de criminels avec preuves à l’appui. C’est le cas de la Section du statut du Canada, tel que le révèle un jugement de la Cour d’appel fédérale canadienne en 2003, Zrig c. Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.

 

On y relève notamment que la Section du statut canadien a qualifié Ennahda de «branche armée qui utilise des méthodes terroristes» et qui aurait été impliqué dans «des assassinats et des attentats à la bombe».

 

À propos du chef Rached Ghannouchi, on y affirme qu’il «est considéré par certaines sources comme étant l'un des maîtres à penser du terrorisme» et également qu’il «a fait un appel à la violence contre les États-Unis et a menacé de détruire leurs intérêts dans le monde arabe. En outre, il a demandé la destruction de l'État d'Israël.» (…)

 

Faisant fi de tous ces éléments, je me suis concentré uniquement sur les actions et les paroles du parti islamiste, le qualifiant même de «modéré» dans certains de mes articles. Les gens d’Ennahda ont demandé fréquemment à leurs détracteurs «d’attendre de voir comment ils agiront avant de les critiquer».

 

C’est ce que j’ai fait et j’ai l’impression aujourd’hui d’avoir été roulé dans la farine. J’en suis malheureusement venu à la conclusion que le parti tient effectivement un double discours et que ses dirigeants cachent à la population plusieurs des idées auxquelles ils adhèrent.

 

Les récentes déclarations de Souad Abderrahim, la députée la plus en vue d’Ennahda dont on vante le «modernisme», jumelé au silence complice des dirigeants du parti m’ont laissé vraiment perplexe. Affirmer entre autres «que les mères célibataires n’ont pas le droit d’exister» et qu’il n’y a pas de place «pour une liberté totale et intégrale en Tunisie» ne correspond pas tout à fait, à mon avis, à une vision modérée. De plus, elle avait également déclaré quelques jours auparavant qu’Ennahda «ne compte pas fermer les boîtes de nuit, mais par contre ancrera les bonnes mœurs.»

 

Ce qui m’a le plus étonné n’est pas nécessairement les déclarations de Mme Abderrahim, mais plutôt l’absence d’indignation d’une grande partie de la population. À preuve, plusieurs journaux n’ont pas jugé la nouvelle suffisamment intéressante pour la publier et mis à part la réaction outrée des jeunes sur les réseaux sociaux, on ne sentait pas vraiment l’acrimonie que ces propos auraient normalement dû soulever.

 

Peut-être est-ce le signe que de nombreux Tunisiens partagent au fond d’eux-mêmes l’opinion de la députée? C’est ce que croit Lofti Achour, producteur de cinéma connu, dans un texte…fascinant qui vaut vraiment la peine d’être lu.

 

La théorie de ce dernier, à l’effet que plusieurs personnes appuient secrètement Ennahda mais n’oseraient pas l’avouer publiquement, pourraient fort bien expliquer les résultats du parti islamique aux dernières élections. (…)

LE RÉSEAU PRO-CHARIA DE
L’IMAM FOUDIL SELMOUNE DE BROSSARD

Dépêche

Pointdebasculecanada.ca, 28 décembre 2011

Le 22 novembre 2011, l’imam Foudil Selmoune expliquait à Radio-Canada que les lois de Dieu ordonnent l’amputation et la lapidation et qu’«on peut pas les changer». Face aux réactions négatives dans Le Devoir (5 décembre) et à l’Assemblée nationale du Québec (8 décembre), plusieurs leaders des Frères Musulmans ont joué les victimes. Ils se sont plaints que les propos de l’imam auraient été «manipulés» pour «cibler la communauté musulmane». Ils prétendent que Selmoune voulait simplement «définir» la charia sans la «préconiser». Des larmes de crocodiles.

 

Apparemment, les «lois de Dieu» que Selmoune a décrites comme immuables le 22 novembre seraient devenues modifiables et optionnelles en l’espace de quelques jours. Dans ce qui suit, Point de Bascule démontre la mauvaise foi des islamistes en rappelant l’association du Centre islamique de Brossard avec plusieurs organisations qui ne se limitent pas à «définir» la charia mais qui la «préconisent» bel et bien, ici et maintenant:

 

1. Conseil musulman de Montréal (Montreal Muslim Council): Son leader, Salam Elmenyawi, fut l’instigateur d’un projet de conseil de la charia au Québec en 2004;

 

2. IRFAN-Canada: L’organisation était un collecteur de fonds du Hamas au Canada au moins jusqu’à la révocation récente de son statut d’organisme de bienfaisance. De l’aveu des dirigeants du Hamas, l’organisation vise non seulement l’élimination d’Israël mais également l’islamisation (charia-isation) des sociétés occidentales;

 

3. Islamic Online University (IOU): Le Centre de Brossard prête ses locaux à cette organisation qui dispense des cours de charia via internet pour que les étudiants y passent leurs examens. Le fondateur d’IOU, Bilal Philips, s’est déclaré favorable à l’exécution des homosexuels, à la lapidation et aux autres peines barbares commandées par la charia;

 

4. Forum musulman canadien: Dans le passé, le FMC a représenté différentes organisations des Frères Musulmans, dont la Muslim Association of Canada (MAC). La MAC déclare appliquer l'islam tel qu'il a été compris par le fondateur des Frères Musulmans, Hassan al-Banna. De son propre aveu, al-Banna promouvait la modification des lois pour les rendre conformes à la charia.

 

Les différentes appellations du Centre islamique de Brossard

 

Le Centre islamique administré par l’imam Foudil Selmoune est identifié sous diverses appellations dans les médias et les documents officiels:

 

  • Islamic Community Centre(ICC);
  • Centre communautaire islamique de la Rive-Sud;
  • Centre L'Markaz-e-Islam de la rive sud / Markaz-e-Islam Center of the south shore; C’est l’appellation utilisée dans les documents de l’Agence de revenu du Canada (ARC). Le mot markaz signifie centre en arabe. Le centre islamique de Brossard bénéficie du statut d’organisme de bienfaisance auprès des autorités canadiennes;
  • Centre culturel musulman de Brossard(CCMB): cf. Le Courrier du Sud (24 septembre 2010). (…)

 

Conseil musulman de Montréal (CMM)

 

À son habitude, Salam Elmenyawi du CMM a joué la carte de la victime. Dans son communiqué du 19 décembre, il a déclaré que le reportage de Radio-Canada venait «cibler la communauté musulmane», qu’il constituait un «profilage» (?) anti-musulman, etc. Elmenyawi n’a évidemment aucune crédibilité pour nous rassurer sur l’absence d’intention des islamistes d’instaurer la charia au Canada puisqu’il fut lui-même, en 2004, l’instigateur d’un projet de tribunal islamique au Québec.

 

À l’époque, Elmenyawi avait indiqué au Devoir (11 décembre 2004) que le tribunal islamique qu’il cherchait à implanter porterait le nom de «Conseil de la charia». Toujours selon Le Devoir, une quarantaine de mosquées et d'organisations musulmanes appuyaient le projet. L’article identifia le cheik Abderrahman Ibrahim, un gradué de l’Université de Médine (Arabie saoudite), comme un autre des responsables du projet d’implantation de la charia au Québec.

 

Avant le vote unanime de l’Assemblée nationale du Québec contre l’introduction des tribunaux islamiques au Canada (26 mars 2005), la députée Fatima Houda-Pepin avait rappelé que la Ligue islamique mondiale d’Arabie saoudite (LIM – Muslim World League) était derrière le projet d’introduction de la charia en Amérique du Nord. Dès 1991, la LIM finança une rencontre d’imams des États-Unis et du Canada à Washington sous le thème Élaborer des stratégies pour introduire la charia au Canada et aux États-Unis. (cf. Journal des débats de l’Assemblée nationale)

 

Elmenyawi mentionna également au Devoir que Youssef Qaradawi (Al Kardaoui) faisait partie des experts de l’islam que son Conseil de la charia envisageait consulter dans le futur.

 

À titre indicatif, voici des avis récents rendus par Youssef Qaradawi sur des sujets divers:

 

  • Il endosse le meurtre des musulmans qui quittent l'islam (cf. Archives PdeB);
  • Il justifie les mutilations génitales féminines (cf. Archives PdeB);
  • Il justifie le meurtre des homosexuels (cf. Archives PdeB);
  • Il soutient que Hitler avait été envoyé par Allah pour punir les juifs (cf. Archives PdeB);
  • Il déclare légitime de recourir à la force «à toutes les fois que c'est possible» pour faire appliquer les principes de l'islam (cf. «changing wrong by force whenever possible» – Priorities of the Islamic Movement, chapitre 4);
  • Il encourage la formation de «ghettos musulmans» aux États-Unis, au Canada, en Australie et ailleurs en Occident (Priorities of the Islamic Movement, chapitre 4);
  • Il promeut la conquête de l’Occident par les musulmans (cf. MEMRI).

 

IRFAN-Canada, le collecteur de fonds du Hamas

 

IRFAN-Canadaavait le statut d’organisme de bienfaisance jusqu’à ce que l’Agence de revenu du Canada (ARC) ne le lui retire en 2011. L’ARC justifia sa décision en faisant valoir qu’IRFAN servait de collecteur de fonds du Hamas au Canada. Le Hamas est inscrit sur le registre des entités terroristes maintenu par le gouvernement canadien depuis 2002. Seulement pour la période allant de 2005 à la fin de 2009, IRFAN a transféré 14,6 millions $ au Hamas. (…)

 

Forum musulman canadien

 

Le Forum musulman canadien (FMC), qui signa la lettre de protestation en faveur de l’imam Selmoune de Brossard, agit comme un regroupement d’organisations associées aux Frères Musulmans au Canada. Dans un message de félicitation adressé à Gilles Duceppe en 2010, le FMC se présentait comme le porte-parole de neuf organisations, dont l’ICC (Brossard) et la Muslim Association of Canada (MAC). (…)

 

Un des membres actuels du conseil de direction du Forum musulman canadien se dénomme Bilal Hamideh. Il a été président de la Muslim Students’ Association (MSA) à l’Université Concordia de 2000 à 2005. La MSA fut l’une des toutes premières organisations mises sur pied par les Frères Musulmans en Amérique du Nord. (cf. Discover The Networks)

 

La MSA a été décrite dans un rapport de la police de New York de 2007 (cf. p. 68 – Archives PdeB) comme un «incubateur» de radicalisme. (…)

 

En dépit de l’appui qu’il accorde à Youssef Qaradawi, Salam Elmenyawi est accrédité par l’Université Concordia comme l’aumônier des étudiants musulmans. La MSA de Concordia l’invite fréquemment à présenter des conférences. Dans une invitation à venir écouter Elmenyawi en avril 2010, la MSA de Concordia le présenta comme un sheikh et non simplement comme un brother (frère), ce qui témoigne du prestige dont il jouit chez les Frères Musulmans.

 

Islamic Online University

 

Bilal Philips est né en Jamaïque et a grandi au Canada avant de se convertir à l’islam en 1972. Après avoir enseigné la charia au Moyen-Orient, il a mis sur pied un programme d’études islamiques via internet.

 

Au Canada, plusieurs centres dirigés par les Frères Musulmans facilitent la propagation des idées de Philips en accueillant ses étudiants au moment où ils doivent passer leurs examens. Le Centre de Foudil Selmoune à Brossard est l’un de ceux-là.

 

Le 3 juillet 2011, le Globe & Mail (archivé sur JihadWatch) rapporta que Bilal Philips avait été expulsé d’Allemagne après avoir ouvertement justifié le meurtre des homosexuels.

 

En 2007 le site australien 9News (archivé sur JihadWatch) rapporta que, selon le site personnel de Philips, les amputations des mains, les décapitations, les lapidations et les séances publiques de flagellation prévues par la charia devaient se dérouler exclusivement les vendredis. Philips encourage également le mariage des fillettes pré-pubères.

 

Le 15 février 2011, le National Post (archivé sur JihadWatch) rapporta que Philips, lui-même un ancien musicien, plaidait pour l’interdiction des instruments de musique à vent et à cordes. Selon lui, c’est parce que leur musique peut apporter un réconfort aux hommes et les éloigner d’Allah qu’ils doivent être interdits. Selon les principes de charia défendus par Philips, seul le tambour est permis dans certaines circonstances.

LA VICTOIRE DU DROIT À L’OBSCURANTISME
Jean-François Lisée

Lactualite.com, 21 décembre 2011

Parlons sérieusement. Lorsqu’un parent musulman demande à une maternelle le droit d’imposer à sa fillette un «écouteur anti-bruit» pour la protéger contre… la musique, il fait preuve d’obscurantisme. Mais lorsque la maternelle accepte, elle fait beaucoup plus. Elle reconnaît au parent le droit à l’obscurantisme et le droit de l’imposer à son enfant, dans une institution publique!

 

Comme ce sont les éducateurs de maternelle qui mettent et enlèvent l’écouteur à la fillette pendant les moments, nombreux, où la satanée musique est entendue, le service public devient, non seulement le spectateur inactif, non seulement le complice conscient, mais le servile exécutant de l’obscurantisme.

 

Le cas, certes, est exceptionnel. C’est la réponse de la société québécoise qui fait problème. Jusqu’à la ministre Line Beauchamp qui affirme que ce n’est «pas un compromis au programme québécois des études». Elle a raison. Ce n’est pas un compromis. C’est une reddition.

 

On nous explique que cet «accommodement» n’est appliqué que pour un an. Qu’il vise l’intégration de l’enfant. C’est faux. L’accommodement vise strictement à se plier aux volontés obscurantistes du parent. Et maintenant qu’il a eu gain de cause, et maintenant que même la ministre trouve cela acceptable, pourquoi ne pourra-t-il pas, demain, réclamer l’écouteur anti-bruit en première année, et en deuxième, et en troisième?

L’État québécois, du haut en bas, n’a établi autour de ce cas ahurissant aucun principe qui puisse indiquer aux obscurantistes que leurs demandes sont irrecevables.

 

Savoir où tracer la ligne

 

L’argument invoqué est toujours le même: notre objectif est le bien de la fillette. Puisque la maternelle cinq ans n’est pas obligatoire, le refus de l’accommodement pourrait conduire le parent à soustraire sa fille à l’école publique. Elle serait donc dans l’obscurantisme à temps plein. Ma réponse à moi est autre: presque 100% des enfants vont désormais à la maternelle cinq ans. Cette année de préparation fait désormais partie d’introduction aux savoirs de base. Il est temps de rendre cette année obligatoire.

 

Bien. Mais alors, nous dit-on, les obscurantistes enverront leurs enfants dans les écoles religieuses dont plusieurs, au Québec, sont subventionnées. Ma réponse à moi: programmer l’élimination graduelle des subventions publiques aux écoles religieuses. Pour les écoles religieuses non-subventionnées, n’accréditer que celles qui appliquent le programme d’études général, incluant évidemment sport et musique.

 

Le but de la société québécoise n’est pas d’aménager des lieux où les obscurantistes pourront à loisir endoctriner leurs enfants. Le but de la société québécoise doit être de permettre à chacun des enfants québécois de s’épanouir pleinement, au contact de la connaissance, de la science et de la culture. Si, devenus adultes consentants, ils souhaitent choisir l’obscurantisme, ce sera leur droit.

 

Société et obscurantisme

 

Je me répète mais j’estime que tous le débat récent sur l’intégration et les accommodements évacue une question essentielle: le fait qu’il est légitime, pour une société, d’indiquer son refus des comportements obscurantistes, du moins dans l’espace public.

 

Chacun a des droits, bien évidemment, y compris la liberté de conscience, même lorsque cette liberté signifie l’adhésion à une variante de la foi qu’on peut qualifier d’orthodoxe. Dans ces cas, il s’agit en quelque sorte du droit de vivre en marge des valeurs plus généralement acceptées – notamment l’égalité des sexes et la volonté de vivre ensemble.

 

La société doit, c’est certain, admettre et protéger ces choix religieux orthodoxes. Elle n’est cependant pas tenue de s’y montrer favorable ou d’agir pour qu’un mode de vie marginal puisse se déployer dans l’espace public sans entraîner nombre d’inconvénients à ses adhérents. C’est ma conviction que, règle générale, il appartient aux citoyens québécois qui choisissent des croyances ou un comportement marginal de s’accommoder des pratiques communes, plutôt que l’inverse.

 

J’estime de plus qu’il est tout à fait légitime que la société québécoise prenne consciemment la décision d’envoyer le signal que ces choix de vie ne sont pas ceux qu’elle valorise, notamment lorsqu’ils impliquent une vision inégale des sexes ou le refus de l’interaction avec les autres membres de la société, comme dans le cas de la fillette privée de musique.

 

Voilà ce à quoi servirait une Charte de la laïcité: à ce que la société québécoise dise clairement et lisiblement, à elle-même d’abord et à tous ceux qui veulent se joindre à elle ensuite, les principes qu’elle compte appliquer….

 

Charest: une responsabilité écrasante

 

Dans cette affaire, comme dans celle de la décision de fournir des hijabs aux musulmanes gardiennes de prison, la responsabilité du gouvernement Charest est écrasante. Le Rapport Bouchard-Taylor, à mon avis très décevant, proposait au moins d’interdire aux juges, policiers et gardiens de prison de porter des signes religieux ostentatoires. Le gouvernement n’a même pas légiféré sur ce point, consensuel entre tous, ce qui mène au précédent maintenant créé pour les geôlières. Pourquoi pas, demain, les policières ?

 

Sur ce point, comme sur la langue en général, Jean Charest aura fait perdre au moins huit ans au Québec. Espérons que cette question sera aussi posée, le jour où, enfin, l’électorat lui donnera son dernier bulletin de notes.

Que préférez-vous? «METTRE LES PIEDS DANS LE PLAT!» OU «FAIRE L’ÉLOGE D’UN EXÉGÈTE QUI SOUTIENT QUE LA TERRE EST PLATE»

   

 

INQUIÉTUDE FACE AU FLOU ET À L’AGITATION
QUI RÈGNENT EN IRAN

Naama Rehoboam
Guysen.com, 1 décembre 2011

Entre l’attaque de l’ambassade de Grande-Bretagne, les sanctions internationales et les mystérieuses explosions: le monde semble avoir pris la mesure du danger d’un Iran nucléaire.

 

Les choses semblent se compliquer pour l’Iran. Après l’attaque ce mardi 29 novembre de l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran, Londres a fait évacuer son personnel diplomatique d’Iran. Tout en fermant l’ambassade iranienne, à Londres. Mercredi 30 novembre, la France a décidé de «rappeler en consultation» son ambassadeur à Téhéran. L’Allemagne lui a emboîté le pas.

 

«Les attaques contre toute représentation diplomatique ne sont pas acceptables. Et il est du devoir d'un pays d’assurer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques», a déclaré Guido Westerwele, le ministre allemand des Affaires étrangères. Ces tourments diplomatiques se conjuguent avec la nouvelle vague de sanctions décidées contre le régime des mollahs.

 

Même si Téhéran menace de faire de son pétrole une arme politique et de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel une grande partie du pétrole mondial transite, cette fois les conséquences pourraient être sans précédent. Tandis que les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, ciblent les secteurs énergétique, pétrochimique et financier iraniens, Paris propose, ni plus ni moins, d’interrompre les achats de brut iranien. Il y a là de quoi porter un coup dur à l’économie de la république islamique.

 

Autre inquiétude pour l’Iran: les mystérieux événements du mois dernier, toujours non élucidés. Samedi 12 novembre, l'ouest de Téhéran, est secoué par l'explosion d'un dépôt de munitions des «Pasdaran», les Gardiens de la révolution. Parmi les 17 victimes officielles, figurait un poids lourd du régime: le général Mokadam, responsable en chef et expert numéro 1 du programme balistique iranien. Pour les autorités, il s’agit d’un accident. Lundi 28 novembre à 14h 40, une autre explosion a ébranlé Ispahan, la 3ème ville du pays. Puis 4 heures plus tard, l’agence de presse Fars, annonce qu’un centre d’enrichissement d’uranium a explosé.

 

Depuis ces annonces retentissantes, on assiste à un cafouillage complet au niveau des sources d’information. Selon l’agence Mehr, rien ne permet d’affirmer que l’explosion s’est produite à proximité du centre nucléaire. A en croire le site internet du journal Farhang e-Ashti, elle a eu lieu près d’une académie militaire. Pour Isna, c’est une station essence, qui a explosé. Contradictoires, les informations transmises par le régime ne présentent aucune garantie de crédibilité. En Israël et en occident, on garde le silence.

 

Au cœur de ces événements, le dossier du nucléaire iranien ne fait en tous cas plus sourire. La communauté internationale semble avoir pris la mesure du danger depuis le récent rapport de l’AIEA.

RIEN NE VA PLUS ENTRE LONDRES ET TÉHÉRAN
Éditorial
laregledujeu.org, 1 décembre 2011

En guise de représailles contre les sanctions qui pèsent actuellement sur le régime iranien (l’Iran étant soupçonné par l’Agence internationale de l’énergie atomique de développer un arsenal nucléaire), des étudiants bassiidjis (une milice islamiste iranienne) s’en sont pris ce mardi 29 novembre à l’ambassade britannique à Téhéran (on fait état de saccages importants, jets de pierres et de cocktails Molotov). Au lendemain de cette attaque, David Cameron a décidé de prendre des mesures drastiques contre le régime iranien. Le 21 novembre dernier, la Grande-Bretagne avait rompu tous les liens dans le secteur financier avec l’Iran. Hier, William Hague, le ministère des affaires étrangères, exigeait la fermeture de la représentation iranienne à Londres et le départ de son personnel dans les 48 heures. A Téhéran, une partie du personnel diplomatique britannique était évacué en cours de journée vers Dubaï, aux Émirats arabes unis.

 

La mise à sac de l’ambassade britannique a bien évidemment choqué la communauté internationale: le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon s’est dit indigné; la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a qualifié cet acte d’affront à toute la communauté internationale; la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse a “condamné fermement l’attaque scandaleuse de l’ambassade de la Grande-Bretagne”. Le ministre des affaires étrangères Alain Juppé s’est quant à lui prononcé pour des “sanctions qui soient vraiment de nature à paralyser le régime: gel des avoirs de la banque centrale (iranienne), embargo sur les exportations d’hydrocarbures”.

 

En Iran, le personnel politique semble divisé, d’une part le ministère des Affaires étrangères exprimant “ses regrets pour le comportement inacceptable d’un petit nombre de manifestants”, d’autre part, l’aile dure du régime justifiant l’action des bassiidjis arguant que “la colère des étudiants” était due “à plusieurs décennies de politique dominatrice de la Grande-Bretagne en Iran”.

 

Nul ne sait jusqu’où cette crise pourrait aller, le Royaume-Uni a néanmoins averti l’Iran que cette affaire aurait des “conséquences graves”.  

TARIQ RAMADAN, LE PROFESSEUR
QUI A FAIT ACHETER SA TITULARISATION

Dépêche

postedeveille.ca, 30 novembre 2011

Dans la New English Review, Hugh Fitzgerald parle des dessous de la nomination de Tariq Ramadan comme titulaire d'une chaire d'études islamiques à Oxford, une tribune à l'apparence prestigieuse qui n'est rien d'autre que de la poudre aux yeux.

 

Sa crédibilité étant proche de zéro en Europe continentale, Tariq est parti à la conquête de l'Amérique du nord. Il participera à une autre méga conférence des Frères musulmans à Toronto à Noël. Heureusement, contrairement aux années passées, la conférence ne s'arrêtera pas à Montréal.

 

J’ai récemment posté un article paru dans le Oxford Student sur Mehdi Hashemi Rafsanjani, l’élève du bourreau [l’ayatollah iranien Rafsanjani, son père], ou tout du moins son fils.

 

Et nous apprenions il y a quelque temps que la London School of Economics avait honoré d’un doctorat (Ph.D) ce grand connaisseur de la condition humaine, Seif al-Islam, le fils du défunt Mouammar Kadhafi, et que la thèse du doctorat en question avait été écrite par d’autres que lui (dans la veine du scandale, dans les universités de tout le monde occidental, de ces riches Arabes, Perses, ou Pakistanais qui font appel à des plumes pour écrire leurs papiers); cela nous porte à croire qu’aucun de ces diplômes ne peut être pris au sérieux, qu’aucun de ces supposés lettrés n’a travaillé par lui-même, et qu’on doit les en soupçonner tant qu’il n’auront pas apporté la preuve du contraire, la preuve qu’ils ont effectivement étudié, et la preuve, dans une moindre mesure, qu’ils ont été effectivement formés à quelque chose.

 

Mais le pire scandale, c’est avant tout la nomination d’un certain propagandiste comme titulaire d'une chaire créée et payée par un sombre roitelet arabe (Ce dandin d’émir du Qatar? Ce si photogénique sultan d’Oman, tout en folklore avec son faucon sur la main? J’ai oublié lequel…), chaire créée dans le but précis de lui offrir le bon ascendant grâce auquel il peut mener sa campagne douceâtre et sinistre de promotion de l’islam dans tout le monde occidental.

 

Cet homme, avec sa titularisation achetée clés en mains, c’est Tariq Ramadan. Il est le petit fils d’Hassan El Banna, le fondateur des Frères Musulmans. Chacune de ses sorties publiques est l’occasion d’une nouvelle démonstration de taqiya et de kitman, d’un empilement de mensonges et de demi-vérités débités à un tel rythme qu’on ne peut les réfuter tous, que ce sera difficile de rétorquer, même pour l’adversaire le mieux préparé. Il a pendant un temps enseigné à Genève. Mais avec la publication du livre de Caroline Fourest («Frère Tariq») et sa mise en pièces lors de deux émissions à fortes audiences (l’une avec un Nicolas Sarközy à son meilleur, l’autre avec Alain Finkielkraut), il a été temps pour Tariq Ramadan de quitter les contrées francophones où bien trop de gens le connaissaient, et de filer vers les territoires anglophones du Dar al-Harb, à savoir l’Angleterre, et au-delà, le jackpot, les États-Unis. Mais tout d’abord, il a tenté sa chance aux Pays Bas. Il a réussi, à force d’argent arabe, à se faire créer une chaire dans une université des Pays Bas. Mais il a vite compris que cela ne marcherait pas, qu’il allait devoir rejoindre l’Angleterre, et donc Oxford ou Cambridge (même si l’Université de Londres, par le SOAS [School of Oriental and African Studies], l’aurait volontiers accueilli).

 

Tariq Ramadan ne s’est jamais résolu à n’être qu’un humble chargé de conférence au St Antony’s College [d’Oxford], où le département du Moyen Orient (contrairement à ceux, légitimes depuis toujours, de l’Europe de l’Est et de la Russie) était tenu d’une main de fer par Albert Hourani, qui en avait fait un moulin à diplômes pour les Arabes (parmi lesquels Rachid Khalidi), et s’y prélassait du haut de ses responsabilités, y dispensant ses faveurs à la façon d’un abbé gras en son monastère. Et donc il s’est fait créer une chaire à Oxford, une chaire instituée pour lui, et après un «recrutement international», une chaire qu’il a investie comme professeur, lui, Tariq Ramadan. Et est-ce que les responsables d’Oxford, ceux des départements d’études arabes, du Moyen-Orient, ou des études islamiques, ceux qui dépendent tant des contributions financières de ces riches arabes qu’ils courtisent sans cesse, ceux-là, est ce qu’ils se sont élevés contre ce titre de professeur acheté rubis sur l’ongle ? Non. Soit ils n’ont rien dit, soit, bien pire, ils sont tombés en pâmoison devant la justesse et la valeur d’une telle nomination. Tout cela donne la nausée.

 

Et pendant un temps, Tariq Ramadan a continué sa campagne, celle où il disait «nous [les musulmans] sommes là» et «nous sommes là pour rester» et «il n’y a rien que vous puissiez y faire», pour mieux montrer ensuite le visage de l’extrême affabilité, jusqu’à ce que des gens comme Ibn Warraq ou Ayaan Hirsi Ali ne le mettent KO à l’occasion d’un débat. Il a bien meilleur jeu à débattre avec ceux, occidentaux, qui tremblent à l’idée de croire ce qu’ils apprennent de l’islam, qui se refusent à le croire vraiment, qui aimeraient tant ne pas y croire, se convaincre qu’il n’y a en fait aucun problème, ou que, s’il y en a un, il pourra être facilement résolu.

 

Mais voilà dix mois que Tariq Ramadan a été exceptionnellement – pour lui – silencieux. Pourquoi? Et bien, qu’a-t-il à dire sur les événements d’Égypte, son pays d’origine? – quand bien même se croit-il fondé à se considérer comme européen, car il se trouve qu’il est certes né et a été élevé en Europe mais comme le fils fanatique d’un père fanatique, qui était lui-même le fils d’un grand père encore plus fanatique. Et bien, qu’a donc à dire Tariq Ramadan sur l’Égypte? Peut-il prendre le parti de cette minuscule opposition laïque et libérale, qui a si peur des Frères Musulmans? Bien sûr que non. Peut-il se faire le porte-voix de la persécution, des attaques meurtrières envers les coptes? Non, il ne le peut pas. Il ne le fera pas. Donc, il fait profil bas pour le moment.

 

Le Oxford Student devrait examiner les sources de financement de Tariq Ramadan, examiner comment il a été nommé titulaire d'une chaire à Oxford, examiner ses soi-disantes «brillantes études». Cela exigerait un travail de journalisme d’investigation de haut niveau. Mais cela en amuserait certainement plus d’un. Cela serait utile à toute la sphère académique de voir exposées au grand jour la pourriture et la corruption dues à cet argent arabe, cet argent qui n’afflue pas seulement pour construire des centres d’études islamiques dans des endroits comme Durham et Exeter, mais aussi pour que seuls y prévalent ceux qui souhaitent défendre la foi de l’islam, et éviter de subir des critiques émanant d’Arabie Saoudite, du Koweït et des Émirats – c'est-à-dire émanant des donateurs qui surveillent minutieusement qui est nommé aux postes clés de ces centres, et qui s’assurent qu’aucune voix indépendante ou critique n’y soit entendue.

 

Oui, il faudrait publier le feuilleton du «Comment Tariq Ramadan a-t-il obtenu sa chaire universitaire?» – à commencer par sa décision de quitter le monde francophone, par son faux départ aux Pays Bas, par son poste de chargé de cours au St. Antony ‘s College, et enfin ce stratagème de lui acheter une chaire, stratagème qui a si bien marché pour lui, et a fait tant de tort à l’image d’Oxford, et au moral des professeurs qui y méritaient leur nomination, et au moral de ceux qui n’ont jamais obtenu de titre de professeur mais étaient parfaitement au courant du scandale sous-jacent à la nomination de Tariq Ramadan.

 

Le scandale de ceux qui ont été admis comme étudiants a été traité comme il se doit (intéressant de noter d’ailleurs cette coutume des musulmans riches et puissants de vouloir étudier, ou faire étudier leurs enfants, autant qu’ils le peuvent dans le monde occidental – et pourtant ils ne se demandent même pas pourquoi les élites musulmanes, dans leurs propres pays riches mais misérables, cherchent tant à mettre leurs enfants dans des écoles chrétiennes ou occidentales, ou à les envoyer dans le monde occidental pour leurs études). Ici le fils Rafsanjani, là le fils Kadhafi, et encore là des dizaines de princes et princesses d’opérette – c’est si facile!

 

Mais le scandale de la nomination de Tariq Ramadan à la tête d'une chaire universitaire est d’une toute autre importance. Et il en va de même pour toutes ces manières qu’ont musulmans et non-musulmans idolâtres de l’islam de s’entraider, de s’embaucher les uns les autres, de se promouvoir les uns les autres, dans tous les départements académiques d’études islamiques ou moyen-orientales au Royaume Uni et dans tout le monde occidental.

 

Cela a été complètement dévoilé – entre autres par Martin Kramer. Mais il ne faut jamais relâcher les efforts en la matière. Pourquoi donc ne pas lancer une série d’articles, dans un grand quotidien de Londres plutôt qu’un journal d’étudiants d’Oxford, sur Tariq Ramadan et sa résistible ascension?

RACHID GHANNOUCHI FAIT L’ÉLOGE D’UN EXÉGÈTE SAOUDIEN
QUI SOUTIENT QUE LA TERRE EST PLATE

Dépêche

pointdebasculecanada.ca, 1 décembre 2011

Selon ce que rapporte le site tunisien BusinessNews.tn.com, Rachid Ghannouchi a récemment écrit un article faisant l’éloge d’Adbulaziz Ibn Baz (Ibn Baaz) (1910-1999), un exégète saoudien qui soutient que la terre est plate. L’article a été publié par le magazine saoudien Koll al Watan le 14 novembre dernier. BusinessNews.tn.com mentionne également d’autres positions défendues par Ibn Baz dans le passé. C’est cette portion de l’article qui est reproduite par Point de Bascule:

 

«On dit qu’en exil, Rached Ghannouchi aurait révisé sa stratégie, mais qu’en est-il réellement? Depuis le retour de son (leader en Tunisie), le mouvement islamiste prétend adhérer aux valeurs des libertés démocratiques et tente de se débarrasser de l’image d’épouvantail «tissée de toutes pièces», par des années d’obscurantisme et de Black-Out médiatique des deux dictatures tunisiennes.»

«Ennahdha change de ton mais peine à convaincre, ne pouvant donner, pour l’instant, aucune garantie sur sa sincérité. Et les prêches politiques de certains de ses dirigeants stigmatisant certains acquis de la Tunisie moderne et n’atténuant, en rien, les suspicions qui pèsent lourdement sur le mouvement.»

«Force est de constater que les dirigeants d’Ennahdha ne cessent de cumuler bourde après bourde et de présenter des discours pour le moins troublants et équivoques. Des dérapages dont nous retiendrons les déclarations qui ont attisé les foules, de Souad Abderrahim, indignée de voir aborder le sujet de la légalisation du statut des mères célibataires. Le discours enflammé de Hamadi Jebali en faveur de l’instauration d’un sixième califat. Les propos de Sadok Chourou, en faveur de la «charia-isation» de la constituante.»

«Ou encore, les dernières déclarations en date de Rached Ghannouchi, dans son article publié dans le magazine saoudien «Koll al Watan», en date du 14 novembre, et dans lequel il glorifie le Cheikh wahhabite «Abdulaziz Ibn Baz», ancien mufti d’Arabie Saoudite, connu pour être un salafiste des plus rétrogrades. Rached Ghannouchi va même jusqu’à déclarer que chaque musulman tunisien « était redevable au Cheikh Abdulaziz Ibn Baz».»

«Rappelons que ce cheikh, pour ceux qui l’ignorent, est un salafiste wahhabite, connu par certains pour sa grande piété, mais par d’autres par des fatwas en faveur de l’interdiction de la photographie, de la proclamation de la «rondeur de la terre» comme acte de mécréance ou encore, attestant qu’aucune personne n’a jusqu’à présent foulé le sol lunaire.»

 

La fatwa d’Ibn Baz sur la terre plate a été citée par le New York Times en 1995 et plus tard par WikiIslam: New York Times (12 février 1995): Muslim Edicts Take on New Force (Les édits musulmans prennent une nouvelle force) et WikiIslam: Le Coran et la Terre plate.

ÉGYPTE: LA VICTOIRE DES FRÈRES MUSULMANS,
LA SURPRISE SALAFISTE

Sarah Benhaïda
Cyberpresse.ca, 1 décembre 2011

 La commission électorale en Égypte publie jeudi les résultats officiels de la première phase des législatives, marquées selon les premières indications par la victoire des Frères musulmans, mais aussi la poussée des fondamentalistes sunnites du parti Al-Nour.

 

Le parti salafiste était jeudi présenté par la presse comme la véritable «surprise» de ce scrutin qui doit doter le pays d'un Parlement chargé notamment de former la commission qui rédigera la future Constitution.

 

 Ces fondamentalistes musulmans faisaient la Une du quotidien indépendant Al-Chourouq qui titrait «Al-Nour, la surprise du moment».

 

 Al-Ahram, journal gouvernemental, affirmait de son côté que «les salafistes créent la surprise en dépassant le parti «Liberté et Justice» des Frères musulmans dans plusieurs circonscriptions».

 

 Les Frères musulmans, qui sont pour la première fois en lice sous l'étiquette d'un parti politique légal, ont déjà revendiqué plus de 40% des voix dans ce scrutin marqué par une mobilisation inédite dans le pays.

 

 Ils sont suivis, selon eux, par le parti salafiste al-Nour et par les libéraux du Bloc égyptien, au coude à coude.

 

 Selon les estimations avancées par la presse, Al-Nour, fondé à Alexandrie après le soulèvement populaire de janvier-février qui a renversé Hosni Moubarak, obtiendrait 20% des voix dans cette première étape de législatives prévues sur quatre mois.

 

 Avant les résultats officiels attendus vendredi, les Frères musulmans ont réclamé que la principale force du Parlement soit chargée de former le prochain gouvernement en Égypte, où l'armée est aux commandes depuis la chute de M. Moubarak. (…)

LES MODÉRÉS FRÈRES MUSULMANS
APPELLENT À LA DESTRUCTION DE
“L’ANTÉCHRIST ET DE SON ARMÉE DE JUIFS”

David Ouellette
davidouellette.wordpress.com, 26 novembre 2011

“La question de Jérusalem demeurera au coeur de l’Oumma (nation islamique) jusqu’à ce que Dieu élimine la puissance raciste d’occupation et que même le dernier de cette Oumma combatte l’Antéchrist et son armée de Juifs”, écrit Abdul Rahman al-Barr, membre du Conseil de direction des Frères musulmans d’Égypte, sur le site web officiel de langue arabe du mouvement islamiste Ikwanonline.com, avant de poursuivre avec une hadith (dire de Mahomet) que l’on retrouve aussi dans la charte génocidaire du Hamas: “Abdullah Ibn Umar a relaté que le messager d’Allah, que la paix soit avec lui, a dit: ‘Vous combattrez les juifs jusqu’à ce que l’un deux se cache derrière un rocher et que le rocher dise: ‘O esclave d’Allah, il y a un Juif derrière moi, tue-le.”.

 

Ne cherchez pas cette sincère profession de foi antijuive sur le site de langue anglaise des Frères, où la confrérie islamiste se présente comme d’authentiques et modérés démocrates pour le bénéfice de journalistes et autres “experts” naïfs.