Tag: ROHANI

AL-QAIDA : MENACE IMMINENTE

 

 

 

 

 

 

Le retour d’al-Qaïda

Dore Gold

Le CAPE de Jérusalem, 20 juillet 2013

 

Celui qui s’est empressé d’enterrer les activités d’al-Qaïda au Moyen-Orient s’est bien trompé. Ses dernières activités spectaculaires en Syrie contre le régime d’Assad et son réveil en Irak risquent plutôt de renforcer les menaces contre Israël. Cette réalité inquiétante devrait nous guider en permanence et sans relâche.

 

Bruce Riedel, ancien chercheur de la CIA au Moyen-Orient, a écrit récemment un important article intitulé « al-Qaïda est de retour ».

 

Aujourd’hui chercheur à l’Institution Brookings, Riedel rejette la position de l’Administration américaine d’avant les élections de 2012 selon laquelle al-Qaïda était « battue en retraite ».

 

Riedel appuie son analyse par la dernière attaque en Irak contre deux prisons de haute sécurité et la fuite dans la nature de plus de 500 membres d’al-Qaïda. Pour défoncer les portes blindées des prisons d’Abou Ghraïb et de Taji, les combattants d’al-Qaïda ont utilisé des mortiers et des kamikazes ont fait exploser 12 voitures piégées devant une armée irakienne en désarroi et impuissante.     

 

L’ancien ambassadeur américain en Irak, James Jeffrey, a commenté cette opération en déclarant au Wall Street Journal : « si al-Qaïda a réussi à pénétrer dans la prison Abou Ghraïb, eh bien, elle sera capable demain de s’introduire également dans la zone verte de Bagdad où est située l’ambassade des Etats-Unis ». L’organisation internationale de police Interpol avait elle aussi mis en garde les Occidentaux contre « la menace substantielle pour la sécurité du monde », et dans son éditorial du 29 juillet dernier, le New York Times affirmait que les récentes attaques avaient prouvé « la force redoutable et grandissante de la nébuleuse islamiste ».

 

En effet, la sécurité intérieure en Irak se détériore de jour en jour. Durant ces dernières semaines, plus de 80 voitures piégées et des attentats suicides ont été dénombrés, et 1 000 Irakiens ont été tués dans le seul mois de mai ; c’est le nombre de victimes le plus élevé depuis cinq ans.

 

Al-Qaïda en Irak était jadis une organisation terroriste puissante mais on avait cru encore au début de cette année qu’elle s’affaiblissait et semblait être en déclin. Rappelons que la filiale irakienne a été créée en 2003, juste après l’invasion américaine. Elle était dirigée par Abou Moussab Al-Zarqaoui, un Jordanien qui avait combattu en Afghanistan et avait été choisi par Oussama Ben Laden pour diriger une filière en Irak. Zarqaoui avait souhaité élargir ses activités au-delà de ce pays, son objectif étant l’émergence d’un seul Etat islamique s’étendant sur tous les pays du Levant. Il fut éliminé en 2006 par les forces américaines qui venaient de renforcer leurs opérations sous le général David Petraeus. Cependant, les Etats-Unis ont retiré toutes leurs troupes et la situation sur le terrain est devenue explosive avec le déclenchement de la révolte syrienne, offrant ainsi une nouvelle opportunité pour al-Qaïda.

 

Selon Bruce Riedel, al-Qaïda a créé une nouvelle filiale du nom de Jabhat al-Nosra Li-Ahl al-Sham (« le Front pour la victoire du peuple de la Syrie ») en recrutant principalement des djihadistes jordaniens et irakiens. Cette nouvelle filiale est rapidement devenue la principale force militaire luttant contre le régime de Bachar al-Assad. Elle est responsable des attentats les plus audacieux au cœur de Damas, notamment de l’explosion de voitures piégées contre le siège des services de renseignement de l’armée de l’air, en mars 2012, et de l’attentat à la bombe en juillet 2012, tuant également l’un des beaux-frères du président Assad.

 

Tandis que l’Occident hésite toujours à fournir des armes aux éléments les plus modérés de l’opposition syrienne, cette filiale syrienne obtient d’al-Qaïda des armes, un financement généreux et des effectifs.

 

Le réveil d’al-Qaïda en Irak stimule également les opérations dans le Maghreb islamique, en Algérie, au Mali et en Libye, sans parler du Pakistan où cette semaine de nombreux talibans dangereux se sont enfuis à la suite d’un assaut contre l’une des prisons du pays.

 

Dans ce contexte, et à la lumière de renseignements “crédibles” sur de nouvelles menaces d’al-Qaïda, il n’est donc pas étonnant que les Etats-Unis aient décidé de fermer leurs missions diplomatiques à travers tout le Moyen Orient.

 

En ce qui nous concerne directement, il est clair que le réveil des organisations djihadistes en Syrie demeure un défi sécuritaire pour Israël. Lors d’un récent exposé au JCPA-CAPE, le général Nitsan Alon avait révélé que le Front al-Nosra avait tenté de s’infiltrer en Jordanie et que le but de Tsahal était d’éviter à tout prix qu’il ne s’infiltre en Cisjordanie. L’idée selon laquelle une branche d’al-Qaïda en Syrie ou en Irak pourrait devenir une menace directe pour Israël n’est pas nouvelle. La menace figure clairement dans un document officiel de ce groupe intitulé « La stratégie de la guerre régionale sur le sol du Levant ». Le document décrit les actions planifiées par le Front al-Nosra et souligne dans le texte que « la Syrie est la clé de tout changement fondamental au Levant, notamment en Palestine occupée ».

 

Israël a sans doute la capacité de relever les défis et de surmonter les menaces mais il devrait se doter de moyens militaires efficaces dans le cadre d’un débat difficile sur le budget national et des exigences territoriales dans tout accord de paix éventuel avec les Palestiniens.

 

En conclusion, le retour d’al-Qaïda dans notre région est un nouveau rappel alarmant que nous devrions prendre sérieusement en considération. 

 

 

Le spectre de la paix

Shmuel Trigano

upjf.org, le 8 août 2013

   

La reprise de négociations entre Israéliens et Palestiniens a un air de déjà-vu qui touche au pathétique. On n’en comprend, en effet, ni la raison ni les chances de succès. Les États-nations arabes sont en pleine décomposition, l’Iran sur le point d’avoir sa bombe nucléaire, Al Kaeda est établie sur le Golan, mais la question palestinienne est le seul souci qui obsède les Occidentaux qui n’en perdent pas une pour réactiver le conflit au nom de la paix. Surtout que l’on se demande ce que Mahmoud Abbas peut concéder : il ne représente que 60% des Palestiniens, et encore, car il est au pouvoir depuis 4 ans sans avoir été réélu, tandis que le Hamas échappe à sa maîtrise et l’emporterait si demain il y avait des élections.

 

Le déjà-vu atteint des sommets quand le « ministre » palestinien des affaires religieuses compare ces négociations au traité de Houdabiya que Mahomet avait trahi dès que le sort des armes lui avait été favorable, exactement comme Arafat l’avait fait au moment d’Oslo. Abbas proclame de son côté au Caire que dans le futur Etat, dont Jérusalem serait la capitale, il n’y aurait plus aucun Juif. Il n’y a que des discours de haine qui émanent des Palestiniens comme l’excellent site Palestinian Media Watch nous le montre de jour en jour.

 

Alors que se trame-t-il au fond ? Bien sûr, la pression américaine et les menaces européennes pourraient expliquer pourquoi Natanyahou va à Canossa. De ce point de vue, en effet, la libération des terroristes est une grave défaite : elle annule les décisions de droit et leur confère le statut de soldats. Surtout, elle entraîne un sentiment d’abandon des citoyens israéliens par rapport à l’Etat.

 

Ayant échoué sur toute la ligne, Obama tente de se donner sa propre cérémonie sur la pelouse de la Maison Blanche (d’où mon titre, emprunté au film de Josyane Balasko…). Il y est d’autant plus aidé qu’une partie du judaïsme américain le soutient. Le fait que le négociateur américain est Martin Indyck est significatif car il fut co-président de Jstreet, dont le « sionisme » n’a d’égal que le postsionisme.

 

Cependant, il y a d’autres possibilités d’explications que je décèle dans le fait que Kerry assigne bizarrement 9 mois de durée à ces négociations. C’est le temps qu’il faut pour que l’Iran ait la bombe. De deux choses, l’une. Ou bien il s’agit d’une diversion israélo-américaine pour préparer une attaque sur l’Iran. Ou bien il s’agit de bloquer toute tentative israélienne contre l’Iran (pour ne pas géner les « négociations de paix »). Au terme de ces négociations, dont l’échec est annoncé, il sera trop tard pour qu’Israël intervienne…

 

En tout état de cause, comme dans toute négociation de paix avec le monde arabe dont la stratégie de Takyiah (ruse et double langage) est la règle sacro-sainte – ce dont témoigne aujourd’hui encore l’Autorité Palestinienne -, Israël doit se préparer à la guerre. Déjà, les pacifistes israéliens menacent Israël d’une « troisième intifada », d’une catastrophe à venir, si jamais… Le « processus de paix » n’a-t-il pas, depuis Oslo, été le cadre de plusieurs guerres, de vagues de terrorisme sanglant et d’opérations de grande ampleur ? Il est encore temps d’en prendre conscience. Vieil adage romain : « si tu veux la paix prépare la guerre ».

 

* A partir d’une chronique sur Radio J, le 2 août 2013.

 

 

L’Occident indifférent aux menaces proférées

contre l’existence d’Israël ?

Zvi Tenney

terredisrael.com, 7 août 2013

 

Il a été largement publié que le nouveau Président iranien,Hassan Rohani qui essaye de cultiver une image « d’homme modéré et pragmatique », a révélé ces jours-ci son vrai visage en déclarant à l’occasion de la Journée annuelle de Jérusalem, que « le régime sioniste est une blessure infligée au monde musulman qui doit être nettoyée ».

 

Son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, pour sa part a déclaré le même jour, sans grande surprise, « qu’une tempête dévastatrice va déraciner la base du sionisme »

 

Il est navrant de constater que ,(autant que je sache), les pays occidentaux n’ont pas trouvé nécessaire de réagir et de condamner ces déclarations.

 

Ils semblent préférer continuer à voir en Hassan Rohani « un modéré et un pragmatique qui donnera une chance aux discussions sur le nucléaire ».

 

Ils se refusent à reconnaître que malgré le changement de son Président, le but de l’Iran est resté inchangé : développer une arme nucléaire qui leur servirait entre autres contre l’Etat d’Israël dont il refuse l’existence.

 

Au dire de tous les experts en la matière, il s’agit bien d’un danger non seulement pour Israël et le Moyen Orient mais pour le Monde entier.

 

On est donc en droit de se demander la raison pour laquelle les pays occidentaux s’obstinent à s’illusionner et ne prennent pas conscience de cette réalité pour agir enfin en conséquence.

VICTOIRE DE ROHANI EN IRAN : CADEAU EMPOISONNÉ POUR L’OCCIDENT

 

 

 

 

 

 

La victoire de Rohani :

un cadeau empoisonné pour l’Occident

Freddy Eytan

Le CAPE de Jérusalem, 6 juin 2013

 

La victoire imprévue d’Hassan Rohani et la participation massive des Iraniens aux élections prouvent que les sanctions occidentales imposées à Téhéran sont douloureuses et efficaces. Le peuple iranien souhaite vraiment le changement et en a ras le bol de l’isolement de son pays dans l’arène internationale. Il a trop souffert de la politique désastreuse menée ces dernières années par le grotesque et l’extravagant illuminé Mahmoud Ahmadinejad.

 

En évitant de descendre dans la rue et d’affronter les Gardiens de la Révolution, les Iraniens pensent par un vote sanction populaire réussir à faire sortir leur pays de la quarantaine et pouvoir renouveler le dialogue régional et international. Cette approche naïve mais sincère est en fait l’idée manigancée par le Guide spirituel, l’Ayatollah Khamenei. Pour apaiser la grogne et la contestation, il a choisi avec la ruse et la manipulation un nouveau président qui aux yeux du monde arabe et des Occidentaux représente le compromis et une certaine modération par rapport à son prédécesseur et ses concurrents malheureux. Qu’on ne se trompe pas, Rohani fait partie de la classe religieuse chiite et agit en connivence avec le chef de l’Etat.

 

La communauté internationale, notamment la France et les Etats-Unis, s’est empressée de réagir favorablement à l’élection de Rohani comme s’il s’agissait de résultats démocratiques. Leurs réactions hâtives rappellent celles prononcées juste après les révoltes intervenues en Tunisie, en Libye et en Egypte, les qualifiants naïvement de « Printemps arabe »…

 

Certes, le peuple iranien n’est pas notre ennemi. L’Iran bouge lentement et dans le bon sens, et nous devons encourager la jeune génération, celle de Facebook et de Twitter, à intervenir dans les décisions gouvernementales et rejeter toute tentative des ayatollahs de plonger l’Iran dans l’obscurantisme du Moyen-âge, mais à l’évidence, l’Iran demeure une théocratie chiite et son souverain sera toujours considéré comme le représentant d’Allah jusqu’au jour où un véritable changement démocratique écartera définitivement tous les ayatollahs. D’ici là, vigilance et prudence obligent. Rohani sera jugé par ses actes, par ses réformes et son pouvoir de résister au guide spirituel. Un désaveu pourra également renforcer le désespoir, la frustration et la contestation dans les rues. 

 

Devant le cadeau empoisonné qu’offre ayatollah Khamenei à l’Occident, notre tâche se complique et nous laisse quasiment seuls dans notre combat existentiel. Nous devons poursuivre sans relâche notre objectif d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, et prouver au monde que l’Iran change peut-être de tactique en cherchant à abolir les sanctions et à sortir de son isolement, mais son idéologie et son but n’ont pas changé de cap. La stratégie des ayatollahs demeure la même, à savoir « faire flotter l’étendard chiite au Moyen-Orient et libérer toute la Palestine des occupants sionistes par tous les moyens ». L’intervention iranienne en Syrie et la participation du Hezbollah aux côtés du régime d’Assad pour libérer ensuite le Golan et la Palestine font partie de cette stratégie chiite. Les Etats-Unis et l’Europe peuvent donner une certaine chance à Rohani mais doivent à tout prix éviter de tomber dans le piège tendu par des ayatollahs aux commandes depuis 1979. 

 

 

Israël-Autorité palestinienne :

des relations économiques en quête d’horizon politique

Nathalie Hamou

juif.org, 20 juin 2013

 

Avec le gel des négociations, le concept de «paix économique» a fait long feu. Très dépendante d’Israël, l’économie palestinienne peine à trouver des débouchés. Mais le secteur privé explore de nouvelles voies.

 

Ramallah et Jérusalem parviendront-elles à relancer leur coopération économique ? Tel est du moins le souhait des ministres des finances israélien et palestinien qui ont annoncé dimanche 16 juin leur intention de renforcer leurs liens. A l’issue d’une rencontre organisée après plusieurs mois d’interruption, Yaïr Lapid et son homologue de l’Autorité Palestinienne, Shoukri Bishara, ont décidé de rétablir les réunions régulières sur des questions techniques « comme les points de passage (…), la fourniture de carburants, d’électricité et d’eau aux Palestiniens et le financement des soins des Palestiniens dans les hôpitaux israéliens », selon un communiqué palestinien.

 

Un changement de climat qui n’augure pas forcément d’un réchauffement majeur… Signe des temps, lors de la conférence annuelle « Facing Tomorrow » qui se tient du 18 au 20 juin à Jérusalem à l’initiative du Président de l’Etat hébreu, Shimon Pérès, fervent défenseur d’une solution à deux Etats, un seul intervenant palestinien a figuré au menu des deux journées. A en croire les organisateurs de la manifestation à laquelle assistent Bill Clinton ou encore Tony Blair, des invitations ont bien été envoyées côté palestinien, mais les intéressés ont décliné. « A l’heure où le processus de paix reste au point mort (Ndlr : depuis septembre 2009), aucune figure palestinienne ne peut prendre le risque de cautionner un semblant de normalisation avec Israël », souffle un observateur.

 

D’évidence, les relations économiques entre Israël et les Territoires palestiniennes, régies par les Accords de Paris (1994), n’ont jamais cessé d’exister. Au point que l’économie palestinienne reste largement dépendante d’Israël. L’an dernier, les exportations de produits industriels et agricoles de l’Autorité palestinienne (Cisjordanie) vers l’Etat hébreu, se sont élevées à 550 millions de dollars, soit environ 76% du total. Tandis que les exportations israéliennes (secteurs industriels et agricoles, hors marchandises en simple transit) ont atteint 670 millions de dollars, sur un total supérieur à 40 milliards. « Simplement, il existe une tension entre la sphère publique et privée », note Dan Catarivas, responsable des relations internationales au sein de l’Association des Industriels israéliens.

 

De fait, le politique interfère régulièrement sur les échanges entre les deux entités. Ces derniers mois, l’Autorité palestinienne a ainsi connu une crise budgétaire, en raison du désengagement des bailleurs de fonds de certains pays arabes ; mais aussi, du fait de la saisie pendant quatre mois des taxes collectées par Israël pour le compte des Palestiniens, suite à la décision de Mahmoud Abbas de demander un statut d’Etat observateur aux Nations-Unies.

 

Plus généralement, c’est le concept de « paix économique », cher au premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui semble avoir fait long feu. « Depuis quatre ans, les officiels palestiniens font valoir que la paix économique risque de se substituer à la paix politique et l’ont rejetée, poursuit Dan Catarivas. Ils essayent de réduire les relations économiques avec Israël car à leurs yeux, ces échanges ne font que cautionner l’occupation israélienne. Mais dans les faits, ce raisonnement ne tient pas. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas explorer des voies pour réduire la dépendance de l’économie palestinienne à l’égard d’Israël ».

 

A en croire ce responsable, les Palestiniens n’ont pour l’heure pas d’autre choix que d’acheter des produits de base israéliens. Pour autant, Israël fournit du travail à plus de 30.000 Palestiniens dans ses zones industrielles, et à 22.500 autres dans ses implantations situées au-delà de la ligne verte, à un niveau salaire trois à quatre fois plus élevé que celui versé par les employeurs palestiniens.

 

Reste que la rhétorique est bel et bien en train de changer. Lors du dernier Forum économique mondial, qui s’est tenu fin mai sur la rive jordanienne de la mer morte, quelque 300 hommes d’affaires palestiniens et israéliens, à l’origine de l’initiative « Briser l’impasse », ont appelé leurs dirigeants à se rassoir à la table des négociations : un préalable selon eux à la relance de la coopération économique. Ce qui n’empêche pas nombre d’opérateurs du secteur privé de travailler ensemble malgré le « Mur » qui les sépare. A l’image de l’entreprise israélienne Mellanox, qui fait de l’outsourcing avec des programmeurs de Ramallah. Selon PITA, qui chapeaute le secteur high tech palestinien, pas moins de 500 ingénieurs de Cisjordanie, s’inscrivent déjà dans ce schéma…

 

 

Un Etat palestinien serait en

contradiction avec la Charte de l’ONU

Zvi Tenney

terredisrael.com, 19 juin 2013

 

Voici quelques remarques à ce sujet émises dernièrement par des juristes en droit international qui pourraient surprendre nombreux….Certes cela ne peut changer la perception courante et actuelle du conflit, mais il n’empêche qu’il est intéressant d’avoir ces remarques en mémoire, surtout quand on pense à la solution de ce conflit en coopération avec la Jordanie.

 

L’ONU a dans sa Charte la résolution 80 qui, lorsqu’elle a été votée, a officieusement été appelée la « clause du peuple juif « , car elle conserve intacts tous les droits accordés aux Juifs par le Mandat britannique pour la Palestine, même après l’expiration dudit mandat les 14/ 15 mai 1948.

 

Cette résolution 80 de la charte de l’ONU a force de traité international car la Charte des Nations Unies dans son entier est un traité international. Appliquée à la Palestine, elle explique que les droits qui ont été donnés aux Juifs sur la terre d’Israël ne peuvent être modifiés d’aucune façon, sauf si un accord de tutelle entre les États ou parties concernés avait transformé le mandat en tutelle, ou en « territoire sous tutelle ».

 

En vertu du chapitre 12 de la même Charte, l’ONU avait une fenêtre de trois ans pour cela, entre le 24 Octobre 1945 (date où la Charte des Nations Unies est entrée en vigueur) et le 14/15 mai 1948, date où le mandat a expiré, et l’Etat d’Israël a été proclamé.

Comme aucun accord de ce type n’a été passé pendant ces trois ans, les droits donnés aux juifs sous le mandat britannique sur la Palestine ont force exécutoire, et l’ONU se doit de respecter cet article 80 qu’elle n’est d’ailleurs pas autorisée à modifier.

 

L’ONU n’a donc aucune possibilité de transférer ou de reconnaître le transfert d’une partie des droits qui ont été donnés au peuple juif sur la Palestine à une entité non juive, en l’occurrence, à l’Autorité palestinienne. Tous les juristes de l’ONU le savent, et buttent sur cette résolution incontournable.

 

Parmi les plus importants des droits conférés aux Juifs, figurent ceux de l’article 6 du Mandat qui reconnaît aux Juifs le droit « d’immigrer librement sur la terre d’Israël et d’y établir des colonies de peuplement « . Ce droit, comme mentionné plus haut, est totalement protégé par l’article 80 de la Charte des Nations Unies .Il faut rappeler que sous le mandat britannique, toute la Palestine était réservée à l’établissement du foyer national juif et du futur Etat juif indépendant, en confirmation de ce qui avait été décidé lors de la conférence de paix de San Remo en Avril 1920.

 

Aucune partie de la Palestine concernée par le mandat britannique (soit la Cisjordanie, après la création de la Jordanie), n’a été donnée pour la création d’un Etat arabe.

 

Les droits des Arabes à l’autodétermination leur ont été accordés ailleurs : en Syrie, en Irak, en Arabie, en Egypte, en Afrique du Nord et en Jordanie (après l’accord spécial modifiant le dit Mandat comme mentionné plus haut). Il a été créé en conséquence 21 Etats arabes sur un immense territoire qui va du golfe Persique à l’océan Atlantique.

 

Il n’y a donc aucune possibilité de créer un Etat arabe supplémentaire indépendant en Cisjordanie, territoires de la Palestine mandataire réservée à l’autodétermination juive.

 

Créer un tel état sur ces terres attribuées aux juifs serait illégal en vertu de l’article 80 de la Charte des Nations Unies, et outrepasserait l’autorité juridique que l’ONU s’est elle-même donnée…Et cela, en dépit de sa tendance et de sa volonté politique !