Tag: Tariq Ramadan

DHIMMIFICATION DU CANADA ET DÉMONISATION D’ISRAËL

 

 

TARIQ RAMADAN ET SALAH BASALAMAH SUR LA CHARIA,
LES ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES ET LES AGORAS CITOYENNES

Dépêche

Pointdebasculecanada.ca, 20 avril 2012

En 2004, dans une interview accordée à un périodique égyptien, Tariq Ramadan critiqua les leaders musulmans opérant au Canada parce qu’ils avaient ouvertement promu la charia et les tribunaux islamiques. Ramadan leur reprocha de «manquer de créativité» en révélant ouvertement la nature des objectifs qu’ils poursuivaient. Le terme charia étant «perçu de façon négative par les Occidentaux», déclarait Ramadan, il valait mieux ne pas en parler ouvertement «pour le moment», précisa-t-il. Ramadan suggéra plutôt d’utiliser le cadre légal canadien actuel («un des plus ouverts dans le monde») pour faire passer discrètement les principes de charia un à un. C’est cette approche qui incita les islamistes à faire des pressions pour la mise en place d’accommodements raisonnables dans les années qui suivirent.

 

EXTRAIT DE L’INTERVIEW DE TARIQ RAMADAN À EGYPT TODAY:

 

(Traduction PdeB) Dans leur combat pour mettre en place des tribunaux islamiques appelés à trancher des conflits domestiques, les musulmans du Canada ont démontré un manque de créativité. Dans le cadre des lois en vigueur au Canada, ils ont une grande marge de manœuvre pour proposer un contrat islamique. Ces tribunaux islamiques ne sont pas nécessaires. Tout ce que ces tribunaux réussissent à accomplir, c’est de mettre en évidence que les musulmans ont des lois particulières et, pour le moment, ce n’est pas la façon dont nous voulons être perçus. Nous devons démontrer que notre façon de penser est universelle, que nous pouvons vivre dans le cadre des lois et qu’il n’y a pas de contradiction.

 

Il est préférable pour les musulmans d’étudier le cadre légal en vigueur au Canada, un des plus ouverts dans le monde, et d’élaborer des solutions islamiques qui peuvent s’ajuster à la réalité canadienne. Le mot charia est perçu de façon négative par les Occidentaux. C’est inutile de mettre l’accent là-dessus.

 

Dans un article publié le 5 novembre 2009 par le National Post, Tarek Fatah a commenté le programme de Tariq Ramadan en ces termes:

 

(Traduction PdeB) (Tariq Ramadan) n’était pas opposé à l’introduction de la charia au Canada; il ne croyait simplement pas que c’était le bon moment de le faire. Dans ses propres mots, les musulmans démontraient «un manque de créativité». Il suggéra qu’au lieu de réclamer ouvertement la charia, les islamistes devraient tenter de l’introduire en catimini dans le cadre légal déjà existant.

 

Ça me rappelle la doctrine de la taqiyya, une méthode que les islamistes utilisent pour dissimuler leurs véritables intentions dans le but de paraître inoffensifs à leurs adversaires et les inciter à baisser la garde.

 

Salah Basalamah: Des «agoras citoyennes» pour discuter des «questions qui fâchent»

 

Dans une interview accordée à une publication syndicale du Québec en 2010, Salah Basalamah, un proche de Tariq Ramadan, a promu un «complément» à l’approche des accommodements raisonnables. Basalamah a proposé d'organiser des rencontres («agoras citoyennes») au niveau des quartiers, des villes et des régions du Québec lors desquelles les citoyens seraient invités à soulever les «questions qui fâchent». Basalamah précisa que ces rencontres devraient se dérouler «loin des médias et des tribunaux».

 

On imagine la scène d’ici. Un restaurateur est convoqué par un groupe d’islamistes à cette rencontre, cette soi-disant agora citoyenne. Sa vente d’alcool constituant une «question qui fâche», on l’avise qu’il doit cesser de vendre de l’alcool. Vous ne voudriez quand même pas fâcher vos voisins islamistes. N’est-ce pas? Tout ça «loin des médias et des tribunaux», comme l’a prévu Basalamah. Imaginez l’intimidation à laquelle ce genre de meetings ouvrirait la porte. Vous servez de la nourriture durant le Ramadan. Vous devez vous expliquer. Vous ne portez pas le voile. Vous devez vous expliquer. Vous décorez votre maison pour Noël. Vous devez vous expliquer. Toutes des «questions qui fâchent» vos voisins islamistes.

 

Dans son livre Le droit de traduire (Presses de l’Université d’Ottawa, 2009), Salah Basalamah présente Tariq Ramadan comme son «frère d’armes intellectuel». Dans un colloque auquel participait Salah Basalamah à Montréal en 2008, l’organisateur Peter Leuprecht, un ancien doyen de la Faculté de droit de McGill l’a présenté comme le «représentant de Tariq Ramadan ici au Canada». (Le Devoir [Montréal], 13 septembre 2008, p. G11)

 

Lors d’un passage à Dallas en juillet 2011, Tariq Ramadan a incité ses supporteurs à coloniser les États-Unis «avec notre compréhension de l’islam, avec nos principes». Ramadan a également préfacé un des recueils de fatwas de Youssef Qaradawi, le guide spirituel des Frères Musulmans. Il l’a présenté comme «un des exégètes de l'islam les plus importants» à s'être prononcé sur la question des attitudes et des comportements que les musulmans doivent adopter lorsqu'ils vivent en Occident. (Radical Reform, New York, Oxford University Press, 2009, pp. 31 et 326)

 

En raison de ses «appel(s) à la haine et à la violence», Youssef Qaradawi a récemment été interdit de séjour en France. En 2007, Salah Basalamah a endossé ce même Qaradawi qui incite les musulmans à conquérir l’Occident et qui présente Hitler comme un envoyé d’Allah venu punir les juifs. En 2002, Basalamah a été choisi par Qaradawi pour traduire un de ses livres.

RÉPLIQUE À AGNÈS GRUDA
David Ouellette 

davidouellette.net, 19 avril 2012

 RÉPLIQUE À AGNÈS GRUDA

 

Cette lettre a été soumise le 19 avril 2012 pour publication au quotidien La Presse.

 

Agnès Gruda juge excessif l’interdit de séjour qui pèse sur l’écrivain allemand Günter Grass en raison de son brûlot accusant Israël de velléités génocidaires à l’endroit du peuple iranien («La politique de la frontière fermée», La Presse, 19 avril 2012). Sa critique est légitime et partagée par de nombreux Israéliens et amis d’Israël.

 

En revanche, il est tout aussi excessif d’extrapoler à partir des cas de Grass, de Noam Chomsky et de Mairead Maguire que le gouvernement israélien pratique une «politique de la frontière fermée» à l’endroit de ses détracteurs et des sympathisants des Palestiniens.

 

En effet, malgré l’incessante campagne de délégitimation d’Israël, le gouvernement israélien affiche une attitude plutôt pragmatique face à ses détracteurs. Pensons, notamment, à l’écrivain portugais José Saramago qui assimila odieusement Ramallah à Auschwitz sans pour autant être déclaré persona non grata. Ou à Donald Bostrom, l’auteur suédois de l’infâme fabrication voulant qu’Israël se livre au trafic d’organes palestiniens, qui fut néanmoins reçu en Israël peu après la parution de cette calomnie pour participer à une conférence de journalistes.

 

De même, le militant antisioniste notoire Noam Chomsky n’est pas interdit de séjour en Israël. Certes, un fonctionnaire israélien lui avait interdit d’entrer en Cisjordanie en 2010, mais fut néanmoins rapidement réprimandé par le porte-parole du premier ministre israélien pour avoir «outrepassé son autorité». Le gouvernement israélien avait même invité Chomsky à se présenter de nouveau à la frontière, l’assurant qu’ «il n’y a aucun changement dans notre politique» à son égard. Chomsky déclina l’invitation, l’occasion étant trop belle pour ne pas jouer le faux martyr de la liberté d’expression.

 

Aussi n’est-ce pas en raison de ses idées, à savoir l’assimilation de l’État juif au régime nazi, que la «pacifiste» Mairead Maguire, a été interdite de territoire, mais à cause de ses deux tentatives de violer l’embargo militaire israélo-égyptien contre le Hamas, une mesure de défense légitime et conforme au droit international, selon les conclusions d’un comité d’enquête du Secrétaire général de l’Onu rendues publiques en septembre dernier.

 

Mme Gruda erre aussi sur la nature de la controverse et de l’indignation suscitées non seulement en Israël, mais en Allemagne et ailleurs en Europe, par le brûlot de Günter Grass. Loin d’avoir «cassé tout un tabou» en posant la question du droit moral des Allemands de critiquer les politiques de l’État juif, Grass a défoncé une porte ouverte. Quiconque est familier de l’Allemagne n’ignore pas que la presse, la société civile et la classe politique allemandes ne se privent pas plus de critiquer Israël que tout autre pays occidental.

 

En fait, si les propos de Grass ont choqué, à tel point que le militant social-démocrate Grass est désormais exclu des activités électorales du parti auxquelles il participait depuis quatre décennies, c’est parce que l’ancien nazi tente grossièrement de s’alléger la conscience en accablant gratuitement l’État juif d’ambitions génocidaires envers le peuple iranien. Selbtsentlastung et Schuldverschiebung, auto-exonération et transfert de culpabilité, sont les expressions qui revenaient le plus souvent dans la presse allemande pour dénoncer l’antisémitisme larvé du texte de Grass.

 

Si en cette Journée du souvenir de la Shoah il est une leçon à retenir de l’affligeant spectacle d’un grand écrivain qui se discrédite en projetant sur les Juifs les crimes des nazis, c’est la démesure des «critiques» dont Israël est l’objet, même lorsqu’un régime négationniste comme celui de Téhéran menace l’État juif d’annihilation.

 

David Ouellette
Directeur associé, affaires publiques (Québec)
Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes

LES AFFABULATIONS D’UN ANTISIONISTE OBSESSIONNEL:
LA NOSTALGIE DES ATTENTATS

Pierre K. Malouf
fr.princearthurherald.com, 14 avril 2012

La haine comme facteur de lutte, la haine intransigeante envers l’ennemi, qui pousse au-delà des limitations naturelles de l’être humain et le transforme en une efficace, sélective et froide machine meurtrière. -Ernesto Che Guevara

 

KATZ LES PRÉFÈRE SOUMIS

 

Des membres de la Jewish Defense League canadienne (JDL) sont allés manifester contre le maire Gendron à Huntingdon. M. Katz s’en offusque et évoque pour condamner cet organisme le massacre commis par Baruch Goldstein en 1994,  qui mena en Israël à l’interdiction des mouvements Kach et  Kahane Chai — du nom du rabbin Meir Kahane (1932-1990).  Contrairement à ce qu’affirme M. Katz, la Jewish Defense League  ne se trouve pas sur la liste des organisations terroristes du Département d’État américain. Son existence est légalement reconnue aux États-Unis comme elle l’est au Canada. Il va sans dire que toute action violente éventuellement exercée par la JDL ou par tout autre organisation juive ou non-juive, doit être sévèrement condamnée lorsqu’elle se produit. De fait, aucun geste illégal ou violent n’a été perpétré à Huntingdon, mais nous ne pouvons reprocher à M. Katz de s’alarmer.

 

MENTIR POUR AVOIR RAISON

 

La description par M. Katz des conditions de vie des habitants de la Cisjordanie et de Gaza n’est pas entièrement fausse — une horloge arrêtée a raison deux fois par jour — mais nous serions mieux disposés à en débattre avec lui s’il ne basculait dans l’outrance en qualifiant l’occupation par Israël des territoires contestés de Judée-Samarie de «régime de terreur». Même un organisme violemment anti-israélien comme l’Association France Palestine Solidarité, est plus mesuré dans ses jugements que le PAJUste en chef. M. Katz ne dit pas un mot du boom économique, certes fragile, qui s’est produit ces dernières années en Cisjordanie, ni des dizaines de milliers de Palestiniens ayant ou non le statut de réfugiés qui continuent de travailler en Israël ou dans les implantations de Judée-Samarie. Les embêtements subis aux points de contrôle constituent certes un problème sérieux et ont pour la population de Cisjordanie des conséquences fâcheuses,  mais qualifier leur existence (indispensable) de «régime de terreur» nous ramène à la pensée de Talleyrand: «Tout ce qui est excessif est insignifiant».

 

En ce qui touche la bande de Gaza, nous nous apitoyons en compagnie de M. Katz sur le sort des Gazaouis soumis à la dictature du Hamas: «S’il y a bien une “Gaza-strophe”, la responsabilité en revient aux fanatiques islamistes inaptes à gouverner, n’ayant cure du bien commun, et dont la seule préoccupation est de tuer des Juifs tout en faisant appliquer de plus en plus strictement la charia, construisant ainsi à Gaza, progressivement, un émirat islamique.»

 

Aux problèmes qui assaillent les Palestiniens et les Israéliens, M. Katz ne voit qu’une seule issue: la disparition d’Israël comme État juif, c’est-à-dire un État ou les Juifs forment la majorité. Qu’importe que tous les citoyens d’Israël, et en particulier la minorité arabe, jouissent de droits égaux, il faut qu’Israël disparaisse. Dans aucun pays arabe les Arabes ne jouissent des libertés civiles et du niveau de vie qui sont les leurs en Israël. Et ça c’est intolérable!

 

M. Katz souffrant d’antisionisme obsessionnel, rien d’autre ne le préoccupe que l’existence de cet État juif. Il ne lui viendrait jamais à l’esprit de crier au meurtre parce que la Norvège est un État norvégien, la France un État français, le Japon un État japonais, la Turquie un État ottoman, l’Iran un État persan. Le seul pays au monde qui subit les foudres de M. Katz, le seul pays qui ne devrait pas exister, c’est Israël. Le seul peuple au monde qui n’aurait pas le droit d’avoir un pays c’est le peuple juif, peuple dont M. Katz se targue de faire partie, en supposant qu’il admette l’existence d’un tel peuple, ce dont je doute fortement, car M. Katz est probablement un disciple de Shlomo Sand, le crétin qui affirme que le peuple juif n’existe pas. Évidemment, un peuple qui n’existe pas ne mérite pas d’avoir un pays.  Rappelons néanmoins que ce peuple qui n’existe pas a accepté en 1947 le plan de création de deux États séparés et que les Arabes — ne parlons pas des Palestiniens, car ce peuple n’existait pas encore —  l’ont refusé. Or le nouvel État juif aurait été peuplé de 558 000 Juifs qui auraient cohabité avec 405 000 Arabes! L’État arabe voisin aurait compté 800 000 Arabes et un millier de Juifs, la zone internationale (Jérusalem) 100 000 Juifs et 105 000 Arabes. Conséquence: les Arabes ont déclenché contre le nouvel État une guerre d’extermination. Mais qui accuse-t-on de racisme?

 

UN PEUPLE ET UN PAYS QUI N’AURAIENT PAS LE DROIT DE SE DÉFENDRE

 

Bruce Katz ne rend pas qu’un petit hommage à Stéphane Gendron en comparant ce dernier au journaliste du réseau CBS,  Edward R. Murrow, qui, dans les années 50, eut le courage — il ne fut pas le seul —  de s’opposer au tristement célèbre sénateur Joseph McCarthy, qui voyait des communistes partout.  M. Katz voit grand: hisser Gendron à la hauteur de Morrow, c’est pincer les flancs d’une colline montérégienne pour en élever la cime au niveau de l’Éverest. Si l’article de M. Katz n’avait pas été publié le 1er mars, il aurait pu devenir un beau poisson d’avril. Personne n’avait compris que Gendron était un homme d’une telle envergure et nul n’avait saisi, sauf Bruce Katz, que Gendron ne récusait pas l’existence «de quelques millions de civils israéliens», mais du «régime politique d’Israël, lequel impose un système d’apartheid particulièrement brutal aux Palestiniens sous occupation depuis plusieurs décennies.»  Ces bouts de phrase sont extraits de l’article de Katz, que vous avez sans doute déjà lu, sinon empressez-vous de le faire.  Veuillez m’en croire, je suis vraiment désolé de devoir faire la publicité d’une telle bouillie pour les chats!

 

Katz n’aurait donc rien à reprocher à ces millions de Juifs qui forment la majorité de la population de ce pays qu’il exècre et voudrait voir disparaître. Sa haine ne vise que l’État que ce peuple a créé et le gouvernement qu’il porte démocratiquement au pouvoir, État et gouvernement  auxquels ces millions de civils israéliens confient la responsabilité de les protéger contre des voisins hostiles, dont l’un des objectifs avoués est de les exterminer — voir la charte du Hamas. Ainsi, ce «mur de l’apartheid»  qui avait pour but quand il fut décidé de l’ériger en 2002, de protéger la population israélienne contre les terroristes qui multipliaient les attentats depuis le déclenchement de la Deuxième Intifada, constituerait un  crime dont le peuple israélien devrait être exonéré, l’accusation ne visant que le gouvernement élu par ce même peuple?! M. Katz nous prend vraiment pour des imbéciles.  Un gouvernement qui n’aurait pas pris en 2002 les mesures qui s’imposaient après la série d’attentats commis depuis octobre 2000 aurait commis un crime contre ses propres citoyens!

 

Année 2000: un lynchage (de deux soldats, à Ramallah) et 3 attentats, 8 morts et 79 blessés.

Année 2001: 14 attentats, 99 morts, 900 blessés. Comme disait si bien le père Staline, «un mort, c’est une tragédie; un million de morts, c’est une statistique».

Raffinons donc les statistiques afin de donner un meilleur aperçu de la tragédie. Voici le portrait de l’année 2002:

 

27 janvier : Attentat de l'infirmière Wafa Idriss à Jérusalem, 1 mort et 150 blessés

16 février: Attentat-suicide en Cisjordanie, 3 morts et 30 blessés.

18 février : Attentat-suicide vers Jérusalem, 1 mort.

2 mars : Attentat-suicide à Jérusalem, 11 morts et 50 blessés.

9 mars : Attentat-suicide à Jérusalem, 11 morts et 54 blessés.

20 mars : Attentat-suicide près d’Afoula, 7 morts et 30 blessés.

21 mars : Attentat-suicide à Jérusalem, 3 morts et 86 blessés.

27 mars : Attentat de l’hôtel Park de Netanya, 29 morts et 140 blessés[5]

29 mars : attentat-suicide par une femme de 18 ans, Ayat al-Akhras, à Jerusalem, 2 morts

31 mars : Attentat-suicide au restaurant Matza à Haïfa, 15 morts et 40 blessés.

1er avril : Attentat-suicide à Jérusalem, 1 mort.

4 avril : Attentat-suicide dans un café à Tel-Aviv, 1 mort et 30 blessés.

10 avril : Attentat-suicide à l'est d’Haïfa, 8 morts et 22 blessés..

12 avril : Attentat-suicide d'une femme à Jérusalem, 6 morts et 104 blessés.

7 mai : Attentat-suicide au sud de Tel-Aviv, 15 morts et 55 blessés.

19 mai : Attentat-suicide à Netanya, 3 morts et 59 blessés.

22 mai : Attentat-suicide à Rishon LeZion, 2 morts et 40 blessés.

27 mai : Attentat-suicide à Petah Tikva, 2 morts et 37 blessés.

5 juin : Explosion d'un bus près d’Afoula, 17 morts et 38 blessés.

11 juin : Attentat-suicide à Herzliva, 1 mort et 15 blessés.

18 juin : Attentat de Patt Junction à Jérusalem 19 morts et 74 blessés.

19 juin : Attentat-suicide au nord de Jérusalem, 7 morts et 50 blessés.

17 juillet : Double attentat-suicide à Tel-Aviv, 5 morts et 40 blessés.

31 juillet : Explosion dans la cafétéria de l'université de Jérusalem, 9 morts et 85 blessés.

4 août : Attentat-suicide près d’Haïfa, 9 morts et 50 blessés

4 août : Un terroriste ouvre le feu à Jérusalem, 2 morts et 17 blessés.

4 août : Des terroristes ouvrent le feu sur une voiture, sur la route de Ramallah, 2 morts, 1 blessé (un enfant de 3 ans)

18 septembre : Attentat-suicide à Umm al-Fahm, 1 mort et 3 blessés.

21 octobre : Explosion d'une bombe de plus de 100kg vers Tel-Aviv, 14 morts et 50 blessés.

27 octobre : Attentat-suicide en Cisjordanie, 3 morts et 20 blessés.

4 novembre : Attentat-suicide à Kfar Saba, 2 morts et 70 blessés.

15 novembre : Trois grenades lancées dans un groupe à Hebron, 12 morts et 15 blessés.

21 novembre : Attentat-suicide dans la banlieue de Jérusalem, 11 morts et 50 blessés.

Total pour  2002 : 33 attentats, 238 morts, 1 505 blessés. 

 

L’année 2003 fut, si l’on ose dire, un peu plus calme: il y eut 16 attentats faisant 143 morts et 729 blessés. Puis, la construction du mur progressant — mais il ne s’agit d’un mur que sur moins de 4% de son tracé —, il devint de plus en plus difficile pour les terroristes palestiniens de s’infiltrer en Israël pour s’y faire péter la fiole.  En 2004, il y eut 10 attentats, qui firent  97 morts et 473 blessés.  La mort de Yasser Arafat, le 11 novembre 2004, puis l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Abbas, le 16 janvier 2005, changèrent la donne sans faire complètement cesser les attentats.  Il y en eut encore sept en 2005, qui firent 20 morts et 221 blessés, puis quatre entre janvier et avril 2006, qui firent 17 morts et 68 blessés.  L’attentat suivant ne se produisit que l’an dernier.  Le 3 mars 2011,  une bombe explosa près d'un autobus à la gare routière de Jérusalem et fit un mort et 31 blessés.  Puis, dans la nuit du 11 au 12 mars 2011, à Itamar, cinq membres de la famille Fogel furent assassinés à l’arme blanche: Oudi, 36 ans, Ruth, 35 ans, Yoav, 11 ans, Elad, 4 ans, Hadas, 3 mois. Les médias occidentaux parlèrent à leur sujet de «cinq colons juifs». Les coupables, un lycéen et un étudiant, ont déclaré avoir tué le bébé parce qu’il pleurait.  «L’un des assassins, Amjad Mahmad Awad, a transfiguré rituellement son acte en affirmant avoir voulu “mourir en martyr”.»  

 

Dans son article, comme dans chacune de ses interventions publiques, Bruce Katz s’émeut à juste titre des morts parmi les Palestiniens, sauf quand elles sont provoquées par les Palestiniens eux-mêmes, soit qu’il s’agisse de kamikazes, soit qu’il s’agisse de vieillards, de femmes et d’enfants utilisés comme boucliers humains. Dans ces cas-là, le très volubile chef PAJUste observe un pudique silence-radio.  Il faut constater qu’il est à cet égard beaucoup plus discret que ses amis du Hamas: «Pour le peuple palestinien, la mort est devenue une industrie dans laquelle excellent les femmes et tous les habitants de ce pays: les vieillards y excellent, les combattants du jihad y excellent, les enfants y excellent. En conséquences [les Palestiniens] ont créé un bouclier humain de femmes, d’enfants, de vieillards et de combattants du jihad contre la machine de guerre des sionistes, comme s’ils disaient à l’ennemi sioniste: “Nous désirons la mort, tout comme vous désirez la vie”.»  Cette déclaration de Fathi Hamad, qui représente le Hamas au Conseil législatif de l’autorité palestinienne, date de février 2008. Voyez Hamad vociférer  sur YouTube: http://www.youtube.com/watch?v=g0wJXf2nt4Y. Édifiant, n’est-ce pas?

 

Quand se produisit le massacre d’Itamar, il y a un peu plus d’un an, Katz et ses camarades de PAJU harcelaient à chaque samedi depuis octobre 2010 des marchands de chaussures de la rue Saint-Denis. Face à des contre-manifestants qui les accusèrent un certain samedi de soutenir des égorgeurs d’enfants — j’assistais à la scène — ces bonnes âmes se contentèrent de détourner le regard, de hausser les épaules ou de ricaner cyniquement. Qu’est-ce qu’un PAJUste peut bien avoir à foutre d’un mort israélien, s’agirait-il d’un bébé de trois mois! La capacité d’indignation de M. Katz est à la mesure du tout petit trou percé dans une banderole dénonçant l’apartheid israélien à travers lequel il contemple le monde et s’en fait une image. Les attentats-suicides contre les civils israéliens, les milliers de roquettes lancés sur Israël depuis la bande de Gaza, M. Katz n’en a cure, on peut même présumer qu’il n’est même pas au courant. L’homme n’est pas méchant… Décollez un instant votre œil du petit trou qui vous sert d’objectif, M. Katz. Peine perdue…

 

Jamais M. Katz ne prononcera une parole pour dénoncer le Hamas, dont il partage les objectifs sans apparemment en approuver les méthodes. Car le chef de PAJU se targue d’utiliser  des moyens non-violents en adhérant à la campagne BDS qui, tout comme les attentats-suicide, les roquettes et les égorgements, est motivée par la haine et a  pour but la destruction d’Israël. M. Katz a beau se mouiller tout habillé tout en essayant de ne pas trop se salir, son pacifisme hypocrite ne leurre personne, car l’eau bénite dont il s’asperge est contaminée.

 

Ne nous étonnons donc pas que cet homme soit au désespoir parce qu’Israël ose barrer la route aux kamikazes-assassins recrutés par ses copains du Hamas, du Fatah, du Djihad islamique ou du Hezbollah. M. Katz n’en a rien à foutre des  «quelques millions de civils israéliens», sinon il admettrait que la barrière de protection est un mal nécessaire. M. Katz, nous vous avons compris: vos dénonciations du «mur de l’apartheid» ne parviennent pas à dissimuler la  nostalgie des attentats qui vous anime.

 

QUÉBEC, QATAR, TOULOUSE, IRAN…

 

 

 

QUÉBEC: L'IMAM SAÏD JAZIRI, UN MANIPULATEUR
Dépêche

Postedeveille.ca, 2 avril 2012

L'imam islamiste Saïd Jaziri, un Tunisien, a été expulsé du Canada en octobre 2007 pour avoir menti aux autorités lors de sa demande d'asile politique. Il avait omis de déclarer qu'il avait fait usage de faux passeports et qu’il avait un casier judiciaire en France et en Tunisie. Il accuse maintenant le Canada de l'avoir «envoyé directement à la torture». Voir l'article de Taïeb Moalla dans le Journal de Québec, au titre trompeur: Le Canada a envoyé Saïd Jaziri à la torture. Pour un portrait de cette fripouille, lire l'article de Me Ftouh Souhail, avocat à Tunis, datant de 2009. Jaziri, qui se présente comme un «modéré», s'était prononcé en faveur de l'instauration de tribunaux de la charia et avait organisé une manifestation violente pour protester contre les caricatures danoises de Mahomet.

 

En 2011, Jaziri a tenté de revenir au Québec en passant par les USA. Ce grand voyageur qui semble disposer d'un budget illimité pour s'offrir les services des meilleurs avocats, a été arrêté aux USA après avoir franchi illégalement la frontière mexicaine dans le coffre d'une voiture. Il a demandé l'asile aux USA, ce qui ne semble pas avoir fonctionné puisqu'il est de retour en Tunisie. Le Canada l'aurait envoyé à la torture? Vraiment? En 2009, le journaliste Marc Thibodeau de La Presse l'avait joint par téléphone à Tunis pour faire un suivi. Jaziri avait alors indiqué qu'il n'avait «pas de problème» avec le gouvernement local. «La Tunisie a été beaucoup plus humaine avec moi que le Canada», a-t-il souligné.

 

Jaziri semble vouloir soutirer de l'argent aux contribuables canadiens. Il a d'ailleurs confié ses intentions à l'AFP : «Le Canada a sous-traité ma torture en Tunisie. C'est aussi simple que ça. … Je veux juste que les personnes responsables de mon expulsion (ndlr: du Canada) soient jugées et que je puisse revenir à Montréal pour m'occuper de ma famille».

 

Jaziri a eu un fils avec la québécoise convertie Nancy Adams alors qu'il était déjà sous le coup d'une ordonnance d'expulsion. Aujourd'hui, le Journal de Québec joue sur le registre de la culpabilisation éhontée en publiant un article illustré par une photo du petit Mohamed pleurant l'absence de son papa. Or cet enfant est victime des mauvaises décisions de ses parents, qui tentent d'en reporter les conséquences sur l'ensemble de la société québécoise. Quelle manipulation!

QUÉBEC: L'ISLAMISATION DE L'UNIVERSITÉ MCGILL
Dépêche

Postedeveille.ca, 1 avril 2012

Les universités occidentales sont à vendre au plus offrant, en l’occurrence les bédouins incultes des pétromonarchies, et ce financement a un impact sur l’enseignement et la recherche.

 

L’Université McGill de Montréal vient d’annoncer un important don du Qatar:

 

L’Université McGill et son Institut d’études islamiques ont reçu un généreux don de 1,25 million de dollars de l’État du Qatar. Annoncé aujourd’hui lors d’une visite à McGill de Son Excellence Salem Al-Shafi, premier ambassadeur du Qatar au Canada, ce don coïncide avec le 60e anniversaire de l’Institut et servira à financer une série de conférences qui seront présentées l’année prochaine:

 

«Nous croyons que cette contribution permettra à l’Institut de poursuivre l’importante mission qu’il s’est donnée lors de sa création, en 1952, qui est de favoriser l’avancement de la recherche sur l’Islam, ainsi que sur l’histoire et la civilisation du monde islamique, affirme Son Excellence Al-Shafi. Nous croyons également que l’Institut partage notre vision selon laquelle le savoir et l’éducation sont essentiels pour faire face aux défis d’un monde en perpétuelle évolution, qu’ils nous fournissent les outils nécessaires pour mieux comprendre les liens sans cesse changeants qui existent entre la religion et l’humanité, et qu’ils contribuent à notre bien-être et à la coexistence entre les peuples.»

 

Point de bascule [pointdebasculecanada.ca] publie un dossier sur cet évènement, où il rappelle que le Qatar possède un Centre international pour la propagation de la charia «éthique» établi en collaboration avec le prédicateur Qaradawi ainsi que Tariq Ramadan. Point de bascule note que l’annonce du don intervient peu après que la France a interdit des prédicateurs extrémistes de son territoire, y compris Qaradawi. Le ministre de l'Intérieur a également regretté la venue prochaine de Tariq Ramadan «dont les positions et les propos sont contraires à l'esprit républicain». Rappelons que Ramadan doit sa nomination comme titulaire d'une chaire d'études islamiques à Oxford à la générosité d'un roitelet arabe.

 

L’année dernière, Barbara Kay signait un article fouillé dans Campus Watch sur les dons aux universités du Canada et des États-Unis par des groupes liés à l'islam radical. Elle y souligne le manque stupéfiant d'examen diligent du dossier des donateurs. Elle déplore que des groupes radicaux colonisent les universités, devenues des lieux de propagande et d'apologie plutôt que de haut savoir, et blanchissent leur réputation en associant leur nom à des institutions prestigieuses. Elle prévient que la liberté académique est menacée.

 

En Grande-Bretagne, des études sur les dons des pays arabes aux universités ont révélé que sous des apparences philanthropiques, ces dons sont faits avec l’intention réelle de changer le climat intellectuel du pays. Selon l’étude du professeur Anthony Glees, ces dons ont pour véritable objectif de promouvoir une idéologie extrémiste et d’agir comme véhicule de propagande du courant wahhabite de l'islam au sein des universités. Ce financement encourage, conclut-il, «le mauvais type d'éducation, par le mauvais type de personnes, avec des fonds provenant du mauvais type de bienfaiteurs». Une autre étude révèle que le contenu de l’enseignement dans les centres financés par ces dons présente aux étudiants locaux et étrangers une vision du monde presque exclusivement anti-occidentale.

JUSQU’OÙ VA-T-ON LAISSER
L’INFLUENCE DU QATAR SE DÉVELOPPER?

Roger Cukierman
UPJF.org, 3 avril 2012

On voit apparaître en France depuis quelques années un émirat musulman particulièrement dynamique: le Qatar. Il envahit notre économie. C’est une invasion par le haut. Le Qatar est le 3ième exportateur mondial de gaz. Ce qui lui permet de détenir le record du plus haut revenu par tête au monde, et d’investir notamment en France, mais aussi en Grande Bretagne et en Allemagne [ainsi qu’au Canada, voir article ci-haut]. Le Qatar est un pays minuscule, grand comme la Corse. Il est dirigé par le Cheikh Hamad Al Thani. Il abrite 1,8 million d’habitants dont 10 % seulement sont des Qataris de souche, musulmans sunnites. Le reste est composé de travailleurs immigrés dont quelques jeunes Français de nos banlieues.

 

Les Qataris sont depuis peu les premiers actionnaires de Lagardère, avec 26% du capital. Or, cette société est gros actionnaire de Hachette, Europe 1, Canal +, et EADS, société mère d’Airbus. Il n’y a pas plus stratégique que la communication et l’aéronautique! Le Qatar a aussi des participations dans Total, LVMH, Vinci, Veolia, et possède plusieurs palaces hôteliers à Paris et à Cannes. S’ajoute à ces investissements une résidence somptueuse dans l’ile Saint-Louis, l’Hôtel Lambert qui appartenait autrefois à Guy de Rothschild

 

Mais c’est un investissement relativement modeste 40 Millions d’euros, qui a fait le plus de bruit en France: l’achat du PSG. L’émir désire avec l’aide du français Richard Attias, spécialiste des grands événements, faire du Qatar une capitale du sport, avec tournois de tennis, courses automobiles ou cyclistes. Le Qatar a même remporté l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2022 et Al Jazeera a obtenu les droits télé du championnat de football de Ligue 1 et de la coupe d’Europe.

 

Cet intérêt du Qatar pour le sport lui donne une image positive auprès de l’opinion publique française. Les relations chaleureuses entre l’émir du Qatar et les Autorités françaises se sont manifestées par une convention fiscale qui exonère le Qatar d’impôts. Il est paradoxal d’accueillir à bras ouverts les capitaux étrangers au moment où l’excès d’impôts incite nombre de capitalistes français à envisager l’exil fiscal. Mais les Qataris savent être généreux, par exemple pour le sauvetage des infirmières bulgares, ou pour la création d’un fonds de 50 millions d’euros destiné à la création d’entreprises par les jeunes des banlieues.

 

Et c’est là que le bât blesse! Que veut réellement ce pays dirigé par un islamiste convaincu en étant aussi présent en France, particulièrement auprès des 10% ou plus de la population française de confession musulmane? En réalité la position du Qatar est très ambigüe. La réputation du Qatar doit beaucoup à la chaîne de télévision Al Jazeera, concurrent redouté de CNN ou BBC. Al Jazeera diffusait avec empressement les messages de Ben Laden. Elle donne la parole au prêcheur islamiste Qaradawi qui exprime sa haine des Juifs, recommande la lapidation des femmes adultères, et la mort des homosexuels et des apostats. Au point que notre gouvernement vient de lui refuser l’entrée sur le territoire français. Quant au gouvernement qatari il soutient en Égypte les salafistes, plus extrémistes encore que les frères musulmans, et maintient des rapports étroits avec le Hezbollah, le Hamas, et les talibans.

 

À l’inverse, le Qatar entretient les meilleures relations avec les Occidentaux, a eu des contacts avec Israël jusqu’en 2009, et s’est rangé aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne lors du conflit contre Khadafi. En résumé, l’argent provenant du gaz a été intelligemment utilisé pour permettre à cet émirat de jouer un double jeu auprès de tous les acteurs, les gentils comme les méchants, de la scène internationale. Mais jusqu’où va-t-on laisser l’argent qatari pénétrer notre économie, et influencer nos dirigeants comme nos concitoyens?

QUAND UNE CERTAINE GAUCHE INTERDIT DE METTRE EN GARDE
CONTRE CETTE HAINE ISLAMISTE DE L'OCCIDENT

Gilles William Goldnadel
Atlantico.fr, 2 avril 2012

Au lendemain des deux drames montalbanais et toulousain, sans doute pour très peu de temps, les évidences indicibles peuvent être dites et montrées. Il existe encore, et si l’on ose dire, une fenêtre de tir, étroite, que l’idéologie en majesté va s’employer à refermer, comme elle en a la magie. Entre-temps, les Français auront pu apprendre ce qu’on leur cachait comme à des enfants immatures ou des adultes incapables. Ainsi, si l’identité du tueur ne leur avait pas été révélée aussi prestement, nul doute que les prestigieux invités au congrès annuel de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) qui se tiendra de ce vendredi à lundi au Bourget, auraient été reçus sans encombre et dans le silence des médias.

 

Nul n’aurait su, par exemple, que M. Abdallah Asfar avait légitimé le fait de battre son épouse si elle n’obéissait pas à son mari. Ou que les proches du Hamas, Messieurs Akrima Sabri et Al Huazi avaient respectivement déclaré : «Je vous annonce qu’il y a des centaines de femmes qui sont prêtes à se sacrifier pour libérer la terre de Palestine, et à sacrifier ce qu’elles ont de plus cher, leurs propres enfants» et encore: «Oui, je suis antisémite. Si ce ne sont pas les dirigeants arabes, nous devrons dévorer les juifs avec nos dents». Pour ne pas être en reste, le quatrième hôte empêché de l’UOIF, M. Al Qarni a qualifié les juifs de «frères des singes et des porcs» (le Figaro du 30 mars).

 

De même, jusqu’à présent, tous mes efforts à populariser les prêches sur Al-Jazira du cheikh Qaradawi, qui ne viendra pas non plus au Bourget à la suite de l’intervention de Nicolas Sarkozy auprès de l’émir du Qatar, qui a bien voulu se montrer compréhensif, étaient demeurés vains. Les Français auraient continué d’ignorer la qualité de la prose de celui qui, dans son ouvrage «le licite et l’illicite» recommande l’extermination physique des homosexuels.

 

Sur Qatar TV, en février 2006, cet ami du Hamas, déclara que «les opérations martyrs sont autorisées, même s’il se trouve des civils parmi les victimes». Pour ce qui est des occidentales violées, il ajoutait que celles-ci l’avaient été par ce que «une provocatrice non habillée décemment devait être punie (…) pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite». Mme Gisèle Halimi et ses amies féministes ne semblent pas avoir été très émues jusqu’alors de semblables propos.

 

Ou encore, cette sortie le 28 janvier 2009, toujours sur Al-Jazira, dont bien peu d’antiracistes autoproclamés, hier encore, faisaient grand cas: «Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs les personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler – et bien que les juifs aient exagéré les faits – il a réussi à les remettre à leur place. C’est est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois ce sera par la main des musulmans». Pour se consoler, le public de l’UOIF pourra toujours applaudir Tariq Ramadan qui vient de considérer que Mohamed Merah «renvoyait la France à son miroir» et que celui-ci avait «fini jihadiste sans réelle conviction après avoir été un citoyen sans réelle dignité». […]

 

(Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il est l'auteur de «Réflexions sur la question blanche» et de «Le vieil homme m'indigne!: Les postures et impostures de Stéphane Hessel» parus chez Jean-Claude Gawsewitch.)

PAS D'EXCUSES POUR MERAH!
Giulio Meotti
Courrierinternational.com, 30 mars 2012

«Mohammed Merah n’est pas un loup solitaire, il avait de nombreux complices et tous n’étaient pas musulmans. La réaction de l’Occident relève du déni». Caroline Glick, rédactrice en chef du quotidien israëlien Jerusalem Post, livre ainsi son interprétation du massacre de Toulouse. Une véritable opération de dissimulation est en cours, fondée sur une immense méprise. Un musulman français a fauché trois parachutistes à coups de mitraillette, avant d’abattre un enseignant juif, ses deux enfants et une autre fillette. Dans les heures qui ont précédé l’assaut final des forces spéciales et son issue fatale, jeudi dernier, Mohammed Merah a révélé avoir préféré refuser une mission suicide d’Al-Qaida pour «rester en vie» et multiplier les attaques.

Merah n'a pas voulu se faire exploser pour semer la mort, il a tenu à regarder ses victimes dans les yeux, il les a achevées d’une balle en pleine tête, il les a même filmées, il les a exterminées au seul motif qu’il s'agissait de soldats ou de Juifs. Symboliquement, la dépouille de Merah devait être enterrée en Algérie, terre islamique où vit son père [après le refus des autorités algériennes, Mohammed Merah a finalement été enterré en banlieue toulousaine], alors que ses victimes juives avaient déjà été inhumées en Israël, un pays que les islamistes de son acabit aimeraient voir rayé de la carte.

 

Sur les sites Internet islamistes, les hommages au «martyre du frère Mohammed Merah», «la terreur de la France» confirment que Merah n’était pas une exception. L’administrateur du forum Al Shumukh lui a dédié une prière: «Ô Allah, accueille-le aux plus hauts niveaux du paradis parmi les prophètes, les hommes pieux et les martyrs». Une partie de la presse européenne, de ses intellectuels assermentés et de sa classe dirigeante s’obstine pourtant à faire de Merah un cas psychiatrique. Il avait divorcé deux jours avant le massacre des juifs de Toulouse, souligne-t-on. Il était chômeur. Il «délirait» et, comme n’importe quel serial killer, «il éprouvait du plaisir à tuer».

 

Tariq Ramadan l’a érigé en symbole de l’aliénation sociale qui gangrène les banlieues françaises. Les journaux français ont concocté une dichotomie réconfortante: «L’ignoble criminel et la France raciste». Merah a beau être coupable, la France est raciste et l’a bien cherché. La méprise se nourrit de la paranoïa. On en arrivera bientôt à plaider l’innocence de l’auteur des attentats, accablé d’une «situation familiale problématique» ou d’une «situation sociale peu enviable». […]

 

La minimisation de l’attentat est une aubaine pour tous ceux qui, dans le silllage de Le Pen, ne s’embarassent d’aucune nuance et veulent déclarer la guerre à l’immigration toute entière. Douglas Murray, collaborateur du Wall Street Journal et du Daily Telegraph, auteur d’essais sur l’Europe, fait partie des intellectuels qui ont inspiré le revirement du Premier ministre anglais David Cameron en matière de multiculturalisme [en février, Cameron a affirmé l'échec du multiculturalisme]. Il déchiffre pour Il Foglio l’opération culturelle en cours sur le massacre de Toulouse: «On a d'abord pensé que le meurtrier était néonazi, alors les médias se sont empressés de construire de toutes pièces le profil d’un coupable idéal en allant rechercher des photos de fascistes tatoués. Quand il est apparu que l’assassin était djihadiste, un grand silence a recouvert toute l’affaire. L’opération "déni" a démarré. La presse a alors inventé la figure du loup solitaire.»

Selon Douglas Murray, le phénomène est à la fois idéologique et culturel. «C’est la maladie de l’Occident, une cécité répétitive devant ce qui nous attend. Elle trahit un manque total de volonté d’appréhender le problème du multiculturalisme et de l’extrémisme islamique, qui se répand dans notre société. Il existe une hostilité et un dénigrement ultra-libéral qui fait l’amalgame entre dénonciation de l’islamisme en Europe et islamophobie. A Toulouse, le choix des mots s’est révélé décisif pour édulcorer l’identité du meurtrier. On s’est efforcé de trouver des excuses au terrorisme islamique.»

Selon Murray, la tragédie de Toulouse nous confronte à l’échec des modèles communautaristes d’intégration: «Le multiculturalisme d’Etat a ravalé les nations européennes au rang d’auberges. Le credo politique a poussé les Etats à traiter et à juger les personnes en fonction des critères de leur "communauté" d’origine. Les attentats et les complots terroristes en Grande-Bretagne et en Europe, menés par des extrémistes élevés sur le territoire national, ont conduit à un point de rupture que nul ne peut plus ignorer.»

POUR UN RÉALIGNEMENT DES FORCES AU MOYEN-ORIENT
DEVANT LA MENACE D’UN IRAN NUCLÉAIRE

David Bensoussan

Isranet.org, 5 avril 2012

Efforts diplomatiques, activités subversives, et sanctions économiques ont jusqu’à présent échoué et l’option d’une opération militaire qui ferait cesser les efforts iraniens visant à développer la technologie nucléaire à des fins militaires devient de moins en moins hypothétique. Les conséquences sur le plan mondial seraient considérables: hausse vertigineuse du prix du pétrole, conflit généralisé au Proche-Orient et augmentation des activités terroristes dans le monde entier. Est-ce-là un scénario inévitable?

 

Efforts diplomatiques, activités secrètes et sanctions économiques

 

Les puissances occidentales et Israël ont exprimé leur inquiétude devant la possibilité que l’Iran ne se dote d’une arme atomique. Au fil des années, les négociations avec l’Iran et les efforts diplomatiques visant à enrayer le projet iranien ont échoué et n’ont fait que faire gagner du temps aux Iraniens. Des activités clandestines dont il est difficile d’attribuer l’initiative, ont résulté en des pannes d’ordinateur au moyen de l’insertion d’un virus informatique ou peut-être même à l’élimination de savants iraniens. Cela n’a guère arrêté le gouvernement iranien, mais a quand même retardé leur projet. Les sanctions économiques ont eu plus de vigueur après que l’Agence internationale de l’énergie atomique ait conclu dans son rapport en 2011 que l’Iran œuvre en vue de fabriquer une arme atomique et soit en passe d’y parvenir. Tout récemment, en février 2012, le président Obama a ordonné le gel des avoirs iraniens dont ceux de la banque centrale d’Iran. De son côté, l’Union européenne a décrété un embargo sur les nouveaux contrats d’importation de pétrole; les anciens contrats ne seront plus en vigueur à partir de juillet 2012. Les USA ont augmenté leurs forces terrestres et navales dans le Golfe persique (le Golfe arabique) en vue de protéger le passage du pétrole dans le détroit d’Ormuz si l’Iran s’aventurait à le bloquer. Les États-Unis et les pays européens ont demandé au Conseil de sécurité d’appliquer des sanctions contre l’Iran, mais la Russie et la Chine s’y sont opposées. L’Iran est un acheteur d’armement russe important et la Chine a besoin du pétrole iranien.

 

Devant l’entêtement du gouvernement iranien, la probabilité d’une option militaire va croissant, que ce soit par Israël, ou encore par les États-Unis et les puissances européennes.

 

L’option militaire 

 

Une attaque israélienne rencontrerait beaucoup plus de difficultés que dans le cas du bombardement du réacteur irakien Tammouz. Les centrales nucléaires iraniennes sont dispersées et enfouies sous terre, parfois dans des zones peuplées. Israël peut agir en ayant recours à son aviation ou au moyen de missiles. Toutefois, les missiles iraniens Shaab 3 ont un rayon d’action qui peut atteindre Israël et, selon toute probabilité, la Syrie et le Hezbollah tireront des milliers de missiles contre Israël. Selon le Premier ministre israélien Netanyahou, une telle attaque est à prévoir même si les États-Unis se lancent dans une attaque contre l’Iran et que, par conséquent, l’attaque avec de missiles conventionnels serait préférable à une attaque nucléaire. Toutefois, bien des politiciens et des journalistes trouvent que cette attaque est irresponsable. Le Pentagone et le ministre des Affaires étrangères français ont exprimé leur inquiétude face à cette option. Quant à la Russie, elle prédit que cette dernière serait catastrophique.

 

Une attaque américaine aurait une puissance et un impact bien plus considérables. L’Occident n’est guère intéressé par un Iran atomique, car il constitue un danger pour l’ensemble du monde et bien des pays arabes  sont du même avis, le conflit entre Arabes en majorité sunnites et Iraniens en majorité chiites étant par ailleurs millénaire. Aussi, il n’est pas à exclure qu’une nouvelle guerre se tiendra,  similaire à celle de la Guerre du Golfe qui a permis aux États-Unis, à l’Europe ainsi qu’à un bon nombre de pays arabes d’être unis. Or, l’Amérique est fatiguée des guerres suite à son intervention en Afghanistan et en Irak. L’économie américaine s’essouffle et une guerre ne ferait qu’empirer la situation.

 

Israël n’arrête pas de réitérer que plus d’une alarme a été sonnée depuis une dizaine d’années et que la situation actuelle n’est pas sans rappeler celle des années 30 durant la montée du nazisme. Or, en 1940, il était déjà trop tard. Tout porte à croire qu’Obama ordonnera une attaque, mais que celle-ci ne se fera qu’in extremis et pas avant les élections américaines qui se tiendront en novembre 2012. De plus en plus, le Premier ministre israélien Netanyahou exprime sa conviction à l’effet qu’il serait dangereux de compter sur le reste du monde et qu’Israël ne doit compter que sur elle-même.

 

Pour un réalignement des forces au Moyen-Orient

 

La conception qui a prévalu jusqu’à ce jour veut que la possession de l’arme atomique soit en soi un équilibre de la terreur attendu que son usage impliquera l’annihilation réciproque. Cela s’applique-t-il dans le cas de l’Iran? Pensons au leader Rafsandjani qui, lors des élections iraniennes précédentes, fut considéré comme étant un modéré par les médias occidentaux durant les élections précédentes a déclaré lors d’un sermon fait à l’université de Téhéran en 2001: «l’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout, mais, contre le monde islamique, ne causerait que des dommages limités.» En outre, il existe une lecture islamique voulant qu’un pays conquis par l’islam doive rester entre les mains des Musulmans. Étrangement, cette lecture ne s’applique pas à l’Espagne ou aux Balkans, mais uniquement à Israël. Elle s’exprime d’une façon radicale: «L’entité sioniste est une forme de tumeur maligne du cancer qu’il faut extirper.» ou encore «l’extermination d’Israël est un devoir religieux.» Qui plus est, il est difficile de chasser de l’esprit l’idéal de martyrologie chiite et sa vision d’une apocalypse rédemptrice qui précéderait la venue du mahdi, le messie chiite.

 

Les discours haineux et l’enseignement de la haine précèdent généralement des actes irréfléchis. Or, les médias du Moyen-Orient sont sursaturés par la tenue de tels discours depuis plusieurs décennies: la cause palestinienne a servi de prétexte pour subjuguer les masses arabo-musulmanes. Aujourd’hui encore et pour augmenter leur influence dans le monde arabe, la Turquie et l’Iran se font la compétition pour montrer aux masses arabes lequel des deux est le plus anti-israélien. Ces deux pays continuent donc de déstabiliser la région, durcissant les positions des principaux concernés: les Israéliens et les Palestiniens. Or, s’il fallait prendre au sérieux la menace iranienne, en cas de conflit atomique, il ne resterait ni les uns ni les autres.

 

Plus que jamais, le temps est venu pour les Israéliens et les Palestiniens de cesser d’être les pions des aspirations hégémoniques des puissances du Moyen-Orient et de bâtir des relations de confiance afin de faire les compromis indispensables à une paix durable.  

 

(L’auteur est professeur de sciences à l’Université du Québec)

QUÉBEC, QATAR, TOULOUSE, IRAN…

 

 

 

QUÉBEC: L'IMAM SAÏD JAZIRI, UN MANIPULATEUR
Dépêche

Postedeveille.ca, 2 avril 2012

L'imam islamiste Saïd Jaziri, un Tunisien, a été expulsé du Canada en octobre 2007 pour avoir menti aux autorités lors de sa demande d'asile politique. Il avait omis de déclarer qu'il avait fait usage de faux passeports et qu’il avait un casier judiciaire en France et en Tunisie. Il accuse maintenant le Canada de l'avoir «envoyé directement à la torture». Voir l'article de Taïeb Moalla dans le Journal de Québec, au titre trompeur: Le Canada a envoyé Saïd Jaziri à la torture. Pour un portrait de cette fripouille, lire l'article de Me Ftouh Souhail, avocat à Tunis, datant de 2009. Jaziri, qui se présente comme un «modéré», s'était prononcé en faveur de l'instauration de tribunaux de la charia et avait organisé une manifestation violente pour protester contre les caricatures danoises de Mahomet.

 

En 2011, Jaziri a tenté de revenir au Québec en passant par les USA. Ce grand voyageur qui semble disposer d'un budget illimité pour s'offrir les services des meilleurs avocats, a été arrêté aux USA après avoir franchi illégalement la frontière mexicaine dans le coffre d'une voiture. Il a demandé l'asile aux USA, ce qui ne semble pas avoir fonctionné puisqu'il est de retour en Tunisie. Le Canada l'aurait envoyé à la torture? Vraiment? En 2009, le journaliste Marc Thibodeau de La Presse l'avait joint par téléphone à Tunis pour faire un suivi. Jaziri avait alors indiqué qu'il n'avait «pas de problème» avec le gouvernement local. «La Tunisie a été beaucoup plus humaine avec moi que le Canada», a-t-il souligné.

 

Jaziri semble vouloir soutirer de l'argent aux contribuables canadiens. Il a d'ailleurs confié ses intentions à l'AFP : «Le Canada a sous-traité ma torture en Tunisie. C'est aussi simple que ça. … Je veux juste que les personnes responsables de mon expulsion (ndlr: du Canada) soient jugées et que je puisse revenir à Montréal pour m'occuper de ma famille».

 

Jaziri a eu un fils avec la québécoise convertie Nancy Adams alors qu'il était déjà sous le coup d'une ordonnance d'expulsion. Aujourd'hui, le Journal de Québec joue sur le registre de la culpabilisation éhontée en publiant un article illustré par une photo du petit Mohamed pleurant l'absence de son papa. Or cet enfant est victime des mauvaises décisions de ses parents, qui tentent d'en reporter les conséquences sur l'ensemble de la société québécoise. Quelle manipulation!

QUÉBEC: L'ISLAMISATION DE L'UNIVERSITÉ MCGILL
Dépêche

Postedeveille.ca, 1 avril 2012

Les universités occidentales sont à vendre au plus offrant, en l’occurrence les bédouins incultes des pétromonarchies, et ce financement a un impact sur l’enseignement et la recherche.

 

L’Université McGill de Montréal vient d’annoncer un important don du Qatar:

 

L’Université McGill et son Institut d’études islamiques ont reçu un généreux don de 1,25 million de dollars de l’État du Qatar. Annoncé aujourd’hui lors d’une visite à McGill de Son Excellence Salem Al-Shafi, premier ambassadeur du Qatar au Canada, ce don coïncide avec le 60e anniversaire de l’Institut et servira à financer une série de conférences qui seront présentées l’année prochaine:

 

«Nous croyons que cette contribution permettra à l’Institut de poursuivre l’importante mission qu’il s’est donnée lors de sa création, en 1952, qui est de favoriser l’avancement de la recherche sur l’Islam, ainsi que sur l’histoire et la civilisation du monde islamique, affirme Son Excellence Al-Shafi. Nous croyons également que l’Institut partage notre vision selon laquelle le savoir et l’éducation sont essentiels pour faire face aux défis d’un monde en perpétuelle évolution, qu’ils nous fournissent les outils nécessaires pour mieux comprendre les liens sans cesse changeants qui existent entre la religion et l’humanité, et qu’ils contribuent à notre bien-être et à la coexistence entre les peuples.»

 

Point de bascule [pointdebasculecanada.ca] publie un dossier sur cet évènement, où il rappelle que le Qatar possède un Centre international pour la propagation de la charia «éthique» établi en collaboration avec le prédicateur Qaradawi ainsi que Tariq Ramadan. Point de bascule note que l’annonce du don intervient peu après que la France a interdit des prédicateurs extrémistes de son territoire, y compris Qaradawi. Le ministre de l'Intérieur a également regretté la venue prochaine de Tariq Ramadan «dont les positions et les propos sont contraires à l'esprit républicain». Rappelons que Ramadan doit sa nomination comme titulaire d'une chaire d'études islamiques à Oxford à la générosité d'un roitelet arabe.

 

L’année dernière, Barbara Kay signait un article fouillé dans Campus Watch sur les dons aux universités du Canada et des États-Unis par des groupes liés à l'islam radical. Elle y souligne le manque stupéfiant d'examen diligent du dossier des donateurs. Elle déplore que des groupes radicaux colonisent les universités, devenues des lieux de propagande et d'apologie plutôt que de haut savoir, et blanchissent leur réputation en associant leur nom à des institutions prestigieuses. Elle prévient que la liberté académique est menacée.

 

En Grande-Bretagne, des études sur les dons des pays arabes aux universités ont révélé que sous des apparences philanthropiques, ces dons sont faits avec l’intention réelle de changer le climat intellectuel du pays. Selon l’étude du professeur Anthony Glees, ces dons ont pour véritable objectif de promouvoir une idéologie extrémiste et d’agir comme véhicule de propagande du courant wahhabite de l'islam au sein des universités. Ce financement encourage, conclut-il, «le mauvais type d'éducation, par le mauvais type de personnes, avec des fonds provenant du mauvais type de bienfaiteurs». Une autre étude révèle que le contenu de l’enseignement dans les centres financés par ces dons présente aux étudiants locaux et étrangers une vision du monde presque exclusivement anti-occidentale.

JUSQU’OÙ VA-T-ON LAISSER
L’INFLUENCE DU QATAR SE DÉVELOPPER?

Roger Cukierman
UPJF.org, 3 avril 2012

On voit apparaître en France depuis quelques années un émirat musulman particulièrement dynamique: le Qatar. Il envahit notre économie. C’est une invasion par le haut. Le Qatar est le 3ième exportateur mondial de gaz. Ce qui lui permet de détenir le record du plus haut revenu par tête au monde, et d’investir notamment en France, mais aussi en Grande Bretagne et en Allemagne [ainsi qu’au Canada, voir article ci-haut]. Le Qatar est un pays minuscule, grand comme la Corse. Il est dirigé par le Cheikh Hamad Al Thani. Il abrite 1,8 million d’habitants dont 10 % seulement sont des Qataris de souche, musulmans sunnites. Le reste est composé de travailleurs immigrés dont quelques jeunes Français de nos banlieues.

 

Les Qataris sont depuis peu les premiers actionnaires de Lagardère, avec 26% du capital. Or, cette société est gros actionnaire de Hachette, Europe 1, Canal +, et EADS, société mère d’Airbus. Il n’y a pas plus stratégique que la communication et l’aéronautique! Le Qatar a aussi des participations dans Total, LVMH, Vinci, Veolia, et possède plusieurs palaces hôteliers à Paris et à Cannes. S’ajoute à ces investissements une résidence somptueuse dans l’ile Saint-Louis, l’Hôtel Lambert qui appartenait autrefois à Guy de Rothschild

 

Mais c’est un investissement relativement modeste 40 Millions d’euros, qui a fait le plus de bruit en France: l’achat du PSG. L’émir désire avec l’aide du français Richard Attias, spécialiste des grands événements, faire du Qatar une capitale du sport, avec tournois de tennis, courses automobiles ou cyclistes. Le Qatar a même remporté l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2022 et Al Jazeera a obtenu les droits télé du championnat de football de Ligue 1 et de la coupe d’Europe.

 

Cet intérêt du Qatar pour le sport lui donne une image positive auprès de l’opinion publique française. Les relations chaleureuses entre l’émir du Qatar et les Autorités françaises se sont manifestées par une convention fiscale qui exonère le Qatar d’impôts. Il est paradoxal d’accueillir à bras ouverts les capitaux étrangers au moment où l’excès d’impôts incite nombre de capitalistes français à envisager l’exil fiscal. Mais les Qataris savent être généreux, par exemple pour le sauvetage des infirmières bulgares, ou pour la création d’un fonds de 50 millions d’euros destiné à la création d’entreprises par les jeunes des banlieues.

 

Et c’est là que le bât blesse! Que veut réellement ce pays dirigé par un islamiste convaincu en étant aussi présent en France, particulièrement auprès des 10% ou plus de la population française de confession musulmane? En réalité la position du Qatar est très ambigüe. La réputation du Qatar doit beaucoup à la chaîne de télévision Al Jazeera, concurrent redouté de CNN ou BBC. Al Jazeera diffusait avec empressement les messages de Ben Laden. Elle donne la parole au prêcheur islamiste Qaradawi qui exprime sa haine des Juifs, recommande la lapidation des femmes adultères, et la mort des homosexuels et des apostats. Au point que notre gouvernement vient de lui refuser l’entrée sur le territoire français. Quant au gouvernement qatari il soutient en Égypte les salafistes, plus extrémistes encore que les frères musulmans, et maintient des rapports étroits avec le Hezbollah, le Hamas, et les talibans.

 

À l’inverse, le Qatar entretient les meilleures relations avec les Occidentaux, a eu des contacts avec Israël jusqu’en 2009, et s’est rangé aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne lors du conflit contre Khadafi. En résumé, l’argent provenant du gaz a été intelligemment utilisé pour permettre à cet émirat de jouer un double jeu auprès de tous les acteurs, les gentils comme les méchants, de la scène internationale. Mais jusqu’où va-t-on laisser l’argent qatari pénétrer notre économie, et influencer nos dirigeants comme nos concitoyens?

QUAND UNE CERTAINE GAUCHE INTERDIT DE METTRE EN GARDE
CONTRE CETTE HAINE ISLAMISTE DE L'OCCIDENT

Gilles William Goldnadel
Atlantico.fr, 2 avril 2012

Au lendemain des deux drames montalbanais et toulousain, sans doute pour très peu de temps, les évidences indicibles peuvent être dites et montrées. Il existe encore, et si l’on ose dire, une fenêtre de tir, étroite, que l’idéologie en majesté va s’employer à refermer, comme elle en a la magie. Entre-temps, les Français auront pu apprendre ce qu’on leur cachait comme à des enfants immatures ou des adultes incapables. Ainsi, si l’identité du tueur ne leur avait pas été révélée aussi prestement, nul doute que les prestigieux invités au congrès annuel de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) qui se tiendra de ce vendredi à lundi au Bourget, auraient été reçus sans encombre et dans le silence des médias.

 

Nul n’aurait su, par exemple, que M. Abdallah Asfar avait légitimé le fait de battre son épouse si elle n’obéissait pas à son mari. Ou que les proches du Hamas, Messieurs Akrima Sabri et Al Huazi avaient respectivement déclaré : «Je vous annonce qu’il y a des centaines de femmes qui sont prêtes à se sacrifier pour libérer la terre de Palestine, et à sacrifier ce qu’elles ont de plus cher, leurs propres enfants» et encore: «Oui, je suis antisémite. Si ce ne sont pas les dirigeants arabes, nous devrons dévorer les juifs avec nos dents». Pour ne pas être en reste, le quatrième hôte empêché de l’UOIF, M. Al Qarni a qualifié les juifs de «frères des singes et des porcs» (le Figaro du 30 mars).

 

De même, jusqu’à présent, tous mes efforts à populariser les prêches sur Al-Jazira du cheikh Qaradawi, qui ne viendra pas non plus au Bourget à la suite de l’intervention de Nicolas Sarkozy auprès de l’émir du Qatar, qui a bien voulu se montrer compréhensif, étaient demeurés vains. Les Français auraient continué d’ignorer la qualité de la prose de celui qui, dans son ouvrage «le licite et l’illicite» recommande l’extermination physique des homosexuels.

 

Sur Qatar TV, en février 2006, cet ami du Hamas, déclara que «les opérations martyrs sont autorisées, même s’il se trouve des civils parmi les victimes». Pour ce qui est des occidentales violées, il ajoutait que celles-ci l’avaient été par ce que «une provocatrice non habillée décemment devait être punie (…) pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite». Mme Gisèle Halimi et ses amies féministes ne semblent pas avoir été très émues jusqu’alors de semblables propos.

 

Ou encore, cette sortie le 28 janvier 2009, toujours sur Al-Jazira, dont bien peu d’antiracistes autoproclamés, hier encore, faisaient grand cas: «Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs les personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler – et bien que les juifs aient exagéré les faits – il a réussi à les remettre à leur place. C’est est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois ce sera par la main des musulmans». Pour se consoler, le public de l’UOIF pourra toujours applaudir Tariq Ramadan qui vient de considérer que Mohamed Merah «renvoyait la France à son miroir» et que celui-ci avait «fini jihadiste sans réelle conviction après avoir été un citoyen sans réelle dignité». […]

 

(Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il est l'auteur de «Réflexions sur la question blanche» et de «Le vieil homme m'indigne!: Les postures et impostures de Stéphane Hessel» parus chez Jean-Claude Gawsewitch.)

PAS D'EXCUSES POUR MERAH!
Giulio Meotti
Courrierinternational.com, 30 mars 2012

«Mohammed Merah n’est pas un loup solitaire, il avait de nombreux complices et tous n’étaient pas musulmans. La réaction de l’Occident relève du déni». Caroline Glick, rédactrice en chef du quotidien israëlien Jerusalem Post, livre ainsi son interprétation du massacre de Toulouse. Une véritable opération de dissimulation est en cours, fondée sur une immense méprise. Un musulman français a fauché trois parachutistes à coups de mitraillette, avant d’abattre un enseignant juif, ses deux enfants et une autre fillette. Dans les heures qui ont précédé l’assaut final des forces spéciales et son issue fatale, jeudi dernier, Mohammed Merah a révélé avoir préféré refuser une mission suicide d’Al-Qaida pour «rester en vie» et multiplier les attaques.

Merah n'a pas voulu se faire exploser pour semer la mort, il a tenu à regarder ses victimes dans les yeux, il les a achevées d’une balle en pleine tête, il les a même filmées, il les a exterminées au seul motif qu’il s'agissait de soldats ou de Juifs. Symboliquement, la dépouille de Merah devait être enterrée en Algérie, terre islamique où vit son père [après le refus des autorités algériennes, Mohammed Merah a finalement été enterré en banlieue toulousaine], alors que ses victimes juives avaient déjà été inhumées en Israël, un pays que les islamistes de son acabit aimeraient voir rayé de la carte.

 

Sur les sites Internet islamistes, les hommages au «martyre du frère Mohammed Merah», «la terreur de la France» confirment que Merah n’était pas une exception. L’administrateur du forum Al Shumukh lui a dédié une prière: «Ô Allah, accueille-le aux plus hauts niveaux du paradis parmi les prophètes, les hommes pieux et les martyrs». Une partie de la presse européenne, de ses intellectuels assermentés et de sa classe dirigeante s’obstine pourtant à faire de Merah un cas psychiatrique. Il avait divorcé deux jours avant le massacre des juifs de Toulouse, souligne-t-on. Il était chômeur. Il «délirait» et, comme n’importe quel serial killer, «il éprouvait du plaisir à tuer».

 

Tariq Ramadan l’a érigé en symbole de l’aliénation sociale qui gangrène les banlieues françaises. Les journaux français ont concocté une dichotomie réconfortante: «L’ignoble criminel et la France raciste». Merah a beau être coupable, la France est raciste et l’a bien cherché. La méprise se nourrit de la paranoïa. On en arrivera bientôt à plaider l’innocence de l’auteur des attentats, accablé d’une «situation familiale problématique» ou d’une «situation sociale peu enviable». […]

 

La minimisation de l’attentat est une aubaine pour tous ceux qui, dans le silllage de Le Pen, ne s’embarassent d’aucune nuance et veulent déclarer la guerre à l’immigration toute entière. Douglas Murray, collaborateur du Wall Street Journal et du Daily Telegraph, auteur d’essais sur l’Europe, fait partie des intellectuels qui ont inspiré le revirement du Premier ministre anglais David Cameron en matière de multiculturalisme [en février, Cameron a affirmé l'échec du multiculturalisme]. Il déchiffre pour Il Foglio l’opération culturelle en cours sur le massacre de Toulouse: «On a d'abord pensé que le meurtrier était néonazi, alors les médias se sont empressés de construire de toutes pièces le profil d’un coupable idéal en allant rechercher des photos de fascistes tatoués. Quand il est apparu que l’assassin était djihadiste, un grand silence a recouvert toute l’affaire. L’opération "déni" a démarré. La presse a alors inventé la figure du loup solitaire.»

Selon Douglas Murray, le phénomène est à la fois idéologique et culturel. «C’est la maladie de l’Occident, une cécité répétitive devant ce qui nous attend. Elle trahit un manque total de volonté d’appréhender le problème du multiculturalisme et de l’extrémisme islamique, qui se répand dans notre société. Il existe une hostilité et un dénigrement ultra-libéral qui fait l’amalgame entre dénonciation de l’islamisme en Europe et islamophobie. A Toulouse, le choix des mots s’est révélé décisif pour édulcorer l’identité du meurtrier. On s’est efforcé de trouver des excuses au terrorisme islamique.»

Selon Murray, la tragédie de Toulouse nous confronte à l’échec des modèles communautaristes d’intégration: «Le multiculturalisme d’Etat a ravalé les nations européennes au rang d’auberges. Le credo politique a poussé les Etats à traiter et à juger les personnes en fonction des critères de leur "communauté" d’origine. Les attentats et les complots terroristes en Grande-Bretagne et en Europe, menés par des extrémistes élevés sur le territoire national, ont conduit à un point de rupture que nul ne peut plus ignorer.»

POUR UN RÉALIGNEMENT DES FORCES AU MOYEN-ORIENT
DEVANT LA MENACE D’UN IRAN NUCLÉAIRE

David Bensoussan

Isranet.org, 5 avril 2012

Efforts diplomatiques, activités subversives, et sanctions économiques ont jusqu’à présent échoué et l’option d’une opération militaire qui ferait cesser les efforts iraniens visant à développer la technologie nucléaire à des fins militaires devient de moins en moins hypothétique. Les conséquences sur le plan mondial seraient considérables: hausse vertigineuse du prix du pétrole, conflit généralisé au Proche-Orient et augmentation des activités terroristes dans le monde entier. Est-ce-là un scénario inévitable?

 

Efforts diplomatiques, activités secrètes et sanctions économiques

 

Les puissances occidentales et Israël ont exprimé leur inquiétude devant la possibilité que l’Iran ne se dote d’une arme atomique. Au fil des années, les négociations avec l’Iran et les efforts diplomatiques visant à enrayer le projet iranien ont échoué et n’ont fait que faire gagner du temps aux Iraniens. Des activités clandestines dont il est difficile d’attribuer l’initiative, ont résulté en des pannes d’ordinateur au moyen de l’insertion d’un virus informatique ou peut-être même à l’élimination de savants iraniens. Cela n’a guère arrêté le gouvernement iranien, mais a quand même retardé leur projet. Les sanctions économiques ont eu plus de vigueur après que l’Agence internationale de l’énergie atomique ait conclu dans son rapport en 2011 que l’Iran œuvre en vue de fabriquer une arme atomique et soit en passe d’y parvenir. Tout récemment, en février 2012, le président Obama a ordonné le gel des avoirs iraniens dont ceux de la banque centrale d’Iran. De son côté, l’Union européenne a décrété un embargo sur les nouveaux contrats d’importation de pétrole; les anciens contrats ne seront plus en vigueur à partir de juillet 2012. Les USA ont augmenté leurs forces terrestres et navales dans le Golfe persique (le Golfe arabique) en vue de protéger le passage du pétrole dans le détroit d’Ormuz si l’Iran s’aventurait à le bloquer. Les États-Unis et les pays européens ont demandé au Conseil de sécurité d’appliquer des sanctions contre l’Iran, mais la Russie et la Chine s’y sont opposées. L’Iran est un acheteur d’armement russe important et la Chine a besoin du pétrole iranien.

 

Devant l’entêtement du gouvernement iranien, la probabilité d’une option militaire va croissant, que ce soit par Israël, ou encore par les États-Unis et les puissances européennes.

 

L’option militaire 

 

Une attaque israélienne rencontrerait beaucoup plus de difficultés que dans le cas du bombardement du réacteur irakien Tammouz. Les centrales nucléaires iraniennes sont dispersées et enfouies sous terre, parfois dans des zones peuplées. Israël peut agir en ayant recours à son aviation ou au moyen de missiles. Toutefois, les missiles iraniens Shaab 3 ont un rayon d’action qui peut atteindre Israël et, selon toute probabilité, la Syrie et le Hezbollah tireront des milliers de missiles contre Israël. Selon le Premier ministre israélien Netanyahou, une telle attaque est à prévoir même si les États-Unis se lancent dans une attaque contre l’Iran et que, par conséquent, l’attaque avec de missiles conventionnels serait préférable à une attaque nucléaire. Toutefois, bien des politiciens et des journalistes trouvent que cette attaque est irresponsable. Le Pentagone et le ministre des Affaires étrangères français ont exprimé leur inquiétude face à cette option. Quant à la Russie, elle prédit que cette dernière serait catastrophique.

 

Une attaque américaine aurait une puissance et un impact bien plus considérables. L’Occident n’est guère intéressé par un Iran atomique, car il constitue un danger pour l’ensemble du monde et bien des pays arabes  sont du même avis, le conflit entre Arabes en majorité sunnites et Iraniens en majorité chiites étant par ailleurs millénaire. Aussi, il n’est pas à exclure qu’une nouvelle guerre se tiendra,  similaire à celle de la Guerre du Golfe qui a permis aux États-Unis, à l’Europe ainsi qu’à un bon nombre de pays arabes d’être unis. Or, l’Amérique est fatiguée des guerres suite à son intervention en Afghanistan et en Irak. L’économie américaine s’essouffle et une guerre ne ferait qu’empirer la situation.

 

Israël n’arrête pas de réitérer que plus d’une alarme a été sonnée depuis une dizaine d’années et que la situation actuelle n’est pas sans rappeler celle des années 30 durant la montée du nazisme. Or, en 1940, il était déjà trop tard. Tout porte à croire qu’Obama ordonnera une attaque, mais que celle-ci ne se fera qu’in extremis et pas avant les élections américaines qui se tiendront en novembre 2012. De plus en plus, le Premier ministre israélien Netanyahou exprime sa conviction à l’effet qu’il serait dangereux de compter sur le reste du monde et qu’Israël ne doit compter que sur elle-même.

 

Pour un réalignement des forces au Moyen-Orient

 

La conception qui a prévalu jusqu’à ce jour veut que la possession de l’arme atomique soit en soi un équilibre de la terreur attendu que son usage impliquera l’annihilation réciproque. Cela s’applique-t-il dans le cas de l’Iran? Pensons au leader Rafsandjani qui, lors des élections iraniennes précédentes, fut considéré comme étant un modéré par les médias occidentaux durant les élections précédentes a déclaré lors d’un sermon fait à l’université de Téhéran en 2001: «l’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout, mais, contre le monde islamique, ne causerait que des dommages limités.» En outre, il existe une lecture islamique voulant qu’un pays conquis par l’islam doive rester entre les mains des Musulmans. Étrangement, cette lecture ne s’applique pas à l’Espagne ou aux Balkans, mais uniquement à Israël. Elle s’exprime d’une façon radicale: «L’entité sioniste est une forme de tumeur maligne du cancer qu’il faut extirper.» ou encore «l’extermination d’Israël est un devoir religieux.» Qui plus est, il est difficile de chasser de l’esprit l’idéal de martyrologie chiite et sa vision d’une apocalypse rédemptrice qui précéderait la venue du mahdi, le messie chiite.

 

Les discours haineux et l’enseignement de la haine précèdent généralement des actes irréfléchis. Or, les médias du Moyen-Orient sont sursaturés par la tenue de tels discours depuis plusieurs décennies: la cause palestinienne a servi de prétexte pour subjuguer les masses arabo-musulmanes. Aujourd’hui encore et pour augmenter leur influence dans le monde arabe, la Turquie et l’Iran se font la compétition pour montrer aux masses arabes lequel des deux est le plus anti-israélien. Ces deux pays continuent donc de déstabiliser la région, durcissant les positions des principaux concernés: les Israéliens et les Palestiniens. Or, s’il fallait prendre au sérieux la menace iranienne, en cas de conflit atomique, il ne resterait ni les uns ni les autres.

 

Plus que jamais, le temps est venu pour les Israéliens et les Palestiniens de cesser d’être les pions des aspirations hégémoniques des puissances du Moyen-Orient et de bâtir des relations de confiance afin de faire les compromis indispensables à une paix durable.  

 

(L’auteur est professeur de sciences à l’Université du Québec)

Que préférez-vous? «METTRE LES PIEDS DANS LE PLAT!» OU «FAIRE L’ÉLOGE D’UN EXÉGÈTE QUI SOUTIENT QUE LA TERRE EST PLATE»

   

 

INQUIÉTUDE FACE AU FLOU ET À L’AGITATION
QUI RÈGNENT EN IRAN

Naama Rehoboam
Guysen.com, 1 décembre 2011

Entre l’attaque de l’ambassade de Grande-Bretagne, les sanctions internationales et les mystérieuses explosions: le monde semble avoir pris la mesure du danger d’un Iran nucléaire.

 

Les choses semblent se compliquer pour l’Iran. Après l’attaque ce mardi 29 novembre de l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran, Londres a fait évacuer son personnel diplomatique d’Iran. Tout en fermant l’ambassade iranienne, à Londres. Mercredi 30 novembre, la France a décidé de «rappeler en consultation» son ambassadeur à Téhéran. L’Allemagne lui a emboîté le pas.

 

«Les attaques contre toute représentation diplomatique ne sont pas acceptables. Et il est du devoir d'un pays d’assurer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques», a déclaré Guido Westerwele, le ministre allemand des Affaires étrangères. Ces tourments diplomatiques se conjuguent avec la nouvelle vague de sanctions décidées contre le régime des mollahs.

 

Même si Téhéran menace de faire de son pétrole une arme politique et de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel une grande partie du pétrole mondial transite, cette fois les conséquences pourraient être sans précédent. Tandis que les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, ciblent les secteurs énergétique, pétrochimique et financier iraniens, Paris propose, ni plus ni moins, d’interrompre les achats de brut iranien. Il y a là de quoi porter un coup dur à l’économie de la république islamique.

 

Autre inquiétude pour l’Iran: les mystérieux événements du mois dernier, toujours non élucidés. Samedi 12 novembre, l'ouest de Téhéran, est secoué par l'explosion d'un dépôt de munitions des «Pasdaran», les Gardiens de la révolution. Parmi les 17 victimes officielles, figurait un poids lourd du régime: le général Mokadam, responsable en chef et expert numéro 1 du programme balistique iranien. Pour les autorités, il s’agit d’un accident. Lundi 28 novembre à 14h 40, une autre explosion a ébranlé Ispahan, la 3ème ville du pays. Puis 4 heures plus tard, l’agence de presse Fars, annonce qu’un centre d’enrichissement d’uranium a explosé.

 

Depuis ces annonces retentissantes, on assiste à un cafouillage complet au niveau des sources d’information. Selon l’agence Mehr, rien ne permet d’affirmer que l’explosion s’est produite à proximité du centre nucléaire. A en croire le site internet du journal Farhang e-Ashti, elle a eu lieu près d’une académie militaire. Pour Isna, c’est une station essence, qui a explosé. Contradictoires, les informations transmises par le régime ne présentent aucune garantie de crédibilité. En Israël et en occident, on garde le silence.

 

Au cœur de ces événements, le dossier du nucléaire iranien ne fait en tous cas plus sourire. La communauté internationale semble avoir pris la mesure du danger depuis le récent rapport de l’AIEA.

RIEN NE VA PLUS ENTRE LONDRES ET TÉHÉRAN
Éditorial
laregledujeu.org, 1 décembre 2011

En guise de représailles contre les sanctions qui pèsent actuellement sur le régime iranien (l’Iran étant soupçonné par l’Agence internationale de l’énergie atomique de développer un arsenal nucléaire), des étudiants bassiidjis (une milice islamiste iranienne) s’en sont pris ce mardi 29 novembre à l’ambassade britannique à Téhéran (on fait état de saccages importants, jets de pierres et de cocktails Molotov). Au lendemain de cette attaque, David Cameron a décidé de prendre des mesures drastiques contre le régime iranien. Le 21 novembre dernier, la Grande-Bretagne avait rompu tous les liens dans le secteur financier avec l’Iran. Hier, William Hague, le ministère des affaires étrangères, exigeait la fermeture de la représentation iranienne à Londres et le départ de son personnel dans les 48 heures. A Téhéran, une partie du personnel diplomatique britannique était évacué en cours de journée vers Dubaï, aux Émirats arabes unis.

 

La mise à sac de l’ambassade britannique a bien évidemment choqué la communauté internationale: le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon s’est dit indigné; la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a qualifié cet acte d’affront à toute la communauté internationale; la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse a “condamné fermement l’attaque scandaleuse de l’ambassade de la Grande-Bretagne”. Le ministre des affaires étrangères Alain Juppé s’est quant à lui prononcé pour des “sanctions qui soient vraiment de nature à paralyser le régime: gel des avoirs de la banque centrale (iranienne), embargo sur les exportations d’hydrocarbures”.

 

En Iran, le personnel politique semble divisé, d’une part le ministère des Affaires étrangères exprimant “ses regrets pour le comportement inacceptable d’un petit nombre de manifestants”, d’autre part, l’aile dure du régime justifiant l’action des bassiidjis arguant que “la colère des étudiants” était due “à plusieurs décennies de politique dominatrice de la Grande-Bretagne en Iran”.

 

Nul ne sait jusqu’où cette crise pourrait aller, le Royaume-Uni a néanmoins averti l’Iran que cette affaire aurait des “conséquences graves”.  

TARIQ RAMADAN, LE PROFESSEUR
QUI A FAIT ACHETER SA TITULARISATION

Dépêche

postedeveille.ca, 30 novembre 2011

Dans la New English Review, Hugh Fitzgerald parle des dessous de la nomination de Tariq Ramadan comme titulaire d'une chaire d'études islamiques à Oxford, une tribune à l'apparence prestigieuse qui n'est rien d'autre que de la poudre aux yeux.

 

Sa crédibilité étant proche de zéro en Europe continentale, Tariq est parti à la conquête de l'Amérique du nord. Il participera à une autre méga conférence des Frères musulmans à Toronto à Noël. Heureusement, contrairement aux années passées, la conférence ne s'arrêtera pas à Montréal.

 

J’ai récemment posté un article paru dans le Oxford Student sur Mehdi Hashemi Rafsanjani, l’élève du bourreau [l’ayatollah iranien Rafsanjani, son père], ou tout du moins son fils.

 

Et nous apprenions il y a quelque temps que la London School of Economics avait honoré d’un doctorat (Ph.D) ce grand connaisseur de la condition humaine, Seif al-Islam, le fils du défunt Mouammar Kadhafi, et que la thèse du doctorat en question avait été écrite par d’autres que lui (dans la veine du scandale, dans les universités de tout le monde occidental, de ces riches Arabes, Perses, ou Pakistanais qui font appel à des plumes pour écrire leurs papiers); cela nous porte à croire qu’aucun de ces diplômes ne peut être pris au sérieux, qu’aucun de ces supposés lettrés n’a travaillé par lui-même, et qu’on doit les en soupçonner tant qu’il n’auront pas apporté la preuve du contraire, la preuve qu’ils ont effectivement étudié, et la preuve, dans une moindre mesure, qu’ils ont été effectivement formés à quelque chose.

 

Mais le pire scandale, c’est avant tout la nomination d’un certain propagandiste comme titulaire d'une chaire créée et payée par un sombre roitelet arabe (Ce dandin d’émir du Qatar? Ce si photogénique sultan d’Oman, tout en folklore avec son faucon sur la main? J’ai oublié lequel…), chaire créée dans le but précis de lui offrir le bon ascendant grâce auquel il peut mener sa campagne douceâtre et sinistre de promotion de l’islam dans tout le monde occidental.

 

Cet homme, avec sa titularisation achetée clés en mains, c’est Tariq Ramadan. Il est le petit fils d’Hassan El Banna, le fondateur des Frères Musulmans. Chacune de ses sorties publiques est l’occasion d’une nouvelle démonstration de taqiya et de kitman, d’un empilement de mensonges et de demi-vérités débités à un tel rythme qu’on ne peut les réfuter tous, que ce sera difficile de rétorquer, même pour l’adversaire le mieux préparé. Il a pendant un temps enseigné à Genève. Mais avec la publication du livre de Caroline Fourest («Frère Tariq») et sa mise en pièces lors de deux émissions à fortes audiences (l’une avec un Nicolas Sarközy à son meilleur, l’autre avec Alain Finkielkraut), il a été temps pour Tariq Ramadan de quitter les contrées francophones où bien trop de gens le connaissaient, et de filer vers les territoires anglophones du Dar al-Harb, à savoir l’Angleterre, et au-delà, le jackpot, les États-Unis. Mais tout d’abord, il a tenté sa chance aux Pays Bas. Il a réussi, à force d’argent arabe, à se faire créer une chaire dans une université des Pays Bas. Mais il a vite compris que cela ne marcherait pas, qu’il allait devoir rejoindre l’Angleterre, et donc Oxford ou Cambridge (même si l’Université de Londres, par le SOAS [School of Oriental and African Studies], l’aurait volontiers accueilli).

 

Tariq Ramadan ne s’est jamais résolu à n’être qu’un humble chargé de conférence au St Antony’s College [d’Oxford], où le département du Moyen Orient (contrairement à ceux, légitimes depuis toujours, de l’Europe de l’Est et de la Russie) était tenu d’une main de fer par Albert Hourani, qui en avait fait un moulin à diplômes pour les Arabes (parmi lesquels Rachid Khalidi), et s’y prélassait du haut de ses responsabilités, y dispensant ses faveurs à la façon d’un abbé gras en son monastère. Et donc il s’est fait créer une chaire à Oxford, une chaire instituée pour lui, et après un «recrutement international», une chaire qu’il a investie comme professeur, lui, Tariq Ramadan. Et est-ce que les responsables d’Oxford, ceux des départements d’études arabes, du Moyen-Orient, ou des études islamiques, ceux qui dépendent tant des contributions financières de ces riches arabes qu’ils courtisent sans cesse, ceux-là, est ce qu’ils se sont élevés contre ce titre de professeur acheté rubis sur l’ongle ? Non. Soit ils n’ont rien dit, soit, bien pire, ils sont tombés en pâmoison devant la justesse et la valeur d’une telle nomination. Tout cela donne la nausée.

 

Et pendant un temps, Tariq Ramadan a continué sa campagne, celle où il disait «nous [les musulmans] sommes là» et «nous sommes là pour rester» et «il n’y a rien que vous puissiez y faire», pour mieux montrer ensuite le visage de l’extrême affabilité, jusqu’à ce que des gens comme Ibn Warraq ou Ayaan Hirsi Ali ne le mettent KO à l’occasion d’un débat. Il a bien meilleur jeu à débattre avec ceux, occidentaux, qui tremblent à l’idée de croire ce qu’ils apprennent de l’islam, qui se refusent à le croire vraiment, qui aimeraient tant ne pas y croire, se convaincre qu’il n’y a en fait aucun problème, ou que, s’il y en a un, il pourra être facilement résolu.

 

Mais voilà dix mois que Tariq Ramadan a été exceptionnellement – pour lui – silencieux. Pourquoi? Et bien, qu’a-t-il à dire sur les événements d’Égypte, son pays d’origine? – quand bien même se croit-il fondé à se considérer comme européen, car il se trouve qu’il est certes né et a été élevé en Europe mais comme le fils fanatique d’un père fanatique, qui était lui-même le fils d’un grand père encore plus fanatique. Et bien, qu’a donc à dire Tariq Ramadan sur l’Égypte? Peut-il prendre le parti de cette minuscule opposition laïque et libérale, qui a si peur des Frères Musulmans? Bien sûr que non. Peut-il se faire le porte-voix de la persécution, des attaques meurtrières envers les coptes? Non, il ne le peut pas. Il ne le fera pas. Donc, il fait profil bas pour le moment.

 

Le Oxford Student devrait examiner les sources de financement de Tariq Ramadan, examiner comment il a été nommé titulaire d'une chaire à Oxford, examiner ses soi-disantes «brillantes études». Cela exigerait un travail de journalisme d’investigation de haut niveau. Mais cela en amuserait certainement plus d’un. Cela serait utile à toute la sphère académique de voir exposées au grand jour la pourriture et la corruption dues à cet argent arabe, cet argent qui n’afflue pas seulement pour construire des centres d’études islamiques dans des endroits comme Durham et Exeter, mais aussi pour que seuls y prévalent ceux qui souhaitent défendre la foi de l’islam, et éviter de subir des critiques émanant d’Arabie Saoudite, du Koweït et des Émirats – c'est-à-dire émanant des donateurs qui surveillent minutieusement qui est nommé aux postes clés de ces centres, et qui s’assurent qu’aucune voix indépendante ou critique n’y soit entendue.

 

Oui, il faudrait publier le feuilleton du «Comment Tariq Ramadan a-t-il obtenu sa chaire universitaire?» – à commencer par sa décision de quitter le monde francophone, par son faux départ aux Pays Bas, par son poste de chargé de cours au St. Antony ‘s College, et enfin ce stratagème de lui acheter une chaire, stratagème qui a si bien marché pour lui, et a fait tant de tort à l’image d’Oxford, et au moral des professeurs qui y méritaient leur nomination, et au moral de ceux qui n’ont jamais obtenu de titre de professeur mais étaient parfaitement au courant du scandale sous-jacent à la nomination de Tariq Ramadan.

 

Le scandale de ceux qui ont été admis comme étudiants a été traité comme il se doit (intéressant de noter d’ailleurs cette coutume des musulmans riches et puissants de vouloir étudier, ou faire étudier leurs enfants, autant qu’ils le peuvent dans le monde occidental – et pourtant ils ne se demandent même pas pourquoi les élites musulmanes, dans leurs propres pays riches mais misérables, cherchent tant à mettre leurs enfants dans des écoles chrétiennes ou occidentales, ou à les envoyer dans le monde occidental pour leurs études). Ici le fils Rafsanjani, là le fils Kadhafi, et encore là des dizaines de princes et princesses d’opérette – c’est si facile!

 

Mais le scandale de la nomination de Tariq Ramadan à la tête d'une chaire universitaire est d’une toute autre importance. Et il en va de même pour toutes ces manières qu’ont musulmans et non-musulmans idolâtres de l’islam de s’entraider, de s’embaucher les uns les autres, de se promouvoir les uns les autres, dans tous les départements académiques d’études islamiques ou moyen-orientales au Royaume Uni et dans tout le monde occidental.

 

Cela a été complètement dévoilé – entre autres par Martin Kramer. Mais il ne faut jamais relâcher les efforts en la matière. Pourquoi donc ne pas lancer une série d’articles, dans un grand quotidien de Londres plutôt qu’un journal d’étudiants d’Oxford, sur Tariq Ramadan et sa résistible ascension?

RACHID GHANNOUCHI FAIT L’ÉLOGE D’UN EXÉGÈTE SAOUDIEN
QUI SOUTIENT QUE LA TERRE EST PLATE

Dépêche

pointdebasculecanada.ca, 1 décembre 2011

Selon ce que rapporte le site tunisien BusinessNews.tn.com, Rachid Ghannouchi a récemment écrit un article faisant l’éloge d’Adbulaziz Ibn Baz (Ibn Baaz) (1910-1999), un exégète saoudien qui soutient que la terre est plate. L’article a été publié par le magazine saoudien Koll al Watan le 14 novembre dernier. BusinessNews.tn.com mentionne également d’autres positions défendues par Ibn Baz dans le passé. C’est cette portion de l’article qui est reproduite par Point de Bascule:

 

«On dit qu’en exil, Rached Ghannouchi aurait révisé sa stratégie, mais qu’en est-il réellement? Depuis le retour de son (leader en Tunisie), le mouvement islamiste prétend adhérer aux valeurs des libertés démocratiques et tente de se débarrasser de l’image d’épouvantail «tissée de toutes pièces», par des années d’obscurantisme et de Black-Out médiatique des deux dictatures tunisiennes.»

«Ennahdha change de ton mais peine à convaincre, ne pouvant donner, pour l’instant, aucune garantie sur sa sincérité. Et les prêches politiques de certains de ses dirigeants stigmatisant certains acquis de la Tunisie moderne et n’atténuant, en rien, les suspicions qui pèsent lourdement sur le mouvement.»

«Force est de constater que les dirigeants d’Ennahdha ne cessent de cumuler bourde après bourde et de présenter des discours pour le moins troublants et équivoques. Des dérapages dont nous retiendrons les déclarations qui ont attisé les foules, de Souad Abderrahim, indignée de voir aborder le sujet de la légalisation du statut des mères célibataires. Le discours enflammé de Hamadi Jebali en faveur de l’instauration d’un sixième califat. Les propos de Sadok Chourou, en faveur de la «charia-isation» de la constituante.»

«Ou encore, les dernières déclarations en date de Rached Ghannouchi, dans son article publié dans le magazine saoudien «Koll al Watan», en date du 14 novembre, et dans lequel il glorifie le Cheikh wahhabite «Abdulaziz Ibn Baz», ancien mufti d’Arabie Saoudite, connu pour être un salafiste des plus rétrogrades. Rached Ghannouchi va même jusqu’à déclarer que chaque musulman tunisien « était redevable au Cheikh Abdulaziz Ibn Baz».»

«Rappelons que ce cheikh, pour ceux qui l’ignorent, est un salafiste wahhabite, connu par certains pour sa grande piété, mais par d’autres par des fatwas en faveur de l’interdiction de la photographie, de la proclamation de la «rondeur de la terre» comme acte de mécréance ou encore, attestant qu’aucune personne n’a jusqu’à présent foulé le sol lunaire.»

 

La fatwa d’Ibn Baz sur la terre plate a été citée par le New York Times en 1995 et plus tard par WikiIslam: New York Times (12 février 1995): Muslim Edicts Take on New Force (Les édits musulmans prennent une nouvelle force) et WikiIslam: Le Coran et la Terre plate.

ÉGYPTE: LA VICTOIRE DES FRÈRES MUSULMANS,
LA SURPRISE SALAFISTE

Sarah Benhaïda
Cyberpresse.ca, 1 décembre 2011

 La commission électorale en Égypte publie jeudi les résultats officiels de la première phase des législatives, marquées selon les premières indications par la victoire des Frères musulmans, mais aussi la poussée des fondamentalistes sunnites du parti Al-Nour.

 

Le parti salafiste était jeudi présenté par la presse comme la véritable «surprise» de ce scrutin qui doit doter le pays d'un Parlement chargé notamment de former la commission qui rédigera la future Constitution.

 

 Ces fondamentalistes musulmans faisaient la Une du quotidien indépendant Al-Chourouq qui titrait «Al-Nour, la surprise du moment».

 

 Al-Ahram, journal gouvernemental, affirmait de son côté que «les salafistes créent la surprise en dépassant le parti «Liberté et Justice» des Frères musulmans dans plusieurs circonscriptions».

 

 Les Frères musulmans, qui sont pour la première fois en lice sous l'étiquette d'un parti politique légal, ont déjà revendiqué plus de 40% des voix dans ce scrutin marqué par une mobilisation inédite dans le pays.

 

 Ils sont suivis, selon eux, par le parti salafiste al-Nour et par les libéraux du Bloc égyptien, au coude à coude.

 

 Selon les estimations avancées par la presse, Al-Nour, fondé à Alexandrie après le soulèvement populaire de janvier-février qui a renversé Hosni Moubarak, obtiendrait 20% des voix dans cette première étape de législatives prévues sur quatre mois.

 

 Avant les résultats officiels attendus vendredi, les Frères musulmans ont réclamé que la principale force du Parlement soit chargée de former le prochain gouvernement en Égypte, où l'armée est aux commandes depuis la chute de M. Moubarak. (…)

LES MODÉRÉS FRÈRES MUSULMANS
APPELLENT À LA DESTRUCTION DE
“L’ANTÉCHRIST ET DE SON ARMÉE DE JUIFS”

David Ouellette
davidouellette.wordpress.com, 26 novembre 2011

“La question de Jérusalem demeurera au coeur de l’Oumma (nation islamique) jusqu’à ce que Dieu élimine la puissance raciste d’occupation et que même le dernier de cette Oumma combatte l’Antéchrist et son armée de Juifs”, écrit Abdul Rahman al-Barr, membre du Conseil de direction des Frères musulmans d’Égypte, sur le site web officiel de langue arabe du mouvement islamiste Ikwanonline.com, avant de poursuivre avec une hadith (dire de Mahomet) que l’on retrouve aussi dans la charte génocidaire du Hamas: “Abdullah Ibn Umar a relaté que le messager d’Allah, que la paix soit avec lui, a dit: ‘Vous combattrez les juifs jusqu’à ce que l’un deux se cache derrière un rocher et que le rocher dise: ‘O esclave d’Allah, il y a un Juif derrière moi, tue-le.”.

 

Ne cherchez pas cette sincère profession de foi antijuive sur le site de langue anglaise des Frères, où la confrérie islamiste se présente comme d’authentiques et modérés démocrates pour le bénéfice de journalistes et autres “experts” naïfs.